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00:00:00Sud Radio, la France dans tous ses états, Péricault-Légas, Maud Koffler.
00:00:08Bonjour, bienvenue sur Sud Radio en ce jeudi 18 décembre 2025.
00:00:13On s'approche de Noël à mes côtés qui me couvrent, j'allais dire, Maud Koffler.
00:00:19Bonjour à tous.
00:00:20Et puis on a Julien Delmas à la technique qui va nous faire une émission pleine de bruit et de fureur.
00:00:28« Emmanuel Macron va-t-il sauver Marseille ? »
00:00:32On sait que ce président de la République était dévoué à toutes les causes les plus nobles.
00:00:37Mais là, il s'intéresse particulièrement et depuis longtemps,
00:00:39depuis le début de son mandat à la capitale de la Provence, cette grande métropole méditerranéenne.
00:00:46Le président de la République est très impliqué dans l'actualité marseillaise,
00:00:51le combat sur les narcotrafiquants.
00:00:52Il a le projet du Grand Marseille.
00:00:55Alors, est-ce que les résultats sont à la hauteur des promesses ?
00:00:58C'est une autre affaire.
00:00:59Nous aurons l'avis de Kauter Ben Mohamed, président de l'association Marseille en colère.
00:01:04On devine qu'elle ne partage pas forcément l'enthousiasme du président de la République.
00:01:10Qui veut s'emparer de la maison du général de Gaulle à Colombais, les deux églises ?
00:01:16La fondation Charles de Gaulle se retire.
00:01:18C'est elle qui en a assuré la gestion.
00:01:21Et ce serait repris par le mémorial du général de Gaulle à Colombais-des-Églises,
00:01:26symbolisé par cette très belle croix d'orraine.
00:01:28Il faut aller voir ce monument qui symbolise un instant important de l'histoire de France,
00:01:33qui est propriété du département de l'Haute-Marne.
00:01:35Donc voilà, la boisserie, aujourd'hui, pourrait devenir la propriété du département de l'Haute-Marne,
00:01:40qui est ce département où le général de Gaulle avait choisi de s'installer.
00:01:45Et bien, le président de la République, enfin on suppose qu'à l'Élysée, on n'entend pas de cette oreille,
00:01:50et on voudrait que l'État rachète la boisserie qui va certainement être classée en monument historique,
00:01:56et elle le mérite.
00:01:57Et nous aurons en ligne Nicolas Lacroix, président des Républicains du conseil départemental de la Haute-Marne,
00:02:05qui, ben voilà, va nous expliquer pourquoi, tout d'un coup, il est obligé d'être confronté à l'État
00:02:11pour avoir la propriété préservée et pérennisée,
00:02:15ce monument de l'histoire de France qui est la boisserie à Colombais.
00:02:19Les deux églises.
00:02:22La France a-t-elle échappé à un coup d'État ?
00:02:24Mais c'est qu'on a failli le croire, à un moment donné,
00:02:26tant cette vidéo était bien faite.
00:02:29Elle a été faite par l'IA.
00:02:29Donc vous avez une journaliste qui est dans les rues de Paris.
00:02:32On voit des forces armées, un hélicoptère, la tour Eiffel,
00:02:37et on apprend que le président de la République a été renversé,
00:02:40qu'il a dû évacuer l'Élysée,
00:02:42et que c'est un colonel, dont on n'a pas le nom, qui a pris le pouvoir.
00:02:44Alors figurez-vous que cette vidéo, comme elle est bien faite,
00:02:47a fait le tour du monde,
00:02:48qu'elle est arrivée sur le téléphone portable d'un chef d'État africain,
00:02:52qui a appelé le président de la République très inquiet,
00:02:55en disant qu'est-ce qui se passe.
00:02:57Donc voilà, M. Macron a demandé à Facebook de retirer la vidéo.
00:03:00Facebook a dit, mais j'ai pas la retirer,
00:03:02elle n'est pas contradictoire à nos valeurs.
00:03:04Donc il est très en colère.
00:03:05On entendra son coup de goût tout à l'heure.
00:03:09Alors, Dominique de Villepin se prend-il pour le loup d'Intermarché ?
00:03:13Enfin, la chanson de Claude François,
00:03:16le mal aimé, qu'on va entendre,
00:03:19sert de l'hétmotif à la grande enseigne de grande distribution.
00:03:23Et Dominique de Villepin, reçu par notre confrère, collègue et ami,
00:03:28Thomas Soto, explique que lui aussi est mal aimé.
00:03:31Et j'allais dire l'allusion.
00:03:34La référence est assez amusante.
00:03:36On décryptera ça ensemble.
00:03:38Maud Coffler.
00:03:40De quoi vous allez nous parler, Maud Coffler ?
00:03:42Je vais vous parler de Claude François précisément,
00:03:45et cette chanson qui revient en force.
00:03:47Et puis de l'arbre de la laïcité qui a été remplacé par un arbre de Noël.
00:03:53À un moment donné, on peut mettre des crèches, on ne peut plus en mettre.
00:03:55Et maintenant, c'est l'arbre de la laïcité qui est remplacé par un arbre de Noël
00:03:59qui a plutôt une connotation un petit peu surpassée.
00:04:00Je ne vous explique pas la polémique.
00:04:02Et puis, il faudrait savoir où sont passées les 500 bouteilles de Chartreuse.
00:04:07Vous savez, cette haute vie, cette liqueur des Alpes
00:04:10élaborée dans le secret du monastère de la Chartreuse par les moindres.
00:04:14500 bouteilles ont disparu.
00:04:16À qui ça peut servir ?
00:04:17Donc, on verra, on essaiera de délucider ce mystère.
00:04:20On se transformera en charme au colms de la liqueur.
00:04:23Voilà le programme d'aujourd'hui.
00:04:26Sud Radio.
00:04:27La France dans tous ses états.
00:04:29L'humeur de Péricault.
00:04:31Je vous le disais, les fêtes de fin d'année approchent.
00:04:34Le soir de Noël, le réveillon, le 31 janvier, la Saint-Sylvestre.
00:04:38Nous sommes en pleine crise agricole.
00:04:40C'est l'occasion pour nous, citoyens consommateurs, de faire preuve d'un petit peu de patriotisme en faisant attention à ce qu'on achète.
00:04:51Il s'agit bien entendu de célébrer ces fêtes de fin d'année en famille autour de la table.
00:04:55Mais voici l'occasion de ne pas se tromper, d'acheter des produits français, d'acheter des produits de qualité sans se ruiner.
00:05:05On a à tous les prix en France des denrées alimentaires festives tout à fait abordables et qui sont profondément respectables.
00:05:14Je voudrais attirer l'attention de nos auditrices et nos auditeurs parce que, en général, quand on achète, on regarde le prix, bien sûr.
00:05:20Et puis on se dit, on veut du foie gras, on veut du saumon fumé.
00:05:23On veut déjà, le caviar, c'est réservé vraiment aux élites.
00:05:26Et on ne regarde pas forcément les étiquettes.
00:05:28Là, vraiment, je vous abjure de regarder l'étiquette, de vous soucier de la traçabilité.
00:05:32Ça prend quelques instants.
00:05:35D'où ça vient ? Est-ce que ça fait du bien à ceux qui le produisent ?
00:05:37Est-ce que ça rétribue les femmes et les hommes qui se donnent du mal pour nous faire du bien ?
00:05:43Est-ce que ça nous fait du bien à nous ?
00:05:44Et voici donc, eh bien, c'est le moment de faire un acte de patriotisme.
00:05:50Oh, il est agréable, il est salutaire, il est gourmand.
00:05:54Préférez les produits français, vous aurez vérification.
00:05:57Ne tombez pas dans le panneau, c'est sûr qu'on a toujours besoin d'avoir des produits référencés.
00:06:00Soyez très exigeants sur le foie gras.
00:06:02Aujourd'hui, le lobby agroalimentaire importe des foie gras de l'étranger
00:06:06qui peuvent prendre des stampilles Europe pour peu qu'ils aient été salés ou cuits ou allés en Europe.
00:06:11Assurez-vous que c'est vraiment du foie gras français.
00:06:13S'il est artisanal, il serait un peu plus cher.
00:06:16Peut-être que vous pouvez réduire la quantité, en manger un peu moins, mais mieux.
00:06:20Et vous rendrez service à ces éleveurs de canards du Sud-Ouest et de la France
00:06:24qui ont été frappés pendant plusieurs années par une grippe aviaire.
00:06:27Certains ont été éradiqués, ils ont disparu.
00:06:29Ne redonnez pas votre argent à des gens qui ont participé à cette gabegie,
00:06:34à ces grands agroalimentaires qui importent des foie gras de l'étranger.
00:06:38Soyez vigilants, au saumon, fumez, même chose.
00:06:40Remplacez-la éventuellement par de la truite dans nos montagnes, dans les Pyrénées, dans le massif central.
00:06:46Il y a de très bonnes adresses.
00:06:47Notre ami collègue Vincent Fergnot, dans son émission, ne manquera pas de le suggérer.
00:06:52Il vous donnera des adresses.
00:06:54Voilà, voyez cette vigilance.
00:06:55Et également, avec modération, si vous ouvrez une bouteille de vin effervescent,
00:07:03avec de la mousse, avec des bulles, assurez-vous que ce soit aussi des produits français.
00:07:08Le champagne est merveilleux, si on n'a pas les moyens.
00:07:11Il y a de merveilleuses, des clairettes de Limoux, aussi chères à Julien Delmas, notre réalisateur.
00:07:17Et puis sinon, des clairettes de Didé, des créments de Loire, de Bourgogne.
00:07:21Enfin, on ne va pas faire l'inventaire, ce n'est pas une émission gastronomique.
00:07:24Voilà, mais je vous donne des pistes pour que vous brandissiez le drapeau français
00:07:28et que vous souteniez nos agriculteurs.
00:07:30Ils sont tous dans le besoin.
00:07:31Éleveurs, producteurs, artisans, transformateurs, vignerons.
00:07:34Un petit cocorico pour les fêtes de Noël et les fêtes de fin d'année.
00:07:38Et vous aurez rempli votre devoir de citoyen, de consomme, acteur.
00:07:42Anne Hidalgo qui veut faire du BHV des logements sociaux made in France.
00:07:45Un président africain qui tombe dans le piège de l'intelligence artificielle.
00:07:49On en parle dans un instant.
00:07:50N'hésitez pas à nous appeler au 0826 300 300.
00:07:53A tout de suite sur Sud Radio.
00:07:56Midi 14h, Sud Radio.
00:07:58La France dans tous ses états.
00:08:01Le fait du jour.
00:08:02Et partout, elle est populaire.
00:08:05Notre canne, canne, canne, canne, bière.
00:08:09Emmanuel Macron était en visite à Marseille mardi pour faire le point sur le plan Marseille en grand.
00:08:14Alors que le narcotrafic bat son plein, les initiatives répressives n'ont pas suffi à endiguer la consommation de drogue et les violences qui en découlent.
00:08:21Parmi les mesures phares annoncées au cours de son déplacement, le président de la République a annoncé que l'amende forfaitaire délictuelle serait désormais fixée à 500 euros.
00:08:29Soit plus du doublement du montant pour taper au portefeuille le consommateur.
00:08:34Alors salutaire ou anecdotique, on en parle avec la présidente de l'association Marseille en colère, Kauter Ben Mohamed.
00:08:39Bonjour.
00:08:40Bonjour.
00:08:41Bonjour Kauter Ben Mohamed.
00:08:43Merci d'être à l'antenne de Sud Radio pour nous éclairer un petit peu sur cet engagement présidentiel ancien.
00:08:51C'est une obsession pour lui.
00:08:52Alors on pourrait s'en réjouir qu'un président de la République accorde autant d'importance à cette ville très importante pour la France qu'est Marseille.
00:09:00Il fait des déclarations, j'allais dire il fait des effets de manche.
00:09:04Il promet des choses.
00:09:05Est-ce que vous sentez-vous que sur place que les engagements et les promesses aboutissent à des résultats concrets ?
00:09:11Marseille s'est réveillée ce matin, non pas endeuillée, mais plus que peinée et totalement méprisée.
00:09:19Parce que Marseille attendait, enfin une partie de Marseille attendait, une partie de Marseille était désespérée.
00:09:24Et une partie de Marseille dont je fais partie avait beaucoup d'espoir.
00:09:27Parce que suite au drame qui a été l'assassinat de Médic et Sassi, qui a été ciblé par la mafia pour faire taire son frère.
00:09:33Mais aussi au drame qui a suivi, à savoir un enfant de 15 ans qui a été carbonisé et jeté dans la rue.
00:09:39On attendait des mesures fortes, de l'argent, des moyens financiers.
00:09:43Et une révolution en termes de plan global sur plusieurs décennies, en termes de prévention, de santé publique.
00:09:49Non pas pour attaquer et frapper les consommateurs qui sont des co-responsables.
00:09:54Mais qui sont pour la plupart des co-responsables qui dépendent de ces substances.
00:09:57Et qui malheureusement ne sont pas accompagnés lorsqu'ils souhaitent se soigner par le ministère de la Santé, par des politiques publiques.
00:10:04Par des politiques de prévention pour accompagner ces jeunes et ces moins jeunes sur ce que c'est la drogue.
00:10:09Qu'est-ce que ça fait d'en consommer ? Qu'est-ce qu'on risque d'en consommer et de la vendre ?
00:10:13Comment on fait pour désenclaver ces quartiers qui sont aujourd'hui sous l'emprise des narcotrafiquants et du crime organisé ?
00:10:19C'est comment on fait, lorsque la police de proximité a disparu sous l'air de M. Sarkozy,
00:10:24comment on fait pour remettre de la vie, de l'espoir et des perspectives d'avenir pour ces jeunes
00:10:29qui, lorsqu'ils sortent de leur tour de leurs immeubles, ne voient comme modèle de stabilisation et d'essor économique
00:10:39que des narcotrafiquants qui leur mettent même, excusez-moi, lorsqu'il y a des fêtes,
00:10:45des châteaux gonflables et des kermesses à la place de l'État.
00:10:48Dans le secteur de la République, dans le secteur de compétence,
00:10:51là où il a abandonné des habitants et des mères célibataires que tout le monde dénonce
00:10:55mais que personne ne soutient et n'accompagne, on attendait des vraies mesures fortes
00:10:59et on a vu un balai de ministres qui accompagnaient ce président pour se moquer de nous et nous mépriser.
00:11:06Nous qui demandons tellement depuis des années, nous qui attendions encore une fois des mesures,
00:11:11des moyens, du courage politique et de la compétence et une vision pour Marseille.
00:11:15– Gauter Ben Mohamed, qui sont les interlocuteurs du président de la République à Marseille ?
00:11:22Il rencontre qui quand il fait ce genre de promesses et d'engagement ?
00:11:25– On aimerait bien le savoir, parce qu'en tout cas, ce qui est certain,
00:11:29c'est que moi, je suis une travailleuse sociale depuis 1995, Péricault,
00:11:32et j'ai eu de l'activité, on a eu l'occasion de se croire,
00:11:33c'est-à-dire que c'est-à-dire qu'aujourd'hui, je pense avoir l'une des expériences
00:11:37– On va vous rappeler Gauter Ben Mohamed, parce qu'on a des petits problèmes de liaison.
00:11:43– On comprend en tout cas qu'il y avait beaucoup d'attentes de la part des Marseillais,
00:11:47de Gauter Ben Mohamed en particulier, de ceux qui s'engagent, des militants,
00:11:50mais voilà, de ceux qui sont victimes en premier.
00:11:52– C'est-à-dire, Maude, c'est tellement rare de voir un chef d'État
00:11:54qui a des compétences à tous les niveaux et sur la totalité du territoire
00:11:58de se consacrer sur Marseille.
00:12:00On peut partir du principe que lorsqu'il y a un engagement présidentiel aussi fort,
00:12:03en tout cas dans les déclarations, dans les déplacements,
00:12:06dans la mobilisation des énergies,
00:12:08il y a évidemment à la suite de cela une…
00:12:11– Disception ?
00:12:12– Non, non, il y a une réalisation, il y a des faits concrets qui arrivent,
00:12:16il y a des mesures qui sont prises, même si on n'a pas la solution immédiate.
00:12:18En tout cas, on voit se mettre en place à certaines dispositions.
00:12:21Gauter, c'est ça le problème, c'est qu'il y a des belles paroles,
00:12:24si je peux m'exprimer ainsi, et que même si la solution n'est pas immédiate,
00:12:28on s'attend quand même à ce qu'il y a des effets plus concrets,
00:12:31des mesures plus précises prises sur le terrain.
00:12:33– On sait tous que la solution, ce n'est pas de mettre une amende de 500 euros
00:12:36à des personnes qui consomment lorsqu'elles sont, encore une fois, dépendantes,
00:12:40parce que je rappelle au Président et je rappelle à la France
00:12:42qu'aujourd'hui, en termes de loi et en termes de droit pénal,
00:12:46lorsqu'on est pris avec de la drogue,
00:12:48l'amende est de 3 500 euros et d'un an d'emprisonnement.
00:12:51Donc qu'est-ce qu'il est ridicule d'annoncer une amende délictuelle
00:12:54de 500 euros lorsque la loi prévoit 3 500 euros.
00:12:57Et excusez-moi, je le répète toujours, Péricou,
00:13:00et une fois que vous m'avez même souhaité d'être à la tête
00:13:04de mesures comme celle-là pour la mettre en place.
00:13:06Excusez-moi, M. le Président a choisi,
00:13:09et je vais mettre les pieds dans le plat, excusez-moi,
00:13:10mais j'aime tellement la ville, je suis tellement triste ce matin,
00:13:14on s'appelle tous, on est tellement déçus.
00:13:16Quand on choisit Mme Sabrina Roubache,
00:13:19juste parce que Mme Sabrina Roubache est l'amie de Brigitte, son épouse,
00:13:23non pas parce qu'elle est compétente, mais parce que c'est son amie,
00:13:27pour être à la tête d'un bateau ambitieux,
00:13:30qui est celui du plan Marseille en grand.
00:13:33Mais cette dame n'a aucune compétence,
00:13:35elle n'a jamais travaillé dans le social,
00:13:37elle n'a jamais fait des études qui sont dans le social ou dans la politique,
00:13:40elle n'a jamais rien fait pour Marseille,
00:13:41personne ne la connaît.
00:13:43Qu'on la met à la tête du bateau,
00:13:44qui est le plan Marseille en grand,
00:13:45comment vous voulez, lorsque le capitaine est défaillant,
00:13:47que les matelots suivent et qu'ils prennent la bonne direction ?
00:13:50Le plan Marseille en grand est un plan qui est nécessaire,
00:13:53et s'il y a autant de narcotrafic, et si on est gangréné,
00:13:56c'est parce que Marseille avait besoin de ses investissements
00:13:58dans tous les services, les écoles, le logement, les transports,
00:14:02et bien d'autres.
00:14:03Sauf que le capitaine du bateau, il est incompétent,
00:14:05Péricault, et donc le bateau est en train de couler, malheureusement.
00:14:07Vous vous souvenez, Kauter,
00:14:09quand la sénatrice socialiste Samia Ghali avait déclaré,
00:14:13et ça avait fait grand bruit, d'effrayer les chroniques,
00:14:15qu'à un moment donné, il fallait peut-être envisager
00:14:16de faire descendre l'armée dans les rues de Marseille,
00:14:19mais enfin, en tout cas, voilà, c'était une mesure concrète.
00:14:21Là, aujourd'hui, très concrètement,
00:14:23si le président de la République tenait parole,
00:14:25et passait à l'acte,
00:14:26quelles seraient les mesures immédiates
00:14:28que vous, là où vous êtes sur le terrain,
00:14:30vous attendriez une ou deux mesures très précises ?
00:14:33Tout de suite, tout de suite,
00:14:34le retour de la police de proximité,
00:14:36une politique publique de santé publique
00:14:38pour accompagner toutes les personnes
00:14:40qui nous sollicitent pour arrêter la drogue
00:14:42et qui n'y arrivent pas,
00:14:43et des mesures de protection et d'accompagnement
00:14:46pour tous ces parents, pour toutes ces mamans
00:14:48et ces papas, qui sont confrontés aux narcotrafiquants
00:14:50lorsqu'ils vont chercher leurs enfants
00:14:51sur des points de deal âgés de 11 ans, 12 ans,
00:14:5413 ans, 14 ans, et qui sont seuls,
00:14:56parce qu'il n'y a pas de mesures
00:14:57au niveau du ministère de l'Intérieur,
00:14:59de la préfecture de police,
00:15:00pour protéger ces familles
00:15:01qui veulent sauver leurs enfants.
