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La FrenchTech au-delà de Paris
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00:13Bonjour à tous, ravis d'accueillir ceux qui viennent de nous rejoindre, ravis aussi de retrouver tous ceux qui sont
00:21déjà là depuis tout à l'heure avec nous.
00:23D'ici une petite demi-heure, on recevra Guillaume Lacroix, le fondateur et CEO de Brut. En attendant, avant de
00:31recevoir notre invité, je vous invite à scanner ce QR code si jamais vous souhaitez lui poser des questions.
00:36Je lui poserai bien évidemment en votre nom. Je vous propose d'accueillir tout de suite Awa Drame, la fondatrice
00:44de Time to Start.
01:07Bonjour Awa. Bonjour Thomas.
01:08Je te propose de t'installer et je te propose aussi de démarrer tout de suite dans le dur avec
01:16la question de notre invité qui vient de nous quitter, Christian Resson, le fondateur de Mano Mano,
01:23qui lui disait être administrateur de réseau d'entreprendre Paris et qu'il avait un vrai problème de diversité avec
01:30des gens qui se ressemblent et avec tout ce que ça pouvait impliquer.
01:33Il voulait savoir si toi aussi avec ton incubateur Time to Start dont on va parler, on va en expliquer
01:38les raisons, le fondement, où est-ce que vous allez.
01:41Mais je commence par sa question. Est-ce que vous aussi, vous avez un sujet de diversité ?
01:46Alors on n'a pas de sujet de diversité parce que notre incubateur, il est basé sur des valeurs et
01:53en fait, la communication, elle va être autour de ces valeurs.
01:56Et donc, on va avoir une vraie mixité de profils, de talents, des gens qui majoritairement, effectivement, sont issus des
02:02quartiers populaires.
02:03Mais on arrive aussi à toucher d'autres entrepreneurs qui viennent chez Time to Start par la qualité de l
02:07'accompagnement, mais aussi parce qu'on partage des valeurs communes.
02:10Quand on lance une startup, c'est pour répondre à un besoin parce qu'il y a quelque chose qu
02:14'on observe dans le monde et on se dit ça ne va pas, ça ne fonctionne pas.
02:17Il faut que je change ça. Qu'est-ce qui fait qu'aujourd'hui, on lance Time to Start ?
02:22C'est qu'il y a des sujets qui sont réels et auxquels il faut trouver des réponses.
02:28Effectivement, c'est tout à fait ça. L'idée de lancer Time to Start, ça part d'un constat qui
02:33a un vrai potentiel dans les quartiers populaires, qui a des vrais talents.
02:38Et paradoxalement, en termes d'outils, de ressources, de clés d'accès au financement, on est moins pourvu dans les
02:44quartiers populaires.
02:45Et donc, on doit valoriser ces talents. Et via Time to Start, notre objectif, c'est tout simplement de donner
02:50du réseau, des outils, de l'expertise en termes d'accompagnement.
02:55Et puis aussi les clés d'accès au financement. D'ailleurs, on a aussi monté un fonds de financement dédié
03:01aux entrepreneurs.
03:03On a quelques chiffres.
03:05Sur l'entrepreneuriat des quartiers ?
03:07Oui.
03:07Alors, il y a énormément de chiffres. Donc, pour moi, les plus importants aujourd'hui à retenir, c'est qu
03:13'une grande majorité des entrepreneurs qui sont issus des quartiers
03:16démarrent avec un budget de moins de 2000 euros lorsqu'ils décident de se lancer dans la création d'entreprise.
03:22Sept entrepreneurs sur dix issus des quartiers populaires se lancent sans être accompagnés.
03:26Et donc, ça montre aussi la nécessité d'informer, de sensibiliser sur l'écosystème existant.
03:32Et puis, ça montre aussi la nécessité de créer au cœur de ces quartiers des écosystèmes, des acteurs comme Time
03:41to Start ou d'autres qui pourront accompagner ces porteurs de projets et ces entrepreneurs.
03:45Tu disais 7 sur 10 qui ne seront pas accompagnés. Alors, j'ai une stat qui n'est peut-être
03:51pas exacte, mais en gros, tu as 2, 3 ou 4 fois plus de chances de réussir à 3 ans
03:56en ayant été accompagné par un réseau X ou Y.
