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  • 5 hours ago
Et si l’engagement passait désormais par un swipe, un partage ou une communauté en ligne ? Des apps de civic tech aux grandes mobilisations digitales, cette conversation explore comment les jeunes générations utilisent aujourd’hui les plateformes et les réseaux sociaux pour s’informer, agir et défendre les causes qui comptent pour elles.

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00:05Transcription by ESO. Translation by —
00:30Merci de nous avoir rejoints pour cette conférence qui s'intitule « Swipe like vote ». Que signifie aujourd'hui
00:39s'engager ? Alors on va présenter un petit peu l'étonnant et les aboutissants un peu de cette conférence.
00:46Alors on est à un an des présidentielles. Et qui dit nouveau scrutin dit forcément nouvelle crainte d'un fort
00:54taux d'abstention, qui a été un petit peu la tendance sur les scrutins précédents,
00:58notamment chez les jeunes, puisque effectivement, les 18-29 ans ont en tout cas en 2022, au premier tour, été
01:04la génération, en tout cas la tranche d'âge qui a le moins voté.
01:08Et donc forcément, quand on met ces deux mots l'un à côté de l'autre, abstention et jeûne, on
01:15a parfois tout un ensemble de phrases un peu clichés
01:20qui nous viennent en tête, qu'on a peut-être pu entendre sur des plateaux télé, au repas de famille,
01:24du style « Les jeunes aujourd'hui sont désintéressés de la politique,
01:28de la société, les jeunes ne s'intéressent plus, ne s'engagent plus ». Sauf qu'en fait, c'est
01:35pas parce que les jeunes aujourd'hui ne regardent plus la télé
01:39qu'ils ne s'en remettent plus, et de la même manière, c'est pas parce que les jeunes aujourd
01:42'hui votent moins qu'ils s'engagent moins.
01:45Comme le disait le Conseil économique, social et environnemental dans une note du mars 2022, en fait les jeunes ne
01:51se désintéressent pas de la pôle,
01:54ils choisissent d'autres modalités. Et ça peut aller... En fait, c'est toute une myriade de nouvelles façons de
02:01s'engager,
02:02qui peuvent aller d'un partage en story, d'une signature, d'une pétition, d'un don, etc. C'est
02:08toute une myriade de façons de s'engager
02:09qui parfois ne sont pas dans le cadre des pratiques citoyennes institutionnelles, et qui en fait vont passer en dessous
02:16des radars,
02:17tout simplement parce qu'elles ne sont pas dans nos prismes classiques. Et donc c'est de ça dont on
02:21va débattre et surtout discuter aujourd'hui,
02:24avec quatre intervenantes qui, vous allez voir, par leur profil aussi différent les uns que les autres,
02:30traduisent très bien la complexité de cette nouvelle génération, et surtout la diversité de tous ces modes d'action et
02:37d'engagement.
02:37Donc je vais vous laisser... Je vais les laisser se présenter tour à tour.
02:41Bonjour à tous. Donc Héloïse, j'ai cofondé l'application Pol, c'est une application politique,
02:46donc c'est l'application politique la plus téléchargée de France depuis 2024. C'est en quelques mots peut-être.
02:52C'est une application qui permet de voter comme son député. Donc techniquement, on a repris un peu le concept
02:57de Beeryl,
02:57mais avec la politique. Donc on pose une question par jour, avec un texte, des avis pour, des avis contre,
03:02et le lendemain, on peut voir le vote de son député, et on peut voir ce que les autres personnes
03:06autour de nous
03:06ont pu penser de la question qui a été posée. Donc il y a des questions politiques et des questions
03:11plutôt d'actualité.
03:14Bonjour, je m'appelle Charlotte. Donc moi, je travaille dans un institut de sondage qui s'appelle Opinion Way.
03:20Et je suis là un petit peu pour éclairer le débat avec quelques données chiffrées, justement, aujourd'hui,
03:26sur les jeunes, l'engagement et la façon dont ils ont envie, demain, d'être représentés.
03:33Salut, je m'appelle Dorit Naon. Je suis créatrice de contenu sur LinkedIn, sur le bien-être au travail essentiellement.
03:39Et j'écris les publications LinkedIn des chefs d'entreprise. J'ai aussi un média où j'interview des personnalités
03:44publiques.
03:44Et moi, je suis là aujourd'hui pour un peu vous parler des jeunes et de leurs engagements, surtout du
03:50point de vue du monde du travail
03:52et à quel point ça a changé par rapport aux générations passées, voilà, tout simplement,
03:57et qu'ils ne regardent pas la même chose pour s'investir dans une entreprise.
04:01Bonjour, je m'appelle Héloïse Clitting. Je suis responsable des opérations au sein de la fondation Megpong.
04:07Megpong, c'est une entreprise de civic tech qui propose des consultations pour des acteurs publics et privés
04:13afin de recueillir les solutions proposées par les citoyens sur des sujets assez variés.
04:18Donc ça peut être à l'échelle d'un territoire, d'une région, d'une ville ou sinon d'une
04:21structure,
04:22comme une entreprise, par exemple, ou une collectivité.
04:24Et moi, au sein de la fondation, je travaille pour justement rendre réelles ces solutions
04:29pour proposer d'accompagner des structures associatives qui mettent en place des solutions.
04:34Et je travaille en particulier sur les projets liés à l'environnement, voilà.
04:38Et moi, je m'appelle Mathieu Hanquin, je suis journaliste aux Parisiens depuis près de 5 ans.
04:43Je suis arrivé aux Parisiens pour développer et lancer le compte TikTok du média sur les réseaux.
04:48Donc effectivement, à l'époque, j'ai dû comprendre un peu comment cette nouvelle génération s'informait,
04:54quels étaient ses usages également, et devoir m'adapter pour effectivement pouvoir créer une image de marque,
05:01d'un média, on va dire, sur cette plateforme.
05:04Voilà, ça m'a aussi permis un peu de voir toutes ces problématiques-là.
05:08Alors, pour aborder ce thème, on va commencer peut-être avec des chiffres, des données, de manière un peu générale.
05:14Mais par exemple, Charlotte, vous avez fait des baromètres pour le think tank,
05:20notamment pour les jeunes vers le haut, pour la fondation Apprenti d'Auteuil aussi.
05:25Vous avez... C'est quoi le sentiment que vous avez un peu retiré de ces baromètres et de ces études,
05:30le sentiment général, je veux dire ?
05:32Alors, le sentiment général, et je reviendrai sur ce que tu as dit,
05:36c'est qu'on dit, oui, les jeunes ne votent pas.
05:39L'abstention, effectivement, municipale était à peu près égale à 52% parmi les 18-24 ans.
05:45Également pour la présidentielle, aussi, autour de 42%.
05:47Donc oui, on dit, bah, ces jeunes ne sont pas engagés, ils n'ont plus envie de s'engager.
05:52Mais c'est pas vrai, en réalité.
05:54Ils sont comme les autres Français, ils ont perdu confiance à la politique.
05:59Aujourd'hui, 7 jeunes sur 10 disent, moi, j'ai plus confiance dans les politiques,
06:02dans la manière dont ils me représentent.
06:04Donc, en fait, ils sont principalement en attente d'écoute.
06:07Ils ont besoin qu'on leur apporte ce dont ils...