00:15:03Cette colère, cette détresse,
00:15:07ce désespoir, parce qu'on en est là,
00:15:09il y a aussi d'espoir, forcément,
00:15:10qui est à côté,
00:15:11se manifeste,
00:15:12il se manifeste par un mécontentantement.
00:15:14On n'a pas vu de manifestation massive,
00:15:16on voit des déclarations.
00:15:17Est-ce qu'il peut y avoir des conséquences électorales
00:15:19sur ce sentiment d'oubli
00:15:22de la société marseillaise par Paris ?
00:15:25– Vous savez, je l'avais dit,
00:15:27j'étais au grand gueule,
00:15:29M. Macron est en train de donner les clés,
00:15:31non pas de Marseille,
00:15:32mais du pays au Front National.
00:15:35Il n'est pas le seul responsable.
00:15:37L'absence de politique publique,
00:15:39ambitieuse pour la totalité du territoire,
00:15:41et on le voit avec la crise des agriculteurs aujourd'hui,
00:15:42vous savez, ce n'est pas qu'un problème des grandes villes,
00:15:44ce n'est pas qu'un problème de narcotrafic,
00:15:45c'est un problème global.
00:15:47On a eu plein d'élus au niveau national local
00:15:50qui ne se sont pas occupés correctement des Français,
00:15:52et on le paye aujourd'hui à tous les niveaux.
00:15:54Et M. Macron est le dernier maillon de ce chêne,
00:15:57il en est à son deuxième mandat,
00:15:59et aujourd'hui, par son inaction
00:16:00et parce qu'il est mal entouré,
00:16:03qu'il n'a pas forcément des gens qui sont courageux,
00:16:05qui ont une vision globale pour la France,
00:16:07on est en train de donner les clés de notre pays
00:16:10à des extrémistes et à des fascistes.
00:16:12– Dites-moi, il y a des élus quand même dans les bouches du Rhône,
00:16:14il y a des parlementaires, il y a des sénateurs,
00:16:16il y a des députés marseillais,
00:16:18il y a un conseil municipal.
00:16:20J'ai l'impression que, je ne dis pas qu'on ne les entend pas,
00:16:24est-ce qu'ils prennent les moyens nécessaires,
00:16:26en tout cas les moyens médiatiques et les moyens politiques,
00:16:29pour interpeller le pouvoir politique de façon plus virulente ?
00:16:33– Écoutez, moi je ne suis pas responsable de ces gens
00:16:36dont je ne suis pas de la couleur.
00:16:37– Mais comment vous le sentez-vous ?
00:16:38Vous les sentez vraiment à bloc là-dessus, à fond, ou pas toujours ?
00:16:42– Je sens surtout chez certains de nos élus,
00:16:45chez certains de nos députés d'abord, de l'incompétence,
00:16:47je suis désolée de le dire, j'ai honte de le dire,
00:16:49mais qu'est-ce que vous voulez que j'attende de Sébastien Delogus ?
00:16:52Excusez-moi, vous voyez ce que je veux dire ?
00:16:54Après, Samia Galli, effectivement,
00:16:56elle a fait ce qu'elle avait à faire en son temps,
00:16:57Benoît Payan s'agit dans son coin,
00:17:00mais il n'y a pas encore une fois de coordination,
00:17:02on est dans des jeux politiques,
00:17:05des échéances électorales,
00:17:06on a des échéances tous les deux ans dans notre pays péricaux,
00:17:09et ces gens sont motivés par leur survie politique
00:17:12et leurs mandats et leurs indemnités.
00:17:13Le français, l'intérêt du français n'existe pas.
00:17:16– Cautère, la vie politique marseillaise a toujours été particulière, spécifique,
00:17:19là on aurait pu se dire, on va se faire abstraction des clivages politiques,
00:17:24on va se serrer les coudes, on va monter à Paris,
00:17:26on va exiger, parce que là, je suppose que les Marseillaises et les Marseillais,
00:17:30ils sont au-delà, j'allais dire comme les agriculteurs,
00:17:32ils sont au-delà de l'exaspération,
00:17:34ils sont dans la fureur.
00:17:35On aurait pu penser que tous les élus réunis disent,
00:17:37allez, on fait abstraction de nos différences,
00:17:40on se rassemble pour obtenir quelque chose du gouvernement.
00:17:43Je n'ai pas l'impression qu'il y ait cette cohésion.
00:17:45– C'est parce que malheureusement,
00:17:46nous n'avons pas des élus intelligents et compétents,
00:17:48nous avons des élus qui se cooptent par la médiocrité,
00:17:50et j'assume mes propos,
00:17:52et qu'ils ne sont motivés que par le renouvellement
00:17:54de leurs mandats et de leurs indemnités.
00:17:56Et si ces gens-là aimaient les Marseillais,
00:17:58si ces gens-là aimaient Marseille,
00:18:00petit un, Marseille ne serait pas dans cet état,
00:18:02parce que dans tous les élus que nous avons,
00:18:04nous n'avons pas de nouveau à part Sébastien Delogu.
00:18:06Martine Bassal est là depuis des décennies,
00:18:08Samia est là depuis des décennies,
00:18:10Benoît Payat est là depuis des décennies,
00:18:11ils sont tous là depuis des décennies,
00:18:13et d'une manière ou d'une autre,
00:18:15ils ont tous une co-responsabilité,
00:18:17soit parce qu'ils n'étaient pas au pouvoir,
00:18:19soit parce qu'ils n'ont pas été une vraie force d'opposition, monsieur.
00:18:22– Cautère, à Marseille, il y a une spécificité sociologique et politique
00:18:26qui sont les comités de quartier.
00:18:28Moi j'y ai assisté à des comités de quartier marseillais,
00:18:31souvent dans des arrondissements dissensibles,
00:18:33il y a une mobilisation, il y a une prise de conscience,
00:18:35il y a une implication citoyenne très forte.
00:18:37Est-ce que vous pensez que de ce côté-là,
00:18:39donc du monde associatif et des comités de quartier,
00:18:41qui est une institution municipale officielle,
00:18:44il peut y avoir un mouvement,
00:18:45il peut y avoir une énergie qui en ressort ?
00:18:48– Alors mon cher Perico,
00:18:49vous savez s'il n'y avait pas tous les comités de quartier,
00:18:51s'il n'y avait pas toutes les associations qui sont mobilisées
00:18:53avec ou sans moyens comme la mienne,
00:18:55Marseille aurait implosé depuis des décennies.
00:18:57– Je vous crois.
00:18:57– Marseille ne tient que parce qu'elle a des personnes
00:19:00qui sont enrégées,
00:19:01qui l'aiment assez, assez fort,
00:19:04pour la porter et pour faire en sorte...
00:19:06Sauf que moi par exemple, vous voyez Perico,
00:19:07c'est la première fois de ma vie
00:19:09que j'envisage réellement de me présenter aux élections
00:19:12avec une équipe,
00:19:13excusez-moi cette expression,
00:19:14mais c'est cette manière dont on parle à Marseille,
00:19:17mais c'est vraiment...
00:19:18Je vais utiliser ce terme qui va être choquant.
00:19:20Avec une équipe de tueurs à gage politique,
00:19:22dans le sens où ça va être des gens
00:19:23qui ne vont pas avoir peur de ceux qui sont en face,
00:19:25qui vont avoir des compétences
00:19:26et qui vont y aller jusqu'au bout
00:19:28pour essayer de prendre les rênes de la ville.
00:19:30Parce que vous savez,
00:19:30on est arrivé à un tel point de bascule,
00:19:32vous savez,
00:19:33des règlements de compte,
00:19:34qui sont des assassinats.
00:19:36Moi, ça fait 15 ans que je dénonce
00:19:38que Marseille fabrique des assassins
00:19:39et qu'on ne s'en inquiète pas.
00:19:41Ce sont des enfants qui ont grandi ensemble,
00:19:43qui s'entretuent pour un bout de territoire et d'argent.
00:19:45Et ça, ça n'inquiète personne.
00:19:47Vous vous rendez compte que là,
00:19:48on a pour la première fois,
00:19:50au-delà des victimes collatérales
00:19:51comme Sokaïna,
00:19:52comme Ryan,
00:19:52comme Messy,
00:19:53ce chauffeur de l'hiver
00:19:54qui a été assassiné pendant...
00:19:55On pense à eux.
00:19:56On pense à eux,
00:19:57parce qu'à chaque fois,
00:19:58on croit qu'on a atteint un point de bascule
00:19:59qui était infranchissable.
00:20:01Et là,
00:20:02avec Medi Kessassi,
00:20:03paix à son âme
00:20:03et paix aux âmes
00:20:04et à tous ces enfants
00:20:05qui sont décédés.
00:20:06On s'est dit,
00:20:07mon Dieu,
00:20:07c'est la première fois
00:20:08qu'un innocent est ciblé
00:20:09pour faire taire son frère.
00:20:10Vous voulez dire qu'à Hauteur
00:20:13que les Marseillaises
00:20:14et les Marseillais
00:20:14sont peut-être prêts
00:20:15à prendre leur destin en main
00:20:17de façon physique et politique ?
00:20:21Physique et politique.
00:20:22On aura besoin de soutien de tous.
00:20:24Parce que vous savez,
00:20:25la politique,
00:20:25malheureusement,
00:20:26mon cher Perico,
00:20:26vous le savez mieux que moi,
00:20:27et on va peut-être l'apprendre
00:20:28à nos éditeurs,
00:20:29c'est que la politique
00:20:30est un sport de riches pour les riches.
00:20:31Il faut avoir beaucoup d'argent
00:20:33ou une maison politique
00:20:33pour se présenter.
00:20:34Mais là,
00:20:35je pense qu'il y a une telle colère.
00:20:36Vraiment.
00:20:38Vous savez,
00:20:38ce n'est pas que la colère,
00:20:39parce que la colère peut être
00:20:40en moteur.
00:20:41Mais là,
00:20:41il y a de la colère,
00:20:42de la frustration,
00:20:43du dégoût
00:20:43et un sentiment de mépris.
00:20:45Moi,
00:20:46je vais vous poser une question
00:20:47rapide,
00:20:48à laquelle vous allez répondre.
00:20:49Vous disiez tout à l'heure,
00:20:51on comprend que vous craignez
00:20:52l'arrivée du Rassemblement National
00:20:54au pouvoir,
00:20:55y compris au pouvoir à Marseille.
00:20:57Pourtant,
00:20:57effectivement,
00:20:58les sondages démontrent
00:20:59que le Rassemblement National
00:21:00reconquête,
00:21:00tous ces partis
00:21:01prennent effectivement de l'ampleur.
00:21:03Est-ce que vous comprenez
00:21:04en même temps,
00:21:05vous disiez tout à l'heure
00:21:05qu'Emmanuel Macron
00:21:06fait le jeu de ces partis,
00:21:07mais est-ce que vous comprenez
00:21:08que ces partis montent
00:21:09et que les Marseillais
00:21:09en ont ras-le-bol
00:21:10et qu'ils se tournent
00:21:11vers ces partis-là ?
00:21:12Je comprends que les Français,
00:21:14non pas les Marseillais,
00:21:15que les Français
00:21:15se tournent vers ces partis
00:21:17parce que malheureusement,
00:21:18nous avons eu un jeu de pouvoir
00:21:19entre la droite et la gauche
00:21:20depuis l'après-guerre.
00:21:21Pour quel résultat ?
00:21:22Pour voir Nathie Macron
00:21:23qui s'est dit
00:21:23du côté des Français
00:21:25d'être ni de droite
00:21:25ni de gauche.
00:21:26Et c'est un carnage,
00:21:28on l'a vu avec les Gilets jaunes.
00:21:29On le voit à chaque fois
00:21:30qu'il y a des crises
00:21:30qui sont énormissibles.
00:21:32Et encore une fois,
00:21:33aujourd'hui,
00:21:33avec les agriculteurs,
00:21:38combattent les gens
00:21:38qui sont précaires,
00:21:39les gens qui viennent
00:21:40de là où je viens,
00:21:41devaient choisir tous les mois.
00:21:43Mon cher Perricot,
00:21:43excusez-moi,
00:21:44je termine vite,
00:21:45entre payer le loyer
00:21:46ou l'électricité.
00:21:47Vous savez où on en est aujourd'hui ?
00:21:48On en est à choisir
00:21:49entre payer le loyer
00:21:50ou l'électricité
00:21:52ou de quoi manger.
00:21:53Tout à fait.
00:21:54Et donc comment vous voulez
00:21:55que les gens
00:21:55ne veuillent pas
00:21:57qu'ils sont désespérés ?
00:21:58Vous savez,
00:21:58Macron est venu hier,
00:22:00il n'a pas reçu
00:22:00les familles de victimes,
00:22:01il a reçu que la famille
00:22:02qui est assise.
00:22:03C'est important,
00:22:03mais il n'y a pas
00:22:04qu'elle qui souffre.
00:22:05Le petit qui a été cramé,
00:22:07son père n'a pas été reçu
00:22:08alors qu'on l'a demandé.
00:22:09Et donc quand les gens
00:22:10sont désespérés,
00:22:12ils sont prêts à tout.
00:22:13Cautère,
00:22:13vous imaginez bien
00:22:14qu'on va vous recontacter bientôt
00:22:17parce que je pense
00:22:18que ce dossier n'est pas terminé.
00:22:19Au contraire,
00:22:19on n'est qu'au début
00:22:20et on aura besoin
00:22:21de votre témoignage
00:22:21pour nous dire où ça on est.
00:22:22Merci en tout cas
00:22:23d'avoir été disponible
00:22:24et surtout grand courage
00:22:25et bon courage
00:22:26pour l'entreprise
00:22:27que vous êtes en train
00:22:28de prendre sur les épaules.
00:22:29Merci.
00:22:30Allez, vous restez bien avec nous.
00:22:31La France dans tous ses états,
00:22:34participe aussi au sapin de Noël
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00:23:08à la fin de l'émission.
00:23:11Sud Radio,
00:23:12la France dans tous ses états,
00:23:14les perles du jour.
00:23:15L'intelligence artificielle
00:23:29a encore frappé
00:23:30et cette fois au plus haut niveau
00:23:31à cause d'une vidéo
00:23:31générant une fausse journaliste
00:23:33et voilà ce qu'elle dit.
00:23:34A l'heure actuelle,
00:23:35les informations non officielles
00:23:37évoquent bien
00:23:37un coup d'état en France
00:23:38dirigé par un colonel
00:23:39dont l'identité
00:23:40n'a pas été révélée
00:23:41et la possible chute
00:23:42du président Emmanuel Macron.
00:23:44Mais les autorités
00:23:44n'ont publié aucun communiqué clair.
00:23:46Nous continuerons
00:23:47à vous informer.
00:23:48Eh bien oui,
00:23:49la France a-t-elle échappé
00:23:50à un coup d'état ?
00:23:51C'est en tout cas
00:23:52ce que cette vidéo
00:23:53diffusée sur Facebook
00:23:54semble laisser entendre.
00:23:56Très très bien faite.
00:23:56Une journaliste qui est là,
00:23:57vous avez des militaires
00:23:58qui sont dans le front,
00:23:59un hélicoptère
00:24:00qui passe d'arrière
00:24:00la tour Eiffel.
00:24:01La situation est semblable
00:24:04à la réalité.
00:24:06La vidéo fait le tour du monde,
00:24:07évidemment.
00:24:0812 millions de vues.
00:24:09On entendra le président
00:24:10de la République
00:24:10le signaler tout à l'heure.
00:24:13Et puis alors évidemment,
00:24:14ce qui devait arriver,
00:24:15arriva.
00:24:16Ça arrive sur le téléphone
00:24:17d'un chef d'État
00:24:18que le président de la République
00:24:19connaît.
00:24:19Et voilà le résultat.
00:24:22Dimanche, là,
00:24:23on m'envoie
00:24:24depuis l'étranger
00:24:24un message Facebook.
00:24:26Et il me dit,
00:24:27cher Président,
00:24:28qu'est-ce qui se passe chez vous ?
00:24:28Je suis très inquiet.
00:24:29On voit une journaliste
00:24:31qui est à côté de l'Élysée,
00:24:32etc.,
00:24:32qui dit,
00:24:33il y a eu un coup d'État
00:24:33en France,
00:24:34un colonel a pris le pouvoir,
00:24:35etc.
00:24:36Alors nous,
00:24:36ça nous fait marrer.
00:24:3812 millions de vues.
00:24:3912 millions de vues.
00:24:4112 millions de vues
00:24:42et le président de la République
00:24:44continue en disant
00:24:44qu'évidemment,
00:24:45l'Élysée a demandé
00:24:46à Facebook
00:24:46de retirer,
00:24:48de modérer,
00:24:49on dit,
00:24:49en termes modérer,
00:24:50cette vidéo
00:24:50et que Facebook réponde non
00:24:52puisque ce n'est pas contraire
00:24:53au principe éthique
00:24:55de Facebook.
00:24:56Donc il rentre
00:24:56dans une grande colère.
00:24:57Il se rend compte
00:24:58qu'effectivement,
00:24:59eh bien,
00:25:00même le président
00:25:00de la République française
00:25:01peut être l'objet
00:25:01d'une fake news,
00:25:03d'une manipulation
00:25:03et d'un montage.
00:25:05Mais je veux juste rappeler
00:25:06au président de la République
00:25:06que Facebook,
00:25:08les GAFAM,
00:25:08c'est un système
00:25:09de mondialisation heureuse
00:25:10auquel il a contribué,
00:25:13dont il s'est réjoui,
00:25:15qu'il a promu en son temps
00:25:16en disant,
00:25:17d'accord,
00:25:17il peut y avoir
00:25:18des aspects moins intéressants,
00:25:20mais c'est bien
00:25:20cette grande communication.
00:25:21Eh bien,
00:25:21voilà ce qui se passe.
00:25:23L'arroseur,
00:25:23à un moment donné,
00:25:23est arrosé.
00:25:24Effectivement,
00:25:25alors,
00:25:25c'est drôle de voir,
00:25:26en se doute,
00:25:26il n'y a pas de coup d'État
00:25:26à Paris,
00:25:27encore que,
00:25:28encore que,
00:25:29mais qu'il sache
00:25:30que s'il y a un coup d'État
00:25:31à Paris,
00:25:31une tentative,
00:25:32il a l'article 16
00:25:32de la Constitution
00:25:33qui lui permet de faire face.
00:25:35Bon,
00:25:35on touche plus sérieusement,
00:25:37on touche plus sérieusement
00:25:39aux limites
00:25:39des réseaux sociaux,
00:25:41des diffusions,
00:25:41on peut balancer
00:25:42n'importe quoi,
00:25:43et à un moment donné,
00:25:43c'est le coup d'État
00:25:45qui est carrément évoqué.
00:25:46Je comprends
00:25:46qu'il soit inquiet
00:25:47pour son mandat,
00:25:48il lui reste encore
00:25:49deux ans à tenir,
00:25:49mais je crois que pour l'instant,
00:25:51son mandat présidentiel
00:25:52n'est pas menacé.
00:25:55Et puis,
00:25:55une nouvelle polémique
00:25:56autour du BHV,
00:25:57mais cette fois,
00:25:57pas made in China,
00:25:58made in Hidalgo
00:25:59qui compte bien rentabiliser
00:26:01ces derniers mois
00:26:01la tête de la ville de Paris.
00:26:02Oui,
00:26:02alors on a entendu parler
00:26:03du BHV récemment
00:26:05parce que Frédéric Merlin,
00:26:07son propriétaire,
00:26:09en a fait une succursale
00:26:10d'un produit chinois
00:26:11qui a été controversé
00:26:12qui est Chine,
00:26:14et là,
00:26:15du coup,
00:26:15si Frédéric Merlin
00:26:16n'arrive pas à obtenir
00:26:17le rachat
00:26:18du bazar
00:26:20de l'hôtel de ville,
00:26:21rappelons le nom
00:26:21de ce BHV,
00:26:22auprès des galeries Lafayette
00:26:24qui en sont propriétaires,
00:26:25eh bien,
00:26:26Anne Hidalgo
00:26:26a consulté
00:26:27son conseil municipal,
00:26:29un vœu a été voté
00:26:30puisqu'elle a la majorité,
00:26:32et ce vœu stipule
00:26:34que la ville de Paris
00:26:35pourrait se porter
00:26:36acquéreuse
00:26:37du BHV
00:26:38pour en faire
00:26:39des logements sociaux.
