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##LE_GRAND_DEBAT_DES_VRAIES_VOIX-2026-02-12##
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NewsTranscription
00:00C'est l'heure de l'école, allez hop debout !
00:02Pourquoi t'es pas venu à l'école aujourd'hui ?
00:04C'est l'école, l'école, alors t'as vu l'école, même les profs ils y vont de les
00:08primaires à l'école.
00:09Ah t'as envie de suivre aussi, j'aurais pas venu.
00:13Et c'est soit question, l'éducation nationale est-elle dépassée ?
00:17C'est Hakim qui est avec nous pour y répondre de Villeneuve sur l'autre.
00:20Bonsoir Hakim, bienvenue sur Sud Radio, on est ravis de vous accueillir, quel est votre avis ?
00:26Bonsoir Cécile, bonsoir Frédéric et à toute l'équipe.
00:29Alors j'espère que non, moi je suis enseignant, j'espère que non, non, elle n'est pas dépassée,
00:34mais c'est vrai qu'on est très très inquiets de voir cette recrudescence de violences, ces couteaux, c'est
00:40plutôt triste.
00:42Maintenant, moi, enfin même dans mes souvenirs d'élèves, je me souviens qu'il y avait déjà des conflits,
00:51malheureusement du harcèlement ça existait déjà.
00:55Éric Revelle ?
00:57Oui, on a tous été...
00:58Est-ce que c'est un constat d'échec ?
01:00Évidemment, on a tous été élèves, tous scolarisés, co-préparatoires,
01:05parfois même, moi j'étais scolarisé à Nanterre, vous voyez, j'étais pas dans une ville,
01:09j'étais même, j'ai habité cité des Fontenelle à Nanterre.
01:12Mais pardon, oui, il y avait des bagarres dans les cours de récréation,
01:15mais j'ai jamais entendu à mon époque d'élèves qui venaient avec des couteaux
01:18pour agresser des professeurs ou des petits copains, pardonnez-moi.
01:21Donc en fait, l'éducation nationale, à mon sens, et on voit les cassements Pisa,
01:25s'est effondré dans sa responsabilité d'instruire nos enfants,
01:29mais en termes de sécurité, c'est juste un naufrage.
01:32Et en même temps, il n'y a quand même pas des couteaux dans tous les établissements,
01:35il ne faut pas non plus abuser.
01:38Aujourd'hui, moi j'ai mes enfants qui sont scolarisés,
01:41ma fille est notamment dans un lycée,
01:43je pense que l'éducation nationale fait très bien son boulot,
01:47que lorsqu'il y a un problème, vous avez surprenote les informations,
01:51il y a un cadre, il y a des voyages qui sont organisés,
01:54il y a plein de choses, il ne faut pas non plus abuser.
01:56Hakim, vous disiez, vous êtes de quelle génération, Hakim ?
02:00Alors moi je suis né en 73,
02:03et j'ai toujours entendu des problèmes à l'école,
02:07ça fait très très longtemps.
02:08C'est vrai que je n'avais pas entendu,
02:12les couteaux, je n'ai pas à souvenir.
02:13C'est ça, c'est ça.
02:16Mais il y a toujours eu des problèmes d'harcèlement,
02:19des bagarres, on se moque de quelqu'un parce qu'il est gros,
02:22parce qu'il est comme ci.
02:23Il y avait ce genre de choses,
02:24ou en colonie de vacances d'ailleurs.
02:26Ça a toujours existé.
02:27Maintenant, ce que je voulais dire sur les couteaux,
02:30je pense que malheureusement,
02:32des élèves manifestement viennent en classe avec
02:35et ne le disent pas.
02:36On les a saisis,
02:37si on le sait, c'est que déjà on les a saisis,
02:40c'est que déjà, donc il y a du renseignement,
02:41il y a de l'information, c'est bien.
02:43Je ne pense pas que forcément,
02:44ce soit pour agresser quelqu'un ou régler un compte.
02:47Malheureusement...
02:48C'est pour ouvrir des huîtres à votre avis ?
02:49Eric, Eric !
02:51Ben attendez, quand ils viennent avec un couteau...
02:53Eric !
02:54C'est pour se défendre.
02:55C'est aussi pour se défendre parce qu'ils ont peur.
02:57Alors, je pense que...
