Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 9 heures
Avec Jean-Marc Amouroux, (président "entrepreneurs pour la vie") et Arnaud Fihol (directeur Général "Entrepreneurs pour la vie")

Abonnez-vous pour plus de contenus : http://ow.ly/7FZy50G1rry

🎧 Retrouvez nos podcasts et articles : https://www.sudradio.fr/

---

🔴 Nous suivre sur les réseaux sociaux 🔴

▪️ Facebook : https://www.facebook.com/SudRadioOfficiel
▪️ Instagram : https://www.instagram.com/sudradioofficiel/
▪️ Twitter : https://twitter.com/SudRadio
▪️ TikTok : https://www.tiktok.com/@sudradio?lang=fr

##LA_VERITE_EN_FACE-2026-02-12##

Catégorie

🗞
News
Transcription
00:00Sud Radio, la vérité en face, Patrick Roger.
00:04La vérité en face, jusqu'à 10h bien sûr, sur Sud Radio.
00:09N'oubliez pas que vous avez la parole.
00:10A tout moment vous pouvez réagir dans l'émission, sur les sujets.
00:16Et là le sujet que l'on va aborder jusqu'à 10h est intéressant
00:20et je pense que nous sommes tous concernés.
00:25La lutte contre le cancer.
00:26Vous l'avez vu il y a quelques jours, d'ailleurs c'était la journée mondiale contre le cancer.
00:32On voit que ça progresse, mais que ça progresse à petits pas.
00:35Et puis ça dépend en fait des cancers.
00:37Il y a besoin de moyens en fait pour la recherche.
00:39Il y a des nouvelles techniques, technologies qui permettent d'avancer, de résister, de faire reculer.
00:45Mais quand ça vous tombe dessus, c'est extrêmement évidemment difficile.
00:49Alors nous sommes avec Jean-Marc Amourou.
00:52Bonjour Jean-Marc, approchez-vous bien du micro.
00:55Bonjour Jean-Marc.
00:56Patrick.
00:58Vous allez nous raconter justement ce qui vous arrive parce que vous êtes un entrepreneur
01:03atteint d'un cancer que l'on dit incurable.
01:06Je dis bien que l'on dit incurable en fait du cerveau.
01:09Que l'on dit incurable pour le moment j'espère.
01:11Non mais voilà, c'est ça.
01:13C'est-à-dire que vous avez une foi, une volonté.
01:15Et on s'aperçoit d'ailleurs quand on regarde autour de nous souvent des gens qui se battent
01:21en fait contre le cancer et qui quelques années après sont toujours là en fait.
01:26Moi il y a des personnes qui m'avaient dit bon bah non c'est fini n'importe trois mois.
01:29Et c'était il y a cinq ans, cinq, six ans quoi.
01:32Donc ça veut dire que ça avance mais tout de même ce n'est pas évidemment évident.
01:37D'autant que vous êtes entrepreneur quoi.
01:39Et que évidemment quand on est en plus entrepreneur et que ça vous tombe dessus c'est difficile.
01:44D'où vous avez créé une association, Entrepreneurs pour la vie.
01:47Vous êtes avec le directeur général Arnaud Filiole.
01:50Bonjour.
01:51Bonjour Patrick.
01:51Vous allez nous raconter en fait cette démarche.
01:54Avant ça Jean-Marc Amouroux, racontez-nous donc évidemment ce qui s'est passé pour vous
02:02il y a quelques mois quand vous avez appris justement que vous étiez atteint d'un cancer.
02:07Alors ce qui s'est passé c'est qu'au mois de décembre 2024 je ressens des fourmillements.
02:12Approchez-vous bien.
02:14Des fourmillements dans ma jambe droite.
02:18Je prends ma voiture et ces fourmillements commencent à remonter dans toute la jambe.
02:24Donc j'appelle une de mes amies qui est médecin qui m'a dit écoute tu devrais aller aux urgences.
02:29Je vais aux urgences.
02:31On prend la tension, j'avais 19 de tension.
02:34On m'examine, on me dit monsieur on va vous garder en observation.
02:37Probablement vous avez fait un AVC.
02:41Donc je reste 48 heures à l'hôpital.
02:43On aurait dû me faire une IRM qu'on n'a pas pu me faire parce que l'IRM de
02:47Poitiers était plein.
02:49On m'a fait, à défaut on m'a fait un scanner.
02:51Je suis ressorti, je suis allé faire une IRM en ville.
02:57Le radiologue m'a rappelé, m'a dit écoutez oui a priori vous avez fait un AVC.
