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  • il y a 15 minutes
Bruno n'en peut plus des films inspirés de faits réels… parce qu’après, il ne sait plus ce qui est vrai de ce qui ne l’est pas !

Retrouvez « La drôle d’humeur de Bruno Peki » dans La Bande originale sur le site de France Inter https://www.radiofrance.fr/franceinter/podcasts/la-drole-d-humeur-de-bruno-peki

Catégorie

😹
Amusant
Transcription
00:00Voici Bruno Piqui, l'horreuris !
00:05Est-ce que Bruno, vous n'auriez pas fait le film comme ça ?
00:07Of course not, Nagai !
00:08Oui, Nagai, c'est la version américaine de Nagui.
00:11Celle qui se fait virer à coups de Rangers par la Ice.
00:13Mais non, ici on lui file des émissions quotidiennes sur le service public.
00:16Pour le moment, on va voir ensuite.
00:18Bon, à part ça, j'en veux plus des films inspirés de faits réels.
00:21Parce qu'après, je ne sais plus ce qui est vrai de ce qui ne l'est pas.
00:24J'ai regardé le film avec ma copine et vu que j'aime bien le basket,
00:26elle m'a demandé si je connaissais les joueurs qu'on voit dans le film.
00:28J'ai voulu faire le mec, j'ai dit « ouais, bien sûr ».
00:30Elle m'a demandé lequel était mon préféré, j'ai répondu « Willy Rosier ».
00:33Et évidemment, c'était le seul joueur fictif du film.
00:36C'est elle qui me l'a fait remarquer, donc j'ai répondu « ah pardon,
00:38j'ai confié avec Willy Denzé, un autre joueur ».
00:41Ce à quoi elle m'a dit « ah oui, ce basketeur, je le connais ».
00:43Bon, c'est bien trouvé, nul en basket et en musique.
00:46En plus, elle n'a pas aimé le film.
00:47Avoir la vie de mec qui galère à percer, elle a l'habitude, elle habite avec moi.
00:50Quand il y a eu la scène où Buna demande la carte bleue de sa femme
00:53parce que la sienne ne passe plus, elle m'a dit « oh, comme toi, la Saint-Valentin ».
00:57Visiblement, inspiré de faits réels, c'est inspiré de ma vie amoureuse.
00:59Merci les gars.
01:00Bref, je me suis fait humilié pendant ce visionnage,
01:02alors que moi j'adore le basket, j'en ai fait pendant 10 ans.
01:04J'avais arrêté il y a 2-3 ans, mais j'ai recommencé à jouer dans un club cette année.
01:07Pour vous donner un peu une idée de mon niveau, après mon premier entraînement,
01:10le coach est venu me voir et m'a dit « bravo mec, c'est hyper courageux
01:13de commencer un tout nouveau sport à ton âge ».
01:15Pour revenir au film, je l'aurais fait différemment.
01:17Parce que c'est relou d'avoir encore un biopic.
01:20On a tellement fait tous les biopics des personnes connues
01:22que maintenant on est passé dans la catégorie des inconnus.
01:26Je vois Nagui qui commence déjà à râler.
01:27« C'est faux, on n'a pas encore fait mon biopic ».
01:29Je sais, Nagui, il se fera bientôt.
01:31C'est mon seul espoir d'apparaître un jour dans un film,
01:33dans une mini-séquence en tant que chroniqueur.
01:35Même là, c'est faux, parce qu'on sait tous que si ça se fait,
01:37ils prendront Raphaël Connard et Jean-Pascal Zaddy.
01:39Je déconne, c'est pas possible parce qu'on n'a pas de chroniqueur noir.
01:42De toute façon, comme dit Buna dans le film,
01:46il faut bien bouffer la glace avant le cornet.
01:49Je n'ai pas compris ce que ça voulait dire,
01:50mais j'ai besoin d'une transition, donc je la place ici.
01:52Le personnage de Buna, il adore les expressions.
01:54Et dans la vie aussi.
01:55En interview, j'ai lu qu'il a dit
01:56« Ce n'est jamais grave de tomber, l'important c'est de se relever ».
01:59Ça marche peut-être dans le basket,
02:00mais quand on regarde Schumacher, un peu moins.
02:03Mais quand même, leur histoire est folle.
