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  • il y a 19 minutes
Jean-Philippe Tanguy, député Rassemblement national de la Somme est l'invité de Questions politiques ce dimanche. Il évoque la mort de Quentin, militant identitaire tué à Lyon en fin de semaine, mais aussi la toute récente candidature à la présidentielle du patron des Républicains Bruno Retailleau. Plus d'info : https://www.radiofrance.fr/franceinter/podcasts/questions-politiques/questions-politiques-du-dimanche-15-fevrier-2026-8893556

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00:00Générique
00:00Bonjour à toutes et à tous, bienvenue dans Questions politiques.
00:14Nous sommes à un mois exactement du premier tour des élections municipales
00:18et les débats se multiplient au sujet des enjeux du quotidien des Français.
00:22Mais une autre bataille occupe en même temps les états-majors politiques, la présidentielle.
00:27A moins de 18 mois du scrutin, on peut recenser une trentaine de candidats potentiels à l'élection.
00:33Une dizaine s'est déjà positionnée sur la ligne de départ.
00:36Le dernier en date, chez les Républicains, Bruno Retailleau s'est déclaré.
00:40Quant au Rassemblement national, qui sera candidat ? Marine Le Pen, Jordan Bardella ?
00:44Eh bien il faudra attendre le 7 juillet et le rendu de la décision en appel dans l'affaire des assistants parlementaires
00:50dans laquelle se joue l'inéligibilité de Marine Le Pen.
00:53On en parle ce matin avec notre invité de tout cela, mais aussi du climat politique dans lequel ces scrutins se jouent.
01:01Climat troublé, tendu depuis le drame de Lyon et le décès hier du jeune Quentin.
01:06Le député Rassemblement national de la Somme, Jean-Philippe Tanguy, est en direct avec nous sur France Inter,
01:11France Info, le canal 16 de la télé, et en partenariat avec le journal Le Monde.
01:16Nous sommes ensemble jusqu'à 13h.
01:18Bonjour et bienvenue Jean-Philippe Tanguy.
01:26Bonjour mesdames.
01:27Merci d'avoir accepté notre invitation.
01:29Mesdames, ce sont à mes côtés pour vous interviewer Alix Bouillaguet de France Télévisions.
01:33Bonjour Alix.
01:34Bonjour Alexandra, bonjour à tous.
01:35Avec vous on affine le portrait de Jean-Philippe Tanguy.
01:37Exactement. Jean-Philippe Tanguy, vous êtes le moine soldat de Marine Le Pen, la cheville ouvrière du Rassemblement national sur les questions économiques et sur celles de l'énergie.
01:47Passionné et créatif pour les uns, roqué et drama queen pour les autres.
01:52Ça commence bien.
01:53Vous aurez le droit de répondre évidemment à Jean-Philippe Tanguy.
01:55Françoise Fresseuse du journal Le Monde est en plateau avec nous. Bonjour Françoise.
01:58Bonjour à toutes et tous.
02:00Tout à l'heure, ça sera la séquence France 2027 comme tous les dimanches pour questionner aujourd'hui Jean-Philippe Tanguy sur un des grands thèmes de la présidentielle.
02:08Grand thème, la souveraineté, la reconquête de la souveraineté. Est-ce que ça passe-passe ?
02:11Plus d'Europe, moins d'Europe.
02:13Quel est concrètement le projet du RN qui se montre par ailleurs très ambigu vis-à-vis de la Russie ?
02:19Ça sera vers 12h50.
02:21Mais d'abord Jean-Philippe Tanguy, 5 minutes d'actualité entre 4 yeux.
02:24On a appris hier le décès de l'étudiant de 23 ans qui avait été violemment agressé en marge d'une conférence à Lyon à laquelle participait l'eurodéputée insoumise Rima Hassan.
02:35Cette conférence a donné lieu à une manifestation de jeunes identitaires aux côtés desquels se trouvait Quentin, selon le collectif Némésis.
02:42Ce collectif qui désigne comme responsable un groupuscule antifasciste, la jeune garde, proche de LFI, dissous depuis l'an dernier.
02:49Voilà pour le contexte. La famille, par la voix de son avocat, a appelé au calme et a la retenue.
02:55Emmanuel Macron, le chef de l'État, appelle également au calme. Et vous, Jean-Philippe Tanguy ?
03:00Oui, il faut appeler au calme. Il faut penser à sa famille, à ses proches et aux militants qui l'entouraient, qui témoignent et qui sont évidemment touchés comme nous tous.
03:09Et d'ailleurs, moi je voudrais penser à l'élan de solidarité nationale qui s'est manifesté, de l'essentiel, de la quasi-totalité de l'échiquier politique, de toutes les forces morales qui constituent le pays,
03:20des citoyens sur les réseaux partout en France, qui sont solidaires de la famille et pensent à la mémoire de Quentin.
03:27Donc il faut aujourd'hui rester calme, laisser l'enquête se faire.
03:29Il y a des vidéos qui sortent, qui ont été notamment diffusées par vos confrères et consoeurs de TF1, qui sont très préoccupantes, qui démontrent une barbarie, une violence, vraiment s'acharner contre un jeune à terre.
03:43Et effectivement, il faut que justice soit faite et que ce ne soit pas considéré, comme souvent malheureusement, comme des violences politiques qui seraient en marge ou qui ne devraient pas être traitées comme toutes les violences.
03:54Il faut traiter ces violences comme elles le sont, comme de la barbarie. Est-ce qu'il y a eu de préliminitation ? Est-ce qu'il n'y en a pas eu ?
04:00En tout cas, il faut que l'enquête aille à son terme et que tout le monde se positionne définitivement contre la violence en politique.
04:06Il ne doit y avoir aucune relativisation, aucune excuse, aucune explication.
04:10Quand vous dites cela, est-ce que c'est parce que vous entendez aujourd'hui, ce dimanche, ces dernières heures, vous avez entendu de la relativisation ?
04:15Oui, il y a une relativisation de la part des groupes d'extrême-gauche, d'un certain nombre de personnalités, des insoumis.
04:21Jean-Luc Mélenchon, et vraiment, je suis consterné de le dire, n'a pas eu un mot public en solidarité, en tout cas pour le moment, pour Quentin.
04:29Il s'est plein de dégradations, de permanences.
04:32Écoutez, c'est quand même complètement surréaliste de parler de cela quand un jeune homme, dans un premier temps, luttait contre la mort et aujourd'hui, malheureusement, est décédé.
04:41Et je crois que ça veut dire quelque chose, malheureusement. Oui ?
04:43Manuel Bompard, sur LCI, il y a quelques heures, disait que Jean-Luc Mélenchon avait déploré la mort de ce jeune homme.
04:51C'est ce qu'il a répondu sur LCI quand on l'a questionné.
04:54Je ne comprends pas qu'il ne le fasse pas publiquement, parce que M. Mélenchon prend beaucoup la parole, parle de beaucoup de choses.
04:59Il a fait un message sur la dégradation de permanence.
05:01Il n'a pas fait de message, sauf erreur à cette heure-ci, de solidarité envers Quentin ou sa famille.
05:09Je n'ai pas lu de mots.
05:10Il a quand même fait lire, et j'en finirai là-dessus, M. Raphaël Arnaud.
05:15Raphaël Arnaud, qui est un fondateur, co-fondateur de ce qu'on appelle la jeune garde, qui est un mouvement qui revendique, ils disent l'autodéfense, mais c'est la violence, comme un moyen de faire de la politique.
05:25Un mouvement qui a été dissous l'an dernier, n'est-ce pas ?
05:27Malheureusement, il n'est pas totalement dissous.
05:30Il y a eu des mouvements de manifestation, M. Mélenchon et d'autres ont fait des meetings de soutien à ce mouvement.
05:35Moi, on l'a dénoncé avant que M. Arnaud soit élu, parce qu'il était venu à l'Assemblée nationale raconter ses horreurs.
05:41Il a été élu.
05:42Il a fait partie de ce que nos adversaires ont appelé le barrage républicain contre Catherine Jaouen, avocate, mère de famille, qui n'avait rien à voir avec la violence.
05:51Disant cela, Jean-Philippe Tanguy, que voulez-vous, que demandez-vous ?
05:54Mais il est inadmissible qu'un député puisse revendiquer l'action violente comme une action politique.
06:00Il devrait être banni de tous les groupes politiques, et s'il avait un peu d'ignité, il devrait partir, quitter la vie politique.
06:04Mais non, il fait des messages, il continue à se moquer de nous.
06:07Est-ce qu'on peut noter que pour l'heure, il n'a pas été mis en cause dans ses faits, et il n'a pas pris la parole ?
06:15Mais je n'ai pas dit qu'il devait être traduit en justice.
06:16Vous savez, dans la politique, il y a la responsabilité pénale, et il y a la responsabilité morale ou éthique.
06:23Quand vous avez entretenu le fait que la violence politique pouvait être utilisée comme un moyen, comme un autre, ou comme un moyen de défense.
06:31C'est ce qu'il dit.
06:32Tout le monde peut aller voir les déclarations de M. Arnaud.
06:34Je crois qu'il a été condamné d'ailleurs pour des violences de manière définitive.
06:38Il a dit qu'il ferait appel, il n'a pas fait appel.
06:41Régulièrement, ces groupuscules utilisent des propos antisémites, des propos racistes.
06:47Moi-même, à Amiens, mais je ne veux pas parler de moi, mais c'est pour donner l'étendue et l'inaction.
06:53Régulièrement, des propos homophobes, quand je me balade à Amiens ou quand je fais en manifestation.
06:57Ça ne fait jamais l'objet de condamnation de la part de la gauche.
07:01Jean-Philippe Tanguy.
07:02Et il faut bien lire du centre.
07:03Le centre aussi, moi je n'ai jamais eu de mot de soutien.
07:05Le Rassemblement National n'a jamais eu de mot de soutien quand des élus ou des militants ont été agressés ou insultés par des enjeux de garde ou de ces groupuscules.
07:12Thomas Ménager, le porte-parole du groupe Rassemblement National qui écrit sur X, l'extrême gauche tue.
07:17Est-ce que c'est le moment d'écrire ce genre de choses ? Est-ce que vous l'écririez ?
07:20Oui, je l'écrirai, je soutiens Thomas et tous ceux qui l'ont dit parce que c'est vrai.
07:24De toute façon, c'est la définition du vrai extrémisme.
07:26Le vrai extrémisme, la ligne rouge, la ligne noire, c'est le recours à la violence.
07:31C'est une ligne qui devrait être dépassée par personne, à aucun prétexte, à aucun moment.
07:35Et ça devrait être la définition objective pour ne pas faire de politique politique de ce qu'est l'extrémisme.
07:40Soit la violence, soit des propos qui mènent directement à la violence.
07:43D'extrême gauche comme d'extrême droite ?
07:44Bien sûr, mais vous savez...
07:46Parce que des groupes des deux extrêmes ont été dissous, notamment à Lyon.
07:51Mais c'est pas assez, il y en a encore.
07:52Moi, en ce moment, j'ai presque une centaine de plaintes, de menaces de mort me visant, en l'occurrence venant des groupes d'extrême droite.
07:59Voilà. Il faut dissoudre toutes ces forces politiques.
08:02Mais aujourd'hui, c'est l'extrême gauche.
08:03Vous avez des plaintes ? Non, vous avez des menaces ?
08:06J'ai déposé plus de 100 plaintes.
08:07J'ai en cours aujourd'hui plus de 100 dépôts de plaintes de ma part, ou de signalement article 40, contre des groupes d'extrême droite.
08:13Il y en a beaucoup plus...
