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00:00Ragnel, l'actualité c'est aussi le procès de Marine Le Pen en appel, avec évidemment une réquisition, des réquisitions qui sont très attendues aujourd'hui,
00:09puisqu'elles pourront évidemment déterminer si Marine Le Pen aura le droit ou non de se présenter à l'élection présidentielle.
00:16Où en est-on ? A priori, toutes les réquisitions ne sont pas tombées encore, Louis de Ragnel, mais on a déjà une tonalité.
00:21Oui, a priori, la présidente de la Cour d'appel a décidé de ne pas requérir d'exécution provisoire concernant la peine d'inéligibilité de Marine Le Pen qui avait été décidée en première instance.
00:38Ça veut dire concrètement quoi, Louis ?
00:39On attend de voir l'ensemble des réquisitions, et par ailleurs, ce sont des réquisitions, on attend ensuite le fait.
00:46On est d'accord.
00:47Et ensuite, s'il y a un pourvoi en cassation, il faut savoir que le pourvoi ne suspend pas ce qui a été décidé en deuxième instance.
00:54En deuxième instance. Mais là, s'il n'y a pas d'exécution provisoire de l'inéligibilité qui avait été infligée à Marine Le Pen, politiquement parlant, ça veut dire quoi ?
01:04Qu'elle peut se présenter ou pas ?
01:05Déjà, ça veut dire qu'en deuxième instance, la justice ne considère pas la même chose que ce qui a été considéré en première instance.
01:13Et donc, ça veut dire que pour la justice, en tout cas, si c'est vraiment ça qui est requis par le parquet, par le tribunal, pardon, ça veut dire qu'il est considéré que c'était peut-être un peu excessif en première instance.
01:29Elle avait cinq ans d'inéligibilité.
01:30Exactement.
01:31Avec exécution provisoire.
01:32Exactement. Il y avait cinq ans d'inéligibilité, puis plusieurs années de prison, dont deux fermes. Il y avait quatre années de prison, dont deux fermes qui avaient été décidées en première instance.
01:42Donc, on attend de voir aussi l'ensemble des réquisitions pour pouvoir avoir une lecture et une appréciation globale.
01:46Il y a déjà des peines qui sont tombées, en tout cas des réquisitions qui sont tombées, pardon, évidemment.
01:51M. Audoul, par exemple, huit mois d'emprisonnement avec sursis inéligible pendant un an.
01:55M. Le Rachinelle, pareil, deux ans d'emprisonnement avec sursis inéligible.
01:59Trois ans.
01:59Éric Cronel, on voit que les réquisitions, alors attention, ce ne sont pas des condamnations, ce sont des réquisitions.
02:04Ça donne un indicateur de ce qui va se passer, peut-être, au début de l'été.
02:09M. Louis de Ragnel est plus connaisseur que moi, donc je vais être très prudent, mais si l'exécution provisoire saute, Louis de Ragnel, ça veut dire qu'elle peut être condamnée, mais qu'elle aura suffisamment de temps pour se présenter.
02:20M. A priori, oui.
02:22M. C'est ça que ça veut dire.
02:22M. Le Parquet général a demandé de ne pas assortir les peines complémentaires d'inéligibilité, voilà.
02:30M. Oui, mais là, ça change. Pardon, enfin, si c'est ça qui est requis et qui est...
02:35M. Donc, pas d'exécution provisoire.
02:37M. Alors, attendez, Eric Nolo ?
02:38M. Oui, mais moi, c'est ce que je comprends.
02:39M. Il y a une forme de cohérence, parce que je n'ai jamais compris la défense de Marine Le Pen et des autres en première instance,
02:46qui consistait à dire, de toute façon, vous n'avez rien à me dire, on fait ce qu'on veut, tout le monde faisait ça.
02:51Donc, le parquet a dit, écoutez, puisque vous ne reconnaissez pas la faute, c'est que vous êtes donc prêt à renouveler,
02:56donc il y a un risque de trouble à l'ordre démocratique, donc vous êtes inéligible.
03:01Là, la deuxième défense, ça consiste à dire, de toute façon, sur le fond du problème, c'était indéfendable.