02:59Voilà, c'est ce que j'allais dire.
03:01Je pense que malheureusement,
03:02comme il y a un climat un petit peu anxiogène,
03:04peut-être que des élèves,
03:07soit avec la complicité des parents
03:09ou dans leur dos, je ne sais pas,
03:12malheureusement,
03:13c'est une arme.
03:14C'est une arme.
03:14Oui, absolument.
03:15Vous ne bougez pas, Kim.
03:16De toute façon, on aura l'avis de Pascal Girald
03:19et de Sébastien Ménard dans un instant.
03:20Et puis, vous nous appelez.
03:21Aude vous attend au standard.
03:230826 300 300.
03:25Avec Frédéric Brindel,
03:26nous sommes ensemble jusqu'à 19h.
03:27À tout de suite.
03:34Et avec Frédéric, on est ravis d'accueillir Crevel aujourd'hui,
03:38auteur de ce livre.
03:39C'est Mozart qu'on assassine aux éditions Ellipse.
03:41Avec grand plaisir.
03:4210 ans de fiasco d'Emmanuel Macron.
03:44Voilà.
03:44Voilà, ça se lit.
03:45Ah bon ?
03:4510 ans ?
03:46Non, pas 10 quand même.
03:475.
03:48Je vais faire un chapitre supplémentaire.
03:50Merci.
03:51Et Sébastien Ménard.
03:51C'est tellement facile.
03:53C'est tellement factuel.
03:55Proposer des solutions plutôt que de critiquer.
03:56Allez, allez.
03:57Sébastien Ménard, ce sera votre tour dans un instant.
03:59Pascal Girald.
04:00Et on revient sur cette question
04:01et cette lettre envoyée du ministre
04:04de l'Éducation nationale aux parents.
04:07L'éducation, cette question du jour nationale
04:09est-elle dépassée ?
04:10Pour l'instant, vous dites en majorité.
04:12Oui.
04:13Sébastien Ménard.
04:13C'est une très grosse majorité.
04:15Oui, une très grosse.
04:15Vous avez raison.
04:16C'est pratiquement...
04:17En tout cas, c'est pour les ceux qui votent sur X
04:19sur le compte de Sud Radio.
04:21Vous vouliez réagir cette semaine-là ?
04:22Oui, parce qu'en fait, on ne parle que de l'école.
04:24Mais ce qui se passe à l'école
04:25est la conséquence de ce qui se passe en dehors de l'école.
04:29Et qu'à vouloir...
04:31On peut...
04:32Enfin, moi, j'ai souvent entendu des ministres,
04:34d'ailleurs, de droite, de gauche, etc.,
04:36dire qu'on va sanctuariser, finalement, l'école
04:40pour la protéger des maux de la société.
04:42Mais en fait, si vous ne réglez pas les maux
04:44qui viennent non pas bousculer,
04:47mais gangréner de manière mortifère
04:52la société française,
04:54vous n'allez rien changer.
04:55Vous pouvez ajouter des portiques,
04:56vous pouvez ajouter ce que vous voulez, etc.
04:58Mais la réalité, c'est que c'est le...
05:00Si on continue comme ça, ce sera un bunker.
05:02Non, non, mais ce que je dis, c'est que c'est la société.
05:04C'est que quand vous avez des gamins qui traînent
05:06de 10 ans, 12 ans, qui traînent dans la rue jusqu'à pas d'heure,
05:10que, évidemment, aujourd'hui, vous empêchez
05:13les forces de l'ordre de faire leur travail
05:16parce que délit de faciès, parce que ceci,
05:18parce que peur de la bavure, etc., etc.
05:20Et en fait, la réalité, c'est que...
05:21La police tue, non ?
05:22Non, mais c'est pas ce que j'ai dit.
05:24Non, monsieur Revelle, laissez-moi juste terminer
05:26parce que vous allez être ridicule.
05:27Vous allez être ridicule dans une seconde.
05:30Non, non, non.
05:30Je dis simplement...
05:31Vous l'êtes depuis que vous avez pris la parole.
05:32Non, non, je ne l'ai absolument pas.
05:34Mais simplement, c'est facile de bâcher les professeurs,
05:36c'est facile de bâcher l'éducation nationale,
05:39de bâcher, quelque part, le système éducatif français.