08:14D'extrême droite ?
08:14Oui, d'extrême droite. Il y en a beaucoup plus contre des groupes d'extrême gauche qu'autre des islamistes, qui me menacent de mort, qui m'ont menacé de mort directement, qui nous insultent.
08:23Je n'ai aucun retour. Il y a des plaintes qui ont déjà plus de 3 ans.
08:26Il y a un laxisme, malheureusement, de la justice, contre les violences ou les menaces politiques, considérant que tout ça, comment dire, ferait partie, entre guillemets, du jeu politique.
08:34Ça ne fait pas partie du jeu politique. C'est hors-jeu, et ça devrait être totalement et farouchement condamné.
08:39Je vous rappelle que Marine Le Pen a fait une lettre à Elisabeth Borne sur ce sujet en 2022.
08:43Est-ce que vous saurez, cet après-midi, il y a un rassemblement en mémoire de Quentin, à Paris, annoncé à 16h, place de la Sorbonne, en hommage à l'étudiant lyonnais de 23 ans ?
08:53Est-ce que c'est un rassemblement auquel vous participerez ?
08:55À titre personnel, je n'irai pas. Je sais que j'ai des députés qui, à titre personnel, des militants qui veulent s'y rendre.
09:02Moi, pour le moment, je reste dans le respect de ce que veut ou ne veut pas la famille.
09:06Je n'ai pas vu que ce rassemblement était soutenu par la famille, mais je comprends que des personnes veuillent se rendre.
09:11Vous vous redoutez qu'il puisse y avoir des tensions lors de ce rassemblement ?
09:14J'espère que des personnes qui pourraient vouloir faire des tensions auront la dignité de respecter la mémoire de Quentin et la volonté de la famille et l'appel au calme.
09:22J'espère que personne, évidemment, n'ira à l'encontre de la volonté de la famille.
09:25Est-ce que ça vous inquiète, ce climat ? On va parler, dans quelques minutes, on parlera des scrutins. Est-ce que c'est un climat ? Est-ce que c'est un tournant ?
09:33C'est un tournant. Comment vous dire ?
09:36Oui, ça m'inquiète, parce que, comme je vous l'ai dit, je considère que depuis des années, cette lettre de Marine Le Pen, qui date de 2022, n'a jamais été prise au sérieux par les autorités.
09:44J'ai le mauvais pressentiment, quand je discute avec un certain nombre de députés du centre de la Macronie, qu'ils ne réalisent pas la violence sur le terrain, qu'ils la relativisent beaucoup,
09:54comme ils relativisent d'ailleurs beaucoup de violences qui frappent nos concitoyens au quotidien.
09:59Et ça fait malheureusement aussi partie d'une volonté de faire croire qu'en France, il y aurait des forces du chaos qui menaceraient le pays si ce n'était pas la Macronie qui gouvernerait.
10:09Et donc, ils ont... Voilà, quand je vois qu'on autorise un nombre de manifestations qui devraient être interdites, parce que c'est évidemment des appels à la violence, ou qu'il va y avoir des violences.
10:16Quand je vois que les manifestations, même si ça va un peu mieux, pour la défense des droits sociaux, est systématiquement pourrie par des black blocs et des gens violents qu'on identifie parfaitement.
10:27Quand je vois qu'on laisse venir saccager des exploitations agricoles, alors qu'on sait très bien qu'il y a des gens violents qu'on pourra arrêter avant.
10:34Il y a une banalisation de la violence politique, et ça mène malheureusement, parce qu'il y a toujours...
10:38Manuel Bompard, ce matin, dit qu'il ne faut...
10:39...vers la violence ultime, c'est-à-dire l'atteinte aux personnes et la mort.
10:43Attention à la guerre civile, Manuel Bompard, ce matin, j'essaie de retrouver ces mots exacts sur LCI.
10:50Le coordinateur de la France Insoumise, il faut faire preuve de sang-froid absolu pour ne pas tomber dans la guerre civile.
10:56Mais évidemment, je pense que beaucoup de membres des Insoumis, ou d'autres groupes de gauche d'ailleurs, comme Mme Rousseau, ne font pas preuve de sang-froid.
11:03Comme Mme Rousseau déclare que les antifas, publiquement, n'ont jamais frappé personne, alors que c'est complètement surréaliste comme déclaration,
11:10ils vivent dans un monde parallèle.
11:12Quand vous avez des dirigeants écologistes, par exemple, qui cautionnent les violences faites contre les agriculteurs,
11:16y compris des violences très graves, et contre les gendarmes, contre les forces de l'ordre,
11:19quand vous avez des mouvements politiques qui disent que la police tue, incitant de facto, comment dire,
11:24à être en mouvement de résistance, entre guillemets, face aux forces de l'ordre, ils jouent avec le feu.
11:28Je ne dis pas qu'ils sont directement responsables de la mort de personne, mais ils jouent avec le feu.
11:32On va s'arrêter là ?
11:33J'ai presque fini.
11:34Quand on est aussi intelligent et cultivé que M. Mélenchon ou des membres de son entourage,
11:40il sait à quoi il joue.
11:42Je rappelle qu'il vient du Trotskitz, et donc de mouvements politiques, idéologiques,
11:46qui ont organisé la violence politique à d'autres moments de l'histoire.
11:49L'immense partie de la classe politique a appelé au calme,
11:53et on va ouvrir la discussion, parler à présent, si vous le voulez bien,
11:57de la bataille que vous voulez engager au Parlement.
12:00Question d'Alix Bouillaguet.
12:02La bataille sur la feuille de route énergétique.
12:08Donc, elle a été dévoilée ce jeudi par Sébastien Lecornu.
12:14C'est vrai qu'on l'attendait depuis trois ans.
12:17Il a choisi la voie du décret pour publier cette trajectoire énergétique.
12:22Donc, la présidente du groupe à l'Assemblée nationale, Marine Le Pen,
12:25a immédiatement évoqué une motion de censure transpartisane
12:29et un recours devant le Conseil d'État.
12:31Déjà, est-ce que vous les avez déposées ?
12:34La motion de censure, nous avons proposé, notamment aux députés LR, républicains,
12:39dans le contexte aussi de la candidature de M. Rotaillot,
12:41de s'associer à une motion de censure.
12:43Nous n'avons eu aucun retour pour le moment, par aucun moyen, même pas publiquement.
12:46Donc, il n'y en aura pas ?
12:47Dans ce cas-là, on le fera nous-mêmes.
12:48Vous le ferez quand même ou pas ?
12:50Oui, on le fera nous-mêmes.
12:50C'est-à-dire, nous, on veut, mais on assume.
12:52Ce n'est pas une magouille cachée.
12:53On assume publiquement, confronter les LR.
12:56M. Rotaillot a publiquement dit que cette stratégie énergétique
12:59était une catastrophe, une impasse.
13:01Il a fait une tribune, effectivement, sur cette feuille de route.
13:04Et il n'en tire aucune conséquence.
13:05Donc, on ne peut pas prendre une position
13:08en disant des choses aussi graves sur une trajectoire énergétique
13:12et n'en tirer aucune conséquence.
13:14Gardez quand même des ministres LR au gouvernement,
13:16parce que je vous rappelle que, soi-disant, ils sont exclus.
13:18Mais en fait, ce n'est pas du tout exclu.
13:19Et quand vous entendez, Mme Genevard,
13:20elle est toujours tranquillement dans la fédération LR du Doubs.
13:24Et c'est valable pour tous les ministres.
13:25Moi, je vois bien à l'Assemblée nationale,
13:26il n'y a aucune rupture entre les ministres LR au gouvernement
13:29et les députés LR à l'Assemblée nationale.
13:33Et cette hypocrisie est insupportable.
13:34Est-ce qu'on peut régler ces comptes avec LR sur un sujet aussi important
13:39qu'un sujet énergétique qui concerne tous les Français ?
13:43Question extrêmement concrète.
13:45Quel prix de l'énergie vous pouvez garantir aux Français
13:48avec le plan que vous proposez, vous ?
13:51Sur l'électricité, en tout cas,
13:53parce que c'est difficile de prévoir le prix du pétrole et du gaz
13:55qui dépend des marchés internationaux,
13:56même s'il y a des taxes très lourdes
13:59et nous, on baisse les taxes sur le carburant, le fuel, le gaz de 15%
14:04en baissant la TVA de VA à 5,5.
14:07Et sur l'électricité, nous, on garantit un prix sorti de centrale
14:11entre 40 et 60 euros le mégawatt-heure en moyenne.
14:14C'est le prix cible qu'il faut pour résister à la concurrence
14:17des États-Unis, de la Chine,
14:18qui font tout pour baisser le coût de production de l'électricité
14:22et le coût final de l'énergie.
14:24Nous, c'est l'inverse.
14:24Avec ces stratégies, qui s'inscrivent dans un cadre européen.
14:27Parce qu'en fait, si la PPE a été prise par décret,
14:29c'est que le 30 janvier dernier,
14:30la Commission européenne a enjoint le gouvernement
14:33à transcrire la directive ARRED 3
14:35sur les énergies renouvelables en deux mois.
14:37C'est quand même mieux d'avoir un plan de long terme
14:39de développement des énergies.
14:41C'est ce que Pierre Messmer avait fait en développement nucléaire.
14:44Donc ça, vous ne pouvez pas contester.
14:45Mais nous, on ne conteste pas d'avoir une programmation.
14:48On conteste les choix qui sont faits.
14:49Il y en avait présenté le plan de Marine Le Pen en 2022.
14:52C'était un plan de planification de la production décarbonée.
14:54Jusqu'en 2050.
14:55Sur le fond, c'est quand même un gros coup d'accélérateur sur le nucléaire.
14:596 nouveaux réacteurs nucléaires EPR,
15:018 supplémentaires en option
15:02et un coup de frein sur les éoliennes terrestres.
15:05C'est exactement ce que vous souhaitiez ?
15:07Pas du tout.
15:08Merci pour votre question.
15:09C'est vraiment une diversion.
15:10C'est vraiment une stratégie de diversion.
15:11C'est-à-dire, on dit qu'il y a une grande accélération du nucléaire.
15:13Je ne comprends pas que tant de journalistes,
15:15notamment des experts,
15:17la une des échos du monde,
15:18disant que c'était une accélération dans le nucléaire.
15:20La production nucléaire en 2035,
15:22revendiquée par la PPE publiée par M. Le Cornu,
15:25sera inférieure à la production nucléaire de 2006
15:28et pas inférieure à 1%, inférieure de 12%.
15:31Mais attendez, quand on construit 6 nouveaux EPR...
15:33Mais ils ne sont pas construits, madame.
15:34Ils ne sont pas encore construits, en effet.
15:35Ils ne sont même pas vraiment lancés.
15:35Mais c'est justement pour ça qu'on fait un plan pour tout ça.
15:36Là, il y a vaguement du terrassement à Penly.
15:38Il y a vaguement du terrassement à Penly.
15:39Mais je peux vous dire que quand vous parlez
15:41à un certain nombre de cadres d'EDF,
15:43c'est très théorique, ces 6 EPR...
15:45Et de toute façon, on a un vrai problème avec ces EPR 2,
15:48c'est qu'ils sont trop chers.
15:49Mais alors, vous, comment est-ce que vous...
15:50Ça serait quoi, votre plan ?
15:53C'est-à-dire que vous dites,
15:54cette PPE, elle n'est pas bonne,
15:55cette feuille de route énergétique.
15:56Leur mix n'est pas le bon.
15:57En fait, moi, j'ai du mal à comprendre
15:59ce que vous voulez, avec quelle énergie.