03:06La faute, elle est avérée. Mais maintenant, c'est...
03:08Écoutez, oui, on a commis une faute, nous n'avions pas l'intention de le faire, et évidemment, nous ne le referons pas.
03:13J'ai l'impression que la justice, je ne préjuge pas de la décision finale, dit,
03:16puisque vous avez reconnu la faute et que vous dites que vous ne recommencerez pas,
03:19donc il n'y aura pas d'inéligibilité.
03:20Et ça change tout pour elle, parce qu'en effet, sur la base de ces informations brutes,
03:25elle pourra se présenter en 2020.
03:26À l'instant, Louis Alliot, emprisonnement, demandé 18 mois d'emprisonnement avec sursis,
03:30inéligible 3 ans, amende 8 000 euros.
03:33Louis de Ragnel, est-ce que ça veut dire, par exemple, il est candidat au municipal,
03:37M. Alliot, ça ne l'empêche ? Ça l'empêche de se présenter ?
03:43A priori, alors, ce sont des réquisitions, donc on attend encore une fois le verdict,
03:47mais s'il était condamné, alors le problème, c'est que le verdict devrait...
03:51Non, l'annonce de la date du verdict a lieu la semaine prochaine,
03:53et le verdict sera prononcé autour de l'été, donc Louis Alliot aura été peut-être élu entre-temps.
03:59C'est ça, en tout cas, effectivement, les peines sont légèrement différentes
04:03de celles de la première instance d'ores et déjà.
04:05Eric Nolo, je vous avais...
04:06Oui, non, mais je vais terminer.
04:08Je trouve que la justice réagit de manière cohérente,
04:11et que Marine Le Pen a trouvé la bonne défense.
04:13Alors, on verra si elle est couronnée de succès jusqu'au bout,
04:15mais il me semble que là, elle est dans une forme de cohérence.
04:18Eric Le Revelle, on voit que s'il n'y a pas d'exécution provisoire
04:22de cette peine d'inéligibilité qui est requise, ça change la donne, complètement.
04:27Moi, c'est ce que je comprends.
04:28C'est pour ça que je voulais que Louis de Ragnel nous précise un peu.
04:30Mais on est encore loin de la décision finale,
04:32puisque ça intervient en juillet ou au début de l'été.
04:35Ce sont les magistrats qui ont décidé de les juifs.
04:36Mais en tout cas, ce qu'on peut dire, c'est que la justice, cette fois-ci,
04:40ne considère pas, visiblement, qu'il faudrait assortir
04:44la responsabilité pénale sur le détournement d'argent public
04:48des assistants européens, de la sortir d'une exécution provisoire.
04:51De l'inéligibilité.
04:53Oui, qui condamnait Marine Le Pen à ne pas pouvoir faire appel
04:57et à ne pas pouvoir se représenter.
04:59Ce qui avait été beaucoup critiqué.
05:01Cette exécution provisoire qui avait été critiquée.
05:03Si vous vous souvenez, le changement de temps avait été net
05:06dès le premier jour de ce second procès,
05:08puisque c'est le président du tribunal qui avait trouvé que,
05:11alors j'ai plus les termes en tête, mais que cette première décision
05:15était trop...
05:15La présidente du tribunal, effectivement, qui avait considéré
05:18que les accusations étaient trop larges.
05:20Trop larges, voilà.
05:20Et donc, la présidente a voulu resserrer le dossier
05:24pour qu'il ne concerne exclusivement que ce qui pouvait incomber
05:30à la responsabilité de Marine Le Pen.
05:32Ça avait été demandé par l'avocat de Marine Le Pen, maître Bosselut.
05:36Et ensuite, ça avait été quand même un procès compliqué pour Marine Le Pen.
05:40Marine Le Pen avait simplement considéré que la présidente du tribunal
05:44n'était pas systématiquement en train d'essayer de la charger,
05:48de l'attaquer, il n'y avait pas d'hostilité ou de haine
05:51comme ce qu'elle avait pu vivre en première instance.