05:43La réalité, c'est d'abord,
05:44essayons de régler ce qui se passe en dehors
05:46et ça s'améliorera en dedans, évidemment.
05:48Alors, moi, je pense que s'il y a quelqu'un à bâcher,
05:50c'est surtout les parents.
05:52Parce qu'on part du principe,
05:54depuis des années et des années,
05:56certains parents ont confié à l'éducation nationale
05:59le soin d'éduquer leurs enfants
06:01en plus de les instruire.
06:03Et c'était bien pratique
06:04parce qu'il y avait à s'occuper de rien.
06:05Et maintenant, l'éducation nationale
06:07est débordée par les événements.
06:08La preuve, pour que le ministre appelle au secours
06:10à travers une lettre,
06:11certains parents pour leur rappeler de faire leur boulot,
06:14ça sent quand même un peu le roussi.
06:15Alors, à la question, est-ce que l'éducation nationale
06:18est dépassée ?
06:19Je dis oui, parce que si le ministre
06:21doit écrire aux parents
06:22pour leur dire, faites votre boulot,
06:24on est mal.
06:25Et vous pensez bien que les parents
06:27n'ont strictement rien à foutre ?
06:28Parce que ce que vous dites est faux.
06:31Parce qu'en fait, quand vous avez des professeurs,
06:33des instituteurs,
06:35qui éduquent les enfants,
06:36donc qui réprimandent les enfants,
06:37vous avez les parents qui débarquent.
06:40Donc, pardonnez-moi,
06:41mais ce que vous dites est faux.
06:41Je suis tout à fait d'accord avec vous.
06:42C'est pour ça que je dis,
06:43s'il y a des gens à blâmer,
06:44c'est les parents.
06:45Non, mais l'éducation nationale
06:46l'a dit pendant des années,
06:47laissez-nous faire, c'est notre métier.
06:48On s'occupe de tout, c'est notre job.
06:50Alors, à un moment donné, il faut choisir.
06:51Clin d'œil, quand même,
06:52parce que Sébastien Ménard
06:53a été convaincant,
06:54puisqu'on est passé de 100%
06:55à, oui, l'école est dépassée,
06:57à 97%.
06:58Je dis ça, je dis rien.
06:59Vous avez gagné 3%, monseigneur.
07:01J'aurais juste de dire, quand même,
07:02je voulais juste dire
07:04que quand le ministre de l'Éducation,
07:05Édouard Geffray, en l'occurrence,
07:06dit, nous ne pouvons admettre
07:08ni la banalisation de l'insulte,
07:10ni plus grave encore,
07:11les violences physiques,
07:12il a raison.
07:13Et c'est bien de rappeler,
07:14alors, vous savez, moi,
07:16je viens du sport.
07:17C'est d'une banalité, pardon.
07:18D'accord, je viens du sport,
07:19mais quand il y a des problèmes
07:20dans les tribunes,
07:21on incrimine le club.
07:23C'est quand même la sécurité civile
07:24qui est censée arrêter ces gens-là.
07:26Donc, quand il y a des problèmes
07:27dans les écoles,
07:28ce n'est pas à l'éducation nationale
07:30qu'on va encore faire porter le chapeau.
07:31Et bien, c'est justement
07:32aux forces de l'ordre, etc.,
07:34d'assurer ce travail.
07:35Parce que, dans le rôle pur d'enseignant,
07:39moi, je trouve qu'ils ont gardé la main
07:41dans plein de domaines.
07:42Il y a des mauvais,
07:43il y a des bons, on le sait.
07:44Voilà.
07:46Mais, quand les enfants sont à l'école,
07:48les enfants mineurs sont à l'école,
07:49ils sont mineurs.
07:51Qui sont les responsables de ces mineurs ?
07:53C'est bien les parents.
07:54Donc, c'est bien les parents
07:55qui sont responsables de ces 4 ans.
07:56Oui, mais une fois qu'ils sont confiés
07:57à l'éducation nationale,
07:58une fois que vous les laissez,
07:59ils sont...
07:59C'est pas l'éducation nationale
08:00qui les déforme.
08:02C'est la manière des parents
08:04d'éduquer leurs enfants
08:06qui les rendent comme ça.
08:07C'est bien pour ça
08:08que c'est pas l'éducation nationale
08:09qui les déforme.
