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  • il y a 13 heures
Une heure d'information, d'analyses et de débats en direct du lundi au vendredi, en codiffusion avec CNEWS.
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00:00Thibaut de Montbréal nous a rejoint, bonsoir à vous, avocat président du centre de réflexion sur la sécurité intérieure.
00:05On va parler évidemment de ce qui se passe dans notre pays, de cette sécurité évidemment qui est un vrai
00:09motif de préoccupation pour les Français.
00:12Un mot de cette déclaration de candidature de Bruno Retailleau que nous venons de vivre en direct sur nos antennes
00:17et notamment l'annonce de deux référendums sur l'immigration et la justice s'il était élu président de la
00:23République. Écoutons-le.
00:25C'est pour moi un enjeu vital. En démocratie, on ne peut pas et on ne doit plus gouverner contre
00:33le peuple.
00:33C'est pourquoi lorsque je serai élu, je vous soumettrai directement par référendum plusieurs grands textes de loi.
00:41Ils constitueront le socle de notre nouveau contrat social pour réduire drastiquement l'immigration,
00:49engager une véritable révolution pour notre justice pénale et redonner la priorité à notre droit national
00:57dès lors qu'il s'agit de protéger nos intérêts fondamentaux.
01:01Thibault de Montbréal, le référendum c'est la seule voie possible pour pouvoir réguler les phénomènes de l'immigration notamment
01:08?
01:08Alors je vais peut-être vous surprendre mais je pense qu'il faut aller encore plus loin.
01:10Je pense que le prochain président de la République aura besoin pour casser tous les immobilismes
01:20qui empêchent de faire des réformes, de toiletter la constitution de 1958.
01:25C'est-à-dire que la constitution voulue par le général de Gaulle, elle était excellente
01:29mais les différents, notamment les différents organes juridictionnels, le conseil d'état, le conseil constitutionnel
01:36l'ont progressivement dénaturé par les décisions qui ont été rendues
01:40et je pense que c'est cette dénaturation globale qu'il faut corriger.
01:44Donc je pense même qu'il faut aller plus loin et plutôt que de faire des référendums par thème
01:48il faut préparer une constitution qui soit une sorte d'idée générale de 1958
01:54mais évidemment modernisée qui ensuite irrigue pour l'immigration, pour la justice, pour le rapport à l'Union Européenne, etc.
02:05Et je pense que sinon, si on fait des référendums, c'est bien, ça va dans la bonne direction ce
02:10que propose Bruno Retailleau
02:11mais si on se contente de briques, le mur finira par s'effondrer.
02:15En fait c'est tout le mur qu'il faut changer.
02:17Je pense qu'il y a un changement de logiciel total.
02:18Sortir des traités, Catherine Meil ?
02:20Un président arrive, vient d'être élu, d'abord dès qu'il est élu, il part en général des G8,
02:25des G20
02:26pendant un mois on ne le voit plus
02:27et puis il revient et dit on change la constitution.
02:29On change la constitution, c'est ce qu'il faut faire.
02:31Donc il faut consulter, il faut consulter, ça peut...
02:35Non, il doit consulter, ça prend combien de temps avant de la changer ?
02:39Ah mais moi je pense, je vais vous dire, avec mon centre de réflexion sur la sécurité intérieure
02:42en deux ans, j'ai fait 39 réunions publiques.
02:45Je vois des gens dans toute la France, je vois des citoyens, je vois des élus locaux, des chefs d
02:49'entreprise, etc.
02:50Il y a un rejet massif de la classe politique
02:53et ce qui est beaucoup plus grave, il y a un rejet qui est en train de monter très fort,
02:56des institutions.
02:57Et ça c'est très grave, parce que ce sont des fractures qui peuvent littéralement casser notre pays.
03:01Et je pense que c'est l'enjeu du prochain quinquennat.
03:04Donc moi je vais plus loin, mais je vous réponds que ce qui me semblerait bien,
03:10on est dans l'absolu, c'est qu'il y ait un groupe de gens qui se constituent,
03:16dont certains viendraient de la société civile...
03:17Mais il faut l'annoncer avant, quand on est candidat.
03:19Mais il faut l'annoncer avant.