05:54Et puis, par ailleurs, ce qui n'était pas simple,
05:56et d'ailleurs, à tous les procès visant les partis politiques,
05:59ce qui est toujours compliqué pour les politiques,
06:01c'est d'expliquer le fonctionnement de la vie politique à la justice.
06:04Et c'est vrai que la justice, souvent, va prendre, par exemple,
06:07l'organigramme d'un parti et va le considérer comme si c'était
06:09l'organigramme d'une entreprise ou d'une administration.
06:12Sauf que dans un parti politique, des fonctions,
06:14parfois ce sont des fonctions honorifiques,
06:16ne correspondent pas forcément à la réalité d'une responsabilité.
06:20Regardez, vous avez dans des partis politiques des gens
06:22qui ont des titres de conseillers spéciaux,
06:24de chargés d'admission en charge de je ne sais pas quoi,
06:26et souvent, et parfois, ça ne veut rien dire.
06:29Enfin, là, il y a quelque chose au sujet de l'État.
06:31L'accusation visant Marine Le Pen,
06:36c'était, parce que lui reprochait Marine Le Pen,
06:39c'est en gros d'avoir mis en place un système
06:41pour bénéficier au Rassemblement national et donc de l'argent européen.
06:46Et Marine Le Pen a essayé de montrer qu'il n'y avait pas un système,
06:50qu'il y avait des cas, certes, qui étaient peut-être problématiques,
06:52mais qu'il n'y avait pas un système organisé.
06:54– Autre réquisition pour Bruno Golnich,
06:56trois ans de prison avec sursis,
06:58amende 50 000 euros, inéligible, trois ans.
07:00Vous voulez rajouter quelque chose, M. Dorido ?
07:02– C'est quand même un truc qui est vieux, comme le monde,
07:05quand j'étais gamin, ça existait déjà,
07:06et ça ne nous rajeunit pas,
07:08c'est que le financement des partis politiques,
07:10ça reste toujours un vrai sujet dans ce pays.
07:13Et puis, pardon, quand même, pour le citoyen moyen
07:17qui ne connaît pas le fonctionnement de la justice
07:19comme peuvent le connaître les journalistes,
07:21c'est quand même fou.
07:23Marine Le Pen, on verra, le verdict va tomber l'été,
07:25mais pour les municipales qui ont lieu dans 50 jours,
07:28un monsieur comme Louis Alliot,
07:29qui est quand même maire d'une grande ville,
07:30quand même c'est Perpignan,
07:32ça paraît un peu ubuesque de dire,
07:34ce monsieur risque d'être réélu là, au mois de mars,
07:38et puis frapper d'une peine d'inéligibilité
07:40deux mois après.
07:42Je veux dire, pour le qui-d'âme moyen,
07:44on sait qu'il y a une défiance,
07:46on en parlait tout à l'heure,
07:47de l'autorité, des institutions.
07:50Là, quand même, on peut comprendre
07:51que c'est difficile de donner l'exemple,
07:53parce que, en tout cas, j'ai le sentiment
07:55que ça peut créer une espèce d'idée
07:57que ça ne rime à rien à tout ça.
07:58– Jean-Norido, oui, je comprends tout à fait,
08:00mais en même temps, c'est une façon,
08:02pour moi, pour le coup, pour la justice,
08:05d'annoncer, d'affirmer son indépendance.
08:08Parce que, précisément,
08:09elle ne peut pas avoir un calendrier de la justice
08:13qui soit calqué sur le calendrier politique, forcément.
08:15– C'est formidable ce que vous venez de dire, Éric.
08:18Ah oui, effectivement,
08:20la justice marque son indépendance.
08:22Je ne suis pas très certaine de cela.
08:24– Je pensais vraiment que vous étiez sincère, vous voyez.
08:26– Mais la justice, c'est attendre, par exemple,
08:30justement, ce qui a été dit aussi par le procureur,
08:34c'est ça, le procureur général,
08:37et ça, c'était formidable,
08:38c'est qu'il a reproché à Marine Le Pen
08:40d'avoir, justement, parlé dans les médias
08:43et d'avoir remis en cause les décisions de la justice.
08:47Vraiment.