03:59Et il y en a beaucoup des réseaux.
04:02Clairement, un des facteurs clés de succès quand on décide de se lancer dans la création d'entreprise, c'est
04:07l'accompagnement.
04:07Donc, les entrepreneurs, c'est vrai qu'on tendance à sous-estimer l'importance de l'accompagnement, mais c'est
04:13clairement un facteur clé de succès.
04:16C'est clairement une chance de plus de réussir parce qu'aujourd'hui, quand on entreprend, il faut du réseau.
04:21Il faut comprendre aussi comment ça fonctionne. Il faut se faire accompagner, se faire coacher.
04:25Il faut se faire challenger, en fait. Et puis, il faut aussi comprendre comment on va chercher ces financements-là.
04:30Et justement, les réseaux d'accompagnement, comme ce qu'on porte, permettent de comprendre un peu comment ça fonctionne.
04:35Et du coup, c'est notre objectif, c'est permettre de donner plus d'outils, plus d'ouverture vers la
04:42réussite entrepreneuriale.
04:43En fait, finalement, gagner du temps et de la sérénité.
04:47Beaucoup de temps et puis surtout s'entourer. Parce que quand on est entrepreneur, il faut s'entourer.
04:52On ne peut pas entreprendre seul. Il faut challenger ses idées. Il faut pouvoir se confronter au terrain, à la
04:58réalité.
04:59Et donc, du coup, le fait de se faire accompagner, le fait d'être entouré, c'est clairement un plus.
05:04Apprendre des autres. Et puis aussi, j'imagine, ceux qui sont passés par là avant soi, qui ont fait des
05:09erreurs, qui peuvent les partager et faire en sorte que nous-mêmes, on ne les reproduise pas.
05:14Tout à fait. L'idée de pouvoir s'appuyer sur les autres. Nous, on travaille beaucoup en co-développement.
05:20Donc, l'idée de s'appuyer sur l'intelligence collective, c'est clairement une force.
05:25Ça permet d'apprendre des autres, comme tu l'as dit. Mais ça permet aussi de pouvoir se challenger au
05:31quotidien, voir un peu comment les autres avancent.
05:33Et nous, maintenant, on s'appuie sur un réseau d'anciens qui sont passés par là et qui peuvent, à
05:38leur tour, partager un peu leur expertise, leur réseau, leur expérience.
05:41Quand on préparait cet échange, on parlait évidemment du coup de ton incubateur, des entrepreneurs dans les quartiers.
05:48Tu me disais, il y a des clichés tenaces sur cet entrepreneur yala.
05:56Effectivement, malheureusement, et c'est aussi une des raisons qui m'a poussé à m'engager, c'est que quand
06:01on parle des quartiers populaires, il y a beaucoup de clichés de stéréotypes.
06:04On pense souvent à un micro-entrepreneur ou à un petit commerce de proximité.
06:08Mais en fait, on a une vraie mixité de talents, que ce soit en termes d'intention entrepreneuriale, que ce
06:13soit en termes de secteur d'activité, que ce soit en termes d'ambition.
06:16On a vraiment tout type de profil et je pense que c'est vraiment la seule particularité des profils issus
06:21des quartiers populaires.
06:22C'est toute cette mixité de profils qu'on peut avoir.
06:25Moi, quand je lance une promotion, je n'ai pas un entrepreneur de la tech ou un entrepreneur de la
06:31restauration.
06:31Non, j'ai vraiment une dizaine d'entrepreneurs dans une dizaine de secteurs d'activité différents et c'est une
06:36vraie force.
06:37En fait, comme n'importe quel incubateur.
06:38Oui, effectivement.
06:39Et puis, les difficultés qu'on peut avoir sont les mêmes finalement que les autres entrepreneurs.
06:46Comme je l'ai dit au départ, c'est le financement, c'est le réseau, c'est l'expertise.
06:51Donc, c'est les mêmes problématiques.
06:52Et c'est vrai qu'on a tendance à avoir un peu de clichés sur les entrepreneurs qui sont issus
06:57de cette diversité là.
