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  • il y a 7 heures
Avec Edgar Mermet, auteur d’un documentaire sur la prévention contre le suicide

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##ACTU_DU_JOUR-2026-02-16##

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News
Transcription
00:00Maud Coffler
00:01On va parler d'un sujet sensible qui touche de nombreux français, de près ou de loin, le suicide.
00:06La France présente l'un des taux les plus élevés de décès par suicide en Europe.
00:10Selon les dernières données disponibles, on dénombre en France près de 9000 décès par suicide et 200 000 tentatives par
00:16an.
00:16Un sujet tabou dont nous allons parler aujourd'hui avec Edgar Mermet, co-réalisateur de la série documentaire Suicide, brisons
00:21le tabou.
00:22Bonjour Edgar Mermet.
00:23Bonjour.
00:24Bonjour Edgar Mermet, merci d'être à l'antenne de Sud Radio aujourd'hui.
00:28Le sujet qui défraie la chronique depuis quelques temps, c'est l'aide à mourir, autrement dit suicide assisté.
00:36Ce sont des gens qui sont en phase terminale de maladie, dont on veut abréger des souffrances ou les accompagner
00:42dans leur choix.
00:43Et vous, vous soulevez un autre problème.
00:45C'est le suicide en soi.
00:48Vous nous expliquez que c'est un phénomène qui est en train de prendre de l'ampleur.
00:52De plus en plus de gens se suicident.
00:55J'allais dire toute catégorie d'âge, toute catégorie sociale.
00:58Déjà, premier constat, après votre documentaire qu'il faudra absolument voir,
01:03c'est un phénomène qui est inhérent à notre sociologie actuelle.
01:07À l'époque, il y a une souffrance que l'on ne voit pas dans notre monde qui fait que
01:11des gens mettent fin à leur jour.
01:12Le suicide a toujours existé.
01:15Là, pour le coup, on est plutôt sur une baisse de suicide depuis 20 ans.
01:19Ce dont les professionnels de santé ont peur, c'est plutôt l'évolution des choses.
01:23Notamment depuis la crise sanitaire, il y a notamment la santé mentale des jeunes.
01:25Mais pas que.
01:26On parle beaucoup de la santé mentale des jeunes, mais il faut savoir que la population qui se suicide le
01:30plus,
01:31c'est les hommes les plus âgés, c'est les hommes âgés, c'est les seniors dont on parle très
01:34peu.
01:35Donc c'est vrai que le suicide assisté peut faire aussi beaucoup de mal à la prévention du suicide.
01:40Parce que la prévention du suicide, c'est justement d'essayer de sauver les gens,
01:44et c'est d'essayer de leur parler, et pas justement de les laisser mourir, entre guillemets.
01:48Quels sont aujourd'hui, en 2024, 2025, 2026, dans cette partie du 21ème siècle,
01:54dans un pays développé comme la France, dans le monde occidental,
01:57où on est dans une, j'allais dire, dans la modernité,
02:00quelle peut être la cause du suicide ?
02:01C'est un détresse, c'est une détresse, j'allais dire, totalement mentale,
02:05c'est une violence que l'on croit subir.
02:08Qu'est-ce qui peut pousser quelqu'un aujourd'hui à se tuer ?
02:10Je pense que justement, c'est important d'éduquer sur le suicide,
02:13déjà de dire qu'il n'y a pas une seule cause d'un suicide.
02:15Souvent, c'est ce qu'on peut voir, par exemple, dans les médias,
02:17où on va dire qu'il se suicide à cause d'une rupture,
02:19il va se suicider parce qu'il a des dettes,
02:20alors que le suicide, c'est l'histoire d'une vie,
02:22et donc je pense qu'il faut remettre ça aussi dans la perspective.
02:25C'est-à-dire que le suicide, ça peut en effet être lié à des traumas,
02:28à des événements qui vont être traumatiques pour une personne,
02:31ça peut être lié à des fragilités, en effet,
02:33notamment à la dépression, qui est présente chez beaucoup de personnes,
02:35ça peut être lié à des troubles psychiques,
02:40le suicide, il n'y a pas une seule cause,
02:41et je pense que c'est justement ça qu'il faut traiter.
02:44On ne peut jamais connaître les vrais mécanismes,
02:47puisque par définition, le suicide est un acte intime, personnel,
02:51sauf si on a laissé une lettre ou un témoignage d'explication.
