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  • il y a 6 semaines
Lundi 16 février, François Sorel a reçu José Ammendola, directeur de La Maison de l'IA, Mathieu Merian, président et fondateur de Somanity, Mohamed Taghouti, président de Deep IoTech, Laurent Choukroun, président et cofondateur d'Oréus, Laurent Escarrat, CEO et fondateur d'Orus, Florian Barbaro, fondateur d'UncovAI, Edgar Lemaire, fondateur et président de Durance AI, et Christophe Biondi, directeur général de SafeMap, dans l'émission Tech & Co, la quotidienne sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au jeudi et réécoutez la en podcast.

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Transcription
00:00:06BFM Business et Tech & Co présente Tech & Co, la quotidienne, François Sorel.
00:00:13Bonsoir à tous, merci d'être là, bienvenue sur BFM Business et bienvenue dans Tech & Co, la quotidienne.
00:00:17Je suis très heureux de vous retrouver et on débute la semaine avec une émission spéciale World & Ican Festival.
00:00:23Nous sommes ici sur la Côte d'Azur et pendant une heure et demie, on va vous proposer la crème
00:00:27de la crème dans le nom de la tech.
00:00:29On va parler IA bien sûr, robotique, deux start-up dédiées à la santé avec une qui a inventé un
00:00:35exosquelette assez impressionnant et puis on évoquera aussi les deepfakes.
00:00:39Vous savez qu'aujourd'hui c'est un vrai fléau, ces vidéos générées par l'intelligence artificielle et bien il
00:00:44y a une start-up ici qui a développé et bien on va dire un algorithme qui détecte ces fausses
00:00:49vidéos.
00:00:50On la découvrira tout à l'heure. Voilà, merci d'être là, bienvenue Tech & Co, la quotidienne depuis Cannes
00:00:55ce soir.
00:01:01Pour débuter ce deuxième Tech & Co, la quotidienne depuis le World & Ican Festival, on va s'intéresser justement
00:01:09à la région PACA avec des initiatives très intéressantes
00:01:13et des start-up qui sont de la région avec la maison de l'IA. Et on en parle avec
00:01:18José Amandola qui est là. Bonjour José.
00:01:20Vous êtes le directeur de la maison de l'IA et vous êtes venu avec deux start-up dont vous
00:01:25collaborez, avec qui vous collaborez.
00:01:28Mathieu Merian est avec nous, président et fondateur de Somanity. Bonjour Mathieu. Bonjour.
00:01:32Et Mohamed Tagouti. Bonjour.
00:01:34Vous êtes président de Deep Iotech. On va découvrir vos start-up dans un instant, mais je vais donner la
00:01:40parole tout de suite à José parce que la maison de l'IA est ici,
00:01:45enfin quelques kilomètres d'ici à côté de Sofia Antipolis. Est-ce que vous pouvez nous expliquer le concept de
00:01:50cette maison de l'IA qui est déjà présente ici à Cannes ?
00:01:54Oui, effectivement, la maison de l'IA est une initiative unique en France et en Europe. Elle a été créée
00:01:59par le département des Alpes-Maritimes et notamment par son président,
00:02:01Charles Anginesi. L'objectif, c'est de sensibiliser aux enjeux de l'intelligence artificielle. On a plus de 30 démonstrateurs
00:02:08qui sont disponibles au sein de notre maison de l'IA
00:02:11à Sofia Antipolis. Quoi de mieux que la première technopole d'Europe pour accueillir à la fois des start-up
00:02:16et pour surtout montrer les enjeux, les risques, la transformation que permet cette révolution technologique
00:02:22qui est l'intelligence artificielle. Donc depuis maintenant plus de 5 ans, la maison de l'IA existe. Elle crée
00:02:28énormément d'événements et elle organise avec le département des Alpes-Maritimes
00:02:33un pavillon Alpes-Maritimes Terre d'IA où on accueille aujourd'hui 28 start-up, les meilleures start-up du
00:02:39territoire qui ont répondu à un appel à manifestation d'intérêt
00:02:42pour présenter leurs solutions aux différents visiteurs du salon.
00:02:46Alors ce qui est intéressant, c'est que vous êtes là aussi pour sensibiliser la population à l'IA. Je
00:02:51crois que les collégiens, les étudiants peuvent venir
00:02:53pour mieux comprendre en fait ce tsunami technologique qui arrive et que certains n'arrivent pas à envisager encore un
00:03:02peu.
00:03:03Effectivement, on a démarré en sensibilisant les collégiens, en sensibilisant également le grand public et de plus en plus les
00:03:09professionnels.
00:03:10L'objectif, c'est de faire en sorte qu'on élève le niveau de maturité de cette révolution technologique et
00:03:15de cette compréhension d'intelligence artificielle.
00:03:17En 5 ans, la maison de l'IA a sensibilisé plus de 115 000 personnes. C'est dire tout l
00:03:23'enjeu et tout l'engouement que génère cette nouvelle technologie.
00:03:26Alors vous êtes au cœur de Sofia Antipolis. Est-ce que Sofia Antipolis vit au rythme de l'IA aujourd
00:03:32'hui ? Est-ce que ça représente une partie importante des travaux qui sont menés à Sofia ?
00:03:37Effectivement, Sofia Antipolis conjugue toutes les forces. Des centres de recherche, des entreprises qui s'y installent, des start-up,
00:03:45des grands groupes.
00:03:45Mais également une forte vitalité avec la communauté d'agglomération de Sofia Antipolis.
00:03:50Je crois que le slogan de Sofia Antipolis, c'est « Tech for Humanity ».
00:03:53Et ici, sur le salon, le World AI Cannes Festival, on essaye de démontrer que l'IA peut être frugale,
00:03:59responsable et éthique.
00:04:00Très bien. Combien de start-up ? Vous collaborez avec combien de start-up aujourd'hui ?
00:04:05Aujourd'hui, on a à peu près une centaine de start-up avec qui on collabore, avec qui on échange
00:04:11et avec qui on essaye de faire en sorte de les faire matcher avec tout un écosystème qui est extrêmement
00:04:16fertile.
00:04:16Cette fertilisation croisée qui a été conçue par les fondateurs de Sofia Antipolis, je crois qu'aujourd'hui, elle s
00:04:21'exécute réellement avec les start-up qui sont ici présentes.
00:04:23Et c'est forcément des start-up de la région ou vous pouvez aller piocher des start-up qui vous
00:04:27intéressent, qui sont un petit peu plus loin ?
00:04:29Alors, principalement, ce sont des start-up qui sont de la région. L'objectif, c'est de aussi valoriser l
00:04:34'écosystème local.
00:04:35Pour autant, on travaille également avec des start-up à la fois du territoire national, mais également avec des entreprises
00:04:41étrangères.
00:04:42Et alors, comment vous les aidez, ces start-up ? Ou comment vous échangez, en fait ? Comment ça se
00:04:46passe ?
00:04:47On crée un certain nombre d'animations, d'événements. Donc, on a les E-Adates qui s'organisent une fois
00:04:52par mois pour venir discuter d'une thématique.
00:04:55On a aussi des E-Afterworks qui s'organisent notamment sur Sofia Antipolis pour essayer justement de mettre en relation
00:05:01ces entreprises
00:05:02et surtout de mettre en relation les offres qu'elles délivrent avec les besoins du territoire.
00:05:07Et on le voit bien aujourd'hui, on a une verticale qui est très importante, c'est la question de
00:05:11la public tech.
00:05:12Et donc, on voit bien que les collectivités, les administrations sont de plus en plus en train de se digitaliser
00:05:18et d'intégrer l'IA.
00:05:19Et c'est ce que l'on fait également sur Sofia Antipolis avec le SIGTIAM, qui est le premier opérateur
00:05:23public de services numériques en France.
00:05:25On parle beaucoup de robots ici. C'était déjà le cas au CES de Las Vegas et même à VivaTech.
00:05:31Est-ce que c'est un sujet qui vous intéresse ? Est-ce qu'il y a un écosystème de
00:05:35robotique ici à Sofia ou dans la région ?
00:05:38Oui, il y a un bel écosystème. Et puis, on va parler tout à l'heure avec la start-up
00:05:42Somanity.
00:05:43Oui, bien sûr, avec Somanity.
00:05:44Mais effectivement. Alors après, il est vrai qu'on raisonne toujours, on se dit IA égale robot. Ce n'est
00:05:49pas tout à fait le cas.
00:05:50Non, pas tout à fait. C'est un chapitre en fait.
00:05:52Exactement. C'est une des composantes. Mais pour autant, il y a effectivement un écosystème robotique qui est très important
00:05:57et très développé au niveau de Sofia Antipolis et du territoire des Alpes-Maritimes.
00:06:02Qu'est-ce qui manque à votre avis ? Alors, vous êtes là pour sensibiliser justement les gens. Mais est
00:06:08-ce qu'on va assez loin à votre avis, même dans les écoles, pour sensibiliser les jeunes, peut-être même
00:06:15au plus jeune âge, sur les conséquences et non pas les dangers de l'IA, mais en tous les cas,
00:06:19comprendre ce que c'est et éviter les pièges ?
00:06:22Est-ce qu'on va assez loin à votre avis aujourd'hui ?
00:06:25Je pense qu'il faut aller encore plus loin, naturellement. Et c'est pour cette raison que nous, au niveau
00:06:29de la maison de l'IA, on essaye de dupliquer ce modèle un petit peu ailleurs sur le territoire.
00:06:34L'année dernière, la ministre Clara Chappaz était venue nous rencontrer pour découvrir ce que l'on faisait. Effectivement, elle
00:06:38s'était dit très intéressée à pouvoir dupliquer le modèle ailleurs.
00:06:41Après, on voit bien que depuis cinq ans, on a sensibilisé. On arrive ici sur le territoire à un autre
00:06:48modèle qui consiste à dire, pardon, ça y est, on a sensibilisé.
00:06:52Mais maintenant, qu'est-ce qu'on fait pour passer le cap et pour commencer à transformer avec de l
00:06:55'IA ? Et c'est pour cette raison que la maison de l'IA est en train d'accompagner des
00:06:59administrations publiques ou des services de l'État pour mettre en place des premiers cas d'usage, des ateliers de
00:07:04design thinking pour identifier les leviers, les solutions et les cas d'usage.
00:07:08Alors, José, vous restez avec nous parce qu'on va continuer à échanger sur la maison de l'IA.
00:07:12Merci.
00:07:12On va découvrir aussi deux startups avec qui vous collaborez. On va commencer avec Somanity et Mathieu Merian.
00:07:19Justement, on évoquait la robotique. Vous, vous êtes dedans puisque vous bossez sur des exosquelettes chez Somanity. Est-ce que
00:07:27vous pouvez nous présenter ce que vous faites ?
00:07:29Exactement. Nous, on travaille sur toute la thématique exosquelette avec Somanity, que ce soit de la thématique exosquelette industriel ou
00:07:37même exosquelette médicale,
00:07:38qui est notre premier métier. Moi, à la base, j'ai lancé ce projet-là pour un ami à moi
00:07:42qui a atteint une sclérose en plaques, qui ne pouvait plus remarcher.
00:07:45Je lui avais fait une promesse il y a cinq ans, c'était de le faire remarcher un jour. C
00:07:48'est ce qu'on a fait la semaine dernière avec le nouvel exosquelette Mark V qu'on présente aujourd'hui
00:07:52au salon.
00:07:53Et cet exosquelette, il sera à destination de toutes les personnes qui sont atteintes de handicap moteur et qui pourront,
00:07:59avec ces dispositifs, retrouver leur autonomie.
00:08:01On ne se rend pas compte de la complexité que ça représente de développer un exosquelette.
00:08:08C'est compliqué. On a la chance de, de temps en temps, de discuter avec Jean-Louis Constanza, que vous
00:08:13devez connaître, de Wondercraft,
00:08:14qui nous explique les défis techniques, technologiques, logiciels même, que ça représente.
00:08:24Vous n'avez pas envie parfois de baisser les bras ? Ça va ?
00:08:27On se bat pour une super cause, donc c'est ce qui nous maintient.
00:08:32C'est vrai que dans l'exosquelette aujourd'hui, tout est compliqué.
00:08:35La technologie, la validation médicale, la manière dont on va adresser les clients,
00:08:40parce que chaque client et chaque patient pour nous a un handicap propre.
00:08:45Même dans certaines pathologies, on a des handicaps variables en fonction d'une même pathologie.
00:08:51Et c'est là qu'intervient aussi l'IA chez Somanity, dans l'adaptabilité de ces exosquelettes,
00:08:56à pouvoir comprendre le patient et à s'adapter en fonction de la pathologie de ce patient.
00:09:00Justement, par rapport à Wondercraft, comment vous vous situez ?
00:09:03Vous êtes sur le même type d'exosquelette ?
00:09:06Nous, aujourd'hui, on cherche à faire baisser ces prix-là d'exosquelette.
00:09:11On essaie de ne pas se comparer à Wondercraft ou à d'autres.
00:09:14On essaie surtout de dire que le principal, c'est d'adresser les patients.
00:09:18Moi, j'ai fait une promesse à un ami il y a 5 ans.
00:09:20Aujourd'hui, elle est tenue.
00:09:21Maintenant, le but, c'est de faire marcher tous les autres.
00:09:23100 ou 200 000 euros pour un exosquelette, c'est très, très cher.
00:09:27Ce n'est pas accessible à tout le monde.
00:09:28Et c'est pour ça que nous, on a décidé de le mettre à moins de 10 000 euros,
00:09:31pour le rendre vraiment accessible à tous
00:09:33et que tout le monde puisse, un jour, retrouver ce droit qui est marché.
00:09:36Et alors, est-ce que votre ami, alors je ne veux pas rentrer dans votre vie privée,
00:09:40mais est-ce que votre ami arrive à repris de l'autonomie ?
00:09:44Parce qu'on sait qu'en plus, la sclérose en plaques, c'est une maladie qui est terrible,
00:09:48qui évolue malheureusement et pas dans le bon sens.
00:09:52Vous avez réussi votre pari ?
00:09:53J'ai réussi mon pari.
00:09:55Enfin, on a réussi notre pari parce que je ne suis pas tout seul à monter ses exosquelettes.
00:09:58On a une super équipe.
00:10:00Et aujourd'hui, il a retrouvé de l'autonomie, il a pu se verticaliser.
00:10:03Donc, ça va agir derrière sur d'autres aspects de sa pathologie,
00:10:08sur la revascularisation de son système sanguin
00:10:10et sur plein d'autres choses qui vont faire que la vie va être un peu de mieux en mieux.