00:26:40Donc,
00:26:41l'interrogation,
00:26:42est-ce qu'on va transformer
00:26:43le BHV en HLM ?
00:26:45On va garder trois lettres,
00:26:46mais au lieu que ce soit
00:26:47le B,
00:26:47le H et le V,
00:26:48on va faire HLM.
00:26:48HLM,
00:26:49c'est des logements sociaux.
00:26:50Écoutez,
00:26:51les logements sociaux
00:26:52sont une nécessité,
00:26:53on ne va pas dénoncer
00:26:54le fait d'acheter,
00:26:55d'installer des logements sociaux.
00:26:56Est-ce que le BHV
00:26:57est bien indiqué ?
00:26:58Ça reste un grand magasin,
00:26:59une image de Paris
00:27:00pour le commerce.
00:27:01Des milliers de familles
00:27:04pendant des décennies
00:27:05sont allées acheter
00:27:06sur le sous-sol.
00:27:07C'est la plus belle
00:27:07quincaillerie du monde.
00:27:08On trouve de tout.
00:27:09Si maintenant,
00:27:10ça donne des logements sociaux,
00:27:11je pense que la ville de Paris,
00:27:12que Mme Hidalgo,
00:27:13qui finit son mandat
00:27:14dans quelques mois,
00:27:16je pense qu'elle a mieux
00:27:16à faire pour partir
00:27:18dignement
00:27:18que de transformer
00:27:20ce monument
00:27:20des grands magasins français
00:27:22en logement social.
00:27:23Mais ça,
00:27:24vous savez,
00:27:24les bandes politiques,
00:27:25on ne sait jamais
00:27:25ce qu'ils veulent,
00:27:26ce qu'ils viennent
00:27:27et où ils veulent en arriver.
00:27:28Car je suis mal-aimé,
00:27:36je suis le mal-aimé,
00:27:38les gens me connaissent
00:27:40de l'autre.
00:27:41Alors,
00:27:41ce spot publicitaire
00:27:43d'Intermarché
00:27:44où on entend
00:27:44la voix du très gland
00:27:45Claude François
00:27:46fait absolument un tabac
00:27:48et un record d'audience,
00:27:49mais ça a débouché
00:27:51sur une petite anecdote.
00:27:52Oui,
00:27:53alors d'abord,
00:27:5347 ans après la disparition
00:27:55de Claude François,
00:27:56le mal-aimé devient
00:27:56le titre le plus aimé
00:27:57de son répertoire.
00:27:59La chanson enregistre
00:28:00un bond de 3 980%
00:28:02des écoutes
00:28:03à travers le monde
00:28:03entre le 8 et le 14 décembre
00:28:05sur la plateforme
00:28:06musicale Spotify.
00:28:08C'est énorme.
00:28:09Alors,
00:28:09il y a encore du chemin
00:28:10à faire pour atteindre
00:28:10le nombre d'écoutes
00:28:11de Comme d'habitude
00:28:12ou de cette année-là.
00:28:13Mais voilà,
00:28:14Claude François revient
00:28:14en force à l'international.
00:28:16Il cartonne aux Etats-Unis,
00:28:17au Canada
00:28:17et franchement,
00:28:18ça fait plaisir.
00:28:19Oui, Maude,
00:28:19mais le succès
00:28:20de cette publicité,
00:28:21si j'ai bien compris,
00:28:22ne profite pas exclusivement
00:28:23à Claude François.
00:28:24Et qui l'eut cru ?
00:28:25Même le loup d'Intermarché
00:28:26est victime
00:28:26de récupération politique
00:28:28et c'est Dominique de Villepin
00:28:29qui a tenté
00:28:30de surfer
00:28:30sur la vague émotionnelle.
00:28:32Écoutez-le,
00:28:32c'était sur RTL hier.
00:28:33Vous connaissez l'histoire
00:28:34du loup d'Intermarché ?
00:28:35Oui.
00:28:36Bon,
00:28:36il a pris beaucoup de coups.
00:28:38Il est devenu végétarien,
00:28:39le loup d'Intermarché.
00:28:40Absolument.
00:28:40Il m'a l'aimé.
00:28:41Et il est amené
00:28:42à changer,
00:28:42à se métamorphoser.
00:28:44Moi,
00:28:44j'ai subi
00:28:45beaucoup d'accusations.
00:28:46Claire Stream,
00:28:47la Chine,
00:28:48le Qatar,
00:28:50sans que je comprenne
00:28:51très bien
00:28:51de quoi il s'agissait.
00:28:52Et à la fin,
00:28:54à la fin,
00:28:55tout ça se dissipe
00:28:55et il devient
00:28:56l'ami du village
00:28:57à force.
00:28:58Vous êtes l'ami du village ?
00:28:59À force de servir.
00:29:00Oui.
00:29:01Convaincre.
00:29:02Convaincre
00:29:02qu'il n'y a pas
00:29:03aujourd'hui
00:29:04d'autre objet
00:29:05à mon engagement
00:29:05que de servir.
00:29:07Mais je n'ai jamais été
00:29:08un homme de droite.
00:29:09Je suis gaulliste.
00:29:11C'est-à-dire
00:29:12la volonté
00:29:13de rassembler.
00:29:15Alors,
00:29:15je ne sais pas
00:29:15si ça fera pleurer
00:29:16dans les chômières.
00:29:17J'en doute.
00:29:17En tout cas,
00:29:18le vrai loup,
00:29:18vedette de la publicité
00:29:19d'Intermarché,
00:29:21art de vue.
00:29:22Il faut aussi parfois
00:29:23savoir garder une émotion pure,
00:29:24ne pas la contaminer
00:29:25avec des parallèles inutiles.
00:29:27Ceci dit,
00:29:27heureusement que le loup
00:29:27n'était pas un putois.
00:29:28Je ne sais pas
00:29:29si Dominique de Villepin
00:29:29se serait risqué
00:29:30à s'y comparer.
00:29:31Il faut voir la scène
00:29:32quand même.
00:29:33Je ne sais pas
00:29:34si c'est un replay
00:29:34ou un podcast.
00:29:35Et vous avez Thomas Soto
00:29:36qui demande
00:29:37à Dominique de Villepin
00:29:38mais vous êtes parce que
00:29:39le loup est l'ami du village
00:29:39dans le spot.
00:29:41Est-ce que vous devenez
00:29:41aussi l'ami du village ?
00:29:43Et Dominique de Villepin
00:29:44confirme en évoquant
00:29:45toutes les affaires
00:29:46auxquelles il était confronté.
00:29:51électorale pour la République française.
00:29:55Et là c'est un drame national
00:29:56Péricault.
00:29:57Le site de production
00:29:58des liqueurs chartreuses
00:29:59a été la cible
00:30:00d'un cambriolage
00:30:00dans la nuit de lundi à mardi
00:30:01et le pactole est énorme.
00:30:03Mais oui, alors là
00:30:03on tombe des nus.
00:30:04C'est le cas de le dire
00:30:05parce que c'est un monastère.
00:30:06Donc l'abbaye de la grande chartreuse
00:30:08qui élabore depuis des siècles
00:30:09dans le plus grand secret
00:30:10la chartreuse verte,
00:30:11la chartreuse jaune
00:30:12à consommer avec modération.
00:30:14Il y a eu effraction.
00:30:15Il y a 6 ou 7 personnes
00:30:16qui sont entrées dans la nuit.
00:30:17Ils ont pris 80 cartons.
00:30:18Ça fait plus de 600 bouteilles.
00:30:21Ils ont emporté ça.
00:30:22Alors qu'est-ce qu'on va en faire ?
00:30:23Non, c'est une très très bonne liqueur.
00:30:24En plus, elle a des vertus médicinales
00:30:26avec des herbes secrètes.
00:30:27Voilà, écoutez, je ne sais pas.
00:30:28Je suis interpellé.
00:30:29Est-ce qu'on va faire le réveillon ?
00:30:30En tout cas, nous signalons
00:30:31à nos amis auditeurs
00:30:32de Sud Radio
00:30:32que si dans l'un de vos soirées
00:30:34de réveillon
00:30:35vous voyez une abondance
00:30:36de bouteilles de chartreuse
00:30:38à la place du champagne
00:30:39ou à la place du vin
00:30:40qui est de la chartreuse,
00:30:41ben écoutez, prévenez.
00:30:42Je ne sais pas quel est le numéro.
00:30:43C'est le 17.
00:30:48Mais ça sera quand même
00:30:50assez inhabituel.
00:30:51En tout cas, écoutez,
00:30:52que ceux qui auront le bonheur
00:30:54de déguster cette grande chartreuse
00:30:56en profitent
00:30:57comme quoi les voix du Seigneur
00:30:59ne soient pas toujours impénétrables.
00:31:02Ma chère Maud,
00:31:04une anecdote étonnante pour conclure.
00:31:07Un geste symbolique
00:31:08qualifié d'atteinte à la République,
00:31:10c'est quoi ?
00:31:11C'est un arbre de Noël
00:31:12qui remplace un arbre de la laïcité ?
00:31:13Eh bien, alors que la municipalité
00:31:15de Saint-Nazaire
00:31:16avait planté un arbre de la laïcité
00:31:18pour célébrer les 120 ans
00:31:19de la loi de séparation
00:31:20de l'Église et de l'État.
00:31:21Eh bien, l'érable a été retiré
00:31:22et grand remplacé
00:31:23par un petit sapin anguirlandais
00:31:25accompagné d'une pancarte
00:31:26souhaitant un joyeux Noël.
00:31:28Un buste d'Aristide Briand
00:31:29situé à proximité
00:31:30a également été coiffé
00:31:31d'un bonnet de Noël.
00:31:32Un acte irrespectueux
00:31:33des principes républicains
00:31:34a dénoncé le maire socialiste
00:31:36de Saint-Nazaire
00:31:36et d'ajouter
00:31:37« Je le condamne avec fermeté
00:31:39en raison de sa grande gravité
00:31:41tant il vient heurter
00:31:42les valeurs fondatrices
00:31:42de notre République
00:31:43que je défendrai toujours
00:31:44liberté, égalité, fraternité, laïcité.
00:31:47Je ne lâcherai rien. »
00:31:48Alors, à titre personnel,
00:31:49bien sûr que tout acte
00:31:50de vandalisme
00:31:51doit être condamné
00:31:52mais là, on croirait
00:31:52qu'une école vient d'être incendiée.
00:31:54Si on condamne tout
00:31:54de la même manière
00:31:56avec le même lexique
00:31:57et la même gravité,
00:31:58on ne condamne plus rien.
00:31:59Voilà pour la nevegure du jour.
00:32:00Oui, alors, ma chère Maud,
00:32:02je diverge un tout petit peu
00:32:03de votre point de vue
00:32:04que je respecte profondément.
00:32:07C'est vrai qu'un acte
00:32:07de la liberté...
00:32:08Alors, c'est curieux
00:32:08qu'ils aient pris un érable
00:32:09qui est quand même
00:32:10l'arbre symbolique du Canada.
00:32:11Ils auraient pu prendre
00:32:12un chêne, un boulot,
00:32:13un frein, enfin, peu importe.
00:32:15Mais c'est vrai que
00:32:15si on condamne,
00:32:17si on dénonce
00:32:18le fait qu'on soit obligé
00:32:20de retirer une crèche
00:32:21d'une mairie
00:32:21parce qu'elle n'est pas
00:32:22dans la laïcité,
00:32:23le symbole de la laïcité
00:32:24qui est cet arbre,
00:32:25c'est un élément naturel,
00:32:26fait qu'il faut tout respecter.
00:32:29Donc, on respecte
00:32:30l'arbre de la laïcité,
00:32:30il y a l'arbre de Noël
00:32:31et répondre au problème
00:32:33des crèches
00:32:33en arrachant
00:32:34ou en évacuant un arbre
00:32:35et Aristide brillant
00:32:36avec un bonnet de Noël,
00:32:38je trouve que c'est pas sympa.
00:32:39Bon allez, dans un instant,
00:32:40nous parlerons de la boisserie
00:32:41et la maison historique
00:32:42du Général de Gaulle
00:32:43qui est à vendre
00:32:44et ça se chamaille.
00:32:45Tout de suite avec Nicolas Lacroix.
00:32:46Restez bien avec nous
00:32:47sur Sud Radio.
00:32:48A tout de suite.
00:32:50Midi 14h, Sud Radio,
00:32:53la France dans tous ses états.
00:32:54La boisserie,
00:32:55maison historique
00:32:56du Général de Gaulle
00:32:56à Colombel et deux églises
00:32:58a été mise en vente
00:32:58par ses héritiers.
00:32:59Le département et l'État
00:33:00se l'arrachent.
00:33:01Parmi les héritiers,
00:33:02Pierre de Gaulle,
00:33:03propriétaire de 50%
00:33:04de la demeure
00:33:05qui s'affiche depuis un certain temps
00:33:06ouvertement pro-Poutine.
00:33:08Alors pour mettre la maison
00:33:09à l'abri de mains étrangères,
00:33:11Emmanuel Macron a lancé
00:33:12la procédure de classement
00:33:13de la boisserie
00:33:14aux monuments historiques
00:33:14afin que l'État
00:33:15puisse la préempter.
00:33:17On en parle avec le président
00:33:18du conseil départemental
00:33:19de la Haute-Main,
00:33:20Nicolas Lacroix.
00:33:21Bonjour.
00:33:21Bonjour.
00:33:22Bonjour Nicolas Lacroix.
00:33:23Merci d'être sur Sud Radio.
00:33:26Nous avons besoin de votre avis
00:33:27parce que la boisserie,
00:33:29une maison que je connais
00:33:30parce que je vais souvent
00:33:31à pèlerinage
00:33:32à Colombel et des églises.
00:33:34Donc la fondation Charles de Gaulle
00:33:36s'en est désengagée.
00:33:37La famille veut le vendre,
00:33:38peu importe les opinions politiques
00:33:40du petit-fils du général de Gaulle.
00:33:42Mais le général de Gaulle
00:33:42était attaché à la Haute-Marne.
00:33:44Il avait choisi
00:33:44Colombel et des églises
00:33:45pour acheter cette maison
00:33:47pour être prêt,
00:33:48ce qu'on pourrait appeler
00:33:48le terrain des opérations
00:33:49qui était la ligne de dévauge,
00:33:50le front de 14.
00:33:52Il y a fini sa ville.
00:33:53La boisserie est devenue
00:33:54le symbole de la mémoire
00:33:56du général de Gaulle,
00:33:57des valeurs du gaullisme.
00:33:58Et il pourrait sembler normal
00:34:01que ce soit le département
00:34:02de la Haute-Marne
00:34:02qui est déjà propriétaire
00:34:04du magnifique mémorial
00:34:05qui est à côté
00:34:05avec cette croix de Lorraine
00:34:06que l'on voit très loin
00:34:07devienne propriétaire
00:34:08de la boisserie.
00:34:09Et vous êtes confronté
00:34:10à une intention de l'État
00:34:12peut-être désirée
00:34:14par le président de la République
00:34:15de prendre possession
00:34:15de la boisserie ?
00:34:16La situation est bien celle-là ?
00:34:18En tout cas, moi, je discute
00:34:20avec les propriétaires de la maison
00:34:22qui sont les trois petits-fils
00:34:23du général de Gaulle.
00:34:25Oui.
00:34:26Et c'est vrai que le département
00:34:28s'est positionné
00:34:29pour faire l'acquisition
00:34:30de cette maison.
00:34:32Donc aujourd'hui, nous discutons.
00:34:33Je ne connais pas
00:34:34les intentions de l'État.
00:34:37En tout cas, moi, je discute
00:34:38avec les propriétaires
00:34:39et pour l'instant,
00:34:41les choses avancent.
00:34:42Si vous en prenez possession,
00:34:43la boisserie restera accessible.
00:34:45Elle reste un monument.
00:34:45Alors, elle serait classée
00:34:47monument historique,
00:34:47mais l'accès au public
00:34:48resterait directement le même
00:34:50avec la préservation des lieux
00:34:52et une possibilité
00:34:53d'aller justement rencontrer
00:34:54cet endroit emblématique
00:34:55de l'histoire de France.
00:34:57D'ailleurs, si le propriétaire
00:34:59devient le département,
00:35:00elle sera encore accessible
00:35:01pour la famille
00:35:02qui m'en a fait la demande.
00:35:04Je considère que les revenus
00:35:06de la famille du général
00:35:07de Gaulle à Colombais
00:35:08sont quelque chose d'important
00:35:09pour Colombais.
00:35:11Et on a besoin de rencontrer
00:35:12cette famille,
00:35:13ceux qui ont connu le général,
00:35:15ceux qui ont habité
00:35:15dans cette maison.
00:35:16Et ça, c'est quelque chose
00:35:17que l'État ne propose pas.
00:35:18Moi, je propose effectivement
00:35:19à la famille
00:35:20d'y accéder encore librement
00:35:22pour que, pourquoi pas,
00:35:24les visiteurs puissent rencontrer
00:35:25les petits-enfants du général.
00:35:26Je pense que c'est
00:35:27quelque chose d'important.
00:35:28Du coup, il y aurait
00:35:29une collusion légitime,
00:35:30une synergie, si je puis dire,
00:35:31une harmonie avec le monument
00:35:33à la mémoire du général de Gaulle,
00:35:35de la guerre de 40,
00:35:36de la résistance.
00:35:37J'encourage les auditeurs
00:35:38de Sud Radio
00:35:39à aller voir ce monument,
00:35:41ce mémorial très impressionnant,
00:35:42ce paysage
00:35:43que le général de Gaulle
00:35:44contemplait depuis
00:35:45les jardins de la boisserie
00:35:46et cette grande croix de Lorraine.
00:35:47Voilà, c'est tout un instant
00:35:48de l'histoire de France
00:35:49où, effectivement,
00:35:50légitimement,
00:35:51ça devrait revenir
00:35:52au département
00:35:53de la Haute-Marne.
00:35:54Quel sont, aujourd'hui,
00:35:55le niveau des pourparlers
00:35:56avec la famille de Gaulle ?
00:35:57Écoutez, moi, je respecte aujourd'hui
00:35:59l'intention, en tout cas,
00:36:01la volonté de la famille
00:36:02de discuter avec le département.
00:36:04L'État, effectivement,
00:36:05en classant la maison,
00:36:07a montré son intérêt
00:36:08pour la maison.
00:36:10D'ailleurs, il l'a classée
00:36:10en extrême urgence.
00:36:12Et donc, aujourd'hui,
00:36:13je crois qu'il faut qu'on discute
00:36:14sereinement avec l'État.
00:36:15Le département a besoin
00:36:16de l'État
00:36:17pour l'achat
00:36:19et ensuite, peut-être,
00:36:19pour l'animation,
00:36:21pour la restauration
00:36:22de cette maison.
00:36:23On ne pourra pas le faire
00:36:24sans le département.
00:36:25Et donc, sereinement,
00:36:27le département continue
00:36:28à discuter avec la famille.
00:36:30D'ailleurs, vous l'avez dit,
00:36:31vous savez, le général
00:36:31était plus attaché à la maison
00:36:33qu'au palais de l'Élysée.
00:36:34Donc, oui,
00:36:35une partie de l'histoire de France
00:36:36s'est jouée à Colombais.
00:36:38Et je crois que les Aumarnais
00:36:39aussi sont très attachés
00:36:40à cette maison.
00:36:41C'est la maison des Français,
00:36:42c'est la maison des Aumarnais.
00:36:44Et il faut, effectivement,
00:36:44que les visiteurs de Colombais
00:36:46puissent continuer
00:36:47à visiter cette maison
00:36:48en plus du mémorial
00:36:50Charles de Gaulle
00:36:50et puis du village
00:36:51puisque, moi,
00:36:52je parle très souvent
00:36:53du parcours de Gaulle
00:36:54à Colombais.
00:36:55C'est le mémorial,
00:36:56c'est la maison,
00:36:57c'est le cimetière,
00:36:57c'est le village,
00:36:58c'est la mairie.
00:36:59C'est tout un parcours
00:36:59qu'on peut, évidemment,
00:37:01découvrir à Colombais.
00:37:02Tout à fait.