06:58Et notre objectif, c'est aussi de les valoriser, de les mettre en avant pour casser un peu les stéréotypes
07:03qu'il y a.
07:03Je vois qu'on a une question.
07:04Je vais te la poser dans un instant.
07:06Je propose qu'on remette aussi sur l'écran le QR code si d'autres n'auraient pas accès.
07:14Je vais te la poser là.
07:15À quel moment demander un accompagnement ?
07:19Alors, à tout moment, dès qu'on a l'envie de se lancer déjà.
07:23Quand on est lancé et puis même après, comme je dis, à tout moment, on a besoin de se faire
07:28accompagner.
07:29La seule différence, c'est que ce n'est pas le même accompagnement en fonction du stade de maturité.
07:33Pas les mêmes réseaux.
07:34Pas les mêmes réseaux, pas les mêmes outils.
07:36Quand on est au début, quand on est porteur de projet, qu'on a besoin d'être accompagné dans la
07:43création d'entreprise, c'est bien d'être dans les incubateurs parce que ça permet d'avoir un rythme assez
07:49soutenu parce que l'entrepreneuriat, c'est énormément de travail.
07:52Quand on est un peu plus avancé et qu'on a déjà une activité qui fonctionne bien, qu'on a
07:57des équipes à faire tourner, c'est plutôt bien de partir sur du mentorat, sur l'accompagnement paire par paire.
08:04Donc, vraiment, en fonction du stade de maturité, il faut qu'on arrive à trouver son bon accompagnement.
08:09Mais il n'y a pas de stade.
08:10Je connais des très grands dirigeants qui sont toujours accompagnés, même après 5 ans, 10 ans d'activité.
08:16Si je peux me permettre d'ajouter, personne n'a dû rater BPI France dans les couloirs.
08:22Ils ont monté un collectif qui s'appelle Cap Créa pour renvoyer la balle entre les différents réseaux d'accompagnement,
08:29y compris aussi dans les quartiers.
08:31Je ne sais pas si vous échangez déjà avec eux, mais n'hésitez pas à les voir.
08:34Vous trouverez les bons entrepreneurs, les bons réseaux pour vous accompagner.
08:41Est-ce qu'on peut revenir sur des exemples de boîtes que vous accompagnez et casser les clichés par l
08:50'exemple ?
08:52J'en ai plein des entrepreneurs qu'on a accompagnés.
08:56Hier, j'étais avec un entrepreneur, je crois qu'il est sur le stand de Vivatech, qui s'appelle Moriba
09:01Sokuna, qui a monté un clic improv.
09:03C'est une plateforme de soutien scolaire qui est digitalisée et qui permet notamment aux parents qui sont issus des
09:09quartiers populaires de trouver des étudiants qui font office de professeurs pour les jeunes enfants de primaire.
09:15Et surtout, trouver des étudiants qui sont en proximité, parce qu'il y a une vraie question de mobilité dans
09:22les quartiers populaires.
09:23Donc voilà, c'est à trouver ces professeurs-là.
09:25Je pense à lui.
09:26Je vois qu'il y a Rime qui est présente, qui est dans la restauration.
09:31Je vois aussi sur Vivatech qu'on a un entrepreneur qui a gagné un prix hier, qui a une application
09:38de mobilité qui s'appelle UA.
09:40Donc on a vraiment une vraie diversité de talents et moi, c'est ce que je souhaite mettre en avant
09:46aujourd'hui.
09:46Tu me disais qu'il y avait encore quand même beaucoup à faire sur l'accompagnement, sur l'offre existante.
09:52Je te propose d'y aller.
09:55Alors effectivement, je pense qu'il y a énormément de choses à faire.
09:58Nous, par exemple, avec Time to Start, ce qu'on s'est dit, c'est que comme il y a
10:01une mixité de talents, on va proposer une mixité de programmes.
10:04Donc on a par exemple un programme digital qui permet de toucher des entrepreneurs qui ne sont pas nécessairement disponibles
10:11à temps plein pour suivre un accompagnement.