00:10:15Sur l'évolutivité de la sclérose en plaques, l'exosquelette va s'adapter
00:10:19puisque l'intelligence artificielle qu'il y a dedans
00:10:20est capée justement pour comprendre l'évolutivité de cette maladie
00:10:24et s'adapter au jour le jour en fonction de l'évolution de cette pathologie.
00:10:27C'est-à-dire, oui, de la faiblesse musculaire.
00:10:29C'est-à-dire qu'elle va venir compenser lorsqu'il y a une faiblesse musculaire, c'est ça ?
00:10:33Ou même remplacer totalement une jambe, par exemple, en cas d'hémiplégie ou de paraplégie.
00:10:39Où est-ce que vous en êtes aujourd'hui ?
00:10:40Parce que vous avez donc créé cet exosquelette pour votre ami.
00:10:43L'idée, c'est de passer à l'échelle, comme on dit, et de pouvoir fournir.
00:10:48C'est là où, souvent, c'est le plus compliqué.
00:10:50Où en êtes-vous ?
00:10:51Alors aujourd'hui, au niveau de l'industrialisation,
00:10:53on avait déjà pensé un peu cette étape avant
00:10:57puisqu'on a une industrialisation qui peut se faire en France, dans le sud de la France.
00:11:01On a le département qui nous a déjà soutenus avec la MIA
00:11:04sur l'achat d'un démonstrateur exosquelette.
00:11:07Je pense qu'ils nous soutiendront aussi sur le fait de monter une usine ici.
00:11:10Là, notre challenge aujourd'hui, c'est surtout la validation médicale de ce dispositif.
00:11:14Oui, puisqu'il faut la certification.
00:11:15Exactement.
00:11:16C'est ça.
00:11:17Donc aujourd'hui, déjà, on a prouvé que ça a marché.
00:11:18C'est compliqué. C'est long.
00:11:19C'est long.
00:11:20Déjà, on a prouvé que ça a marché.
00:11:21On va pouvoir commencer à distribuer cet exosquelette
00:11:24sur des pathologies plus légères et sur un assistant à la marche
00:11:26pour derrière aller couvrir des pathologies plus lourdes
00:11:29avec une certification médicale qui sera, elle aussi, beaucoup plus poussée.
00:11:33Parce que finalement, le potentiel...
00:11:37Il faut parler de business aussi.
00:11:38Parce que, mine de rien, voilà, il y a de l'argent et il faut qu'il y ait un
00:11:44business derrière.
00:11:45Il y a un business modèle derrière tout ça.
00:11:46Alors, il y a un business modèle dans tout ça.
00:11:48Si on se permet de le vendre à moins de 10 000 euros, c'est qu'on est quand même
00:11:51rentable
00:11:51puisqu'en tant qu'entreprise...
00:11:53Oui, vous n'allez pas vendre à perdre.
00:11:53Autrement, ça n'a aucun sens.
00:11:54On ne va pas vendre à perdre.
00:11:56Mais comment arrivez-vous à tomber le prix de toute cette technologie à moins de 10 000 euros ?
00:12:02Alors déjà, en termes de R&D, on a beaucoup moins à amortir en termes de R&D que nos
00:12:05concurrents.
00:12:07On a dû, je pense, faire notre recherche et développement avec un 2 centièmes de ce qu'ils ont levé
00:12:12en termes de fonds.
00:12:14On est en autofinancement depuis le début avec la vente d'exosquelettes industrielles.
00:12:18On n'a jamais levé de fonds.
00:12:20Et ça, ça nous permet de garder notre autonomie.
00:12:22Et le fait d'avoir cette « pauvreté » de ne pas avoir levé de fonds,
00:12:26ça nous a obligés quand même à faire des choix réfléchis et intelligents sur la frugalité des solutions.
00:12:32J'osais en parler tout à l'heure, l'IA frugal, c'est aussi des exosquelettes frugaux.
00:12:36Et de dire que le premier but, c'est l'accessibilité, donc c'est d'avoir des prix réduits.
00:12:41C'est compliqué à utiliser, en fait ?
00:12:43Parce qu'on se dit, tiens, on va mettre un exosquelette et on va marcher.
00:12:46Non, c'est plus compliqué que ça.
00:12:49Tout dépend de la pathologie.
00:12:50Aujourd'hui, on arrive à avoir un algorithme qui permet de piloter l'exosquelette sans joystick ou sans contrôleur.
00:12:56D'accord.
00:12:57Et donc, en fait, c'est comme marcher.
00:12:59On l'a testé, par exemple, sur mon grand-père et il a pu abandonner ses béquilles pour pouvoir marcher
00:13:05tranquillement avec l'exosquelette, se verticaliser.
00:13:08Et c'était la belle démonstration.
00:13:09C'est quelqu'un qui a 85 ans et qui a marché tout de suite avec l'exosquelette et qui
00:13:13a compris tout de suite comment ça fonctionnait.
00:13:15Pour certaines pathologies, bien sûr, on a des besoins d'apprentissage parce qu'il faut réapprendre souvent à se verticaliser,
00:13:21à tenir l'équilibre, à marcher.
00:13:23Mais voilà, on essaie d'avoir des différentes phases d'accompagnement en fonction des différentes pathologies.
00:13:28Et comment ça marche, en fait ? Est-ce qu'à partir du moment où je chausse cet exosquelette et
00:13:33que je commence à marcher, il va détecter que je marche ?
00:13:35Il va m'accompagner ou est-ce qu'il y a des boutons qui nous permettent de forcer la machine
00:13:41à faire une action ?
00:13:43Alors, pareil, c'est assez adaptatif.
00:13:44Par exemple, en cas des miplégies, avec un seul côté paralysé, on a une jambe qui est saine, qui marche,
00:13:49sur laquelle on peut capter l'information et la répliquer sur l'autre jambe.
00:13:52Sur des personnes âgées, on vient augmenter la personne âgée, donc elle s'est déjà marché.
00:13:56Pour des personnes paraplégiques, on a d'autres modules de contrôle avec soit le module des yeux, soit les lèvres,
00:14:01soit même un joystick en fonction de la paralysie de la personne.
00:14:05L'idée, ça reste aussi du sur-mesure par rapport au handicap.
00:14:08Et c'est ce que nous permet une partie de la fabrication de l'exosquelette qui est faite un peu
00:14:12en impression 3D, d'avoir vraiment cette personnalisation en plus de l'IA pour le handicap et pour la personne.
00:14:18José, petite question. Tout à l'heure, Mathieu parlait d'usines. On peut industrialiser ici dans la région ? Ce
00:14:27n'est pas compliqué quand même ?
00:14:28Non, le territoire est extrêmement fertile. Il reste encore effectivement de la place.
00:14:32L'objectif, c'est de faire en sorte que le territoire amène effectivement des investisseurs, des jeunes startups comme celle
00:14:38de Mathieu pour pouvoir développer.
00:14:39C'est quand même un enjeu très inédit, très innovant de pouvoir équiper, de pouvoir travailler sur la health tech.
00:14:47Et pour nous, c'est extrêmement important de faire en sorte qu'ici, dans les Alpes-Marissimes, on puisse avoir
00:14:52ces pépites qui se développent et qui arrivent à avoir un impact sur le territoire.
00:14:57Mathieu, parce qu'effectivement, il y a de l'impression 3D, mais il y a beaucoup de pièces que vous
00:15:02faites venir de quelque part.
00:15:04Peut-être de la Chine, je ne sais pas. Enfin, voilà. Ce n'est pas compliqué aussi toute cette chaîne
00:15:09d'approvisionnement ?
00:15:12On essaie d'avoir 50% européens, 50% chinois. Bien sûr, sur la partie asiatique, on a des prix
00:15:19qui défient toute concurrence au niveau de certains composants.
00:15:21Après, l'idée, c'est de faire ça intelligemment et d'avoir plusieurs fournisseurs. On est des assembleurs technologiques à
00:15:27la base.
00:15:27C'est ce qui nous a permis de réduire le prix de l'exosquelette. Donc, on se base sur des
00:15:30technologies du titane, du carbone qui existent déjà, qu'on va assembler et derrière qu'on va réadapter.
00:15:37Donc, ça nous permet quand même d'avoir une agilité sur la façon dont on fabrique les exosquelettes, qui est
00:15:41quand même assez remarquable par rapport à d'autres fabricants.
00:15:44Là, la prochaine étape, vous visez la certification quand ? Elle devra arriver quand, cette certification ?
00:15:48Alors, on espère déjà pouvoir faire une première mise sur le marché avec des assistants à la marche d'ici
00:15:53la fin d'année.
00:15:54Et on espère obtenir la validation médicale classe de Jacques et l'équivalent de tous les exosquelettes médicaux pour la
00:15:59rééducation et pour les personnes paraplégiques d'ici un an et demi, deux ans.
00:16:03Très bien. Vous restez avec nous.
00:16:06Merci beaucoup.
00:16:07On va poursuivre avec une autre startup qui collabore avec la maison de l'IA. Il s'agit de Deep
00:16:12Biotech avec Mohamed Tagouti qui est avec nous.
00:16:14Bonsoir Mohamed. Merci d'être là.
00:16:16Bonjour.
00:16:17Est-ce que vous pouvez nous expliquer ce que vous faites ? Je crois que vous, c'est de la
00:16:20reconnaissance d'images avec l'IA dans le domaine médical, c'est ça ?
00:16:24Exactement. Pas que ça. D'abord, merci beaucoup pour cette opportunité. Merci à la maison d'intelligence artificielle et département
00:16:32des Alpes-Maritimes pour cette opportunité de visibilité sur YCF.
00:16:35En fait, nous, Deep Biotech, on a parti d'un simple constat que chaque jour, plus de 5 millions de
00:16:41mesures de paramètres vitaux sont réalisées chaque jour.
00:16:43On parle de mesures de température corporelles, taux de glycémie, pression artérielle et quasiment la totalité est traitée et saisie
00:16:50manuellement.
00:16:51C'est-à-dire, je prends la pression d'un patient, là on est dans le domaine médical, on est
00:16:58dans les hôpitaux, dans les cliniques, on est d'accord ?
00:17:00On est et dans les hôpitaux et les cliniques et dans les maisons. Parce que souvent, les 20 millions de
00:17:06Français aujourd'hui qui ont des maladies chroniques ont l'obligation de suivre d'une manière régulière l'évolution de
00:17:11leur santé, surtout s'ils ont un traitement médical à suivre.
00:17:14Ou alors une infirmière qui vient chez eux à domicile. Exactement, elle est dans une infirmière. Donc nous, principalement, on
00:17:19traque les données qui sont hors du champ du CHU ou de clinique.
00:17:24Parce que souvent, c'est ça les plus importants et souvent le cas de le patient est critique. En fait,
00:17:30l'idée est simple. Aujourd'hui, on voit bien la vague de l'évolution qui migre vers connecter les équipements
00:17:36principalement par Bluetooth ou par Wi-Fi.
00:17:40Nous, on avait une autre vision. Aujourd'hui, elle est en train de changer les règles du jeu. Et notre
00:17:45intelligence visuelle, à partir d'une simple photo de l'écran, on peut identifier le type de dispositif, extraire les
00:17:52données dedans pour par la suite pouvoir générer un rapport horodaté, traçable et surtout avec une petite photo en annexe.
00:17:59En fait, moi, mon associé est médecin. Donc il reçoit plusieurs de ses patients. Ils ont trouvé l'alternative d
00:18:05'envoyer des photos brutes comme un moyen simple pour archivage ou pour faire l'automesure.
00:18:11Parfois, elle n'a pas la possibilité de vérifier le bon timing de prise d'image. Il y a du
00:18:17temps aussi de traitement, de nettoyer ce flux de données.
00:18:20Et notre application aujourd'hui, Eternity Healthcare Assistant, l'utilisateur ne change pas d'habitude. C'est une alternative très
00:18:26simple.
00:18:26Donc si on demande à un senior aujourd'hui de connecter un équipement par Bluetooth ou Wi-Fi, c'est
00:18:31un peu compliqué.
00:18:32Par contre, si comme il a son tensiomètre, glycomètre qu'il utilise depuis des années, on lui demande de prendre
00:18:38deux, trois photos d'une manière très simple.
00:18:42Le jour où il voit son médecin, il n'a que généré son rapport. Il a un petit rapport PDF
00:18:47qui est interpellable avec MonEspace Santé.
00:18:51Et le médecin peut trouver un rapport structuré, standard et surtout complet.
00:18:55Là, on donne une seconde vie à des millions de dispositifs, surtout existants sur le marché, qui sont subventionnés déjà
00:19:02par la Sécu et les mutuelles et les assurances.
00:19:04Donc nous, notre solution rend tout le parc existant des dispositifs existants sur le territoire français, européen, immédiatement compatible avec
00:19:13la santé de futur, sans le moindre changement.
00:19:15Ça, c'est très important parce qu'aujourd'hui, on voit bien que malheureusement, le marché européen n'est pas
00:19:20sur la course en termes dispositifs connectés.
00:19:23Comme a dit Mathieu aujourd'hui, les certifications sont coûteuses et nécessitent beaucoup de temps.
00:19:28Il y a beaucoup d'efforts qui étaient déjà fournis par les fournisseurs qui fabriquent des équipements très fiables et
00:19:34robustes.
00:19:34Et nous, via notre application, on va les rendre immédiatement compatibles avec la santé de futur, sans le moindre coût.
00:19:40Et notamment, argumenter et augmenter la souveraineté.
00:19:46Parce que nous, par exemple, en termes de confidentialité, tout le monde aujourd'hui parle du lien, mais ne parle
00:19:51pas trop de la confidentialité des datas.
00:19:54Notre application, par défaut, enregistre toutes les données en local sur le smartphone.
00:19:57Donc, on n'est pas une IA énergivore.
00:20:00Donc, on exploite les smartphones qui sont en train d'évoluer avec une vitesse, avec des performances assez élevées.
00:20:06Donc, l'IA traîne en local toutes les données.
00:20:09Et le patient, lorsqu'il génère son rapport, on privilège les canaux principaux de l'État, notamment mon espace santé,
00:20:16qui est l'infrastructure la plus sécurisée, la plus confidentielle pour le transfert des données de santé.
00:20:22Mohamed, est-ce qu'il n'y a pas quand même des risques d'erreur ?
00:20:24Parce que, prendre des photos comme ça, de résultats, voilà, je suis personne âgé, ça peut être une photo floue,
00:20:30mal exposée, avec de la lumière, etc.
00:20:33Est-ce qu'il n'y a pas un taux d'erreur assez important qui pourrait biaiser, en fait, les
00:20:37résultats et les diagnostics ?