06:10Vraiment, ils ont à cœur, aujourd'hui, c'est-à-dire s'investir dans la société,
06:14parce que c'est le cas.
06:15C'est 79% des 16-25 aujourd'hui qui disent, moi, je veux m'engager dans la société
06:19pour une cause, pour un sujet qui, à la fois, moi, me fait du bien,
06:24mais va faire du bien au collectif.
06:25Donc, il faut aussi un peu déjouer ces pièges-là.
06:29Bien évidemment, les données sont claires, elles sont nettes.
06:32Mais il faut s'en saisir pour essayer de se dire, bah, finalement, oui,
06:35peut-être que tout ça commence par un like, un sweep, un vote.
06:39Mais pour aller où ?
06:40Bah, pour aller vers un engagement très concret, dans des actions très concrètes.
06:44Et justement, c'était quelque chose qui, moi, en me renseignant un peu sur le sujet,
06:48m'a étonné.
06:49C'est que parmi les formes d'engagement qui reviennent le plus dans la nouvelle génération,
06:54il y a quand même beaucoup de formes d'engagement qui restent très basées sur le lien social
06:58et dans le concret et dans le terrain, dans le réel, au final.
07:01Oui, alors, bien évidemment, et on va en parler, il y a un engagement aujourd'hui
07:05sur les réseaux sociaux qui croient, qui grandit, parce qu'aussi, c'est le prolongement de leurs mains,
07:10c'est le smartphone, donc c'est leur vie, c'est la facilité à participer à la vie citoyenne.
07:15Mais pour autant, il y a encore un tiers des jeunes aujourd'hui qui s'investit dans le local,
07:20dans la citoyenneté.
07:21Et ce qui est intéressant de voir, c'est que c'est un engagement qui est multiple,
07:25c'est-à-dire que c'est multi-domaines.
07:26Et c'est beaucoup le sport, c'est beaucoup la jeunesse, c'est beaucoup la culture.
07:32Et donc, autant les 65 ans et plus, aujourd'hui, tendent à se désengager du bénévolat,
07:38alors que c'était ceux qui participaient les premiers,
07:40aujourd'hui, on voit quand même que parmi les jeunes, on est à près de 8-10 points d'évolution
07:45par rapport à 2010 dans l'engagement dans la société, dans des sujets très concrets,
07:50très proches de leur quotidien.
07:52Et comme autre mode de participation, en tout cas d'engagement,
07:56qui a été très popularisé ces derniers temps, je pense aussi à la pétition de la loi du plomb,
08:02dont tu m'avais parlé aussi.
08:04Je voulais mettre un mot là-dessus, parce que la pétition de la loi du plomb qui a eu lieu
08:08en juillet dernier,
08:09c'est quand même une jeune de 23 ans, inconnue au bataillon, qui l'a lancée.
08:13Et c'est une des plus grandes pétitions signées en France, avec plus de 2 millions de votes.
08:20C'est d'ailleurs un sujet qui est toujours d'actualité, parce qu'il y a une deuxième pétition du
08:24plomb actuellement en cours.
08:26Et je pense que c'est important de montrer que les jeunes aussi,
08:28quand c'est un sujet qui les touche directement, et comme le disait Charlotte,
08:32ils prennent la parole, et ils disent ce qu'ils ont envie de dire, ils disent ce qu'ils pensent.
08:38Et la question c'est plutôt, est-ce que nous, est-ce qu'on les écoute, est-ce qu'on
08:40les entend ?
08:41Et sur cette pétition-là, par exemple, il y avait eu énormément de votes.
08:44On parle de du plomb, il y avait aussi eu le manifeste pour un réveil écologique à l'époque, en
08:482018.
08:49Il y a plein de pétitions de manifestes qui sont quand même des moyens, pour les jeunes aussi, de prendre
08:53la parole.
08:54Et je rejoins Charlotte, je pense que quand il s'agit de leur sujet, ils prennent la parole,
08:59et surtout, ils s'engagent.
09:01On a, avec Make.org, fait une consultation en Suisse, donc pas en France,
09:06avec une association qui s'appelle Et pourquoi pas, sur la question du service civil en Suisse.
09:11Et ils avaient pour objectif de comprendre si les jeunes citoyens suisses
09:16voulaient continuer un service civil qui soit plutôt uniquement militaire,
09:19ou est-ce qu'ils voulaient un service civil qui soit potentiellement sur d'autres sujets,
09:22typiquement la transition écologique, l'aide sociale, etc.
09:26Et donc, on a fait la consultation, on espérait avoir 6 000, 8 000 participants,
09:30et on a eu 14 000 jeunes Suisses qui ont pris la parole,
09:34ce qui montre quand même que quand on leur parle de sujets qui les touchent directement,
09:37ils prennent la parole et ils donnent leur opinion.
09:41Et justement, quel est l'engagement des jeunes sur ce type de, sur ce mode de participation,
09:47qu'est la consultation, par exemple ?
09:49Nous, ce dont on se rend compte, c'est que globalement, sur les consultations, sur tout type de sujets,
09:54on a une courbe en U sur l'âge des répondants à ces consultations.
09:59Donc on a beaucoup de jeunes, on a en bas du U plutôt des personnes qui ont entre 30 et
10:0445 ans,
10:05et ensuite sur les seniors, pour le coup, encore beaucoup de participation.
10:08Nous, on l'explique assez simplement, parce que quand on a 30-40 ans,
10:12on a un travail qui nous prend du temps, on a une vitamine qui nous prend du temps,
10:15donc on a moins le temps de s'investir là-dessus, là où les jeunes, pour le coup, peuvent prendre
10:19ce temps-là.
10:20Et évidemment, on parlait de l'impact des réseaux sociaux, justement, sur l'engagement.
10:26Évidemment, on va en parler, parce que, évidemment, alors, les réseaux sociaux,
10:32quand on parle de la jeune génération, c'est la première forme d'engagement à laquelle on pense.
10:37Mais, justement, comment est-ce que cette génération-là s'approprie vraiment la tech, les réseaux,
10:44pour, justement, s'engager ?
10:47Et surtout, déjà, peut-être dans un premier temps, quel est leur rapport aux réseaux sociaux ?
10:51Est-ce qu'ils ont un rapport qui est sans filtre ?
10:55Ou est-ce qu'ils ont conscience aussi de leurs limites, Charlotte ?
10:58Alors, c'est le premier média d'information chez les jeunes aujourd'hui,
11:02en France, mais aussi en Europe.
11:04On l'a constaté dans des enquêtes qu'on mène à l'échelle européenne.
11:08Mais ils en ont quand même une lecture, aujourd'hui, assez critique,
11:13dans le sens où ils connaissent les limites.
11:14Je pense à se dire, et notamment, il y a un chiffre qui, moi, m'a beaucoup interloqué,
11:19c'est qu'il y a un jeune sur cinq qui dit s'il ne sait pas,
11:22il ne sait pas s'il a été déjà manipulé par une fake news.
11:25Donc, il y a quand même un univers aussi dans lequel, eux, ils déploient leurs pensées, leurs actions.
11:31Qui les inquiètent un peu, notamment les fake news, mais pas que.
11:36Ils sont aussi assez critiques au regard de tout ce qui peut se passer sur les réseaux,
11:42sur le côté très agressif, très répressif, avec, finalement, l'idée de se dire,
11:47aujourd'hui, je crois qu'ils sont à peu près un quart à dire,
11:50moi, j'aimerais bien avoir la capacité de m'exprimer anonymement, maintenant, sur les réseaux sociaux.
