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  • 7 hours ago
Et si vos ondes cérébrales, les mouvements de vos yeux et vos battements cardiaques pouvaient, grâce à la neuro-IA multimodale, veiller sur votre santé et votre performance ? Inclusive Brains développe (en partenariat avec IBM, MBZUAI et Biotech Dental) des interfaces neuronales multimodales qui offrent aux chirurgiens un suivi en temps réel de leur stress, de leur attention, de leur charge mentale et de la qualité de leur coopération. À travers une démonstration live unique, découvrez comment la lecture de l'activité cérébrale aide à préserver la santé physique et mentale des soignants, à optimiser leur performance et à améliorer la qualité des soins.

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00:19And we are already here with the beautiful world here, thank you for being with us here at the Discovery
00:25Stage.
00:26There is almost no place, my God, you are here to see my concert or to see something else?
00:30Well, your smiles, your energy, we have a show in this edition of the 10th of Vivatech.
00:37We are in the future, it is the rendezvous that we propose.
00:41We have had a lot of beautiful things.
00:43If you were not present, Amin Levé, who was there just a little bit before the afternoon?
00:47You, you are someone of good, I wanted to talk about it, but you are someone of good.
00:51Thank you very much for being with us.
00:52You will see, on you reserve for this afternoon, des rendezvous qui vont toucher à la fois l'interface entre
00:59le cerveau et la machine pour l'exclusion,
01:02de la haute couture connectée à un robot contrôlé par la pensée,
01:05et on aura juste ici, là où vous êtes installés, la parade tout à l'heure.
01:08Alors vous allez voir, ça va être très vivant.
01:11Allons-y avec cette première présentation qui va vous être faite ici.
01:14Il s'agit de Inclusive Brains, c'est le nom de cette structure-là, une start-up marseillaise fondée par
01:22le neuroscientifique Olivier Houllier.
01:24Leur mission, faire que la machine s'adapte à l'utilisateur.
01:28Vous êtes au bon endroit, au bon moment, en recevant le cofondateur de Inclusive Brains, Olivier Houllier, sous vos applaudissements.
01:39Hello Olivier.
01:41Ça va ?
01:41Ça va ?
01:41Super, merci.
01:42Ils sont à toi.
01:43Prends-en soin, ok ?
01:44Salut à tous, merci d'être là.
01:46Je m'appelle Olivier et j'ai un avantage sur vous, je fais le métier le plus cool du monde.
01:50J'étudie les cerveaux des gens et j'utilise l'intelligence artificielle pour essayer de mieux comprendre comment notre cerveau
01:55fonctionne.
01:56Mais pas uniquement pour de la recherche.
01:59Avec mon cofondateur Paul Barbast, on a créé une boîte et cette boîte, elle s'appelle Inclusive Brains.
02:04Au début, l'idée, c'était de se dire comment est-ce qu'on peut mélanger l'IA avec les
02:08neurosciences
02:08pour que des personnes qui sont isolées du monde parce qu'elles ne peuvent pas marcher, parce qu'elles ne
02:13peuvent pas parler, parce qu'elles sont paralysées,
02:15est-ce qu'on peut utiliser la technologie pour les aider à interagir avec le monde, envoyer des messages, etc.
02:21Et on a fait ça en collaboration avec plein de gens, parce que le boulot, c'est moi qui vous
02:25parle aujourd'hui,
02:26mais ce que je vais vous présenter, c'est le résultat d'un boulot d'équipe avec des gens passionnés,
02:30des gens un petit peu obsédés aussi par le résultat, par vouloir utiliser la technologie et les sciences pour avoir
02:38un impact social positif.
02:41En fait, si vous regardez la façon dont on a interagi avec la technologie et notamment les ordinateurs depuis que
02:48les ordinateurs existent,
02:49il y avait des cartes avant avec des trous pour les plus anciens d'entre nous, ensuite on a commencé
02:54à interagir avec un clavier,
02:55puis on a touché, puis on a parlé, puis on a commencé à ressentir certaines mesures physiologiques, les pulsations cardiaques,
03:03là peut-être que j'ai un petit peu de stress et que mes pulsations cardiaques sont en train d
03:06'augmenter, on va regarder ça tout à l'heure.