10:13On a un programme un peu plus classique qui est l'Académie, qui est un programme sur un an avec
10:18du coaching individuel, du mentoring, du suivi, beaucoup de suivi individuel et aussi des temps en co-développement.
10:25On a lancé un programme qui est dédié aux entrepreneurs de la food.
10:29On a également un programme dédié aux femmes.
10:31Donc l'idée, c'est vraiment de, en fonction des constats et des problématiques aux rencontres, de proposer cette diversité
10:37de programmes.
10:38Et puis, il y a, je pense, un gros travail à faire sur le financement.
10:42Justement, oui. Tu as lancé avec Saïda Mouche le fonds Sens.
10:47Oui, avec Saïda Mouche, on a décidé de s'associer et de lancer le fonds Sens.
10:51Donc c'est un fonds qui est dédié aux porteurs de projets en amorçage, aux entrepreneurs en amorçage.
10:56On peut rappeler ce qu'est l'amorçage. Donc c'est sur les premiers pas ?
11:00Exactement. C'est en début d'activité quand on a besoin de faire les premiers pas, la première activité, payer
11:09le démarrage de l'activité.
11:11Pour ça, il faut des financements pour lancer la boîte ?
11:14Il faut des financements. Et souvent, on a des porteurs de projets qui n'ont pas nécessairement l'apport pour
11:18aller chercher un prêt bancaire ou même parfois des prêts à taux zéro qui sont couplés à des prêts bancaires.
11:22Et donc le fonds Sens a pour objectif de faciliter l'accès à ces premiers financements.
11:27Donc c'est du prêt gratuit, sans intérêt, sans obligation de couplage bancaire, sans obligation de garant, sans frais de
11:35dossier.
11:35Et donc l'idée, c'est de faire du prêt de 3 à 50 000 euros, même si maintenant, on
11:40est plutôt sur des tickets de 15 000, 20 000 euros.
11:42Même là, l'ambition monte.
11:44Oui, oui. Évidemment, là, l'idée, c'est quand même de financer les premiers pas.
11:47Donc on sait qu'après l'accompagnement, on peut quand même bien accélérer avec un premier ticket à 10 000,
11:5315 000, 20 000 euros.
11:54Mais l'idée derrière, c'est évidemment d'aller plus loin, donc en finançant des tickets plus importants.
11:59Et puis aussi d'avoir un fonds d'investissement pour aller investir chez ces entrepreneurs.
12:06Alors j'ai peut-être pas écouté parce que je regardais mes notes aussi, mais tu as parlé du montant
12:11de l'enveloppe globale du fonds.
12:13Alors le fonds en global, c'est ça. Donc le fonds aujourd'hui, il a une valeur de 2 millions
12:17d'euros.
12:18Mais on était sur des tickets moyens, nous, donc par entrepreneur, de 15 000 euros à peu près.
12:24Quelles sont les grandes prochaines étapes pour l'incubateur ? C'est d'essaimer un peu partout ?
12:29Alors évidemment, c'est d'essaimer, c'est de continuer à grandir en France, mais aussi à l'international.
12:34Donc j'étais au Sénégal il y a quelques temps. Donc il y a aussi un vrai potentiel pour faire
12:39le pont entre les entrepreneurs d'ici et les entrepreneurs d'Afrique, par exemple.
12:44Donc il y a des ponts à créer. Il y a aussi cette volonté d'être un peu partout en
12:48France et puis essaimer le modèle, c'est-à-dire l'accompagnement individuel,
12:55les outils qu'on développe comme la plateforme d'incubation digitale, accélérer sur la partie financement.
13:01Donc ça, c'est un enjeu clé avec le fonds Sens, mais aussi d'autres outils qui vont permettre aux
13:05entrepreneurs de développer leur activité.
13:08Il vous faut quoi pour aller encore plus vite là ?
13:11Il nous faut plus de partenaires puisque aujourd'hui, notre modèle, il est aussi beaucoup basé sur la synergie,
13:18à la fois avec l'écosystème actuel, mais aussi des entreprises, avec les institutions.
13:23Donc on travaille beaucoup avec eux. Donc plus on sera nombreux à rentrer dans cette cause commune, plus on aura
13:30de l'impact.