08:47Et on sentait vraiment qu'il avait envie un petit peu,
08:50excusez-moi de le dire ainsi,
08:52mais de faire en sorte de lui faire payer.
08:55Mais moi, je voudrais juste vous dire une chose,
08:57c'est que, quelle est la frontière ?
08:58Et vraiment, sérieusement,
08:59parce qu'Éric, je le sens, là, il est prêt,
09:02entre le temps au Parlement européen
09:06et le temps où vous êtes à Paris.
09:08Comment cette attachée parlementaire ?
09:10Comment...
09:10Non, mais excusez-moi, j'ai été lue aussi,
09:13donc je vois bien que c'est très difficile.
09:15Et je vais vous dire autre chose.
09:16Elle a dit quelque chose qui est très important.
09:19Elle a reproché au Parlement européen
09:21de ne pas avoir fait le nécessaire pour informer.
09:23Et ça, moi, je trouve que c'est très important.
09:26Parce que souvent, les élus,
09:27ce qui est mis en place,
09:29dans le cadre des formations,
09:30c'est de les informer de leurs droits
09:32et de leurs devoirs.
09:33Éric Nolot, et après, on va essayer de voir
09:34ces réquisitions dans leur ensemble.
09:37Non, mais le seul véritable sujet,
09:39c'est l'exécution provisoire.
09:40Parce que le fond du dossier, pardonnez-moi,
09:42c'est indéfendable.
09:43Il y a des documents internes,
09:45il y avait une sorte d'organisation,
09:46de système qui est mis en place.
09:48Même eux, ils ne le nient pas.
09:49Il n'y a que Louis Dragnel,
09:50maintenant, qui le nie.
09:51C'est le dernier avocat.
09:52Qu'est-ce que je nie, moi, pardon ?
09:53Qui est faute.
09:54Il y a faute.
09:55Après, moi, je ne vous ai jamais dit qu'il n'y a pas...
09:57Non, mais on ne sait jamais les frontières.
09:59Moi aussi, on sait très bien qui...
10:00Non, mais par ailleurs...
10:01Attendez, pas tous en même temps.
10:03Pas tous en même temps, s'il vous plaît.
10:04Après, l'exécution provisoire,
10:05pour moi, c'est un tout autre sujet,
10:06parce que je trouve anormal
10:08que la justice décide à la place des électeurs.
10:10Pour moi, c'est le seul sujet.
10:11La faute, elle est avérée.
10:12Mais c'est une loi, décidez par les électeurs.
10:14Oui, je sais bien, c'est un problème.
10:16Mais il y a un autre sujet dans le sujet,
10:17c'est que que se passe-t-il, par exemple,
10:18dans le cas de M. Louis Alliot,
10:20s'il est déclaré inéligible alors qu'il vient d'être réélu ?
10:22Est-ce qu'il doit quitter son poste ?
10:23Non.
10:23En théorie, comment ?
10:24Oui, il doit quitter son poste.
10:25Non, attendez.
10:26En théorie, non.
10:27On pose la question.
10:27En théorie, non, parce que...
10:28Non, quand c'est un député, il termine son mandat.
10:32Exactement.
10:32Quand il est député, il termine son mandat,
10:34mais quand il est maire,
10:35je crois qu'il y a des élections anticipées.
10:36Alors, on va vérifier ça.
10:37On va demander à David Pougeot de vérifier ça.
10:40Oui, Marine Le Pen, par exemple,
10:42maire jeune, s'il avait été condamnée en première instance.
10:44Mais le maire, non.
10:46Si on reprend, il est 18h44,
10:48on est en direct sur CNews et Europe 1.
10:49Ce qu'a dit le parquet général aujourd'hui,
10:51il est déjà annoncé qu'il réclamerait à nouveau
10:53l'inéligibilité de Marine Le Pen.
10:56Mais il annonce maintenant
10:58qu'il n'y aura pas d'exécution immédiate, provisoire.
11:01Ce qui change, évidemment, la durée.
11:02Après, il y a la durée.
11:03C'est-à-dire que s'il réclame les deux ans,
11:06les deux ans d'inéligibilité...