03:08Et puis tout d'un coup, on a commencé à mettre des capteurs dans des lunettes, dans des casques pour
03:13mesurer les émotions faciales, pour suivre où on regarde.
03:17Et au final, la machine, l'interaction entre l'humain et la machine ultime, c'est faire en sorte qu
03:24'on puisse communiquer,
03:25qu'on puisse comprendre comment le cerveau fonctionne pour pouvoir adapter les machines à leurs utilisateurs.
03:32Alors, je ne sais pas vous, mais quand j'achète un téléphone, quand je conduis une bagnole, quand j'ai
03:36un nouveau poste de travail, c'est à moi de m'adapter.
03:38Ce n'est pas le truc qui s'adapte à moi.
03:40Pourtant, on est tous différents.
03:41Il y en a des grands, des petits, des gros, des moins gros.
03:44Il y en a qui peuvent utiliser leurs bras, il y en a qui ne peuvent pas parler.
03:47Il y a plein de gens qui se disent, si Olivier ne pouvait pas parler, on aurait la paix.
03:50Mais il se trouve que je peux parler et vous allez me subir pendant encore un quart d'heure.
03:52Mais l'idée, qu'est-ce qu'elle est là ? L'idée, c'est que si on arrive à
03:56faire en sorte que les machines nous ressentent, comprennent quelle est notre physicalité, ce qui fait chacun de nous une
04:01personne unique,
04:03peut-être qu'on va arriver à optimiser le travail, à optimiser le bien-être, à diminuer certains des problèmes
04:07qu'on rencontre tous les jours.
04:09Et là, je vous présente mon pote Rodrigo. Mon pote Rodrigo est paralysé. Il peut bouger, il peut parler.
04:16Son cerveau fonctionne super, mais par contre, il est paralysé, il est tétraplégique, donc il ne peut pas utiliser ses
04:22bras, ses jambes.
04:23Et il y a quasiment dix ans, Rodrigo est devenu la première personne de l'histoire à contrôler une véritable
04:29Formule 1, une voiture de course, pas une simulation, sur un véritable circuit, uniquement par la pensée.
04:34C'est-à-dire qu'avec des neurosciences et de l'intelligence artificielle, ce qui se passait dans son cerveau
04:39était converti en information qui lui permettait d'accélérer, de tourner à droite, à gauche.
04:44Et il avait, à l'intérieur de son casque de F1, cet objet qui capte les informations électriques de son
04:50cerveau.
04:50Et avec de l'IA, on transforme ça en information pour aller à droite, à gauche, accélérer, freiner. Il est
04:57monté jusqu'à 90 km heure.
04:59Et l'année d'après, on est allé représenter Rodrigo et moi, toute l'équipe qui avait fait ce travail.
05:05Et on a rencontré Lewis Hamilton et Rodrigo a défié Lewis Hamilton qui a accepté le challenge d'une course
05:10de Formule 1 contrôlée par la pensée.
05:13Et en fait, Rodrigo nous a expliqué, alors qu'il avait porté la flamme olympique à Rio, que s'il
05:18avait eu ce dispositif-là, il aurait pu être beaucoup plus actif à porter la flamme olympique.
05:22Et c'est ce qui a donné à Paul et à moi l'idée de développer, avec Rodrigo et plein
05:27d'autres gens, un projet qui s'appelle le projet Prometheus et dont vous avez peut-être entendu parler, vous
05:31faites peut-être partie des dizaines de millions de gens qui l'ont vu le premier jour de la flamme
05:35olympique à Marseille.
05:36Cette jeune fille, elle s'appelle Nathalie. Et avec Alliance Trade, on a développé une interface qui s'appelle Prometheus
05:42BCI. BCI, c'est l'anglais pour Brain Computer Interface, les interfaces cerveau-machine.