03:01Un mois plus tard, quasiment jour pour jour, même symptôme et là retour aux urgences.
03:09Et là je vais à Poitiers, je rencontre un neurologue qui me dit monsieur on ne fait pas un AVC
03:14deux fois au même endroit.
03:15Je ne suis pas médecin.
03:18Il me dit ça doit être la résurgence de votre AVC.
03:20Et puis j'ai quand même un petit doute et là j'appelle un de mes amis qui est neurologue
03:26et je lui dis écoute est-ce que tu peux parler au médecin ?
03:32Ils se parlent entre eux et un quart d'heure plus tard, mon copain me rappelle et il me dit
03:39écoute moi je serai toi, je ne crois pas une seconde à ce qu'il te raconte.
03:44Je prends mes clics et mes claques et j'irai faire une nouvelle IRM.
03:47Donc Prune, mon épouse prend rendez-vous pour le lundi à Paris dans un centre d'imagerie médicale.
03:53Je refais une nouvelle IRM et la radiologue me dit écoutez monsieur vous avez une lésion de paritale droite.
04:00En clair vous avez une tumeur cérébrale, il est urgent vous contactiez un neurochirurgien.
04:05Juste pour qu'on vous entende bien, décalez votre cahier, approchez-vous du micro parce qu'en fait par moment
04:09on entend moins bien.
04:10Oui d'accord donc voilà et alors là c'est quand même...
04:15Alors là oui, le sol se dérobe sous vos pieds quoi.
04:20Donc dans le bas de combat, il faut que je trouve un neurochirurgien.
04:23Donc j'appelle un petit peu partout, le premier déguiné, donc c'est mon beau-frère qui me dit écoute
04:28j'ai un ami qui est professeur de chirurgie vasculaire à la Pitié-Salpêtrière.
04:33Je vais l'appeler, dix minutes après il me rappelle, il me dit s'il y a une seule personne
04:37à voir, c'est Bertrand Maton qui est neurochirurgien.
04:41Donc rendez-vous pris avec Bertrand Maton pour le mercredi, il analyse les deux IRM, il me dit au vu
04:47des deux IRM, a priori vous avez une tumeur cérébrale maligne.
04:51Il faut que je valide ça avec mes neuroradiologues.
04:54Et je vous rappelle, le jeudi il me rappelle, il me dit écoutez je vous opère lundi.
04:58Donc le lundi il m'opère.
05:01Après cette opération, alors bon il m'explique tout le protocole.
05:04Bon il y a un protocole particulier donc pour ce type de tumeur.
05:08Sur les conseils d'une amie, j'appelle une neurochirurgienne qui est chercheuse donc au sein de l'ICM, pour
05:16savoir un petit peu où en était la recherche.
05:19Et elle me dit, écoutez ça n'a pas beaucoup avancé depuis une quinzaine d'années, entre temps je me
05:25suis renseigné, je lui pose un certain nombre de questions sur les travaux qui sont effectués aux Etats-Unis, en
05:30Australie, au Canada, elle n'était pas très au courant.
05:32Donc je m'aperçois quand même que même s'il y a de la collaboration entre les différents instituts, que
05:37ce soit Curie, que ce soit Gustave Roussy, que ce soit l'ICM, c'est assez cloisonné au niveau international.
05:44C'est-à-dire chacun travaille un peu dans son silo quoi, en silo en quelque sorte.
05:48C'est l'impression que j'ai eu au départ, après je me suis plus fait expliquer ça par des
05:54professeurs de médecine.
05:56Effectivement c'est la première idée.
06:00Et là je lui ai dit, écoutez, si vous voulez que je vous donne un coup de main, je savais
06:03qu'elle avait déjà organisé sous l'égide d'une marque qu'elle avait créée qui s'appelle Tous en
06:07tête des dîners pour lever des fonds pour la recherche contre les tumeurs cérébrales.
06:12Je lui ai dit, si vous voulez, je peux vous donner un coup de main pour lever des fonds.
06:15Et on a créé cette première association, Tous en tête, mais qui est vraiment très focussée sur tout ce qui
06:24est tumeurs cérébrales de haut grade.
06:27Et on a fait un premier dîner, où on a récolté, réculli 400 000 euros.
06:34En total on a déjà réculli depuis une bonne année.
06:36Il y a besoin de moyens, pourquoi alors ?
06:39Alors, par exemple, on a financé un échographe neuronavigué pour le service de neurochirurgie de la Pitié-Salpêtrière.
06:47Alors, un échographe neuronavigué, c'est un appareil qui va permettre d'aller plus loin dans l'exérèse de la
06:55tumeur,
06:55c'est-à-dire l'ablation de la tumeur et d'améliorer en fait la survie des patients.