00:37:03C'est un tout.
00:37:04Pour ceux qui se souviennent
00:37:05ou qui ont vécu cette époque
00:37:06comment,
00:37:06on se souvient des obsèques.
00:37:07On se souvient même
00:37:08de la période
00:37:08où le général de Gaulle
00:37:09recevait souvent
00:37:10des visites étrangères.
00:37:12On voit des images de lui
00:37:13allant à la messe
00:37:13et puis se recueillir
00:37:15sur la tombe
00:37:15où reposait
00:37:17sa jeune fille
00:37:18Anne de Gaulle.
00:37:20Quels sont aujourd'hui
00:37:20les interlocuteurs
00:37:22qui se manifestent
00:37:23de la part de l'État
00:37:25pour l'acquisition ?
00:37:25C'est venu par la préfecture,
00:37:27par le ministère de la Culture.
00:37:29Qui rencontrez-vous
00:37:30pour statuer
00:37:31sur cet enjeu ?
00:37:33Écoutez,
00:37:34pour l'instant,
00:37:34il y a beaucoup
00:37:34d'agitation médiatique.
00:37:36Moi, je n'ai pas
00:37:36beaucoup d'interlocuteurs
00:37:37sur cette question.
00:37:40J'ai essayé,
00:37:41effectivement,
00:37:41pour l'instant,
00:37:42de discuter
00:37:42avec l'État
00:37:44qui ne semblait pas
00:37:44très intéressé
00:37:45il y a encore
00:37:45quelques mois.
00:37:47Et là,
00:37:47il y a une petite agitation
00:37:49qui viendrait,
00:37:50semble-t-il,
00:37:50de l'Élysée.
00:37:51Donc,
00:37:52vous savez,
00:37:53je crois que
00:37:54le président de la République
00:37:55aura plus de poids
00:37:57qu'un président
00:37:58de département.
00:37:58Mais en tout cas,
00:37:59moi,
00:37:59pour l'instant,
00:38:00je discute avec la famille.
00:38:01Ce sont les propriétaires
00:38:02et c'est ce qui m'intéresse.
00:38:04Et en tout cas,
00:38:05j'en fais ma priorité.
00:38:06Qui aura le dernier mot ?
00:38:07C'est bien la famille
00:38:07qui est propriétaire
00:38:08qui décide
00:38:09de qui elle vend ?
00:38:10Il n'y a pas d'interférence
00:38:11ou est-ce que l'État
00:38:11peut préempter
00:38:12s'il y avait une vente
00:38:13au département ?
00:38:14J'espère que dans ce pays,
00:38:16les propriétaires
00:38:17ont encore
00:38:18leur mot à dire.
00:38:19Donc,
00:38:20j'espère que ce sera évidemment
00:38:21la famille
00:38:21qui aura le dernier mot.
00:38:24Oui,
00:38:24l'État,
00:38:24effectivement,
00:38:25aura,
00:38:26je pense,
00:38:26la possibilité
00:38:27de préempter
00:38:28puisque c'est un bien classé.
00:38:30Il est en train,
00:38:31je pense,
00:38:31de mettre en œuvre
00:38:32peut-être cette volonté.
00:38:34Pour l'instant,
00:38:35rien n'est fait.
00:38:36Les discussions sont en cours.
00:38:38Le département
00:38:38est intéressé.
00:38:40Il ne le fera pas
00:38:40contre l'État.
00:38:41Si l'État s'intéresse
00:38:41à Colombé,
00:38:42écoutez,
00:38:42c'est une bonne nouvelle.
00:38:43Jusqu'à présent,
00:38:44il ne l'a pas fait beaucoup.
00:38:45Et donc,
00:38:46moi,
00:38:47je suis évidemment
00:38:47très ouvert
00:38:48à travailler
00:38:49avec l'État
00:38:50pour que cette maison
00:38:51reste un lieu de visite
00:38:53mais qu'elle évolue aussi
00:38:55parce qu'elle a besoin
00:38:56d'évoluer,
00:38:57elle a besoin de s'inscrire
00:38:58dans un parcours de Gaulle,
00:38:59comme je vous le disais,
00:39:00à Colombé,
00:39:01les deux églises.
00:39:01Nicolas Lacroix,
00:39:02si l'on pousse
00:39:03le raisonnement
00:39:03un petit peu plus loin,
00:39:04est-ce qu'on pourrait imaginer
00:39:05une formule consensuelle
00:39:06où l'État
00:39:07deviendrait strictement
00:39:08le propriétaire foncier
00:39:09des lieux de la maison,
00:39:11du parc,
00:39:12du jardin,
00:39:13mais la gestion
00:39:14et l'administration
00:39:15seraient confiées
00:39:16totalement au département
00:39:17sous une forme
00:39:18de délégation
00:39:18ou de convention.
00:39:20C'est quelque chose
00:39:20qui pourrait être envisageable ?
00:39:22Alors,
00:39:22la gestion,
00:39:23nous l'avons déjà
00:39:23puisque vous l'avez dit,
00:39:25la fondation s'est désengagée
00:39:29et depuis le 1er octobre,
00:39:30c'est le département déjà
00:39:31qui s'est vu confier
00:39:32par la famille
00:39:33la gestion de la maison.
00:39:35Donc,
00:39:35nous avons depuis
00:39:36le 1er octobre
00:39:37la gestion de cette maison
00:39:39et évidemment,
00:39:40on souhaiterait avoir
00:39:41un peu plus de liberté
00:39:42sur l'évolution
00:39:43de cette maison
00:39:44d'où ma volonté
00:39:45effectivement
00:39:45de devenir le propriétaire
00:39:47pour pouvoir ouvrir
00:39:48la maison davantage
00:39:49à l'étage.
00:39:50Vous savez,
00:39:50aujourd'hui,
00:39:51on ne peut pas visiter
00:39:53la chambre du général,
00:39:55on ne peut pas visiter
00:39:55la chambre
00:39:56où le roi de Noé
00:39:57a dormi.
00:39:58Donc,
00:39:58je voudrais aussi pouvoir
00:39:59finalement faire évoluer
00:40:00cette maison
00:40:00pour la rendre
00:40:02encore plus attractive.
00:40:04Est-ce qu'au sommet
00:40:05de l'État,
00:40:06je me fais un peu
00:40:07l'avocat du diable,
00:40:07Nicolas Lacroix,
00:40:08est-ce qu'au sommet
00:40:09de l'État,
00:40:09on pourrait craindre
00:40:10qu'éventuellement,
00:40:11il y ait un jour
00:40:12un changement de majorité
00:40:13à la tête du département
00:40:15de la Haute-Marne
00:40:16et que le prochain,
00:40:17un prochain conseil départemental
00:40:19décide du coup
00:40:20de vendre la maison
00:40:21si elle en était propriétaire
00:40:23et que ça échoua
00:40:24dans les mains
00:40:24d'un particulier
00:40:25ou d'un privé ?
00:40:26Est-ce que l'État
00:40:26pourrait dire
00:40:27non, non, maintenant
00:40:28c'est un bien national,
00:40:29c'est inaliénable,
00:40:30donc c'est une garantie
00:40:31que la boiserie
00:40:32restera toujours
00:40:33dans le sein de la République ?
00:40:34C'est une vision
00:40:35qui est acceptable, ça,
00:40:37ou ça ne tient pas la route ?
00:40:38Écoutez,
00:40:39je pense que beaucoup
00:40:40ont évoqué
00:40:41cette situation.
00:40:43Bon, d'abord,
00:40:43il y a des élections présidentielles,
00:40:45ça ne vous a pas échappé,
00:40:45en 2027.
00:40:46Qui sera le président
00:40:47de la République
00:40:48ou la présidente
00:40:48de la République
00:40:49en 2027,
00:40:51personne ne le sait,
00:40:52et il y aura
00:40:53effectivement des élections
00:40:54au sein des départements
00:40:55en 2028.
00:40:57Je serai un nouveau candidat,
00:40:58aujourd'hui,
00:40:59j'ai une majorité
00:40:59assez large
00:41:00et j'entends bien
00:41:00elle rester.
00:41:01Donc, la sécurité,
00:41:03c'est peut-être aussi,
00:41:03peut-être,
00:41:04de laisser la gestion
00:41:06de la boiserie
00:41:07à un département
00:41:08qui a une large majorité
00:41:09avec des élus
00:41:10très engagés,
00:41:11des élus, d'ailleurs,
00:41:12engagés au sein
00:41:14des mouvements
00:41:15proches du parti gaulliste.
00:41:16Donc, voilà,
00:41:17peut-être que ça aussi,
00:41:18ça pourrait rassurer
00:41:19la famille
00:41:20de privilégier
00:41:22le département.
00:41:23Je pense que la boiserie
00:41:24demeure historique
00:41:25du général de Gaulle
00:41:26peut même faire,
00:41:27j'allais dire,
00:41:27la cohésion
00:41:28au sein du conseil
00:41:29départemental.
00:41:29Je ne connais pas
00:41:30aujourd'hui le décompte,
00:41:31enfin, je sais que vous avez
00:41:31une majorité
00:41:32qui est autour de vous
00:41:34avec les Républicains,
00:41:35mais qui dit
00:41:36que l'opposition
00:41:36ne serait pas elle-même
00:41:37partante pour que
00:41:38ce joyau de l'histoire
00:41:40de France
00:41:40devienne une propriété
00:41:41du département ?
00:41:43Aujourd'hui,
00:41:43la majorité
00:41:43dans le département
00:41:44de la Haute-Marne,
00:41:44c'est 16 cantons
00:41:45sur 17.
00:41:46Donc, vous voyez,
00:41:47la majorité
00:41:48elle est bien installée.
00:41:49C'est assez confortable
00:41:50mais il n'est pas dit...
00:41:51Quel est le 17ème ?
00:41:52C'est un élu de gauche ?
00:41:54C'est un binôme,
00:41:55ce sont des élus
00:41:56du Rassemblement National.
00:41:57Bon, et ils ne sont pas
00:41:58opposés,
00:41:59même si leur voix
00:42:00ne compte pas,
00:42:01il ne s'est pas dit
00:42:01qu'ils soient opposés
00:42:02au rachat de cette maison.
00:42:05Si, alors,
00:42:06si vous en prenez possession,
00:42:09vous envisagez,
00:42:10j'allais dire,
00:42:10de développer un petit peu
00:42:11cette boiserie,
00:42:12de la promouvoir,
00:42:13de la réaménager
00:42:14et de rendre
00:42:15toutes les parties accessibles.
00:42:16C'est ce que vous avez dit.
00:42:18Bon, d'abord,
00:42:18c'est évidemment
00:42:19de ne pas dénaturer.
00:42:20Aujourd'hui,
00:42:20les objets sont restés
00:42:21à l'endroit
00:42:22où ils étaient
00:42:23à la mort du général
00:42:25et à la disparition
00:42:26de Mme de Vaule.
00:42:27Donc, l'idée,
00:42:28c'est vraiment
00:42:28de garder l'esprit.
00:42:29Mais aujourd'hui,
00:42:29il y a des mesures
00:42:30de préservation,
00:42:32il y a des objets
00:42:33qui doivent être repris.
00:42:36J'entends aussi,
00:42:37effectivement,
00:42:38développer le jardin
00:42:39parce qu'il y a
00:42:39un magnifique jardin.
00:42:40Il y a la maison,
00:42:41mais il y a l'environnement,
00:42:42il y a la vue,
00:42:42vous l'avez dit.
00:42:43Et puis, il y a effectivement
00:42:44l'accès de certaines pièces
00:42:45qui, pour l'instant,
00:42:46ne sont pas accessibles
00:42:47au public.
00:42:48Et ça manque un peu.
00:42:49Donc, on n'a pas accès
00:42:51à l'étage,
00:42:51on n'a pas accès
00:42:52à la cuisine
00:42:53qui était aussi
00:42:54à un moment,
00:42:55enfin, une pièce importante
00:42:56et on peut raconter
00:42:58de belles histoires.
00:42:59Et vous voyez,
00:43:00ces histoires,
00:43:00je vais aussi les raconter
00:43:01avec la famille du général,
00:43:04avec les petits-enfants
00:43:05qui...
00:43:07Voilà, leur présence
00:43:08est importante à Colombais.
00:43:09Et j'entends vraiment
00:43:10m'appuyer sur eux
00:43:11pour continuer à faire vivre
00:43:13l'esprit du général
00:43:14à Colombais.
00:43:15On vous a entendu,
00:43:16Nicolas Lacroix.
00:43:18Évidemment,
00:43:18la construction,
00:43:19elle doit se faire,
00:43:20ce projet doit se faire
00:43:20avec la famille et pas...
00:43:21On souhaite de tout cœur
00:43:22que ça aboutisse
00:43:23et on sait que cette maison
00:43:24sera entre de bonnes mains
00:43:25si elle est au conseil départemental
00:43:26de la Haute-Mande.
00:43:27Bon courage pour la suite
00:43:28de cette aventure.
00:43:29Merci d'avoir été présent
00:43:30sur Sud Radio,
00:43:31Monsieur le Président.
00:43:32Pourquoi les Françaises
00:43:33ne font-elles plus d'enfants ?
00:43:34On en parle avec
00:43:35Gabrielle Cluzel,
00:43:36directrice de Boulevard Voltaire
00:43:37et auteur de Yes Kids
00:43:38aux éditions Fayard.
00:43:39Tout de suite sur Sud Radio,
00:43:41n'hésitez pas à nous appeler
00:43:41au 0826 300 300.
00:43:43A tout de suite.
00:43:45Le sapin de Noël Sud Radio.
00:43:47Nous vous rappelons
00:43:48que vous pouvez gagner
00:43:49un cadeau, Péricot.
00:43:51Oui, c'est le sapin de Noël
00:43:52de Sud Radio
00:43:53et l'émission La France
00:43:55dans tous ses états
00:43:56vous propose
00:43:57un lecteur de livres audio
00:43:59de la marque Proz.
00:44:00Proz, c'est le premier lecteur
00:44:01de livres audio
00:44:02simple, sans appli,
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00:44:04avec plus de 20 000 livres disponibles.
00:44:05C'est une véritable bibliothèque
00:44:06pour les enfants, bien sûr,
00:44:08pour qu'ils deviennent
00:44:08plus savants
00:44:09et plus intelligents.
00:44:10Il faut simplement envoyer
00:44:11sapin,
00:44:11S-A-P-I-N par SMS
00:44:13au 7-20-18-7-2-0-1-8.
00:44:17Et on verra
00:44:17qui est le rusak gagnant
00:44:18à la fin de l'émission.
00:44:19Est-ce que notre pays manque
00:44:29manque d'enfants ?
00:44:30Oui, on le sait.
00:44:31Est-ce que l'histoire de France
00:44:33et l'avenir de la France
00:44:34passe sur sa démographie,
00:44:36sur cette population
00:44:37qui est tellement amoureuse
00:44:39de son pays
00:44:39qu'elle veut transmettre
00:44:41de génération en génération
00:44:42cet amour de la patrie ?
00:44:44Nous en discutons
00:44:45sereinement
00:44:46mais avec inquiétude
00:44:47avec Gabriel Cluzel
00:44:48qui a fait de cette cause
00:44:50un enjeu militant
00:44:52et politique.
00:44:53Il faut faire des enfants.
00:44:54Alors, il y a des théoriciens
00:44:55du no kids.
00:44:56Alors, on prend un terme anglais
00:44:57no kids.
00:44:58Yes, kids.
00:45:00Voilà.
00:45:02Faisons des enfants.
00:45:03On a toujours connu
00:45:04des ministres de la famille
00:45:05et nous avons toujours su
00:45:07que dans les grands enjeux stratégiques
00:45:08un pays qui ne fait plus d'enfants
00:45:09commence à s'éteindre.
00:45:11Nous avons cette année
00:45:12atteint un seuil
00:45:13où il y aurait...
00:45:14C'est comme le commerce extérieur
00:45:15pour la première fois
00:45:16on importe plus d'aliments
00:45:17qu'on en exporte.
00:45:19Exactement.
00:45:19Et là, cette année
00:45:20on aurait plus de gens
00:45:22qui s'en vont au ciel
00:45:24que ceux qui arrivent
00:45:25par la cigogne
00:45:26ou dans un chou.
00:45:27Merci.
00:45:28Merci, Gabrielle Cluzel
00:45:29d'être avec nous aujourd'hui.
00:45:31Vous êtes très engagée
00:45:32dans ce combat
00:45:32même de façon idéologique
00:45:34mais c'est une noble cause.
00:45:36Votre inquiétude est réelle
00:45:37ou non aujourd'hui ?
00:45:38Oui, j'ai une réelle inquiétude.
00:45:39Alors, pour moi,
00:45:40il y a deux sujets.
00:45:41Dans ce sujet,
00:45:42il y a un sujet profondément intime.
00:45:44Pour moi, c'est une catastrophe intime
00:45:47j'ose le dire.
00:45:47C'est-à-dire qu'on a convaincu
00:45:49et là, je parle des femmes
00:45:50on a convaincu les femmes
00:45:51que cette expérience intime
00:45:52finalement
00:45:53elle ne devait pas la mener
00:45:55qu'elle leur nuirait
00:45:56que c'était leur maternité,
00:45:58leur potentialité maternelle
00:46:00était un fardeau
00:46:01qu'elles devaient déposer
00:46:02sur le bord de la route.
00:46:03D'ailleurs,
00:46:03vous savez,
00:46:04on apprend aux jeunes filles
00:46:05dès l'adolescence
00:46:06à traiter la fréquentité
00:46:08comme une maladie chronique.
00:46:09On leur dit
00:46:10méfiez-vous de votre fréquentité
00:46:11comme le diabète
00:46:14ou l'hypertension.
00:46:14Et ce n'est pas neutre.
00:46:16Et puis,
00:46:16il y a un drame collectif.
00:46:17Bah oui,
00:46:18il n'est de richesse que d'hommes.
00:46:19Vous savez,
00:46:19cette expression
00:46:20qui est un lieu commun
00:46:21mais les lieux communs
00:46:22ils sont souvent
00:46:23devenus des lieux communs
00:46:24parce que tout le monde
00:46:25s'est dit,
00:46:25ah bah oui,
00:46:25c'est vrai.
00:46:26Et vous savez,
00:46:27j'aime souvent parler
00:46:29de ce conte
00:46:29qui s'appelle
00:46:29Le Petit Pousset.
00:46:31Vous savez,
00:46:31la culture française
00:46:32elle a son fond traditionnel
00:46:35de conte.
00:46:36Charles Perrault
00:46:36et Le Petit Pousset,
00:46:37ce sont des parents
00:46:38qui ont sept enfants.
00:46:39Quand arrive le septième,
00:46:40ils se disent
00:46:40on ne peut plus le nourrir,
00:46:41on va le lâcher
00:46:42dans la forêt.
00:46:43Eh bien,
00:46:43c'est le septième
00:46:44qui a l'intelligence
00:46:45de mettre des petits cailloux
00:46:46et mieux,
00:46:47après être revenu à la maison,
00:46:48d'enrichir toute la famille.
00:46:49Moi,
00:46:49je crois à l'intelligence collective.
00:46:51Plus on sera de cerveau,
00:46:55mal-fusienne.
00:46:55Gabriel Cusel,
00:46:57cette réalité
00:46:58fut le quotidien
00:47:00de beaucoup de familles françaises
00:47:01durant des siècles.
00:47:03Au-delà de tant d'enfants,
00:47:04pas de bouche à nourrir,
00:47:05des enfants abandonnés,
00:47:06des tragédies.
00:47:06N'oublions pas
00:47:07la mortalité infantile.
00:47:09On faisait beaucoup d'enfants
00:47:10parce qu'on en gardait peu
00:47:11de vivants.
00:47:12C'était l'inverse
00:47:13de ce qu'on vit aujourd'hui.
00:47:14La Chine a été confrontée
00:47:15à ce problème.
00:47:16Un seul enfant aujourd'hui,
00:47:17alors qu'ils sont
00:47:18à plus d'un milliard et demi,
00:47:19c'est le paradoxe.
00:47:20S'ils refaitent des enfants,
00:47:21sans ça,
00:47:21on va avoir plus de vieux
00:47:22que de jeunes.
00:47:24La famille française,
00:47:26aujourd'hui,
00:47:26c'est un symbole menacé.
00:47:29Si la démographie continue
00:47:31à baisser,
00:47:32on peut aboutir
00:47:33à quel genre de situation,
00:47:35de configuration ?