05:47Et qui a permis à Nathalie, qui a un handicap physique et cognitif, de contrôler un exosquelette de bras par
05:53la pensée et avec son sourire, pour pouvoir, quelques heures après, parce que là on était en pleine répétition,
06:00« Nathalie est devenue la première personne au monde à porter la flamme olympique en contrôlant un exosquelette par la
06:06pensée ». Et derrière Nathalie, vous voyez son frère jumeau, Denis, et au fond, il y a Paul et moi.
06:12On hallucine complètement, on est dans les rues de Marseille, c'est des années de boulot qui se concrétisent grâce
06:18à la science, grâce à la technologie, grâce à Nathalie, sa famille, les associations qui nous ont aidés, la région.
06:23En fait, IBM qui nous a donné de la puissance pour calculer ça et Allianz Trade qui nous a soutenus
06:29depuis le départ parce qu'il y a des gens, aujourd'hui, il y a des sociétés qui sont là
06:33pour nous aider à développer de la technologie pour que tout soit plus inclusif.
06:37Et donc à ce moment-là, nous, c'était l'aboutissement d'années de travail. Pour Nathalie, je pense que
06:42c'est une expérience unique, mais cette expérience, elle s'est répétée un peu plus tard.
06:48Alors, nous, notre but, ce n'est pas uniquement de développer pour les personnes en situation de handicap, parce qu
06:54'on pense, et je pense que tout le monde devrait penser la même chose,
06:57que la vraie inclusion technologique, c'est de développer des technologies qui bénéficient à tout le monde, sans aucune forme
07:05de discrimination.
07:06Et pour ça, il faut que la machine s'adapte aux gens. Donc toujours avec cette technologie qui s'appelle
07:11Prometheus BCI, Paul et moi, quelques semaines après ce qui s'est passé dans les rues de Marseille pour la
07:16flamme olympique,
07:16on a été invité aux Nations Unies. Et aux Nations Unies, on a été invité à raconter l'histoire de
07:21Prometheus. Et on voulait aussi montrer que ce qu'on développe
07:26pour les personnes en situation de handicap, ce qu'en France, on appelle des handitech ou des technologies d'assistance
07:32en anglais, ça ne bénéficie pas qu'aux personnes en situation de handicap.
07:37Moi, je tiens dans la main l'objet le plus inspirant pour Paul et moi, mon cofondateur. Cet objet, c
07:42'est la télécommande. La télécommande, je ne sais pas si vous connaissez son histoire.
07:46Elle a été développée pour les personnes en situation de handicap, pour pouvoir passer d'une chaîne à l'autre
07:51à des personnes qui ne pouvaient pas bouger.
07:54Il y a plein d'autres technologies qui ont été développées comme ça. Siri, Alexa, les commandes vocales, c'était
08:00pour les personnes en situation de handicap.
08:03Aujourd'hui, l'incarnation moderne de la télécommande, ce sont les applications qui nous permettent de contrôler à distance des
08:09objets.
08:09Mais la télécommande, au-delà d'aider des personnes en situation de handicap à changer la chaîne, ce qu'elle
08:16a permis, c'est qu'elle a permis à plein de gens, nous tous,
08:21de changer la façon dont on a interagi avec la technologie. Contrôler sa chaîne stéréo pour les plus anciens, la
08:27clim, et puis maintenant avec les applications.
08:29Ça a complètement changé la façon d'interagir avec des machines, puisqu'on n'a plus besoin de les toucher,
08:34on peut les commander à distance.
08:35Et cette télécommande, au départ, encore une fois, développée pour les personnes en situation de handicap, c'est devenu un
08:41objet de consommation usuel qui a complètement bouleversé la façon dont tous les humains interagissent avec les machines.
08:47Et pour nous, c'est l'inspiration ultime. C'est de se dire, est-ce qu'on peut, avec les
08:52neurosciences et avec l'intelligence artificielle, arriver à développer des technologies qui vont changer ça ?
08:57Donc on est parti d'une technologie qui a permis à Rodrigo de contrôler une Formule 1 par la pensée,
09:04qui a permis à Nathalie et à Pierre, d'abord Nathalie à Marseille, puis Pierre à Versailles,
09:09de contrôler cet exosquelette pour aller porter la torche olympique. Et merci au comité olympique et à tous les partenaires
09:17qui nous ont aidés à Paris 24 à faire ça.