00:20:41C'est une bonne question.
00:20:42Aujourd'hui, les taux d'erreur par les relevés manuels sont à peu près 15%.
00:20:47Si on parle de 5 millions de mesures chaque jour, donc on parle quand même de quelques milliers de mesures
00:20:52mains surites.
00:20:54Les patients, souvent, ont du mal de noter ça sur leur carnier.
00:20:57Par contre, notre solution, d'abord, c'est de l'IA, c'est la reconnaissance automatique des caractérés.
00:21:03En plus, on demande le consentement de l'utilisateur pour confirmer les bonnes mesures.
00:21:07En plus de ça, le médecin, s'il a le moindre doute, toujours, il peut trouver les photos prises en
00:21:13annexe du rapport.
00:21:14Comme ça, s'il sent qu'il y a une mesure avec une erreur, il peut trouver toujours la bonne
00:21:20photo pour vérifier.
00:21:21Donc, on est aujourd'hui la seule solution qui permet un double check.
00:21:26Et juste pour l'anecdote, tout à l'heure, on a parlé des radars.
00:21:29Donc, aujourd'hui, notre modèle, il y a ses propres à nous.
00:21:33Et on a parti d'un modèle qui est traîné sur les matricules des plaques de voiture.
00:21:37Donc, nous, jamais on n'a raté à la menthe.
00:21:40Donc, nous, notre modèle, exactement, pour le moment, on est à une performance très proche de, disons, 99%.
00:21:46Mais toujours, on est en train d'évoluer.
00:21:48Et pour cette raison, qu'on veut bien dupliquer la solution prochainement,
00:21:52pour notamment entraîner de plus en plus le modèle, il sera plus fiable.
00:21:55Et jusqu'où va votre IA, Mohamed ?
00:21:58Si, par exemple, je prends des photos avec...
00:22:01Je ne sais pas, la photo est de mauvaise qualité, et que les résultats sont incohérents,
00:22:06est-ce que l'IA va détecter elle-même que les résultats ne sont pas possibles,
00:22:10et qu'il faut refaire des photos ?
00:22:12Ou est-ce que, finalement, à partir du moment où j'ai fait des photos,
00:22:15et voilà, c'est le médecin qui va redemander un double check ?
00:22:18Je ne sais pas si je me suis bien fait comprendre.
00:22:20Oui, oui, c'est une très bonne question.
00:22:21Nous, dans cette partie, on travaille sur l'IA éthique.
00:22:25Donc, on a deux sources d'erreurs.
00:22:27Soit une erreur, comme vous avez bien dit, un écran flot, réflexion de lumière.
00:22:30Là, notre modèle commence à déjà vérifier les mesures dans des conditions extrêmes.
00:22:35En plus de ça, il y a une remarque très importante.
00:22:37Aujourd'hui, on voit beaucoup de produits copies, qui ne sont pas les bons produits.
00:22:41Et ça, l'utilisateur peut déjà avoir des données, mais qui ne sont pas fiables.
00:22:45Donc, notre IA, en plus de la partie classique, on travaille sur une option éthique.
00:22:51Là, on est toujours sûr d'avoir la bonne mesure d'un appareil fiable et conforme au marché européen.
00:22:56Alors, vous en êtes où avec Deep IOTech aujourd'hui ?
00:22:59C'est utilisé ? C'est commercialisé ? Vous en êtes où ?
00:23:04Nous, actuellement, l'application est disponible sur les stores mobiles.
00:23:07Donc, on a finalisé la partie la plus difficile, l'homologation de la solution.
00:23:11Donc, on a eu l'occasion d'être sur YCF.
00:23:14On a lancé officiellement notre application durant YCF.
00:23:18Donc, c'était hier, le lancement officiel de notre application.
00:23:21Notre modèle économique est simple.
00:23:22Comme nous, on a parti déjà d'une technologie simple.
00:23:26Prendre en photo, vous aurez un dispositif connecté.
00:23:28La licence de l'application sera vendue chez les pharmaciens.
00:23:33Donc, chaque utilisateur qui télécharge l'application, il a une période d'une semaine d'utilisation gratuite pour voir les
00:23:39performances de l'application.
00:23:40C'est ça, les attentes.
00:23:42S'il trouve l'application utile et lui permettant d'améliorer les qualités, les conditions d'archivage de ces données,
00:23:49il n'a que s'adressé aux pharmaciens du coin pour acheter la licence à 12 euros l'année.
00:23:54Donc, au prix d'une petite feuille d'automesure quand on l'achète des pharmacies.
00:23:59Et l'avantage que le pharmacien peut notamment donner du conseil en cas de besoin.
00:24:04Et comme ça, on a trouvé un réseau de distributeurs compatible avec notre vision
00:24:09qui garde toujours les bonnes pratiques des seniors, qui donnent confiance à leur pharmacie du coin.
00:24:15Eh bien, merci à tous les deux.
00:24:17Merci beaucoup.
00:24:17Passionnant, Mathieu Merian, donc Somanity et Mohamed Tagouti d'Ipiotech.
00:24:22Dernière question, José Amandola.
00:24:24On voit donc ces deux startups dans la santé.
00:24:26Finalement, la santé est aussi bien représentée ici à Sofia ?
00:24:31Oui, bien représentée sur le territoire des Alpes-Maritimes.
00:24:34Le département des Alpes-Maritimes a lancé des appels à la projet santé.
00:24:37Sur les 10 dernières années, il y a eu plus de 30 millions d'euros qui ont été investis,
00:24:41notamment contre la lutte contre le cancer, sur les exosquelettes, sur la partie médicale
00:24:46pour traiter les différents objets connectés.
00:24:48Et donc, il est vrai qu'ici, dans les Alpes-Maritimes, on a un territoire très fertile sur la LSEC.
00:24:53Et c'est pour ça que des startups qui sont ici représentées représentent une belle pépite de notre territoire.
00:24:58Merci.
00:24:58Merci beaucoup, José Amandola.
00:25:00Vous êtes directeur de la maison de l'IA.
00:25:02Et vous restez avec nous.
00:25:03Tech & Co, la quotidienne, toujours à Cannes, à l'occasion de ce grand salon dédié à l'IA.
00:25:08On revient juste après cette pause.
00:25:10A tout de suite.
00:25:20Le retour de Tech & Co, la quotidienne, ici à Cannes, à l'occasion du World AI Cannes Festival.
00:25:30Alors, c'est un rendez-vous qui s'est terminé en fin de semaine dernière.
00:25:33Mais on avait tellement de choses à vous raconter qu'en ce lundi, on vous propose une émission spéciale
00:25:37qui revient sur les grands moments de cette cinquième édition de ce salon dédié à l'IA.
00:25:43Je vous propose maintenant de faire un point et de découvrir Aureus avec mon invité, Laurent Choucroun.
00:25:48Bonsoir, Laurent.
00:25:49Bonsoir.
00:25:50Vous êtes le président et cofondateur d'Aureus.
00:25:53Il y a, on va dire, une très belle idée.
00:25:56L'idée, c'est d'apporter de la souveraineté dans des sujets qui, aujourd'hui, sont plutôt réservés à des
00:26:02boîtes américaines.
00:26:03Tout ce qui touche à l'IA, au stockage de données, etc.
00:26:07Avec, évidemment, un projet très ambitieux que vous êtes en train de mettre en place.
00:26:12Est-ce que vous pouvez nous présenter Aureus ?
00:26:14Vous êtes originaire de Marseille, je crois.
00:26:16Donc, pas très loin d'ici.
00:26:18Comme quoi, encore une fois, beaucoup de choses se passent dans le sud de la France et dans toutes les
00:26:23régions, d'une manière générale.
00:26:24Il n'y a pas que Paris, loin de là.
00:26:26Présentez-nous, Aureus, s'il vous plaît.
00:26:28Comme vous l'avez dit, l'idée, aujourd'hui, c'est qu'on a tous conscience que l'intelligence artificielle
00:26:33est en train de tout changer.
00:26:35C'est en train de changer nos vies, nos emplois, les modèles économiques de nos entreprises.
00:26:40Et qu'aujourd'hui, une grande partie de cette intelligence artificielle, elle est contrôlée de l'autre côté de l
00:26:45'Atlantique par des grands groupes, des grandes boîtes américaines.
00:26:48Et toute l'idée d'Aureus, c'était de pouvoir proposer une véritable alternative qui aille de l'infrastructure jusqu
00:26:55'à l'utilisateur final avec une solution de produits et de services qui soit full souverain, qui soit sécurisé.
00:27:02Et surtout, qui soit accessible à tous de ramener cette puissance de l'intelligence artificielle au plus près des terrains,
00:27:08des territoires et des citoyens.
00:27:10Surtout dans ce contexte un peu, on va dire, fragile, géopolitique, où on se pose plein de questions, où on
00:27:17se rend compte de la dépendance que nous avons vis-à-vis des services américains.
00:27:23On ne va pas les citer, mais on les connaît tous.
00:27:25Est-ce que vous avez des demandes, enfin, est-ce qu'il y a une prise de conscience de la
00:27:30part de tous les acteurs de ce besoin de souveraineté, à votre avis ?
00:27:34De plus en plus, comme vous le disiez, aujourd'hui, on est dans ce World Forum à Cannes autour de
00:27:39l'intelligence artificielle.
00:27:41Et je crois qu'il n'y a presque pas une seule sollicitation qui vienne d'une entreprise, qui vienne
00:27:46de simples observateurs, de chercheurs parfois, d'étudiants et évidemment aussi d'institutions
00:27:53qui ne viennent pas nous parler de la souveraineté, de comment est-ce qu'on reprend le contrôle sur nos
00:27:57data, comment est-ce qu'on reprend le contrôle de nos données.
00:28:00Et en même temps, comment est-ce qu'on garde un niveau de performance à la hauteur des enjeux de
00:28:05ces entreprises aujourd'hui.
00:28:07Et c'est toute l'idée d'Aureus, encore une fois, c'est de pouvoir créer tout cet écosystème de
00:28:11produits et de services qui permettent de dire oui, on est souverain,
00:28:13mais en même temps, on est performant, on répond à vos demandes, on y répond clairement et on met tout
00:28:18un ensemble de dispositifs
00:28:19qui va vous permettre, dans vos mains, demain, d'avoir la version, ce que nous on appelle le Vox, qui
00:28:26est un chat conversationnel,
00:28:27qui va s'appuyer sur les agents, qui va vous permettre, demain, d'utiliser toute la puissance, le pouvoir de
00:28:32l'intelligence artificielle
00:28:34et d'amener la transformation concrètement de notre économie.
00:28:37Après, votre promesse est très intéressante.
00:28:39La souveraineté, elle va aux infrastructures qui sont implantées en France, l'exploitation assurée par un opérateur français,
00:28:46données hébergées, traitées sur le territoire national, gouvernance conforme aux droits français et européens.
00:28:51Mais il faut de l'argent pour tout ça, parce qu'on le voit, vous preniez l'assistant conversationnel dédié
00:28:58à l'IA.
00:28:59Aujourd'hui, les stars, c'est Chagipiti, c'est Gemini.
00:29:03Ces boîtes-là investissent des centaines de milliards dans ces large-language models.
00:29:09Est-ce qu'on peut faire le poids par rapport à tout ça, sincèrement ?
00:29:13La réponse est oui.
00:29:15Vous le disiez tout à l'heure, on vient de Marseille.
00:29:19Le côté très indiscipliné de Marseille, je pense qu'il n'y a pas d'innovation sans indiscipline à un
00:29:26moment.
00:29:26Je crois que ça a été cette agilité-là aussi qui nous a permis de penser différemment.
00:29:30La première chose, le premier élément, le premier étage de la fusée, vous l'avez dit vous-même, c'est
00:29:34l'infrastructure.
00:29:35Des infrastructures d'intelligence artificielle sont des infrastructures qui sont extrêmement coûteuses,
00:29:40qui peuvent se chiffrer en plusieurs centaines de millions d'euros.
00:29:43Et donc, la première question, c'était comment est-ce qu'on pouvait mettre la main, d'une certaine façon,
00:29:47sur ces infrastructures.
00:29:48Dans notre cas, nous, on s'appuie sur une structure qui s'appelle Data One,
00:29:54qui a racheté les locaux historiques de HP à Ebens, près de Grenoble.
00:29:58Oui, HP qui avait un gros centre là-bas.
00:30:01Absolument, c'est leur siège historique.
00:30:04C'est d'ailleurs assez amusant de voir que c'est un Américain qui s'en va.
00:30:07Enfin, il y a toute une...
00:30:09Exactement.
00:30:10Et que l'avenir maintenant de ce site, justement, c'est de reproposer,
00:30:14de transformer ce site-là en un data center nouvelle génération,
00:30:18qui va accueillir demain le hardware, c'est-à-dire des plus, des GPU,
00:30:22qui vont permettre, justement, d'effectuer tous ces calculs nécessaires à la fois au training et à l'inférence en
00:30:28matière d'intelligence artificielle
00:30:29et qui bénéficient d'un financement d'une entreprise qui est une entreprise émiratique qui s'appelle Core 42.
00:30:35Et dans le cadre des accords entre la France et les Émirats, vous avez probablement suivi ça,
00:30:41cette entreprise Core 42 du groupe G42 s'est engagée à investir plusieurs milliards d'euros en France
00:30:47pour permettre et pour faciliter, de façon très claire, le fait de bénéficier de nos infrastructures souveraines.
00:30:53On avait parlé de ça beaucoup l'année dernière au sommet de l'IA.
00:30:56Absolument, exactement.
00:30:57Au sommet de l'IA, évidemment, le président de la République avait fait un certain nombre d'annonces autour de
00:31:02ces sujets-là
00:31:03et nous étions évidemment présents pendant ce sommet de l'intelligence artificielle.
00:31:06Et la force de ce financement qui vient de Core 42 quelque part,
00:31:11aujourd'hui on parle d'un peu plus de 800 millions d'euros sur le déploiement de cette puissance de
00:31:15calcul à Ebens,
00:31:17globalement, c'est que ce soit nous qui soyons opérateurs et qui manageons les GPU,
00:31:23c'est-à-dire cette puissance de calcul, de façon absolument full souveraine.
00:31:28Malgré des investisseurs étrangers.
00:31:30Exactement. La question de la souveraineté, c'est la question du contrôle.
00:31:35Où sont les datas ?
00:31:36Elles sont à Grenoble.
00:31:38Qui manage les datas ?
00:31:39C'est une entreprise qui est 100% française.
00:31:42Aureus, je le dis et je le répète, on est 100% français, capital 100% français.