03:20Un groupe de gens qui se constituent, c'est ce que les gens attendent,
03:23de la société civile, des élus locaux et quelques élus,
03:26mais pas les gens qui sont dans la classe politique depuis 20 ou 30 ans
03:28et dont le peuple considère que ce sont ceux qui sont la cause de nos désagréments actuels
03:33et c'est jamais celui qui vous a rendu malade qui va vous guérir.
03:36Donc c'est de porter un projet en disant
03:39on vous annonce à l'avance, dans le cadre de la campagne,
03:42notre projet de réforme constitutionnelle
03:44et on vous prévient que si le groupe que nous sommes sommes élus,
03:48avec quelqu'un qui évidemment prendra le lead,
03:50à ce moment-là, avec les délais prévus par la constitution actuelle,
03:54on fera un référendum article 11 sur ce texte-là.
03:57Donc si vous n'en voulez pas, ne votez pas pour nous.
03:59Mais par contre si vous en voulez, si vous votez pour nous,
04:01voilà ce qui va se passer.
04:02Et derrière, soit vous perdez, auquel cas le problème est réglé,
04:05soit vous gagnez et vous avez une double légitimité populaire
04:09sur un mois ou un mois et demi.
04:11Et derrière, mais ça vous libère complètement.
04:13Là, il faut que tout soit prêt.
04:14Il faut que tout soit prêt.
04:15Vous arrivez à l'idée, tout est prêt.
04:16Et personne n'a jamais fait ça.
04:17Donc, ce que propose Bruno Retailleau,
04:19ce sont des briques que je salue l'idée,
04:21on verra ce qu'il met dedans,
04:22mais je pense qu'il faut aller encore plus loin.
04:24C'est tout le mur qui est à reconstruire,
04:26pas simplement deux ou trois briques.
04:27Éric Nolot ?
04:28Le président qui va arriver devra donc trouver une majorité,
04:32s'attaquer aux finances qui sont complètement dégradées.
04:34Mais il l'aura après, parce que si vous gagnez deux élections
04:37à un mois d'écart, vous êtes tranquille pour l'année qui suit.
04:39Déjà, les gens vont venir au secours de la victoire,
04:41donc vous allez créer votre majorité ensuite.
04:44Il reste deux grosses briques.
04:45Il reste une finance publique détériorée.
04:47Et puis, une nouvelle constitution quasiment, si on vous suit.
04:50Ah mais ce n'est pas quasiment, c'est une nouvelle constitution.
04:52Mais ça, c'est le socle.
04:53Et ensuite, on reconstruit.
04:54Ça marche ou ça marche pas ?
04:56Mais vous savez, le pays est dans un tel état
04:57que là, il faut toutes les audaces.
04:58Une information, le ministre de l'Intérieur, Laurent Nouniès,
05:01sera en Algérie lundi et mardi.
05:03Les visites officielles.
05:04Est-ce que c'est une bonne chose de renouer le dialogue
05:06avec le régime algérien, Thibault de Mont-Voyal ?
05:09Sur le principe, il faut évidemment toujours dialoguer.
05:11Après, il y a la posture dans laquelle on se met pour dialoguer.
05:13Et j'espère que Laurent Nouniès va y aller avec toute la fermeté.
05:17Qu'on lui connaît.
05:18Toute la fermeté qui est nécessaire
05:21quand on représente la République française
05:22et qu'on va parler à un régime
05:24qui utilise l'image de la France
05:27dans une logique victimaire à des fins de politique intérieure.
05:30Donc, il ne faut surtout pas tomber dans les pièges.
05:32J'espère que Laurent Nouniès ne tombera pas dans ces pièges.
05:35Mais Dragnel, qu'est-ce qu'il faut négocier ?
05:36L'annéoration de Christophe Glees, notamment, notre otage ?
05:39Je ne pense pas qu'il y va pour négocier la libération de Christophe Glees.
05:43Non, mais quand même, ça fait partie de l'équation.
05:45Normalement, ce genre de choses, ça se fait avant
05:47dans les coulisses de la préparation d'un déplacement.
05:49J'ose espérer qu'il y a un canal qui existe
05:51entre la France et l'Algérie.
05:53Ensuite, on ne sait pas très bien pourquoi Laurent Nouniès y va.
05:55Est-ce qu'il y va pour dire
05:56maintenant on arrête les visas ?