07:00Et concomitamment, Arnaud m'appelle et il me dit, écoute, on est entrepreneur, il y a peut-être quelque chose
07:06à faire.
07:07Il me dit, je te soumets l'idée, on va créer une association, j'ai déjà le nom, c'est
07:12Entrepreneurs pour la vie.
07:14Et là, on a décidé de créer Entrepreneurs pour la vie ensemble.
07:18Oui, alors c'est ça, on va revenir quand même aussi justement sur ce cancer, bien sûr, dans un instant.
07:26Mais vous lancez ça, Entrepreneurs pour la vie, parce que c'est vrai, Arnaud Filiol, que Jean-Marc Amourou est
07:32lui-même un entrepreneur, bien sûr.
07:35Et que quand, autant quand, alors, je ne dis pas qu'on est égaux, pas égaux devant la maladie, etc.
07:40Mais quand en plus on est entrepreneur, qu'on fait tourner une boîte, c'est encore plus difficile quand on
07:45a la maladie qui vous tombe un peu dessus.
07:46C'est un peu ça l'idée aussi ?
07:48Exactement, et moi c'est ce qui m'a saisi.
07:50En fait, Jean-Marc envoie un email à toutes ses relations en expliquant sa démarche pour accompagner la recherche médicale.
07:56Et je comprends qu'il a un réflexe d'entrepreneur.
07:59Et c'est ça qu'il drive.
08:00Il a eu une énergie incroyable d'exploration, de compréhension, d'analyse et puis d'accompagnement pour lever des fonds
08:08rapidement.
08:08Et ça a été, il a été hyper efficace.
08:10Le premier dîner s'est tenu quelques semaines après seulement qu'il ait lancé cette démarche avec cette collègue de
08:15fonds.
08:15Et moi qui suis entrepreneur, je me suis dit, mais voilà, ça fait un petit moment, comme beaucoup d'entrepreneurs,
08:19je pense, je réfléchis à me dire,
08:21comment est-ce que je peux faire pour au-delà la création d'une boîte qui a un rôle social,
08:25qu'est-ce que je peux faire de plus ?
08:27Et là, je me suis dit, je ne vais peut-être pas attendre d'être malade moi-même ou que
08:30mes enfants soient malades pour me réveiller.
08:33Et donc, on a réfléchi à ce concept et on a créé Entrepreneurs pour la vie, dont la vocation est
08:37de capter cette énergie que Jean-Marc a déployée auprès de beaucoup d'autres entrepreneurs.
08:41Parce qu'en réalité, le cancer, c'est une personne sur deux qui va être touchée dans sa vie, donc
08:45c'est considérable.
08:46Ça veut dire que tout le monde va être touché directement, indirectement.
08:49Et donc cette énergie, on veut aller la chercher du côté des entrepreneurs pour qu'ils apportent leurs idées, leurs
08:54réseaux, pour lever des fonds pour la recherche médicale.
08:56Oui, c'est ça. Pourtant, il y a des associations déjà qui sont mobilisées, non ?
09:00Pour aller chercher, collecter des fonds, la Ligue contre le cancer et d'autres, mais pas suffisamment ?
09:08Si, si. En fait, elles ont même beaucoup fait avancer la recherche.
09:11Simplement, quand on regarde certains types de cancers, et c'est clairement le cas du glioblastome, de la tumeur cérébrale,
09:18la recherche, en fait, est coincée par des demandes de moyens absolument considérables.
09:23Et le fait que finalement, ça touche un nombre assez réduit de personnes, même si c'est quand même, au
09:27fond, assez substantiel, mais pas suffisamment.
09:28Vous voulez dire qu'on va beaucoup plus sur les cancers les plus généraux, très répandus, en fait ?
09:34C'est ça, qui sont quoi ? C'est les cancers du sein, du sein, de la prostate, poumon, foie,
09:42etc.
09:42Et qui aujourd'hui, pourvu qu'ils soient repérés suffisamment tôt, se guérissent très bien.
09:46Et celui-ci, ce n'est pas le cas. En plus de ça, il est multiforme, il change de configuration
09:51tout le temps, il est extrêmement compliqué à en préhender.
09:53Oui. Comment, justement, vous êtes traité et soigné, Jean-Marc Amoroux, en fait, aujourd'hui ?
09:58Aujourd'hui, il y a un protocole. Donc, c'est la chirurgie, la chignothérapie, la radiothérapie.
10:07L'immunothérapie, non, elle n'est pas dans ce cas précis ?