11:07On attend et ça va tomber dans quelques secondes
11:08pour Marine Le Pen.
11:09Ce qui est très compliqué pour Marine Le Pen de se présenter.
11:10Et puis, par ailleurs, il y a un deuxième sujet.
11:12C'est qu'elle est condamnée à...
11:14Enfin, pardon, en premier instance,
11:15elle a été condamnée à quatre ans de prison,
11:17dont deux fermes, donc deux avec sursis.
11:20Et le sujet, c'est que...
11:21Le bracelet.
11:21Ces deux fermes sont aménageables
11:24avec un bracelet électronique.
11:25Et Marine Le Pen...
11:26Alors ça, on a loué cinq ans d'inéligibilité
11:28pour Marine Le Pen,
11:29donc ça n'a pas bougé dans les réquisitions.
11:31100 000 euros d'amende,
11:32quatre ans de prison,
11:33dont trois ans avec sursis,
11:34parties fermes sous bracelet.
11:36Donc, ils n'ont pas bougé sur l'inéligibilité de Marine Le Pen.
11:38De toute façon, si elle ne fera pas...
11:40Marine Le Pen a toujours dit
11:41qu'elle ne ferait pas campagne sous bracelet électronique.
11:43Parce que, enfin, outre le côté extrêmement humiliant,
11:47et puis systématiquement, on la renverrait à ça,
11:49il y a aussi le fait que,
11:50de manière très opérationnelle et très concrète,
11:52quand vous portez un bracelet électronique,
11:54vous devez demander l'autorisation de sortir
11:55d'un département,
11:57vous devez rentrer avant telle heure chez vous,
11:59donc ce n'est pas faisable.
12:00On le rappelle que ce sont les réquisitions,
12:02que ça ne s'agit absolument pas
12:04de ce qui va décider par les juges au mois de juin.
12:08Ils vont avoir du temps,
12:09il y aura évidemment du temps de réflexion,
12:12mais on voit que les réquisitions sont sévères.
12:14Et donc, 5 ans de n'inéligibilité,
12:16c'est maintenu pour Marine Le Pen.
12:17Ils disent qu'elle a commis une faute,
12:19et il va falloir, encore une fois,
12:21qu'elle paye pour cela,
12:23Louis de Ragnel.
12:24Ah ben non, mais très clairement, oui.
12:26La sévérité reste la même.
12:28Il y a simplement la partie sur l'exécution provisoire
12:30qui n'est pas requise cette fois-ci.
12:34La seule chose où ils ont bougé,
12:36c'était 4 ans de prison,
12:37dont 3 ans avec sursis.
12:39Et donc, dans le développement
12:41qui a été fait cet après-midi,
12:43dans les réquisitions,
12:45il y a quand même la démonstration
12:46de l'existence d'un système
12:48mis en place par le Front National de l'époque.
12:52Et donc, la conviction de la justice
12:54reste sensiblement la même.
12:55Donc, si on en croit ses réquisitions,
12:57en tout cas, ce qui est demandé,
12:58c'est que Marine Le Pen fasse au moins
12:59un an de prison avec un bracelet,
13:02avec sursis, évidemment.
13:05Et donc, ça veut dire que,
13:07en fonction de ce qui va se passer
13:08dans les prochains mois,
13:09ça aubert, évidemment, son navire.
13:11Si et seulement si,
13:12les réquisitions sont suivies
13:14au moment du verdict.
13:15Mais c'est un signal, quand même,
13:17qui est envoyé par la justice, aujourd'hui.
13:18Oui.
13:19Non, mais c'est un signal
13:20qui reste très dur.
13:21Très dur.
13:21Ça les place dans une situation
13:23d'incertitude qui est terrible,
13:24parce que c'est quand même demain,
13:26l'élection présidentielle.
13:28Donc, non, c'est une décision.
13:30Enfin, ce n'est pas encore la décision.
13:31Non, non, ce n'est pas la décision.
13:32Mais c'est quand même un indicateur.
13:34Ce sera lourd de conséquence.
13:35On connaîtra la date.
13:36Marine Le Pen, Louis-Darignan,
13:37elle avait adopté une stratégie de discrétion
13:39depuis le début de ce procès.