11:57Donc, on voit quand même comment il y a une prise de distance avec tout ça.
11:59C'est-à-dire que je veux utiliser l'outil parce que je pense qu'il a un impact.
12:03Et d'ailleurs, il a un impact à peu près équivalent à celui du vote, aujourd'hui, parmi les jeunes.
12:08S'engager sur les réseaux sociaux, mais attention, il faut le faire bien.
12:12Il faut le faire en toute bonne conscience et agir dans l'intérêt de tout le monde et du collectif.
12:18Donc, il faut aussi apprendre encore à se servir des réseaux sociaux, finalement,
12:22même quand on a 16 ans, même quand on a 25 ans, aujourd'hui.
12:25Et en parlant des réseaux sociaux, il y a un réseau social qui nous intéresse aussi,
12:30qui est intéressant, en tout cas, pour observer cette nouvelle génération, c'est LinkedIn.
12:34Je pense à toi, Dorit, par exemple, tu as eu l'occasion de beaucoup observer les usages
12:39et les comportements de la nouvelle génération sur LinkedIn.
12:42Comment cette génération s'approprie un peu ce nouveau réseau social qui peut paraître très archaïque, au final,
12:51pour se l'approprier et, en tout cas, s'affirmer, on va dire ?
12:57La jeune Z, c'est une génération que j'adore parce qu'ils divisent et qu'ils sont pleins d
13:01'audace.
13:02En fait, tu vas discuter avec des patrons qui sont sur LinkedIn, qui font des posts.
13:07Tu en as une partie qui vont dire, en fait, j'en peux plus de cette génération
13:10parce que, justement, ils sont trop engagés.
13:12Ils demandent trop de choses.
13:14Ils ne veulent plus bosser.
13:15Ça, c'est la grande phrase.
13:15La jeune Z, ils ne veulent plus bosser.
13:17Ils veulent de la culture d'entreprise.
13:19Ils veulent du bien-être au travail.
13:21Et j'ai envie de dire merci à eux parce qu'ils sont en train de retourner le monde du
13:25travail.
13:25Ils sont en train de renverser la tendance parce que les anciennes générations disaient merci
13:29dès qu'elles avaient un CDI, dès qu'elles avaient un travail.
13:33Et aujourd'hui, les jeunes demandent plus que ça.
13:36Ils demandent de la santé mentale.
13:38Et c'est déjà s'engager de demander de la santé mentale au travail.
13:43Je suis très fan de ce que vous faites chez OpinionWay.
13:46Je te les dis en off.
13:47Vous avez fait une étude qui dit que 44% des salariés sont en situation de détresse psychologique.
13:53La moitié, quasiment, des salariés en France est désespérée psychologiquement à cause du travail.
13:58Donc aujourd'hui, cette génération, elle ne veut pas de ça.
14:01Elle veut un équilibre vie pro, vie perso.
14:03Elle veut partir à 17h quand elle finit à 17h et pas partir à 18h parce que c'est mal
14:08vu.
14:09Et effectivement, sur LinkedIn, ils le disent.
14:11Ils ne l'affirment pas tous parce que LinkedIn, c'est le réseau de la peur.
14:14Il y a énormément de personnes qui sont là encore frileuses à se dire je ne vais pas parler de
14:20certaines choses.
14:21Mais certains et certaines le font.
14:23Et ça permet d'attirer aussi des entreprises qui portent des valeurs humaines.
14:28Et ça permet de repousser des entreprises qui sont restées dans cet ancien système.
14:34Et j'ai envie de dire tant mieux parce que, comme je dis toujours, pour moi, le but dans la
14:38vie, c'est d'accepter de se fermer les mauvaises portes,
14:41mais de s'ouvrir les bonnes portes, celles qui nous ressemblent et celles qui sont vertueuses pour nous.
14:45Donc voilà, cette nouvelle génération, je trouve, elle n'a vraiment pas peur de se fermer, justement, ces mauvaises portes
14:51-là.
14:51Elle ne veut pas plaire à tout le monde.
14:53Et voilà, je la trouve très admirable pour ça.
14:56Et si je peux juste me permettre, pour rebondir à ce qui vient d'être dit sur le côté aussi
15:02résistance des jeunes sur les réseaux sociaux,
15:04j'ai eu le bonheur absolu d'interviewer Salomé Sake, qui est une très, très grande journaliste, très engagée,
15:10qui a pu me dire qu'elle, elle avait un grand public de jeunes et qu'elle les formait beaucoup
15:16au fact-check-in, justement.
15:18Et ils sont très, très sensibles à ça, les jeunes, aujourd'hui, c'est vérifier les infos,
15:22parce qu'il y a beaucoup, beaucoup, beaucoup de fake news, et les médias, aujourd'hui, ont un énorme pouvoir
15:26d'influence.
15:29Et alors, concernant, justement, on va aussi parler du vote.
15:38Alors, c'est aussi la forme d'engagement, on va dire, classique.
15:43Et comment est-ce que ce mode d'engagement est perçu ?
15:48J'ai envie de donner la parole à Héloïse, si tu peux un peu rappeler, effectivement, ton projet avec Paul,
15:55ce qui t'a donné envie de lancer ce projet, et aussi de l'écho qu'il a eu,
15:59en termes, effectivement, d'audience, et surtout de régularité au niveau des utilisateurs,
16:06et aussi savoir un petit peu quels sont les sujets qui intéressent le plus ce public-là.
16:12Effectivement, en fait, Paul, nous, on l'a lancé en 2023, c'était pendant les contestations contre la réforme des
16:17retraites.
16:17Je pense que c'est très important, parce qu'en fait, on s'est dit, du coup, avec toute notre
16:21équipe,
16:21qu'il fallait trouver une innovation en politique pour que les Français, en tout cas les citoyens,
16:26aient l'impression d'être écoutés en politique, être écoutés politiquement.
16:30Et en fait, c'est une des plus grosses, je pense, un des plus gros problèmes aujourd'hui.
16:35Et donc, on est parti de ce constat-là.
16:36On s'est dit aussi que les citoyens ne savaient pas vraiment ce que faisaient leurs députés,
16:41qu'il n'y avait pas une défiance forcément, mais juste une incompréhension sur l'activité parlementaire.
16:47Et on a donc décidé de remettre un peu le vote au cœur du quotidien,
16:51avec un format qui était celui du mobile, donc du smartphone, ce que tu disais aussi, Charlotte,
16:56mais effectivement, en fait, reprendre les codes de ce qui fonctionne,
16:59et les appliquer à un monde qui n'a pas été trop digitalisé, donc la politique,
17:04pour reprendre, du coup, le contexte et ce que fait Paul.
17:08Paul, c'est une question par jour.
17:10Cette question, elle est souvent reliée à ce qui est voté à l'Assemblée nationale.
17:13Donc typiquement, s'il y a un vote, et notamment le vote sur la loi Duplomb,
17:17ça peut être un exemple.
17:18On va poser la question, êtes-vous pour ou contre la loi Duplomb ?
17:21Bon, ce sera un peu plus détaillé que ça, bien sûr.
17:23On va donner donc des avis, des avis pour, des avis contre, et un contexte.