16:01Et je me dis, peut-être que votre sujet,
16:03c'est de garder les énergies fossiles.
16:04Non, pas du tout.
16:05Notre plan, il est public.
16:06C'est une extinction des énergies fossiles d'ici 2050,
16:10avec une voie totalement différente d'accélération
16:12de la construction de réacteurs nucléaires.
16:14Peut-être avec un autre modèle.
16:16Qui n'existe pas encore.
16:18Il y a des modèles qui existent,
16:19qui sont aujourd'hui en cours,
16:20aujourd'hui, qui existent encore.
16:21Il faudrait revenir sur un certain nombre de normes
16:23et de régulations liées à Fukushima,
16:25qui, pour nous, n'ont pas de sens.
16:27Vous avez très longtemps critiqué le nucléaire
16:30avant de le défendre.
16:31Vous ne trouverez jamais un mot
16:33sur le contrôle nucléaire de ma part.
16:34Je suis même un nucléocrate d'après les écologistes.
16:36Pourquoi est-ce que les Français devraient...
16:38Là, vous nous parlez d'un autre moyen.
16:40Comment ils pourraient croire
16:43que votre ligne énergétique,
16:45elle est stabilisée, finalement ?
16:46Non, ça, ça, notre ligne énergétique,
16:47elle est stabilisée.
16:48Il y a un plan qui a été publié.
16:49Il n'y a que nous et les Insoumis
16:50qui avons publié concrètement
16:51un plan de transition
16:53de vers la décarbonation totale
16:55d'ici 2050.
16:56Il y a le plan des Insoumis.
16:57Il y a le plan de Marine Le Pen,
16:58Marie Curie.
16:58Il existe.
16:58Tout le monde peut le consulter.
16:59Mais avec une technologie
17:00dont vous dites vous-même
17:01qu'elle n'existe pas encore.
17:01Si, il existe justement.
17:02Parfois, on pense qu'il faut peut-être
17:03commencer avec des réacteurs
17:05d'ancien design
17:06qui sont opérationnels,
17:07pas chers,
17:08ce que font les Coréens.
17:09ou alors faire des coopérations
17:11avec les Coréens d'ailleurs.
17:13Mais en tout cas,
17:13aujourd'hui, dans cette PPE3,
17:15le PR2, le prix cible,
17:19c'est 100 euros le mégawatt-heure.
17:20Aujourd'hui, les centrales historiques
17:21sortent une électricité,
17:23selon la mer dont on compte,
17:24entre 50 et 65 euros le mégawatt-heure.
17:27C'est impossible d'être compétitif
17:29par rapport aux Etats-Unis
17:30et à la Chine
17:31avec une électricité nucléaire,
17:32donc une électricité de base,
17:34ce qu'on appelle la base
17:34de la production électrique en France,
17:36qui a une cible de 100 euros le mégawatt-heure.
17:38C'est n'importe quoi.
17:39Actez le fait qu'il faille 15 ans
17:41pour faire un réacteur nucléaire
17:42quand les Coréens,
17:43je cite Adessa,
17:44la Corée du Sud,
17:45qui est une démocratie.
17:45Le premier réacteur pour vous,
17:47dans votre plan,
17:48il sortirait quand ?
17:48Nous, il faut 7 ans.
17:50Il faut 7 ans.
17:51Et pendant ce temps,
17:51on ne fait pas d'énergie renouvelable,
17:52on continue à payer 60 milliards par an
17:54d'énergie fossile.
17:55Mais en l'occurrence,
17:56ça n'a rien à voir
17:57parce qu'aujourd'hui,
17:58les énergies fossiles,
17:58elles ne sont pas liées au fait
17:59qu'on n'ait pas assez d'électricité
18:06ne serait-ce qu'en exploitant mieux
18:07les réacteurs nucléaires,
18:09mais aussi il y a beaucoup de pertes
18:10aujourd'hui d'effacement
18:11et à la surproduction
18:12des énergies intermittentes.
18:14C'est l'électrification des usages.
18:16La réalité, c'est qu'aujourd'hui,
18:17les technologies qui ont été mises
18:18sur le marché
18:18pour électrifier le transport,
18:21pour améliorer notamment le logement
18:23ou pour électrifier
18:24les process industriels,
18:26on a beaucoup de retard.
18:27Et ça, ce n'est pas lié
18:28au Rassemblement National.
18:28C'est ceux qui parlent d'écologie
18:29toute la journée,
18:30qui l'ont mal fait ou pas fait.
18:32Parce que, j'en finirai là,
18:33ils n'ont pas fait le choix
18:34de la neutralité technologique.
18:35Qu'est-ce que ça veut dire ?
18:35C'est qu'ils ont voulu imposer
18:37par le haut, par la réglementation,
18:38des technologies
18:39qui parfois n'étaient pas matures,
18:41avec beaucoup de déceptions
18:42et qui ont coûté très cher.
18:43Juste pour conclure,
18:44ce serait quoi le bon mix énergétique
18:45finalement, pour vous, idéalement ?
18:47Pour nous à terme,
18:48c'est environ 75% de nucléaire
18:51et 25% d'énergie renouvelable pilotable,
18:53en particulier l'hydroélectricité.
18:55Parce que, par exemple,
18:56je ne sais pas pourquoi tout le monde dit...
18:57Aucune éolienne,
18:58ni terrestre, ni en mer.
18:59Vous les démontez ?
19:00Non, on attendra la fin
19:02de leur cycle de production.
19:04On ne va pas gaspiller des investissements
19:06ou détruire des investissements.
19:07Pas de panneau solaire ?
19:08Pas de panneau solaire.
19:09En dehors de quelques zones,
19:10ce n'est pas utile,
19:11à l'exception peut-être
19:12à regarder pour la climatisation.
19:15Vous savez que par rapport
19:16aux dernières canicules,
19:17Marine Le Pen a présenté un plan
19:18qu'on a appelé la clim pour tous,
19:20qui consiste à climatiser en urgence
19:22les hôpitaux, les écoles,
19:23les crèches,
19:24les lieux de travail difficiles.
19:27Et là, effectivement,
19:28ce qu'on appelle la bosse,
19:29le pic de production solaire
19:31entre 10 heures et 16 heures,
19:35là, il pourrait peut-être être absorbé
19:36par le développement
19:37de la climatisation.
19:39Alors, Jean-Philippe Tanguy,
19:40cette programmation pluriannuelle
19:42de l'énergie,
19:43de toute façon,
19:44elle a une clause de revoyure
19:45et ça va arriver vite.
19:45C'est 2027.
19:46Parlons à présent de la présidentielle
19:47et de cette multiplication
19:50des candidatures.
19:52Dernier en date,
19:52c'est le président des Républicains,
19:53Bruno Retailleau.
19:54On l'écoute.
19:55J'ai pris la décision
19:57d'être candidat
19:58à l'élection présidentielle.
20:01Cette décision,
20:02je la prends
20:03avec la sincérité
20:04de mes convictions,
20:05avec la force
20:06de mon engagement
20:07et la gravité
20:09qu'exige le moment.
20:11Car je refuse
20:11de laisser notre pays
20:13dans l'état
20:14où il se trouve aujourd'hui.
20:16une France qui s'enfonce,
20:17une France qui s'efface
20:19dans un monde
20:20de plus en plus menaçant.
20:22Une question
20:23de François Fressose.
20:25Qu'est-ce que vous inspire
20:26cette déclaration
20:26de candidature
20:27alors que les LR
20:28ne se sont toujours
20:29pas mis d'accord
20:30sur une procédure
20:31de désignation
20:32de leurs candidats ?
20:34Je pense que la réponse
20:35est dans votre question.
20:36C'est une candidature
20:37tourneur d'être candidat,
20:38évidemment,
20:38mais dont je ne comprends
20:39pas l'objectif.
20:40Les propositions
20:41qui sont faites
20:41viennent tous
20:42du programme
20:43de Marine Le Pen
20:44et M. Rotaillot,
20:46toutes les chances
20:47où il a eu
20:47de soutenir Marine Le Pen
20:48ou Jordan Bardella
20:49pour les législatives,
20:50il a fait le choix
20:51de soutenir la Macronie
20:52directement ou indirectement.
20:53Donc ça n'a pas
20:54beaucoup de sens.
20:54D'ailleurs,
20:54j'ai vu que M. Macron
20:55s'était un peu moqué de lui.
20:56C'est vrai qu'on a été
20:57ministre de M. Macron
20:58et qu'on remet en cause
20:59la ligne politique
20:59qui a conduit
21:00à être au gouvernement.
21:01C'est incompréhensible.
21:01Enfin, je ne comprends rien.
21:02Mais Bruno Rotaillot,
21:03effectivement,
21:03veut donner la priorité
21:04au travail
21:05plutôt que à la cistana.
21:06Il veut relancer
21:07la politique familiale,
21:08agir pour l'ordre,
21:09la justice,
21:09la fierté française.
21:11Justement,
21:11il n'y a pas une feuille
21:12de papier à cigarette
21:13entre vous.
21:14Donc pourquoi, finalement,
21:15ils ne pourraient pas
21:15séduire vos électeurs ?
21:17Parce que les électeurs
21:17préfèrent l'original
21:18à la copie.
21:19Il y a une mauvaise copie
21:19en plus puisqu'ils l'ont vu,
21:20si je puis dire,
21:21à l'œuvre au gouvernement
21:22où il n'y a jamais eu
21:23autant de titres de séjour.
21:24Alors il nous dit
21:24que c'est la faute
21:25du ministère des Affaires étrangères
21:26et pas de la faute
21:27du ministère de l'Intérieur,
21:29que même les régularisations
21:30ont baissé seulement
21:31de 10% à un niveau
21:32très élevé.
21:33L'insécurité n'a pas
21:34été jugulée.
21:35Je veux dire,
21:35c'est même pas que la faute
21:36de monsieur...
21:36Jean-Philippe Tanguy,
21:37imaginons,
21:38si c'est Jordan Bardella
21:39qui est le candidat
21:40pour le Rassemblement National,
21:42est-ce que Bruno Retailleau
21:43ne peut pas d'une certaine manière
21:44un peu rassurer vos électeurs
21:46qui peuvent se dire
21:46qu'après tout,
21:47Bardella, Retailleau,
21:49ils ont le même discours,
21:51sauf que Bruno Retailleau,
21:52il a 65 ans,
21:53il a déjà exercé le pouvoir,
21:55est-ce qu'il ne peut pas
21:55devenir finalement
21:56une valeur refuge
21:57pour vos électeurs ?
21:58Non, je ne crois pas,
21:59c'est ce que des gens
21:59ont dit de bonne foi d'ailleurs
22:00sans doute quand il a commencé
22:01à être ministre
22:01et les gens l'ont vu à l'œuvre
22:02et de toute façon,
22:04c'est une preuve,
22:05comment dire,
22:06je ne vais pas dire
22:06de lâcheté,
22:07mais en tout cas de compromission,
22:08de croire qu'on va pouvoir
22:09changer les choses
22:10avec tous ses petits bras
22:11en Macronie
22:12alors qu'on siège à côté
22:13de ministres socialistes
22:13ou de ministres centristes
22:14qui pensent le contraire de vous.
22:16Donc en fait,
22:16monsieur Retailleau,
22:17moi vous savez,
22:17il vient de ma famille politique,
22:18littéralement,
22:19il vient des souverainistes.