05:58Je n'ai pas l'impression que ce soit l'intention.
06:00Maintenant, il faut que vous repreniez plus de ressortissants.
06:02Je n'ai pas l'impression non plus que ce soit l'intention de Laurent Nouniès.
06:05Maintenant, on va fermer des consulats en France.
06:07Je ne pense pas non plus.
06:08Donc, pour l'instant, moi, je suis très attentiste
06:10et j'attends vraiment de voir quel est l'enjeu de ce déplacement.
06:14Parce qu'en fait, se rendre en Algérie, c'est un moyen,
06:18ce n'est pas une fin.
06:20Se dire, c'est bon, il est allé en Algérie, tout est réglé.
06:22On l'a fait 200 fois, ça ne sert à rien.
06:24Et par ailleurs, je rappelle simplement que Laurent Nouniès
06:26se rend en Algérie, alors que notre actuel ambassadeur de France
06:30à Alger, eh bien, vit à Paris.
06:32Parce que les Algériens n'en veulent pas.
06:33Oui, et notre ancien ambassadeur d'Algérie en France
06:36est maintenant au Portugal.
06:37Non, je perds l'idée de ce que je voulais dire.
06:41Oui, lorsque il y a eu les Jeux Olympiques,
06:47Bruno Rotailleux avait dit qu'il n'y avait plus
06:49même de renseignements de l'Algérie
06:51sur les terroristes.
06:53Et depuis, tous ces canaux avaient été cassés.
06:59Donc, je crois qu'une des premières choses
07:01que veut faire le ministre de l'Intérieur,
07:03c'est reparler avec ses homologues de l'Intérieur
07:06parce qu'ils ont des renseignements
07:08dont la France a besoin pour l'utiliser
07:09pour faire une action coordonnée.
07:12Moi, je pense qu'on est dans une situation
07:14de l'histoire politique française.
07:15On est à un moment où il n'y a pas de grand changement politique
07:17qui soit possible.
07:18Donc, moi, j'espère que vous avez raison, Catherine,
07:20et que l'objectif sera un objectif raisonnable,
07:24qu'on ne va pas calquer sur cette visite
07:26des visées inatteignables,
07:29que l'objectif sera, j'espère,
07:32de renouer en matière de renseignement
07:34parce que ça, c'est indispensable.
07:35Mais par contre, il faut faire très attention
07:36à ne pas se laisser manipuler
07:37parce que les Algériens sont les grands spécialistes
07:40de vous accueillir,
07:41de vous emmener devant le monument des martyrs
07:43comme le président de la République
07:45qui avait été humilié littéralement il y a deux ans
07:47quand avait été chanté une chanson devant lui
07:49et il souriait comme ça,
07:50alors que la chanson, c'était les martyrs
07:52et les Français qu'on égorge.
07:53Donc, il faut faire très attention
07:54à ne pas avoir d'objectif démesuré.
07:57Si l'objectif, c'est de relier les liens,
07:59de relier le dialogue sur le renseignement,
08:01parfait, mais attention à ne pas se faire marcher dessus
08:03parce que c'est quelque chose
08:04dans lequel les Algériens excellent.
08:07– Thébault de Montréal, vous êtes un spécialiste de la sécurité.
08:10Aujourd'hui, les actes de violence venant des mineurs
08:13se multiplient.
08:13Aujourd'hui, on a le procès d'un adolescent de 15 ans
08:15qui avait 14 ans au moment des faits
08:17et qui a abattu d'une balle dans la tête
08:18un chauffeur de VTC.
08:19Chaque jour, il y a des actes de violence.
08:22Est-ce qu'il y a une solution ?
08:23Référendum sur la justice, dit Bruno Retailleau.
08:26Comment refonder la justice ?
08:27Est-ce qu'il faut tout revoir depuis le début ?
08:29– Alors, je vais...
08:31Je peux vous répondre sur des moyens tactiques,
08:34c'est-à-dire des petites mesures
08:35qui iraient dans le bon sens.
08:36Je pense que là encore,
08:37et c'est peut-être un peu le thème de la soirée
08:39pour ce qui me concerne,
08:40il faut prendre de la hauteur et avoir une vision.
08:43Il faut d'abord restaurer l'ordre,
08:46il faut cogner sur les délinquants.