17:26Et le lendemain, on pourra voir tous les avis de tous les autres députés
17:32à l'échelle de l'Assemblée nationale, mais aussi les avis des autres Français.
17:35Et pourquoi c'est important ?
17:36Parce que nous, on a voulu remettre le vote.
17:39Alors certes, c'est un vote digital, c'est pas le vrai vote.
17:42Il manque ce dernier kilomètre pour aller voter.
17:44Mais c'est remettre ce vote dans le quotidien des Français,
17:48dans le quotidien de nos utilisateurs, en tout cas.
17:50Aujourd'hui, avec Paul, donc on a 300 000 utilisateurs,
17:53on a fait des votes et des consultations qui ont eu des impacts concrets
17:58sur la loi, sur des éléments publics.
18:02Et je pense notamment, on a fait une proposition de loi
18:04avec le député Philippe Brun en 2024.
18:07En fait, on a fait voter les citoyens sur la proposition de loi
18:11qu'ils voulaient mettre à l'ordre du jour à l'Assemblée nationale.
18:14Et eux ont donné leurs avis.
18:15C'était une proposition de loi sur les familles monoparentales.
18:18Et en fait, tous ces avis-là qui ont été récoltés,
18:20donc on a eu plus de 100 000 votes au total,
18:22ont permis de retravailler la loi en conséquence.
18:25Donc je pense que c'est tout ce côté-là qu'on a voulu remettre
18:28un peu en exergue.
18:31Et surtout, penser un peu la démocratie permanente,
18:36tout en reprenant les codes de ce qui fonctionne.
18:39Et je pense qu'on en a bien discuté jusqu'à présent,
18:41mais tout le monde est sur les réseaux sociaux.
18:43On a à près de 15 millions d'utilisateurs actifs mensuels sur TikTok.
18:47Et il y a 70% des 1824 qui sont sur TikTok,
18:51donc c'est absolument énorme.
18:52Et il faut reprendre ces codes-là pour les intéresser,
18:56en tout cas sur le côté politique.
18:58C'est ce qu'on a fait, nous.
18:59On va revenir effectivement sur ce côté,
19:01sur la manière dont les politiques, etc.,
19:05les entreprises s'approprient ces codes.
19:06Mais alors, pour rester sur l'expérience de Paul
19:09et un peu les enseignements,
19:11c'est quoi un peu les sujets, en fait,
19:13qui ont le plus intéressé ce que du coup vous avez,
19:16et j'imagine réunis des données,
19:20après cette expérience,
19:22sur les sujets qui intéressent plus votre audience.
19:24Voilà.
19:25Qu'est-ce qui...
19:25C'est quoi les tendances qui sortent de ça ?
19:28Alors, nous, c'est un peu marrant
19:29et c'est un peu différent du coup de make.org aussi.
19:32Comme on a un vote qui est quotidien,
19:34donc chaque jour, il y a une question,
19:35on a quelque chose qui est vraiment très linéaire dans le temps.
19:39Chaque jour, on a à peu près 7000 votants en moyenne,
19:41donc on n'a pas vraiment de sujet de prédilection.
19:43En revanche, il est vrai qu'on se rend compte
19:46qu'il y a des pics d'audience
19:47pendant les périodes électorales,
19:49pendant les moments médiatiques
19:51où, en fait, l'actualité politique est au cœur de tout,
19:54sur les réseaux sociaux,
19:55mais aussi dans les médias traditionnels.
19:57Et nous, ça se voit directement sur notre application.
20:01Si je pense à 2024,
20:02pendant les élections européennes,
20:04on avait plus de 20 000 votants par jour,
20:06et parce qu'on avait cet intérêt-là, en fait,
20:09qui était très couplé avec ce qui se passait
20:11sur les réseaux sociaux.
20:12Et j'ai envie aussi de donner la parole à Charlotte,
20:16parce qu'on parlait effectivement du vote
20:19et des réseaux sociaux.
20:20Et comment est-ce que les réseaux sociaux...
20:23C'est quoi le rôle des réseaux sociaux, en fait,
20:25au niveau de la politique,
20:26notamment pour cette génération ?
20:27Est-ce qu'elle va s'en servir juste pour s'informer,
20:32mais aussi pour s'orienter politiquement,
20:35dans un but aussi de...
20:37C'est ça, de renseignements,
20:38notamment de programmes, etc.
20:42Oui, je rebondirais juste sur ce que Héloïse vient de dire.
20:44C'est vrai que les jeunes sont attachés à la démocratie,
20:48comme le sont les Français,
20:49et qu'en fait, il y a juste l'idée de se dire,
20:51chez les jeunes,
20:52ils ont un besoin de démocratie beaucoup plus directe,
20:55en réalité.
20:56Et ça veut dire aussi, peut-être, pour nous,
20:58nos politiques, repenser un peu nos institutions,
21:00la manière dont le vote s'exerce aujourd'hui,
21:02parce que ça reste un geste consacré.
21:05C'est-à-dire que c'est important.
21:07Et s'ils s'expriment différemment,
21:09et si les jeunes s'en saisissent,
21:10c'est bien parce que, quand même, symboliquement,
21:12il y a quelque chose derrière ça.
21:13Et on l'a vu pendant différentes périodes électorales,
21:15et notamment par les européennes.
21:17On sait que, pendant les européennes,
21:18les jeunes se sont beaucoup informés sur les réseaux sociaux,
21:22notamment sur TikTok,
21:23mais aussi ont suivi des Youtubers,
21:25comme Hugo Descript,
21:26pour avoir accès à une information,
21:28justement, vérifiée et sûre.
21:32Parce que, même en politique,
21:35et surtout en politique,
21:36c'est important que les informations
21:37qu'on nous délivre soient sûres.
21:38Et puis, dans le contexte actuel,
21:41de la présidentielle qui s'ouvre,
21:43la campagne, bientôt,
21:44bien évidemment que les réseaux sociaux
21:46vont être scrutés et regardés,
21:47mais les politiques eux-mêmes
21:48sont sur les réseaux sociaux,
21:50jouent le jeu des réseaux sociaux,
21:52de TikTok, notamment.
21:54Et donc, ils sont aussi à l'épreuve,
21:56vraiment, sur ces réseaux.
21:58Et ça va être intéressant d'observer,
21:59parce que ça reste des phénomènes
22:01assez récents, quand même,
22:02comment les jeunes s'en emparent,
22:05qu'est-ce qu'ils en font,
22:06quel regard peut-être critique
22:07ils en ont aussi,
22:08au-delà du fait de s'informer,
22:09bien évidemment,
22:10sur les programmes,
22:11sur les candidats.
22:12Qu'est-ce qu'on va retirer de ça ?
22:14C'est-à-dire,
22:14c'est assez nouveau, quand même,
22:16et pour les politiques,
22:17et pour les jeunes.
22:19Oui, effectivement,
22:21dans un rapport d'information
22:22publié en 2022,
22:24l'Assemblée nationale
22:25admettait que l'abstention
22:27est tout sauf
22:28un désengagement des jeunes,
22:29je cite,
22:29c'est avant tout
22:30une forme de réponse électorale
22:31qui exprime le mécontentement.
22:33Et j'ai aussi envie
22:34de donner la parole
22:34à Héloïse,
22:36qui, effectivement,
22:37lorsqu'on préparait un peu
22:38cette discussion,
22:39m'a dit,
22:40lorsqu'on leur parle
22:40des sujets qui les touchent,
22:42les jeunes votent.