02:55Aujourd'hui, qu'est-ce qu'on en sait dans notre connaissance,
02:57j'allais dire, sur le plan psychique et psychologique ?
03:02C'est un degré de souffrance tel qu'on veut abréger cette souffrance ?
03:06Exactement. Je pense que c'est aussi un message important pour le suicide,
03:08c'est que les gens ne veulent pas mourir.
03:09Ils veulent arrêter de souffrir.
03:11Et je pense que ça, c'est quelque chose de très différent,
03:13ce que les gens doivent comprendre,
03:14et c'est pour ça qu'aujourd'hui, ce qui tue,
03:16c'est le silence et l'isolement.
03:17Et donc, c'est pour ça qu'il faut en parler.
03:18Il faut que les gens connaissent aussi qu'il y a des ressources,
03:21qu'il y a un numéro qui s'appelle le 31-14,
03:23qui est le numéro national de prévention du suicide en France,
03:26qui devrait être aussi connu que le 15 ou que le 17,
03:28et qui ne l'est pas assez connu aujourd'hui.
03:30On parle souvent des suicides d'hommes politiques.
03:33Je fais allusion à Jean-Germain, maire de Tours,
03:35qui s'était suicidé avant un procès pour une affaire de mariage
03:39avec une organisation chinoise.
03:41Il devait passer au tribunal d'Orléans, il s'est suicidé avant.
03:45Olivier Marlex, on n'a pas compris ce qui se passait.
03:48Là, ce n'est pas une forme de souffrance.
03:50Ça peut être une question d'honneur,
03:51une question de ne plus croire en l'avenir,
03:54une forme de désespoir qui n'est pas forcément une détresse personnelle.
03:57On peut décider à un moment donné,
03:58j'ai plus envie de rester dans ce monde.
04:00Justement, je pense que chacun a ses raisons.
04:02Comme on l'avait dit, c'est très compliqué de le savoir
04:04tant que les personnes ne s'expriment pas.
04:06Je pense que c'est ça qu'il faut dire,
04:07c'est qu'encore une fois, l'isolement et le silence tuent
04:10et donc il faut que les personnes parlent,
04:11il faut que les personnes sachent qu'ils ont des gens à qui parler,
04:13il faut que toute la société aussi se prenne part du sujet,
04:16qu'on puisse parler à des collègues, à des amis,
04:18pas seulement à sa famille, pas seulement à des professionnels de santé,
04:20pas forcément à des psychiatres ou à des psychologues,
04:22alors qu'on sait que l'accès aux soins,
04:24justement, aujourd'hui, c'est très fragile,
04:26que la santé est un milieu qui ne va pas bien
04:27et que donc, évidemment, la psychiatrie
04:29et donc le lien à l'autre,
04:31et notamment pour les personnes qui sont dépressives
04:33ou qui ont d'autres troubles, est assez compliqué.
04:35Alors là, on vient justement au contenu,
04:37au contenu même du sujet qui est soulevé par votre documentaire,
04:41qu'est-ce qu'on peut faire aujourd'hui dans une société comme la nôtre,
04:43la société française, il y a de la prévention,
04:46on sait que, j'allais dire,
04:47que la santé psychiatrique et la psychiatrie
04:49est très très mal en point aujourd'hui en France,
04:51pour autant, est-ce qu'il y a des moyens,
04:53soit pour nous particuliers,
04:55qui ne sont pas compétents,
04:57soit dans le monde médical,
04:59d'essayer de prévenir un tant soit peu,
05:01est-ce qu'il y a des signes qui peuvent indiquer
05:02que quelqu'un est au bout du rouleau ?
05:04Alors, si on devait surveiller tous les déprimés,
05:06on n'en finirait pas.
05:07Est-ce qu'à un moment donné,
05:08il y a un seuil au-delà duquel on peut s'inquiéter,
05:10ou des signes qui, en soi,
05:13justifieraient que l'on aille voir la personne
05:15ou qu'on la signale à quelqu'un de compétent
05:16pour attirer l'attention sur elle ?
05:18Donc, en effet, il y a des signes
05:19comme des changements de comportement soudain,
05:21comme de l'isolement
05:22ou une tristesse évidemment prolongée.
05:24Je pense que la première chose,
05:25c'est justement de s'informer.
