- il y a 2 jours
Une heure d'information, d'analyses et de débats en direct du lundi au vendredi, en codiffusion avec CNEWS.
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00:00Tout de suite, Bruno Rotaillot, on l'écoute, sa déclaration.
00:03... qui vivaient à l'étranger, j'ai pris la décision d'être candidat à l'élection présidentielle.
00:10Cette décision, je la prends avec la sincérité de mes convictions,
00:14avec la force de mon engagement et la gravité qu'exige le moment.
00:20Car je refuse de laisser notre pays dans l'état où il se trouve aujourd'hui.
00:25Une France qui s'enfonce, une France qui s'efface, dans un monde de plus en plus menaçant.
00:32A l'Est, Vladimir Poutine sème la guerre à nos portes.
00:36Et la Chine, quant à elle, est en train de s'infiltrer, tisse sa toile au sein de notre continent.
00:44A l'Ouest, Donald Trump impose sa loi brutale et menace l'unité même de notre continent.
00:49De son côté, l'international islamiste répand la terreur dans les pays qu'elle domine,
00:55tout en cherchant à infiltrer nos sociétés.
00:58Face à toutes ces menaces, l'Europe a un rôle à jouer.
01:01Mais elle devra défendre son identité, son projet et mettre fin à ses dérives technocratiques.
01:08Enfin, je veux parler de nous, nous les Français.
01:11Car c'est précisément en cet instant où la France devait être forte qu'elle est faible.
01:18Pourtant, j'en ai les convictions.
01:20Nous possédons tous les ressorts pour qu'à nouveau le monde regarde la France avec respect.
01:26Mais pour affronter les désordres du monde, notre pays devra d'abord remettre ses affaires en ordre.
01:32Qui aujourd'hui, qui d'entre nous peut regarder le pays que nous aimons sans ressentir une forme de trouble,
01:42de la tristesse ou même parfois de la colère ?
01:46Mais heureusement, heureusement pour la France, le temps d'agir approche.
01:51Car seule l'élection présidentielle permet d'agir vraiment.
01:57Oui, agir pour ne plus subir.
01:59Pour ne plus subir l'impuissance, alors qu'il faudrait de l'action.
02:03Pour ne plus subir des renoncements, alors qu'il faudrait du courage, pour ne plus subir les mensonges.
02:09Alors qu'il faudrait la vérité.
02:12L'engagement que je prends, c'est de toujours vous dire la vérité.
02:17Dire la vérité, c'est dire qu'on ne peut plus tricher avec la réalité.
02:22Dire la vérité, c'est dire que l'immigration n'est pas une chance.
02:26Parce qu'au-delà d'un certain nombre, une société multiculturelle est toujours une société multiconflictuelle.
02:34Dire la vérité, c'est dire qu'on ne peut pas vivre mieux en travaillant moins.
02:38Que l'État ne peut pas dépenser plus que ce qu'il ne gagne.
02:41C'est dire aussi que c'est la compétitivité de nos entreprises qui permet d'augmenter les salaires.
02:47Il ne peut pas y avoir de progrès social sans prospérité nationale.
02:53Dire la vérité, enfin, c'est dire que notre école est devenue une machine à reproduire les inégalités.
03:00Puisque désormais, la réussite des enfants dépend de la position sociale de leurs parents.
03:06Cet échec est une honte.
03:09Oui, une honte.
03:10L'école a besoin d'une refondation.
03:13La refondation par le mérite et par la liberté.
03:17Mes chers compatriotes,
03:18Je ne veux pas être président de la République par obsession du pouvoir, mais par sens du devoir.
03:25Je ne chercherai pas à séduire à tout prix.
03:28Et encore moins, et encore moins, au prix de mes convictions.
03:31Je ne tenterai pas de vous convaincre par des slogans démagogiques ou des postures théâtrales.
03:38Je crois au sérieux, à la constance, je crois à la cohérence.
03:43Et je ne promettrai rien que je ne pourrai tenir.
03:47C'est la ligne de conduite qui a toujours guidé mon engagement depuis ma petite patrie charnelle, la Vendée, jusqu
03:54'au ministère de l'Intérieur.
03:56Pour agir, je veux d'abord rétablir l'ordre.
04:00Pour cela, il faudra reconstruire l'État.
04:03Je le remettrai à sa juste place, pour qu'il laisse respirer les Français.
04:07Pour que vous puissiez mieux vous soigner, mieux vous loger, pour vivre mieux, tout simplement.
04:14Mais je ferai aussi respecter l'État pour imposer partout, partout l'autorité de la République, à nos frontières, dans
04:24nos rues.
04:25Je ne reculerai pas, je ne céderai pas, ni à la violence, ni aux politiquement corrects, ni aux dérives de
04:32l'État de droit
04:33qui s'est retourné contre le droit des Français à vivre en paix et en sécurité.
04:39Je veux aussi agir pour garantir la justice.
04:42Pour cela, il faudra refonder notre modèle social, parce que nous n'avons plus le droit de faire payer nos
04:49dettes à nos enfants.
04:51Nous devrons faire des économies et donc faire des choix.
04:56C'est pourquoi j'assume de donner la priorité au travail plutôt qu'à l'assistanat.
05:03Je rendrai justice à ceux qui le méritent vraiment.
05:06Je relancerai une grande politique familiale, car seule la relance de la natalité assurera notre destin.