00:31:47Et d'une certaine façon, ce financement qui vient financer uniquement la puissance de calcul,
00:31:51quand elle arrive à Grenoble, c'est nous qui avons pleinement la main sur ces GPU
00:31:56pour les déployer, pour les rapprocher le plus possible des utilisateurs finaux.
00:32:00Et encore une fois, ces utilisateurs, c'est nos entreprises, c'est les entreprises françaises
00:32:03qui ont besoin d'intelligence artificielle pour se transformer, pour se déployer,
00:32:06pour attaquer le monde de demain.
00:32:08C'est bien sûr nos institutions.
00:32:09Hier, on intervenait ici pour présenter toute la solution Aureus et toute la solution logicielle Aureus.
00:32:15Et on avait de nombreuses questions d'institutions qui nous disent,
00:32:17nous aujourd'hui, on travaille avec des outils américains, encore une fois, on ne va pas les citer,
00:32:21on travaille avec des outils américains, on souhaite reprendre le contrôle de nos datas,
00:32:25on veut utiliser des solutions françaises, et c'est ce qu'on est en capacité de faire
00:32:28grâce à cette puissance de calcul et à toute la suite logicielle que nous avons créée.
00:32:32On a créé une forme de copilot français pour vous donner un peu une idée.
00:32:35Et évidemment...
00:32:37Donc avec toute une suite de travail, jusqu'où ça va en fait ?
00:32:40Vous avez la visio, les traitements de texte, les tableurs, etc.
00:32:46Exactement, en tout cas, vous avez la possibilité, grâce à Aureus, d'avoir toute cette suite
00:32:50et de pouvoir se connecter avec les différents outils, avec même un drive qui va vous permettre
00:32:54de mettre vos datas de façon sécurisée sur notre cloud, de pouvoir interagir avec ça,
00:33:00de pouvoir avoir des agents conversationnels et même, et c'est l'une des grandes innovations d'Aureus,
00:33:05d'avoir la possibilité sur notre studio d'utiliser tous les modèles qui peuvent exister sur le marché,
00:33:11voire même d'uploader, de télécharger votre propre modèle si vous en avez un,
00:33:15de le fine-tuner, c'est-à-dire de l'optimiser, de l'améliorer, de créer vos propres agents
00:33:19et à la fin, de distribuer vos agents.
00:33:22C'est-à-dire qu'on a créé, d'une certaine façon, le premier AI Store souverain français
00:33:29avec Aureus et avec la sub-logicielle d'Aureus.
00:33:31En plus d'un an qu'on travaille, on est assez fiers ici de présenter nos dernières avancées.
00:33:36Alors justement, où en êtes-vous dans ce projet, qui est un projet quand même assez colossal,
00:33:40parce que même si vous reprenez les locaux d'HP, voilà, j'imagine qu'à la rénovation,
00:33:45il faut installer toute la puissance, les data centers, etc., fine-tuner tout ça, vous en êtes où ?
00:33:52Alors la bonne nouvelle, c'est que tout ce travail-là a commencé il y a beaucoup plus d'un
00:33:56an d'ailleurs.
00:33:56Et c'est que le data center d'Ebins, il est déjà là, il est déjà livré.
00:34:02Il est fonctionnel ?
00:34:03Il est fonctionnel, c'est un système, c'est du liquid cooling qui va nous permettre
00:34:07d'accueillir les plus dernières générations, notamment de Nvidia.
00:34:11Donc ça, déjà, ça existe, c'est présent.
00:34:13Et je pense qu'à l'occasion, dans les prochaines semaines ou les prochains mois,
00:34:17on pourra organiser justement des visites, puisque c'est quand même une grande chance
00:34:21d'avoir et de disposer en France de ce data center, de cette puissance de calcul,
00:34:26de ces dernières innovations-là.
00:34:27Donc ça, ça existe.
00:34:28Et ce qu'on attend maintenant pour lancer pleinement la puissance de Calculus,
00:34:33c'est les GPU qui doivent arriver dans les prochaines semaines
00:34:36et qui vont nous permettre de monter à l'échelle.
00:34:38Par contre...
00:34:38Donc vous attendez que Nvidia vous livre, en fait, c'est ça ?
00:34:40Exactement, en gros, c'est exactement ça.
00:34:42Et d'obtenir les serveurs qui vont nous permettre de lancer cette puissance de calcul,
00:34:46ce qui ne nous empêche pas déjà de travailler,
00:34:47parce qu'Aureus a déjà des clients, un certain nombre de clients.
00:34:51Et si vous passez sur notre stand aujourd'hui,
00:34:54vous allez voir qu'on n'est pas venu tout seul.
00:34:56Et quel type de client, justement, avez-vous ?
00:34:59Alors déjà, on a un client et partenaire qui est avec nous sur le stand,
00:35:02qui s'appelle Lighten, que je pense que vous connaissez avec Igor Caron,
00:35:07qui est déjà évidemment passé ici sur votre antenne,
00:35:10qui propose justement à la fois ses propres modèles et un search engine,
00:35:14c'est-à-dire une forme de rag qui va vous permettre de faire des recherches
00:35:17de façon très précise dans des bases documentaires, d'images, de textes,
00:35:22et de vous faire remonter à partir de ce rag là,
00:35:24des informations qui sont directement exploitables.
00:35:27Sur notre stand, on n'est pas venu tout seul non plus,
00:35:28parce qu'à la question justement du déploiement,
00:35:33il faut se poser la question de comment est-ce qu'on peut intégrer nos services
00:35:37dans les entreprises ?
00:35:38Comment est-ce qu'on peut former à l'utilisation de l'intelligence artificielle ?
00:35:40Et on a un de nos partenaires qui s'appelle Clany,
00:35:43qui est une super ESN, qui est une ESN de Marseille encore une fois,
00:35:46mais qui est représentée dans plus d'une dizaine de pays aujourd'hui,
00:35:49qui compte près de 800 collaborateurs,
00:35:51et qui permet d'aborder ces solutions d'intelligence artificielle
00:35:55au plus près des entreprises,
00:35:57et au plus près justement des collaborateurs de ces entreprises.
00:36:01Deux petites questions, est-ce que vous êtes compatible
00:36:04avec les derniers labels de sécurité, Secnum, Cloud, etc.
00:36:07Est-ce que c'est un sens pour vous d'obtenir ces niveaux de qualité ?
00:36:14Et est-ce que vous imaginez aussi demain proposer ces solutions
00:36:17aux particuliers qui ont envie justement de se couper du modèle américain
00:36:22et d'avoir une solution souveraine, française ?
00:36:26Merci pour cette question.
00:36:28Alors déjà, je vais répondre à votre deuxième,
00:36:29avant de répondre à la première,
00:36:30mais le plus important pour nous encore une fois,
00:36:34c'est de rendre l'IA accessible à toutes et à tous.
00:36:37Et c'est vraiment, moi, ce que je porte depuis plus de 20 ans
00:36:40dans mes fonctions précédentes,
00:36:42c'est de faire en sorte que l'IA serve des enjeux d'intérêt général,
00:36:45que ce soit des enjeux d'innovation,
00:36:47que ce soit des enjeux d'attractivité,
00:36:49ou que ce soit de toute façon, justement,
00:36:52des enjeux d'éducation, de transformation.
00:36:54Donc ça, vraiment, c'est la base de l'idée initiale de Aureus.
00:36:59Donc vous allez proposer des offres aux particuliers, c'est ça ?
00:37:02On va proposer des offres aux particuliers,
00:37:03on va proposer des offres qui sont extrêmement accessibles
00:37:05à partir de 2,99€ pour utiliser justement l'intelligence artificielle.
00:37:09Et pour rendre cette intelligence artificielle,
00:37:11aujourd'hui, vous pouvez avoir de l'intelligence artificielle
00:37:15aux alentours de 20 à 25 euros.
00:37:17Pour des étudiants, payer 20 ou 25 euros par mois,
00:37:20c'est un coût, c'est considérable.
00:37:21Pour tout un ensemble de la population,
00:37:23c'est un coût, c'est important.
00:37:24Et nous, l'idée, c'est de pouvoir proposer des solutions
00:37:26beaucoup moins chères, beaucoup plus accessibles,
00:37:28très performantes,
00:37:29qui permettent de venir répondre concrètement à ces enjeux-là.
00:37:32Et vous ne m'avez pas répondu sur la sécurité ?
00:37:34Alors, évidemment, sur la sécurité.
00:37:36C'est pour nous inenvisageable de ne pas faire le parcours
00:37:39justement pour aller jusqu'au Secnum Cloud.
00:37:41Et c'est l'un des engagements qui nous est demandé
00:37:45à la fois, évidemment, dans la relation qu'on peut avoir
00:37:48avec Core 42, puisque tout l'enjeu de cette puissance de calcul,
00:37:52c'est qu'elle vienne servir les enjeux de la France
00:37:54en matière d'indépendance, en matière de souveraineté.
00:37:56Et les données sensibles, peut-être aussi ?
00:37:59Évidemment, plus que jamais.
00:38:00Donc, à partir de ce moment-là,
00:38:02évidemment que le Secnum Cloud,
00:38:04c'est le parcours, je dirais, obligatoire,
00:38:07indispensable à notre démarche.
00:38:09On a commencé à avoir des premières discussions avec l'ANSI.
00:38:11Et quand on aura toute la puissance de calcul,
00:38:14on se fera auditer pour aller dans ce sens-là.
00:38:16OK.
00:38:17Merci beaucoup, Laurent Choucroun.
00:38:18Merci à vous, vraiment.
00:38:19Merci infiniment.
00:38:20Président et cofondateur d'Aureus.
00:38:22Belle initiative.
00:38:23Est-ce que vous connaissez Aurus ?
00:38:24C'est rigolo, parce qu'on va recevoir dans deux secondes
00:38:27une boîte qui a quasiment le même nom que vous.
00:38:29Exactement.
00:38:30Alors, on les avait vues en préparant justement ce salon.
00:38:32Et pour rien vous cacher,
00:38:33on est allé les voir il y a cinq minutes.
00:38:35Et la solution qu'ils font avec le satellite,
00:38:37justement, c'est assez incroyable.
00:38:38Donc, vous allez passer un bon moment.
00:38:40Eh bien, voilà.
00:38:42Tech & Co, la quotidienne depuis Cannes.
00:38:46Tech & Co, la quotidienne, l'invité.
00:38:49Et oui, donc, après Aureus, voici Aurus.
00:38:52Et vous allez voir, ça n'a pas grand-chose à voir.
00:38:54Laurent Escarat est avec nous.
00:38:55Bonsoir, Laurent.
00:38:56Bonsoir.
00:38:57Vous êtes le CEO et fondateur d'Aureus.
00:38:59Là, avec vous, on va s'intéresser à tout ce qui se touche à l'espace
00:39:03et surtout à la captation d'images d'une qualité exceptionnelle
00:39:07de l'espace de la Terre.
00:39:08C'est ça un peu votre signature.
00:39:11Est-ce que vous pouvez nous présenter Aurus, s'il vous plaît ?
00:39:15Bien sûr.
00:39:16Alors, effectivement, Aurus développe une capacité souveraine spatiale
00:39:20d'imagerie hyperspectrale
00:39:21qui permettra de fournir les informations de la composition précise
00:39:26de la chimie observée sur la Terre.
00:39:29C'est donc une capacité qui est de nouvelle génération
00:39:32et complémentaire à ce qu'on connaît aujourd'hui dans l'imagerie spatiale,
00:39:37c'est-à-dire le visible, qui voit les couleurs, qui voit les formes.
00:39:40On connaît le radar aussi,
00:39:42qui va détecter la structure de ce que l'on regarde.
00:39:45D'accord.
00:39:46Et l'imagerie hyperspectrale va permettre de voir la composition,
00:39:49c'est-à-dire qu'on va pouvoir compléter le triptyque.
00:39:52On observe avec précision.
00:39:54On identifie avec une très grande précision également
00:39:59ce que l'on observe,
00:40:00ce qui permettra de décider en toute confiance.
00:40:04C'est intéressant, le mot hyperspectrale.
00:40:07Concrètement, qu'est-ce que ça peut apporter,
00:40:09le fait d'avoir des données, je dirais, d'une zone
00:40:15avec cette technologie ?
00:40:16Qu'est-ce que ça peut apporter, en fait ?
00:40:17Alors, pour répondre à votre question,
00:40:19je vous en pose une autre.
00:40:21D'abord, c'est qu'est-ce que l'on peut faire
00:40:24du moment que l'on connaît précisément ce que l'on voit ?
00:40:27C'est-à-dire pas en apparence, mais on a la vérité.
00:40:30Et donc aujourd'hui, par rapport à tous les enjeux du 21e siècle,
00:40:33qu'ils soient sociétaux, environnementaux, sécurité,
00:40:37donc là, je parle évidemment de souveraineté, sécurité, défense,
00:40:41transition énergétique, développement durable, agriculture, urbanisme, etc.
00:40:48L'hyperspectrale permet de répondre à toutes ces questions
00:40:50parce qu'on va réaliser la spectroscopie dans chacun des pixels.
00:40:55Donc, je peux vous donner quelques exemples très concrets.
00:40:58On va pouvoir déterminer l'agriculture de précision.
00:41:01On va savoir où est le champ.
00:41:04On va pouvoir identifier quelle est l'espèce qui pousse.
00:41:08On va pouvoir déterminer le type de sol.
00:41:10On va pouvoir déterminer le stress hydrique de la plante.
00:41:13Du coup, on va savoir quand arroser, quand semer,
00:41:16quand semer de l'engrais et détecter les maladies extrêmement tôt
00:41:19avant qu'elles arrivent.
00:41:20Mais ça, une photographie traditionnelle de haute précision
00:41:24qui passe à l'IA ne peut pas avoir ces données-là ?
00:41:28Il faut passer par le hyperspectral, c'est ça ?
00:41:30Oui, parce que l'hyperspectral, en fait,
00:41:32si je fais un rapide historique sur l'imagerie,
00:41:35au début, il y a eu noir et blanc.
00:41:37Après, il y a eu la couleur.
00:41:39Ce sont toutes les images que l'on connaît très bien,
00:41:41très résolues, etc. Très jolies.
00:41:44Après, il y a eu ce qu'on appelle le multispectral.
00:41:46C'est typiquement le RGB.
00:41:48On va découper le spectre observé
00:41:51dans de très, très, très grandes bandes.
00:41:52Rouge, vert, bleu.
00:41:53Voilà, par exemple.
00:41:55Mais du coup, on va pouvoir observer
00:41:56les détails spectraux très, très gros.