09:21Et puis avec Paul, on a dit, il faut qu'on montre, non seulement quand on est aux Nations Unies,
09:25on a cette... C'est une opportunité extraordinaire en 2024 de parler aux Nations Unies,
09:32de dire, ouais, il faut qu'on leur montre que c'est pas uniquement pour contrôler des objets par la
09:36pensée, parce que tout le monde n'a pas accès à une Formule 1 comme Rodrigo,
09:39tout le monde n'a pas l'opportunité de porter la flamme olympique comme Nathalie et Pierre, mais dans les
09:44objets de tous les jours, dans les activités de tous les jours,
09:45il y a plein de gens qui ne peuvent pas communiquer uniquement parce qu'ils ne peuvent pas utiliser leurs
09:49mains, parce qu'ils ne peuvent pas parler.
09:50Donc, ce qu'on a fait, c'est qu'on a présenté Prometheus, on était sur scène et on a
09:55montré comment on peut contrôler l'exosquelette de bras par la pensée,
09:57mais on a montré aussi qu'avec cette même technologie, Paul a pu écrire sans les mains un tweet, charger
10:05une photo de Nathalie,
10:06on a envoyé le tweet et on l'a envoyé au président Macron qui nous a répondu et qui nous
10:11a félicité.
10:13Et en fait, ce qui est intéressant avec ces technologies, ça c'est l'appareil que Paul porte sur la
10:18tête et que Nathalie avait aussi,
10:20qui capturent l'activité électrique du cerveau avec de l'intelligence artificielle qui permet de changer ce qui se passe.
10:28Alors, ce qui est intéressant là-dedans aussi, c'est de se dire que ça ne nécessite aucune chirurgie.
10:33Il n'y a pas de trou dans la tête, il n'y a pas d'implant, ce n'est
10:36pas une opposition par rapport aux implants et à la neurochirurgie,
10:39les deux sont nécessaires, mais la neurochirurgie, c'est pour certaines pathologies lourdes.
10:45Là, on est sur une technologie qui aide non seulement les personnes en situation de handicap,
10:48mais qui va pouvoir aider des personnes à suivre ce qui se passe dans leur tête pour prévenir des accidents,
10:55pour peut-être améliorer la santé mentale.
10:58Donc, une fois qu'on a eu fait ça, on a été invités encore par la présidence de la République,
11:02il y a eu un grand sommet sur l'IA en 2025 en France,
11:04et de la scène de l'Assemblée nationale, toujours les mains en l'air,
11:08Paul a fini de rédiger un amendement parlementaire pour le financement de l'IA
11:13et l'a soumis à la présidente du Parlement.
11:16Et ce que l'on pensait être une opportunité unique de présenter aux Nations Unies en 2024,
11:24s'est réitéré en 2025, et ce coup-ci, on était avec Rodrigo sur la scène des Nations Unies
11:28pour annoncer une chose importante.
11:31L'intelligence artificielle derrière Prometheus, derrière cette technologie,
11:37on l'a mise en open source, en accès libre, depuis la scène des Nations Unies.
11:42Et ça, c'était quelque chose avec nos partenaires Allianz Trade, IBM, la région Sud,
11:46tous les gens qui nous ont soutenus, c'était vachement important pour nous
11:48que cette technologie, on ne la garde pas pour nous, qu'on la mette en accès libre,
11:52un, en espérant qu'on a inspiré des scientifiques et des ingénieurs
11:55à vouloir développer cette technologie et l'améliorer,
11:58parce que nous, on a fait un truc, mais je suis sûr qu'il y a plein de monde
12:02qui peut faire des trucs encore mieux avec, qu'elles soient accessibles
12:04pour qu'on soit de plus en plus à utiliser Prometheus, à l'améliorer,
12:08pour faire en sorte que de plus en plus de personnes puissent envoyer des messages,
12:12puissent contrôler des objets par la pensée.
12:15Alors par la pensée, c'est un peu un abus de langage.