05:15Je serai le protecteur de la France des travailleurs, pas de la France des profiteurs.
05:22Enfin, je veux agir pour faire renaître la fierté française, parce que rien n'arrête les peuples fiers, rien.
05:31Et je veux donner aux jeunes Français une France à aimer.
05:35Je défendrai notre mode de vie, notre culture, nos coutumes, notre civilisation.
05:39N'ayons pas honte de la France. Au contraire, soyons fiers d'être Français.
05:46C'est à cette condition que nous relancerons une France debout, une France indépendante.
05:53Mais la souveraineté, elle ne se décrète pas. Elle se conquiert.
05:57C'est pourquoi, demain, la loi cessera de brider l'esprit d'audace et le goût de l'innovation.
06:04Je réorienterai la protection de notre environnement vers une écologie de progrès.
06:10C'est ainsi que nous ferons de notre patrie une grande nation industrielle,
06:15un peuple de créateurs, d'entrepreneurs, d'ingénieurs.
06:20Oui, je serai le président de l'ordre, de la justice et de la fierté française.
06:25Je suis convaincu que ces attentes sont majoritaires dans le pays.
06:30Oui, une majorité nationale existe et j'entends qu'elle soit respectée.
06:36Je ne ferai pas une politique pour des clientèles ou pour des minorités.
06:40Je ferai une politique pour toute la nation.
06:44Pour cela, je vous redonnerai le pouvoir de décider.
06:49Le pouvoir de décider.
06:51C'est pour moi un enjeu vital.
06:53En démocratie, on ne peut pas et on ne doit plus gouverner contre le peuple.
07:00C'est pourquoi, lorsque je serai élu, je vous soumettrai directement, par référendum,
07:06plusieurs grands textes de loi.
07:08Ils constitueront le socle de notre nouveau contrat social
07:12pour réduire drastiquement l'immigration,
07:16engager une véritable révolution pour notre justice pénale
07:20et redonner la priorité à notre droit national
07:23dès lors qu'il s'agit de protéger nos intérêts fondamentaux.
07:28Je ne prendrai personne par surprise.
07:31Je ne ruserai pas.
07:33Je ne cacherai rien.
07:34Ni ce que je suis, ni ce que je ferai.
07:38Au cours de la campagne présidentielle,
07:40je vous présenterai le texte et le calendrier
07:43de chaque projet que vous devrez trancher.
07:46C'est ce pacte de confiance que je propose à tous les Français.
07:51Mes chers compatriotes, mes chers compatriotes,
07:54chaque génération a devant elle une tâche à accomplir,
07:58un devoir à assumer,
08:00transmettre une France meilleure à la génération suivante.
08:05À nous, il revient de reconstruire la France.
08:09Je ne vous dis pas que ce sera facile,
08:11mais je vous promets que c'est possible.
08:14J'ai vu précisément au ministère de l'Intérieur
08:16quels étaient les verrous à faire sauter
08:19pour briser l'impossibilisme qui nous paralyse trop souvent.
08:23Je sais ce qu'il faut faire,
08:25les décisions à prendre et les textes à faire voter.
08:30Tout cela est à notre portée
08:32si nous menons notre projet résolument et calmement.
08:37Simplement, il nous faudra ensemble du courage,
08:41de la détermination et beaucoup de volonté.
08:45Et cette certitude,
08:47oui, cette certitude que la France se relève toujours
08:50pour peu que nous, les Français, nous le décisions.
08:54Voilà ma conviction,
08:55voilà l'appel que je vous lance aujourd'hui
08:58pour la République que nous servons
09:00et pour la France que nous aimons.
09:05Voilà donc pour cette déclaration de candidature
09:07de Bruno Retailleau.
09:09Voilà, je refuse de laisser mon pays dans l'état
09:12où il se trouve aujourd'hui.
09:13Beaucoup de phrases importantes.
09:15Louis de Ragnel avec un candidat
09:18qui est le premier à dégainer
09:20sur cette élection présidentielle.
09:22Seulement, il dit agir pour ne pas subir,
09:24dire la vérité.
09:25C'est un peu la suite du discours de Bruno Retailleau
09:27qu'on connaissait quand il était ministre de l'Intérieur.
09:30Et puis, il annonce deux référendums,
09:32un sur l'immigration,
09:33le second sur la justice.
09:36Il rappelle tous les thèmes un peu forts
09:39pour la droite.
09:40Il propose un nouveau contrat social.
09:42Évidemment, voilà, il parle de justice,
09:44de l'école, de sécurité.
09:46Et puis, il explique que l'état de droit
09:48s'est retourné contre les Français.
09:50Donc, il appelle à complètement inverser
09:52l'état de droit tel que nous le connaissons aujourd'hui.
09:54Et puis, pour terminer,
09:55et c'est ça que je trouve intéressant,
09:57il ne parle pas du tout d'idées de primaires
10:00de la droite.
10:01Et je pense que c'est ça qui va...
10:02C'est complètement ça.
10:02Je peux vous dire que dans la course de petits chevaux
10:05avec tous les petits poussins
10:06qui sont en train de réfléchir à la présidentielle
10:08sur la ligne de départ à droite,
10:10eh bien, ça va faire...
10:11J'ai fait exprès de parler de petits poussins,
10:13je trouve ça plus mignon.