00:41:59L'hyperspectral, comme son nom l'indique,
00:42:02le spectre d'observation, on va au moins le découper
00:42:04dans une centaine de toutes petites bandes.
00:42:06C'est-à-dire qu'on va avoir une courbe spectroscopique
00:42:09très bien résolue, qui va nous permettre
00:42:11d'identifier avec précision et très finement
00:42:14toutes les signatures de la matière.
00:42:16Alors, vous êtes basé ici à Sofia Antipolis.
00:42:18Le siège, effectivement.
00:42:18Mais aussi à Toulouse et à Paris.
00:42:20Toulouse, forcément, puisque c'est quand même
00:42:23le point indispensable de l'espace.
00:42:26Où est-ce que vous en êtes aujourd'hui ?
00:42:28Parce que, d'après ce que j'ai compris,
00:42:30le calendrier est quand même assez proche, là.
00:42:32Oui.
00:42:322027, c'est ça ?
00:42:34Oui. Il faudra se revoir.
00:42:36Évidemment, avec plaisir.
00:42:38Alors, là, vous avez bouclé votre financement.
00:42:41Vous en êtes où, en fait ?
00:42:43Alors, concrètement, le projet se fait en plusieurs phases.
00:42:47Donc, d'abord, on lance un premier satellite
00:42:49pour démontrer que toute la technologie telle que nous la voyons,
00:42:53qu'on va qualifier de New Space, c'est-à-dire plus simple,
00:42:55plus rapide et plus industrialisé pour avoir des constellations,
00:42:59et bien, effectivement, on attend, on a les résultats attendus.
00:43:03Donc, ce budget est bouclé grâce à des supports nationaux
00:43:08qui ont été déterminants.
00:43:09Donc, je vais citer le CNES pour le cas de subvention,
00:43:12le ministère des Armées au travers de la DGA
00:43:15et de l'Agence Innovation en Défense
00:43:16qui ont été l'accélérateur de cette technologie,
00:43:21plus une levée de fonds qui a eu lieu l'année dernière,
00:43:23une première levée de fonds, une site de 5 millions d'euros,
00:43:25ce qui nous a permis de boucler ce financement-là
00:43:28du premier satellite pour démontrer que ça marche.
00:43:31Il va suivre une deuxième phase.
00:43:34Et justement, ce premier satellite, il est où, là ?
00:43:36Alors là, en ce moment, les équipes sont en train d'intégrer
00:43:40l'appareil photo, donc l'imageur hyperspectral.
00:43:44Le plus important !
00:43:45Alors, c'est un des deux cœurs du sujet.
00:43:49Il faut d'abord avoir un système résilient,
00:43:54mature et industrialisé qui a des très grandes perfumes.
00:43:57Ça, c'est un de nos savoir-faire.
00:43:59Donc ça, on court, voilà, c'est jusqu'à la fin d'année.
00:44:01On va livrer le modèle de vol fin d'année au satellitier
00:44:05qui va l'intégrer sur la plateforme.
00:44:07C'est Ariane qui va le lancer ?
00:44:10Alors, le choix s'est fait plus tôt.
00:44:12Donc, c'est SpaceX ? Non, c'est qui ?
00:44:14Alors oui, pour ce coup-ci, c'est SpaceX, bien sûr,
00:44:17parce que le choix du lancement se fait extrêmement tôt dans la conception.
00:44:23Et puis, il y a une telle demande aujourd'hui
00:44:27qu'il faut réserver ses créneaux le plus tôt possible, en fait.
00:44:30Oui, et c'est aussi...
00:44:31Alors, effectivement, c'est un timing, c'est une agilité.
00:44:34C'est disponible à un moment donné où la décision doit se faire.
00:44:37La décision, c'est aussi de la techno.
00:44:39C'est-à-dire qu'un satellite est dimensionné par rapport à un lanceur.
00:44:43Donc, le choix se fait extrêmement tôt
00:44:45et c'est très, très, très compliqué de revenir en arrière après.
00:44:48Par contre, nous, on regarde tout ce qui s'offre aujourd'hui
00:44:52et on est prêts, évidemment, à remettre en cause
00:44:55pour que ce soit le plus simple et le plus pratique pour nous
00:44:58et avec, effectivement, des enjeux de souveraineté
00:44:59que l'on connaît tous aujourd'hui.
00:45:01D'accord. Donc, le premier satellite partirait l'année prochaine, si tout va bien ?
00:45:03Oui, tout à fait. Premières images l'année prochaine.
00:45:05OK.
00:45:05Va suivre une constellation.
00:45:07Alors, ces premières images, vous pourrez déjà en tirer un bénéfice commercial ?
00:45:10Bien sûr.
00:45:10Ou c'est qu'un proof of concept qui va mettre en place le futur, en fait ?
00:45:16Alors, c'est un premier de série.
00:45:17C'est-à-dire qu'on va directement générer du chiffre d'affaires avec.
00:45:20OK.
00:45:21Alors, comparé, il y a deux grands mondes.
00:45:24Il y a l'émission institutionnelle où, effectivement,
00:45:27où il y a de la rupture technologique,
00:45:28beaucoup de risques technos qui nécessitent vraiment des preuves de concept.
00:45:32Nous, on est sur des technologies beaucoup plus matures
00:45:35avec l'innovation où il faut, déjà matures, industrialisées, robustes
00:45:39pour pouvoir directement industrialiser les données.
00:45:42D'accord.
00:45:42Donc, c'est un premier de série.
00:45:45Après.
00:45:46Donc, ça fonctionne.
00:45:47Tout va bien.
00:45:48Oui.
00:45:48Qu'est-ce qui se passe ?
00:45:50Alors, on est dans une logique incrémentale.
00:45:52Le premier satellite marche.
00:45:54On le généralise dans une petite constellation de trois suivants.
00:45:59Plus, on va injecter une deuxième génération encore plus performante
00:46:04qui nous permettra de récupérer encore plus de signatures spectrales de la matière.
00:46:08Et donc, la phase encore après, ça se qualifie.
00:46:11On généralise dans une autre constellation avec une nouvelle génération, etc.
00:46:15Idéalement, il faudrait que cette constellation contienne combien de satellites ?
00:46:21Alors, aujourd'hui, ça va dépendre des besoins.
00:46:24Avec cinq satellites, nous allons pouvoir avoir une couverture pratiquement journalière sur la totalité du globe.
00:46:30Ce qui, dans un premier temps, est largement suffisant par rapport à ce que l'on souhaite démontrer et les
00:46:36cas d'usage que l'on cherche à voir après.
00:46:37Mais, notre technologie étant, pour l'instant, sans limite, parce que c'est une technologie en découverte,
00:46:46les besoins de revisite dépendront du cas d'usage.
00:46:49Il y en a qui n'en auront pas besoin, d'autres avec des séries temps pour l'RL extrêmement
00:46:53rapides.
00:46:54Nous, on se dit déjà qu'avec une revisite journalière, l'évolution, on commence à avoir quelque chose de très
00:47:01utile.
00:47:02Ce sont des satellites qui sont en basse orbite ?
00:47:05Oui, Léo.
00:47:06D'accord.
00:47:07Oui.
00:47:08On est dans un moment un peu particulier où on parle beaucoup de défense.
00:47:12Oui.
00:47:12Est-ce que, pour la défense, et vu l'un de vos investisseurs, je pense avoir la réponse,
00:47:17ça a un sens, justement, pour le renseignement, par exemple ?
00:47:21Alors, oui.
00:47:22Alors, je vais revenir à la question.
00:47:24Que peut-on faire en connaissant la vérité terrain ?
00:47:28Avec le visible, on croit avoir quelque chose.
00:47:32Avec l'hyperspectral, on arrive à savoir exactement ce que c'est.
00:47:36Je vais vous faire une analogie civile.
00:47:38Si on voit une tâche sur l'eau, dans le visible, avec l'hyperspectral, on va savoir dire que c
00:47:42'est du plastique,
00:47:44c'est de l'hydrocarbure, c'est de l'huile.
00:47:47Donc, de la même manière, on peut détecter toutes les anomalies, on croit voir quelque chose, mais ce n'est
00:47:50pas la réalité.
00:47:52Après, je vous laisse.
00:47:53Je vous laisse à votre propre imagination.
00:47:54Non, mais ça prouve, en tout cas, le degré de précision auquel on a accès avec votre technologie.
00:48:00Voilà, c'est une technologie qu'on appelle double usage.
00:48:02C'est-à-dire, c'est une technologie civile d'intérêt et défense, effectivement.
00:48:06Merci beaucoup, Laurent.
00:48:08Merci à vous.
00:48:08Laurent Escarat, donc CEO et fondateur d'Horus.
00:48:12Merci.
00:48:13Merci.
00:48:13Et bien sûr, vous restez avec nous.
00:48:14Tech & Co, la quotidienne revient juste après cette petite pause.
00:48:17Nous sommes toujours ici, à Cannes.
00:48:20A tout de suite.
00:48:26BFM Business et Tech & Co présente Tech & Co, la quotidienne.
00:48:31François Sorel.
00:48:32Le retour de Tech & Co, la quotidienne, toujours au World AI Cannes Festival.
00:48:37Et on va maintenant s'intéresser à un vrai problème qui, évidemment, touche toute notre société.
00:48:43C'est ce contenu vidéo généré par l'IA.
00:48:47Et aujourd'hui, avec les derniers modèles, on arrive à avoir des choses qui sont totalement réalistes.
00:48:52On n'arrive plus aujourd'hui à discerner le vrai du faux.
00:48:56Est-ce qu'on peut avoir des outils qui peuvent nous aider, justement, sur ce sujet ?
00:48:59On va en parler avec mon invité.
00:49:00Il s'agit de Florian Barbaro.
00:49:02Bonsoir, Florian.
00:49:03Bonjour et merci de me recevoir.
00:49:04Vous êtes le fondateur de Uncov AI.
00:49:07Et alors, on est en plein dans le sujet parce que vous, vous faites la chasse aux deepfakes qui ont
00:49:12été conçues par l'IA.
00:49:13Expliquez-nous un peu comment ça marche et quelle est votre philosophie, en fait.
00:49:18Donc, en fait, le but, c'est de créer des modèles qui soient les plus légers possibles,
00:49:24mais qui ont les mêmes capacités que de gros, gros modèles.
00:49:28et qui permettent justement d'être capables de détecter si un texte, une image, un audio ou une vidéo
00:49:33soient générés par l'intelligence artificielle.
00:49:36Et par exemple, si on prend un texte généré par une intelligence artificielle,
00:49:41pour qu'il soit généré, le modèle va maximiser certaines probabilités.
00:49:45Et donc, ça va inclure une linéarité dans le texte généré.
00:49:50En fait, ça va être des patterns comme ça qu'on va être capable de détecter
00:49:52pour savoir si c'est humain ou plus probablement généré par une intelligence artificielle.
00:49:59C'est passionnant ce sujet parce que vous n'êtes pas le premier à faire ça.
00:50:02Et on se rend compte que ce n'est pas facile à détecter l'IA aujourd'hui.
00:50:07Quelle est votre technologie et comment vous arrivez à détecter
00:50:13si un texte, une photo, une vidéo a été générée par l'IA ?
00:50:16Vous avez une recette à vous, en fait ?
00:50:19Oui, le but, c'est qu'on a commencé à travailler.
00:50:21Et on a été parmi les premiers, justement, à détecter ce type de technologie
00:50:25il y a maintenant plus de trois ans.
00:50:28Et au moment où, justement, en novembre 2022, GPT est sorti.
00:50:32Et en 2023, on a vraiment développé nos premiers modèles.
00:50:36Et le but, en fait, c'est de prendre ce que j'ai pu apprendre durant mon doctorat
00:50:43pour développer des modèles qui soient légers, basés sur des modèles mathématiques
00:50:49et qui puissent être robustes, justement, aux nouveaux modèles qui sortent sur le marché.
00:50:54Est-ce que ça marche, sincèrement, aujourd'hui ?
00:50:57En étant transparent, on a vraiment des bons résultats chez les clients.
00:51:05Notamment, par exemple, on travaille avec un assureur.
00:51:07On arrive à avoir vraiment des bons taux de précision.
00:51:10Après, il faut savoir que...
00:51:12Mais c'est quoi les bons taux de précision ?
00:51:13Donc là, par exemple, à l'assuré en question, on est arrivé aux alentours de 93, 95 % de taux
00:51:19de détection.
00:51:20Donc, c'est des taux qui sont vraiment bien.
00:51:23Oui, significatifs.
00:51:25Et après, il faut savoir aussi que, par exemple, la détection est très difficile.
00:51:31Et donc, en fait, il faut l'adapter au use case du client et surtout à sa chaîne d'information.
00:51:37Parce que ce qu'on voit, c'est que, par exemple, quand on parle avec des assureurs
00:51:41ou avec des banques ou d'autres grandes entreprises,
00:51:44chaque entreprise va avoir son système d'information avec son traitement
00:51:48des différents contenus.
00:51:50Et donc, en adaptant aux différents types de traitement des contenus,
00:51:55on va être capable d'adapter les modèles et pour avoir des meilleures précisions.
00:51:59Ça sert à quoi pour un assureur de savoir si du texte ou des données ont été générées par l
00:52:04'IA, en fait ?
00:52:05Alors, c'est très important parce qu'aujourd'hui, par exemple, chez vous,
00:52:10vous allez avoir un problème technique sur votre plafond
00:52:14ou vous avez simplement envie de vous acheter un nouvel ordinateur.
00:52:17Ce n'est pas à faire, mais vous pouvez rapidement générer une image de votre plafond
00:52:22avec une tâche d'humidité, l'envoyer à votre assureur.
00:52:25Et comme ça sera en dessous d'un seuil d'envoi d'un expert,
00:52:28l'assurance serait tentée de vous rembourser.
00:52:30Et après, il y a cette partie-là...
00:52:32Ces arnaques à l'assurance existent de plus en plus aujourd'hui ?
00:52:34Oui, c'est ce qu'on note justement en travaillant avec des assureurs
00:52:37où on voit une augmentation des cas de triches.
00:52:42C'est-à-dire qu'on peut demander à GPT ou Gemini,
00:52:45on fait une photo de sa salle de bain, rajoute-moi des tâches d'humidité.
00:52:48En gros, c'est ça ?
00:52:49Exactement, tout simplement.
00:52:50Ou sinon, par exemple, votre voiture, vous achetez une voiture qui est toute endommagée,
00:52:55vous demandez à GPT ou Gemini de vous la refaire toute neuve,
00:53:00vous l'assurez en étant neuve, sauf qu'en fait, elle est toute cassée.