12:17En fait, ça veut dire sans bouger, sans parler, sans toucher.
12:20Ce qu'on appelle des commandes mentales.
12:23Mais je vous ai dit que notre but, c'est bien évidemment,
12:26avec Inclusive Brains, avec la Mohamed Ben Zayed,
12:28University of AI, qui est à Abu Dhabi,
12:30avec le groupe Biotech Dental,
12:33au sein duquel je dirige l'intelligence artificielle,
12:36notre but, c'est d'utiliser cette technologie pour tout le monde.
12:39Et on a commencé à regarder comment on pouvait l'utiliser.
12:42Et en fait, on s'est aperçu qu'il était important,
12:45pas uniquement de transcrire les ondes cérébrales,
12:47mais de capturer les ondes cérébrales,
12:49les expressions faciales, l'intonation de la voix.
12:52Le mouvement des yeux, le toucher, les mouvements des mains.
12:56Vous avez vu que je bouge dans tous les sens de la tête.
12:59D'intégrer tout ça, de donner à manger tout ça
13:01à les systèmes d'intelligence artificielle
13:03pour que la machine s'adapte au mieux.
13:05En gros, on essaie de donner à la machine
13:07toutes les informations qui nous servent tous les jours,
13:09à nous tous, et à ceux qui peuvent utiliser leurs mains,
13:11le toucher.
13:12Pour les autres, la vision, l'audition,
13:15afin d'interagir avec les gens,
13:18d'utiliser des machines.
13:18Il faudrait que les machines aient les mêmes informations.
13:21Donc c'est ce qu'on appelle de l'intelligence artificielle multimodale,
13:23parce qu'il y a plein de modalités, plein de signaux.
13:26Et ce que ça nous a apporté,
13:27c'est la capacité de détecter très très bien
13:29du stress, de l'attention,
13:31de la charge mentale et de la fatigue.
13:33Et aujourd'hui, il n'y a pas une organisation au monde,
13:36publique, privée ou même à titre personnel,
13:38qui ne bénéficierait pas de comprendre
13:40ce qui est stress, les gens,
13:42ce qui les fait se préoccuper,
13:46la charge mentale, ce qui les distrait,
13:49ce qui les fatigue.
13:50Et on a commencé à travailler avec le groupe Biotech Dental,
13:52parce qu'ici un endroit où il y a plein de gens qui sont stressés,
13:55c'est quand on va chez le dentiste.
13:56Et là, ce que vous voyez, c'est que cet objet
13:59qui est porté par la chirurgie dentiste,
14:02qui enchaîne les opérations,
14:04pour laquelle il y a de la fatigue, etc.,
14:05et elle peut savoir en temps réel ce qui se passe,
14:08on utilise aussi une version plus légère
14:10qui permet d'enregistrer l'activité du cerveau
14:13uniquement à travers des écouteurs.
14:15Ça, c'est de la technologie qu'on a développée
14:16avec la compagnie en Californie que je dirigeais avant.
14:20Et pourquoi c'est important ?
14:21C'est important de savoir à quel moment le patient
14:24a un peu peur, stress,
14:26pour pouvoir faire l'intervention
14:27à un moment où il est moins stressé,
14:28parce que quand on fait des interventions chirurgicales
14:31en chirurgie dentaire ou autre,
14:34quand vous intervenez et que le patient est plus relax,
14:36il y a plus de chances que l'intervention se passe bien
14:38et que la personne récupère mieux.
14:40Et on est allé plus loin.
14:42Là, je suis dans l'arrière-boutique,
14:44entre guillemets,
14:44juste avant de rentrer dans une salle d'opération
14:47à Abu Dhabi, dans un hôpital.
14:49C'est le professeur Sébastien Parat.
14:51On s'est retrouvé entre Marseillais et Abu Dhabi,
14:54ce qui n'est jamais une mauvaise chose.
14:56Mais on n'était pas là pour parler foot.
14:58On était là pour parler neurosciences,
15:01intelligence artificielle
15:02et comment améliorer la performance.