10:10Alors, pas pour le moment. Alors, aujourd'hui, il y a des essais cliniques. Moi, je fais partie d'ailleurs
10:14d'un essai clinique.
10:15Un essai clinique, oui.
10:16Donc, au sein de la pitié. Donc, tout ça, ça dépend des marqueurs que vous avez.
10:23Donc, à ce moment-là, on vous propose un essai clinique.
10:27Et d'ailleurs, le problème, c'est que ces essais cliniques sont très longs.
10:31Et entre le moment où on fait un essai clinique et le moment où il va y avoir une autorisation
10:37de mise sur le marché d'un médicament,
10:38il peut se passer dix ans.
10:40Dix ans ?
10:41Pourquoi ?
10:43Parce que...
10:44C'est le principe de précaution ?
10:46Alors, on a effectivement le sacro-saint principe de précaution qui est inscrit aujourd'hui dans la Constitution.
10:53Et ça, vous trouvez que c'est un problème, notamment pour la médecine, pour essayer d'avancer, de faire des
10:58expérimentations, quoi, bien sûr.
10:59Oui, et puis ce sont des cancers, comme le cancer du gourmand gras, ce sont des cancers qui sont très
11:03compliqués.
11:04C'est des cancers qui sont hétérogènes.
11:05Et aujourd'hui, on va plus, de plus en plus, et d'ailleurs, on va faire d'énormes progrès grâce
11:12à l'intelligence artificielle,
11:14on va plus vers des thérapies ciblées, c'est-à-dire des thérapies individualisées.
11:18Oui, thérapies individualisées et qui permettent...
11:22En fait, c'est une forme d'expérimentation, quoi.
11:25C'est ça, quand on va individualiser les choses, quoi, non ?
11:28C'est ça.
11:29Oui, c'est ça.
11:30Et ce qui peut permettre, effectivement, de faire avancer, en fait, les choses, quoi.
11:34On va en parler encore, dans un instant, après une légère pause avec vous sur Sud Radio, bien sûr.
11:40Jean-Marc Amourou, donc entrepreneur qui se bat, évidemment, contre un cancer dit incurable, en fait, du cerveau.
11:47Mais avec de l'énergie, avec des traitements, effectivement, on y arrive.
11:52Et puis, cette association qui a été créée, Entrepreneurs pour la Vie, Arnaud Filiole.
11:57Si vous voulez, justement, poser des questions, ou interpeller, ou témoigner aussi, vous-même,
12:03vous avez été touché par un cancer, vous avez eu dans votre famille des gens qui se sont battus comme
12:08ça.
12:09Ou alors, justement, sur ce fameux principe de précaution qui, parfois, retarde, sans doute, un petit peu des essais
12:17de faire avancer la recherche, qui est parfois cloisonnée, ce que vous nous avez dit aussi.
12:22Moi, je pensais qu'on dialoguait dans le monde entier, qui plus est, en fait, aujourd'hui, avec les moyens
12:27de l'intelligence artificielle, etc.
12:28On dialogue, mais pas tant que ça. C'est ce que vous allez nous dire dans un instant, Jean-Marc
12:32Amorou.
12:34Sud Radio, La Vérité en Face, Patrick Roger.
12:38Il est 10h, mon le cas, La Vérité en Face, sur Sud Radio jusqu'à 10h, et on parle du
12:44cancer.
12:46Avec Jean-Marc Amorou, qui est un chef d'entreprise, qui se bat parce qu'il est atteint lui-même
12:51par le glioblastome.
12:54C'est une forme de cancer du cerveau, une tumeur, que l'on dit, en fait, incurable.
12:59Mais on peut lutter, etc. Et vous en êtes, en fait, la preuve, bien sûr.
13:03Et Arnaud Filiole, directeur général d'Entrepreneurs pour la Vie, parce que tous les deux, vous avez fondé cette association
13:10pour aller récolter, en fait, des fonds, parce qu'il faut aider la recherche, c'est ce que vous dites,
13:16notamment pour développer et avoir du matériel qui va permettre de détecter, de traiter, c'est un peu ça.
13:22Et on va parler d'ailleurs aussi des traitements dans un instant, parce que c'est vrai que je suis
13:26un peu surpris,
13:27vous avez dit 10 ans pour l'expérimentation en raison du principe de précaution,
13:32et on se dit aujourd'hui, les choses avancent...
13:34Entre autres, entre autres, il n'y a pas que le principe de précaution.