00:53:04Et donc, en fait, vous envoyez l'image de la vraie voiture à votre assureur.
00:53:07Vous attendez quelques jours et vous envoyez la vraie photo cette fois-ci.
00:53:10C'est ça. Et après, il y a d'autres use cases aussi qui sont très importants
00:53:14pour les VIP des assureurs ou des grands groupes.
00:53:18C'est de protéger les VIP, par exemple les Sherman et autres, contre les deepfakes audio.
00:53:25Oui, alors c'est vrai qu'il y a eu des histoires incroyables.
00:53:29En Italie, il y a eu l'ancien président de l'Inter de Milan
00:53:33qui a été scammé par l'ancien ministre de la Défense italienne.
00:53:41Aux Etats-Unis, on a eu le cas avec Marco Rubio
00:53:43qui s'est fait impersonnifier par une personne pour avoir des secrets d'État.
00:53:47Et en France, on a une grande entreprise
00:53:50dont le CEO d'une filiale a été impersonnifié pour obtenir des lignes de crédit.
00:53:55Incroyable.
00:53:56Et alors, quand on fait un focus sur les réseaux sociaux,
00:54:00on se rend compte qu'aujourd'hui, les vidéos générées par l'IA,
00:54:04ça devient vraiment le grand n'importe quoi, le Far West.
00:54:07Il y a des vidéos qui sont amusantes.
00:54:09Il y a des vidéos qui sont à la lisière de la réalité
00:54:12mais qui ont été justement générées par l'IA.
00:54:14Donc, on peut tomber dans le panneau, si je puis utiliser cette expression.
00:54:19Est-ce que là aussi, vous êtes pertinent ?
00:54:21Est-ce que ça marche, votre solution ?
00:54:23Là, par exemple, justement, dans le cadre de cette vidéo
00:54:26qui avait été propagée par un influenceur burkinabé
00:54:31où il a posté une vidéo de la Révolution à Paris
00:54:35où on voyait les chaînes d'information.
00:54:36Oui, oui, oui.
00:54:37Et on est capable de détecter ce type d'image.
00:54:40Et donc, en fait, les personnes, que ce soit les citoyens ou les gouvernements,
00:54:44peuvent utiliser, par exemple, nos solutions pour envoyer ce type d'image
00:54:48et savoir si elle est réelle ou générée par l'intelligence artificielle.
00:54:52Après, le plus important, c'est de prendre du recul,
00:54:56d'utiliser nos outils ou les outils d'autres constructeurs
00:55:01pour prendre du recul et vraiment faire attention à ce qu'on voit sur les réseaux sociaux.
00:55:06Ce qui manque, en fait, c'est carrément un outil pour chacun d'entre nous, finalement.
00:55:11C'est ça.
00:55:11Une espèce de petite application qui tournerait sur notre smartphone
00:55:14et qui nous alerterait dès qu'on regarde un contenu qui est fake, finalement.
00:55:19Parce qu'Instagram, TikTok, de temps en temps, écrit, généré par l'IA,
00:55:25mais on sait que ce n'est pas la majorité des vidéos qui font ça.
00:55:29Il faudrait qu'il y ait une espèce de prise de conscience,
00:55:32même de la part des constructeurs de smartphones, non ?
00:55:35L'implémentation au niveau des réseaux sociaux est très compliquée
00:55:38parce que ça fait partie du business model d'avoir de la viralité.
00:55:42Par contre, on est capable aujourd'hui d'aider tout un chacun
00:55:46d'utiliser par exemple notre bot WhatsApp
00:55:49et d'envoyer des vidéos, des images qu'il voit sur Instagram, TikTok ou autre.
00:55:54Il envoie directement comme s'il discutait avec un membre de leur famille.
00:55:57Et en fait, il s'agit de notre bot WhatsApp qui va répondre justement en disant
00:56:02« Voilà, faites attention, cette image, cette vidéo est générée par l'intelligence artificielle. »
00:56:07C'est top ça !
00:56:07Alors comment on fait pour vous contacter sur WhatsApp ?
00:56:09Donc en fait, il suffit juste d'aller sur le site Internet,
00:56:12on clique et ça nous ouvre le bot WhatsApp
00:56:15et après on crée un compte.
00:56:18Oui.
00:56:18Et après, il suffit simplement de transférer des contenus qu'on souhaite analyser.
00:56:22Et c'est gratuit.
00:56:22Et on a le droit à 5 contenus par jour gratuitement.
00:56:27C'est pas mal déjà !
00:56:28Mais ça permet justement de commencer à prendre conscience.
00:56:32Et après, si on a besoin de plus, on peut prendre des abonnements supplémentaires.
00:56:37Et ça marche pour tout ce compte WhatsApp ?
00:56:39Même pour du contenu écrit ?
00:56:40Ou c'est que pour la vidéo ?
00:56:42Pour le WhatsApp actuellement, c'est images, audio et vidéo.
00:56:46Ok.
00:56:47Parce que c'est vrai que les contenus générés par l'IA
00:56:50envahissent même, on va dire, l'école.
00:56:53Voilà, les enseignants peuvent se faire berner, etc.
00:56:56Vous avez des demandes de la part de l'éducation nationale, notamment ?
00:57:00On a eu quelques demandes de l'éducation nationale.
00:57:03Mais c'est vrai qu'on se focalise plus sur la partie banque, assurance
00:57:09et protection de grands groupes, notamment pour tout ce qui va être recrutement,
00:57:15protéger les VIP de ces grands groupes, et après la partie assurantielle.
00:57:21Et enfin, la partie médias justement, où on aide les médias à les aider dans la partie fact-checking
00:57:30pour voir justement si ce contenu a été généré, trouver le contexte autour d'une image,
00:57:35d'une vidéo, d'un audio, pour les aider justement dans leur travail et leur faire gagner du temps.
00:57:39Est-ce que les modèles d'IA sont en train de contrer ce que vous faites
00:57:44pour essayer de masquer justement le fait que c'est du contenu généré par l'IA ?
00:57:48Est-ce qu'il y a une bataille, on va dire, de l'innovation dans ce domaine-là ?
00:57:53Je pense qu'en fait, la bataille, elle est inhérente, mais ce n'est pas dans leur intérêt.
00:57:58Leur intérêt, c'est les images, les vidéos, les contenus qui soient les plus réels possibles.
00:58:03Et donc, c'est cette bataille un peu en virus, antivirus.
00:58:07Et donc, il faut maintenir la cadence.
00:58:10Donc, il y a une veille parce que votre système de détection sera peut-être plus valable dans quelques mois.
00:58:15Il va falloir le mettre à jour.
00:58:16En fait, il est mis à jour de manière constante et on a développé, en plus de nos personnels,
00:58:23des systèmes qui vont analyser, scraper tous les différents modèles
00:58:28et on va tester de manière automatique tous les modèles, implémenter tous les papiers
00:58:32pour justement améliorer de manière continue nos modèles,
00:58:36pour justement ne pas être à la page et ne pas attendre six mois que quelque chose de nouveau arrive
00:58:40et qu'on soit un peu berné plus facilement.
00:58:44Merci beaucoup, Florian.
00:58:45Merci à vous pour l'invitation.
00:58:47Florian Barbaro, fondateur d'Uncov.ai.
00:58:50Merci.
00:58:51Et puis, sachez qu'on peut vous voir aussi sur M6.
00:58:53Oui.
00:58:54Parce que vous faites partie de l'émission qui va être mon associé.
00:58:56Voilà.
00:58:57Exactement.
00:58:57On n'en dira pas plus.
00:58:58Merci beaucoup.
00:58:59Merci.
00:59:00Tech & Co, la quotidienne du Pican.
00:59:02On est là jusqu'à 21h, vous le savez.
00:59:07Tech & Co, la quotidienne, l'invité.
00:59:10Voilà le retour de Tech & Co, la quotidienne.
00:59:12Nous sommes toujours au World AI Cannes Festival.
00:59:17Je vous rappelle que ce rendez-vous s'est terminé en fin de semaine dernière.
00:59:21Mais comme on avait beaucoup de choses à vous raconter,
00:59:24eh bien, on vous a enregistré cette émission que vous êtes en train de regarder en ce lundi soir.
00:59:28Jusqu'à 21h, bien évidemment.
00:59:30On va parler maintenant de frugalité dans le monde de l'intelligence artificielle,
00:59:35notamment pour la robotique, mais aussi pour tout objet embarqué qui n'a pas une énergie infinie.
00:59:43C'est ce que va nous présenter Edgar Le Maire avec Durance AI.
00:59:48Bonsoir, Edgar.
00:59:48Vous êtes fondateur et président de cette société.
00:59:52Et c'est vrai qu'aujourd'hui, on se rend compte que l'intelligence artificielle,
00:59:55et quand on voit les annonces qui sont faites par les géants de la tech,
00:59:59c'est des gigawatts de puissance.
01:00:01C'est énormément de consommation d'électricité.
01:00:05Ça veut dire aussi du refroidissement.
01:00:06Enfin, voilà, ça intègre énormément de choses.
01:00:09Vous, vous partez du principe qu'on peut faire de l'IA tout en étant économe en énergie.
01:00:15Oui, c'est tout à fait ça.
01:00:17Effectivement, on se rend compte aujourd'hui que l'intelligence artificielle,
01:00:19ça consomme énormément d'énergie.
01:00:21Il y en a certains qui construisent des centrales nucléaires pour alimenter les data centers.
01:00:24C'est un débat d'ailleurs qui est ouvert.
01:00:25Oui, tout à fait.
01:00:27Et nous, notre parti pris, c'est qu'on peut faire de l'IA pour moins d'énergie.
01:00:30Alors, pas pour les data centers comme ChatGPT,
01:00:32mais pour les systèmes robotiques, pour les drones, pour les satellites.
01:00:36En fait, effectivement, tous les systèmes fonctionnent sur batterie
01:00:38ou pas branchés au secteur, en tout cas.
01:00:41Parce que c'est vrai que l'IA, souvent, elle est dans le cloud.
01:00:43Donc, on se dit, finalement, s'il y a des portées,
01:00:46je n'ai pas besoin de trop de puissance de calcul sur le robot,
01:00:49parce qu'on va prendre cet exemple de robot.
01:00:51Mais malgré tout, il faut un minimum d'intelligence, on va dire, sur l'appareil.
01:00:58C'est ça ?
01:00:59Oui, tout à fait.
01:01:00Il y a plein de raisons à ça.
01:01:02Déjà, pour des questions de privacy, pour des questions de sécurité des données,
01:01:05on n'a pas forcément envie qu'un robot qui se déplace chez nous
01:01:10téléverse la donnée qu'il est en train de capter sur des serveurs distants.
01:01:13On veut qu'elle reste chez nous.
01:01:15Pas question de sécurité et de confidentialité.
01:01:18Puis, il y a aussi des questions de réactivité.
01:01:20Si un robot doit éviter un obstacle, on ne veut pas envoyer la donnée sur le cloud,
01:01:24attendre qu'elle revienne.
01:01:25On veut que ça puisse se passer de façon instantanée.
01:01:28Aujourd'hui, l'IA, dans les robots, on voit qu'on est au tout début.
01:01:33Finalement, hier, enfin, jeudi dernier, on recevait Unitree.
01:01:37Et ces robots incroyables qui ont une dextérité en électromobilité qui est folle,
01:01:44mais ils sont bêtes.
01:01:46Voilà.
01:01:46Et il faut implémenter cette IA.
01:01:48Vous avez votre mot à dire là-dedans ?
01:01:51Vous pourriez apporter de l'intelligence sur ce type de robot ?
01:01:54C'est exactement notre mission.
01:01:56Vous avez tout à fait compris ce qu'on essaye de faire.
01:01:58Effectivement, les robots se déplacent de façon bluffante.
01:02:02Leurs gestes sont très proches de ceux des humains.
01:02:04C'est dingue.
01:02:05Mais par contre, ils sont effectivement un peu bêtes.
01:02:07Ils savent danser, à la limite plier du linge.
01:02:10Mais voilà, ça reste très gadget.
01:02:12Nous, ce qu'on veut, c'est qu'ils deviennent vraiment autonomes,
01:02:15vraiment intelligents quelque part pour qu'ils puissent nous remplacer dans les tâches du quotidien
01:02:20afin de nous permettre de nous concentrer sur des choses plus intéressantes.
01:02:23Et pour ça, ils n'ont pas seulement besoin d'un corps performant,
01:02:26ils ont besoin d'un cerveau performant
01:02:28qui va permettre d'exécuter des algorithmes d'intelligence artificielle en leur sein.
01:02:32Et alors, donc, vous, votre mission, c'est quoi ?
01:02:34C'est de développer du soft, du hardware aussi,
01:02:37compatible avec cette frugalité, c'est ça ?
01:02:40Oui, c'est tout à fait ça.
01:02:41Alors, notre cœur de métier, c'est le développement de la puce, du hardware,
01:02:44qui va supporter l'exécution des algorithmes.
01:02:47Mais on propose une solution intégrée dans laquelle, en fait,
01:02:50on va livrer un usage plutôt qu'un composant.
01:02:53Donc, le software, les modèles de machine learning, le hardware,
01:02:57et en fait, tout mis ensemble pour permettre de répondre à un besoin
01:03:01qui est pour nous, en tout cas, celui de la vision par ordinateur.
01:03:04Donc, ça va être la navigation autonome, la reconnaissance des objets
01:03:07dans le but de conférer des capacités de perception de l'environnement au robot.
01:03:13Vous en êtes où aujourd'hui, en fait, chez Durance ?
01:03:16Alors, ça fait un petit moment.
01:03:17Nous, on découle d'un projet de recherche académique.
01:03:20Donc, c'est un projet qui a cours depuis 2015.
01:03:22Eco Technology, c'est ça ?
01:03:23Alors, Eco Technology, c'était le premier nom de la startup
01:03:26qu'on vient de renommer Durance.
01:03:28C'était un projet dans un labo qui a mené à ma thèse de doctorat
01:03:31et puis à la création de cette startup en juin 2025.
01:03:35Et aujourd'hui, on a commencé la commercialisation.
01:03:38Donc, on a déjà fait pas mal de chiffres d'affaires.
01:03:39C'est exceptionnel pour une startup de semi-conducteurs de ce niveau.
01:03:43Et on a clôturé notre première levée de fonds en janvier 2026
01:03:46qui nous permet de voir plus grand et d'aller vers notre premier produit.
01:03:49Ça m'intéresse de savoir ce que vous avez déjà commercialisé, en fait.