22:45Complètement.
22:47Typiquement, actuellement,
22:47on est en train de faire
22:48une consultation
22:50avec la région Île-de-France
22:52où c'est les assises
22:53de la jeunesse
22:54et l'objectif,
22:54c'est de demander aux jeunes,
22:56selon eux,
22:56quelle serait la bonne feuille de route
22:58pour la région Île-de-France
22:59sur des sujets assez variés
23:01et très concrets.
23:02Et c'est vraiment ça
23:02qui est important,
23:03c'est de parler
23:03de choses concrètes.
23:05Donc, typiquement,
23:05là, on va parler de logement,
23:07d'aide sociale,
23:07de travail,
23:08de transition écologique.
23:09Et là, pour le coup,
23:10c'est en cours,
23:11c'est pas encore fini,
23:11on n'a pas encore
23:12le rapport d'études.
23:13On est à 30% de l'objectif
23:14en termes de propositions
23:16de solutions et de votes.
23:17Mais on voit
23:18que ça fonctionne bien.
23:19Et on voit
23:19que les réseaux
23:20qui fonctionnent bien
23:21pour aller chercher
23:21ces jeunes,
23:22ça va être beaucoup
23:24Instagram, Facebook,
23:25TikTok,
23:25on en a parlé.
23:26Un peu moins Snapchat,
23:27bizarrement,
23:28alors qu'ils sont
23:29beaucoup sur Snapchat.
23:31Et on voit
23:31que ça marche.
23:32Et on voit
23:32qu'il y a un vrai sujet.
23:33Je voulais revenir peut-être
23:34sur la question
23:36du format TikTok
23:37dans les structures
23:40institutionnelles,
23:40notamment l'Assemblée nationale.
23:41Il y a eu une étude
23:42qui est sortie
23:43il n'y a pas très longtemps,
23:44quelques mois je dirais,
23:45qui s'appelle
23:46la fièvre parlementaire.
23:47C'est une étude
23:48qui est sortie
23:49et qui a été réalisée
23:50par des chercheurs
23:50Yann Algan,
23:52Thomas Renaud
23:52et Hugo Subtil.
23:53J'ai peut-être écorché
23:54un nom.
23:55Et ce qu'ils montraient,
23:57c'était qu'il y avait
23:57vraiment une rhétorique
23:58maintenant émotionnelle
23:59au sein de l'Assemblée nationale,
24:01mais aussi du Sénat,
24:02parce que les sénateurs
24:04et les députés,
24:05quand ils prennent la parole
24:06au sein même
24:07des débats entre eux,
24:08vont vraiment changer
24:10le format,
24:11prendre uniquement
24:12150 mots
24:12pour faire leur discours
24:14et parce qu'ils savent
24:15qu'ils parlent
24:15à leurs followers.
24:16Ils ne parlent plus
24:17à leurs collègues,
24:18ils parlent à leurs followers
24:19et c'est vraiment ça
24:19qui est important.
24:20Donc on a même
24:20une transformation
24:22du...
24:23Les politiques maintenant
24:24s'adressent directement
24:25aux jeunes
24:25parce que c'est ça
24:26qui est important
24:26pour les futures élections,
24:29notamment élections présidentielles
24:30qui arrivent bientôt.
24:32Oui, effectivement,
24:34ça permet de transitionner
24:36vers mon autre point
24:38qui est effectivement
24:38comment les acteurs
24:40donc politiques,
24:41mais aussi les entreprises
24:42s'adaptent
24:43et essayent de tirer profit
24:45de ces nouvelles formes
24:46d'engagement
24:46et de ces nouvelles plateformes.
24:49Notamment, Dorit,
24:51tu as été ghostwriter
24:53pour en tout cas
24:54plusieurs chefs d'entreprise.
24:56Tu es toujours.
24:57Tu es toujours, pardon.
24:59Comment est-ce que toi,
25:00du coup,
25:00tu es vraiment
25:01aux premières loges
25:01de ce point de vue-là.
25:03Comment est-ce que tu vois
25:04que les chefs d'entreprise
25:06essayent d'adapter
25:06leur discours
25:08sur quels points
25:09est-ce qu'ils vont essayer
25:10d'appuyer précisément
25:12pour, on va dire,
25:13attirer cette nouvelle génération ?
25:15Alors déjà,
25:16les entreprises d'aujourd'hui,
25:17elles n'ont plus le choix
25:17que de parler de bien-être
25:20et de vraiment aller chercher
25:21les candidats
25:22et les séduire.
25:23En 2030,
25:2430% du monde du travail,
25:26ça sera la Gen Z.
25:27C'est un chiffre de France Travail.
25:28Donc ils n'ont plus le choix.
25:30Sauf si en tant que patron,
25:31tu veux te retrouver
25:31tout seul dans ton bureau
25:32avec des gens
25:33qui partent à la retraite demain.
25:36Donc aujourd'hui,
25:37moi, par exemple,
25:38quand j'écris
25:38les postes LinkedIn
25:39des chefs d'entreprise,
25:41je ne travaille qu'avec
25:42des gens qui comprennent ça.
25:44Le but,
25:44ce n'est pas de s'esquinter
25:45la santé,
25:45de se battre avec des personnes
25:46qui ne comprennent pas ça.
25:48Et des personnes
25:48qui comprennent ça,
25:49qu'est-ce qu'elles comprennent ?
25:50Elles comprennent qu'aujourd'hui,
25:51ça ne suffit plus
25:52de dire aux gens et aux jeunes
25:54vous avez la moitié
25:55du transport
25:56qui est remboursé
25:57parce qu'en plus,
25:58c'est la loi,
25:59de dire on a un baby-foot,
26:01on a un panier de fruits
26:02tous les lundis
26:03et tous les trucs
26:05qu'on peut voir,
26:06une petite carte cadeau
26:07par-ci, par-là
26:08si vous faites du bon boulot
26:09avec peut-être
26:10une petite tape sur la tête.
26:11Je caricature,
26:12mais vous avez compris l'idée.
26:13Aujourd'hui,
26:14on a besoin,
26:15les jeunes,
26:16beaucoup,
26:16beaucoup ont besoin,
26:1730% de jeunes,
26:19aujourd'hui,
26:19selon IFOP,
26:21regardent vraiment
26:21la politique diversité-inclusion
26:23d'une entreprise.
26:24Donc vraiment parler de ça,
26:26qu'est-ce que je mets en place
26:27dans la politique
26:28peut-être LGBT+,
26:29de l'entreprise,
26:31est-ce que j'ai signé
26:32la charte l'autre cercle,
26:33ça c'est très important aussi,
26:35la charte l'autre cercle
26:35pour les personnes
26:36qui ne connaissent pas,
26:37c'est tout simplement
26:39une liste d'engagement
26:41en termes de diversité
26:42et d'inclusion
26:42pour l'inclusion
26:43des personnes LGBT+,
26:44que les entreprises signent
26:46et qui s'engagent
26:47d'un vrai engagement
26:49de bien-être
26:49et d'inclusion
26:50pour ces personnes-là.
26:53La représentativité
26:54aussi des femmes,
26:56notamment dans la tech.