10:15Eh bien, évidemment, ça va faire réagir
10:17et donc, ça va donner lieu à des débats
10:18à partir de maintenant.
10:19Ça veut dire qu'il n'y aura pas de primaire.
10:21Voilà, c'est très clair.
10:21Il n'y aura pas de primaire.
10:22En son réaction de David Lissnard,
10:24il y a une demi-heure,
10:25il appelle à l'organisation d'une primaire ouverte
10:27parce qu'il dit que ce n'est pas les sondages
10:29qui peuvent trancher le candidat des Républicains
10:31à la présidentielle.
10:32Et ça, ça va être évidemment l'enjeu
10:34parce que les divisions,
10:35elles sont aux yeux de tout le monde.
10:36C'est-à-dire que vous avez le Sénat de Retailleau
10:38contre l'Assemblée de Laurent Wauquiez.
10:40Et quand Bruno Retailleau dit
10:41qu'il faut censurer Sébastien Lecornu,
10:43il n'est pas suivi par les députés de Laurent Wauquiez.
10:45Et quand il dit qu'il ne faut pas voter
10:46la suspension de la réforme des retraites,
10:48les députés de Laurent Wauquiez
10:49votent la suspension de la réforme des retraites.
10:51Et Laurent Wauquiez,
10:52il y a un grand papier dans le Point cette semaine,
10:53dit qu'il pense toujours à la présidentielle.
10:56Donc être divisé quand vous êtes en passe
10:58de devenir président de la République,
10:59c'est compliqué.
11:00Mais être divisé quand vous n'êtes même pas en passe
11:02d'être au second tour,
11:03c'est encore plus compliqué.
11:04Donc les Républicains vont devoir se rassembler
11:08face au rouleau compresseur
11:09que représente le Rassemblement national.
11:11Et leur chance,
11:12c'est l'éclatement aussi de la Macronie,
11:14de Gabriel Attal à Édouard Philippe.
11:16Mais si vous avez plusieurs candidats de droite,
11:19plusieurs candidats du centre,
11:20il est évident qu'à la fin,
11:22ça se terminera entre le Rassemblement national
11:23et Jean-Luc Mélenchon.
11:24Catherine Né, un mot,
11:25d'abord sur la forme.
11:27Bruno Retailleau, très sombre,
11:28costume marine,
11:29je le dis pour nos auditeurs,
11:31drapeau de français,
11:32drapeau européen,
11:34décor bleu,
11:35sobriété absolue.
11:36Comme le personnage, évidemment.
11:38Sobriété, mais moi je dirais
11:39que pour donner un peu plus de solennité
11:41à cet engagement,
11:42il lisait son texte
11:44et il aurait dû au moins avoir,
11:45je ne sais pas,
11:46des prompteurs
11:46pour pouvoir s'adresser.
11:48Avoir le regard.
11:49Arriver un regard.
11:50Parce qu'on ne baisse pas la tête
11:52régulièrement devant un texte
11:53pour lire son texte.
11:54Le texte,
11:54il ne nous surprend pas
11:55parce qu'il est un résumé
11:57de l'homme que l'on connaît
11:58depuis toujours,
11:59qui n'a pas rêvé petit
12:01d'être président de la République,
12:02mais qui a un peu découvert,
12:05d'abord en soutenant François Fillon
12:07avec l'échec subi
12:10qu'il avait beaucoup heurté,
12:12plus ensuite Valérie Pécresse,
12:14enfin dans sa famille,
12:15ce qui ne manchait pas.
12:16Et lui, en arrivant à l'intérieur,
12:18a saisi d'abord
12:19qu'il pouvait être populaire,
12:21ce qu'il n'aurait pas imaginé,
12:22qu'il pouvait gagner au la main
12:23la présidence de son parti
12:27et surtout qu'il avait
12:28des moyens de faire
12:29qui ont été stoppés
12:32parce que sur l'immigration,
12:33le Quai d'Orsay,
12:34il y avait beaucoup de choses à faire.
12:35Et là,
12:37c'est une décision
12:38qu'il a mûrie,
12:39il le dit,
12:40pendant l'hiver,
12:41pendant les lacs,
12:42quand il est après
12:42sa sortie du gouvernement.
12:44Et donc, c'est un acte
12:45et il passe le premier.
12:46Bon, ça ne veut pas dire
12:47que c'est déclaré
12:48que tout le monde va dire
12:49que c'est lui et pas d'autre.
12:50Donc là, c'est un feuilleton
12:51qui commence.
12:52Un feuilleton qui commence.
12:53Voilà.
12:53On a vu un homme
12:54que l'on connaît,
12:56comme ça,
12:57est-ce que c'est chatoyant
12:58pour eux ?
12:59Il a créé du désir,
13:00cette chose qui est quand même...
13:02C'est trop tôt pour le dire.
13:04C'est trop tôt pour le dire.
13:05Eugénie Bastier.
13:06Attention,
13:06la proposition libérale-conservatrice
13:08qui est celle des LR
13:09et de Bruno Retailleau,
13:10elle serait sans doute utile au pays,
13:12mais malheureusement,
13:13ce n'est pas la plus populaire
13:14parce qu'elle exige
13:15d'avaler une potion amère,
13:16notamment pour assainir
13:18les finances publiques,
13:19ce qui n'est pas du tout
13:19l'esprit du Rassemblement National
13:21qui, lui,
13:21est un peu démagogique,
13:22notamment sur la question des retraites.