13:31Qu'est-ce qui t'a amenée jusqu'à Time to Start ?
13:35Ce qui m'a amenée, donc c'est plein de choses, mais c'est avant tout mon parcours personnel.
13:38Moi-même, j'ai grandi dans un quartier populaire. J'ai eu l'opportunité de faire une grande école, qui
13:42est ESCP Europe.
13:43Et j'ai vu que les outils et les ressources n'étaient pas les mêmes quand on entreprenait dans un
13:49quartier et puis quand on entreprenait via une grande école,
13:52parce qu'il y avait le réseau d'investisseurs qui étaient présents, il y avait de l'expertise.
13:56Et l'idée, c'était vraiment de proposer finalement à nos entrepreneurs un accompagnement de qualité, parce que je pense
14:03que c'est ce qui manque beaucoup.
14:05On est beaucoup dans la masse, mais le plus important, c'est l'impact qu'on a chez la personne.
14:09Et donc, dans cet objectif-là, on veut vraiment être sur du qualitatif.
14:13Et puis, après l'expérience moi-même en incubateur, j'ai décidé de me lancer pour proposer quelque chose de
14:21complémentaire et puis surtout différent par rapport à ce qui se fait.
14:25On a dans cette salle des jeunes entrepreneurs, futurs ou aspirants entrepreneurs.
14:32Si tu as des conseils, des erreurs à éviter, parce qu'on en fait tous, donc si on peut les
14:39éviter, c'est toujours pas mal.
14:40Oui, alors j'aurais pas mal de conseils, mais je vais aller vite.
14:44Alors si j'avais un conseil principal à donner, c'est l'état d'esprit, l'état d'esprit de
14:50l'entrepreneur.
14:51Parce que souvent, quand on se lance dans l'entrepreneuriat, on pense que c'est l'idée et c'est
14:56le produit.
14:57Mais il y a quand même beaucoup d'enjeux autour de la solution.
15:01C'est vraiment savoir pourquoi on décide d'entreprendre et avec quel état d'esprit on entreprend.
15:06Il faut être persévérant, il faut être résilient, il faut être à l'écoute du marché, c'est très important.
15:13Il faut savoir aussi pourquoi on décide de se lancer, quels sont les éléments clés qui nous poussent, qui nous
15:18motivent à nous lancer.
15:19Parce qu'il y a des moments où ça sera plus compliqué et pendant ces moments, il faudra se rappeler
15:23du pourquoi.
15:25Donc il y a ce travail en amont qui est l'état d'esprit pour moi qui est très important.
15:28C'est pas un long fleuve tranquille, oui.
15:30Exactement. Et puis un dernier conseil, ce serait de bien comprendre quelles sont les attentes du client, le problème.
15:38Parce que souvent, encore une fois, les entrepreneurs, ils viennent avec des solutions, une solution qui leur correspond,
15:43mais qui ne correspond peut-être pas aux attentes du client.
15:46Donc vraiment être attentif à ce que le client souhaite et comprendre le problème que vous souhaitez résoudre.
15:52Aller tester le marché.
15:53Toujours être à l'écoute, être sur le terrain.
15:56Comme je dis souvent, entreprendre, c'est agir avant tout.
15:59Donc soyez dans l'action.
16:01Je te propose... Ah pardon, il y a des questions.
16:05Bah d'y répondre. Voilà ce que je te propose.
16:07Quelle valeur permettrait de créer le pont avec l'Afrique ?
16:11Quelle valeur ? Alors bonne question. Quelle valeur ?
16:14Je pense que c'est l'humilité.
16:18L'humilité, c'est-à-dire quand on arrive sur un territoire, il faut comprendre les attentes et les besoins.
16:24C'est-à-dire qu'il ne faut pas arriver avec, encore une fois, une solution toute faite.
16:27Si je décide, par exemple, d'essayer le modèle Time to Start au Sénégal,
16:30il sera certainement modifié par rapport aux besoins locaux.
16:35Et donc, je pense qu'il faut faire preuve d'humilité et être à l'écoute des personnes qui sont
16:41présentes.