22:20Alors, des souverainistes
22:21conservateurs,
22:28ça peut paraître un détail
22:32pour tous ceux
22:32qui partagent
22:33la construction européenne
22:34telle qu'elle est
22:35et moi je respecte
22:36les opinions divergentes
22:36mais quand vous avez été
22:37Bruno Retailleau,
22:38quand vous avez dit
22:38ce que vous avez dit,
22:39quand vous avez été
22:39avec Philippe Devilliers,
22:40quand vous avez mené
22:41les combats qu'il a menés
22:42avec d'autres,
22:42Nicolas Dupont-Aignan,
22:44Philippe Séguin
22:45il y a très longtemps,
22:46vous ne pouvez pas
22:46faire une déclaration
22:47de corrigature à la présidentielle
22:48devant ce drapeau européen
22:51qui symbolise la laisse
22:52de l'autre point de vue
22:53de la commission européenne
22:55et d'ailleurs
22:55qui symbolise
22:56ce qu'il veut contester
22:56c'est-à-dire la suprématie
22:57du droit européen
22:58sur le droit français
23:00donc en fait
23:00par la volonté
23:01de se fondre
23:02dans le système
23:03qu'il avait combattu
23:04avec Philippe Devilliers
23:05Philippe Devilliers
23:05qu'il a d'ailleurs trahi
23:06M. Retailleau prouve
23:07qu'en fait
23:08ce sera Macron
23:09en plus réactionnaire
23:11ce n'est pas très intéressant
23:12pour les Français
23:13Vous prenez la rupture
23:13mais on ne peut quand même
23:15pas complètement décaler
23:16la déclaration
23:17de candidature
23:17de Bruno Retailleau
23:18de vos propres difficultés
23:20internes
23:20je parle du procès
23:22de Marine Le Pen
23:22on saura le 7 juillet
23:24dans l'appel
23:25si elle peut ou non
23:26se présenter
23:27à l'élection présidentielle
23:29et donc il y a quand même
23:30un flou
23:30et on sent que
23:32les LR
23:33essayent de récupérer
23:34une partie de l'électorat
23:36ou en tout cas
23:36de consolider le leur
23:37parce que vous êtes
23:39quand même très fragilisés
23:40on ne sait pas
23:41qui sera votre candidat
23:42Marine Le Pen
23:42Jordan Bardella
23:44on ne voit pas la ligne
23:45qui va s'imposer
23:46on ne sait pas comment
23:47en interne
23:48vous gérez ce sujet
23:49racontez-nous un peu
23:50comment ça se passe
23:51Je comprends votre question
23:52d'impression
23:53mais je pense que
23:54nos électeurs
23:55justement
23:55sont très rassurés
23:56par le dispositif
23:57mis en place
23:57par Marine Le Pen
23:58à savoir que si
23:58la justice est innocente
24:00comme nous pensons
24:01qu'elle l'est
24:01ce sera la candidate
24:02sur le programme
24:04Mais ce n'est pas le même profil
24:05ce n'est pas la même limite
24:06Je pense que vous surestimez
24:08les différences
24:08entre Jordan Bardella
24:09et Marine Le Pen
24:10Sur l'économie
24:10elles sont sérieuses
24:11Non je ne crois pas
24:12pour travailler évidemment
24:13avec les deux
24:14d'ailleurs pour la petite histoire
24:15je connais Jordan Bardella
24:16avant d'avoir connu
24:16Marine Le Pen historiquement
24:18c'est le même programme
24:20essentiellement
24:21et quand je dis essentiellement
24:22Je pense que c'est beaucoup
24:24dans le système français
24:27je dis ça de manière totalement
24:28sans aucune agressivité
24:29parfois des espèces de légendes urbaines
24:31qui vivent un peu sur elles-mêmes
24:32par exemple on dit
24:33que je suis en conflit
24:34à Jordan Bardella
24:34je suis amie à Jordan Bardella
24:35et je dois me justifier
24:37même à Noël pour tout vous dire
24:38j'ai dû me justifier
24:38dans ma propre famille
24:39de ne pas être amie à Jordan Bardella
24:41Ah on croyait que vous alliez
24:42passer Noël avec Jordan Bardella
24:43Je sais quand même mieux
24:44que les journalistes
24:45mes relations avec Jordan Bardella
24:46mais au-delà de l'indédocte
24:47voilà c'est pas vrai
24:48ces différences sont fausses
24:50d'ailleurs monsieur Rotaillot
24:50dit qu'elles sont fausses
24:51c'est le seul point
24:52où il a raison
24:53mais par contre
24:53ce que ne comprennent pas
24:55les LR pour en discuter
24:55beaucoup avec vous
24:56ils veulent toujours refaire 2007
24:58c'est-à-dire refaire le coup
24:59de Nicolas Sarkozy
25:00mais pourquoi ça serait impossible ?
25:02parce qu'il les a vus à l'oeuvre
25:03les français les ont vus à l'oeuvre
25:05moi-même je les ai vus à l'oeuvre
25:05avant Sarkozy j'étais à l'UMP
25:07après Sarkozy
25:08j'étais dans le camp national
25:09parce que Sarkozy
25:10a complètement déçu
25:11les aspirations du peuple français
25:13il a trahi ?
25:14oui il a trahi
25:15les promesses qu'il leur avait faites
25:16et comment dire
25:18depuis
25:19à chaque fois qu'ils ont eu l'occasion
25:20de faire preuve de courage
25:22en soutenant Marine Le Pen
25:24au deuxième tour
25:24pour être présidente de la République
25:25ou en soutenant Jordan Bardella
25:27pour être ministre
25:27ils ont toujours soutenu
25:28les macronistes
25:29et là même sur le budget
25:30madame Fressoz
25:31c'est-à-dire
25:32alors que le déficit
25:33explose
25:34que les dépenses sont non maîtrisées
25:35que les sénateurs
25:36passent leur temps à dire
25:37ce budget c'est catastrophique
25:38ils n'ont pas à censurer
25:39parce qu'ils veulent garder
25:40leur rang de serviettes
25:41au gouvernement
25:42question d'Alex Bouillaguet
25:43j'en reviens
25:45aux deux candidats possibles
25:48dans un récent sondage
25:50de la tribune dimanche
25:51on voit que Marine Le Pen
25:52supplante Jordan Bardella
25:53sur trois points
25:55sa stature présidentielle
25:57sa capacité
25:58à faire face
25:59à une crise majeure
25:59et sur les enjeux internationaux
26:01c'est pas mince comme ça
26:03comme élément
26:05ça crée
26:06ou pas un président
26:07est-ce qu'il n'est pas là
26:08le plafond vert
26:08pour Jordan Bardella ?
26:10Non c'est juste que
26:10Marine Le Pen
26:11a une antériorité
26:12elle a été trois fois
26:13candidate à la présidentielle
26:14les français la connaissent
26:15je pense
26:15une forme de familiarité
26:17avec son parcours
26:18et sa personnalité
26:19et Jordan Bardella
26:20je le rappelle
26:21est une personnalité
26:22récente
26:23dans le monde politique
26:24puisqu'il émerge
26:25en 2019
26:26certains qui suivaient
26:27la politique
26:28le connaissaient d'avant
26:28mais il émerge
26:29comme candidat
26:30aux européennes de 2019
26:31il émerge vraiment
26:31comme porte-parole
26:32président temporaire
26:35par intérim à l'époque
26:35pendant la présidentielle
26:36de 2022
26:37c'est relativement
26:38précoce
26:39donc il y a encore
26:39une relation à construire
26:40évidemment
26:41entre Jordan Bardella
26:42et le peuple français
26:43mais c'est pas grave
26:44si malheureusement
26:45Marine Le Pen
26:45ne pouvait pas être
26:46candidate
26:47malgré la justice
26:48que ça représenterait
26:49Jordan Bardella
26:50ferait une belle campagne
26:51avec le soutien
26:51de Marine Le Pen
26:52nous tous
26:53et nous nous prouverons
26:54qu'il est capable
26:55d'être président de la République
26:55Avant la présidentielle
26:57Jean-Philippe Tanguy
26:57il y a bien sûr
26:58le scrutin municipal
26:59alors au sujet des élus
27:00Emmanuel Macron souhaite
27:02une peine d'inéligibilité
27:04obligatoire
27:05obligatoire
27:05pour les élus coupables
27:07d'actes et propos
27:08antisémites
27:08racistes et discriminatoires
27:10c'est une déclaration
27:10qu'il a faite vendredi
27:11à l'occasion de son hommage
27:13à Ilan Halimi
27:14le jeune juif
27:14qui a été séquestré
27:15et torturé à mort
27:16en 2006
27:17est-ce que vous êtes d'accord
27:19avec Emmanuel Macron
27:20est-ce qu'il faut
27:20cette peine d'inéligibilité
27:22obligatoire ?
27:23Déjà lui
27:23j'ai trouvé très émouvant
27:24et très juste
27:25l'hommage qui a été rendu
27:26par Emmanuel Macron
27:27sur Ilan Halimi
27:29et en parallèle
27:30Marine Le Pen
27:31faisait une cérémonie
27:32à Anna Beaumont
27:32pour rendre aussi hommage
27:33à notre compatriote
27:35et combattre avec cela
27:3520 ans d'antisémitisme
27:38qui complètement
27:39recontrôle
27:39hélas
27:40les peines obligatoires
27:41on a bien vu
27:42leurs limites
27:43dans le procès
27:43de Marine Le Pen
27:44en première instance
27:45donc on a bien vu
27:46qu'en fait
27:47en théorie
27:48ça peut paraître
27:49une bonne idée
27:49et qu'en pratique
27:50ça ne l'est pas
27:51donc vous ne la voterez pas ?
27:52Vous ne la voterez pas ?
27:53Vous ne la voterez pas ?
27:54Nous verrons
27:55nous verrons
27:55c'est pas moi qui décide
27:56déjà
27:56et nous verrons
27:57ce qui est proposé
27:58Jean-Philippe Tanguy
27:59si on vous propose ce texte
28:00Non non je vous l'ai dit
28:01pour moi les peines obligatoires
28:02les peines obligatoires
28:03d'inéligibilité
28:04c'est pour moi contraire
28:05à l'individualisation
28:06de la peine
28:07alors monsieur Macron
28:08en ce moment
28:08Mais c'est parce que
28:09ce sont quand même
28:10des sujets très graves
28:11Oui mais les juges
28:12sont tout à fait aptes
28:13à établir
28:14s'il ne faut pas
28:15rendre inéligible
28:16le prévenu
28:17les peines obligatoires
28:18limitent
28:19ou interdisent
28:20ce qu'on appelle
28:20l'individualisation
28:21des peines
28:22c'est une base
28:23de l'état de droit
28:24donc qu'il y ait une peine
28:25qu'il n'y ait pas
28:25d'ambiguïté dans ce que dit
28:26qu'il y ait une peine
28:27d'inéligibilité
28:28possible ou souhaitée
28:30sur des propos
28:30racistes, homophobes
28:31misogynes, antisémites
28:33je le soutiens
28:33que ce soit une peine
28:34obligatoire
28:35c'est pas la même chose
28:36Mais est-ce que c'est curieux
28:36comme position ?