15:05Sébastien et moi, on se connaît depuis des années,
15:06on a fait nos études ensemble
15:09et on a partagé sur le fait
15:11qu'il y a de plus en plus de chirurgiens
15:12qui font des burn-out
15:13parce qu'ils ont moins de temps pour récupérer.
15:15On enchaîne les chirurgies,
15:16il y a beaucoup de pression.
15:18Et donc, ce qu'on a fait,
15:19c'est qu'on a équipé Sébastien
15:21du même appareil qui avait permis à Rodrigo
15:23de contrôler la Formule 1 par la pensée,
15:25mais ce coup-ci, il n'y a pas de contrôle par la pensée.
15:28Ce coup-ci, ce qu'il y a à faire,
15:29c'est de pouvoir suivre en temps réel
15:32ce qui se passe dans son cerveau,
15:33mais pas que son cerveau,
15:34aussi le cerveau des personnes avec qui il travaille.
15:37Donc, vous voyez, il y a des gens
15:38qui ont des bonnets verts,
15:39c'était moi pour les repérer,
15:40et des bonnets bleus.
15:42Et les deux bonnets verts,
15:43on enregistre leur cerveau
15:44pour savoir comment ils coopèrent.
15:46Parce que dans une salle de chirurgie,
15:48c'est incroyable tout ce qui peut se passer.
15:50Moi, je passe 7 heures à les regarder,
15:52je suis épuisé.
15:53Eux, ils passent 7 heures à taffer.
15:55Et surtout, on a proposé aux chirurgiens
15:58de leur faire un retour en temps réel
16:00de leur faculté, de leur mesure de stress,
16:03d'attention et de charge mentale.
16:05Je ne sais pas si vous avez participé à une chirurgie,
16:08mais une chirurgie, ça commence par des parties
16:10un peu de routine,
16:11où on commence, on ouvre, etc.,
16:13jusqu'à ce qu'il y ait un implant à faire,
16:15jusqu'à ce qu'il y ait quelque chose à recoudre.
16:17Et là, on rentre dans une phase critique.
16:19Et en fait, le simple fait d'avoir ce retour
16:21sur le stress, l'attention et la charge mentale
16:23en temps réel permettait aux chirurgiens
16:26de faire une petite pause, de respirer.
16:28Ce qui était important,
16:28ce n'était pas de les perturber,
16:29parce qu'il y a plein de bruit,
16:30plein de discrétion dans une salle de chirurgie.
16:34Donc l'écran était placé de telle sorte
16:37qu'il avait besoin de tourner la tête pour le voir,
16:39mais il pouvait faire sa chirurgie
16:41sans qu'il y ait d'alerte,
16:42sans que ça vibre,
16:42sans que ça bip en plus, etc.
16:44Donc c'était vraiment libre.
16:45Et on s'est aperçu d'un truc extraordinaire,
16:47c'est que plus ils ont d'assistance,
16:50plus ils l'utilisent,
16:51moins ils sont fatigués, mieux ils dorment.
16:53Et donc on minimise les chances
16:55qu'il y ait des erreurs médicales,
16:57mais surtout on participe au bien-être
16:58de ces chirurgiens.
17:00Donc là, je vous ai raconté l'aventure,
17:03mais ce que je propose de vous montrer,
17:05c'est comment ça marche en temps réel.
17:06Donc ce que je vais faire,
17:07c'est que je vais mettre ce capteur sur la tête,
17:12donc ce capteur qui capture
17:14l'activité électrique de mon cerveau.
17:16Le cerveau communique avec le corps,
17:18c'est super simplifié,
17:20de deux manières,
17:21les messages nerveux,
17:21l'activité électrique,
17:23et puis des messages qui sont hormonaux,
17:24par le sang, qui sont plus longs.
17:26Donc l'idée avec ce système,
17:29c'est d'aller voir ce qui se passe
17:31en temps réel,
17:33là, dans ma tête,
17:35avec du signal.
17:37Donc ce que vous voyez qui est en train...
17:38Je vais remettre mes lunettes
17:39parce que je n'y vois rien du tout.