16:42Voilà.
16:43Il y a une grosse start-up tech en Afrique.
16:45Exactement. C'est très actif.
16:47Donc, je pense qu'il y a un échange des deux côtés.
16:49Et donc, il faut vraiment comprendre ce qui se passe là-bas.
16:53Il y a une question aussi qui me plaît bien sur l'impact.
16:57Et cette idée, je vais te la poser telle qu'elle,
16:59mais comment on peut lancer un projet impact sans avoir peur de perdre en rentabilité ?
17:03En fait, cette idée que ce n'est pas forcément simple et compatible.
17:09Alors, pour moi, c'est complètement compatible.
17:13Je pense qu'aujourd'hui, j'ai du mal à différencier l'entrepreneuriat, l'entrepreneuriat impact.
17:20Pour moi, tous les entrepreneurs sont censés avoir de l'impact à leur niveau, à leur échelle.
17:26Donc, je ne fais pas vraiment de différence.
17:27Après, il y a des modèles, il y a des manières de le faire.
17:29Effectivement, on peut être sur un format associatif, on peut être sur un format entreprise avec, pourquoi pas, des agréments
17:36ESS.
17:37Mais je ne fais pas vraiment de différenciation.
17:40Le plus important, c'est de s'orienter sur le besoin et pourquoi on décide de se lancer sur l
17:45'entrepreneuriat, l'entrepreneuriat impact.
17:47Et après, sur quel modèle d'affaires je peux rentrer, faire financer mon projet ?
17:55Est-ce que ça va être la subvention ? Est-ce que ça va être la subvention plus des ventes
17:58?
17:58Aujourd'hui, on a la chance de pouvoir tester plein de modèles.
18:02Il n'y a pas un modèle spécifique.
18:03Pour moi, l'aspect juridique, le statut, ça reste quand même quelque chose d'assez anodin par rapport à l
18:11'impact qu'on peut avoir et puis au projet d'entreprise.
18:14Un entrepreneur, c'est un entrepreneur qui soit sur l'ESS, qui soit sur, on va dire, du business pur.
18:21Je ne fais pas vraiment de différenciation.
18:23Est-ce que ce n'est même peut-être pas plus facile de vendre quand il y a de l
18:27'impact, du sens qu'on est capable d'embarquer ?
18:31C'est clair. Quand on regarde les enjeux aujourd'hui, quand on regarde la société aujourd'hui, c'est sûr
18:35qu'on n'a plus envie d'entreprendre, peut-être comme il y a 30 ans, 20 ans.
18:41Moi, je le ressens, en tout cas avec les entrepreneurs que j'accompagne.
18:44Il y a vraiment cette volonté d'impacter, de laisser un peu une trace sur son entrepreneuriat.
18:51Mais je pense, comme j'ai dit, c'est assez naturel en réalité.
18:55Est-ce que tu me ferais le plaisir de poser une question à l'entrepreneur qui va suivre ?
19:01Donc, Guillaume Lacroix, fondateur de Brut.
19:03Si tu avais une question à lui poser que je lui poserais, je me permettrais de lui poser en ton
19:07nom.
19:09Guillaume Lacroix, oui.
19:10Alors, j'ai une question à lui poser.
19:14Ce serait comment on arrive à valoriser, via les médias, des talents qui sont issus de cette diversité.
19:26Parce que je sais que les médias ont un rôle extrêmement important.
19:30Et donc, à la fois dans le renforcement des stéréotypes, mais à la fois aussi pour casser les stéréotypes.
19:37Donc, du coup, quel est le rôle d'un média comme Brut pour casser un peu ces stéréotypes ?
19:42C'est une question un peu longue.
19:44Ça m'a permis de la noter.
19:46Un immense merci à toi.
19:47On peut applaudir à Ouah.
19:52Et vous l'avez compris, dans cinq petites minutes, on recevra Guillaume, le fondateur de Brut.
19:57Vous pourrez lui poser toutes vos questions.
19:59On peut peut-être même laisser le QR code, comme ça vous pouvez les préparer dès à présent.
20:03Merci encore.
20:04Merci, Thomas.
20:07Merci.
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