26:57Moi, tu vois,
26:58on parle de LinkedIn,
26:59je ne peux pas te dire,
27:00je pense que ça va vous choquer,
27:01je ne peux pas te dire
27:01le nombre de postes
27:02que j'ai vus
27:03de femmes
27:03qui ont dit
27:04je suis dans la tech,
27:06j'ai postulé
27:07dans une entreprise,
27:09j'ai eu l'entretien,
27:10du coup,
27:10je suis allée
27:11dans la page
27:13des employés
27:14pour voir un petit peu
27:14qui il y avait
27:15et comme j'ai vu
27:16qu'il y avait
27:1790% d'hommes,
27:18je ne suis pas allée
27:19à l'entretien.
27:21Voilà.
27:22Et ça,
27:22ça représente aussi
27:23les attentes
27:25des gens
27:26et les attentes
27:26aussi des jeunes,
27:27c'est de se dire
27:28je ne veux pas
27:29de ce monde du travail-là,
27:30ce n'est pas un monde du travail
27:31qui me va en fait.
27:32Donc de poser ces conditions,
27:34donc les entreprises
27:34se questionnent
27:35beaucoup dessus,
27:36pas toutes malheureusement
27:37parce que le jour
27:37on attendra
27:38la perfection dessus,
27:39ça sera super,
27:40mais se questionnent
27:41de plus en plus dessus
27:41parce qu'elles comprennent
27:42qu'elles n'ont plus le choix
27:43tout simplement
27:43parce qu'aujourd'hui
27:45l'enjeu c'est quoi ?
27:46C'est d'attirer
27:47des nouveaux talents
27:47et de fidéliser
27:48les talents déjà présents
27:49et les nouveaux talents
27:50je l'ai dit
27:50c'est les jeunes,
27:51c'est la jeune Z
27:52en 2030,
27:5230% du monde du travail.
27:54Donc voilà,
27:54c'est politique,
27:55diversité,
27:55inclusion,
27:56vrai bien-être au travail,
27:57équilibre,
27:57vie pro,
27:58vie perso,
27:59comment je peux mettre
27:59des outils en place
28:00pour que les gens
28:01déconnectent vraiment
28:02du travail
28:02et ne pas soient scotchés
28:03à leur mail
28:05et soient tentés aussi
28:06d'accéder à leur mail
28:07et du coup finissent
28:08en burn-out.
28:09Vraiment s'intéresser
28:11sincèrement à ça
28:11et pas faire juste
28:13des postes LinkedIn
28:14pour dire
28:14je suis une super entreprise
28:16dans la diversité
28:16et l'inclusion
28:17et faire tout le contraire
28:18derrière
28:18parce qu'on vous voit
28:19et ça sert à rien
28:20parce que derrière
28:21vous vous grillez,
28:22parce que les gens parlent
28:22et parce qu'il y a Indeed
28:23pour laisser des avis,
28:25parce qu'il y a Glassdoor
28:26pour laisser des avis
28:26et qu'aujourd'hui
28:27la plus grande peur
28:28d'une entreprise
28:29c'est sa réputation.
28:30Voilà,
28:30donc c'est peut-être
28:31pas pour les bonnes raisons
28:32aujourd'hui
28:32qu'il y a des entreprises
28:33qui vont s'engager
28:34mais c'est beaucoup
28:34pour la peur aussi
28:36de la réputation
28:36que cet engagement
28:38il est en marche
28:39et il va se faire.
28:41Justement,
28:42est-ce que cette génération
28:43quand effectivement
28:45elle pose ses critères
28:46elle a conscience en fait
28:48que c'est un mode d'engagement
28:50qu'elle s'engage
28:50parce qu'au final
28:51c'est très fort
28:52mais est-ce qu'il y a
28:52cette conscience-là
28:54de l'engagement
28:55derrière ça ?
28:57Oui,
28:58mais en fait
28:58l'engagement
28:59c'est renoncer
28:59pour moi
29:00et ils le savent
29:00ils le savent
29:01je discute avec eux
29:02sur LinkedIn
29:02ils commentent mes posts
29:03je fais des posts
29:04sur HNZ et tout
29:04ils le savent très bien
29:06qu'ils vont se fermer
29:06des portes
29:07de plein d'entreprises
29:08en parlant de diversité
29:10d'inclusion
29:10en posant juste des questions
29:11en entretien
29:12juste ces questions-là
29:14c'est quoi aujourd'hui
29:15votre quota de femmes
29:16votre quota de personnes
29:17en situation de handicap
29:18c'est des questions
29:19qui dérangent
29:19certaines entreprises
29:20c'est une réalité
29:22donc on va pas te rappeler
29:23si on voit
29:24que tu t'intéresses
29:24de trop près
29:25au dysfonctionnement systémique
29:26parce qu'il y en a
29:27pour qui ça convient
29:28très bien
29:29et qu'ils veulent
29:30rien changer
29:31mais ils sont ok
29:32et au contraire
29:33ils sont hyper dans la gratitude
29:34de pas être rappelés
29:35parce qu'ils ne veulent pas
29:36bosser pour ces gens-là
29:37aujourd'hui le turnover
29:38dans une entreprise moyen
29:39c'est deux ans et demi
29:41pour la GNZ
29:42c'est retiré à deux ans
29:43ça pareil
29:44c'est IFOP
29:44j'ai lu ça chez IFOP
29:45parce qu'ils sont
29:47ils ont pas peur
29:48en fait
29:48ils se disent
29:48c'est pas grave
29:49je trouverais autre chose
29:50il n'y a pas cette peur
29:51de l'insécurité
29:52qu'avaient les anciennes générations
29:53qui étaient prêtes
29:54à tout subir en fait
29:56c'est ça qui est hyper intéressant
29:57et pour continuer aussi
29:59sur LinkedIn
29:59et sur aussi
30:00les autres réseaux en général
30:02les jeunes sont
30:03sans pitié
30:04envers les influenceurs
30:05et les créateurs de contenu
30:07sur LinkedIn aussi
30:08mais c'est à dire
30:09qu'on va t'attaquer
30:11moi j'en ai déjà
30:12entre guillemets
30:13fait les frais gentiment
30:14mais les jeunes
30:15vont beaucoup venir te voir
30:16et te dire
30:16pourquoi tu parles pas
30:17de tel sujet d'actualité
30:18pourquoi tu parles pas
30:19assez d'écologie
30:20il s'est passé ça
30:21ils sont assez au courant
30:22quand même
30:23ils sont très
30:23surtout sur TikTok
30:24on apprend beaucoup de choses
30:25en réalité
30:26ça a mauvaise réputation
30:27moi j'apprends beaucoup
30:27sur TikTok
30:28oui j'ai vu une vidéo passer
30:30de brut ou quoi
30:31sur TikTok
30:32pourquoi t'en parles pas
30:33pourquoi au contraire
30:34tu parles de sujet
30:35comme ça et tout
30:35ils ont des attentes
30:37ils ont des attentes
30:38et si derrière
30:39les influenceurs
30:40les créateurs de contenu
30:41ne remplissent pas
30:42ces attentes
30:42la réputation
30:43c'est comme une entreprise
30:45ça dégringole
30:46les gens ils t'aiment
30:48voilà
30:49ils mettent du temps
30:50à t'aimer
30:50mais ils te détestent
30:51en deux secondes
30:52et c'est pour ça
30:53et c'est aussi un peu pareil
30:54encore une fois
30:54sur la réputation
30:55d'une entreprise
30:55d'où l'importance
30:58aussi de se former
30:59soi-même
