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  • il y a 1 jour
Avec Ghislain Benhessa, auteur de "Nouveaux maîtres, Histoire secrète des hommes qui vendent la France à l'UE" éd. L'Artilleur

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##LE_FAIT_DU_JOUR-2026-01-15##

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News
Transcription
00:00Midi 14h, Sud Radio, la France dans tous ses états, le fait du jour.
00:06Les deux motions de censure déposées la semaine dernière par la France Insoumise et par le Rassemblement National en réaction à la prochaine signature du Mercosur ont été rejetées hier soir à l'Assemblée Nationale, sans surprise.
00:16Le Premier ministre Sébastien Lecornu se maintient donc à Matignon grâce aux députés des Républicains et les socialistes.
00:22Peut-on pour autant parler d'équilibre ? On en parle avec l'avocat et auteur d'un livre à paraître aux éditions L'Artilleur.
00:29Nouveau maître, histoire secrète des hommes qui vendent la France à l'Union Européenne en étant plein dedans.
00:34Bonjour Guylain Bénessa.
00:36Bonjour.
00:37Bonjour Guylain Bénessa, merci d'être sur Sud Radio aujourd'hui.
00:41Alors Guylain Bénessa, suffit-il de brandir la menace de la dissolution, c'est-à-dire de l'obligation de repartir devant les électeurs pour retrouver son siège de député,
00:50pour convaincre une partie des élus de l'Assemblée Nationale de ne pas voter la motion de censure ?
00:56Je vous rappelle que lorsqu'il s'est agi de valider le Mercosur, soit que la France ne ratifie ou ne le signe pas,
01:02tous les groupes avaient dit que si le Mercosur passe, il y aura inévitablement une motion de censure,
01:07parce que nous ne pouvons pas accepter que la France ne se défende pas assez vigoureusement pour empêcher la signature de ce traité félon.
01:19Finalement, de façon ambiguë, le président de la République a dit que la France ne signera pas, mais finalement il va passer,
01:24et puis la motion de censure de la France Insoumise et du Rassemblement National n'est pas passée non plus.
01:30En fait, on a peur de la dissolution. C'est ce qu'il faut comprendre.
01:35Écoutez, c'est très simple en fait. On en a déjà parlé à votre antenne d'ailleurs, Péricault je crois.
01:40C'est que ça fait un an et demi qu'on fait un jeu de dupe, qu'on joue un jeu de dupe, et ce jeu de dupe en fait il produit ses effets.
01:46Il produit ses effets parce que Macron a dissous il y a un an et demi, que personne n'a fait vraiment sauter la machine depuis un an et demi.
01:52Ce qui veut dire qu'elle joue, et il joue Emmanuel Macron d'une espèce de remplaçant éternel,
01:58c'est-à-dire qu'il a joué le coup Barnier, il tente le coup le cornu, et le cornu reste en place.
02:03Et en fait le problème, c'est que plus on se rapproche de l'élection présidentielle, on va dire normale,
02:08qui a lieu en 2027, moins qui que ce soit n'a d'intérêt, en dehors de l'FI et du RN, de la dissolution.
02:14Pour quelles raisons ? Très simple. Parce que d'une part, ils vont encore perdre leur stock de députés, si je puis dire.
02:20Ça veut dire que LR et LPS n'ont absolument aucun intérêt à la dissolution aujourd'hui,
02:24qu'en plus la dissolution ne provoquera de moins en moins de débats autour de la démission d'Emmanuel Macron,
02:30puisque de toute façon l'élection a lieu dans maintenant un an, grosse masse, à peu de choses près.
02:34Ce qui veut dire que par la force des choses, même si la situation est apocalyptique,
02:39tout le système central se tient autour d'un accord implicite qui est autant rester jusqu'au bout,
02:44parce qu'il n'y a pas de solution, moins il y a de solution, plus il vaut mieux que le système reste en place,
02:49plus le cornu tiendra, et plus Macron jouera les prolongations jusqu'en 2027.
02:53Si je comprends bien, il y a eu une motion de censure en décembre 2024 contre Michel Barnier.
02:59On s'est dit, bon, il n'y aura pas de dissolution, puisque finalement c'est François Bayrou qui a été nommé.
03:03François Bayrou est parti non pas sur une motion de censure, mais sur un refus de confiance, un vote de défiance.
03:10Là aussi, pas de dissolution.
03:12Le président de la République lui-même semble ne pas souhaiter refaire une dissolution.
03:16Pour autant, Guylain Benessa, est-ce qu'on peut vivre ?