13:40Aucune intervention auprès de la presse.
13:42Elle ne parle pas à l'entrée de l'audience,
13:44ne parle pas à la sortie de l'audience.
13:45Peut-être va-t-elle le faire ce soir.
13:46Je ne le sais pas.
13:48Elle avait vraiment changé de stratégie
13:50ou pas réellement, sur le fond,
13:51dans ce procès ?
13:52Sur le fond,
13:53la seule différence qu'il y a eu
13:55entre le procès en première instance
13:57et le deuxième procès,
13:59ça a consisté à reconnaître
14:00certains manquements,
14:01mais par ignorance.
14:03Elle a, par exemple,
14:04à plusieurs reprises,
14:05expliqué peut-être que
14:07tel ou tel acte a été commis,
14:09mais c'était par naïveté,
14:11sans avoir pleinement connaissance
14:13ou pleinement conscience
14:14du fait que tel ou tel acte
14:17était illégal ou contraire à la loi.
14:20Donc ça, c'est ce qu'elle a un peu lâché
14:22à l'occasion du second procès,
14:24donc du procès en appel,
14:25alors qu'en première instance,
14:26elle avait fermé un peu toute possibilité
14:30de reconnaître la moindre erreur.
14:33Et ensuite,
14:33ça lui avait plutôt profité
14:35dans le climat
14:36qu'on avait pu observer
14:39à l'occasion de ce second procès.
14:41Et Marine Le Pen
14:42expliquait d'ailleurs
14:42que la présidente du tribunal
14:44était plutôt,
14:46en tout cas,
14:46à l'écoute
14:47et elle a essayé de comprendre.
14:48Ce n'est pas ce qu'a dit
14:49le parquet général.
14:50Comment ?
14:51Le parquet général a été...
14:52Bien sûr, mais même si les questions
14:53étaient extrêmement exigeantes
14:54et que parfois,
14:55on voyait que Marine Le Pen
14:56avait...
14:57Même si elle essayait de convaincre,
14:59ça ne parvenait...
15:00Ce n'était pas suffisant
15:00pour convaincre la justice.
15:01Éric Revelle,
15:02je vous l'ai dit,
15:03le parquet général avait d'ores et déjà annoncé
15:05qu'il réclamerait
15:06cette inéligibilité de Marine Le Pen
15:08qui est la même
15:09que celle de la première instance.
15:10Cinq ans d'inéligibilité.
15:12Les avocats généraux
15:13n'avaient pas caché
15:13leur agacement
15:14devant la stratégie
15:15dit-il de délégitimation
15:18de la justice entreprise,
15:20selon eux,
15:20par les prévenus.
15:22Ça a pu jouer, ça aussi ?
15:23Oui, c'est aussi,
15:25à mon sens,
15:26la raison pour laquelle
15:26elle a changé un peu
15:27ou ses conseils
15:29ou ses avocats
15:30ont changé un peu
15:31d'angle d'attaque.
15:34Alors, je ne dis pas
15:34qu'on était plus proche
15:35d'un plaidé coupable
15:36que du ton qu'elle avait
15:38au premier procès,
15:39mais il y a un peu de ça.
15:41Maintenant,
15:42j'attire quand même
15:43votre attention sur une chose,
15:44c'est que ce n'est pas
15:45la première fois
15:46qu'un homme politique
15:47ou une femme politique
15:48alors de stature
15:49qui n'est pas nationale
15:50est condamné
15:51pour une peine
15:52d'inéligibilité
15:53avec exécution provisoire.
15:56C'est déjà arrivé
15:56pour des conseillers
15:57départementaux,
15:59pour des maires.
15:59Mais là, quand même,
16:00il y a quand même
16:01un sujet qu'il va falloir
16:01traiter de manière
16:02sur la place publique
16:04parce que c'est un sujet
16:05de démocratie.
16:06Avant que Bardella
16:07soit en tête
16:08dans les sondages,
16:09Marine Le Pen
16:09était pour ses électeurs
16:12celle qui pouvait
16:13incarner
16:14le changement.