08:48– Ah oui, cogner carrément.
08:49– Il faut cogner par sévérité.
08:52Pourquoi ?
08:53Il y a deux enjeux.
08:54Le premier, c'est qu'un jeune délinquant,
08:56quand il commet une violence,
08:58ce qui est absolument clé,
08:59c'est sa première rencontre avec le système.
09:02C'est-à-dire qu'on lui a dit
09:03qu'il y avait une justice
09:04et qu'il fallait bien qu'il se tienne,
09:05il ne se tient pas bien.
09:06Donc même s'il fait le bravache,
09:07quand il arrive devant un juge pour la première fois,
09:09il a peur,
09:10même s'il ne le montre pas.
09:11Et il faut qu'effectivement,
09:13il se rende compte que ce qu'on lui a dit,
09:14c'est-à-dire que de franchir la loi,
09:16c'était grave,
09:17il le ressente
09:17et qu'il lui arrive quelque chose.
09:19Ça, c'est le premier point.
09:20Mais le deuxième,
09:21c'est que si on prend un peu de champ,
09:23il faut complètement changer
09:25la façon dont nos jeunes
09:27sont acculturés à la France.
09:28Aujourd'hui,
09:29les jeunes,
09:30qu'ils soient français
09:30ou qu'ils soient étrangers nés en France
09:32ou qu'ils soient étrangers
09:33arrivant en France,
09:34ils ne savent plus
09:34ce que c'est que la France
09:35parce qu'on ne le leur apprend plus.
09:38Donc,
09:38il y a un enjeu culturel,
09:40un enjeu éducationnel
09:42absolument colossal.
09:44Moi,
09:44quand j'ai plaidé
09:44pour la famille du colonel Beltrame
09:46aux Assises,
09:47j'ai plaidé
09:48ce que c'était
09:48qu'un héros français.
09:49Et j'ai demandé
09:50au juge
09:50et à la salle,
09:51c'était une question rhétorique
09:52que je repose là,
09:53qui parmi les moins de 40 ans
09:54et a fortiori
09:55les moins de 20 ans,
09:56c'est ce que c'est
09:57qu'un héros français.
09:58On n'apprend plus
09:59à l'école
09:59ce que c'est
10:00que la fierté
10:01d'être français.
10:02On n'apprend plus
10:03notre histoire millénaire.
10:04On a honte
10:05de nos racines gréco-latines
10:06et de notre tradition
10:07judéo-chrétienne.
10:08Si on montre aux jeunes
10:09que ça vaut le coup
10:11d'être français
10:11mais qu'on respecte
10:13les lois
10:13et les valeurs,
10:14que c'est une aventure
10:15exaltante
10:16de devenir
10:16un nouveau petit français
10:18par rapport
10:19à ces mille ans d'histoire,
10:21eh bien,
10:21on peut redonner
10:23une fierté
10:24et...
10:24et c'est ça
10:26combiné à l'ordre
10:27qui peut marcher.
10:27Le roman national ?
10:28Ça s'appelle
10:29le roman national
10:29et alors merci de le dire
10:30et je finis là-dessus
10:31ce qui est formidable.
10:32C'est que le roman national,
10:33tout le monde dit aujourd'hui
10:34que c'est un truc de facho
10:36mais en réalité,
10:37historiquement,
10:38le roman national,
10:39c'est la gauche
10:40qui a mis ça en place.
10:41C'est la gauche
10:42qui a mis ça en place
10:43au mi-temps
10:44de la fin du 19e
10:45et du début du 20e
10:46pour promouvoir
10:48la laïcité
10:49et afin d'arriver
10:50à la loi de 1905.
10:51Et donc,
10:52il faut reprendre
10:53ce roman national
10:54qui est quelque chose
10:55de formidable.
10:56Oui.
10:57Le président Macron
10:58qui a été élu,
10:59je crois que la première interview
11:00qu'il avait donnée au point,
11:01c'était, il disait,
11:01la France a besoin de héros.
11:03Oui.
11:03On a attendu...
11:04On a attendu vainement
11:06et on n'en a pas eu
11:06à l'Élysée
11:07depuis qu'il a été élu.
11:08Mais ça changera peut-être
11:10après.
11:10Louis Deringue.