05:26La première chose, c'est, encore une fois,
05:28de savoir que le 31-14, par exemple,
05:29ce n'est pas juste pour les personnes
05:34qui se sent concernées par le sujet,
05:36qui a peur pour une personne proche.
05:38N'importe qui peut appeler 31-14
05:39pour signaler quelque chose qui l'interpelle.
05:42Pour avoir des conseils,
05:43parce que, justement, il ne sait pas.
05:44Et donc, je pense que ça,
05:44c'est la première des choses,
05:45c'est se former.
05:46Il y a des programmes,
05:47comme le programme Sentinelle,
05:48qui, justement, permet à des citoyens
05:49de détecter les signes.
05:50Parce qu'en effet,
05:51si jamais on n'est pas formé,
05:52c'est impossible de le savoir.
05:53Et on peut très bien avoir aussi
05:55une mauvaise passe,
05:55passer une mauvaise nuit.
05:56Et donc, ce n'est pas parce que
05:57quelqu'un n'est pas bien un jour
05:58que, forcément, il va mal.
05:59Mais en revanche,
06:00si on n'est pas formé
06:00et si on n'est pas informé,
06:02c'est dur de voir les signes.
06:04Les sociologues, les psychiatres,
06:06je ne sais pas s'ils travaillent ensemble,
06:07je pense qu'il y a des scientifiques
06:08qui se penchent sur la question du suicide.
06:11Est-ce qu'il y a moyen, aujourd'hui,
06:13non pas de résoudre les causes,
06:14ça serait trop beau,
06:15mais de pouvoir faire en sorte
06:17que certaines situations de détresse
06:18soient évitées
06:20ou soient réglées
06:21dans un délai assez rapide ?
06:23Je pense que c'est aussi
06:25une question de moyens.
06:25Donc, évidemment,
06:26il faut qu'il y ait des gens
06:27qui soient formés
06:27et qui soient présents.
06:28On peut, par exemple,
06:29penser au milieu scolaire
06:30pour lequel il manque
06:31de personnel scolaire
06:32et notamment personnel médical
06:33qui peut être là, justement,
06:35pour orienter les élèves,
06:36pour avoir des signes.
06:37Même chose dans les entreprises,
06:38c'est possible aussi,
06:39y compris dans les entreprises publiques.
06:41Donc, je pense que oui,
06:41mettre des moyens
06:42et mettre des gens
06:42qui peuvent reconnaître ces signes
06:44déjà dans la société,
06:45c'est important.
06:46Encore une fois, se former,
06:47même en tant que citoyen.
06:49Faire relayer aussi, justement,
06:50le 31-14,
06:51dire qu'il y a des solutions.
06:52Il y a aussi des associations
06:53avec des bénévoles.
06:54On peut penser à SOS Amitié,
06:56à Suicide Écoute,
06:57à Faire Enfant Parent
06:58qui est justement fait
06:59à la fois pour les parents endeuillés
07:01mais aussi les parents
07:01qui ne sauraient pas
07:02comment gérer, par exemple,
07:04leur relation avec leur enfant
07:05avec une certaine tristesse.
07:07Donc, voilà,
07:07il y a beaucoup de choses
07:08qui sont possibles.
07:08Des associations,
07:10le 31-14 ans, encore une fois,
07:11des programmes comme Papa Guéno
07:12qui donnent aussi des mots.
07:14Donc, il y a des choses,
07:15il y a des informations.
07:16Le problème,
07:16c'est qu'il faudrait aussi
07:17peut-être des campagnes
07:18de communication.
07:19On a eu énormément
07:20de campagnes de communication
07:21et c'est tant mieux
07:21pour les accidents de la route.
07:23Et aujourd'hui,
07:23je pense qu'il faut faire
07:24la même chose
07:25pour la prévention du suicide.
07:26Vous nous disiez
07:26au début de cet entretien
07:27que la majorité des suicides
07:29concernent en général
07:30des seniors,
07:31des hommes en particulier.
07:32Ça, c'est quoi ?
07:33J'en ai marre de vivre
07:34ou je ne trouve pas de raison ?
07:35Enfin, on imagine
07:36le genre de détresse
07:36que ça puisse...
07:37Je dis on l'imagine
07:38avec beaucoup de prudence.
07:39Pour autant,
07:40les suicides
07:41qui défaillent le plus
07:41la chronique
07:42et qui nous interpellent
07:43ce déficit de jeunes,
07:44alors, normalement,
07:45il y a ce qu'il y a
07:45du harcèlement.