00:47:36Écoutez,
00:47:37je crois que nous n'en sommes
00:47:38qu'à l'apéritif.
00:47:39Il faut se rendre compte de ça.
00:47:40Alors moi,
00:47:41je le dis beaucoup,
00:47:42je ne comprends pas
00:47:42qu'au moment de la réforme
00:47:43des retraites,
00:47:44on n'ait pas parlé
00:47:44de ce sujet-là.
00:47:45Parce que,
00:47:46évidemment,
00:47:47pour le paiement des retraites,
00:47:48la retraite,
00:47:48on ne va pas se mentir,
00:47:49la retraite par répartition...
00:47:50Ça passe d'abord
00:47:51par la démographie.
00:47:52Ah ben voilà,
00:47:52sans enfants,
00:47:54c'est Madoff.
00:47:54C'est la pyramide de Ponzi.
00:47:56Les cotisants,
00:47:57il faut les faire.
00:47:57Les cotisants,
00:47:58il faut les fabriquer.
00:47:59Donc les cotisations servies
00:48:00aujourd'hui
00:48:00sont celles
00:48:01des enfants d'aujourd'hui.
00:48:04Donc demain,
00:48:05ceux qui seront cotisants,
00:48:06s'il n'y a plus d'enfants demain,
00:48:07il n'y aura plus de cotisation.
00:48:08Donc personne n'ose le dire.
00:48:10Personne n'a osé dire...
00:48:12Alors, bien sûr,
00:48:12Emmanuel Macron,
00:48:13il a parlé de réformement démographique,
00:48:14mais en même temps,
00:48:15il a dit,
00:48:15enfin en tout cas,
00:48:16par la voix d'un de ses conseillers
00:48:19sur une chaîne concurrente,
00:48:20je peux peut-être la nommer
00:48:21France Inter.
00:48:22Oui, oui, oui.
00:48:22Bah oui, mais
00:48:23il ne veut pas réduire
00:48:25les femmes à un ventre
00:48:26comme si une mère
00:48:27était réduite à un ventre,
00:48:28comme si une mère
00:48:28se réduisait à son intérêt.
00:48:31Je trouve ça extrêmement grave
00:48:32parce qu'en réalité...
00:48:33Si Sam avant avait dit ça,
00:48:34nous n'aurions pas
00:48:34le grand président de la République.
00:48:35Exactement,
00:48:36que deviendrions-nous ?
00:48:37Vous imaginez ?
00:48:38Et c'est vrai que
00:48:40je trouve ça très révélateur
00:48:42parce qu'en réalité,
00:48:43la maternité,
00:48:44aujourd'hui,
00:48:45est considérée
00:48:45par le féminisme,
00:48:47d'ailleurs je veux dire,
00:48:48parce qu'aujourd'hui,
00:48:48le féminisme était à l'iterge
00:48:49à dire par un courant féministe,
00:48:50mais il n'y a pas de courant féministe.
00:48:52Tout le féminisme dit
00:48:53la maternité est un fardeau
00:48:54et considérée presque
00:48:55comme un vice,
00:48:56comme l'alcoolisme.
00:48:57Vous voyez,
00:48:57on plaint les mères
00:48:58parce que leur vie est difficile
00:48:59mais il ne faut pas
00:48:59les encourager dans ce vice.
00:49:00Donc on s'est interdit
00:49:02de réfléchir à la question
00:49:03de la maternité.
00:49:04Je vais aller un peu plus loin
00:49:05que vous parce que
00:49:05vous avez tout à l'heure
00:49:06comparé à des pathologies.
00:49:07Oui, c'est ça.
00:49:08Est-ce qu'on n'est pas
00:49:08encore plus,
00:49:10j'allais dire aberrant ?
00:49:12On a émancipé la femme,
00:49:13la cuisine,
00:49:15le ménage,
00:49:15c'est avilissant.
00:49:16Est-ce que faire des enfants,
00:49:18être maman,
00:49:19ce n'est pas la continuité
00:49:20d'un autre domestique humiliant
00:49:21que le ménage,
00:49:23la cuisine ?
00:49:24Eh bien,
00:49:24ne faites pas d'enfants,
00:49:25émancipez-vous.
00:49:2668 continue à fonctionner
00:49:27à plein gaz.
00:49:27Vous avez raison,
00:49:28c'est exactement
00:49:29ce qui s'est passé.
00:49:31En fait,
00:49:31on peut chiffrer ça,
00:49:33enfin,
00:49:33vous datez ça,
00:49:34pardon,
00:49:34à mai 68,
00:49:35même si en fait,
00:49:36c'est une progression
00:49:37dans les années 60.
00:49:39Mais c'est vrai que mai 68
00:49:41a prétendu libérer
00:49:42la femme de la maternité.
00:49:43On ne va pas se mentir,
00:49:44là aussi,
00:49:44elle a libéré
00:49:45surtout l'homme,
00:49:46en particulier,
00:49:48parce qu'on ne pouvait plus
00:49:49lui dire
00:49:50attention,
00:49:50je vais avoir un enfant.
00:49:52L'homme se servit
00:49:53de premier.
00:49:53D'ailleurs,
00:49:54on peut le voir
00:49:54même dans la mode,
00:49:55je trouve ça très intéressant
00:49:56parce que vous savez,
00:49:56avant 68,
00:49:57c'était un peu Brigitte Bardot,
00:49:58les décolletés pigeonnants.
00:50:00Après 68,
00:50:00c'était Jen Berkine,
00:50:02les corps plus androgynes.
00:50:03Donc,
00:50:03on voit bien qu'on a valorisé
00:50:05la jeune fille
00:50:05sans enfant,
00:50:06mais on a réussi
00:50:07à faire croire à la mère
00:50:08que la maternité
00:50:10était une entrave
00:50:13qui l'empêcherait
00:50:13de courir plus loin
00:50:14et plus vite
00:50:16et on a éteint,
00:50:17et c'est surtout ça
00:50:17qui me paraît
00:50:18très très curieux
00:50:19et très très triste
00:50:21et très puissant,
00:50:23cet instinct maternel.
00:50:24Vous savez,
00:50:24on n'a jamais dit
00:50:24que l'homme était aussi,
00:50:26autant que l'homme
00:50:26était près de l'animal.
00:50:28Il y a un instinct maternel,
00:50:29moi j'y crois à fond,
00:50:30cet instinct
00:50:31de potentialité maternelle.
00:50:33Tous les fils le savent,
00:50:33Gabrielle,
00:50:34tous les fils et les filles
00:50:35le savent.
00:50:35Eh bien,
00:50:36on a réussi
00:50:37à l'éteindre
00:50:38chez beaucoup.
00:50:39Alors,
00:50:39je ne sais pas,
00:50:39je voulais juste citer
00:50:40une amie institutrice
00:50:41qui me dit souvent cela
00:50:43et je trouve ça très juste.
00:50:44Elle me dit,
00:50:44je ne comprends pas
00:50:45mes petites filles
00:50:47de 5 ans
00:50:48en maternelle
00:50:48quand je leur demande
00:50:49qui veut être maman,
00:50:50elles lèvent toutes le doigt,
00:50:51à 25,
00:50:51il n'y a plus personne.
00:50:52Pourquoi je dis ça ?
00:50:53Parce que les féministes
00:50:54ont l'habitude de dire,
00:50:55enfin les féministes autoproclamées,
00:50:57moi aussi je suis féministe,
00:50:57je ne suis pas maso,
00:50:58je défends la cause des femmes,
00:51:00mais les féministes
00:51:01qui ont pignon sur rue
00:51:02disent que la maternité
00:51:03est un conditionnement.
00:51:04Moi,
00:51:04je dis aujourd'hui
00:51:05que c'est la dénatalité,
00:51:06la dématernité,
00:51:07je ne sais pas comment appeler ça,
00:51:08qui est un conditionnement.
00:51:10On convainc les jeunes filles
00:51:11qu'il ne faut pas
00:51:12qu'elles soient mères
00:51:13et je vais vous dire,
00:51:14c'est une violence psychologique
00:51:15très forte.
00:51:16Ma compagne de studio
00:51:17Motkofer
00:51:18va vous poser une question.
00:51:18Cette façon de voir,
00:51:21cette façon très négative
00:51:22de voir à la fois
00:51:23la féminité d'une manière
00:51:24parce que c'est une continuité
00:51:26et la maternité,
00:51:27elle est très occidentale,
00:51:29non ?
00:51:30Elle est très occidentale,
00:51:31mais vous savez que l'Occident
00:51:32a le chic pour diffuser
00:51:36toutes ces merveilleuses idées,
00:51:38donc il y a un certain nombre
00:51:38de pays qui sont eux aussi touchés.
00:51:41Mais vous avez raison
00:51:42de dire que c'est très occidental.
00:51:43Il y a des vraies questions
00:51:44qui se posent en Occident
00:51:46sur la façon dont on regarde la mère.
00:51:48Vous savez,
00:51:48on parle de dénatalité,
00:51:49mais en fait,
00:51:50c'est le désamour,
00:51:50c'est la détestation
00:51:51de beaucoup de choses.
00:51:53On n'aime plus les mères.
00:51:54Je vous dis franchement,
00:51:55la figure maternelle,
00:51:56c'est la dernière
00:51:56qu'on peut moquer.
00:51:57D'ailleurs,
00:51:58je vais vous donner
00:51:58un exemple très simple.
00:51:59Vipère au point
00:51:59a été le livre
00:52:00qu'on a fait lire
00:52:01pendant des années au collège
00:52:02d'Hervé Bazin,
00:52:03mais c'était la lecture obligatoire.
00:52:05C'est quand même
00:52:05une figure de la mère
00:52:07très particulière.
00:52:08Je ne dis pas
00:52:08qu'il y a des mauvaises mères,
00:52:09mais m'aider à tuer ses enfants.
00:52:10Néanmoins,
00:52:11c'est l'exception,
00:52:12pas la règle.
00:52:13La plupart des mères,
00:52:14l'immense majorité,
00:52:15aiment ses enfants.
00:52:16On vient de découvrir aujourd'hui,
00:52:17vous en avez entendu parler,
00:52:19c'était une fake news,
00:52:20en fait,
00:52:21pour parler en bon français.
00:52:21C'est-à-dire que la mère
00:52:22d'Hervé Bazin
00:52:23n'était pas la vilaine
00:52:24folle coche qu'on a dit.
00:52:25C'était Hervé Bazin
00:52:25qui était un mythomane.
00:52:27Et pire,
00:52:28elle a été même
00:52:28une très bonne mère
00:52:29parce qu'elle savait tout cela,
00:52:30mais pour ne pas détruire
00:52:31la carrière de son fils,
00:52:32elle a refusé de le dire.
00:52:33Donc,
00:52:33elle s'est sacrifiée.
00:52:34Vous voyez,
00:52:34la figure de la mère
00:52:35qui est toujours très abîmée.
00:52:36Vous pouvez regarder dans les films,
00:52:37on adore se moquer
00:52:38des mères de famille.
00:52:39C'est la dernière minorité
00:52:40qu'on peut opprimer.
00:52:41D'ailleurs,
00:52:41moi,
00:52:41on m'a refusé
00:52:42d'un appartement
00:52:42en disant
00:52:42« Ah,
00:52:43vous avez trop d'enfants. »
00:52:44L'agence immobilière
00:52:44qui est le propriétaire a peur.
00:52:46Voilà,
00:52:46vous voyez,
00:52:47c'est quand même assez particulier.
00:52:49Et puis,
00:52:49l'Occident ne s'aime plus.
00:52:51Je crois que c'est aussi
00:52:52une détestation collective.
00:52:53Pour se dupliquer,
00:52:54il faut s'aimer.
00:52:55Vous voyez,
00:52:55il faut se dire
00:52:56« Ah ben ouais,
00:52:57j'ai envie de mettre
00:52:58un pied dans l'éternité. »
00:52:59Parce qu'un enfant,
00:53:00c'est ça,
00:53:00c'est mettre un pied dans l'éternité.
00:53:01C'est vraiment un déclin
00:53:01sur tous les fronts, en fait.
00:53:02Et voilà.
00:53:03Et en fait,
00:53:03l'Occident qui ne s'aime plus,
00:53:05alors je vais vous faire
00:53:06une comparaison évidemment
00:53:07terriblement excessive,
00:53:08mais il y a un petit quelque chose.
00:53:10Il y a un bouquin
00:53:11qui s'appelle
00:53:11« Enfants de nazis »
00:53:12dans lequel l'auteur,
00:53:13alors Tania,
00:53:14je ne sais plus son nom de famille
00:53:15malheureusement,
00:53:15qui m'échappe,
00:53:16a expliqué que les enfants de nazis
00:53:17ne voulaient pas transmettre
00:53:19ce qu'ils avaient reçu.
00:53:20Voilà,
00:53:21enfin,
00:53:21leur matériel biologique.
00:53:23Je crois que l'Occident
00:53:23a été tellement culpabilisé,
00:53:26tellement,
00:53:26sur tous les plans,
00:53:27d'ailleurs on peut faire
00:53:28en poupée russe,
00:53:29colonialiste,
00:53:31même on peut dire
00:53:32l'espèce humaine
00:53:33et culpabilisée
00:53:33parce qu'elle respire,
00:53:34ce n'est pas bon pour l'écologie.
00:53:35Eh bien,
00:53:36et ça les autres pays
00:53:37ne l'entendent pas
00:53:37de cette façon-là,
00:53:38elle se dit
00:53:39« Pourquoi je me reproduirais ?
00:53:41Je ne mérite pas
00:53:43d'être dupliquée ? »
00:53:44Je crois que cette détestation,
00:53:45il y a d'autres détestations,
00:53:47détestation de l'autorité,
00:53:48il est un fait
00:53:48que les relations parents-enfants
00:53:50c'est une relation d'autorité,
00:53:51détestation de l'adulte.
00:53:52Vous venez vraiment adulte
00:53:53quand vous avez des enfants.
00:53:54Avant,
00:53:55je vais vous dire,
00:53:55une femme de 45 ans,
00:53:57on peut s'imaginer
00:53:57que c'est une jeune fille de 18
00:53:58tant qu'elle n'a pas d'enfants.
00:53:59Vous voyez ?
00:54:00C'est après que ça change.
00:54:01Je confirme,
00:54:02je confirme.
00:54:03D'ailleurs,
00:54:03Maud est restée très jeune
00:54:04et très naïf
00:54:04avant qu'elle soit maman.
00:54:06Gabrielle Cluzel,
00:54:07bien sûr,
00:54:08je suppose que vous ne généralisez pas,
00:54:10évidemment,
00:54:11que grâce au ciel,
00:54:12nous gardons de vraies mamans,
00:54:13majoritaires dans ce pays,
00:54:14les femmes qui veulent avoir des enfants.
00:54:15Mais bien sûr,
00:54:16mais elles n'ont pas le droit
00:54:16à la parole.
00:54:17C'est vrai que ce phénomène
00:54:19se constate.
00:54:21Alors,
00:54:22il n'y a pas qu'une cause.
00:54:23Est-ce qu'il peut y avoir,
00:54:24je vais dire,
00:54:25une dénatalité,
00:54:28un vrai stress,
00:54:29une angoisse ?
00:54:30Et ensuite,
00:54:31il peut y avoir
00:54:31une influence idéologique
00:54:32qui fait qu'on considère
00:54:33qu'effectivement,
00:54:34aujourd'hui,
00:54:35pour une femme,
00:54:36faire des enfants,
00:54:37c'est rentrer dans un moule,
00:54:38dans un code
00:54:38et dans un cadre de soumission
00:54:40et que l'émancipation
00:54:41de la femme
00:54:43passe par, justement,
00:54:44ce refus de materner.
00:54:46Alors,
00:54:46vous avez raison,
00:54:47c'est souvent multifactoriel.
00:54:49Moi,
00:54:49je ne veux pas
00:54:50qu'on s'arrête au simple,
00:54:51même si c'est important,
00:54:52au simple aspect économique.
00:54:53On va tout envisager.
00:54:54Voilà.
00:54:55On va tout passer en vue.
00:54:55On en parlera plus tard,
00:54:57mais je crois que
00:54:58l'aspect économique
00:54:59n'est pas suffisant
00:55:00parce qu'il y a eu
00:55:00d'autres périodes
00:55:01où les gens étaient
00:55:01beaucoup plus pauvres.
00:55:02Je ne parlais pas de ça.
00:55:02Je ne parlais pas de ça.
00:55:03Ce qui est intéressant,
00:55:04c'est de dire
00:55:04est-ce qu'une mère
00:55:06devient soumise ?
00:55:07Moi,
00:55:07j'ai la vision
00:55:08toute inverse de la mère.
00:55:09Une mère,
00:55:09c'est surpuissante.
00:55:10D'ailleurs,
00:55:11c'est assez drôle
00:55:11parce qu'au fur et à mesure
00:55:12que montaient ces théories
00:55:13sur la maternité
00:55:14alliée Nantes,
00:55:14etc.,
00:55:15il y avait Freud
00:55:15qui expliquait
00:55:16que la mère
00:55:16était toute surpuissante.
00:55:17Il dit
00:55:18votre enfant va mal,
00:55:18c'est votre faute.
00:55:20Et c'est vrai
00:55:20que quand une mère
00:55:21indique le sud,
00:55:22c'est une boussole
00:55:23qui indique le sud,
00:55:24les enfants vont mal.
00:55:25Quand la mère va mal,
00:55:26les enfants vont mal.
00:55:27Donc,
00:55:27une mère,
00:55:28au contraire,
00:55:29c'est une toute puissance.
00:55:31Elle a besoin,
00:55:32d'ailleurs,
00:55:32c'est là qu'intervient le père,
00:55:33que le père lui dise
00:55:34attends,
00:55:35tu n'es pas toute puissante
00:55:36avec tes enfants
00:55:36et ils ont besoin
00:55:39de prendre leur envol
00:55:40ou ça peut être aussi
00:55:41des grands-parents.
00:55:42Et donc,
00:55:43je crois que c'est
00:55:43très intéressant de le dire
00:55:44parce que les femmes
00:55:46ne le savent pas.
00:55:46C'est une expérience
00:55:47déjà sentimentale,
00:55:50affective,
00:55:50sensorielle,
00:55:51je ne sais pas
00:55:51comment l'expliquer,
00:55:52folle.
00:55:53Je vais plus loin,
00:55:54c'est presque une castration
00:55:55psychologique
00:55:56que l'on fait
00:55:57quand on dit aux filles
00:55:58ne soyez pas mère,
00:56:00surtout ne soyez pas mère
00:56:01parce que ça va être terrible.
00:56:03Vous savez,
00:56:03c'est quelqu'un
00:56:03en haut de la piste,
00:56:04si on lui dit
00:56:05ça va être magnifique,
00:56:06tu vas voir des paysages splendides,
00:56:08elle y va,
00:56:08elle se lance.
00:56:09Si on lui dit
00:56:09ça va être afro,
00:56:10tu vas te casser une jambe,
00:56:11elle n'y va pas
00:56:12et c'est ce qu'on fait actuellement.
00:56:13Gabriel Cluzel,
00:56:13on poursuit cet échange
00:56:15exaltant et passionnant
00:56:16dans quelques instants.
00:56:17Nous sommes avec
00:56:18donc Gabriel Cluzel
00:56:19sur Sud Radio.
00:56:20On attend
00:56:21tout à l'heure
00:56:23la réaction
00:56:24de Maud Coffler
00:56:25qui va certainement
00:56:26nous donner
00:56:27deux autres auditeurs.
00:56:29Midi 14h,
00:56:31Sud Radio,
00:56:33la France dans tous ses états.
00:56:35Vous êtes avec Perico Légas
00:56:36en compagnie
00:56:37de Gabriel Cluzel
00:56:38qui défend la natalité
00:56:39et j'ai à mes côtés
00:56:41Maud Coffler aussi
00:56:41qui a des avis très précis
00:56:42sur la question.
00:56:44Nous avons l'appel
00:56:45d'un auditeur,
00:56:45Roland,
00:56:46qui nous appelle
00:56:46de Saint-Etienne.
00:56:47Bonjour Roland.
00:56:48Bonjour Charles Perico,
00:56:49bonjour à tous.
00:56:50Roland,
00:56:51vous êtes père de famille
00:56:52ou pas encore ?
00:56:53Non, non, non,
00:56:54célibataire.
