00:00Écoutons le Président de la République.
00:02Évidemment, je condamne cette attaque terroriste à ce lac de triomphe.
00:05Je veux féliciter les gendarmes qui ont réagi tout de suite
00:10et notre gendarme qui a neutralisé l'assaillant et dire ma solidarité,
00:16mon affection au comité de la flamme et aux gardiens de la flamme
00:19qui étaient là à ce moment-là, au moment de cette cérémonie républicaine.
00:23Nous sommes vigilants à chaque instant.
00:26Nos forces de sécurité intérieure, policiers, gendarmes, gardes républicains
00:29sont mobilisés et ils sont intervenus avec force
00:33pour stopper cet assaut et cette attaque terroriste.
00:36Et le tartuffe du week-end s'appelle Emmanuel Grégoire, candidat à la mairie de Paris.
00:40Il tweet il y a 15 heures, plein soutien et remerciements aux forces de l'ordre
00:44pour leur intervention rapide après l'attaque d'un homme armé d'un couteau
00:48et connu des services de police qui a menacé plusieurs gendarmes.
00:52Je serai attentif aux suites données par le parquet antiterroriste.
00:55Il a oublié de préciser que cet individu, il était fiché pour radicalisation islamiste,
01:01condamné également pour terrorisme et avoir attaqué des policiers en Belgique en 2012.
01:08Il a le droit de ne pas avoir toutes ces informations, ce n'est pas le problème.
01:12Il salue l'action des forces de l'ordre.
01:14Mais 24 heures plus tôt, le même Emmanuel Grégoire tweetait
01:18« La justice a confirmé le non-lieu définitif pour les trois policiers présents
01:22lors de l'opération qui a conduit la mort d'Adama Traoré.
01:25Il confond police et gendarmerie, mais passons. »
01:28Et puis, le dernier paragraphe, c'est extraordinaire.
01:31« La République doit réparer le lien entre sa population et la police
01:34en luttant contre le racisme régulièrement constaté
01:37et en mettant fin à l'impunité.
01:39Nous nous devons de faire mieux. »
01:43Voilà le tweet d'Emmanuel Grégoire, 24 heures plus tôt.
01:46Et hier, il dit bravo aux forces de l'ordre.
01:48– Charlotte Dornelat se rappelait d'ailleurs une réalité factuelle,
01:51c'est que dans l'affaire Adama Traoré, il n'a jamais été question de racisme.
01:57Même l'un des gendarmes était antillais.
01:59Donc là encore, on est dans un narratif complètement faux.
02:03Le problème, c'est que beaucoup y adhèrent.
02:06Et des esprits simples ou idéalistes veulent voir dans la police
02:10une police raciste, une police qui tue.
02:12Et donc, ça légitime la violence.
02:14Et là encore, on voit qu'il y a porosité entre le PS et la France insoumise.
02:18Aujourd'hui, Emmanuel Grégoire reprend tout simplement
02:21la rhétorique des indigènes de la République.
02:24Parce que le comité Adama, c'est les indigènes de la République.
02:26– Reda Bellage, vous êtes avec nous.
02:28Vous êtes porte-parole du syndicat Police Unité Île-de-France.
02:31Vous avez pointé les dysfonctionnements concernant le profil
02:34de cet assaillant radicalisé.
02:36Peut-être un dernier mot avec vous sur le manque de moyens
02:40pour les forces de l'ordre, pour mettre hors d'état de nuire ces individus,
02:46hors d'état de nuire de la société, je veux dire bien évidemment.
02:51Et surtout, il y a beaucoup de moyens qui sont mis à disposition
02:54de ces individus radicalisés.
02:57Et peut-être que les Français ne sont pas au courant de cela.
02:59– Oui, comme je vous disais tout à l'heure, cet individu avait un logement
03:03qui était mis à sa disposition, des sorties de musées
03:07pour qu'il puisse se réinsérer, qui étaient mis à sa disposition.
03:10Il avait à sa disposition une majorité d'individus qui aussi, eux, étaient radicalisés.
03:15Donc je pense que pour être déradicalisé, je pense que c'est compliqué
03:19quand vous n'êtes qu'avec des gens qui sont radicalisés.
03:21Donc je crois qu'il y a un vrai dysfonctionnant.
03:23En ce qui concerne cet attentat, je veux préciser, même si ça a déjà été dit,
03:28la cible numéro un des terroristes, ce sont les forces de l'ordre.
03:33Tout ce qui représente l'État, ce sont les forces de l'ordre.
03:36Et je pense que, sans pointer du doigt à ce politique-là,
03:40mais beaucoup de politiques ont leur part de responsabilité,
03:42et j'assume mes propos, dans les banlieues, dans les actes terroriques,
03:46dans les actes de violence contre les forces de l'ordre,
03:49quand vous dites que la police tue, quand vous dites que la police est raciste,
03:52ce qui est faux, la police est à l'image de la société,
03:54et je sais que ça les embête quand je dis ça, mais c'est la réalité.
03:57Parce qu'ils ne sont pas flics, moi je suis flic, je sais ce que c'est,
04:00et je suis issu de l'immigration, donc ça fait 28 ans que je suis dans la police,
04:03je sais, je suis beaucoup mieux placé, je ne cherche pas d'électorat,
04:06je ne vise personne, je veux juste protéger ceux qui vous protègent.
04:09Et moi, ces propos, ils me révoltent.
04:12Et je pense que mes collègues, en tout cas, en ont assez d'être au milieu de l'échiquier politique.
04:18J'entends le soutien de tel ou tel représentant de l'État jusqu'au plus haut sommet,
04:24mais je n'oublie pas certains propos inexcusables, inexplicables.
04:29Souvent, ils nous lâchent quand c'est difficile, et on se retrouve souvent seul.
04:33On l'a vu encore avec nos collègues CRS qui sont jugés en ce moment,
04:40où il y a eu des instructions qui ont été données par des hauts fonctionnaires,
04:45et ces hauts fonctionnaires, eux, ne sont pas mis en cause.
04:47Et ce sont les policiers qui ont suivi les ordres qui sont mis en cause.
04:50Je l'ai vu il y a trois jours avec cet individu,
04:53c'était certes pas un attentat terroriste,
04:55mais les répercussions, elles auraient pu être encore pires que celles d'hier soir,
04:59avec un individu qui s'en est pris à un chauffeur de bus,
05:02qui s'en est pris à des usagers avec un couteau,
05:04qui a sorti un deuxième couteau, un collègue a essayé de le taser, ça n'a pas fonctionné,
05:08il a dû faire usage de son arme de service,
05:11et ce collègue-là il s'est retrouvé en garde à vue.
05:13Et ça c'est un scandale en fait.
05:14Et ça on en a marre en fait.
05:16Donc c'est bien beau de nous taper sur l'épaule en disant
05:18bravo, vous êtes bien, vous êtes super, lâchez rien,
05:20mais si c'est à la fin, c'est toujours nous qui devons assumer
05:24les actions que nous ordonne de faire l'État au travers de notre profession,
05:28à un moment tout va s'écrouler.
05:29Et c'est pour ça que je vous ai demandé de venir,
05:31et je vous remercie de porter la parole des forces de l'ordre,
05:34parce que vous avez tout dit dans cette déclaration.
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