07:46Vous pensez aujourd'hui
07:48que la société française,
07:49j'allais dire,
07:50que l'organisation
07:51de la société française
07:52est armée
07:53pour le prévenir
07:54ou vous estimez
07:55qu'on est très en deçà
07:56de ce qu'on aurait pu
07:57mettre en place
07:57au niveau public,
07:58au niveau institutionnel ?
08:00Je pense qu'on est
08:01très en deçà.
08:01Je pense que les gens,
08:02encore une fois,
08:03ils ne sont pas sensibilisés
08:03que je pense qu'on a peur
08:04du parler du suicide,
08:05notamment la première idée
08:07reçue qui serait
08:07que parler du suicide,
08:09ça provoque des suicides.
08:10Non, mais parler mal
08:10du suicide, ça en provoque.
08:11En revanche,
08:12si on a les bonnes ressources
08:13et qu'on écoute
08:14les bonnes personnes,
08:15ça a justement
08:16un effet préventif.
08:17Je pense que,
08:17notamment le milieu scolaire,
08:19il y a un gros manque
08:20de prévention
08:20et encore une fois,
08:21de moyens,
08:22de gens qui seraient là
08:23pour orienter les élèves
08:24et pour leur permettre
08:24d'aller mieux.
08:25Notre époque est plus anxiogène
08:27que les autres
08:27ou du temps des vikings,
08:28c'était la même chose ?
08:29On vivait moins vieux,
08:31on n'est pas trop
08:32de se suicider
08:32parce qu'on était déjà morts.
08:33Mais notre époque,
08:34alors plus sérieusement,
08:35notre époque est vraiment anxiogène,
08:37il y a des sources aujourd'hui
08:38de détresse psychique
08:39et psychanalytique.
08:40Alors, chez les jeunes,
08:41oui, ça c'est sûr,
08:41il y a des signes
08:42qui le montrent,
08:43notamment depuis la crise sanitaire,
08:44même si c'était là avant,
08:45on parle beaucoup
08:45de la crise du Covid,
08:46mais il faut savoir
08:47que c'était là bien avant
08:47et que l'isolement
08:48n'a pas commencé
08:49à partir du Covid.
08:50En revanche,
08:50il a amplifié
08:51les tendances
08:51qui étaient déjà là
08:52et encore une fois,
08:53ça a fait la même chose
08:54pour les personnes âgées
08:55qui se retrouvaient
08:56pour beaucoup livrées
08:57à elles-mêmes aussi.
08:57Donc, je pense que c'est
08:58une époque qui peut être
08:59aussi anxiogène
09:00pour tout le monde
09:01et c'est pour ça
09:02que dans le documentaire,
09:02on a le psychiatre
09:03Charles Hédard Notre-Dame
09:04qui rappelle le rôle du politique
09:06à la fois pour les moyens
09:07et aussi pour le degré
09:08de cohésion sociale
09:09pour lequel, justement,
09:10la prévention du suicide
09:12est très importante
09:13et là, pour le coup,
09:14c'est les politiques
09:14qui ont la main.
09:15Alors, justement,
09:16Hédard Mermet,
09:16si vous aviez,
09:17puisque vous avez un micro,
09:19si vous aviez,
09:20sans parler d'appel,
09:21mais si vous aviez
09:21un conseil à donner,
09:23une recommandation
09:24ou si vous vouliez
09:25interpeller les pouvoirs publics,
09:26vous diriez quoi ?
09:27Là, qu'est-ce qui est
09:28le plus urgent
09:29quand on est membre
09:30du gouvernement,
09:31quand on est responsable
09:31du système de santé français,
09:33de l'enseignement scolaire ?
09:36Quel est le message
09:37que vous lancez en premier ?
09:38S'assurer de quoi,
09:39la rempre ?
09:40Déjà, d'écouter les psychiatres
09:41parce que les psychiatres,
09:42ils ont les solutions
09:43et il y a déjà des choses
09:44qui existent sur le terrain.
09:45Ils peuvent se tromper ou non ?