03:19Est-ce que ce gouvernement de la République, avec l'article 20 qui précise que c'est le gouvernement qui détermine les conduits de la politique de la nation,
03:25on va traîner comme ça sans majorité ?
03:27Regardez, on n'arrive pas à voter le budget.
03:29Vous pensez qu'on va pouvoir se traîner comme ça ?
03:31J'utilise vraiment spécialement l'expression traînée jusqu'à 2027.
03:36Écoutez, là encore, très simple.
03:39J'ai envie de vous dire, on ne devrait pas, mais je vous répondrai, soyons objectifs, ça fait un an et demi qu'on joue à cela.
03:43Ça veut dire que ce petit jeu dure depuis l'été 2024, nous sommes en janvier 2026.
03:48Moi, j'avais fait le pari, malheureusement, que pour tout un tas de raisons liées aussi aux questions européennes,
03:53liées à la fragilité d'Emmanuel Macron, il jouerait le jeu de la prolongation.
03:56Cette prolongation, au fond, je vais vous dire, c'est très simple.
03:59Cette prolongation profite, on va dire, au système tel qu'il est et Emmanuel Macron en premier lieu,
04:04parce que ça lui évite d'être sur le grill.
04:06Il l'a été par moments, il ne l'est plus beaucoup aujourd'hui.
04:09Et la guerre en Ukraine joue en sa faveur parce qu'elle crée un climat anxiogène.
04:13On voit encore moins de changements qu'avant, en quelque sorte.
04:16Et en même temps, le problème, c'est que cette prolongation, elle dure si longtemps que la France,
04:20chaque jour un peu plus, s'enfonce, non pas seulement dans une crise institutionnelle,
04:24mais dans un marasme qui touche tout le monde.
04:26Ça fait que d'un côté, vous voyez bien qu'il y a évidemment la révolte des agriculteurs,
04:30la rébellion des agriculteurs contre un Mercosur,
04:33sur lequel Macron a raconté à peu près tout et n'importe quoi.
04:36Au fond, c'est l'empereur du en même temps, il l'est une nouvelle fois.
04:40Je veux dire, il n'y a rien de nouveau.
04:41Les médecins libéraux sont également dans la rue depuis 10 jours ou 15 jours.
04:45Le Mercosur égrène maintenant une espèce de folie européenne
04:48que tout le monde voit à grande échelle constamment.
04:52Donc la France s'enfonce.
04:53Mais à mesure que la France s'enfonce, Macron tient,
04:56Macron tient et il emmène avec lui tous ceux qui rêvent de tenir
05:00plutôt que de sauver la France.
05:01Et le problème, à mon avis, c'est que l'extrême centre,
05:04cette espèce de démocratie minoritaire qu'on a mise en place,
05:07qui l'a mise en place, qui s'est constituée,
05:08a envie de rester le plus longtemps possible
05:10et elle préfère rester plutôt que de tenter le coup de dynamiter quoi que ce soit
05:14et de modifier les choses en profondeur.
05:16Vous savez, au fond, plus on rêve de renverser la table,
05:19certains en rêvent, plus le système s'accroche pour ne rien renverser.
05:22Parce que si vous renversez quoi que ce soit,
05:24la vaisselle est brisée et ceux qui tiennent la vaisselle en main
05:27n'ont pas envie de la casser.
05:28D'autant que ça permet au président de la République
05:30de faire croire qu'il continue à présider la France,
05:32alors qu'en vérité, nous sommes dans une situation,
05:34déjà dire, de cohabitation douce.
05:36Sébastien Lecornu est un proche de lui,
05:38mais malgré tout, la majorité qui est derrière Sébastien Lecornu
05:41n'est pas totalement macroniste.
05:43Donc le président de la République peut prendre des dispositions.
05:46On dirait que lui-même n'a pas bien compris que la dissolution
05:48l'avait dessaisi du pouvoir exécutif à temps plein,
05:52si je peux m'exprimer ainsi.
05:53Et il continue de temps en temps par des effets de manche.
05:55Alors évidemment, il a toujours le contrôle des armées,
05:57donc il peut toujours parler de guerre, d'intervention française,
06:00de dire j'envoie l'armée au Groenland.
06:03Pour autant, est-ce que les institutions de la 5ème République
06:05sont faites pour fonctionner de cette façon ?
06:07Là, en deux mots, le budget, s'il n'y a pas de majorité,
06:10ça sera des ordonnances ?
06:13C'est exactement ça, c'est-à-dire que la 5ème est corrompue à tous les bouts.
06:17Il y aura des ordonnances, moi je m'en doutais depuis le départ
06:19que de toute façon, on n'aurait pas d'autre choix
06:22que de trouver un mécanisme pour faire passer le budget par ordonnance.