13:24La question que je me pose,
13:25aujourd'hui, en État,
13:26effectivement,
13:26il y a quand même,
13:27il ne faut pas se mentir,
13:28très peu de chances
13:29que la droite LR
13:30soit au second tour
13:30de l'élection présidentielle.
13:32La question,
13:33c'est le second tour.
13:34Est-ce que la droite LR
13:36pourra servir
13:38de force d'appoint
13:39et de respectabilisation
13:40à une éventuelle victoire
13:42du Rassemblement National
13:43ou est-ce qu'elle sera toujours
13:45dans une démarche
13:45de non-participation
13:46de Front Républicain ?
13:47C'est ça qui va être intéressant
13:48à suivre.
13:49J'ai du mal à croire...
13:51Les choses peuvent évidemment évoluer
13:52avec la candidature au PAN
13:54de Marine Le Pen,
13:55la solidité de Jordan Bordela
13:56en cas de candidature
13:57de Jordan Bordela,
13:58mais j'ai du mal en État
13:59à croire à une possibilité
14:01d'un second tour
14:01avec un candidat LR présent.
14:04Ça me semble,
14:05aujourd'hui,
14:06très hypothéqué.
14:06Alors après,
14:07effectivement,
14:08quiconque arrivera au pouvoir
14:09ce soir en 2027
14:11arrivera avec un tel État
14:12des finances publiques
14:12catastrophiques
14:13que, de toute façon,
14:14il devra mettre en place
14:16un programme extrêmement populaire
14:19et de toute façon,
14:19il y a une cure d'austérité
14:20qui nous attend.
14:21Un mot d'Éric Nolot
14:22quand il dit
14:23Bruno Retailleau
14:24qu'on vient d'entendre
14:25sur ces news européens,
14:26je serai le protecteur
14:26de la France des travailleurs
14:28et pas de la France des profiteurs.
14:30Oui, la formule restera peut-être,
14:31mais sur la question
14:33de la primaire soulevée par Louis,
14:34ce qu'on a entendu
14:35est incompatible
14:36avec la participation
14:37à une primaire.
14:38C'est bien que ce n'est pas
14:38du tout son truc.
14:39Sur la question du désir
14:40soulevé par Catherine,
14:42on ne peut pas contester
14:43les diagnostics de M. Retailleau,
14:45mais enfin,
14:45il n'y a pas l'incarnation,
14:46il n'y a pas le souffle.
14:47En effet,
14:48il me semblait
14:49qu'il aurait mieux fait
14:50d'enregistrer,
14:52d'apprendre par cœur
14:52le texte
14:53ou de lire l'imprompteur
14:54parce que là,
14:54il y avait quelque chose
14:55dans la posture physique
14:57de contradictoire
14:58avec la solennité.
14:59Oui, mais bon,
14:59c'est du direct,
15:00il prend un risque
15:01comme disait Nicolas Sarkozy
15:02quand on parle.
15:02Je suis d'accord,
15:03mais dans ses personnalités.
15:04Il a des communicants
15:06qui vaut mieux assurer.
15:07Mais il a des communicants
15:08qui ne lui donnent pas
15:08de bons conseils.
15:09Ou alors qu'il ne les écoute pas.
15:11Je trouve que sur la forme,
15:12c'est pas très réussi.
15:13Après, sur les diagnostics,
15:15je trouve qu'on ne peut pas
15:17contredire de bonne foi
15:18ce qu'il dit.
15:18Il a fait un état de la France
15:19qui me paraît très réaliste.
15:21Après, son pari,
15:22c'est d'être le premier à tirer,
15:24d'essayer de faire en sorte
15:25que ça puisse créer
15:28une forme de dynamique
15:29et de faire en sorte
15:30que les autres soient
15:31dans une position de suiveur
15:33par rapport à lui.
15:34Mais comme l'a dit Gauthier,
15:35qui est très juste,
15:36c'est que le Rassemblement National
15:37a un tel socle
15:38qui est extrêmement solide.
15:41On voit bien maintenant,
15:42ça fait six ans.
15:43David Disnard est déjà
15:43candidat à l'élection présidentielle.
15:45Oui, mais ça fait six ans,
15:48Laurence,
15:48que le Rassemblement National
15:50ne cesse de progresser
15:52tout doucement, progressivement
15:53et arriver à une base
15:54extrêmement solide
15:55entre 34 et 36 %
15:58pour Bardella
15:59ou pour Marine Le Pen.
15:59Pour les LR le 7 juillet.
16:01Et beaucoup se jouent
16:02pour les Républicains
16:02le 7 juillet.
16:03Évidemment,
16:04c'est la décision
16:06concernant Marine Le Pen.
16:07On va savoir,
16:07le 7 juillet prochain,
16:09si elle est inéligible
16:10ou non
16:10pour le scrutin de 2027.
16:13Et en fonction,
16:14c'est elle
16:14ou c'est Jordan Bardella.
16:16Alors les LR,
16:16ils sont persuadés
16:17que pour eux,
16:18c'est mieux que ça soit
16:19Jordan Bardella
16:19parce que Marine Le Pen
16:20a plus d'expérience,
16:22a fait trois campagnes
16:23présidentielles
16:24de second tour.
16:25Alors,
16:26on verra ce que fait
16:26Jordan Bardella
16:27pendant la campagne.