17:40Mais ce qui est important,
17:42c'est qu'il y a de l'activité du cerveau.
17:44L'activité du cerveau,
17:46en soi,
17:47bon,
17:47que ce soit vous ou moi,
17:49ça n'aide pas trop.
17:50Mais dans le cerveau,
17:50il y a des bandes de fréquences.
17:51Et ces bandes de fréquences,
17:52suivant mon niveau de stress,
17:54d'attention,
17:54de charge mentale,
17:55vont pouvoir changer.
17:56Pour vous montrer que je suis en temps réel,
17:59on peut capturer
18:00les mouvements de la tête.
18:02Il y a des capteurs de mouvements.
18:03Donc je vais vous montrer
18:03que tout ça n'est pas prêt à enregistrer.
18:05Regardez, je bouge la tête
18:05de droite à gauche.
18:07Je bouge la tête de bas en haut.
18:09Donc on est bien en temps réel.
18:12Et en chirurgie,
18:13ce qu'on fait,
18:14c'est,
18:16bien évidemment,
18:17on doit se passer d'une chose,
18:19c'est la partie
18:21décodage des émotions du visage,
18:22puisqu'ils ont
18:24un masque.
18:25Par contre,
18:26on peut suivre
18:26les mouvements oculaires.
18:29On peut aussi
18:31avoir
18:32l'activité cardiaque.
18:34Et c'est ce qu'on appelle
18:35la multimodalité.
18:36C'est le fait de suivre
18:37en temps réel
18:38ce qui se passe
18:40au niveau du corps,
18:41au niveau du cerveau.
18:43Mais je peux aussi
18:44suivre les expressions faciales.
18:45Et voilà comment ça marche.
18:46C'est ce qui s'est passé
18:47avec Nathalie.
18:47Donc ça,
18:47c'est moi en temps réel.
18:48Regardez.
18:49Hop.
18:50Et en fait,
18:51ça décode.
18:52L'IA décode en temps réel
18:53mes expressions faciales.
18:55Capture,
18:56là c'est en anglais,
18:57mais vous voyez
18:57qu'il y a des mesures
18:58sur les yeux,
18:59sur les sourcils,
19:00etc.
19:00Et ce,
19:01malgré mes lunettes.
19:03Et ce qui se passe,
19:03enfin,
19:04c'est que toutes
19:05ces informations,
19:06qu'elles viennent du cerveau,
19:07qu'elles viennent des expressions faciales,
19:09qu'elles viennent des yeux,
19:10qu'elles viennent de la voix,
19:11on peut aussi capturer la voix,
19:12on a des mesures
19:14multimodales.
19:15Multimodales.
19:16Et donc,
19:16ce que vous voyez
19:17à l'écran
19:17qui est en train
19:18de progresser
19:19petit à petit,
19:20c'est la mesure
19:21de stress en rouge,
19:22la mesure
19:23de charge mentale
19:24qui est,
19:26là sur le moniteur,
19:27je ne le vois pas bien,
19:28mais en bleu ciel,
19:31en bleu vert,
19:32c'est la tension
19:33et arousal,
19:35c'est l'excitation
19:36un petit peu.
19:37Donc,
19:37vous voyez,
19:38et surtout,
19:39ce qui est important de voir,
19:39c'est que ça change tout le temps
19:40ce qui est en train
19:41de se passer.
19:42Ça change tout le temps.
19:43Donc ça,
19:44c'est notre invention.
19:46On a un brevet là-dessus
19:48avec Paul
19:49et Inclusive Brains
19:50pour l'utilisation
19:51en multimodalité
19:52de tous ces signaux.
19:55Pourquoi c'est important ?
19:56C'est important
19:57parce que
19:58si on veut vraiment
19:59que les machines s'adaptent,
20:00peut-être que le truc,
20:01ce n'est pas de mettre
20:02des casques partout
20:03sur tout le monde
20:04parce que ça,
20:04c'est cool pour Halloween
20:06si vous faites une soirée
20:07Star Wars
20:08ou un truc comme ça
20:09parce qu'en définitive,
20:09c'est des trucs de Jedi
20:10de bouger les objets
20:12par la pensée.