16:16Donc,
16:17le procès qui va être fait
16:18maintenant à la justice
16:19si elle ne peut pas
16:20se présenter,
16:21on verra donc en juillet,
16:22c'est un procès
16:23en illégitimité,
16:24alors là,
16:24pour le coup,
16:25démocratique.
16:26Parce qu'on va dire,
16:26mais en fait,
16:27c'est vous,
16:28alors sur les positions
16:29qui sont les vôtres,
16:29qui écartaient Marine Le Pen
16:31du pouvoir.
16:33Et quel impact,
16:34d'ailleurs politique,
16:35ça peut avoir éventuellement
16:36sur la candidature
16:37de Bardella ?
16:38À mon sens,
16:39ça peut agacer
16:40encore plus
16:41des électeurs
16:42qui se posaient la question
16:42au profit du candidat
16:45restant,
16:46Jordan Bardella.
16:46Il peut y avoir
16:48comme ça
16:48un élan
16:50vers Jordan Bardella,
16:51moi je suis persuadée,
16:52c'est pour ça que tout à l'heure
16:53j'y souris en vous disant
16:54l'indépendance
16:55de la justice.
16:56Moi je me rappelle toujours
16:57de ce qui s'est passé
16:58pour François Fillon.
16:59plein de campagnes électorales.
17:01Non mais vous voyez,
17:02mais en fait,
17:04je vous le dis
17:04comme je le sens,
17:06c'est-à-dire qu'on se hargue
17:08d'être une grande démocratie,
17:10liberté, expression, etc.
17:12Mais en fait,
17:13regardez ce qui se passe
17:14aujourd'hui,
17:15c'est-à-dire qu'on va
17:16en fait empêcher
17:17une candidate
17:18qui est plébiscitée
17:19et on va...
17:20Non mais on va...
17:21Mais vous,
17:21vous parlez
17:22de l'indépendance politique.
17:23Moi je parlais
17:24de l'indépendance
17:24des calendriers
17:25entre celui de la justice
17:26et celui de la politique.
17:28C'était ça mon sujet.
17:29Mais moi je trouve
17:29que c'est vraiment
17:30quelque chose de grave
17:31qui va se passer.
17:32Parce que pour tous ces
17:3311 millions de Français
17:35qui votent pour Marine Le Pen,
17:37c'était Marine Le Pen pour eux.
17:38Donc aujourd'hui,
17:39on leur dit
17:39il n'y aura pas Marine Le Pen.
17:41Et attention,
17:41attention,
17:42est-ce qu'il ne va pas
17:43y avoir aussi demain
17:44pas de Jordan Bardella ?
17:45On ne peut pas...
17:46La démocratie,
17:46c'est la démocratie.
17:47Que les gens ne nous plaisent pas
17:48ou nous plaisent ou ne nous plaisent pas,
17:50ils ont le droit,
17:51justement,
17:52c'est des candidats légitimes.
17:54Ils sont dans l'arc,
17:55le fameux arc républicain.
17:57Il n'est pas normal
17:58qu'il y ait à un moment
17:59la justice
18:00avec l'aide des parlementaires.
18:01Parce que...
18:02L'exécution provisoire
18:04était votée par les parlementaires.
18:05Voilà, parlementaires
18:06qui l'ont décidé.
18:06Et là,
18:06il y a un problème de démocratie.
18:08C'est comme que Marine Le Pen
18:09portait haut et fort
18:10cette proposition.
18:12Elle la soutenait.
18:13Elle parlait même
18:14à une époque
18:14d'inéligibilité à vie.
18:17Oui, exactement.
18:18Mais je suis d'accord avec vous.
18:18Comme on fait son lit,
18:19on se couche.
18:20Oui, oui.
18:20Éric Nolo,
18:21on a donc,
18:22et je le répète
18:23pour nos téléspectateurs et auditeurs,
18:25ces réquisitions
18:26qui sont tombées
18:26à la Cour d'Appel de Paris
18:27avec 5 ans d'inéligibilité
18:29pour Marine Le Pen
18:30et 4 ans de prison,
18:31dont 3 avec sursis.