00:56:55Célibataire.
00:56:56Qu'est-ce que vous avez
00:56:57envie de dire
00:56:57à Gabriel Cluzel ?
00:56:59J'ai envie de dire
00:57:00à Gabriel Cluzel
00:57:00que je comprends
00:57:01son combat pour la natalité
00:57:03et il est fort respectable
00:57:04et je pense
00:57:05qu'un pays
00:57:06qui a une perte démographique
00:57:08est un pays
00:57:08pour moi
00:57:09qui est voué
00:57:10quelque peu à l'échec
00:57:12voire même à la disparition
00:57:13mais moi qui ai 30 ans
00:57:15je n'ai pas forcément
00:57:16cette envie
00:57:17de fonder une famille
00:57:20non pas que je n'aime pas
00:57:20les enfants
00:57:21bien au contraire
00:57:21mais quel avenir
00:57:24vais-je leur laisser
00:57:25quand je vois déjà
00:57:26notre situation économique
00:57:29notre situation sociale
00:57:31notre situation civilisationnelle
00:57:34je ne pense pas
00:57:35que mes enfants
00:57:36vont pouvoir être élevés
00:57:38malgré toutes les valeurs
00:57:40que je pourrais leur donner
00:57:41malgré l'éducation
00:57:42que je pourrais donner
00:57:42avec
00:57:43futurement
00:57:44que je n'ai toujours pas trouvé
00:57:45d'ailleurs
00:57:45mais je ne vois toujours pas
00:57:48en fait je ne vois pas
00:57:48le bout du tunnel
00:57:49pour mes enfants
00:57:50et je n'ai pas envie
00:57:51voilà je n'ai pas envie
00:57:52qu'ils se sentent
00:57:53en perte de repère
00:57:55en perte
00:57:56en perte totale
00:57:58donc je ne suis pas le seul
00:58:00à me poser la question
00:58:01et peut-être que Gabriel Cluzel
00:58:02peut peut-être
00:58:02me faire changer d'avis
00:58:04et j'espère d'ailleurs
00:58:05parce que
00:58:05c'est un constat
00:58:07qui est dramatique
00:58:08Roland vous faites partie
00:58:09de ces jeunes
00:58:11avec un mariage potentiel
00:58:13de ces jeunes parents potentiels
00:58:15vous avez peur tout simplement
00:58:16de l'avenir
00:58:16vous avez peur du monde
00:58:17qui nous attend
00:58:19et dans lequel
00:58:19vous essériez des enfants
00:58:20aux côtés desquels
00:58:21vous ne trouveriez plus
00:58:22moi qui suis père de famille
00:58:23je me pose la question
00:58:24régulièrement
00:58:25mon Dieu
00:58:26où les laisse-t-on
00:58:26je comprends
00:58:27je comprends
00:58:28qu'il s'est inquiédé
00:58:28est-ce que pour autant
00:58:29Gabriel Cluzel
00:58:31il faut se résigner
00:58:31mais célébrant
00:58:32alors merci Roland
00:58:33j'aime bien sa façon
00:58:34d'exprimer les choses
00:58:35très sereine
00:58:36très sincère
00:58:37exactement
00:58:38très sincère
00:58:39et il n'expose pas
00:58:40ses convictions
00:58:41comme un dogme
00:58:42mais c'est toujours
00:58:42agréable
00:58:43il est tout jeune
00:58:44il a la vie devant lui
00:58:45alors j'ai envie de lui dire
00:58:46déjà que
00:58:47peut-être que quand il aura
00:58:48rencontré la femme de sa vie
00:58:50il changera d'avis
00:58:51parce que c'est vrai
00:58:52que rappelons quand même
00:58:53qu'il faut être deux
00:58:53pour avoir un enfant
00:58:54et que c'est souvent l'autre
00:58:56jusqu'à nouvel ordre
00:58:57nous sommes d'accord
00:58:58oui je me dis quelque chose
00:58:59d'extrêmement réactionnaire
00:59:00pardonnez-moi
00:59:01pardonnez-moi
00:59:02avec la tigeuse artificielle
00:59:03on peut avoir la naissance artificielle
00:59:05on va faire plein de choses
00:59:05mais pour le moment
00:59:06c'est ainsi que ça se passe
00:59:07et moi je repense
00:59:08à cette chanson
00:59:08de Joe Dassin
00:59:09vous savez
00:59:10à toi
00:59:11vous la connaissez
00:59:12cette chanson
00:59:12il dit à l'enfant
00:59:13qui sera à la fois
00:59:14toi et moi
00:59:15donc c'est vrai que
00:59:15l'amour
00:59:16disons-le
00:59:17c'est un peu là aussi
00:59:18un lieu commun
00:59:18mais c'est une vérité
00:59:19vous pousse parfois
00:59:21à avoir des enfants
00:59:21et je pense notamment
00:59:22aux hommes
00:59:22chez lesquels
00:59:23le désir d'enfant
00:59:24est peut-être moins fort
00:59:25que chez la femme
00:59:26ça aussi
00:59:26c'est complètement réactionnaire
00:59:27de le dire
00:59:28mais je l'assume
00:59:29par ailleurs
00:59:30ce que je voudrais dire
00:59:31à Roland
00:59:31c'est
00:59:32pardon
00:59:33je vais faire mon pape
00:59:35n'ayez pas peur
00:59:36je pense que
00:59:38vous pouvez faire la papesse
00:59:38ici c'est pas interdit
00:59:39la papesse
00:59:39voilà tout est possible
00:59:40j'ai appris que les femmes
00:59:41pouvaient être cardinaux récemment
00:59:42mais c'est un sujet
00:59:43on en reprend le rang
00:59:44voilà
00:59:45et parce qu'on n'est pas obligé
00:59:47d'être prête pour être cardinale
00:59:48bref
00:59:48éminence
00:59:49je peux vous appeler éminence
00:59:50vous pouvez m'appeler éminence
00:59:51ça me fera plaisir
00:59:52non
00:59:53ce que je voulais dire
00:59:54c'est que beaucoup
00:59:55d'époque
00:59:56beaucoup dans l'histoire de France
00:59:58on puisse dire
00:59:58mais c'est tragique
00:59:59enfin je sais pas
01:00:00je pense à la guerre de Cent Ans
01:00:01les épidémies de peste
01:00:02même après la guerre
01:00:04c'était quand même pas joyeux
01:00:05ce baby-boom
01:00:06qui s'est passé
01:00:06en plus dans un contexte
01:00:07économique compliqué
01:00:08les jeunes allaient vivre
01:00:09chez leurs parents
01:00:10il y a des tas de reportages
01:00:10là-dessus
01:00:11ils vivaient dans un cas de pièce
01:00:12à deux familles
01:00:13mais néanmoins
01:00:15ce qu'a permis le sursaut
01:00:16c'est précisément
01:00:16que ces gens se sont projetés
01:00:18dans des enfants
01:00:19vous savez les enfants
01:00:20ils vous forcent
01:00:21à sortir de votre morosité
01:00:23ils vous forcent
01:00:23à garder un coeur d'enfant
01:00:25ils vous gardent jeune
01:00:26c'est là que les gens se trompent
01:00:28d'ailleurs ils se disent
01:00:29je vous disais tout à l'heure
01:00:30tant qu'on n'a pas d'enfant
01:00:31on peut se sentir pas adulte
01:00:34mais c'est un peu paradoxal
01:00:35ce que je dis
01:00:35parce que par ailleurs
01:00:36ils vous gardent une certaine jeunesse
01:00:38moi je n'aurais pas mes enfants
01:00:40je ne saurais absolument rien
01:00:41de ce qui se fait
01:00:41dans le monde des adolescents
01:00:43et dans les jeunes aujourd'hui
01:00:45rappelez combien vous en avez
01:00:467 enfants
01:00:47et c'est vrai que
01:00:49vraiment si je pouvais convaincre Roland
01:00:52de cette idée
01:00:53qu'avoir des enfants
01:00:54c'est le bonheur
01:00:55et bien j'aurais gagné cette émission
01:00:58je crois qu'il ne faut pas trop réfléchir
01:01:00vous savez dans la vie
01:01:01il ne faut pas trop réfléchir
01:01:02parce que si on réfléchit trop
01:01:04on ne se lance pas
01:01:05et vous verrez
01:01:07l'avenir sera beau
01:01:07je vous entends
01:01:08ça dépend des parties du monde
01:01:10où on se trouve
01:01:11cela dit
01:01:12vous avez aujourd'hui
01:01:13des parties de la planète
01:01:14qui vivent un véritable cauchemar
01:01:15où la natalité
01:01:16se porte bien
01:01:17et on se dit d'ailleurs
01:01:17c'est plutôt là
01:01:18où il faudrait la freiner
01:01:19et nous
01:01:20monde développé
01:01:21avoir plus d'enfants
01:01:23c'est terriblement égoïste
01:01:24ce que je dis
01:01:24parce qu'on se dit
01:01:25cette surpopulation
01:01:27est aggravée
01:01:28par une démographie galopante
01:01:30auquel on ne peut pas fournir
01:01:31les moyens de survie
01:01:32et nous qui sommes confis
01:01:34dans notre résence
01:01:35du coup
01:01:35est-ce qu'on va s'embêter
01:01:36à avoir des enfants
01:01:37il y a ce côté là
01:01:38qui est tout à fait paradoxal
01:01:39oui alors c'est vrai
01:01:40vous avez raison
01:01:40et même si nous avons
01:01:42le lieu de nous inquiéter
01:01:43nous vivons quand même
01:01:43dans un confort
01:01:45tout à fait clair
01:01:47par rapport à d'autres parties
01:01:48du monde
01:01:48mais je crois moi au contraire
01:01:49que même ces pays
01:01:50très pauvres économiquement
01:01:52qui ont beaucoup d'enfants
01:01:52et bien ce sera leur force
01:01:54parce que
01:01:54la démographie
01:01:56c'est le destin
01:01:56et ça s'est vu
01:01:57de tout temps
01:01:58alors c'est compliqué
01:01:59de conjuguer les deux discours
01:02:00un discours intime
01:02:01là Roland
01:02:02il parle de son cas personnel
01:02:03moi évidemment
01:02:04je ne veux forcer personne
01:02:04à avoir des enfants
01:02:05je ne suis pas là
01:02:06pour enrôler les gens
01:02:07pour avoir des enfants
01:02:08et encore une fois
01:02:09il y a la dimension collective
01:02:10mais collectivement
01:02:11c'est une richesse
01:02:12extrêmement forte
01:02:13quelquefois
01:02:14je vais vous dire
01:02:14par exemple
01:02:15je me suis beaucoup intéressée
01:02:16aux chrétiens d'Orient
01:02:17j'ai toujours été très surpris
01:02:18qu'ils aient très peu d'enfants
01:02:19voilà
01:02:20ils ont très peu d'enfants
01:02:21parce qu'ils considèrent
01:02:23que pour élever des enfants
01:02:24il ne faut peut-être pas
01:02:24en avoir beaucoup
01:02:25et je me dis
01:02:25mais ça signe aussi
01:02:28leur disparition
01:02:30de certains coins du monde
01:02:31nous si nous croyons
01:02:33en ce que nous sommes
01:02:34si nous croyons aussi
01:02:35parce que là aussi
01:02:36vous allez me dire
01:02:36que je suis un peu politique
01:02:37mais c'est vrai que
01:02:38c'est ce que je pense
01:02:40les vecteurs de civilisation
01:02:42c'est les enfants
01:02:43vous aurez pu faire
01:02:44toute la cancel culture du monde
01:02:46abattre les statues
01:02:47brûler les bouquins
01:02:47interdire aux profs
01:02:48de dire ceci ou cela
01:02:49là ce que vous transmettez
01:02:51les mœurs
01:02:52ce que vous transmettez
01:02:52dans l'intimité de votre cuisine
01:02:54à vos enfants
01:02:54c'est une civilisation sur pattes
01:02:56donc moi je vois
01:02:57beaucoup de gens
01:02:57vous savez
01:02:58on ne va pas se mentir
01:02:59la France est un peu à droite
01:03:00en ce moment
01:03:00beaucoup de gens à droite
01:03:01ils disent
01:03:01il faut sauver la France
01:03:02la France
01:03:03quelle était
01:03:03est-ce que
01:03:04bah écoutez
01:03:05ayez des enfants
01:03:06et transmettez-leur
01:03:07cette France
01:03:08voilà tout simplement
01:03:09Gabrielle Cluzel
01:03:10quand vous avez
01:03:10la sensation
01:03:11c'est peut-être un ressenti
01:03:13comme dirait
01:03:14que votre civilisation
01:03:15est en train de s'éteindre
01:03:16que les valeurs
01:03:17auxquelles vous croyez
01:03:18que les remparts
01:03:20auxquels vous êtes attachés
01:03:21que la continuité
01:03:22qui a justifié votre vie
01:03:23est en train de disparaître
01:03:25tout simplement nuiser
01:03:26est-ce que vous avez
01:03:27envie de livrer
01:03:28à cet avenir incertain
01:03:29peut-être angoissant
01:03:30pour certains
01:03:31ce que vous avez de plus cher
01:03:32qui sont vos enfants
01:03:33est-ce que c'est pas
01:03:34un suicide civilisationnel
01:03:35j'arrête là
01:03:36non le suicide civilisationnel
01:03:37oui je pense que c'est
01:03:38de ne pas avoir d'enfant
01:03:39parce qu'encore une fois
01:03:40c'est impossible
01:03:41répondez bien à ma question
01:03:42je vous ai posé
01:03:42je réponds à votre question
01:03:44il est impossible
01:03:45on n'a pas envie
01:03:47de continuer dans ce monde-là
01:03:48j'ai pas envie de transmettre
01:03:49moi ça y est c'est fait
01:03:50mais que les gens vous disent
01:03:51je n'ai pas envie de livrer
01:03:52ma progéniture
01:03:54mais vous trouvez
01:03:55qu'il est si terrible
01:03:56ce monde-là
01:03:57non mais pardon
01:03:57regardez
01:03:58ouvrez les yeux
01:03:59comparé avec d'autres
01:04:00moments de l'histoire de France
01:04:02ce qu'il va
01:04:02ce qu'il risque de devenir
01:04:04mais je ne savais pas
01:04:05Dieu merci
01:04:06rien n'est écrit
01:04:07personne n'est Madame Irma
01:04:08et peut-être que le monde changera
01:04:10parce que celui que vous aurez mis au monde
01:04:12permettra qu'il change
01:04:14vous savez
01:04:14c'est une désespérance
01:04:16que je sens au coeur de chacun
01:04:17au lieu de parier sur l'avenir
01:04:19on parie sur le non-avenir
01:04:22c'est absolument terrible
01:04:23je crois surtout
01:04:24qu'il y a un état d'esprit
01:04:25aujourd'hui occidental
01:04:27qui est
01:04:28vous avez parlé de suicide
01:04:29mais qui est suicidaire
01:04:30ne soyons pas
01:04:32collectivement
01:04:33prêts à nous jeter
01:04:34dans le ravin
01:04:34nous ne savons pas
01:04:35de quoi demain est fait
01:04:36encore une fois
01:04:37il y a eu des périodes
01:04:38dans l'histoire de France
01:04:39bien plus tragiques
01:04:40bien plus tragiques
01:04:42que celles-ci
01:04:43nous sommes quand même
01:04:43des enfants gâtés
01:04:44par rapport à d'autres
01:04:45coins du monde
01:04:46donc
01:04:47refuser à des enfants
01:04:49de naître
01:04:50parce que nous
01:04:52nous présupposons
01:04:53que cet avenir
01:04:54ne pourrait ne pas être rose
01:04:55je pense que
01:04:56c'est profondément
01:04:57égoïste
01:04:59et peut-être
01:04:59une tentative
01:05:00démiurgique
01:05:01on se dit
01:05:01je vais être comme
01:05:03Dieu
01:05:03Dieu crée
01:05:04nous nous allons faire
01:05:05le contraire
01:05:06nous allons déprocréer
01:05:08décider
01:05:08que l'avenir se rassemble
01:05:10donc nous ne procréerons pas
01:05:11moi je parie sur l'inverse
01:05:13voilà
01:05:14alors vous pariez sur l'inverse
01:05:16faut-il encore se donner
01:05:17les moyens
01:05:17d'espérer
01:05:18vous savez
01:05:20qu'il y a
01:05:20des annonces
01:05:22environnementales
01:05:24climatiques
01:05:26démographiques
01:05:27qui incitent plutôt
01:05:29à la prudence
01:05:30on sait qu'au delà
01:05:31d'un certain nombre
01:05:32de surpopulations
01:05:33il pourrait y avoir
01:05:33des cataclysmes
01:05:35des effets
01:05:35sur notre planète
01:05:37qui fait qu'on est
01:05:38prudent
01:05:38on va en discuter
01:05:40je vous laisse réfléchir
01:05:41à cette interpellation
01:05:42Gabrielle Cluzel
01:05:44et on se retrouve
01:05:45dans quelques instants
01:05:47voilà
01:05:48et puis n'oubliez pas
01:05:49que
01:05:50les fêtes de Noël
01:05:51approchent
01:05:52et qu'il y a
01:05:53un cadeau à gagner
01:05:54surtout sur le
01:05:55sapin de Noël
01:05:55donc envoyez votre message
01:05:57à tout de suite
01:05:57nous sommes sur
01:06:05Sud Radio
01:06:05avec Perico Légas
01:06:06qui reçoit
01:06:07Gabrielle Cluzel
01:06:08à mes côtés
01:06:08Maud Cofflet
01:06:09Gabrielle Cluzel
01:06:10nous ne divergeons pas
01:06:12mais nous discutons
01:06:13à cœur ouvert
01:06:14sur ce problème
01:06:16de démographie
01:06:17de natalité
01:06:17de dénanalité
01:06:18est-ce qu'il faut faire
01:06:18des enfants
01:06:19il y en a
01:06:19de plus en plus
01:06:20qui ne veulent plus
01:06:21en avoir
01:06:22est-ce que le paradoxe
01:06:23n'est pas aussi
01:06:24que dans une
01:06:24j'allais dire
01:06:25les mouvements
01:06:26plutôt conservateurs
01:06:27qui nous annoncent
01:06:28l'apocalypse
01:06:28qui nous parlent
01:06:30de grands remplacements
01:06:30d'insécurité permanente
01:06:32de violence
01:06:34et puis du côté
01:06:35des environnementalistes
01:06:36la planète
01:06:37va devenir un cauchemar
01:06:38un enfer
01:06:38au-delà de 10 milliards
01:06:40ça va être absolument
01:06:41apocalyptique
01:06:42parce qu'on ne pourra pas
01:06:42habiter tous ensemble
01:06:43c'est vrai qu'on a des éléments
01:06:45concrets pour se dire
01:06:46mais moi je ne prends pas
01:06:46le risque
01:06:46de faire des enfants
01:06:48vous dites
01:06:48il faut surmonter ces craintes
01:06:49parce que le pire
01:06:50n'est pas toujours sûr
01:06:51pour autant
01:06:52mettez-vous à la place
01:06:53aujourd'hui
01:06:53d'un jeune couple
01:06:55de 25-30 ans
01:06:56précarité de l'emploi
01:06:58ils ne sont peut-être
01:06:58pas propriétaires
01:06:59ils ne savent pas
01:07:01dans quelle situation
01:07:02cette société
01:07:03dont on l'entend
01:07:04tous les matins
01:07:05en se réveillant
01:07:05en écoutant
01:07:06les médias
01:07:07que tout va mal
01:07:07est-ce qu'on est porté
01:07:09à faire des enfants
01:07:10dans un monde
01:07:10aussi violent
01:07:11aussi incertain
01:07:13et aussi trouble
01:07:14alors si vous voulez
01:07:15on peut faire
01:07:16un petit peu le tour
01:07:17de tous les arguments
01:07:19une typologie
01:07:20je me fais l'avocat du diable
01:07:21mais vous avez infiniment raison
01:07:22ça y est
01:07:22alors si j'avais en fait
01:07:24c'est vrai
01:07:24je me poserais peut-être
01:07:25la question
01:07:25ah oui c'est vrai
01:07:26je ne sais pas
01:07:26écoutez
01:07:27moi je ne suis pas d'accord
01:07:28avec cela
01:07:28je pense justement
01:07:29que ceux qui parlent
01:07:32vous avez cité ce mot-là
01:07:33de grand remplacement
01:07:34s'ils ne veulent pas être
01:07:35grand remplacé
01:07:36il faut qu'ils restent
01:07:37à leur place
01:07:38soyons cohérents
01:07:39l'équation est très claire
01:07:39voilà pour être remplacé
01:07:40il faut être remplaçable
01:07:41vous savez c'est utilisable
01:07:43dans cette formule
01:07:44pour beaucoup d'adjectifs
01:07:45alors le premier argument
01:07:47qu'on entend
01:07:48c'est économique
01:07:49alors il faut savoir
01:07:49le batage médiatique
01:07:51qu'il y a autour de ça
01:07:52au printemps dernier
01:07:53on nous expliquait
01:07:54qu'un enfant jusqu'à 25 ans
01:07:55coûtait le prix
01:07:57d'un pavillon de banlieue
01:07:58250 000 euros
01:07:59vous voyez moi j'ai
01:07:597 enfants
01:08:00j'ai perdu 7 maisons
01:08:01c'est quand même bête
01:08:02mais qu'est-ce que j'aurais fait
01:08:02de mes 7 maisons
01:08:03je l'aurais arpenté seule
01:08:04sans mes enfants
01:08:05vous voyez c'est
01:08:06si l'humanité a fait
01:08:07fait ce calcul
01:08:07à chaque fois
01:08:08on serait 15 sur la planète
01:08:09exactement
01:08:10et encore
01:08:11voilà
01:08:11donc ça ce calcul économique
01:08:13est selon moi absurde
01:08:15et pourtant il est récurrent
01:08:16il y a un argument
01:08:18physique
01:08:19on dit aux femmes
01:08:20vous allez détruire votre corps
01:08:21récemment
01:08:22j'ai entendu un reportage
01:08:24surréaliste
01:08:24je ne citerai pas le média
01:08:26mais des jeunes femmes
01:08:27disaient
01:08:27depuis que j'ai un enfant
01:08:28ma vie est foutue
01:08:29alors déjà je ne sais pas
01:08:30où elles les ont trouvées
01:08:30bon
01:08:31mais passons
01:08:32et puis
01:08:33ils disaient ensuite
01:08:34vous
01:08:35ça va vous rendre
01:08:36non mais je ne plaisante pas
01:08:37vous allez perdre les cheveux
01:08:39alors c'est vrai
01:08:39il y a des phénomènes
01:08:40transitoires
01:08:41qui peuvent arriver
01:08:41je ne sais pas
01:08:42il paraît que ça peut être le cas
01:08:44on prend un peu de bois
01:08:44éventuellement
01:08:45voilà
01:08:45et vous allez être incontinente
01:08:47alors incontinente
01:08:48je ne peux pas le prouver
01:08:49mais vous remarquerez
01:08:49que je ne suis pas chauve
01:08:50bon
01:08:50vous voyez tous ces arguments
01:08:51absolument sauts
01:08:52alors je donne
01:08:53on peut se dire tout
01:08:54personne nous écoute
01:08:55je peux être un peu provocatrice
01:08:56on parle entre nous
01:08:57voilà
01:08:57complètement entre nous
01:08:58le thème de cette radio
01:09:00c'est parlons vrai
01:09:01voilà
01:09:01je vais parler vrai
01:09:02comme je le dirais
01:09:03à quelqu'un à table
01:09:05prenons deux personnages publics
01:09:08très connus
01:09:09qui ont la même nationalité
01:09:10Ursula von der Leyen
01:09:11sept enfants
01:09:12Angela Merkel
01:09:13pas d'enfants
01:09:14est-ce que vraiment
01:09:15vous pensez que l'une
01:09:16est plus belle que l'autre
01:09:18parce qu'elle n'a pas eu d'enfants
01:09:19non
01:09:19vous voyez
01:09:19ce qui malheureusement
01:09:21c'est le vieillissement
01:09:22qui fait
01:09:23on ne restera pas
01:09:24une jeune fille de 15 ans
01:09:25toute sa vie
01:09:25il faut se le mettre dans la tête
01:09:26même en ayant des enfants
01:09:28donc on voit bien
01:09:28que tous ces arguments
01:09:29sont assez absurdes
01:09:31elles ont fait du mal à l'Europe
01:09:32paradoxalement
01:09:33toutes les deux
01:09:33de la même façon
01:09:34oui c'est pour ça
01:09:35que je n'ai pas
01:09:36de préférence particulière
01:09:39pour l'une ni pour l'autre
01:09:40mais tout simplement
01:09:41c'était un constat
01:09:43qu'on m'autorisera
01:09:43puisque cet argument physique
01:09:45est souvent utilisé
01:09:49l'autre argument
01:09:50donc ça c'est économique
01:09:52physique
01:09:52intellectuel
01:09:54c'est-à-dire qu'on vous dit
01:09:55en gros
01:09:55quand vous êtes une femme
01:09:56vous devez choisir
01:09:57entre votre cerveau
01:09:58et votre utérus
01:09:59ça ça date de Simone de Beauvoir
01:10:01de Virginia Woolf
01:10:01elles ont décrété
01:10:02qu'une femme
01:10:03si elle voulait être intelligente
01:10:06avoir des activités intellectuelles
01:10:07il ne fallait pas qu'elle ait d'enfants
01:10:08moi je me souviens
01:10:08même Benoît de Groult
01:10:09elle s'excusait
01:10:10elle disait
01:10:10je suis désolé
01:10:11j'ai des enfants
01:10:11alors que je sais
01:10:12qu'il faut tuer
01:10:12la fédulogie
01:10:13qui en soit
01:10:14il n'y avait que Marguerite Duras
01:10:15qui avait perdu un enfant mort-né
01:10:17qui en comprenait le prix
01:10:19et qui disait
01:10:20mais ne pas avoir d'enfant
01:10:20ça veut dire
01:10:21Gabriel Cluzel
01:10:21que vous renvoyez le livre
01:10:22Le Deuxième Sexe
01:10:23totalement en totalité
01:10:24ou vous en prenez un petit peu ?