28:38Mais non
28:38c'est pas curieux
28:39excusez-moi
28:39la base
28:40la norme
28:41dans notre état de droit
28:42pour le coup
28:43c'est qu'il n'y a pas
28:43de peine obligatoire
28:44il y a
28:45l'appréciation individuelle
28:47de la peine
28:48c'est la base
28:48excusez-moi
28:49j'ai vraiment l'impression
28:50d'enfoncer une porte ouverte
28:51comme si j'étais en première année
28:51de Sciences Po
28:52Oui sauf qu'on a l'impression
28:53que c'est un peu un biais
28:53pour dire non
28:54on n'en veut pas
28:55parce que peut-être
28:55vous avez des brebis galeuses
28:57dans vos rangs
28:58on l'a vu
28:59lors des dernières élections
29:00législatives
29:01Écoutez
29:01j'ai plein de défauts
29:02mais moi
29:03dès qu'il y a une brebis galeuse
29:04je suis le premier
29:04à le dégager
29:05et à le dire publiquement
29:06et vous ne trouverez jamais
29:07dans ma carrière politique
29:08un seul moment
29:09j'ai fait de la complaisance
29:10avec une biais galeuse
29:12et d'ailleurs c'est à nous
29:13de les virer
29:14c'est pas à la justice
29:14Mais alors ça
29:15vous le répétez
29:15à chaque interview
29:16vous n'êtes pas le seul
29:17au Rassemblement National
29:18vous êtes nombreux
29:19vous dites
29:19on les vire tous
29:20on n'en veut pas
29:21vous dites
29:22qu'ils ne viennent pas chez nous
29:23sauf qu'il y a 10 jours
29:24vous avez encore retiré
29:25une investiture
29:26c'est à votre tête de liste
29:27à Carpentras
29:28Libération a révélé
29:29des tweets racistes
29:30sexistes et homophobes
29:32qu'est-ce qui se passe
29:33pour que vous n'y arriviez
29:34autant pas
29:35c'est-à-dire
29:36un journaliste tout seul
29:36de libération
29:37et on connait
29:38les moyens de la presse
29:38il arrive à débusquer
29:40ces brebis galeuses
29:41et vous malgré des mois
29:42de commission
29:43de sélection
29:44le RN n'y arrive pas
29:45vous n'êtes pas très
29:46qu'est-ce qui se passe
29:47en interne
29:48ça marche pas ?
29:48Je suis pour ma paroisse
29:49madame
29:49mais bon sur les 700
29:51candidats qui sont investis
29:52tête de liste
29:53avec les dizaines de milliers
29:54de candidats derrière
29:55il y a eu quelques accidents
29:57à un moment il y en a deux
29:57bon c'est pas bien
29:59je le regrette
30:00mais comment dire
30:01on ne peut pas dire
30:02qu'on n'a pas progressé
30:03et il arrive
30:04je vous rappelle aussi
30:05que nos...
30:05ça arrive au Rassemblement National
30:06Non mais ça arrivera ailleurs
30:07je vous jure que ça arrivera ailleurs
30:08et notamment chez l'LR
30:09si on allait regarder
30:10certaines listes
30:11par exemple l'adversaire
30:12de monsieur Alliot
30:13à Perpignan
30:13d'ailleurs
30:14il a été dénoncé
30:15par la presse lui aussi
30:16c'était pas terrible
30:18voilà
30:18et vous avez beaucoup
30:20enfin pas beaucoup
30:20mais un certain nombre de cas
30:21un maire PS
30:22qui a quand même parlé
30:24de Youpin
30:24bon je veux dire
30:25c'est pas la faute du PS
30:26Vous renvoyez la balle
30:27je ne dis pas
30:27moi je ne dis pas
30:28que c'est la faute du PS
30:28vous êtes le Rassemblement National
30:29vous avez raison
30:30mais vous avez raison
30:31enfin je ne sais pas
30:32mais vous renvoyez la balle
30:33sur un autre camp
30:34nous on vous questionne
30:35sur ce qui se passe en interne
30:37pour que à chaque fois
30:38ils sortent des brebis galeuses
30:39c'est pas ce que je dis
30:39je ne renvoie pas la balle
30:40sur les autres
30:40je dis que le travail
30:41que nous fait nous
30:42doit être fait par tout le monde
30:43et que ça n'excuse pas
30:45non mais excusez-moi
30:46ça n'excuse pas le problème
30:47et nous dès qu'on a un problème
30:48on est intraitable
30:49et deuxièmement
30:50il y a un truc
30:51que je ne comprends pas
30:51très bien dans le commentaire
30:52vous savez nous
30:52on n'a pas le droit
30:53de faire des fiches
30:55on n'a pas le droit
30:55de ficher les gens
30:56enfin je veux dire
30:57les moyens
30:57non c'est pas vrai
30:58les moyens d'investigation
30:59sont très limités
31:00avec le RGPD
31:01et c'est très compliqué
31:02aujourd'hui
31:02d'avoir des informations
31:04personnelles
31:05sur les profils
31:07madame c'est la loi
31:07un parti politique
31:09n'a pas le droit
31:09de ficher
31:10comme le faisait
31:11Charles Pasqua
31:12je peux vous dire
31:12qu'effectivement
31:13lui il avait d'autres méthodes
31:14c'est interdit aujourd'hui
31:15donc nous ne sommes pas
31:16une force de police
31:17nous ne sommes pas
31:18des détectives privées
31:19on essaie de faire le travail
31:21au mieux qu'on peut
31:21et puis il y a un truc
31:22que vous sous-estimez un peu madame
31:24enfin madame
31:24collectivement
31:25c'est les menteurs
31:27il y a des gens qui mentent
31:28qui font des faux profils
31:29qui se cachent
31:29qui disent c'est pas moi
31:30qui disent j'ai tout enlevé
31:31voilà
31:31on n'est pas l'inquisition
31:34sur la stratégie
31:35concernant ces municipales
31:37Jordan Bardella
31:37a récemment appelé
31:38les électeurs républicains
31:39à joindre leurs forces
31:40au Rassemblement National
31:42pour les municipales
31:43il n'a pas exclu
31:45des listes d'union
31:46au second tour
31:47l'union des droites
31:48on le sait
31:49c'est pas vraiment
31:49la tasse de thé
31:50de Marine Le Pen
31:51ça veut dire qu'il y a
31:52aujourd'hui deux stratégies
31:53au Rassemblement National
31:54non non
31:55c'est essentiellement
31:56c'est la même stratégie
31:57mais c'est éviter le pire
31:59à certaines communes
32:00et évidemment
32:01des gens qui seraient dangereux
32:02c'est par exemple
32:03à partir du moment
32:04où le Rassemblement National
32:04dénonce un certain nombre
32:05d'antrismes islamiques
32:07dans certaines listes
32:09insoumises
32:09je ne vais pas les citer
32:10puisque vous savez
32:11qu'on n'a pas le droit
32:11de citer les communes
32:13avec les règles de l'ARCOM
32:15c'est pas par l'acheter
32:15c'est qu'on n'a pas le droit
32:16de le faire
32:16je le dis pour ceux
32:17qui nous écoutent
32:17si on est cohérent
32:19on va forcément
32:20faire barrage
32:21à un risque islamo-gauchiste
32:23on ne va pas rester
32:24les bras croisés
32:24face à des infiltrations islamistes
32:26qui peuvent d'ailleurs aussi
32:26avoir lieu
32:27dans des listes
32:28entre guillemets
32:29de droite
32:29parce que par exemple
32:30dans les Yvelines
32:31je n'ai pas cité
32:32le nom de commune
32:32mais une personnalité
32:33qui s'appelle Pierre Bédier
32:34baron local
32:35des Yvelines
32:36qui fait l'appui
32:37le beau temps
32:37dans les Yvelines
32:38qui est soi-disant de droite
32:39c'est le parrain
32:41de l'islamo-droitisme
32:42en France
32:42non on ne va pas parler
32:43de villes particulières
32:45c'est pour ça
32:46qu'il a dit Pierre Bédier
32:46qui est le parrain
32:47de toutes les Yvelines
32:48pour la droite
32:49j'ai fait bien attention
32:50une question globale
32:51sur votre campagne
32:52des municipales
32:53au niveau national
32:54vous êtes très
32:55rassemblement national
32:57il faut qu'on gagne
32:57au niveau local
32:58vous êtes très
32:59affaiblissement des étiquettes
33:01on ne se montre pas trop
33:02rassemblement national
33:03pourquoi ?
33:05c'est quoi ce décalage
33:06entre le national
33:06et le local ?
33:07c'est très simple
33:08Frisso
33:08c'est aussi
33:09la demande
33:11des électeurs
33:12à l'évolution
33:13du paysage politique
33:14moi hier
33:14j'ai soutenu
33:15un de mes candidats
33:16dans la Somme
33:16c'est une ville
33:18de 7000 habitants
33:19l'ambiance locale
33:21tout le monde sait
33:22que je suis député
33:23rassemblement national
33:23le rassemblement national
33:24fait de très bons scores
33:25dans cette commune
33:26mais les personnes
33:28voulaient savoir
33:28au contraire
33:29si on était au-delà
33:30du rassemblement national
33:30parce que gérer une commune
33:31c'est pas comme gérer
33:32un pays
33:33c'est tout simple
33:34et vous savez
33:35c'est une évolution ancienne
33:36c'est aussi la conséquence
33:37de la fin du cumul des mandats
33:38décidé par François Hollande
33:39à partir du moment
33:40où vous différenciez
33:41le personnel politique national
33:42du personnel politique local
33:43forcément les étiquettes
33:45se sont affaiblies
33:46Jean-Philippe Tanguy
33:46localement
33:47dernière question d'actualité
33:48on passe à l'affaire Epstein
33:50le parquet de Paris
33:51vient de désigner
33:52des magistrats
33:52pour analyser
33:53parmi les 3 millions
33:54de documents
33:55publiés aux Etats-Unis
33:56des éléments
33:57susceptibles
33:58de comporter
33:58des révélations
33:59sur l'implication
34:00de ressortissants français
34:02dans des infractions
34:03qui peuvent être
34:03à caractère sexuel
34:04ou financier
34:05LFI demande toujours
34:07une commission d'enquête
34:08parlementaire
34:09sur l'affaire Epstein
34:09et elle
34:10Brown Pivet estime
34:11que c'est à la justice
34:11d'enquêter
34:12qu'en pensez-vous ?
34:13Eh bien on soutient
34:14la commission d'enquête
34:15parlementaire
34:16parce qu'il y a deux choses
34:16il y a les affaires judiciaires
34:17Mme Brown Pivet a raison
34:18de dire que ça
34:20le parlement n'a pas
34:21empiété sur la justice
34:22mais il y a des
34:23dans les révélations
34:24il y a des dysfonctionnements
34:25de l'Etat
34:25la commission d'enquête
34:26parlementaire
34:27son nom est à fond
34:28Vous faites allusion
34:29à quoi ça ?
34:29Sur les dysfonctionnements
34:30de l'Etat ?
34:31Ce qui s'est passé
34:31au Quai d'Orsay
34:32ne relève pas forcément
34:33de la justice
34:34il y a une partie judiciaire
34:35mais il y a de toute évidence
34:36des dysfonctionnements
34:37Il y a eu une couverture
34:38vous pensez ?
34:39Moi je ne me prononce pas
34:41avant d'avoir eu des faits
34:42mais en tout cas
34:42il y a un diplomate
34:44mis en cause
34:44qui a été rapatrié
34:45qui a été redéployé
34:47remis
34:47je crois que c'est chez NG
34:48mais je n'ai pas envie
34:49de dire une bêtise
34:49Vous parlez de Fabrice Edan ?
34:50Oui, voilà
34:51et donc c'est un dysfonctionnement
34:53visiblement
34:54et là c'est un dysfonctionnement
34:54de l'Etat
34:55qui relève de la commission
34:56d'enquête parlementaire
34:58qui n'est pas liée à la justice
34:58peut-être y a-t-il d'autres dysfonctionnements ?
35:00Vous êtes pour cette commission
35:01d'enquête
35:02que demande à l'EF ?