16:29Mais sur le papier,
16:29moi,
16:29je ne suis pas du tout
16:30sûr que ça soit mieux
16:31pour eux que ça soit
16:32Marine Le Pen
16:32que Jordan Bardella
16:33parce que l'électeur...
16:34Jordan Bardella
16:34que Marine Le Pen.
16:35Non,
16:36je pense que...
16:37Oui.
16:37Dans l'autre sens.
16:38Je vais refaire cette phrase.
16:39Je pense que pour eux,
16:41il y a un plus grand risque
16:42si c'est Jordan Bardella
16:44que Marine Le Pen.
16:45Parce que là,
16:46il peut capter
16:46l'électorat bourgeois.
16:48Il peut capter
16:48l'électorat LR
16:49et faire cette grande réconciliation
16:51entre classe populaire
16:53et classe bourgeoise
16:53qu'avait fait Nicolas Sarkozy
16:55en 2007.
16:55C'était sa formule
16:56et il avait asphyxié
16:58Jean-Marie Le Pen.
16:59Il lui avait pris
16:59tout ce qui lui restait
17:01d'électorat.
17:02Et donc,
17:02on sait bien
17:03que Marine Le Pen
17:03n'a jamais réussi
17:04jusque-là
17:04à capter le vote bourgeois.
17:06C'était d'ailleurs
17:06l'ambition aussi
17:07d'Éric Zemmour
17:08de capter le vote populaire
17:09et le vote bourgeois.
17:10Il n'a pas, lui,
17:10capté le vote populaire.
17:11Donc, celui qui peut réunir
17:13bourgeoisie et vote populaire,
17:14à mon avis,
17:15c'est plus Jordan Bardella
17:15que Marine Le Pen.
17:17Et donc, dans ces cas-là,
17:18ça sera plus compliqué
17:18pour les Républicains.
17:19François Péponnier.
17:19On le connaît.
17:21Sur le fond,
17:22il est vraiment
17:23sur ses thèmes.
17:24Je pense que
17:25ce n'est pas quelqu'un
17:25qui se fera manipuler
17:26par des communicants.
17:27D'ailleurs,
17:28il a fait
17:29comme il le pensait.
17:30Comme il le veut.
17:30Il sait qu'il le veut
17:31et je pense que ça peut marcher.
17:32Le calcul qu'il fait aussi,
17:34c'est qu'à un moment,
17:34il peut essayer de récupérer
17:36une partie de l'électeur
17:36d'Édouard Philippe.
17:38Parce qu'on voit bien
17:38que tout ça va se mélanger
17:40entre Attal, Édouard Philippe,
17:41Lysnard, lui.
17:43Mais Gauthier l'a dit tout à l'heure,
17:44moi, je pense depuis le début
17:45qu'on va se retrouver
17:49le Front National
17:51et Mélenchon.
17:52Parce que Mélenchon,
17:54il va faire sa campagne.
17:56Et derrière,
17:56ils vont tous voir.
17:57Et que fera Bruno Retailleau
17:58le soir du premier tour ?
18:00Très intéressant.
18:00C'est là.
18:02Il ne peut pas dire
18:03Front Républicain,
18:05j'appelle,
18:06avec la jambe,
18:06il n'a jamais été
18:06pour le Front Républicain.
18:07Et donc, c'est là
18:07où les choses basculent.
18:09Parce que lui,
18:10il est capable de dire
18:10à un moment...
18:12Le sujet,
18:12ce n'est pas que fera
18:13Bruno Retailleau
18:13parce que j'en suis persuadé
18:14face à la France Insoumise,
18:16face au parti
18:17passionnément antisémite
18:18selon la justice.
18:19qu'il n'aura pas
18:20la main qui tremble.
18:21La question,
18:21c'est que feront
18:22les Xavier Bertrand
18:23et consorts.
18:24Vous savez,
18:24Xavier Bertrand
18:25qui pourrait être
18:25le candidat
18:26du Parti Socialiste.
18:27Lui et les autres,
18:29qu'est-ce qu'ils feront ?
18:30Eux,
18:30est-ce qu'ils diront
18:31vote blanc ?
18:32Ça, ça sera intéressant.
18:33Mais si Bruno Retailleau
18:34n'a pas la main qui tremble,
18:35alors là...
18:35Catherine,
18:36je veux vous entendre.
18:38Non, mais vous savez,
18:39on est quand même
18:40à 15 mois.
18:42Il va se passer
18:42beaucoup de choses.
18:43Moi, je crois quand même
18:44que le 7 juillet
18:45va être une date importante,
18:47même si déjà,
18:48avant même
18:49le résultat
18:50de ce que vont dire
18:51la Cour de l'appel,
18:53je pense que Marine Le Pen
18:55est déjà à moitié effacée.
18:56C'est-à-dire qu'il y avait
18:58le plan A et le plan B
18:59et le plan B
19:00prend un peu le dessus.
19:01Et quand on la voyait
19:02en privé,
19:02elle disait
19:03qu'elle pensait
19:05que Jordan
19:06n'était pas encore préparé,
19:07mais qu'il serait
19:08plus apte qu'elle
19:11à faire venir
19:12avec lui la droite.
19:14Alors qu'elle,
19:14elle est
19:16dans son fort intérieur,
19:17mais idéologiquement,
19:19mais plus que ça,
19:21sentimentalement,
19:22hostile à une alliance
19:23avec la droite.