01:10:25Non mais comme tous les auteurs intelligents
01:10:28il y a une partie du livre
01:10:29qui n'est pas inintéressante
01:10:30ce que je veux dire
01:10:31et comme tous les gens intelligents
01:10:33Simone de Beauvoir
01:10:33a un peu théorisé sa vie personnelle
01:10:35vous avez remarqué ça
01:10:36chez les gens intelligents
01:10:37qui font d'une théorie générale
01:10:38leur cas personnel
01:10:39C'est le principe en géant
01:10:40Voilà
01:10:40Et vous savez
01:10:40il y a une jeune étudiante
01:10:42qui la connaissait bien
01:10:43qui a écrit un livre
01:10:44qui s'appelle
01:10:45Le mémoire d'une jeune fille dérangée
01:10:47et qui disait
01:10:47Simone de Beauvoir
01:10:48j'ai relu trois fois la phrase
01:10:49avait une haine viscérale des enfants
01:10:52Voilà
01:10:52Bon on pourrait
01:10:53je ne vais pas faire de la psychologie de comptoir
01:10:55mais on sait dans son livre
01:10:56Une mort si douce
01:10:56qu'elle n'aimait pas
01:10:57qu'elle avait un problème relationnel
01:10:58avec sa mère
01:10:59enfin bon
01:10:59qu'elle méprisait
01:11:00Elle aussi
01:11:00Bref
01:11:01Voilà
01:11:01Mais
01:11:02mais
01:11:03donc cette idée
01:11:04a été instillée
01:11:05qu'il fallait choisir entre les deux
01:11:06ce qui était quand même gonflé
01:11:07parce que
01:11:07Je vais vous citer deux auteurs
01:11:09qui quand même sont restés pérennes
01:11:10dans la littérature française
01:11:12qu'on connaît encore aujourd'hui
01:11:13et qui ont été auteurs
01:11:16écrivains célèbres
01:11:17non pas
01:11:17malgré leurs enfants
01:11:19mais grâce à leurs enfants
01:11:20c'est Madame de Sévigné
01:11:21qui n'aurait pas eu de filles
01:11:22elle n'aurait jamais écrit
01:11:22et la comtesse de Ségur
01:11:24Voilà
01:11:24Donc ces deux-là
01:11:25c'est des mères
01:11:26qui avaient un cerveau
01:11:27de toute évidence
01:11:28bon il n'y a pas qu'elle évidemment
01:11:29mais je cite celui-ci
01:11:31parce qu'en matière de littérature
01:11:32et Simone de Beauvoir
01:11:33était écrivain aussi
01:11:34et bien
01:11:35c'est intéressant
01:11:37donc on leur dit
01:11:38intellectuellement
01:11:39vous n'arriverez pas
01:11:40à vous épanouir
01:11:40si vous avez des enfants
01:11:41donc cette antinomie
01:11:43alors que je crois
01:11:43qu'on est fausse
01:11:45parce que je crois
01:11:46au contraire
01:11:46qu'on gagne
01:11:47en intelligence supplémentaire
01:11:48vous voyez
01:11:48pour moi la mère
01:11:49est une femme augmentée
01:11:50une intelligence humaine
01:11:51parce qu'on manie
01:11:52la pâte humaine
01:11:53les enfants
01:11:53c'est pas une science exacte
01:11:54vous voyez
01:11:54et donc ça apporte beaucoup
01:11:57et dernier point
01:11:58c'est écologique
01:11:59c'est-à-dire qu'on leur dit
01:12:00vous allez détruire la planète
01:12:02alors ça je trouve ça
01:12:02très pervers
01:12:03parce qu'on passe son temps
01:12:04à dire aux femmes
01:12:06ne vous laissez pas avoir
01:12:08par la société
01:12:09qui veut vous dire
01:12:10d'avoir des enfants
01:12:11pour la société
01:12:12soyez un peu égoïste
01:12:13pensez à vous
01:12:14n'ayez pas d'enfants
01:12:15et maintenant on leur dit
01:12:16soyez altruiste
01:12:17pensez à la planète
01:12:18sacrifiez votre désir d'enfants
01:12:20et faut pas croire
01:12:21que cette dénatalité
01:12:23liée à l'écologie
01:12:24est un délire
01:12:24de beaux beaux parisiens
01:12:25moi j'ai rencontré
01:12:26des tâches dans la campagne
01:12:26qui me disaient
01:12:27qui en souffraient beaucoup
01:12:28d'ailleurs
01:12:28qui me disaient
01:12:29moi ma fille
01:12:29ne veut pas d'enfants
01:12:30pour la planète
01:12:31je me dis
01:12:31c'est quoi cette planète
01:12:32avant on appelait la terre
01:12:34l'environnement
01:12:35mais c'est pas neutre
01:12:35parce que l'environnement
01:12:36comme c'est fait pour environner
01:12:38comme le chef
01:12:38c'est fait pour chef
01:12:39donc il y avait l'homme au centre
01:12:40maintenant c'est Gaïa
01:12:41qui est comme toutes les déesses antiques
01:12:43on a besoin de lui offrir
01:12:44des sacrifices d'enfants
01:12:45là on leur offre
01:12:46des potentialités maternelles
01:12:47et moi ça me choque profondément
01:12:49et je vois bien
01:12:50que c'est tordu
01:12:51comme argument
01:12:52parce que
01:12:52regardez un
01:12:53Yves Cochet
01:12:54vous le connaissez
01:12:55Yves Cochet ?
01:12:55bien sûr
01:12:56c'est un ponte
01:12:57d'Europe écologie des verts
01:12:59qui écrit beaucoup de bouquins
01:12:59avec Sandrine Rousseau
01:13:00Sandrine Rousseau
01:13:01d'ailleurs qui est
01:13:01des natalistes croyantes
01:13:02mais pas pratiquantes
01:13:03puisqu'elle a même des enfants
01:13:04il s'est retiré en Bretagne
01:13:05et il vit à l'état naturel
01:13:06je ne savais pas
01:13:07vous m'apprenez beaucoup de choses
01:13:08mais je me souviens d'une tribune
01:13:09je crois dans l'Obs
01:13:10où il expliquait que les occidentaux
01:13:11ne devaient pas avoir d'enfants
01:13:12mais accueillir les enfants des autres
01:13:14qui en avaient beaucoup
01:13:15je ne vois pas en quoi
01:13:16ils respirent autant
01:13:16les enfants des autres
01:13:17pourquoi ils pollueraient moins
01:13:19les enfants des migrants
01:13:20ou je ne sais quoi
01:13:21donc si vous voulez
01:13:22on voit bien que
01:13:23derrière il y a cette idée
01:13:24que les occidentaux
01:13:25ne doivent plus avoir d'enfants
01:13:27et d'ailleurs c'est chez les occidentaux
01:13:28ça rejoint le propos de Moët Kofler
01:13:31que ces thèses écologistes sévissent
01:13:34dernier point
01:13:35il y a souvent des femmes politiques
01:13:36qui sont des natalistes
01:13:37et qui expliquent elles-mêmes
01:13:39dans les journaux People
01:13:39que leurs enfants les ont beaucoup aidés
01:13:41les ont sauvés
01:13:42et je me permets de le dire
01:13:44parce que c'est public
01:13:44quand c'est dit dans un journal
01:13:45et c'est le cas de Sandrine Rousseau
01:13:46elle dit moi c'est mes enfants
01:13:47qui m'ont portée
01:13:48qui m'ont soutenue
01:13:49quand j'étais dans la difficulté
01:13:50donc moi je trouve ça parfait
01:13:52j'ai trouvé ces propos très touchants
01:13:53elle a expliqué ça dans un média
01:13:54qui s'appelle je crois Reporters
01:13:55mais alors
01:13:56et aussi dans un autre média
01:13:58People celui-ci
01:13:59mais alors
01:14:01pourquoi elle prive les autres femmes
01:14:02de cette joie
01:14:03en les enjoignant
01:14:04à ne pas avoir d'enfants ?
01:14:05Moët Kofler
01:14:06vous êtes incité
01:14:07à fonder une famille maintenant ?
01:14:08Non alors moi
01:14:09j'ai échangé d'avis
01:14:09à peu près 15 fois
01:14:10depuis le début de l'émission
01:14:11je pense donc au départ
01:14:12c'est très bon signe
01:14:13mais oui c'est bon signe
01:14:14mais il n'y a que les cons
01:14:15qui ne changent pas d'avis
01:14:16à l'origine
01:14:17je ne veux pas d'enfants
01:14:18je grandis comme ça
01:14:20sur quel principe ?
01:14:22parce que
01:14:22la peur je pense
01:14:24de l'avenir
01:14:24mais qui est d'abord
01:14:25une peur personnelle
01:14:26et donc
01:14:26que je ne voudrais pas
01:14:27transmettre à mes enfants
01:14:29et puis la peur aussi
01:14:30de voir ce monde
01:14:31effectivement complètement bouleversé
01:14:32en même temps
01:14:33je ne suis pas environnementaliste
01:14:34donc je n'ai pas cette crainte
01:14:36de polluer la planète
01:14:37plus que nous
01:14:37etc
01:14:38j'ai plutôt une fibre
01:14:40assez identitaire
01:14:41donc attachée
01:14:42à la démocratie occidentale
01:14:44à la démographie
01:14:45pardon
01:14:45occidentale française
01:14:46donc la logique
01:14:47la logique voudrait
01:14:49merci de parler à ma place
01:14:51la logique voudrait
01:14:52que j'ai des enfants
01:14:52pose la question
01:14:53donc il y a cette espèce
01:14:55d'ambiguïté
01:14:55et je n'arrive pas
01:14:57à me positionner
01:14:57donc je pense que
01:14:58la vérité
01:14:59c'est que
01:14:59comme Roland tout à l'heure
01:15:00en rencontrant
01:15:01sans doute la bonne personne
01:15:02j'imagine que
01:15:03ça a un impact
01:15:04et que ça
01:15:04tranquille un peu
01:15:06d'une certaine manière
01:15:07je vous vois grimacer
01:15:09pourquoi grimacer vous ?
01:15:10parce que
01:15:10imaginez que vous rencontriez
01:15:11un papa formidable
01:15:12et que vous ayez envie
01:15:14d'aller plus loin
01:15:14avec le papa en question
01:15:15je pense que ça passe
01:15:16beaucoup par là
01:15:16et qu'il y a une forme
01:15:17aussi de
01:15:18comment dire ça
01:15:19c'est un peu égoïste aussi
01:15:20de ne pas en vouloir
01:15:21j'imagine les enfants
01:15:22enfin voyez
01:15:22je ne sais pas comment
01:15:24réfléchir à ces questions
01:15:25est-ce que le cas
01:15:26de la patiente Coffler
01:15:27est un cas qui vous intéresse ?
