00:00La revue de presse.
00:06Et bonjour mon cher Thomas Ranou.
00:08Et bonjour Maxime, rebonjour précisément.
00:10Mais rebonjour précisément, vous avez raison.
00:12Comme tous les week-ends, après le journal de 8h et de 9h,
00:15on passe à la revue de presse, cette fois-ci régionale.
00:17Et on commence avec le traditionnel point hebdomadaire sur les élections municipales.
00:21Ça y est, on ne peut pas y échapper.
00:22Oui, on continue le compte à rebours.
00:23Plus que cinq semaines désormais avant le premier tour,
00:26l'aide nouvelle s'est rendue sur le terrain pour sonder les habitants.
00:30Ce qui ressort, c'est que le scrutin ne suscite pas un engouement démesuré.
00:34J'irai voter parce que ce sont les valeurs que mes parents m'ont inculquées,
00:38mais je ne me reconnais dans aucun candidat.
00:40Ça fait des années que je vote blanc.
00:42Rapporte l'un d'eux, je ne sais même pas qui se présente.
00:45Quoi qu'on choisisse, ça ne changera rien, rapporte un autre.
00:48Ce que note le quotidien, et c'est tout le paradoxe,
00:51c'est que si, de manière générale, les Français sont attachés à la figure du maire,
00:55qui est d'ailleurs de loin leur élu préféré, selon tous les sondages,
00:58eh bien, il ne peut souvent rien faire face à leurs préoccupations,
01:02puisque les préoccupations sont souvent d'ordre national,
01:05à commencer par le pouvoir d'achat.
01:07Les enjeux nationaux inquiètent davantage que les élections municipales n'intéressent,
01:11résume le journal.
01:12Et toujours en lien avec les municipales,
01:14il y a une interview à retrouver dans la Provence,
01:16c'est celle d'Amin Kessassi, le militant antinarcotrafic,
01:19qui a vu son frère abattu il y a près de trois mois.
01:21Oui, et effectivement, c'est lié aux élections municipales,
01:23puisqu'il a choisi de s'engager à Marseille,
01:26aux côtés du maire sortant, Benoît Payan.
01:28Dans cet entretien, il fait part des menaces qui pèsent sur lui au quotidien,
01:32qui émanent, bien sûr, des narcotrafics de grands.
01:34Il a d'ailleurs été exfiltré, je dis, d'une réunion publique par la police
01:38en raison d'une menace d'assassinat.
01:40C'est la première fois qu'il y a eu une telle force,
01:42une telle précipitation à devoir être amené ailleurs, témoigne-t-il.
01:46Ma vie ne tient qu'à un fil.
01:47Et pourtant, il refuse de céder à la pression.
01:51Je ne me tairai pas dans cette campagne.
01:53Je suis là pour apporter des réponses concrètes à un fléau.
01:55Je m'engage pour apporter de l'espoir face à un système
01:58qui vient pourrir la vie des habitants des quartiers.
02:01Bref, un engagement politique sous menace permanente
02:04qui illustre à quel point la lutte contre le narcotrafic
02:07s'est imposée comme un enjeu central dans la campagne municipale à Marseille.
02:11Et du côté de la dépêche du midi,
02:13on parle de gastronomie avec une question, mon cher Thomas.
02:16Pourquoi l'Occitanie est-elle la région de France la moins touchée par l'obésité ?
02:20Oui, c'est un chiffre que révèle le quotidien du Sud-Ouest.
02:23Si le taux d'obésité moyen dans l'Hexagone s'élève à plus de 18%,
02:26il n'est que de 15,5% en Occitanie,
02:30ce qui en fait le taux le plus fait parmi toutes les régions françaises,
02:33juste devant l'île de France.
02:35A contrario, la région la plus touchée, ce sont les Hauts-de-France.
02:38Plus de 22% de taux d'obésité.
02:41Selon le journal, les disparités régionales sont corrélées au contexte socio-économique.
02:45Et globalement, la région Occitanie est assez largement composée de cadres
02:50et de professions intellectuelles supérieures.
02:52C'est un facteur, mais ce n'est pas le seul.
02:54L'autre gros facteur, c'est la culture régionale.
02:56Les habitants du Sud privilégient assez largement l'huile d'olive,
03:00les fruits et les légumes par rapport à d'autres régions.
03:02Comme le Nord, justement, on privilégie plutôt le beurre ou les pommes de terre.
03:07Et un dernier point, c'est que l'Occitanie bénéficie d'une organisation de soins
03:10particulièrement structurée pour lutter contre cette pathologie et quelle obésité.
03:15On retrouve différentes structures dans la région qui intègrent un suivi médical,
03:19diététique et psychologique qu'on ne retrouve malheureusement pas dans d'autres régions de France.
03:24Et on finit avec un témoignage à retrouver dans les pages de Ouest France.
03:27C'est celui du français Nicolas Gilou.
03:28Il est magistrat à la Cour pénale internationale
03:31et a fait partie des juges sanctionnés par l'administration Trump
03:33à cause d'enquêtes ou de décisions qui ont déplu justement à la Maison Blanche.
03:37Oui, lui en l'occurrence, c'est parce qu'il a autorisé l'émission de mandat d'arrêt
03:41contre le premier ministre israélien Benyamin Netanyahou.
03:45Résultat, sa vie a été chamboulée.
03:47Tous ses comptes avec des sociétés américaines ont été clôturés.
03:50Airbnb, Amazon, Uber, Paypal, liste non exhaustive évidemment.
03:56Cela revient à vivre comme dans les années 90 selon lui.
03:59« Je suis devenu un cobaye du déficit de souveraineté européenne », déplore-t-il.
04:03« On ne peut pas rester dans une espèce de soumission heureuse ou de servitude volontaire. »
04:08Soumission heureuse et servitude volontaire, ce sont de belles expressions, ça c'est sûr.
04:11Merci beaucoup Thomas Rano, qu'on retrouve tous les week-ends
04:13pour la revue de presse nationale et régionale
04:15après le journal de 8h et de 9h.
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