06:25Et d'autre part, sur les institutions, c'est très simple.
06:28Vous savez, on accable beaucoup aujourd'hui la 5ème en disant
06:30« elle date d'un autre temps, au fond, on n'a qu'à tout changer,
06:34ça ne marche plus ».
06:35En fait, ce n'est pas ça le problème.
06:37Le problème, c'est que quelles que soient les institutions,
06:39lorsque vous avez les mauvaises personnes aux mauvais endroits,
06:41on ne s'en sortira pas.
06:42C'est valable dans tous les domaines.
06:43Je veux dire, ce n'est pas uniquement la 5ème.
06:46Et le problème, c'est que Macron, aujourd'hui, Emmanuel Macron,
06:49sait parfaitement que ce qu'il fait, c'est le contraire
06:51de ce que le code génétique de nos institutions réclame.
06:54Vous savez, je tiens à cette petite phrase,
06:58qui n'est pas une petite phrase, bien qu'elle soit lancée rapidement,
07:01dans ses débats sur la 5ème République.
07:04Un jour, Alain Perfit demande à De Gaulle
07:06« qu'est-ce qu'on fera si demain, des élections législatives anticipées ont lieu
07:12et que le camp présidentiel perd ? »
07:14Et De Gaulle répond très simple.
07:16Il n'imagine même pas qu'un successeur oserait, oserait
07:20se maintenir dans une configuration où il aurait perdu.
07:23Oserait se maintenir.
07:24Or, entre-temps, on a inventé la cohabitation,
07:27qui est déjà le contraire exact de nos institutions.
07:29Et aujourd'hui, on a l'étape finale.
07:32C'est un président qui ne cohabite même plus vraiment.
07:34Un président qui fait mine de cohabiter
07:36avec quelqu'un qui est son majordome, Sébastien Lecornu,
07:39et qui, du coup, donne l'impression de cohabiter
07:41alors qu'il fait l'exact inverse à la fois même de la cohabitation
07:45et, encore pire, du fonctionnement régulier des institutions.
07:48Vous savez, le problème, Perigo-Legas, il est terrible.
07:51Le problème, c'est que tout homme qui a du pouvoir est porté en abusé,
07:54vous savez, via les formules de Montesquieu,
07:56et qu'aujourd'hui, Macron a le pouvoir,
07:58qu'il en abuse pour corrompre nos institutions,
08:01et qu'au bout, la question est de savoir
08:02est-ce qu'on arrivera encore à identifier ce qui marche bien
08:06lorsque l'homme en responsable numéro un,
08:09la tête de gondole, fait tout marcher à l'envers ?
08:12Est-ce qu'il restera quoi que ce soit ?
08:13Peut-être des ruines.
08:15J'espère juste...
08:15J'en finis avec ça.
08:16J'espère juste que sur ces ruines,
08:18nous verrons qu'une fois Macron plus là,
08:20ces ruines peuvent renaître de leur sang, si je peux dire,
08:23pour faire marcher le pays à l'endroit.
08:24Guylain Bélessa, je complète votre propos en vous précisant
08:27que non seulement le Président de la République
08:29ne démissionne pas quand il a perdu les législatives,
08:32et c'est arrivé un nombre de fois depuis la mort du général de Gaulle,
08:35il ne démissionne même pas quand il perd le référendum.
08:38Alors que le général de Gaulle en 69,
08:40personne ne lui demandait, il a dit
08:41si le référendum n'est pas adopté,
08:45je considérais que c'est un des aveux du peuple français,
08:47et comme mon autorité émane de l'autorité de la souveraineté du peuple français,
08:51je démissionne, il a tenu parole ce qu'il a fait,
08:53et ce que Chirac n'a pas fait en 2005.
08:55Et je vous rappelle, et je vous redonne une petite phrase
08:57qui complétera votre ouvrage sur Nouveau Maître,
09:00Histoire secrète des hommes qui vendent la France à l'UE,
09:03à l'imperfide demande au général de Gaulle,
09:05mais qu'est-ce qui se passe s'il y a un traité international
09:07qui est contraire à nous ?
09:08Et de Gaulle lui répond,
09:09et bien quand on se fait couillonner,
09:11on dit non et on s'en va, c'est tout,
09:12on n'accepte pas de se faire couillonner.
09:14Or je pense que le gouvernement français
09:15se fait couillonner par l'Europe depuis un certain temps,
09:17mais ça, ça sera à nos débats, vous reviendrez
09:19quand vous aurez publié votre ouvrage,
09:22on vous recevra pour ça.