35:03Tout à fait, oui
35:03et puis en plus
35:04de toute façon
35:04il faut aussi que Mme Brunpivet
35:06comprenne
35:07qu'il y a une aspiration
35:08il y a une demande populaire
35:09et que si on n'agit pas
35:11alors qu'en plus
35:12il y a des caractérisations
35:13les gens vont se demander encore
35:14que ce dossier Epstein
35:15qui est déjà entouré
35:17de beaucoup de soupçons
35:19et malheureusement aussi
35:20il faut quand même le dire
35:20puisque c'est le sujet avant
35:21aussi d'un début
35:22d'un retour
35:23d'un complotisme antisémite
35:25qui est quand même
35:26très préoccupant
35:27très préoccupant
35:27et donc
35:28pour ne pas laisser prospérer
35:29ces théories scandaleuses
35:31il faut vraiment
35:32s'attaquer de front
35:33à la réalité
35:34et bien séparer
35:34ce qui relève
35:35du complot
35:36du fantasme
35:37malheureusement
35:38et ce qui relève
35:38des faits
35:39Il y a un autre diplomate
35:41qui est aussi mêlé
35:42à ce dossier
35:43il s'appelle Olivier Collomb
35:44c'est un ex-conseiller diplomatique
35:46de Nicolas Sarkozy
35:47à l'Elysée
35:47il est cité
35:48plusieurs centaines
35:49voire plusieurs milliers de fois
35:51dans les documents Epstein
35:52des échanges soutenus
35:54avec l'américain
35:55certains qualifiés
35:56de graveleux
35:57ou racistes
35:58selon le journal
35:59Le Monde
36:00en 2025
36:00ce diplomate
36:02fait des offres de services
36:03à Marine Le Pen
36:04il l'a rencontré
36:05à l'Assemblée Nationale
36:06et il a joué
36:07un rôle clé
36:08dans l'organisation
36:09du voyage de Marine Le Pen
36:10au Tchad
36:10c'était en mars
36:11de cette même année
36:12qu'est-ce que vous pouvez
36:14nous dire
36:15sur les relations
36:15entre le Rassemblement National
36:17Marine Le Pen
36:17et ce diplomate ?
36:19c'est très simple
36:19Marine Le Pen
36:20allait au Tchad
36:22il était identifié
36:23comme spécialiste du Tchad
36:24sur la place de Paris
36:26donc il a effectivement
36:27aidé sur ce voyage
36:29et ça s'arrête là
36:29il n'y a pas de relation particulière
36:31autre que ce voyage-là
36:32il a été consulté
36:33comme tant d'autres
36:34quand Marine Le Pen
36:35fait des déplacements
36:35dans un pays
36:36on essaie de consulter
36:37des spécialistes
36:37il y a eu le Liban
36:39il y a eu l'Egypte
36:40donc vous diriez
36:41que c'est un conseiller diplomatique
36:43qui est toujours en cours
36:45dans votre partie ?
36:47je crois que c'était
36:47une consultation ponctuelle
36:49Demain Jean-Philippe Tanguy
36:51je passe à un autre sujet
36:52la proposition de base
36:53sur la fin de vie
36:54revient dans l'hémicycle
36:55en deuxième lecture
36:57vous faites partie
36:57des rares députés
36:58Rassemblement National
36:59avec Sébastien Jeuschenu
37:01à avoir voté en faveur
37:02de la création d'un droit
37:03à l'aide à mourir
37:04c'était en première lecture
37:05à l'Assemblée
37:06pourquoi est-ce que ça
37:06vous semble indispensable ?
37:08je ne pense pas
37:09que ce soit indispensable
37:10mais je pense que c'est
37:11un droit nécessaire
37:12auquel aspire
37:14une grande majorité
37:15de nos compatriotes
37:16et qui doit être fait
37:16dans des conditions
37:17que la loi encadrait
37:18de notre point de vue
37:19de manière satisfaisante
37:21et voilà
37:22pour moi
37:22ce n'est pas une urgence
37:23mais c'est important
37:24il y a beaucoup de gens
37:25qui sont en situation
37:25de grande souffrance
37:26d'impasse thérapeutique
37:28qui aspirent à ce droit
37:30d'ailleurs moi
37:30à titre personnel
37:31si j'étais confronté
37:32à cela
37:32j'aspirerais à ce droit
37:33enfin ce n'est pas pour ça
37:34que j'ai voté pour
37:34parce qu'on n'est pas là
37:35pour voter pour soi
37:36mais j'ai un parcours
37:37par nos expériences
37:38qui m'a amené
37:41à conclure
37:41que ce droit
37:41était nécessaire
37:42et d'ailleurs
37:43il y a une liberté de vote
37:44dans notre partie
37:45garantie par Marine Le Pen
37:46et Jordan Bardella
37:47sur ce sujet
37:47justement parce que
37:48Et vous pensez
37:49que vous êtes minoritaire
37:50au sein du groupe RN ?
37:51Ah oui on est très minoritaire
37:52Très minoritaire
37:52Mais ce n'est pas grave
37:53mais oui ça ne sert à rien
37:55de se cacher
37:55derrière son petit doigt
37:55aujourd'hui nous sommes
37:56très minoritaires
37:57on est je crois 12 ou 15
37:58je ne sais plus là
37:58mais sur 120
38:01et puis avec nos alliés
38:02de l'UDR
38:02qu'on vote à l'unanimité
38:04contre
38:04ça fait qu'on est
38:05effectivement minoritaire
38:06mais ce n'est pas grave
38:07et d'ailleurs
38:07on est totalement respecté
38:10dans notre vote
38:10Est-ce que vous pensez
38:11que le droit à mourir
38:12est condamné ?
38:13C'est-à-dire qu'il n'y aura
38:13pas de vote ?
38:15Ah ben je suis
38:16il peut y avoir un vote
38:16je pense qu'il peut y avoir
38:17un vote oui
38:17en tout cas les conditions
38:19font que là on va
38:19vers un nouveau vote
38:20Jean-Philippe Tanguy
38:22vous êtes l'invité
38:23de Questions politiques
38:24et vous êtes l'objet
38:25du portrait d'Alix Bouillaguet
38:26Alix qui potasse
38:36les biographies
38:37et fait remonter
38:38des archives
38:39Je dois le reconnaître
38:41j'ai le syndrome
38:42du bon élève
38:43Je suis content
38:45en premier lieu
38:45quand je me tourne
38:47vers ma mère
38:48ou vers Marine
38:49parfois elles peuvent
38:50se confondre
38:51J'ai toujours peur
38:54du jugement
38:55des autres
38:55je suis lourd content
38:56je dois le dire
38:57d'être digne
38:58de la méritocratie
38:59républicaine
39:00ou en tout cas
39:01d'essayer
39:02de l'être
39:02Nous sommes en 2024
39:05vous aviez accepté
39:06à l'époque
39:07de recevoir le prix
39:08du député de l'année
39:10décerné par le trombinoscope
39:12dans les salons d'honneur
39:13de l'Assemblée nationale
39:13vous vous revendiquez
39:15pourtant anti-système
39:16est-ce que finalement
39:18vous
39:18le bon élève
39:19et on entend d'ailleurs
39:20votre émotion
39:21ce jour-là
39:22est-ce que vous n'avez pas
39:22terriblement envie
39:23justement d'être reconnu
39:25par ce système ?
39:26J'ai un peu
39:27je ne sais pas dire
39:28j'étais à confession
39:29mais effectivement
39:29j'ai reconnu
39:30il y avait un paradoxe
39:31parfois
39:31il faut vivre avec ces paradoxes
39:33qui d'ailleurs
39:33nous protègent
39:34contre l'arrogance
39:36et l'extrémisme
39:37je suis effectivement
39:38anti-système
39:40et j'ai le syndrome
39:41du bon élève
39:42c'est vrai
39:42mais je le sais
39:43je le sais
39:44en tout cas
39:44j'essaie de me soigner
39:45si je puis dire
39:46et je tiens à dire
39:47que ma mère
39:48et Marine Le Pen
39:48étaient très mécontentes
39:49de ce rapprochement
39:50que j'ai fait
39:50c'est le cœur
39:52qui a parlé
39:53j'imagine
39:53vous revendiquez
39:55aussi d'être
39:56un populiste
39:58au sens strict
39:59du terme
39:59c'est comme ça
40:00que vous l'énoncez
40:01vous-même
40:02alors moi
40:02je suis allée voir
40:03la définition
40:03la plus référente
40:05celle qui fait référente
40:06dans les travaux
40:06universitaires contemporains
40:08c'est celle du politologue
40:09Kasmud
40:10que dit-il
40:12il dit que le populisme
40:13est une idologie
40:14qui considère
40:14que la société divisée
40:16en deux groupes homogènes
40:17le peuple pur
40:19versus
40:19l'élite corrompue
40:21est-ce que l'élite
40:22d'abord
40:23elle est forcément corrompue
40:24et est-ce que vous-même
40:25vous ne faites pas
40:26aujourd'hui partie
40:26de l'élite
40:27si alors moi
40:28j'ai une vision
40:29un peu différente
40:29un peu inspirée
40:30de la république
40:31romaine
40:32et du bonapartisme
40:33et du gaullisme
40:34qui est que les élites
40:35doivent obéir au peuple
40:35et que si elles n'obéissent
40:36plus au peuple
40:37elles sont dans une logique
40:38de corruption
40:38effectivement
40:39il faut obéir au peuple
40:40et quand le peuple
40:41dit que les élites
40:42se sont trompées
40:42les élites doivent
40:43reconnaître qu'elles ont tort
40:44et s'adapter
40:45et pas toujours vouloir
40:46faire l'inverse
40:46de ce que les gens ont voté
40:47et d'ailleurs
40:48l'origine de tout ça
40:49c'est le référendum de 2005
40:50les français
40:51et les françaises
40:52voulaient une autre
40:53construction européenne
40:54et les élites politiques
40:55françaises majoritairement
40:56lui ont dit
40:57on dit
40:57ben non vous avez mal voté
40:58on va faire ce qu'on veut
40:59donc quand on dit
40:59le RN est populiste
41:01pour vous c'est pas un gros mot
41:02ah pas du tout
41:02le gros mot c'est démagogique
41:04démagogique c'est
41:05quoi qu'il en coûte
41:06toujours faire
41:06ce qu'on pense
41:07que une majorité veut
41:09c'est pas ça
41:09le populisme
41:10c'est vraiment de toujours
41:11considérer que c'est le peuple
41:12qu'on gouverne
41:13pour le peuple
41:13par le peuple
41:14et pour le peuple
41:15vous êtes issu
41:16d'un milieu modeste
41:17le pur produit
41:18de la méritocratie
41:19surdiplômée
41:20Sciences Po Paris
41:21l'ESSEC
41:21ESSEC
41:22vous êtes gaulliste
41:23souverainiste
41:24et homosexuel assumé
41:26vous dites
41:27appartenir à une minorité
41:29me rend allergique
41:30à l'idée même
41:31de discrimination
41:32donc ce sont vos mots
41:33pourtant lorsque vous défendez
41:35par exemple
41:36la préférence nationale
41:37est-ce que c'est pas
41:37une forme de discrimination ?