13:36Non, mais c'est vrai, mais notamment, et on se dit, bah tiens, tous les labos, là, qui ont quand
13:41même,
13:42et qui notamment, pendant le Covid, qu'on soit d'accord ou pas d'accord, etc.,
13:45mais qui ont lancé des choses sans vraiment beaucoup de recul,
13:47pourquoi ils ne pourraient pas lancer, en fait, un certain nombre d'expérimentations, peut-être,
13:51sans avoir non plus complètement, en fait, du recul pour traiter ça,
13:55surtout à l'heure de l'intelligence artificielle et de la nouvelle technologie.
13:58Donc, avec cet argent que vous essayez de récolter, Jean-Marc Amroux et Arnaud Filiol,
14:05c'est pour, notamment, équiper de matériel, notamment à Montpellier,
14:10je crois qu'il y a un grand projet, en fait, actuellement.
14:12J'avais une infirmière de Montpellier tout à l'heure en ligne.
14:14Alors, équiper, oui, des équipements, mais également des travaux de recherche.
14:19Oui.
14:20Mais c'est vrai que, comme je le disais tout à l'heure, des travaux de recherche,
14:25à vulgariser pour le public, c'est assez compliqué.
14:29Donc, nous, on souhaite le transcrire plutôt en heures de recherche, quand des donations sont faites.
14:35En ce qui concerne du matériel, c'est évidemment plus simple.
14:38Par exemple, à Montpellier, on était en discussion avec le professeur David Azria,
14:42qui souhaite monter un centre de radiothérapie dédié à des cancers dits aujourd'hui incurables,
14:50comme le cancer, les tumeurs cérébrales, mais également le cancer du pancréas,
14:55qui peut s'appliquer également au cancer du foie, à certains cancers ORL,
15:00qui est un système à base d'un minéral qui s'appelle le bor,
15:09et avec des neutrons qui permettent de tuer les tumeurs cancéreuses sans atteindre les tissus sains.
15:18Mais ce sont des investissements qui sont assez élevés,
15:22puisque aujourd'hui, on parle de 43 millions d'euros.
15:26Mais c'est déjà, aujourd'hui, des traitements qui existent dans certains pays,
15:31et notamment au Japon et en Chine.
15:34Oui, d'accord.
15:35Donc ça, c'est un très beau projet qu'on aimerait.
15:37Et est-ce qu'il y a, alors, vous l'avez évoqué tout à l'heure,
15:39mais est-ce qu'il y a de la collaboration entre chercheurs ?
15:42Des chercheurs à Paris, des chercheurs aux Etats-Unis, au Japon, en Chine et ailleurs,
15:49par exemple, sur les cancers, les tumeurs du cerveau ?
15:54Alors, moi, je ne suis pas un expert de la recherche, bien évidemment.
15:57Non, mais je sais que vous vous battez, que vous avez déployé énormément d'énergie,
16:01et que vous avez vous-même alerté des chercheurs pour leur dire,
16:05tiens, mais à tel endroit, ils ont réussi à avancer sur telle chose, sur telle chose,
16:08et qu'eux-mêmes n'avaient pas vu, quoi, en fait, non ?
16:11Oui, c'est vrai.
16:12Alors, c'est un monde compliqué, parce qu'aujourd'hui, les chercheurs,
16:15ils font des publications, donc ils publient.
16:17Après, le fait de faire une publication, ça peut bloquer un brevet,
16:20enfin, tout ça est quand même assez compliqué,
16:24mais l'idée des chercheurs, c'est effectivement de collaborer.
16:30D'un certain côté, il y a aussi une concurrence,
16:33donc il faut voir les deux faces de la médaille,
16:36c'est-à-dire que la collaboration, c'est formidable,
16:42on pourrait se dire, mais ça serait génial que tous les chercheurs du monde entier
16:46se tiennent la main.
16:48Oui, sauf qu'en fait, ils sont en concurrence,
16:50c'est le premier qu'ils trouveront, quoi.
16:51Et ils sont également en concurrence,
16:52mais la concurrence aussi a l'avantage,
16:55la compétition, d'aussi faire avancer les choses.
16:58Oui, bien sûr.
16:59Et les grands labos, dans l'histoire,
17:03Arnaud Filiolle, vous qui travaillez avec Entrepreneurs pour la Vie,
17:06justement, qui a essayé de trouver,
17:08vous avez l'impression qu'ils s'en préoccupent,
17:09les grands labos, de ça, des traitements ?
17:12De ces tumeurs-là, pas suffisamment,
17:14et en fait, il faut voir que,
17:16non seulement il faut 10 ans, comme le disait Jean-Marc,
17:17mais il faut de l'ordre de 150 millions d'euros
17:19pour amener un candidat médicament sur le marché.