18:34et le parquet
18:35qui ne demandera pas
18:36l'application immédiate
18:37des peines d'inéligibilité.
18:39Donc, il y a peut-être
18:39un cas de figure.
18:40Marine Le Pen
18:40n'aura pas de condamnation
18:42à être inéligible,
18:43mais elle aura une condamnation
18:44à porter le bracelet
18:45qui l'empêcherait
18:47de facto
18:47de faire une campagne électorale.
18:49Alors qu'il l'empêcherait...
18:51On ne peut pas faire
18:52une campagne électorale
18:52avec un bracelet.
18:53Là, ça va être
18:54une sacrée tempête
18:56sous un crâne
18:56pour décider ça.
18:58D'accord, c'est...
18:59Il me semble
19:00qu'elle avait déjà dit
19:00Marine Le Pen
19:01sort à l'instant
19:02du palais
19:04et elle ne fait pas
19:05de déclaration
19:05et elle s'éloigne des caméras.
19:06Parce que c'est en effet
19:07presque impossible,
19:08mais pas impossible.
19:09Donc, elle va devoir trancher
19:11entre des conditions
19:12extrêmement humiliantes
19:13et puis passer à côté
19:14de son destin quand même.
19:15Moi, ça va être
19:16une réflexion quand même
19:18très très difficile
19:19à mener.
19:20Pour elle,
19:21puis dans l'intérêt du parti.
19:22Qu'est-ce qui est le mieux ?
19:23Mais effectivement,
19:24cette question
19:25de l'empiétement
19:27de la justice
19:28sur la politique
19:29pose problème.
19:29Enfin, c'est quand même
19:30notre démocratie
19:31qui a armé les magistrats.
19:32Ils n'ont pas inventé
19:33ces choses.
19:34Exactement, ça a été voté
19:34par le Parlement.
19:35Louis de Ragnel,
19:36Marine Le Pen avait déjà évoqué
19:37cette question
19:37du bracelet électronique
19:39ou pas ?
19:39Est-ce qu'elle a déjà dit
19:40si on met de l'inéligibilité
19:42de côté ?
19:43Puisqu'il n'y aura pas
19:44de demande d'exécution
19:45immédiate.
19:46Je ne sais plus
19:46si elle l'a dit publiquement
19:47mais on sait,
19:48en tout cas,
19:48elle l'a dit
19:49via son entourage
19:51qu'elle ne comptait pas
19:53faire une campagne
19:54présidentielle
19:55avec un bracelet électronique
19:56pour des raisons
19:58à la fois techniques
19:59et puis une question
19:59de dignité.
20:03C'est-à-dire qu'elle est
20:04sans cesse ramenée
20:04à l'inéligibilité.
20:09Avec Sandra Chirac-Colari
20:11pour y répondre.
20:13Le seul point
20:13que je vois aujourd'hui
20:15extrêmement positif
20:16dans ces réquisitions,
20:19c'est qu'il a été dit
20:19qu'une ligne de défense
20:21n'était plus
20:22une criminalisation
20:24et un risque de récidive
20:25pour le client.
20:26Je peux vous dire
20:27que comme avocat,
20:28c'est une très bonne nouvelle.
20:30Le reste viendra
20:31à la fin de la semaine prochaine.
20:35Voilà pour M. Bosslut,
20:37qu'est-ce que ça veut dire
20:38entre les lignes,
20:38Louis-Draglet ?
20:39C'est-à-dire qu'il se satisfait
20:40d'avoir convaincu
20:41de l'absence de nécessité
20:43de mettre en place
20:44l'exécution provisoire
20:46qui concernait
20:47l'inéligibilité
20:48de Marine Le Pen.
20:49Il faut quand même
20:49se souvenir que
20:50les raisons pour lesquelles
20:50Marine Le Pen
20:51avait été condamnée
20:52en première instance
20:53à une peine d'inéligibilité
20:55assortie
20:55d'exécution provisoire.
20:57C'était parce qu'il y avait
20:57selon la justice
20:59un risque de trouble
21:01à l'ordre public
21:02qu'aurait pu provoquer
21:03le...
21:04Alors...
21:05Alors...
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