31:00de s'intéresser soi-même
31:01de se sensibiliser soi-même
31:03pour pas gâcher aussi
31:04tous les efforts qu'on fait
31:05qu'on soit DRA
31:06chef d'entreprise
31:07pour bien faire
31:09et peut-être
31:10par une mauvaise communication
31:12de tout perdre
31:13en fait un peu bêtement
31:15parce que l'interprétation
31:16est très rapide aussi
31:17sur les réseaux sociaux
31:17il faut faire très attention
31:18à ça
31:19oui bien sûr
31:20et pour revenir aussi
31:21un peu sur la tech
31:24on a parlé tout à l'heure
31:25effectivement
31:26de la pétition
31:27notamment
31:28Héloïse
31:29qui l'a mentionné
31:31est-ce qu'au final
31:34cet engagement
31:35qui peut sembler
31:36très virtuel aussi
31:37sur les réseaux sociaux
31:38et c'est effectivement
31:39parce que
31:40là on parle des influenceurs
31:41mais
31:43tout ça
31:44ça reste très virtuel
31:45est-ce qu'au final
31:46cet engagement
31:46il arrive à se concrétiser
31:47vraiment
31:48sur le terrain
31:52Je t'en prie
31:53Oui
31:54carrément
31:54moi je vois
31:55dans les structures associatives
31:56qu'on accompagne
31:57ils n'ont pas vraiment
31:58de soucis
31:59à recruter des bénévoles
32:02le sujet
32:02c'est plutôt
32:03que les bénévoles
32:03vont venir
32:03et repartir
32:04et qu'il y a beaucoup
32:05de turnover aussi
32:07comme dans le monde du travail
32:07mais après
32:08les jeunes
32:09ont envie de s'engager
32:10de s'engager souvent
32:11proches de chez soi
32:13et sur des sujets
32:13qui les touchent
32:14ça peut être
32:14comme le disait Charlotte
32:15sur le sport
32:16par exemple
32:16ou d'autres sujets
32:18souvent c'est beaucoup lié
32:18au parcours de vie
32:20de chacun
32:20bien sûr
32:21et après je trouve aussi
32:23que les jeunes
32:24quand on leur donne
32:25un endroit
32:26où prendre la parole
32:27ils la prennent
32:28tout de suite
32:29typiquement
32:30on a vu
32:31plein de fois
32:32lors de diplomations
32:33de grandes écoles
32:34type ENS
32:35HEC
32:36Polytechnique
32:36des jeunes
32:37lors des discours
32:38parce qu'on leur dit
32:39c'est votre moment de gloire
32:40allez-y
32:41vous êtes diplômés
32:42prendre la parole
32:43et dire droit dans les yeux
32:44des dirigeants des écoles
32:45on n'est pas d'accord
32:46avec la politique de l'école
32:47on n'est pas d'accord
32:48avec ce qui est fait
32:49on n'est pas d'accord
32:50avec typiquement
32:51les entreprises
32:51vers lesquelles
32:52on devrait se tourner
32:53et on veut du changement
32:54et c'est des choses
32:55qu'on a vu
32:55déjà en 2018
32:57je me souviens
32:58d'un jeune
32:59de centrale Nantes
32:59qui avait fait un discours
33:00qui était vraiment
33:01assez incroyable
33:02il était très éloquent
33:03sur cette vision là
33:04justement
33:05de l'école
33:06dans laquelle il était
33:07et encore
33:07il y a quelques jours
33:08à Polytechnique
33:09bon c'était plus
33:10du militantisme
33:11mais il y a eu
33:11des prises de parole
33:12assez fortes
33:13et ce qui montre
33:14du coup
33:14qu'au delà
33:15des réseaux sociaux
33:16quand ils savent
33:16qu'ils ont une place
33:17et que c'est médiatisé
33:19et qu'on va les entendre
33:20et que les personnes
33:21qui ont du pouvoir
33:21peuvent les entendre
33:22ils osent
33:23et là je te rejoins
33:24complètement
33:25c'est vraiment
33:25une génération
33:26qui n'a pas du tout peur
33:26de dire ce qu'ils pensent
33:28et qui n'ont pas peur
33:29des représailles
33:29parce qu'ils sont
33:30assez confiants
33:31en fait
33:32de leur pouvoir
33:33et de leur point de vue
33:36et peut-être
33:37on arrive bientôt
33:39à la fin
33:39de notre conférence
33:41mais je voudrais aussi
33:42aborder la façon
33:43dont cette génération
33:45voit aussi l'avenir
33:46par exemple
33:47je ne sais pas
33:48Héloïse
33:49sur Paul
33:51par exemple
33:52est-ce que
33:53tu as réussi
33:54un peu
33:54à voir
33:55quelle était
33:55la vision
33:56de cette génération
33:57de l'avenir
33:57par rapport
33:58au sujet
33:59sur lesquels
34:00ils s'engageaient
34:02le plus
34:02notamment
34:02et est-ce que
34:04tu as pu voir
34:04plutôt un optimisme
34:06ou plutôt un pessimisme
34:08je ne pourrais pas
34:09vraiment le quantifier
34:09pour être tout à fait
34:10franche
34:10parce qu'il aurait fallu
34:12qu'on pose des questions
34:12justement sur
34:13la perception
34:14de l'avenir
34:15et peut-être que ça a été
34:16fait à ma gauche
34:17j'imagine
34:18en revanche
34:19si je dois vraiment
34:20prendre le prisme politique
34:21parce que c'est vraiment
34:22un peu ce qu'est Paul
34:24moi je trouve
34:25qu'il y a justement
34:26un peu
34:26une confiance
34:28dans l'avenir politique
34:30on l'a vu
34:30même avec les dernières élections
34:32le chiffre d'abstention
34:33il commence à diminuer
34:34en tout cas sur les jeunes
34:35uniquement
34:37il y a quand même
34:38un intérêt pour la politique
34:39une confiance
34:41envers l'avenir politique
34:42l'avenir de façon générale
34:44je ne sais pas
34:45notamment écologique
34:46il y a effectivement
34:47des problématiques
34:48qui se posent
34:48qui sont énormes
34:49c'est une génération
34:50qui a vécu la pandémie
34:52qui a vécu justement
34:53et qui vit
34:54le réchauffement climatique
34:55le dérèglement climatique
34:57et qui par exemple
34:58est peut-être née aussi
34:59avec la crise financière
35:00il y a beaucoup de choses
35:01qui forment cette génération
35:03sur la perception
35:04de l'avenir
35:04effectivement
35:05peut-être que je laisserai
35:06Charlotte
35:07alors en fait
35:08les jeunes ont confiance
35:10en leur avenir
35:11ce qui est marrant
35:12c'est que
35:13à l'inverse de leurs parents
35:14qui ont très peur pour eux
35:16les parents ont peur
35:17pour leurs enfants
35:17pour leurs petits-enfants
35:18les jeunes nous disent
35:19finalement
35:19d'une manière assez
35:21c'est pas naïf
35:23c'est vraiment
35:23non
35:23moi j'ai confiance
35:24parce que je sais
35:25qu'on va arriver
35:26à faire quelque chose
35:27et en fait
35:27je rejoins ce que tu disais
35:28sur la notion de confiance
35:29c'est vraiment important
35:31parce que
35:31les jeunes dans les enquêtes
35:32nous disent