19:24Parce qu'elle a trop souffert
19:26dans son enfance
19:27d'être jetée
19:27par toute une partie
19:28de la droite
19:29qu'elle a rencontrée
19:30en classe,
19:30qu'il l'a traité de mal
19:31parce qu'elle était
19:32la fille de Le Pen.
19:33Et elle n'a jamais,
19:33elle a toujours dit
19:34ni gauche ni droite,
19:35elle n'a jamais voulu s'allier.
19:36Or, elle sait très bien
19:37que Jordan Bardella
19:38aura besoin
19:38de cette France-là.
19:41Alors, Gauthier,
19:42à l'instant,
19:42une réaction de Jordan Bardella ?
19:43Oui, ça va être
19:44une campagne violente
19:46parce que le Rassemblement
19:47national,
19:48Jordan Bardella
19:48vient de poster une photo
19:49avec une photo
19:50de Bruno Rotaillot
19:51portant un petit chien
19:52et regardant vers la fenêtre.
19:53C'est un caniche ?
19:54C'est un caniche ou pas, non ?
19:55Vers la fenêtre,
19:56il lui met les chiffres
19:58en hausse
19:59des titres de séjour
19:59délivrés.
20:00Et c'est les chiffres
20:01qu'on a eus,
20:02vous savez,
20:02sur l'année 2025
20:04sur l'immigration
20:05avec effectivement
20:05une hausse
20:06des titres de séjour,
20:07même un record.
20:09Jamais autant d'immigrés
20:11en France.
20:11Et puis, il y a eu
20:12les chiffres qui sont tombés
20:13la semaine d'après
20:13de l'insécurité
20:14qui n'étaient également
20:16pas bons.
20:17Et puisque Bruno Rotaillot
20:18est parti sur un désaccord
20:19de casting,
20:20c'est-à-dire sur Bruno Le Maire,
20:21ministre de la Défense
20:22et non sur un désaccord
20:23de fond,
20:24en disant, par exemple,
20:25il aurait pu partir
20:25sur l'Algérie
20:26en disant que je n'ai pas
20:26les moyens d'agir,
20:27eh bien, on voit bien
20:28que la sortie du ministère
20:29de l'Intérieur
20:30lui a un peu coûté
20:31parce que si vous étiez parti
20:33sur une question de fond
20:34comme sur l'Algérie,
20:34je pense qu'il y aurait
20:35eu une envolée
20:36dans les sondages.
20:36Or, là, il y a eu
20:37un moment de flottement
20:38et il y a cette déclaration
20:40de candidature
20:41qui vient à ce moment-là.
20:42Et on voit très clairement,
20:43c'est ce que je vous disais,
20:45la campagne présidentielle
20:46est en train de commencer
20:46entre deux candidats probables.
20:48C'est-à-dire que Bruno Rotaillot l'est,
20:50on verra s'il y a une primaire
20:51comment c'est départagé
20:52à la fin chez LR
20:53et Jordan Bardella
20:54le sera peut-être
20:55le 7 juillet au soir.
20:56Et donc, c'est parti directement
20:57parce qu'ils vont se disputer
20:58cet électorat-là,
20:59l'électorat de droite historique.
21:01Il y a cette proposition
21:02de référendum,
21:03ils nous ont été promis
21:04par Emmanuel Macron,
21:05ils n'ont évidemment
21:06jamais vu le jour.
21:07Immigration, justice,
21:09des thèmes éminemment régaliens,
21:11Éric Nolo,
21:11sur lesquels les Français
21:12veulent s'exprimer.
21:14Ils disent tous la même chose,
21:15mais ils souhaitent s'exprimer.
21:16– Mon avis,
21:17c'est la clé de la présidentielle.
21:19Celui qui parviendra à convaincre,
21:20qui va vraiment donner
21:20la parole aux Français,
21:22qui ont l'impression,
21:23à juste titre,
21:23que ce qu'ils veulent
21:24n'est jamais pris en compte
21:25parce que c'est soit défait
21:27par le Conseil constitutionnel,
21:28soit le Conseil d'État,
21:29soit pas du tout pris en compte.
21:30Donc je pense que ce sera...
21:32Là, il a vraiment marqué un point
21:34parce que c'est ça
21:34qu'on veut entendre.
21:35Les Français veulent avoir la parole
21:37et que leur parole
21:38soit suivie d'actes.
21:39Et le référendum
21:40correspond à ces deux conditions.
21:42– Oui.
21:42– Et même,
21:43je vais dans le sens
21:43de ce que dit Éric Nolo,
21:45en réalité,
21:45sans référendum,
21:47tout ce qu'on vous promet,
21:48c'est du vent.
21:49Je vous assure,
21:49sur la sécurité,
21:50l'immigration et la justice.
21:51– Parce que pourquoi ?
21:51Est-ce que ça donnera la force
21:53de sortir de tout ce qui nous emprunte ?
21:55– Au-delà de donner la parole
21:57aux Français.
21:57En réalité,
21:58il faut changer la Constitution
21:59pour que le droit français
22:01soit supérieur
22:01aux droits européens
22:02et aux traités internationaux.
22:05Je vous prends un exemple.
22:06Vous savez,
22:06on a beaucoup parlé
22:07des accords de 68
22:08avec l'accord entre la France
22:09et l'Algérie.