20:13Mais ce qui est super important,
20:14c'est de se dire
20:15comment est-ce qu'on peut
20:15utiliser cette technologie
20:18pour le bien commun.
20:20Mais pour le bien commun,
20:20on l'utilise en chirurgie
20:22et ce qui est important,
20:23c'est pourquoi on a commencé
20:23par la chirurgie ?
20:24Parce que c'est un des environnements
20:25les plus contrôlés du monde,
20:26la chirurgie.
20:28Un environnement contrôlé,
20:29qu'est-ce que ça veut dire ?
20:29Ça veut dire que pour pouvoir
20:31mettre nos technologies
20:32en chirurgie,
20:33on a dû passer énormément
20:35et bien heureusement
20:36de tests pour valider,
20:39pour que ce soit quelque chose
20:39qui soit bénéficiaire.
20:41Mais à partir du moment
20:41où ça fonctionne
20:42dans une salle de chirurgie,
20:43ça fonctionne sur un lieu
20:45de construction,
20:47ça fonctionne sur une plateforme
20:49pétrolière,
20:50ça fonctionne dans une voiture,
20:53encore une fois,
20:54l'avantage de l'intelligence
20:56artificielle,
20:56c'est que vous avez peut-être vu
20:57ça et là,
20:58des modules
20:59qui décrypent
21:00les expressions faciales,
21:01d'autres,
21:01vous avez des montres
21:02qui vous donnent
21:03vos pulsations cardiaques,
21:04vous avez même peut-être vu,
21:05on est plusieurs
21:06à montrer des neurosciences ici,
21:08mais nous,
21:08on est les seuls
21:09au monde aujourd'hui
21:10à intégrer
21:10toutes ces modalités
21:11en même temps
21:12pour que ce soit
21:13le plus précis possible
21:14et pour que ça fonctionne
21:15même si on enlève
21:17le casque cérébral,
21:19ça peut toujours fonctionner,
21:20pourquoi ?
21:21Parce que
21:22quand vous entraînez
21:23ce qu'on appelle
21:24des agents
21:24d'intelligence artificielle
21:26avec des ondes cérébrales
21:28en même temps
21:28que vous les avez entraînées
21:30avec des pulsations cardiaques,
21:33etc.,
21:33même s'il manque
21:34une modalité,
21:35même pour nous,
21:36ça fonctionne
21:36parce qu'on a pu faire ça
21:37dans plein d'environnements.
21:39L'idée,
21:39encore une fois,
21:40c'est de se dire
21:41que avant la tech,
21:43tout le monde est obsédé
21:43par l'IA et la tech,
21:44aujourd'hui,
21:45avant,
21:45c'est de la science rigoureuse.
21:46La première chose,
21:47c'est de la science rigoureuse
21:48qu'il nous faut.
21:49Ensuite,
21:50c'est de se dire
21:51que cette science
21:51et cette tech,
21:52ce n'est pas parce qu'on fait
21:54quelque chose des départs
21:55qui n'est pas lucratif
21:56parce que malheureusement,
21:58développer de la technologie
22:00pour les personnes
22:01en situation de handicap,
22:02ce n'est pas ce qui ramène
22:03le plus d'argent.
22:04Par contre,
22:05ça permet d'aider les personnes
22:06en situation de handicap
22:07et ça n'empêche pas
22:08de développer un business après
22:09qui permet de continuer
22:10à aider les personnes
22:12en situation de handicap
22:12et ensuite aider tout le monde.
22:15Je vous remercie
22:15de votre attention.
22:17Téléchargez
22:17Prometheus BCI.
22:19Et s'il vous plaît,
22:20vous vous levez,
22:21on fait un gros, gros selfie.
22:27J'ai tout le monde.
22:30Ah,
22:32je ne veux pas changer le truc.
22:34Peut-être que j'arrive
22:34à bouger des trucs.
22:35Allez,
22:36on est bon ?
22:40Merci encore.
22:41La science d'abord,
22:42la tech ensuite.
22:44Merci infiniment.
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