35:33on n'est jamais pris au sérieux
35:35on nous infantilise
35:36alors qu'en fait
35:37on est plein de ressources
35:39on a une parole
35:40qui porte
35:41donc faites-nous confiance
35:42et à l'échelle des territoires
35:43c'est très important
35:44c'est-à-dire
35:45toutes les structures
35:45qui peuvent les accueillir
35:47faire porter leur voix
35:48il faut que les élus
35:49il faut que les gens
35:50fassent confiance
35:50concrètement aux jeunes
35:52pour ça
35:52parce que derrière
35:53ils en ont sous le pied
35:54quand je vous écoute
35:55c'est ce que j'entends
35:55et c'est aussi
35:56ce que nos enquêtes démontrent
35:57c'est qu'il y a un besoin
35:59d'être écouté
35:59d'être entendu
36:00de dire
36:00on est là
36:01on a des choses à dire
36:02soutenez-nous
36:03parce que vous allez voir
36:04on va changer les choses aussi
36:05on peut changer les choses
36:06donc oui
36:07la confiance en l'avenir
36:08en tout cas nous on la mesure
36:09et elle est plutôt là
36:11oui
36:11peut-être avant de finir aussi
36:13pour revenir sur le côté politique
36:16alors effectivement
36:17on a parlé de l'abstention
36:19avec l'arrivée du scrutin
36:21de l'année prochaine
36:22mais j'aimerais quand même
36:23souligner
36:24ce qui s'est passé
36:25il y a deux ans
36:26lors des législatives
36:27il y a eu
36:27on avait l'impression
36:28que c'était un peu
36:29un scrutin
36:29qui était un ovni
36:30parce que la législative
36:31c'est pas un scrutin
36:33qui d'habitude
36:34vraiment génère
36:35une mobilisation
36:36sur cet électorat jeune
36:38mais pourtant
36:39il y a eu
36:39une sorte de rebond
36:40en tout cas
36:41une forte mobilisation
36:42plus forte que d'habitude
36:44et quels enseignements
36:46on pourrait tirer
36:47de ce scrutin
36:48Charlotte
36:48peut-être
36:49pour le scrutin
36:51à venir notamment
36:53en fait
36:53ça veut dire
36:54que
36:54quand il y a
36:55quelque chose
36:56qui est susceptible
36:57de nous atteindre
36:58dans nos convictions
36:59dans justement
37:00ou être un frein
37:01à notre avenir
37:02tel qu'on le conçoit
37:03on se mobilise
37:06ça veut pas dire
37:06que ce sera systématiquement
37:08comme ça
37:08pour chaque élection
37:09les mécanismes
37:10sont pas les mêmes
37:11les contextes
37:12sont pas les mêmes
37:13mais ça montre bien
37:14qu'il y a
37:16chez ces jeunes
37:17quand même
37:17une certaine conscience
37:18de dire
37:19que le vote
37:20par le vote
37:20quand même
37:21il faut voter
37:22parce que c'est comme ça
37:23aussi que les choses
37:23vont changer
37:24donc je dirais
37:25qu'en tout cas
37:27il y a un engagement
37:29par le vote
37:30dans des moments
37:30un peu critiques
37:31politiques
37:31qui s'exercent toujours
37:34que ce soit
37:35chez la jeunesse
37:35ou d'autres
37:36mais il faut pas lâcher
37:38parce que
37:39parce que c'est fragile
37:40en tout cas
37:41et peut-être
37:42pour finir
37:43Héloïse
37:43sur cette période
37:45électorale précise
37:46qu'est-ce que
37:47quels enseignements
37:48vous avez
37:49en tout cas
37:50observé
37:50sur l'application
37:53on a observé
37:54un pic énorme
37:55sur les personnes
37:57qui s'intéressaient
37:57à la politique
37:58mais en fait
37:59ça veut dire aussi
38:00que les personnes
38:01souhaitaient comprendre
38:02ce qui se passait
38:04comprendre
38:04en fait
38:05que les autres
38:06ce qu'ils voyaient
38:07sur TikTok
38:07ou sur Instagram
38:08on en a parlé
38:09mais en fait
38:10confronter
38:10tous les avis
38:11qu'ils voyaient
38:11pour éviter
38:12les bulles de fil
38:12dans lesquelles
38:13ils étaient
38:13en tout cas
38:14nous c'est ce qu'on a
38:14perçu sur l'application
38:15et notamment
38:16dans les commentaires
38:17qu'on a reçus
38:17mais si je dois revenir
38:19effectivement
38:20sur ce qui vient
38:20juste d'être dit
38:23je pense que
38:23effectivement
38:24c'était ce que tu disais
38:25un ovni
38:26peut-être
38:27les élections précédentes
38:28il ne faut pas
38:29prendre ça pour acquis
38:30à voir ce que ça donne
38:31mais ce qui est important
38:32c'est de se dire
38:33que là
38:34pour la première fois
38:34ils savaient
38:35que ça allait changer
38:35quelque chose
38:36donc c'était très tangible
38:37en fait
38:37le changement
38:38et ça rejoint
38:39ce que tu disais
38:39aussi Héloïse
38:40sur l'engagement
38:42dans ce qui nous concerne
38:43pour faire changer les choses
38:44et je pense que c'était
38:45un peu ce qui s'est passé
38:47aussi dans les élections
38:48précédentes
38:49très bien
38:49bah écoutez
38:50je sais pas si vous voulez
38:51peut-être ajouter quelque chose
38:52avant de terminer
38:54bah je pense que
38:56ce qu'on dit toutes
38:57c'est que globalement
38:58les jeunes s'expriment
38:59il faut juste les écouter
39:00et j'ai l'impression
39:01que c'est ça la vraie question
39:03finalement
39:04très bien
39:05bah écoutez
39:05on va terminer là-dessus
39:07merci beaucoup
39:08de nous avoir écoutés
39:10en tout cas
39:15alors avant de vous quitter
39:17peut-être juste
39:18quelques remerciements
39:18déjà Inès Ruiz
39:20qui nous a aidé
39:20qui a organisé
39:22toute cette conférence
39:25et je me permets aussi
39:27de citer
39:27une association
39:28qui s'appelle
39:295ème Roux
39:29qui devait être présente
39:31ici ce soir
39:32mais qui n'a pas pu
39:33c'est une association
39:34dont je vous invite
39:35à aller regarder le travail
39:36et qui m'a d'ailleurs
39:37un peu aidé
39:38notamment pour faire
39:39rédiger cette introduction
39:40et modérer cette conférence
39:42c'est une association
39:43qui il y a un an
39:45a fait un tour de France
39:46à travers des villages
39:47des communes
39:48etc.
39:48pour aller justement
39:49rencontrer des jeunes
39:51et voir
39:52quelles sont
39:53leurs nouvelles formes
39:53d'engagement
39:54ils ont fait plus de 500
39:55ils ont rencontré
39:56plus de 500 jeunes
39:57sans atelier
39:58ils ont fait plus de 100 atelier
39:59donc voilà
40:00je vous invite à aller
40:01découvrir leur travail
40:02c'est 5ème Roux
40:02n'hésitez pas
40:04et puis merci beaucoup
40:05pour votre écoute
40:06merci à vous
40:08merci à vous
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