22:10Eh bien, aujourd'hui,
22:11vous pouvez faire
22:11toutes les lois que vous voulez
22:12dans la mesure
22:13où ce traité
22:14est un traité international.
22:15il est par définition
22:17supérieur aux droits français.
22:19C'est-à-dire que
22:19vous pouvez mettre
22:20ce que vous voulez
22:20dans le droit français.
22:21De toute façon,
22:22c'est inférieur
22:23en termes normatifs
22:24par rapport
22:25aux droits internationaux.
22:26Et le seul moyen
22:27que vous avez
22:28pour retrouver
22:29une forme de souveraineté juridique,
22:31le sujet est exclusivement juridique,
22:34eh bien,
22:34c'est le référendum.
22:35Donc, tous ceux
22:36qui vous racontent
22:36qu'on peut le faire
22:37sans faire de référendum,
22:39on aura une continuité
22:40de ce qui se passe aujourd'hui.
22:41On voit bien quand même
22:42le constat actuel.
22:44– Il faut une rupture.
22:44– Non, mais le constat actuel,
22:46vous voyez bien
22:46qu'on aime ou qu'on n'aime pas
22:47Emmanuel Macron.
22:48Sur la question
22:48de la justice des mineurs,
22:49sur la question de l'immigration,
22:51sur tous ces sujets-là,
22:52il y a soit le Conseil constitutionnel,
22:53soit le Conseil d'État.
22:55Voilà.
22:55En fait, on ne peut plus
22:56aller au-delà de ce qui…
22:57– La CADH.
22:58– Exactement.
22:58On ne peut plus aller au-delà
22:59et donc, sans référendum,
23:01on restera dans ce cadre
23:03qui nous contraint
23:04et qui nous empêche.
23:04– Sauf qu'il y a quand même
23:05un virage intéressant
23:06de la Commission européenne
23:06sur la question de l'immigration.
23:08Vous savez que là,
23:08ils sont en train
23:09de mettre en place
23:10une évolution législative
23:11avec un serré-lévis
23:14au niveau migratoire
23:14et que la Commission européenne
23:15a critiqué Sanchez,
23:17le Premier ministre espagnol,
23:18parce qu'il régularisait
23:19des clandestins.
23:20– 500 000 000.
23:20– Alors qu'il y a quelques années,
23:21il critiquait Orban
23:23parce qu'Orban a stoppé l'immigration.
23:25Il y a quand même
23:25un changement au niveau européen
23:26qui est intéressant.
23:27Donc, est-ce que…
23:28– Mais qu'il y a un changement ou pas ?
23:29Ça ne change rien
23:30sur notre souveraineté,
23:31notre capacité à dire non.
23:32– D'accord, mais s'il y a un changement
23:32au niveau européen
23:33au niveau de migratoire,
23:34ça changera peut-être
23:35la possibilité
23:38de passer par un référendum ou pas
23:39parce que je crois,
23:40malheureusement,
23:41je pense que c'est sans doute nécessaire
23:42mais ça va être très très compliqué
23:44parce que le Conseil constitutionnel
23:44ne l'autorisera pas
23:45et que ce sera un bras de fer juridique.
23:48Il va falloir être très très solide
23:50pour tenir ce bras de fer.
23:51– Je rebondis sur ce que vous dites
23:52et après j'ai vraiment terminé.
23:53Je pense qu'on est un tel État
23:55du droit qui est totalement figé
23:57et avec effectivement
23:58le Conseil constitutionnel
23:59qui ne veut rien changer
24:00que malheureusement,
24:01je pense que le ministre
24:02le prochain ministre de l'Intérieur
24:03après la présidentielle
24:04sera obligé d'aller flirter
24:06la légalité
24:07pour un certain nombre de décisions
24:08parce que sinon
24:09vous ne pouvez rien faire
24:10et donc il faudra tester
24:11un certain nombre de choses
24:12sinon vous ne pourrez rien faire.
24:15– Catherine Nel.
24:15– Oui, Joël,
24:17le président Bardella
24:18a posté cette photo
24:19où on voit le Premier ministre
24:20avec un petit chien
24:21qui regarde les mauvais résultats.
24:23Mais je pense qu'au jour d'aujourd'hui
24:25le ministre de l'Intérieur
24:27ne pouvait pas avoir
24:28de meilleurs résultats.
24:29C'est-à-dire que tout ce qui est
24:30l'immigration,
24:31c'est le Quai d'Orsay
24:32qui décide.
24:32Et vous voyez bien
24:33qu'au moment où il attaquait
24:34le plus l'Algérie,
24:35d'ailleurs ce qui agaçait
24:36beaucoup le Rassemblement national
24:38parce qu'il venait
24:39sur son terrain,
24:40c'était les mêmes thèmes
24:41et donc ils l'ont
24:42sans arrêt attaqué
24:43parce qu'il les gênait.
24:44C'était le seul
24:45qui avait le courage
24:46de parler un peu comme eux.
24:47Eh bien on voyait bien
24:48que l'ambassade
24:49de France à Alger
24:51ou ce qu'il en reste
24:51entre les quelques fonctionnaires
24:53qui sont toujours là
24:55annonçait comme une victoire
24:58l'admission des visas
25:00pour 8000 étudiants algériens.