41:39Non pas du tout
41:40parce que c'est pas fondé
41:41sur une identité
41:42c'est fondé sur
41:43une réalité objective
41:44vous êtes ou vous êtes pas français
41:45et si vous aimez la France
41:47vous êtes naturalisé
41:48donc la citoyenneté
41:50c'est des droits
41:51et des devoirs
41:52c'est pas que des droits
41:53ça n'a rien à voir
41:54d'ailleurs c'est une notion
41:55à la base de gauche
41:56dans le cadre
41:57de la révolution française
41:58la nation
41:58est une notion à la base
42:00sur l'échiquier politique
42:01de 1789-93
42:03de gauche
42:04voilà on va se battre
42:04à Valmy
42:05ou à Fleurus
42:06pour la nation
42:07et ça donne des droits
42:08et des devoirs
42:09et moi qui voyageais
42:10dans un certain nombre de pays
42:11il n'y a que en France
42:12on considère
42:13qu'associer des droits
42:13et des devoirs
42:14à une nationalité
42:15serait d'extrême droite
42:16c'est une dérive
42:18que je ne m'explique toujours pas
42:20du débat politique français
42:22qui rend d'ailleurs
42:22les choses pas très intéressantes
42:23parce qu'on ne peut pas
42:24parler des vraies
42:25discriminations
42:26qui sont réelles
42:27moi je ne les nie pas
42:28parfois dans ma famille politique
42:29certains peut-être
42:30les sous-estiment
42:31mais elles existent
42:32voilà moi je parle souvent
42:33des discriminations
42:33du racisme qui existe
42:36ça existe
42:36ça ne sert à rien de dire
42:37que ça n'existe pas
42:38mais tous les racistes
42:39existent racistes
42:40ça existe dans votre famille
42:41comment ?
42:42ça existe dans votre famille
42:43mais ça existe partout
42:44vous venez de dire
42:46parfois peut-être
42:47dans ma famille
42:48certains ne le voient pas
42:48c'est qu'on les sous-estime
42:49c'est-à-dire que nous
42:49parfois on peut sous-estimer
42:51l'efficacité
42:52de l'idéal républicain
42:53en considérant que
42:54parce qu'il y a un idéal républicain
42:55en France
42:56il n'y a pas de discrimination
42:57sur le logement
42:58sur l'emploi
42:58ça existe
42:59mais il y a aussi
43:00il y a du racisme
43:01contre des personnes de couleur
43:02il y a des racismes
43:03anti-blancs
43:04il y a de l'homophobie
43:05il y a de la misogynie
43:06il y a de l'antisémitisme
43:07il y a aussi des réactions
43:08contre les chrétiens
43:09il n'y a pas de raison
43:10de classifier
43:11les discriminations
43:12il faut lutter
43:13contre toutes les formes
43:13de discrimination
43:14et sur cette homosexualité
43:16que vous assumez
43:17est-ce que c'est compliqué
43:18aujourd'hui
43:19d'être un homme politique
43:20et d'être homosexuel ?
43:22non
43:22c'est pas compliqué
43:24c'est aller très vite
43:24c'est sûr qu'en 20 ans
43:26c'est le jour et la nuit
43:27d'ailleurs il suffit de parler
43:28des hommes politiques plus âgés
43:30pour eux ça a été
43:31un bouleversement
43:32ça c'est vrai
43:32des femmes
43:32alors je vais vous dire
43:33ce qui aujourd'hui
43:34est plus compliqué
43:35d'ailleurs on en parle moins
43:36je trouve que c'est plutôt
43:37pour les femmes homosexuelles
43:38qui ont encore beaucoup
43:39de difficultés
43:40parfois à exister
43:42à pouvoir concilier
43:44leur aspiration
43:45à être élue
43:46et leur intimité
43:47pour des raisons
43:48qui seraient trop longues
43:49ici à expliquer
43:50mais il y a encore une violence
43:52voilà
43:52il y a encore une violence
43:53voilà
43:53moi il se trouve que
43:53j'ai été agressé au couteau
43:55en 2019
43:56bon l'enquête
43:57malheureusement
43:58n'a jamais réussi
43:59à aller jusqu'au bout
44:00mais dans les conditions
44:01de l'agression
44:01et ce qui s'est passé ensuite
44:02avec la diffusion
44:03du contenu de mon téléphone
44:04puisque l'objet de cette agression
44:06était d'avoir le contenu
44:06de mon téléphone
44:07c'était homophobe
44:08voilà je ne sais pas qui
44:09malheureusement
44:09exactement m'a agressé
44:11à ce jour
44:11même si j'ai quelques idées
44:12mais c'était une agression homophobe
44:14bon quand vous avez
44:15la lame d'un couteau
44:17qui rentre dans votre paupière
44:17je ne vais pas vous dire
44:19que c'est quelque chose
44:19qui quand même vous traumatise
44:20d'une certaine manière
44:21Jean-Philippe Tanguy
44:22nous vous avons demandé
44:23ce dimanche de venir
44:24avec une carte blanche
44:25vous avez choisi
44:26le thème de la natalité
44:27que voulez-vous dire
44:28sur la natalité ?
44:30je veux dire que
44:31la meilleure chance
44:34de relancer la natalité
44:35dans notre pays
44:35il y a la politique familiale
44:36que défend Marine Le Pen
44:38évidemment
44:39sur les allocations
44:40sur la demi-part
44:41sur l'accessibilité du logement
44:44la demi-part
44:45mais il faut aussi
44:45la demi-part fiscale
44:47pardon
44:47à partir du deuxième enfant
44:49je veux aussi souligner
44:50je pense que
44:51vraiment la clé de cette natalité
44:53c'est l'égalité homme-femme
44:55qu'est-ce que je veux dire par là ?
44:56on voit dans les pays développés
44:57j'insiste là-dessus
44:58parce que c'est pas le cas
44:59dans les pires voies de développement
45:00ou les pays très défavorisés
45:02la clé de la natalité
45:04c'est l'égalité homme-femme
45:05si les hommes et les femmes
45:07n'ont pas
45:07évidemment les femmes en premier lieu
45:09n'ont pas la certitude
45:10de pouvoir mener
45:11leur carrière professionnelle
45:12leur émancipation personnelle
45:14de la même façon
45:15avec une famille
45:16et avec une carrière
45:17ça ne fonctionnera pas
45:18et parfois je trouve
45:19qu'on a une vision
45:20très caricaturale
45:21où on oppose
45:22l'épanouissement familial
45:23et l'épanouissement professionnel
45:24je pense que ça gage
45:25beaucoup de vie
45:26qu'il y a beaucoup
45:27de femmes et d'hommes
45:28qui sont prisonniers
45:29de ce paradoxe
45:30ou de ce choix
45:31ce dilemme
45:32qui ne devrait pas en être un
45:33et que quand je vois
45:34certains qui disent
45:35la solution
45:35c'est juste donner de l'argent
45:37et revenir à la maison
45:39ça n'est pas une solution
45:39on le voit dans des pays
45:40on le voit dans des pays
45:41comme l'Italie
45:42la Pologne
45:43la Hongrie
45:43ce modèle familial
45:44ne fonctionne pas
45:45et l'autre solution
45:46qui serait de juste croire
45:48qu'il suffit d'avoir une carrière
45:49pour être mère ou père
45:50ça ne marche pas non plus
45:51donc on avait un modèle
45:52en France
45:53qui fonctionnait bien
45:53je trouve qu'il a été brisé
45:55par des divisions politiciennes
45:56entre essentiellement
45:58François Hollande
45:58et à l'époque
45:59Nicolas Sarkozy
46:00et qu'il faudrait revenir
46:01à un consensus national
46:02comme on l'avait fait
46:03avec le Conseil National
46:03de la Résistance
46:04qui n'était pas parfait
46:05évidemment
46:05mais quand même
46:06qui fonctionnait bien
46:07mais égalité hommes-femmes
46:08ça veut dire que vous lancez
46:09quand même un appel
46:10aux entreprises
46:10en leur disant
46:11attention aux carrières
46:12des femmes
46:13évidemment
46:14ça c'est très important
46:15on est très en retard
46:16moi je l'ai compris
46:17j'ai vécu au Japon
46:17j'ai travaillé au Japon
46:19alors c'est le modèle
46:20extrême inverse
46:21des femmes riantes
46:22qui devaient briser littéralement
46:24leur carrière
46:25et on ne savait même pas
46:26pourquoi
46:26c'est à dire que
46:27quand j'en parlais
46:27à mes collègues
46:29hommes ou femmes au Japon
46:30ils ne comprenaient même pas
46:31pourquoi ils étaient aboutis
46:32à cette réflexion
46:33à ce réflexe ridicule
46:35alors en France
46:35on n'en est pas là
46:37mais il y a encore
46:37beaucoup de discrimination
46:39et surtout d'auto-censure
46:40et ça je le vois aussi
46:41dans le monde politique
46:41et Marine Le Pen
46:42le dit très souvent
46:42à nos consoeurs
46:44et à nos adversaires féminines aussi
46:46parce que moi je suis
46:47pour que tout le monde
46:47s'engage
46:47même nos adversaires
46:48il y a de l'auto-censure
46:51chez les françaises
46:53et donc il faut vraiment
46:54convaincre
46:55et donner les conditions
46:56pour pas qu'il y ait cette auto-censure
46:57L'inscription du droit
46:58de la liberté
46:59de recourir à l'avortement
47:00dans la constitution
47:01en mars 2024
47:02votre groupe était très divisé
47:04vous vous étiez sur quelle ligne ?
47:05Moi j'ai voté pour
47:06dès le début
47:06et j'étais un peu pris
47:07mon bâton de pèlerin
47:08c'est vrai
47:09pour convaincre
47:10mes collègues
47:11avec d'autres
47:11et Marine Le Pen
47:12et Jordan Bardella
47:13en premier lieu
47:13qu'il fallait être majoritairement pour
47:15et à la fin
47:15le groupe RN a été majoritairement pour
47:17c'était important
47:19parce que vous voyez
47:20il y a des remises en cause
47:21on le voit
47:22au niveau européen
47:24des influences
47:24qui viennent des Etats-Unis
47:25en France
47:26on n'est pas spécialement menacé
47:27mais si un jour
47:28il y avait une majorité
47:29en Europe
47:29contre la France
47:30pour limiter
47:31le droit d'accès à l'IVG
47:33on serait bien content
47:33d'avoir la souveraineté
47:34nationale
47:36et voilà
47:37il faut comme remarqué
47:38parce qu'il y a monsieur Rotaillot
47:39que le groupe
47:40qui a le plus voté
47:41contre l'IVG
47:42dans la constitution
47:43c'est LR
47:43On passe à France 2027
47:46vous venez de prononcer le mot
47:47souveraineté
47:48question de Françoise Fresseuse
47:49Oui
47:49question de la souveraineté
47:50question essentielle
47:51parce que l'Europe
47:52se retrouve aujourd'hui
47:53complètement sur la défensive
47:54du fait de la guerre tarifaire
47:56initiée par l'administration Trump
47:58mais aussi
47:58de la puissance
47:59de la concurrence chinoise
48:00qu'on découvre à peu près
48:01dans tous les domaines
48:02alors en début de semaine
48:03dans la presse européenne
48:04dans le monde notamment
48:05Emmanuel Macron
48:06a tiré la sonnette d'alarme
48:08il a appelé à un sursaut
48:09en jugeant
48:10dans la foulée
48:10du rapport Draghi
48:11qu'il faudrait investir
48:12pas moins de 1200 milliards
48:14d'euros par an
48:15pour ne pas se retrouver
48:16complètement balayé
48:17d'ici 5 ans
48:18dans des secteurs
48:19aussi stratégiques
48:20que la défense
48:21des technologies
48:22liées à la transition écologique
48:23l'intelligence artificielle
48:25le quantique
48:25il prône pour y arriver
48:27un emprunt commun européen
48:28est-ce que vous pourriez
48:29le soutenir
48:30sur cette ligne là ?