02:05À ce propos, le réalisateur du film, Anthony Marciano, a déclaré
02:08« Les success stories m'ont toujours passionné,
02:10encore plus lorsque cela concerne un Français.
02:12Quand Jean Dujardin a gagné son Oscar,
02:14j'étais touché, comme s'il l'avait gagné pour moi.
02:16Quand Stromae a fait le Madison Square Garden,
02:18j'étais fier de lui ».
02:20Déjà, visiblement, Anthony est doué pour s'approprier le succès des autres.
02:23Si le film ne marche pas, il dira « Ouais, mais intouchable,
02:25il a fait 50 millions d'entrées,
02:26c'est comme si je les avais fait moi-même ».
02:27Et surtout, qui lui dit que Stromae n'est pas Français ?
02:30Ça, c'est votre côté colonisateur, les Français.
02:33Quand Roger Federer a gagné tous ses grands chlèmes,
02:35Anthony Marciano, il s'est dit que c'était principalement grâce à lui.
02:39Le film, en l'occurrence, c'est une success story vraiment française.
02:41Il ne fallait pas se planter, vous aviez la pression de jouer des personnes vivantes.
02:44Mais Jean-Pascal vous dit avoir été soulagé,
02:46car à la fin du film, les enfants de Bouna vous ont dit
02:48à un moment, on croyait que c'était papa à l'écran.
02:50Et je trouve ça beau, c'est trop mignon, parce que ça prouve une chose,
02:52que Bouna est un père absent, pris par la NBA,
02:55au contraire que c'est pas mon enfant, ne le reconnaissent pas.
02:57Après, il faut dire que pour se préparer pour le film,
02:59vous avez quand même beaucoup bossé les gars.
03:00Vous avez fait des restos avec Bouna et Jérémy,
03:02vous êtes allés à des matchs de NBA avec eux,
03:03et Raphaël, vous êtes même allés à la draft à New York.
03:05C'est marrant quoi, votre boulot de préparation de film,
03:07ça ressemble vachement à mes vacances de rêve.
03:09Par contre, vous n'avez pas tourné aux Etats-Unis, mais au Canada,
03:12pour des raisons de budget, ce qui est normal,
03:13parce qu'après votre travail à base de restos, de matchs et de la draft,
03:16la prod n'est plus de sous pour le film.
03:18Et on salue Anthony Marciano, réalisateur et bénévole sur les rêves américains.
03:22Et dans le film, on ne s'aperçoit pas que vous êtes au Canada,
03:24on y croit à votre rêve américain.
03:26D'ailleurs, heureusement que les figurants ne parlent pas,
03:27sinon au milieu du film, on entendrait des trucs comme
03:29« Tabarnak, ça va être sucre après ! »
03:31Je pensais qu'on était plus petits !
03:33Donc bravo pour le travail et l'immersion les gars,
03:35mais maintenant que vous savez comment travaille un agent de basketteur,
03:37que vous connaissez mieux les joueurs, et que vous avez appris
03:39à négocier comme des pros,
03:41et bien devenez agent quoi !
03:42Les millions de dollars, ils sont NBA, pas au CNC !
03:45Après, faites-en ce que vous voulez,
03:46c'est une idée de business comme une autre à faire entre copains,
03:48car Jean-Pascal, vous avez dit à propos de Raphaël dans une interview
03:51que vous avez fait ensemble, vous avez dit « quand tu vois des modèles
03:53comme Jérémy et Bouna qui sont amis depuis 30 ans,
03:55je me dis qu'on peut avoir la même amitié avec Raphaël. »
03:58Ce à quoi Raphaël a répondu « Rien du tout ! »
04:00Voilà, ex-journaliste, c'est passé à la question suivante.
04:03Mais c'est pas grave, parce qu'à l'écran,
04:04on croit en votre amitié, et moi je suis fier
04:06de vous deux pour ce film, et de Bouna et Jérémy
04:08pour leur succès. Franchement,
04:09c'est un peu comme si c'était le mien.
04:12Bravo !
04:13On est au Peking d'Ursen à Paris, c'est au Point Virgule,
04:16et c'est après-demain mercredi.
04:17Oui !

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