11:10Thibaut de Montbriat,
11:11moi ça m'intéresse
11:12ce que vous dites
11:12sur les héros
11:13parce que précisément,
11:14moi j'ai l'impression
11:14qu'on est dans une ère
11:16dans laquelle on célèbre
11:17systématiquement les victimes.
11:18Oui.
11:19On l'oeuvre,
11:19je ne dis pas qu'on les célèbre
11:20mais on leur rend hommage.
11:21Comment ?
11:22Oui, les délâmes.
11:22On leur rend hommage
11:23et on parle beaucoup des victimes.
11:26Non mais c'est très bien
11:27parce qu'avant
11:27on n'en parlait pas du tout,
11:28on parlait plus des bourreaux.
11:29Mais effectivement,
11:31moi parfois je ressens un malaise
11:32parce que je trouve ça très bien
11:33qu'on en parle
11:34mais on parle assez peu
11:35des héros du quotidien,
11:37de l'héroïsme de manière générale.
11:39Je ne sais pas
11:40ce que ça vous inspire.
11:41Vous avez complètement raison.
11:42La base du socle social
11:44c'est que l'État
11:45doit protéger ses citoyens
11:47et donc les héros,
11:49les héros,
11:49ce sont les policiers,
11:50les gendarmes,
11:51ce sont les secouristes,
11:52ce sont les pompiers,
11:52ce sont les soignants,
11:53les médecins,
11:54les infirmières,
11:54ce sont les gens qui donnent
11:55et les gens qui réussissent.
11:57Pour moi, le héros,
11:59c'est le policier
12:00de la brigade d'entrée criminalité
12:01qui rentre dans le Bataclan en premier
12:03avec son chauffeur,
12:04avec juste un pistolet
12:05et qui tue un des terroristes
12:07sans attendre les ordres
12:08où on lui dit
12:08« Oh, attendez,
12:09il ne faut pas rentrer tout de suite,
12:10etc. »
12:11Le héros,
12:11c'est celui qui est capable
12:12d'être un peu transgressif
12:13sur des valeurs de courage,
12:15sur des valeurs d'engagement,
12:16sur des valeurs aussi de combat.
12:17De combat.
12:18La République,
12:19elle a le droit de se défendre.
12:21La violence,
12:22la force légitime,
12:23elle est prévue par la loi
12:24et à l'intérieur
12:25pour les policiers
12:26et les gendarmes
12:26et à l'extérieur
12:27avec nos forces armées.
12:29Donc, il faut aussi
12:30que dans un monde
12:31de plus en plus instable
12:32et compliqué
12:33où la force prévaut de nouveau
12:35où des prédateurs se dressent
12:37que nous, collectivement,
12:39et ça, c'est une question
12:40de force d'âme.
12:41C'est pour ça
12:41que beaucoup,
12:43enfin, pas beaucoup,
12:43mais de plus en plus de gens
12:44se mettent à parler
12:45de force d'âme
12:46qui est quelque chose
12:46auquel moi, je crois beaucoup
12:47et pour développer
12:48une force d'âme collective,
12:49il faut se reposer
12:51ces questions-là.
12:52On n'est pas condamné
12:53à subir.
12:54Nous avons, nous aussi,
12:55et tous les gens
12:56qui représentent la France,
12:58des capacités juridiques
12:59et des capacités tout court
13:01à combattre pour nos idées
13:03et à combattre pour nos idéaux
13:04quand il le faut,
13:05comme ont fait nos ancêtres
13:07dans les tranchées, notamment.
13:08Thibaut de Montbréal,
13:10hier, la cour de cassation
13:11a confirmé le non-lieu
13:12en faveur des trois gendarmes
13:13qui étaient impliqués
13:14dans l'interpellation
13:15d'Adama Traoré,
13:16décédée en juillet 2016
13:17à Beaumont-sur-Oise,
13:19sa sœur à sa Traoré
13:20a évoqué hier
13:20à la sortie du tribunal
13:21une justice raciste
13:23qui protège
13:23l'impunité policière,
13:25dit-elle.
13:26Cette décision,
13:27elle va mettre
13:28un point final,
13:29vous pensez,
13:29à cette affaire tragique ?
13:32Alors d'abord,
13:32cette décision,
13:33la décision de la cour de cassation
13:34remet l'église
13:35au centre du village.