17:22Et investir ça,
17:23c'est prendre un risque financier considérable,
17:25et il faut en face qu'il y ait un marché suffisant.
17:28Or, le rapport entre le risque et le coût,
17:31aujourd'hui, n'est pas bon.
17:32Et donc, toute notre démarche...
17:32Pourtant, il y a une majorité de la population,
17:37et vous l'avez dit, en France,
17:38une personne sur deux peut être atteinte d'un cancer,
17:41et j'imagine que c'est la même chose à l'échelle mondiale,
17:44donc, non ?
17:45C'est sûr, mais à l'échelle française,
17:48c'est quelques milliers par an.
17:52Comparer au cancer du poumon, du sein, etc.,
17:54c'est très peu.
17:56Et donc, notre rôle, nous,
17:57c'est d'aller lever de l'argent
17:59pour essayer de dérisquer la recherche.
18:01C'est-à-dire qu'aujourd'hui,
18:02dans les instituts,
18:03il y a des travaux,
18:04il y a des molécules,
18:05des candidats médicaments
18:06qui pourraient faire l'objet d'une solution,
18:09mais il faut apporter de l'argent
18:11à ces instituts de recherche
18:13pour qu'ils puissent démontrer
18:14que ça se rapproche de fonctionnement,
18:18que ça dérisque le laboratoire
18:20qui, lui, ensuite,
18:21va racheter la molécule et investir.
18:23Alors oui, ça, c'est des laboratoires privés.
18:25Et est-ce qu'il y a du financement
18:28par l'aide publique pour la recherche ?
18:32Oui, clairement, mais elle n'est pas à la hauteur.
18:34Ce n'est pas à la hauteur.
18:34Ce n'est pas à la hauteur.
18:35On parle de quelques millions,
18:37voire dizaines de millions d'euros
18:38par an au grand maximum.
18:40On est très, très loin.
18:41Je vous parle de 150 millions d'euros
18:43pour un seul candidat médicament.
18:44Et pour que ça fonctionne,
18:45il faut qu'il y en ait plusieurs
18:46qui soient testés en parallèle.
18:48Et les chercheurs, est-ce qu'ils sont aidés ?
18:50Moi, c'est ce que l'on dit
18:51par l'intelligence artificielle,
18:54la nouvelle technologie ?
18:55Vous qui dialoguez en permanence avec eux,
18:57Jean-Marc Cameroux,
18:58notamment à La Pitié-Salpêtrière et autres.
19:00Est-ce que vous avez l'impression,
19:01et depuis que la maladie s'est déclenchée pour vous,
19:04en décembre 2024,
19:06que c'est en train quand même d'avancer ?
19:08Oui, l'intelligence artificielle,
19:10ça va permettre, je dirais,
19:11de pouvoir avoir les différents marqueurs
19:19qu'a un patient,
19:20et de pouvoir, pour lui,
19:22lui donner le traitement
19:23qui lui convient le mieux.
19:25Et puis, parce qu'on peut comparer
19:27dans le monde entier
19:28des gens qui ont utilisé tel traitement,
19:31tel autre, etc.
19:32Et on a un projet comme ça
19:34sur lequel on réfléchit aujourd'hui
19:36avec plusieurs opérateurs
19:37pour mettre en commun
19:38des données patients
19:39de plusieurs instituts de recherche en France
19:42pour être capables de déterminer
19:44sur la base d'une analyse extrêmement précise
19:45de la physionomie
19:48de chacune de leurs tumeurs,
19:49mettre ça en commun
19:50pour créer une base de données
19:51à partir de laquelle
19:52on va pouvoir, en théorie,
19:54tester les médicaments.
19:56Mais ça, ça suppose
19:56de la collaboration,
19:58comme vous disiez,
19:59et effectivement,
20:00de mettre en place des outils
20:01qui vont dessus réaliser
20:02ces analyses
20:02pour accompagner les chercheurs.
20:04D'autant que je vais donner un chiffre.
20:06Aujourd'hui, on va avoir
20:06une explosion des cancers
20:08d'ici 2050.
20:09On parle de 70% d'augmentation.
20:12Pourquoi d'ailleurs,
20:13on le sait,
20:14pourquoi il y a cette augmentation ?
20:15Est-ce que c'est notre rythme de vie,
20:18notre hygiène,
20:19notre...
20:20Non ?
20:20Et puis alors,
20:20on vit un peu plus vieux
20:22et donc ça se déclenche aussi.
20:24Exactement.
20:24Puisqu'on dit aujourd'hui
20:25dans les pays industrialisés,
20:27une personne sur deux,
20:28au cours de sa vie,
20:29aura un cancer.