25:02Ils avaient doublé le nombre
25:03comme si c'était
25:04une grande victoire.
25:05En tout cas c'était
25:05une victoire pour l'Algérie.
25:07Donc vous voyez bien
25:07que c'était très difficile
25:09à admettre aussi
25:10pour Bruno Retailleau.
25:11Et là quand vous dites
25:12qu'il est parti
25:13pour une histoire de casting,
25:15non c'est qu'il a compris
25:16qu'il avait confiance
25:18en le Premier ministre
25:21Le Cornu
25:22et il s'est aperçu
25:22qu'il lui a raconté
25:23sans arrêt
25:24comme dirait l'autre
25:24des carabistouilles
25:25et qu'il ne pouvait pas
25:26avoir confiance
25:26et il a eu comme ça
25:28une crise
25:29en disant
25:29je préfère m'en aller.
25:31Moi je suis persuadé
25:32que s'il était parti
25:32sur une question de visa
25:33sur l'Algérie
25:34de désaccord avec le Quai d'Orsay
25:35ça lui aurait permis
25:36une bien meilleure
25:38rampe de lancement
25:39en vue de la présidentielle.
25:41Les carabistouilles
25:41comme vous dites
25:42les français
25:42ça leur passe largement au-dessus
25:43ils ne comprennent pas très bien
25:44ce qui se passe
25:46les claques qu'il porte
25:46à Matignon etc.
25:48Et donc à la fin
25:49ils sont retenus
25:49qu'il est parti
25:50parce que Bruno Le Maire
25:53allait entrer
25:53au ministre de la Défense.
25:55Non parce qu'il lui avait
25:56promis des choses
25:56qu'il n'a pas tenues
25:57c'est pas la peine de continuer.
25:59Oui mais c'est vrai
25:59que c'est inaudible
26:00pour le français
26:00surtout avec un tweet
26:01qui part comme ça.
26:02Je pense qu'il a loupé
26:03sa sortie.
26:04On peut comprendre
26:05qu'il a loupé sa sortie.
26:05Est-ce qu'il a réussi
26:06son entrée en candidature ?
26:07Moi je pense qu'il réussit.
26:08C'est le premier
26:09il dégaine le premier
26:10il est dans son style
26:12on pourra critiquer
26:13la forme
26:13le fond je ne pense pas
26:14mais la forme
26:15il est dans son style
26:16il commence.
26:17Les autres
26:17il faudra qu'il se raccroche.
26:19Eugénie.
26:20Le problème de Bruno Retailleau
26:21c'est qu'il y a une forme
26:22d'austérité quand même
26:22dans sa personne
26:23de rigueur
26:25qui certes
26:25est peut-être nécessaire
26:26pour le pays
26:27mais je ne suis pas sûre
26:28que dans une présidentielle
26:29ce soit ce que les français
26:30attendent
26:30pour avoir le programme
26:31le meilleur possible
26:34peut-être avec les meilleures
26:34solutions pour la France
26:36je pense que
26:37nous sommes dans
26:37une espèce de dynamique
26:39de catharsis populiste
26:40après dix années
26:41de macronistes
26:41qui font qu'il va être
26:42quasiment impossible
26:44d'éloger
26:45le rassemblement national
26:46du second tour
26:46alors peut-être que
26:47ce que recherche Bruno Retailleau
26:48c'est d'être au second tour
26:49face au rassemblement national
26:50alors là bon courage
26:51c'est-à-dire qu'il faut éliminer
26:52toute la gauche
26:55et tout le centre
26:56Édouard Philippe
26:57Gabriel Attal
26:58oui mais c'est sans doute
26:58que la barrière au second tour
27:00va être très très basse
27:01s'il y a une multiplication
27:01de tous les petits candidats
27:02si vous avez
27:037 ou 8
27:04vous aurez peut-être moins
27:05peut-être comme en 2002
27:0815-16
27:09pour le deuxième
27:10le premier il sera à 30
27:12oui
27:12Eric Nolo
27:13oui ça le premier
27:13le rassemblement national
27:14il sera à 30
27:14Bruno Retailleau a aussi évoqué
27:15un pacte de confiance
27:16la confiance elle est rompue
27:18aujourd'hui
27:18entre les français et leurs élites
27:19on le voit
27:20sondage après sondage
27:21ils disent
27:22plus rien ne fonctionne bien
27:23dans notre pays
27:24retisser ce lien de confiance
27:26avec peut-être un programme
27:27qui sera du sang et des larmes
27:29parce qu'il va falloir
27:30assainir les finances publiques
27:31ça va pas être simple
27:32pour ce candidat LR
27:33non de retrouver la confiance
27:34et puis surtout
27:35de convaincre les français
27:36de payer le prix
27:37parce que les français
27:38vous les interrogez
27:39ils disent
27:39oui non mais c'est catastrophique
27:40on n'a plus confiance
27:40puis on leur dit
27:41bon il va falloir faire des efforts
27:42là il y a tout de suite
27:43beaucoup moins de monde
27:44pour soutenir
27:45ça va être très difficile
27:46parce que certes
27:47on va leur redonner la parole
27:48enfin je me place dans le cas
27:49de Bruno Retailleau
27:51mais on va aussi leur demander
27:52énormément d'efforts
27:53alors est-ce que les français
27:55sont prêts à entendre
27:56ce langage de vérité
27:57ça c'est toute la question
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