01:15:29je pense
01:15:29mais ne le prenez pas mal
01:15:31mais que Maude
01:15:32est un peu victime
01:15:33du bourrage de crâne
01:15:35je le dis
01:15:36qui est fait actuellement
01:15:37et qui
01:15:39encore une fois
01:15:39dénigre la maternité
01:15:41aujourd'hui
01:15:41vous vantez les joies
01:15:42de la maternité
01:15:42ce qui aurait été
01:15:43une évidence autrefois
01:15:45autant dire que l'eau mouillée
01:15:46bon
01:15:46et bien aujourd'hui
01:15:48est réputée
01:15:48crypto-pétainiste
01:15:49vous voyez
01:15:50donc on n'a plus le droit
01:15:51de le dire
01:15:52moi je vous le dis
01:15:53il y a une immense
01:15:54majorité des femmes
01:15:55qui sont heureuses
01:15:56moi je n'en ai pas rencontré
01:15:57une seule
01:15:58qui regrettait d'avoir un enfant
01:15:59une grossesse
01:16:00ça peut inquiéter
01:16:00ça peut angoisser
01:16:01on peut se dire
01:16:02tiens ça ne tombe pas
01:16:03au bon moment
01:16:04mais je n'en ai pas vu
01:16:05une seule
01:16:06je n'en ai pas rencontré
01:16:07une seule
01:16:07qui me dise
01:16:0810 ans après
01:16:0920 ans après
01:16:1030 ans après
01:16:10je regrette
01:16:11le malheur c'est de perdre
01:16:12un enfant
01:16:13pas d'en avoir un
01:16:13et je crois qu'il faut
01:16:14quand même le répéter
01:16:15je vous cite un exemple
01:16:16qui m'a aussi beaucoup frappée
01:16:17c'est que j'ai rencontré
01:16:18je le dis
01:16:19je raconte dans mon livre
01:16:19parce que je crois
01:16:21que c'est un des exemples
01:16:21qui m'a le plus touchée
01:16:22et du reste des femmes
01:16:22m'ont écrit depuis
01:16:23c'est que je faisais
01:16:24un reportage sur
01:16:26c'est un peu compliqué
01:16:27de vous expliquer
01:16:27mais sur les familles
01:16:29dans l'armée
01:16:29qui n'étaient pas prévenues
01:16:30avant que l'armée
01:16:31réforme ça
01:16:32et qui étaient prévenues
01:16:33par les réseaux sociaux
01:16:34que leur enfant était mort
01:16:35vous vous souvenez
01:16:35les soldats
01:16:36depuis il y a une bulle
01:16:37de silence
01:16:37ils ont compris
01:16:38qu'arrivés avec le colonel
01:16:40avec ses gants blancs
01:16:41et beurre frais
01:16:41avant les parents
01:16:43avaient déjà été prévenus
01:16:44par les réseaux sociaux
01:16:44ce qui était tragique
01:16:45donc j'allais interroger
01:16:46une dame très modeste
01:16:46dans un logement social
01:16:48et qui avait perdu son enfant
01:16:50et qui l'avait su
01:16:50par les réseaux sociaux
01:16:51et puis je voyais
01:16:52il y avait les photos
01:16:53vous savez
01:16:53des photos de classe
01:16:55avec l'enfant bien peigné
01:16:56vous voyez
01:16:57sur fond bleu là
01:16:57et il avait les mêmes
01:17:00beaux yeux magnifiques
01:17:00que sa mère
01:17:01et je me suis dit
01:17:03mais mon dieu
01:17:04cette idée m'a traversée
01:17:05je me dis
01:17:05elle doit tellement souffrir
01:17:07c'est son seul enfant
01:17:07elle est seule
01:17:08ce qu'il n'aurait mieux pas
01:17:09valu qu'elle n'en ait pas
01:17:09pour souffrir autant
01:17:11avec un enfant de 20 ans
01:17:11et bien je ne sais pas
01:17:13s'il y a eu une télépathie
01:17:14elle m'a répondu
01:17:15sans que je lui pose la question
01:17:16elle m'a dit
01:17:16je suis quand même heureuse
01:17:18de ses 20 ans
01:17:19passés avec lui
01:17:20je vais vous dire
01:17:20elle voulait absolument
01:17:21me donner une photo
01:17:21je lui voulais une photo
01:17:22mais moi je croyais
01:17:22qu'elle allait me l'envoyer par mail
01:17:23elle m'a donné une grande photo
01:17:24c'est toujours dans un placard
01:17:25quand j'ouvre le placard
01:17:26je le vois
01:17:26témoignage très très intéressant
01:17:28et il y a d'autres femmes
01:17:29qui m'ont écrit pour me dire ça
01:17:30on continue cette conversation
01:17:31juste après
01:17:32vous êtes sur Sud Radio
01:17:33avec Péricault Légas
01:17:33qui reçoit Gabriel Cluzel
01:17:35et nous parlons natalité
01:17:36la bonne raison
01:17:37de faire des enfants en France
01:17:38Vous êtes avec Péricault Légas
01:17:47sur Sud Radio
01:17:47qui reçoit Gabriel Cluzel
01:17:49on a un débat
01:17:50assez conciliant
01:17:53mais quand même
01:17:53avec des inquiétudes
01:17:54et des interrogations
01:17:55sur le fait
01:17:55qu'il faille avoir des enfants
01:17:56vous disiez à l'instant
01:17:57Gabriel Cluzel
01:17:58vous témoignez
01:17:58cette maman
01:17:59qui était hésitante
01:18:00finalement elle est convaincue
01:18:02qu'il faut avoir des enfants
01:18:03elle en a
01:18:04et elle vous dit
01:18:04j'ai passé
01:18:04c'est un instant formidable
01:18:06de ma vie
01:18:06Oui alors
01:18:07en l'occurrence
01:18:09c'est après la perte
01:18:10d'un enfant
01:18:10donc elle pourrait se dire
01:18:11tiens si je ne l'avais pas eu
01:18:12je n'aurais pas souffert
01:18:13parce que je crois
01:18:14que dans la peur
01:18:14d'avoir des enfants
01:18:15il y a la peur
01:18:16de se créer un talon d'Achille
01:18:17vous savez nous sommes
01:18:17un monde
01:18:19qui veut tout maîtriser
01:18:20et c'est vrai
01:18:21qu'une fois que vous avez
01:18:21un enfant
01:18:22vous avez peur pour lui
01:18:23mais c'est terrible
01:18:24vous avez plus peur pour lui
01:18:25que pour vous
01:18:25moi quand j'entends
01:18:26une ambulance dans la rue
01:18:28je me dis
01:18:28mais c'est forcément
01:18:29mon enfant à vélo
01:18:30qui a été renversé
01:18:30vous créez une inquiétude
01:18:32et je pense
01:18:33jusqu'à la fin de vos jours
01:18:35donc c'est vrai
01:18:35qu'il faut accepter ce risque
01:18:37on parlait de détestation
01:18:39c'est aussi
01:18:40la détestation du risque
01:18:41mais vous voyez
01:18:42c'est Dostoevsky
01:18:43je crois qu'il disait
01:18:44souffrir c'est toujours vivre
01:18:47bah oui
01:18:48c'est vivre des émotions
01:18:49intenses
01:18:50non mais
01:18:51c'est foutre
01:18:52de refuser de vivre
01:18:53par peur
01:18:55de potentiellement souffrir
01:18:57avoir des enfants
01:18:58c'est vivre intensément
01:19:00et encore une fois
01:19:00je le dis à toutes les
01:19:01jeunes femmes qui nous écoutent
01:19:02c'est une expérience
01:19:03que ne connaîtront pas les hommes
01:19:04on a beau parler d'hommes enceints
01:19:06c'est un
01:19:06qu'on ne raconte pas des blagues
01:19:07vous prenez la gestation
01:19:08bien sûr
01:19:09ah oui
01:19:09mais c'est merveilleux
01:19:10c'est absolument merveilleux
01:19:12enfin
01:19:12c'est aussi une source d'inquiétude
01:19:14c'est aussi une source de fatigue
01:19:15mais c'est une expérience
01:19:17absolument formidable
01:19:18les femmes peuvent aller
01:19:19sur le terrain des hommes
01:19:20pour tout
01:19:20je pense à Caroline Hague
01:19:21vous voyez
01:19:21qui a été
01:19:22pilote de chasse
01:19:24qui était pressentie
01:19:25pour aller dans la lune
01:19:26enfin
01:19:26polytechnicienne
01:19:27elle allait faire
01:19:28tous les terrains de combat
01:19:30ou traditionnellement
01:19:32plutôt pour les hommes
01:19:34mais
01:19:34elle a vécu
01:19:36deux grossesses
01:19:37avant de mourir
01:19:38et je me dis
01:19:38ce terrain là
01:19:39il y a quel seul
01:19:40qui l'a occupé
01:19:41voilà
01:19:41quel seul
01:19:42alors cette spécificité
01:19:44on est en train de
01:19:45finalement de l'arracher aux femmes
01:19:46on a commencé par leur dire
01:19:47que c'était
01:19:48sans intérêt
01:19:49et d'ailleurs
01:19:49et maintenant
01:19:50on commence à parler d'hommes enceints
01:19:52mais c'est terrible
01:19:52de leur enlever
01:19:53cette prérogative
01:19:54et par ailleurs
01:19:54je voulais parler de ce livre
01:19:55parce qu'il faut quand même
01:19:56que j'explique
01:19:57pourquoi ce livre s'appelle
01:19:57Yes Kids
01:19:58c'est une réponse au livre
01:19:59No Kids
01:20:00mais oui bien sûr
01:20:00c'est pour ça que vous n'avez pas
01:20:01un titre anglais
01:20:02c'est pas que vous êtes anglofois
01:20:03le contenu n'est pas en anglais
01:20:04j'aurais été incapable
01:20:05de l'écrire en anglais
01:20:05je rassure les auditeurs
01:20:06mais le livre No Kids
01:20:08est un tissu de fake news
01:20:09notamment parce qu'il vous fait croire
01:20:11que votre enfant
01:20:12va rester à deux ans
01:20:13toute sa vie
01:20:14mais heureusement
01:20:15enfin ou pas d'ailleurs
01:20:16c'est triste
01:20:17parce que parfois
01:20:18quand ils sont des grands d'adées
01:20:19on regrette les enfants de deux ans
01:20:20mais c'est vrai que c'est très prenant
01:20:21un enfant de deux ans
01:20:22et elle vous explique
01:20:23notamment
01:20:23je cite souvent cet exemple
01:20:24parce qu'il me paraît frappant
01:20:25elle vous dit
01:20:26dans un chapitre
01:20:28qui s'appelle
01:20:28le dîner de cons
01:20:29c'est le dîner de cons permanent
01:20:30c'est-à-dire qu'elle vous dit
01:20:31c'est sûr
01:20:32vous dînez avec un enfant de deux ans
01:20:33vous ne parlez pas
01:20:34d'Aristote et Platon
01:20:35tant est que vous parliez
01:20:36d'Aristote et Platon
01:20:37quand vous dînez avec des adultes
01:20:38mais vous êtes entre
01:20:39le petit suisse
01:20:40et la banane écrasée
01:20:41mais quand l'enfant grandit
01:20:42quand il devient adolescent
01:20:43et vous qui avez quatre enfants
01:20:44vous le savez
01:20:44c'est-à-dire que
01:20:46c'est quoi l'éducation
01:20:47au début il est comme une éponge
01:20:48il prend tout
01:20:49puis après il commence à déconstruire
01:20:50pour se le réapproprier
01:20:51donc il passe tout au filtre
01:20:53de son intelligence
01:20:54et de sa cohérence
01:20:54pour Marc-Hurie Gabriel Cuisel
01:20:56que ces gens
01:20:56qui vous disent nos kids
01:20:57sont souvent ceux qui
01:20:59dans une culture pédagogique
01:21:01scolaire
01:21:02disent
01:21:02c'est à l'adulte
01:21:03à apprendre de l'enfant
01:21:04c'est l'enfant qui est roi
01:21:05c'est extraordinaire
01:21:06donc ils vous disent
01:21:07c'est un crétin
01:21:08avec lequel on s'ennuie profondément
01:21:09par contre au niveau scolaire
01:21:11il faut évidemment
01:21:12que l'enfant soit roi
01:21:12il n'a pas besoin de croire
01:21:14parce qu'il sait tout
01:21:15oui vous avez raison
01:21:15c'est marrant
01:21:16très juste
01:21:17je n'y avais pas pensé
01:21:18je leur sortirai
01:21:18c'est pas toujours le cas
01:21:19mais c'est souvent le cas
01:21:21c'est drôle
01:21:21et donc si vous voulez
01:21:22quand il grandit
01:21:23c'est plus le dîner de con
01:21:24ou le con c'est vous
01:21:25parce qu'il passe son temps
01:21:26à vous dire
01:21:27mais tu t'as dit ça
01:21:28mais tu fais ça
01:21:28il vous plonge
01:21:32dans vos incohérences
01:21:33donc
01:21:33ils le font très bien
01:21:35je peux vous faire
01:21:36des témoignages là-dessus
01:21:37surtout ma fille
01:21:39qui fait ma rééducation
01:21:40et heureusement
01:21:41sur ça je serais totalement perdu
01:21:42oui mais ça vous permet
01:21:43d'aiguiser votre argumentaire
01:21:45on peut dire ça comme ça
01:21:45c'est pas idiot
01:21:46ce qu'elle dit
01:21:47ça remet en cause
01:21:48ah bah oui
01:21:49c'est un procureur
01:21:49un petit bouton sur le front
01:21:51et appareil dentaire
01:21:52et ils sont très forts
01:21:52vous connaissez
01:21:53Aldo Nahori bien sûr
01:21:54c'est pas forcément
01:21:54votre référence
01:21:55Aldo Nahori
01:21:56oui oui oui
01:21:57c'est très intéressant
01:21:58il disait
01:21:59elle s'inquiétait
01:22:00de l'influence du père
01:22:01qui aurait été domineux
01:22:02à celui de la mère
01:22:03et il disait avec sa voix
01:22:04vous inquiétez pas
01:22:05la mère est là
01:22:06pour tout rattraper
01:22:07autrement dit
01:22:08cette hérédité maternelle
01:22:09est quand même dominante
01:22:10chez un être humain
01:22:11plus que la paternelle
01:22:13moi j'aime beaucoup
01:22:13cette phrase de Romain Garry
01:22:15que vous connaissez sans doute
01:22:16il y a deux phrases
01:22:17que j'aime sur la mère
01:22:17si vous me permettez
01:22:18c'est Romain Garry
01:22:19qui dit
01:22:20la vie vous fait
01:22:22une promesse
01:22:23à l'aube
01:22:23par votre mère
01:22:24qu'elle ne tiendra jamais
01:22:25et c'est vrai
01:22:26que c'est beau
01:22:26cet amour inconditionnel
01:22:28de la mère
01:22:28c'est vrai
01:22:29c'est une promesse
01:22:30que personne d'autre
01:22:30ne peut tenir
01:22:31et puis je crois
01:22:32que c'est Freud
01:22:33pourtant ça fait deux fois
01:22:34que je parle de Freud
01:22:34pourtant c'est pas tout
01:22:35forcément ma tâche
01:22:36vous changez
01:22:36mais voilà
01:22:37mais qui dit
01:22:38il a un rôle à jouer
01:22:39quand même
01:22:39dans cette scolastique
01:22:41exactement
01:22:41dans cette scolastique
01:22:42comme c'est joli
01:22:43il m'en dit
01:22:43et il a dit
01:22:44les fils
01:22:45qui sont aimés
01:22:47par leur mère
01:22:48seront des conquistadors
01:22:49vous voyez
01:22:50le rôle de la mère
01:22:51le poids de la mère
01:22:52là c'est Noël
01:22:53le grand prêtre de Noël
01:22:54c'est la mère
01:22:54je tiens le cas
01:22:55oui on s'en serait passé
01:22:57quelques fois dans l'histoire
01:22:58soit les fils des aimés
01:22:59qui sont devenus
01:23:00des dictateurs épouvantables
01:23:01soit trop aimés
01:23:03qui sont devenus égocentriques
01:23:04c'est vrai aussi
01:23:05égocentriques
01:23:05et mégalomanes
01:23:06vous pensez pas qu'au départ
01:23:07pour remettre un petit peu
01:23:09la charrue
01:23:09la charrue
01:23:10après les bœufs
01:23:12la notion de famille
01:23:13est également très importante
01:23:15là vous parlez de la femme
01:23:16la créatrice de vie
01:23:17et transmetteuse
01:23:19de cette énergie
01:23:20de la civilisation
01:23:21dévaloriser la famille
01:23:23peut aussi participer
01:23:24j'allais dire
01:23:25à une démotivation
01:23:26une démotivation
01:23:27de procréation
01:23:28mais là aussi
01:23:29le mot famille
01:23:30est complètement démonétisé
01:23:32c'est un marqueur
01:23:33réactionnaire terrible
01:23:34évidemment Vichy
01:23:35l'avait mis dans
01:23:36le travail famille patrie
01:23:37donc le travail c'est dégueulasse
01:23:38la famille et la patrie
01:23:40on n'a pas arrêté de travailler
01:23:41parce qu'il y avait travail
01:23:42dans le travail famille patrie
01:23:43et c'est vrai que
01:23:46François Hollande
01:23:46avait créé un ministère
01:23:48des familles
01:23:49mais en fait
01:23:49c'est un ministère
01:23:50des familles privatifs
01:23:51parce que la famille
01:23:52a été largement détricotée
01:23:53il est le premier
01:23:53à s'y être attaqué
01:23:54François Hollande
01:23:54fiscalement
01:23:55c'est lui
01:23:56qui a porté le premier
01:23:57préjudice
01:23:57exactement
01:23:57alors il essaie
01:23:58de trouver des parades
01:23:59aujourd'hui
01:23:59mais les courbes
01:24:00parlent contre lui
01:24:01je devrais plutôt
01:24:02c'est que
01:24:02cette modulation
01:24:04des allocations familiales
01:24:05on trouve toujours
01:24:06un joli mot
01:24:07en fait
01:24:07ce conditionnement
01:24:08en ressources
01:24:08des allocations familiales
01:24:09a entamé
01:24:10la courbe décroissante
01:24:13de la natalité
01:24:14même si encore une fois
01:24:15l'argument économique
01:24:16ne fait pas tout
01:24:17parce que je crois
01:24:17que quand on a un fort
01:24:18désirant d'enfant
01:24:19il est là
01:24:19alors vous avez raison
01:24:20de parler de la famille
01:24:20et puis c'est vrai que
01:24:21dans ce monde où tout bouge
01:24:23tout fluctue
01:24:23vous vivez avec quelqu'un
01:24:25vous n'avez pas d'enfant
01:24:26vous vous séparez
01:24:26il n'y a plus rien
01:24:27quand vous avez un enfant
01:24:29c'est quand même
01:24:29la statue du commandaire
01:24:30de témoin de vos amours passés
01:24:32vous voyez
01:24:33il est gravé dans le marre
01:24:34donc c'est vrai que
01:24:35à partir du moment où
01:24:36les familles sont fragiles
01:24:37fragilisées
01:24:38voire n'existent plus
01:24:38l'enfant c'est un peu
01:24:40l'empêcheur de tourner en rond
01:24:41vous avez des enfants terribles
01:24:42qui pourrissent la vie des parents
01:24:43mais c'est la loi du genre
01:24:45et vous avez des parents
01:24:46épouvantables
01:24:46qui auront martyrisé
01:24:47bien sûr
01:24:48ce n'est pas un argument
01:24:49suffisant
01:24:50pour renoncer
01:24:52et on approche de Noël
01:24:54on a envie de dire aux familles
01:24:56il manque quelqu'un
01:24:57dans la crèche
01:24:58dans votre crèche
01:24:59de votre vie
01:24:59alors l'année de bœuf
01:25:00on en parle beaucoup
01:25:01en ce moment
01:25:02surtout le bœuf
01:25:03qui est un des problèmes
01:25:04l'année aussi
01:25:05on a les écologistes
01:25:07mais ce symbole
01:25:08de la crèche merveilleuse
01:25:09qui est un symbole de fête
01:25:10donc est-ce qu'il faut faire
01:25:12est-ce qu'on peut avoir espoir
01:25:13de faire le messie
01:25:14si on dit
01:25:16est-ce qu'il y en avait un messie
01:25:17qui venait nous sauver
01:25:18il faut faire des enfants
01:25:19pour qu'il y ait un messie
01:25:19chaque enfant est un petit messie
01:25:21j'ai envie de dire
01:25:22et puis encore une fois
01:25:23c'est ce que je vous disais
01:25:24peut-être que ça boucle
01:25:25avec le début de l'émission
01:25:26c'est-à-dire que plus
01:25:27c'est statistique
01:25:27plus on multiplie les enfants
01:25:29plus la chance
01:25:30d'avoir un Beethoven
01:25:32vous connaissez l'histoire
01:25:34il avait mis
01:25:34alors c'est vrai qu'on peut aussi
01:25:35avoir stalinéité
01:25:36attention ils ont eu des mamans
01:25:37les deux
01:25:38mais vous voyez bien
01:25:39quelle puissance
01:25:40de l'intelligence
01:25:41moi je crois que
01:25:42on a eu un camp progressiste
01:25:44pour parler vite fait
01:25:45qui était contre Dieu
01:25:47mais profondément
01:25:48ou en tout cas
01:25:49qui se disait profondément
01:25:50humaniste
01:25:50je crois qu'il ne croit plus
01:25:51en l'homme
01:25:52moi en tout cas
01:25:53ce que je voulais dire
01:25:53cette veille de Noël
01:25:54c'est que
01:25:54avoir des enfants à Noël
01:25:56mais c'est une bénédiction
01:25:58justement
01:25:59vous gardez votre coeur d'enfant
01:26:01je pense aussi
01:26:02à tous ceux
01:26:02qui n'ont pas d'enfant
01:26:03c'est pour ça que mon sujet
01:26:04est toujours un peu délicat
01:26:05parce que je sais
01:26:05qu'il y en a qui n'ont pas d'enfant
01:26:07et qui ne l'ont pas souhaité
01:26:08c'est les aléas de la vie
01:26:09c'est la vie qui est ainsi
01:26:10donc je ne veux pas
01:26:11remuer le couteau dans la plaie
01:26:12mais un Noël
01:26:14avec des enfants
01:26:15c'est un petit Jésus
01:26:17en culotte de velours
01:26:18Gabriel Cluzel
01:26:19merci pour ce message
01:26:21qui va
01:26:21j'allais dire
01:26:22fleurir cette nativité
01:26:23que l'on croit
01:26:24ou que l'on ne croit pas
01:26:25la naissance des enfants
01:26:26c'est toujours quelque chose
01:26:27de sublime
01:26:28j'espère que tous ceux
01:26:29qui nous écoutent
01:26:30et qui avaient décidé
01:26:31de ne pas avoir d'enfant
01:26:32pourront peut-être
01:26:35autour de ces fêtes
01:26:36oui
01:26:37ces fêtes de fin d'année
01:26:38on a besoin d'amour
01:26:39exactement
01:26:40on a besoin de convivialité
01:26:42de partage
01:26:42de fraternité
01:26:43il n'y a pas d'amour
01:26:44et de partage
01:26:45sans fraternité
01:26:46sans autrui
01:26:47et plus nous serons nombreux
01:26:48sur cette planète
01:26:49à nous aimer
01:26:50mieux nous nous porterons
01:26:51donc que votre message
01:26:52soit reçu
01:26:52on ne condamne pas
01:26:54ceux qui sont résignés
01:26:55à ne pas en avoir
01:26:55mais en tout cas
01:26:56que ceux qui veulent faire
01:26:57des enfants
01:26:58n'hésitent pas
01:26:59voilà
01:26:59n'hésitent pas
01:27:00ça fera du bien
01:27:01à eux
01:27:02à la famille
01:27:03à la patrie
01:27:03à la terre
01:27:04vive les enfants
01:27:05vive la vie
01:27:06vive la famille
01:27:07merci
01:27:07et joyeux Noël
01:27:08merci
01:27:08et joyeux Noël
01:27:09et joyeux Noël
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