20:30Donc c'est pour ça
20:31que les entreprises
20:31sont aussi directement concernées.
20:33Les entreprises doivent avoir
20:34aussi un impact social,
20:36vont devoir s'habituer aussi
20:37à travailler avec des gens
20:38qui ont le cancer.
20:41Et ça va toucher également
20:42des gens de plus en plus jeunes.
20:44Oui, oui.
20:44Ah ben ça,
20:45c'est un point particulier aussi,
20:47s'habituer à travailler
20:48avec des gens
20:49qui ont le cancer.
20:50Est-ce que dans
20:51Entrepreneur pour la vie,
20:52puisque vous avez cette âme-là,
20:53vous êtes sensible,
20:54effectivement,
20:55au rôle des entreprises,
20:59etc.,
21:00intégrer,
21:00permettre aux entreprises
21:01de conserver leur personnel
21:02touché par un cancer ?
21:04Oui, absolument.
21:05Il s'agit de développer
21:06la solidarité
21:07au sein des entreprises
21:08et typiquement,
21:09dans les nombreux projets
21:11qu'on a
21:12avec les entreprises
21:13et Entrepreneur pour la vie,
21:14c'est d'accompagner
21:15les salariés ensemble,
21:17typiquement,
21:18sur la création
21:18d'un fonds de donation
21:19de l'entreprise,
21:20dans lequel ensemble,
21:21on va pouvoir mobiliser
21:22des moyens,
21:23chacun en contribuant
21:24à sa mesure
21:24pour aller financer
21:26les projets de recherche,
21:27etc.
21:28Donc, clairement,
21:28la solidarité en entreprise
21:30autour de ces sujets
21:31est extrêmement importante
21:32et il faut s'y habituer
21:34et même individuellement,
21:35le cancer,
21:35c'est peur,
21:37la maladie,
21:37de manière générale,
21:38on n'a pas trop envie
21:39de s'en approcher
21:39et pourtant,
21:41elle est dans nos vies
21:41et dans nos vies,
21:42elle est dans l'entreprise.
21:43Jean-Marc Amouroux,
21:44avec votre expérience
21:45qui vous est arrivée,
21:46est-ce que vous estimez
21:47que finalement,
21:48dans la détection
21:49du cancer,
21:50on devrait accélérer
21:52en fait un peu les choses
21:53avec beaucoup plus
21:55de scanners,
21:57d'échographies
21:57quand on arrive peut-être
21:58à un certain âge aussi,
22:00non ?
22:02Pas tellement muso...
22:03Évidemment,
22:05la logique fait
22:06que la prévention
22:07est une chose essentielle.
22:09Parce que c'est ce que l'on fait,
22:10par exemple,
22:11au cancer du sein,
22:11qu'on a évoqué
22:12effectivement tout à l'heure.
22:13Oui, c'est vrai.
22:15Après,
22:15des examens
22:16comme des scanners,
22:17des IRM, etc.,
22:18sont des examens
22:19qui coûtent quand même
22:19relativement cher.
22:21C'est des appareils
22:21qui sont très coûteux.
22:24Et également,
22:25ce type de cancer
22:27sont des cancers
22:28qui sont parfois,
22:29là je parle du cancer du pancréas
22:30par exemple,
22:32ou les tumeurs cérébrales,
22:34qui sont détectés
22:35relativement tard.
22:36Oui,
22:37c'est ça en fait,
22:38trop tard.
22:39Mais ce n'est pas évident,
22:41évidemment,
22:41on ne fait pas toujours
22:42des contrôles,
22:43des entretiens,
22:44des prises de sang.
22:45Après,
22:45il ne faut pas être
22:46complètement hypochondriac,
22:47parce que,
22:48de toutes les manières,
22:48à partir du moment
22:49où on fait trop d'examens,
22:50on trouvera toujours
22:52quelque chose.
22:53Oui,
22:53c'est vrai.
22:54En tout cas,
22:56merci d'être venu ce matin.
22:57Jean-Marc Amourou,
22:58on rappelle,
23:00vous,
23:00c'était en 2024
23:02que vous avez appris ça
23:03pour les auditeurs.
23:07ce cancer incurable,
23:09dit incurable du cerveau,
23:11le glioblastome.
23:12Et vous avez,
23:13moi ce que je trouve remarquable,
23:15c'est que vous avez
23:15une énergie,
23:16en fait,
23:16complètement incroyable.
23:17C'est ce qui permet
23:17de tenir et d'avancer,
23:18justement.
23:19C'est mon mode de défense,
23:20en fait.
23:21Oui,
23:21c'est vrai.