01:03:52Alors, on a commercialisé plusieurs choses
01:03:53qui sont d'ailleurs déjà démontrées sur ce salon.
01:03:55Donc, notamment dans les robots Unitree dont vous parliez tout à l'heure.
01:03:59Alors, c'est pas avec Unitree directement,
01:04:01mais on a un partenaire qui utilise des robots Unitree.
01:04:03On leur a conféré un système de vision extrêmement économe en énergie
01:04:06qui leur permet de détecter des personnes dans le champ de vision du robot
01:04:10afin de les éviter.
01:04:11Alors, c'est un cas d'usage démonstratif, pas forcément en production.
01:04:15Mais voilà.
01:04:16On a aussi des systèmes de tracking qui permettent le suivi d'objets,
01:04:21la compensation des mouvements de la caméra.
01:04:23Le tout, encore une fois, appliqué à des robots
01:04:26pour leur permettre de mieux comprendre et de mieux percevoir leur environnement.
01:04:29Alors, c'est passionnant tout ça et on voit que ça progresse vite.
01:04:32Mais on est encore très, très loin d'un robot
01:04:35qui pourrait nous apporter un café ici sur ce plateau, en fait.
01:04:39Qui pourrait comprendre qu'il y a des obstacles,
01:04:42tenir comme il faut un verre,
01:04:44l'apporter, le poser sans renverser de liquide, etc.
01:04:49Est-ce que c'est quelque chose qui est envisageable ?
01:04:51Vous qui êtes vraiment dans le dur, là.
01:04:54C'est votre job ?
01:04:55C'est beaucoup plus qu'envisageable.
01:04:56Effectivement, c'est notre job et on va le faire.
01:04:58On va vraiment le faire.
01:04:59On va conférer ces capacités-là aux robots
01:05:01et leur permettre de se comporter de façon autonome,
01:05:04exactement comme un serveur pourrait se comporter de façon autonome
01:05:06dans un restaurant, une infirmière dans un hôpital.
01:05:10Notre but, c'est vraiment de suppléer les humains
01:05:12dans les tâches compliquées, demandeuses d'énergie
01:05:15et pour leur permettre de remplacer les humains dans ces tâches-là.
01:05:19D'accord.
01:05:19Mais aujourd'hui, un robot Unitree,
01:05:20il est commercialisé avec du hardware, finalement,
01:05:25et des processeurs aussi.
01:05:27Comment faites-vous justement pour vous associer
01:05:31avec ce type de mécanisme ?
01:05:33Alors nous, on a développé une plateforme
01:05:35qui est considérée comme un périphérique
01:05:37de l'ordinateur central du robot.
01:05:39On vient un peu se brancher comme on brancherait
01:05:42une carte graphique sur un ordinateur
01:05:43pour lui conférer des capacités de visualisation.
01:05:45Donc vous rajoutez du hardware sur Unitree, c'est ça ?
01:05:46Oui, c'est ça.
01:05:47En fait, on vient se brancher comme un composant,
01:05:49ce qu'on appelle aftermarket,
01:05:51pour améliorer les performances.
01:05:53D'accord.
01:05:53On ne va rien remplacer à l'intérieur,
01:05:54mais on va améliorer.
01:05:56C'est un peu un add-on, un additif
01:05:57qu'on vient rajouter dans le robot.
01:05:59D'accord.
01:05:59Mais demain, l'idée, c'est de se substituer
01:06:02au hardware qu'il y a déjà
01:06:03pour que vous soyez intégralement présent.
01:06:06C'est ça l'idée ?
01:06:07Alors, à terme, oui.
01:06:08Nous, on se concentre pour l'instant
01:06:10sur le cœur de notre valeur
01:06:11qui est vraiment l'accélération
01:06:12et l'amélioration de l'exécution
01:06:14d'intelligence artificielle pour la vision.
01:06:16Mais à terme, évidemment,
01:06:17on voudrait remplacer,
01:06:18pas seulement par analogie,
01:06:20le cortex visuel,
01:06:21mais l'intégralité du cerveau du robot.
01:06:23Mais justement,
01:06:24est-ce qu'on peut avoir une vraie intelligence
01:06:27sans consommation énorme d'énergie ?
01:06:29Je pense que oui.
01:06:30Parce que c'est quand même assez paradoxal.
01:06:32On voit aujourd'hui,
01:06:34les LLM, les Chagipiti, les Gemini
01:06:35sont très consommateurs d'énergie
01:06:37dès qu'on fait une requête.
01:06:39Et malgré tout, sur un robot,
01:06:41il va falloir de l'intelligence.
01:06:42Et une intelligence peut-être
01:06:44encore plus puissante
01:06:45pour qu'elle comprenne son environnement,
01:06:46etc.
01:06:47Ce n'est pas paradoxal ?
01:06:50C'est exactement notre job.
01:06:51Et en fait, nous, on fait ça
01:06:53en regardant la biologie.
01:06:55Dans la tête, dans le crâne,
01:06:56on a le processeur d'intelligence artificielle
01:06:59le plus performant du monde.
01:07:00Il consomme 20 watts
01:07:01pour des milliards de milliards de neurones.
01:07:04Ça, c'est des milliards de fois
01:07:05plus efficaces que de chaque GPT.
01:07:06Ah oui, l'efficience,
01:07:07elle est impressionnante.
01:07:08C'est inégalable.
01:07:10On ne pense pas à l'égaler,
01:07:11mais en tout cas,
01:07:11en s'en inspirant,
01:07:12on va pouvoir baisser drastiquement
01:07:15la consommation.
01:07:15Donc nous, ce qu'on fait,
01:07:16c'est qu'on regarde
01:07:17comment ça fonctionne dans le cerveau
01:07:18et on reproduit ce fonctionnement
01:07:20dans les algorithmes
01:07:21et dans les processeurs
01:07:22qui sous-tendent leur exécution.
01:07:24Aujourd'hui, ça nous permet déjà
01:07:25d'être 100 fois plus efficace
01:07:26en énergie
01:07:26qu'un processeur NVIDIA, par exemple.
01:07:29Alors nous, on ne fait pas de LLM,
01:07:30mais pour faire de la vision,
01:07:31par exemple, on est 100 fois meilleur.
01:07:32Demain, on ira peut-être
01:07:33vers les LLM aussi.
01:07:34C'est la suite des événements.
01:07:35D'accord.
01:07:36Donc, c'est quoi ?
01:07:37Il y a une espèce de compréhension neuronale
01:07:40de votre programmation
01:07:43et de votre hardware, c'est ça ?
01:07:45C'est un rapport avec les neurones ?
01:07:46Oui, tout à fait.
01:07:47Comment vous analysez, en fait,
01:07:48la manière dont le cerveau réagit ?
01:07:51Alors, nous, on s'est inspiré
01:07:52de ce que faisaient les neurosciences.
01:07:53Les neurosciences, à l'origine,
01:07:54ils ont produit des algorithmes
01:07:56dans le but de modéliser le cerveau,
01:07:58de comprendre comment le cerveau fonctionne.
01:08:00Ils imaginaient que ça fonctionnait
01:08:02d'une certaine manière.
01:08:02Ils ont développé ces modèles
01:08:03pour comparer à la réalité.
01:08:05C'est comme ça que ça se passait.
01:08:06Et des chercheurs en machine learning,
01:08:08en intelligence artificielle,
01:08:09ont vu ces modèles-là,
01:08:10ont vu leur capacité de raisonnement
01:08:12et leur promesse en termes
01:08:14de consommation énergétique
01:08:15de par le fait qu'ils soient inspirés
01:08:16du fonctionnement du cerveau.
01:08:17Et nous, on récupère ces modèles
01:08:19et on les applique
01:08:20à des tâches d'intelligence artificielle.
01:08:21À votre avis, le robot intelligent
01:08:24qui sera ou dans les usines
01:08:25ou à la maison, c'est pour quand ?
01:08:28Moi, je pense que ça commence déjà aujourd'hui.
01:08:30On le voit qu'il commence à arriver
01:08:32dans les foyers.
01:08:33Je pense que d'ici 10 ans,
01:08:34une grande partie des foyers,
01:08:36des usines, des bureaux, des hôpitaux
01:08:38seront équipés de robots intelligents.
01:08:39C'est amusant parce que souvent,
01:08:41je pose cette question
01:08:42et il y a une espèce de consensus
01:08:44sur 10 ans, finalement.
01:08:46C'est suffisamment loin
01:08:47pour ne pas trop se mouiller.
01:08:49C'est ça.
01:08:50Oui, mais bon, 10 ans, ça va vite,
01:08:51cela dit.
01:08:52Bon, on prend date.
01:08:54On se retrouvera en 2036.
01:08:55Avec grand plaisir.
01:08:56Merci beaucoup, Edgar Lemaire,
01:08:58fondateur et président de Durance AI.
01:09:00Merci beaucoup.
01:09:01Au revoir.
01:09:03Tech & Co, la quotidienne, l'invité.
01:09:07Voilà, et pour terminer ce Tech & Co
01:09:09depuis le World AI Cannes Festival,
01:09:13j'accueille Christophe Biondi.
01:09:15Bonsoir, Christophe.
01:09:16Bonsoir, François.
01:09:17Vous êtes le directeur général de SafeMap.
01:09:19Vous êtes venu en voisin
01:09:20puisque vous êtes à Mandelieu-la-la-Poule.
01:09:22Tout à fait, juste à côté.
01:09:23Voilà.
01:09:24Et vous faites un truc
01:09:25qui est très tech et passionnant.
01:09:26C'est-à-dire que vous êtes
01:09:28à l'origine d'un boîtier
01:09:30qui arrive à cartographier
01:09:32en fait les routes de France
01:09:33et tout simplement par les vibrations.
01:09:36Et c'est intéressant.
01:09:38Évidemment, on va en parler
01:09:39sur l'entretien des routes,
01:09:40les infrastructures.
01:09:41Expliquez-nous ce que vous faites.
01:09:43C'est ça.
01:09:43Donc SafeMap, c'est un service
01:09:44dédié aux municipalités,
01:09:45au département,
01:09:46à toutes les entités publiques
01:09:47qui ont un réseau de routes
01:09:49dont ils ont la responsabilité.
01:09:51Donc l'idée,
01:09:52c'est de leur fournir une cartographie
01:09:53qui va leur montrer
01:09:54l'état de leur route.
01:09:55Donc avec un code couleur très simple,
01:09:57bleu, les routes en très bon état,
01:09:59vert, jaune, orange, rouge,
01:10:00les routes en très mauvais état.
01:10:02Et comment on obtient
01:10:02cette cartographie ?
01:10:03Vous l'avez dit,
01:10:03c'est grâce à ce petit boîtier
01:10:04qu'on va installer simplement
01:10:06dans les véhicules
01:10:06de quelques agents municipaux.
01:10:07On le met sur le tableau de bord,
01:10:08on le branche à l'allume-cigare
01:10:09et ensuite l'agent l'oublie,
01:10:11ça fonctionne en continu,
01:10:11ça mesure tout le temps.
01:10:12Il le pose sur le tableau de bord,
01:10:13c'est ça ?
01:10:14C'est ça,
01:10:14on le pose avec ses petits pas
01:10:15d'autocollants,
01:10:16on le branche à l'allume-cigare,
01:10:17c'est fini.
01:10:18Donc c'est très très simple
01:10:19et au fur et à mesure
01:10:20que les agents roulent,
01:10:21statistiquement,
01:10:22ils passent à peu près partout,
01:10:23surtout la commune,
01:10:23surtout le département
01:10:24et on peut générer cette carte
01:10:25en agglomérant toutes les données.
01:10:27C'est-à-dire que vous allez détecter,
01:10:29au-delà des vibrations naturelles
01:10:31de la voiture,
01:10:32qui sont normales,
01:10:33on va dire,
01:10:35les anomalies
01:10:36sur lesquelles la voiture va rouler ?
01:10:38C'est ça,
01:10:39on va quand même sentir,
01:10:40malgré l'amortissement
01:10:40qu'il peut y avoir
01:10:41en étant sur le tableau de bord
01:10:42avec toute la chaîne de la voiture,
01:10:44on va sentir les vibrations,
01:10:45on sera différencié les défauts,
01:10:47le boîtier peut discriminer
01:10:48les défauts des ralentisseurs
01:10:49et quelques catégories de défauts.
01:10:51Donc on sera capable
01:10:52de faire cette carte
01:10:53avec un aspect de qualité linéaire
01:10:55de la route
01:10:56et aussi des points
01:10:57pour signaler les défauts ponctuels
01:10:59comme un gros nid de poule
01:11:00ou un gros trou.
01:11:01Alors ce qui est intéressant,
01:11:02c'est que quand l'agent municipal
01:11:04n'a pas votre solution,
01:11:05comment il fait pour diagnostiquer
01:11:07l'état d'une route ?
01:11:08C'est visuel
01:11:09ou c'est plus compliqué que ça ?
01:11:11Aujourd'hui,
01:11:11il y a deux grandes familles.
01:11:13Il y a la famille Manuelle
01:11:14où c'est un agent
01:11:15qui est à pied,
01:11:17parcourt les routes
01:11:17et note sur un carnet
01:11:18ou une tablette
01:11:19ce qu'il voit.
01:11:19Il y a un trou,
01:11:21enfin voilà,
01:11:21il faut...
01:11:22C'est ça, une fissure
01:11:22de gravité 3,
01:11:23un trou comme ça.
01:11:24Ça prend beaucoup,
01:11:25beaucoup de temps.
01:11:26Là, une ville de la région,
01:11:27ils nous ont dit
01:11:28qu'il y avait un agent
01:11:29qui prenait 3 mois
01:11:29de son temps
01:11:30pour faire le tour
01:11:30de toute la ville
01:11:31et à la fin,
01:11:32il recommence.
01:11:33Donc il y a ça...
01:11:34Parce qu'entre-temps,
01:11:35l'état des routes évolue.
01:11:36Quand il a fini,
01:11:37il faut...
01:11:37Voilà, c'est ça.
01:11:38Il y a soit cette méthode
01:11:39Manuelle d'un côté,
01:11:40soit des méthodes automatisées
01:11:41qui sont très sophistiquées,
01:11:42parfois avec des LIDA
01:11:43ou d'autres méthodes
01:11:44et qui, elles,
01:11:45sont très chères
01:11:45et toutes les communes
01:11:46ne peuvent pas se les payer.
01:11:47Donc ça,
01:11:47HMAP,
01:11:47on a voulu faire un compromis,
01:11:49une solution automatique,
01:11:50simple et à bas coût.
01:11:53Alors comment ça marche ?