13:36Elle met
13:37un point final
13:39à une affaire
13:40qui aurait dû être réglée
13:41depuis bien longtemps
13:42et qui n'a perduré
13:43que parce qu'il y a eu
13:45une intox considérable
13:47d'une association
13:50qui a été créée
13:50par l'égérie
13:51d'une famille de délinquants.
13:53La majeure partie
13:54des enfants de cette famille,
13:55je crois qu'ils sont 17,
13:57est ou a été condamnée
13:59par la justice
14:00et qui,
14:01à grand renfort
14:01d'expertise privée,
14:03à grand renfort
14:04de sociologues
14:05d'extrême-gauche,
14:06à grand renfort
14:07de presse idéologisée,
14:10a tenté de faire croire
14:11que Traoré
14:13avait été tué
14:14par des gendarmes
14:15pour des motifs racistes
14:16alors qu'en plus,
14:17sans rentrer dans les détails,
14:18plusieurs gendarmes
14:19qui sont impliqués
14:20dans cette affaire
14:21étaient antillés.
14:22Donc,
14:22tout ça est une histoire
14:24complètement montée
14:25et cette décision,
14:26elle est essentielle.
14:28Vous allez me dire
14:29que les Traorés
14:30vont aller devant
14:30la Cour européenne
14:31des droits de l'homme,
14:32grand bien leur face,
14:33on aura une décision
14:34dans 5 ans
14:35qui sera une décision.
14:36On ne connaît pas
14:36le détail
14:37sur l'ensemble
14:37de la famille Traoré.
14:39On a le pédigré judiciaire
14:43d'une majorité
14:44des enfants Traorés
14:45qui est parfaitement connue.
14:46Ils sont connus.
14:47C'est la famille
14:48qui a terrorisé
14:49le Val d'Oise
14:49pendant des années.
14:50La ville de Beaumont-sur-Roy.
14:51Je me souviens
14:52quand l'affaire a éclaté,
14:53j'avais essayé
14:54de joindre la mère
14:55de la ville
14:56et qui ne voulait
14:56parler à personne
14:57tellement elle avait peur
14:58des représailles
14:58de la famille.
15:00Non, non,
15:00c'était des gens
15:00très violents
15:01avec au moins 5-6 frères
15:02qui se succédaient
15:04en prison.
15:05Des faits d'une gravité extrême.
15:07Ah oui, oui, oui.
15:08Thibault de Montvoyal,
15:09il y a une solution.
15:09Donc, une voie de passage
15:10pour que notre veille
15:11retrouve un jour
15:12la concorde
15:13qu'il mérite.
15:14La voie de passage,
15:15c'est la combinaison
15:16entre d'abord
15:18ce que j'appelle moi
15:19depuis longtemps
15:20le choc d'autorité.
15:21Si j'avais déposé le terme,
15:22j'aurais gagné
15:22beaucoup d'argent.
15:23Il ne reste plus qu'à le faire
15:24à force d'en parler.
15:26C'est-à-dire
15:27se réapproprier,
15:27c'est-à-dire tout simplement
15:28que les lois soient appliquées,
15:30que nos forces
15:30de sécurité intérieure
15:31et notre justice
15:32soient soutenues
15:33et protégées.
15:34Et que, par ailleurs,
15:35mais j'insiste
15:35parce que c'est crucial,
15:37il y ait un changement
15:38de paradigme
15:39et d'état d'esprit
15:40et que nous retrouvions
15:41collectivement
15:42et en particulier
15:43les plus jeunes,
15:43la fierté d'être français
15:45et l'envie de défendre
15:47nos lois
15:48mais aussi notre mode de vie.
15:50Merci beaucoup,
15:50Thibault de Montréal,
15:51d'être venu ce soir
15:52dans Punchline.
15:52Eric Nelot,
15:53merci à vous, Catherine.
15:54Louis de Ragnel,
15:55dans un instant,
15:55c'est Pierre de Villeneau
15:56qui vous attend
15:57pour Robin Soir
15:57et Christine Kelly
15:58pour Face à l'info
15:59et qui reçoit ce soir
16:00le général Pierre de Villiers.
16:02Bonne soirée à vous
16:03sur nos deux antennes.
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