09:23Pour autant, on continue dans cette configuration,
09:27Sébastien Lecornu est assez à l'aise dans les sondages,
09:30or on voit bien que la méthode Lecornu,
09:32qui est celle de la conciliation,
09:34de la négociation, du dialogue,
09:35finalement ça ne marche pas.
09:37Parce qu'il y a toujours un des éléments,
09:38quand on déshabille Paul pour donner satisfaction au PS
09:41et contrarier les LR,
09:42ou quand on dit l'Ou LR,
09:43je vous fais une concession,
09:44c'est le PS qui n'en veut plus,
09:46finalement la méthode Lecornu, c'est du pipeau.
09:48Lecornu a été le dernier proche de Macron
09:53à pouvoir reprendre les gants,
09:56mais je vous rappelle, vous vous rappelez très bien,
09:57tout le monde se rappelle qu'il était resté 24 heures
09:59avant de revenir dans des conditions ubuesques
10:01lors de sa nomination.
10:02Il y avait eu la pantalonade de Bruno Le Maire,
10:04qui était pour faire démissionner Retailleau,
10:06on a compris le stratagème.
10:07– Exactement, alors dans cette tambourille-là,
10:11Lecornu est finalement resté,
10:12il tient la barre comme il peut,
10:14mais en fait le problème, il est là encore simple,
10:16et je précise d'ailleurs que la plupart de nos problèmes sont simples,
10:19c'est que Lecornu a été choisi par Macron,
10:21donc avec l'histoire Le Maire,
10:23parce qu'il devait être l'homme de la conciliation.
10:25– C'est son pote, Guylain,
10:27c'est son pote, on est d'accord, c'est son pote.
10:28– Voilà, je disais que c'est le majordome,
10:33c'est-à-dire qu'il est fait pour faire
10:34ce que le président lui demande de faire.
10:36Et le problème, il est là, il saute aux yeux,
10:39c'est qu'on ne peut pas gouverner
10:41en étant exclusivement un majordome,
10:43c'est-à-dire un homme de conciliation et de compromission.
10:47C'est pas possible, c'est-à-dire qu'au bout d'un moment,
10:49on le sait très bien,
10:50soit vous êtes un homme de chambre,
10:52donc vous êtes un parlementaire façon 4ème République,
10:54c'est-à-dire, il faut le dire, à laquer.
10:56Si vous êtes un laquer, pourquoi pas,
10:58vous vous arrangez dans les couloirs,
10:59on a eu des laqués de grand talent.
11:01– Nicolas Sarkozy parlait de mon assistant pour François Fillon,
11:04vous savez, il avait dit c'est mon assistant.
11:06Et c'est exactement ça, c'est exactement ça.
11:08Donc, le problème, il est qu'on ne peut pas à la fois
11:10être un laqué et gouverner un pays,
11:13d'autant plus dans une situation qui réclame une main ferme,
11:16puisque précisément, il n'y a pas d'accord,
11:18qu'il faut faire des arbitrages,
11:19et qu'au moins, il faut trancher.
11:21Et vu qu'on ne peut pas trancher,
11:22parce que personne n'est d'accord,
11:24on a une chambre qui fonctionne à l'envers,
11:25et on a un gouvernement qui est l'enregistrement
11:27d'une chambre qui fonctionne à l'envers.
11:29Donc, évidemment, vu que tout est noyé,
11:32le problème, c'est que tant que l'homme responsable
11:34de cette noyade, Emmanuel Macron, est là,
11:36on ne peut rien faire.
11:37C'est pour ça que je dis toujours,
11:39on a beau marcher sur la tête à tous les endroits,
11:41à tous les niveaux,
11:42le problème, c'est que la tête pensante
11:44marche à l'envers,
11:45et que tant que la tête pensante marche à l'envers,
11:47tout le reste en dégouline,
11:49dans une noyade généralisée.
11:50Au fond, vous savez, le pire,
11:52c'est que Macron, par irresponsabilité,
11:54entraîne tout le monde avec lui,
11:56et ceux qui acceptent de monter dans le Titanic,
11:58je me demande ce qu'il en restera,
12:00à la fois de leur style,
12:02de leur comportement,
12:03de leur épaisseur,
12:04de la réalité de leur comportement,
12:06une fois que le Titanic sera au fond des eaux.
12:08Scénario qui est à craindre.
12:09Merci, Guylain Benassat,
12:10d'avoir été avec nous,
12:12et de nous avoir apporté votre témoignage.
12:13Je pense qu'on aura l'occasion
12:14de vous retrouver pour continuer
12:16à parler de politique française.
12:17A très vite.
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