09:47Ah, ils peuvent se tromper
09:47comme tout le monde
09:48mais c'est pour ça que
09:49je pense déjà
09:50qu'il faut essayer
09:50de les écouter
09:51parce que eux,
09:51pour le coup,
09:52ils sont sur le terrain
09:53et justement,
09:54les jeunes et les moins jeunes
09:55en détresse,
09:55ils les voient tous les jours
09:56et ils voient aussi
09:57notamment les difficultés
09:58dans leur manière d'opérer
10:00donc je pense qu'il faut déjà
10:00écouter les gens
10:01qui sont sur le terrain
10:02et puis aussi,
10:03écouter les parents,
10:05écouter ceux qui font
10:05de la prévention,
10:06les bénévoles,
10:06les associations,
10:08écouter les gens,
10:09écouter les gens
10:09qui s'y connaissent
10:10et voilà.
10:11Ça peut arriver à tout le monde,
10:12on se dit,
10:13c'est pour les autres,
10:13ça peut arriver à tout le monde,
10:14on sait aujourd'hui
10:15que ça arrive à tout le monde.
10:17Il n'y a pas de détermination sociale
10:19sur le suicide,
10:20quel que soit votre classe,
10:21quel que soit votre âge,
10:23vous pouvez être touché
10:24donc il y a évidemment
10:25des populations
10:25qui sont plus touchées que d'autres
10:26mais le suicide,
10:27ça peut toucher tout le monde
10:28et c'est pour ça
10:28que tout le monde
10:29doit se mobiliser
10:29pour la prévention du suicide.
10:31Et le moment du passage à l'acte
10:32restera toujours un mystère.
10:33Pourquoi le déclenchement
10:35à cet instant-là,
10:36à ce moment-là,
10:37la personne décide
10:39de passer à l'acte ?
10:40Ça,
10:41il n'y a aucun signe
10:42avant-coureur
10:42quand on arrive souvent
10:45trop tard,
10:45je veux dire.
10:45Oui,
10:46pas forcément
10:46et je pense que c'est aussi
10:47important de le dire
10:47parce qu'il ne faut pas
10:48non plus culpabiliser
10:50les entourages.
10:51Vous disiez,
10:52il y a 9000 suicides par an,
10:53ça fait autant de familles,
10:55autant de parents,
10:55autant d'amis,
10:56autant de collègues
10:56qui peut-être n'ont pas eu
10:57et donc je pense qu'il faut
10:58dire qu'il y a des signes
10:59mais il ne faut pas non plus...
11:00Quand une fois,
11:01il faut juste encourager
11:01les gens à se former,
11:02à s'informer sur le sujet
11:03mais pas non plus les blâmer
11:05parce que voilà,
11:06on n'y peut rien
11:06et tout le monde
11:07n'est pas formé
11:08à la prévention du suicide,
11:09tout le monde n'est pas psychiatre.
11:10Alors,
11:10un mot sur l'autre versant
11:12de cette thématique,
11:14de l'autre côté du fleuve,
11:16l'aide au suicide,
11:17ceux qui sciemment
11:18ne veulent pas continuer à vivre,
11:20vous estimez que là aussi,
11:21il y a une façon
11:21de pouvoir les accompagner,
11:22qu'il y a une solution
11:23politique et législative ?
11:25Bien sûr,
11:25mais je pense que c'est déjà
11:26bien de faire la différence
11:27entre l'aide à mourir
11:28et le suicide assisté
11:29puisque du coup,
11:30en fait,
11:31on parle du suicide assisté
11:32mais du coup,
11:32la prévention du suicide,
11:33elle reste dans l'ombre
11:33et je pense que ça,
11:34pour le coup,
11:34ce n'est pas possible.
11:35Donc,
11:35je pense qu'il faudra
11:36en effet clarifier les choses
11:38et après,
11:38je pense qu'encore une fois,
11:39il y a des psychiatres
11:40qui ont des choses à dire
11:40qui ne sont pas forcément
11:42pour cette loi,
11:43en tout cas avec beaucoup
11:43de modifications.
11:44Donc,
11:44je pense qu'il faut écouter
11:45tout le monde
11:45et il faut essayer
11:46de faire de la concertation
11:47et de la médiation
11:48même si ce n'est pas facile.
11:50Le débat n'est pas clos,
11:51on est bien d'accord ?
11:52Ah non,
11:52le débat n'est pas clos.
11:53J'aurai certainement
11:54l'occasion de vous demander
11:54de revenir témoigner
11:55sur l'évolution
11:56de cette réalité.
11:58Merci,
11:58d'avoir été avec vous
11:59sur cette radio.
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