01:11:53Donc on a bien compris,
01:11:55l'agent installe ça
01:11:56dans son véhicule,
01:11:57roule,
01:11:57oublie l'appareil.
01:11:58Au bout d'un moment,
01:11:59qu'est-ce qu'il fait ?
01:12:00Il le branche sur son PC ?
01:12:02Comment récolte-t-il
01:12:03les données, en fait ?
01:12:04Donc il n'a rien à faire.
01:12:05Dedans,
01:12:05il y a le GPS
01:12:06pour géolocaliser,
01:12:07le module carte SIM
01:12:07qui nous envoie en 4G
01:12:08les données.
01:12:09Tout part dans le cloud ?
01:12:10C'est ça,
01:12:10tout part sur un serveur
01:12:12et nous,
01:12:12on a une base de données
01:12:13qui s'incrémente
01:12:13et ponctuellement,
01:12:14on vient récupérer les données
01:12:15et faire une carte.
01:12:17Donc il faut installer
01:12:18les boîtiers
01:12:18dans suffisamment de véhicules
01:12:19pour cartographier toute la ville,
01:12:20dans des véhicules bien choisis
01:12:22qui roulent à peu près partout
01:12:23et sinon,
01:12:24après,
01:12:24tout est automatique
01:12:24pour le client.
01:12:25C'est-à-dire qu'il va recevoir
01:12:26des rapports réguliers
01:12:27de votre part ?
01:12:28C'est ça,
01:12:29on prévoit par exemple
01:12:30pour une prestation d'une année,
01:12:31on lui fournit
01:12:313 mises à jour de sa carte
01:12:32au bout de 4 mois,
01:12:338 mois, 12 mois.
01:12:35Et est-ce que c'est précis ?
01:12:37Est-ce qu'il y a des erreurs
01:12:38avec votre système ?
01:12:39Alors,
01:12:40c'est plus précis
01:12:41que la majorité des solutions
01:12:42qui existent aujourd'hui
01:12:43à base de prise de vue.
01:12:44Ce que font la majorité
01:12:45des concurrents,
01:12:45c'est qu'ils envoient
01:12:46un téléphone au client,
01:12:47le client met derrière
01:12:48son pare-brise,
01:12:49il fait une tournée
01:12:49de sa route
01:12:50et par analyse
01:12:51d'intelligence artificielle,
01:12:52il a l'état de ses routes.
01:12:54Ça,
01:12:54c'est une solution
01:12:54qu'on propose aussi
01:12:55avec le smartphone
01:12:55en complément du boîtier
01:12:56qui lui est aveugle.
01:12:58Mais le boîtier,
01:12:58l'avantage qu'il a,
01:12:59c'est d'être à demeure
01:13:00dans les véhicules
01:13:00pendant toute l'année.
01:13:01Donc,
01:13:02les agents vont circuler
01:13:03des dizaines,
01:13:03voire des centaines de fois
01:13:04sur les axes principaux.
01:13:05Donc,
01:13:05on aura une mesure
01:13:06beaucoup plus fine
01:13:06que seulement la mesure
01:13:07issue à base
01:13:08d'une seule photo.
01:13:10Aujourd'hui,
01:13:11ce boîtier existe vraiment ?
01:13:12Enfin,
01:13:12une municipalité peut l'acheter
01:13:14ou c'est encore des prototypes ?
01:13:16Vous en êtes où en fait ?
01:13:17Alors,
01:13:17le boîtier existe vraiment.
01:13:18Ça fait 4 ans
01:13:19qu'on y réfléchit.
01:13:20Seulement un an
01:13:20qu'on a créé la société.
01:13:22On a créé il y a un an
01:13:23pour répondre aux premiers clients
01:13:24dans le domaine du ferroviaire
01:13:25parce que ça peut aussi être utile
01:13:26dans des trains.
01:13:27On a des boîtiers installés
01:13:28dans des trains,
01:13:28dans des tramways
01:13:29pour voir la qualité du réseau
01:13:32mais aussi surtout
01:13:32le confort des voyageurs.
01:13:34Et là,
01:13:34depuis le mois de novembre,
01:13:36on a lancé vraiment
01:13:36la phase de campagne commerciale
01:13:38pour les routes.
01:13:38On est allé au Salon des mers
01:13:39de Paris.
01:13:40On a fait deux projets pilotes
01:13:41avec des villes du 0,6.
01:13:43Là,
01:13:44on est en pourparler
01:13:44pour faire un POC
01:13:45avec le département également
01:13:46et d'autres villes du coin.
01:13:48Et quel est votre modèle économique ?
01:13:50En fait,
01:13:50vous louez votre appareil
01:13:52et votre infrastructure
01:13:53pendant une durée donnée ?
01:13:55C'est ça ?
01:13:55C'est une mise à disposition
01:13:56plus qu'une location.
01:13:58Donc,
01:13:58le boîtier,
01:13:58c'est un peu comme une box internet.
01:14:00Le fournisseur vous met la box.
01:14:01Ça fait partie d'un service global
01:14:02avec un abonnement ?
01:14:03C'est ça.
01:14:03Nous,
01:14:03on fournit X boîtiers
01:14:04suivant le nombre de kilomètres
01:14:05que vous avez
01:14:06et la mairie paye un abonnement
01:14:08avec une petite partie fixe
01:14:09et une partie variable
01:14:10en fonction du nombre de kilomètres
01:14:11de la commune.
01:14:12Donc,
01:14:12vous avez déjà cartographié
01:14:13des municipalités ?
01:14:15Tout à fait.
01:14:16Quels sont les retours,
01:14:17en fait,
01:14:18justement,
01:14:19des responsables ?
01:14:19Ils sont contents ?
01:14:20Ils sont satisfaits
01:14:21de vos résultats ?
01:14:22Donc,
01:14:23les retours des municipalités
01:14:24déjà cartographiées
01:14:25étaient bons.
01:14:26Même dans le ferroviaire aussi,
01:14:27on a discuté
01:14:28avec des gens techniques
01:14:30qui ont confirmé
01:14:31les défauts de voie
01:14:33là où notre système
01:14:34a affiché des portions rouges.
01:14:36Donc,
01:14:36il y a une bonne corrélation.
01:14:37Il y a des études
01:14:37qui ont été faites
01:14:38pas par nous,
01:14:39par des concurrents.
01:14:40Et des études qui ont été faites
01:14:40sur la corrélation
01:14:41entre les données vibratoires
01:14:42et les vraies données
01:14:43relevées manuellement.
01:14:44Il y a une bonne corrélation.
01:14:45Qu'est-ce qu'il y a
01:14:46à l'intérieur de ce boîtier ?
01:14:47Imagine des capteurs,
01:14:49des choses comme ça ?
01:14:50C'est ça.
01:14:50Alors,
01:14:51pour permettre de faire
01:14:52une solution à bas coût,
01:14:53on a mis uniquement
01:14:53les choses dont on avait
01:14:54vraiment besoin.
01:14:55Donc,
01:14:55les capteurs,
01:14:55bien sûr,
01:14:56accéléromètres,
01:14:57trois axes,
01:14:57gyroscope
01:14:58qui vont mesurer
01:14:58les accélérations,
01:14:59les vitesses de rotation,
01:15:00une puce SIM
01:15:02qui nous envoie les données
01:15:03et un GPS
01:15:03pour localiser.
01:15:05C'est vrai,
01:15:06ce que vous disiez
01:15:06tout à l'heure,
01:15:06c'est qu'un téléphone
01:15:07a tout le hardware
01:15:09nécessaire pour le faire.
01:15:10Tout à fait,
01:15:11sauf qu'on ne peut pas
01:15:11laisser un téléphone
01:15:1224 heures sur 24
01:15:13dans la voiture.
01:15:14Et lui,
01:15:15il est vraiment conçu
01:15:15sur mesure,
01:15:16il fait tous les calculs
01:15:17qui vont bien
01:15:17pour nous envoyer
01:15:18les données nécessaires
01:15:19et suffisantes.
01:15:20Vous avez parlé
01:15:21des routes,
01:15:22des chemins de fer,
01:15:24des trams.
01:15:24Est-ce que ce type
01:15:25de boîtier
01:15:27peut avoir
01:15:27d'autres usages
01:15:28à votre avis ?
01:15:29Vous réfléchissez
01:15:30à d'autres usages
01:15:32ou pas ?
01:15:33Ce boîtier,
01:15:34exactement lui,
01:15:35je ne sais pas,
01:15:35mais c'est vrai
01:15:36que les boîtiers IoT
01:15:37pour ne donner pas
01:15:38d'indications
01:15:39sur les choses
01:15:39de tous les jours,
01:15:40le remplissage des poubelles
01:15:41pour que les éboueurs
01:15:41passent uniquement
01:15:42quand elles sont pleines.
01:15:43Il y a des multiples utilisations
01:15:44mais c'est vrai
01:15:46qu'on n'a pas fait la liste,
01:15:47elle serait très longue.
01:15:48Et aujourd'hui,
01:15:48vous vous focussez
01:15:49sur cette technologie
01:15:51pour vous adresser
01:15:52à ce marché
01:15:53ou vous avez déjà
01:15:54d'autres idées ?
01:15:55Pour l'instant,
01:15:56on va déjà essayer
01:15:56de conquérir ce marché
01:15:58des routes.
01:15:58Il y a un grand marché,
01:15:59il y a plus d'un million
01:16:00de kilomètres de route
01:16:01en France
01:16:01et 60 millions
01:16:02dans le monde
01:16:03avec des pays
01:16:04où les routes
01:16:04sont dans un état
01:16:05beaucoup plus dégradé
01:16:05qu'en France.
01:16:06Donc il y a de quoi faire.
01:16:07Et donc la prochaine étape,
01:16:08c'est quoi pour vous là ?
01:16:10Fidéliser des clients
01:16:11en France
01:16:12et puis s'importer
01:16:13à l'étranger.
01:16:14Le cofondateur est italien
01:16:15donc il est tenté
01:16:16d'aller en Italie.
01:16:17On a des contacts
01:16:18en Espagne aussi.
01:16:18Ok.
01:16:19Il y a des solutions
01:16:20qui sont équivalentes,
01:16:22concurrentes à la vôtre
01:16:23aujourd'hui ou pas ?
01:16:24Alors,
01:16:25des concurrents,
01:16:26il y en a beaucoup
01:16:26mais ils sont quasiment
01:16:27exclusivement
01:16:28à base de prise de vue
01:16:29ou de moyens de lidar
01:16:30très très pointus
01:16:32et très chers.
01:16:32Pour ce qui est
01:16:33des vibrations,
01:16:34on a vu un seul concurrent
01:16:35qui propose ça.
01:16:36Un seul ?
01:16:37Oui.
01:16:37D'accord.
01:16:39Et est-ce qu'on peut imaginer
01:16:41de l'avoir plus petit
01:16:42ou est-ce que finalement
01:16:43la taille n'a pas trop de sens
01:16:45pour ce type d'appareil ?
01:16:47Pour l'un,
01:16:48si, si,
01:16:49la taille a sûrement du sens.
01:16:51Après, il ne gêne pas trop.
01:16:52Il est sur le tableau de bord
01:16:53au milieu.
01:16:53Moi, j'en ai dans
01:16:54ma voiture personnelle.
01:16:55Oui, oui.
01:16:55Il ne me dérange pas plus que ça.
01:16:56Vous pouvez cartographier
01:16:57tous vos trajets.
01:16:58Je cartographie là où je vais.
01:16:59Je peux suivre ma copine
01:17:00si j'ai envie.
01:17:01C'est plaisant.
01:17:02Mais oui,
01:17:03on pourra le rapetisser
01:17:04mais ce n'est pas vraiment
01:17:05la priorité pour le moment.
01:17:07Très bien.
01:17:07Et bien voilà,
01:17:08ça s'appelle donc
01:17:09Safe Map.
01:17:11Merci beaucoup
01:17:11d'être passé par le plateau
01:17:12de Tech&Co,
01:17:13Christophe Biondi.
01:17:15et vous êtes donc ici
01:17:18dans la région.
01:17:19Ici à Mandelieu.
01:17:19Est-ce que l'écosystème,
01:17:20dernière question,
01:17:22vous a aidé
01:17:23à monter tout ce projet ?
01:17:24Est-ce que vous avez
01:17:26tout ce qu'il vous faut,
01:17:26tous les outils nécessaires
01:17:27aujourd'hui pour grandir
01:17:29ici en restant
01:17:30dans les Alpes-Maritimes ?
01:17:31C'est vrai,
01:17:31j'ai oublié de remercier
01:17:32mais oui,
01:17:32il y a un écosystème ici
01:17:33très très intéressant.
01:17:35On est suivi par l'IPCA,
01:17:36l'incubateur Provence-Côte d'Azur
01:17:37qui nous a d'ailleurs conseillé
01:17:38et permis de venir à Salon.
01:17:39On est accompagné
01:17:41par la BPI
01:17:42et par les ABIC
01:17:43qui nous ont permis
01:17:43de bénéficier
01:17:44de nombreuses subventions.
01:17:45Un grand merci
01:17:46à tous ces acteurs-là
01:17:46qui sont vraiment
01:17:47très très importants
01:17:48sans lesquels
01:17:48on ne serait pas là.
01:17:50Très bien,
01:17:50merci beaucoup Christophe.
01:17:51Merci François.
01:17:52Voilà pour terminer
01:17:53ce Tech&Co,
01:17:54la quotidienne
01:17:55depuis Cannes
01:17:56et depuis cette édition
01:17:57du 2026
01:17:59du World AI Cannes Festival.
01:18:01On a été ravis d'être là
01:18:03comme quoi encore une fois
01:18:04et on s'en rend compte
01:18:05à chaque fois
01:18:05quand on délocalise
01:18:06Tech&Co
01:18:07qu'il y a énormément
01:18:08de talent,
01:18:09de start-up,
01:18:10d'ingéniosité
01:18:11un peu partout en France.
01:18:12C'était un vrai plaisir
01:18:13que de venir
01:18:14à la rencontre
01:18:14de tous ces entrepreneurs.
01:18:16On se retrouve bien sûr demain.
01:18:17Demain,
01:18:17on sera de retour
01:18:18sur le studio parisien
01:18:19de Tech&Co
01:18:20et on vous attend avec plaisir
01:18:21dès 19h30.
01:18:23D'ici là,
01:18:24les podcasts
01:18:24et les replays
01:18:25de cette émission
01:18:25qui vous attendent.
01:18:26Bonne soirée
01:18:27et à demain.
01:18:29Tech&Co,
01:18:31la quotidienne
01:18:31sur BFM Business.
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