23:22Et c'est ce que vous disent,
23:23en fait,
23:23les médecins,
23:25aussi,
23:25Jean-Marc,
23:25non ?
23:26Oui,
23:26alors,
23:27certains sont un petit peu
23:29douloureux
23:29quand ils vous annoncent
23:31le pronostic.
23:32Oui.
23:34Après,
23:34d'autres ont une manière
23:36différente de voir les choses,
23:37mais en tous les cas,
23:39moi je salue,
23:40en fait,
23:40le métier de ces,
23:43la manière dont appréhendent
23:46la maladie,
23:47ces chercheurs,
23:49leur dévouement.
23:50Franchement,
23:51moi j'étais excessivement
23:52bien pris en main,
23:53et voilà,
23:54je ne peux que saluer.
23:55Non,
23:56mais quand je disais ça aussi,
23:57c'est que certains saluent,
23:58justement,
23:59votre courage
23:59et votre volonté.
24:01Il y a un côté,
24:02psy,
24:03évidemment aussi,
24:03pour venir à bout,
24:04en fait,
24:05et lutter contre la maladie.
24:07Non,
24:07Jean-Marc ?
24:09Oui.
24:09C'est ce qui vous porte,
24:10quoi.
24:10Oui,
24:11c'est ce qui me porte,
24:11voilà,
24:12donc j'en ai fait un combat,
24:13j'en ai fait mon combat,
24:14et puis j'ai la chance
24:16de pouvoir le faire aussi,
24:18parce que je suis extrêmement
24:19bien entouré,
24:21familialement,
24:22voilà,
24:23j'ai trois enfants super,
24:24trois garçons super,
24:26une femme géniale,
24:29on a un family business,
24:30qui peut porter l'entreprise
24:32sans que je sois forcément là,
24:33donc ça,
24:34c'est aussi formidable,
24:35et puis des amis autour de moi,
24:36qui ne sont pas.
24:37Mais vous êtes toujours là,
24:38mon cher Jean-Marc Amorou,
24:40et évidemment,
24:41avec Arnaud Filiol,
24:43pour Entrepreneur pour la Vie,
24:45vous pouvez d'ailleurs regarder
24:47sur internet,
24:47pour retrouver,
24:49pour venir collaborer,
24:50apporter aussi votre contribution.
24:53Merci en tout cas,
24:54d'être venu témoigner,
24:55en fait,
24:56ce matin.
24:56Dans un instant,
24:58mettez-vous d'accord,
24:59Christine Bouillaud,
25:00et tous les sujets sur la table,
25:02vous allez aborder quoi,
25:03ce matin,
25:03Christine ?
25:04Bonjour.
25:04Bonjour Patrick,
25:05bonjour à tous,
25:06c'est quoi le problème
25:07avec Félix Mathieu ?
25:08On va s'intéresser à nos enfants
25:09qui sont hors de forme physique,
25:11ils n'arrivent plus à courir.
25:12oui,
25:13voilà,
25:13c'est quoi le problème ?
25:14C'est-à-dire que malbouffe,
25:16les écrans,
25:16etc.
25:17rythme scolaire ?
25:19rythme scolaire,
25:20oui,
25:20enfin bon.
25:21La place du sport à l'école,
25:22c'est aussi un sujet.
25:23C'est la place du sport,
25:24en fait,
25:25aussi chez soi,
25:25enfin pardon,
25:26mais l'école ne peut pas tout faire.
25:27Non ?
25:28Ça fait partie des apprentissages fondamentaux,
25:30savoir courir,
25:31nager,
25:31faire du vélo.
25:32Doit-on payer des fonctionnaires au mérite ?
25:34C'est-à-dire qu'il revient,
25:35proposé par l'Institut Montaigne,
25:37et puis le dossier qui traîne
25:38depuis deux ans et demi
25:39sur les bureaux de Matignon,
25:41le plan pluriannuel de l'énergie.
25:43Il sera publié par décret demain matin.
25:46Stop ou encore le renouvelable ?
25:48Faut-il plus de nucléaire ?
25:50C'est toutes les questions
25:51qu'on posera avec nos débats.
25:51Et la compatibilité nucléaire-renouvelable,
25:53qui pose parfois des problèmes,
25:55ce qui a été soulevé
25:57dans un rapport récemment.
25:58Oui,
25:59on propose six nouvelles centrales nucléaires
26:01en France.
26:02On va voir ce que vous en pensez.
26:040826 300 300,
26:05vous attendez d'accord.
26:06dans un instant.
26:07Sous-titrage Société Radio-Canada
Commentaires

Recommandations