48:31sur la ligne
48:32il faut des investissements
48:33d'avenir
48:33oui
48:34sur le fait que c'est
48:34par l'Europe
48:35non
48:35je vais vous dire
48:36le budget sacrifie
48:37les dépenses d'investissement
48:38en France
48:38voilà
48:38et c'est trop facile
48:39d'aller demander de l'argent
48:41en Europe
48:42qu'on sacrifie en France
48:44et pour quel programme ?
48:45les programmes aujourd'hui
48:46lancés par l'Union Européenne
48:47ne fonctionnent pas
48:47mais quand vous regardez
48:47l'état des finances publiques
48:48françaises
48:49on a peine à croire
48:52qu'on pourra relever
48:54le défi de la souveraineté
48:55tout seul
48:55je ne pense pas
48:57je pense qu'il y a
48:57beaucoup de gabgis
48:58qu'il y a beaucoup
48:58d'économies à faire
48:59sur beaucoup de domaines
49:01sur les strates territoriales
49:03sur la surréglementation
49:04sur les marchés publics
49:06et qu'on peut dégager
49:06des marges de manœuvre
49:07pour investir
49:08aujourd'hui
49:09la Commission Européenne
49:10est complètement incapable
49:11de faire ses programmes
49:12d'investissement
49:12moi je suis rapporteur spécial
49:14sur le budget européen
49:15c'est une gabgis monumentale
49:16il y a des cabinets de conseil
49:18alors on critique au niveau français
49:19mais au niveau européen
49:20c'est la gabgis totale
49:22et vous aviez des intérêts
49:23contradictoires
49:24regardez ce qui s'est passé
49:24avec l'avion de combat
49:25franco-allemand
49:26on a perdu des années
49:28des années importantes stratégiques
49:30parce qu'à la fin
49:31la souveraineté ne se partage pas
49:32donc soit on donne nos secrets
49:33aux allemands
49:34et ils les volent
49:35parce que c'est ce qu'ils savent faire
49:36soit on le fait tout seul
49:37mais est-ce qu'on peut y arriver
49:38tout seul avec nos petits bras ?
49:40le rafale ça a fonctionné
49:41Ariane
49:41il y a une très belle fusée
49:43qui vient de décoller
49:43c'est essentiellement les français
49:44qui ont fait le programme Ariane
49:45les allemands sont venus
49:46parasiter le système
49:47comme toujours
49:48voilà il faut avoir confiance en nous
49:50et faire des programmes à la carte
49:51d'ailleurs j'ai vu que Bruno Le Maire
49:52revenait à l'Europe
49:54à la carte
49:54comme le veulent les vrais gaullistes
49:55donc l'Europe à la carte
49:57donc on lance des idées
49:58s'il y en a qui veulent venir
49:59d'ailleurs pas forcément
50:00que dans l'Europe
50:01l'Union Européenne
50:02le Royaume-Uni peut venir
50:03la Norvège, la Suisse
50:04et on fait des beaux projets
50:06et on arrête d'attendre tout le monde
50:07parce que vous avez
50:08des passagers clandestans en Europe
50:09qui freinent tout
50:10ou qui sont totalement
50:11sous la domination
50:12atlantiste des Etats-Unis
50:14donc en fait
50:15vous avez des amis comme ça
50:16vous n'avez pas besoin d'ennemis
50:17quand vous voyez l'Allemagne et l'Italie
50:18se rapprocher sur une ligne
50:20libre-échangiste
50:21et assez atlantiste
50:22on se demande
50:23où sont les alliés
50:24du Rassemblement National
50:25en Europe aujourd'hui ?
50:26Mais c'est vrai que ça
50:27c'est la limite
50:28de ce qu'on peut appeler
50:29des alliés
50:29évidemment
50:30nous on a toujours dit
50:31en tant que souverainistes
50:31c'est difficile à comprendre
50:32ça je le comprends
50:33parce que c'est un peu paradoxal
50:34comme position
50:34que si vous êtes souverainiste
50:36vous savez que vos alliés
50:37n'en sont pas forcément
50:38puisque vous savez
50:39que vos alliés souverainistes
50:40défendent l'intérêt des nations
50:41donc nous on ne croit pas
50:42à l'intérêt
50:43on ne croit pas au peuple européen
50:44on ne croit pas
50:45à l'intérêt supérieur
50:46d'un peuple européen
50:47tout ça on pense
50:47que c'est beaucoup
50:48de baratin
50:49qui consiste
50:50à être très naïf
50:51pour la France
50:51et la réalité
50:52c'est que l'Italie
50:53défend l'Italie
50:53et l'Allemagne
50:54défend ô combien l'Allemagne
50:55et depuis 30 ans
50:56qu'il y a la construction européenne
50:57en France on parle du couple
50:59franco-allemand
51:00cette expression
51:01n'existe pas
51:02en Allemagne
51:03et donc comme
51:04cette espèce de délire
51:05hérotomane
51:05des français
51:06pour les allemands
51:07nous a mené à beaucoup d'erreurs
51:08on revient à l'EPR
51:09je rappelle que
51:10les surcoûts de l'EPR
51:12c'est parce qu'on a fait confiance
51:13aux allemands
51:13Jordan Bardella
51:14et le groupe des patriotes
51:15au Parlement européen
51:16ont voté cette semaine
51:17contre le prêt
51:18de 90 milliards d'euros
51:20accordé à l'Ukraine
51:22par l'Union européenne
51:23cette aide
51:24est absolument décisive
51:25dans le contexte actuel
51:26parce qu'on sait
51:27que les Etats-Unis
51:28sont en train
51:29de se retirer
51:30et pourquoi
51:31le RN
51:32a-t-il voté contre
51:33est-ce que c'est pas
51:34au fond le signe
51:35qu'il reste
51:35russophobe
51:36et pro-poutinien
51:38mais pas du tout
51:39c'est juste qu'il n'y a pas
51:40de garantie financière
51:41sur ce prêt
51:42et donc en fait
51:42aujourd'hui
51:43c'est pas un prêt
51:44c'est un don
51:44et nous on considère
51:45qu'on peut pas se permettre
51:46de faire un don
51:47mais est-ce que c'est pas
51:47au fond des faux arguments
51:49pour dire non
51:50il faut pas aider l'Ukraine
51:51mais pas du tout
51:51on a soutenu l'essentiel
51:53la quasi-totalité
51:54jusqu'à présent
51:54de l'effort de guerre
51:56ukrainien
51:56mais vous voyez le signal
51:56mais le signal
51:58on peut pas toujours
51:58être dans le chantage
51:59c'est-à-dire que si on dit non
51:59on est pour Poutine
52:00on peut pas raisonner
52:01on peut pas réfléchir comme ça
52:02mais c'est toujours crucial
52:04les Ukrainiens sont en guerre
52:06physiquement
52:07occupés
52:0820% de leur territoire
52:09occupés par une armée étrangère
52:11qui a enfreint
52:11toutes les règles
52:12du droit international
52:13et de la décence humaine
52:15donc c'est toujours crucial
52:16et il n'y a pas de menace
52:17pour nous ?
52:18c'est-à-dire vous considérez
52:19c'est sûr qu'il y a une menace
52:19alors s'il y a une menace
52:20ça ne vaut pas
52:21qu'on y mette de l'argent ?
52:22on peut mettre de l'argent
52:23à des conditions
52:24et au fait aujourd'hui
52:25on peut négocier
52:26on peut rien négocier
52:27on ne peut rien dire
52:28parce que soit
52:28on dit oui à tout
52:29soit on est pour Poutine
52:31c'est pas sain
52:31pour le débat démocratique
52:33l'Ukraine
52:33le peuple ukrainien
52:35est très courageux
52:36il y a aussi des problèmes
52:37en Ukraine
52:37il y a des problèmes
52:38de corruption
52:38il y a des problèmes
52:43vous savez très bien
52:45que 90 milliards
52:45ne vont pas être versés d'un coup
52:46donc c'est pas le sujet
52:47mais on ne peut pas toujours
52:48être dans le tout ou rien
52:49et je trouve ça dommage
52:51c'est des moments cruciaux
52:52c'est vraiment des moments
52:53où si on abandonne l'Ukraine
52:55elle peut tomber
52:56et si l'Ukraine tombe
52:58on peut être menacé aussi
52:59nous n'avons
53:00et vous le savez
53:00Madame Fresseuse
53:01pas dit qu'on était contre
53:02toute aide
53:03on a dit qu'il fallait
53:04que cette aide
53:05ait des garanties
53:05aujourd'hui nous dire
53:06vous serez remboursé
53:07parce que c'est Poutine
53:08qui va rembourser
53:09et faire croire ça
53:10aux Françaises et aux Français
53:11c'est pas très honnête
53:12et vous le savez
53:12donc soit au moins
53:13que nos adversaires soient honnêtes
53:14et disent c'est un don
53:15et dans ce cas-là
53:16le débat se fera autrement
53:17le débat se fera sur d'autres termes
53:19Madame
53:20le débat se fera sur d'autres termes
53:21mais excusez-moi
53:22mentir aux gens en disant
53:23c'est Poutine qui va rembourser
53:24mais on n'est pas dans une ambiguïté
53:25j'invite tous ceux
53:26qui s'intéressent
53:27d'aller voir les auditions
53:28que j'ai menées
53:28en tant que président de la commission
53:29sur les ingérences étrangères
53:31toutes les auditions
53:32sur le carrus
53:33vous allez voir
53:33ce que je disais
53:34les questions que j'ai posées
53:35sur le carrus
53:35c'est autre chose
53:36que les présidents de commissions
53:37macronistes
53:38qui couvrent
53:39tout ce qui leur plaît pas
53:40Jean-Philippe Tanguy
53:41vous connaissez le principe
53:42c'est la fin d'émission
53:43on passe au vrai ou faux
53:44c'est parti
53:45le ministère de l'intérieur
53:46a raison de classer LFI
53:48à l'extrême gauche
53:48vrai ou faux ?
53:50Faux et de classer personne
53:51c'est pas le rôle du ministère
53:52le rassemblement national
53:54est d'extrême droite
53:55vrai ou faux ?
53:55Totalement faux
53:56dans les sondages internes
53:57sur la présidentielle
53:58vous ne testez plus Marine Le Pen
53:59seulement Jordan Bardella
54:00vrai ou faux ?
54:01Faux alors là
54:01c'est vraiment faux
54:02si le RN est au second tour
54:04en 2027
54:05vous vous souhaitez
54:05comme adversaire
54:06Jean-Luc Mélenchon
54:07ça sera plus facile
54:08vrai ou faux ?
54:09Ce ne sera pas plus facile
54:10Vous vous souhaitez
54:11Jean-Luc Mélenchon
54:12comme adversaire ?
54:13Je ne souhaite rien
54:13c'est les français qui décident
54:14mais croire que c'est plus facile
54:15c'est le début de la défaite
54:16Bardella ou Le Pen à l'Elysée
54:18en 2027
54:18vous vous verriez bien
54:20à Bercy
54:20vrai ou faux ?
54:21Ah non non
54:21moi je me vois bien
54:22tranquille
54:23mais je ferai ce qu'on me demande
54:24Le ministère de l'économie
54:25c'est quand même
54:26vous y rêvez un peu
54:28Ah non
54:29La moitié du CAC 40
54:31a déjà dîné
54:32avec Jordan Bardella
54:33vrai ou faux ?
54:34Quand vous voulez
54:35vous informer sérieusement
54:36c'est CNews
54:36que vous regardez
54:37vrai ou faux ?
54:38Je regarde tout
54:39Jean-Philippe Tanguy
54:41regardez
54:41lisez Le Monde
54:42regardez France TV
54:43France Inter
54:45C'est que je regarde
54:46Merci d'avoir répondu
54:47à la question politique
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