08:09Je pourrais être en accord
08:12avec mon voisin de droite,
08:13le macroniste Sébastien.
08:15Macroniste de droite.
08:16Macroniste de droite.
08:18C'est que, évidemment,
08:19la société est dans un état
08:21de délabrement,
08:22de fracturation absolument hallucinant.
08:25Alors, je rappellerai quand même
08:26qu'on a un président de la République
08:27qui est là depuis 7 ans, 8 ans,
08:30que jamais la société française
08:32n'a été autant fracturée
08:33que sous un président de la République.
08:36D'ailleurs, c'est...
08:37Mais est-ce qu'il en est la cause ?
08:38Je termine.
08:39Est-ce qu'il en est la cause
08:40ou la conséquence ?
08:40Parce que c'est ça le vrai sujet.
08:41Il a regardé passer le train.
08:43Il a regardé le train.
08:45Il n'a pas fait grand-chose
08:46à part transformer l'Elysée
08:48en agence de communication événementielle,
08:50si vous voulez,
08:50en portant des lunettes.
08:52Voilà.
08:52Bon.
08:53Maintenant, il y a aussi autre chose.
08:54Bien sûr que les familles
08:55sont responsables.
08:56Je partage le point.
08:57Mais regardez comment,
08:58depuis, allez,
09:001968,
09:01ça s'est accéléré depuis,
09:03on a déconstruit
09:04la valeur familiale.
09:05Comme on a expliqué aux gens,
09:06bon, il y a énormément
09:07de familles monoparentales.
09:08Et ça, c'est pas un souhait
09:10de ces familles-là.
09:11Il y en a beaucoup.
09:12Donc, vous avez une mère
09:12qui va travailler tôt
09:14et qui va finir tard,
09:15qui a sans doute plus la main
09:16sur ses enfants.
09:18Mais regardez comment on a explosé
09:20la cellule familiale.
09:21Comment on a dit que tout ça,
09:23c'était des concepts conservateurs,
09:26que la famille,
09:27bon, oui, allez,
09:29il fallait la faire bouger,
09:30que les repères
09:31pouvaient tomber avec elle.
09:32Bon, ben, tout ça,
09:33c'est...
09:33On en paye l'addition aujourd'hui.
09:36Donc, la société
09:36est totalement délabrée, dégradée.
09:38Je suis d'accord avec vous,
09:39cher Sébastien.
09:41Mais il y a des responsabilités
09:42et historiques,
09:43à mon avis, à gauche.
09:44Et puis, quand même,
09:45quand même,
09:46on est un président de la République,
09:47si vous voulez,
09:47qui a mis en place...
09:48Ah, vous voulez vendre votre bouquin ?
09:49Vous voulez vendre ?
09:50Mais non, mais non.
09:51Et puis, tout à l'heure,
09:53Akim, notre auditeur,
09:55a dit,
09:55nous, effectivement,
09:56à l'époque,
09:57on n'avait pas de couteau.
09:57Il est là, il vous écoute.
09:59Akim, vous avez dit,
09:59à l'époque,
10:00on n'avait pas de couteau.
10:00Il y a autre chose
10:01qu'à l'époque,
10:01on n'avait pas.
10:02Les réseaux sociaux.
10:03Et ça, ça change toute la donne.
10:05Ça, ça change toute la donne
10:06parce que là,
10:07que faire avec des enfants
10:09qui sont conditionnés
10:10par les réseaux sociaux ?
10:11Avant, si je n'aimais pas
10:12Sébastien Ménard,
10:13j'écrivais sur les murs
10:14Sébastien Ménard
10:15a une petite tête,
10:16par exemple.
10:17Voilà.
10:17Moi, j'aurais pas écrit ça.
10:18Maintenant, c'est la tête.
10:20C'est cadeau, mon seigneur.
10:23C'est cadeau.
10:24Maintenant, j'écris
10:24sur les réseaux sociaux.
10:25Vous le connaissez bien
10:25physiquement.
10:26C'est bizarre.
10:27Et maintenant,
10:27j'écris sur les réseaux sociaux
10:29une insulte
10:29et tout le monde le reprend
10:30et ça prend des dimensions
10:31terribles.
10:31C'est ça.
10:32Oui, mais ça veut dire
10:33qu'est-ce qu'il faut remettre
10:34de l'autorité
10:35au sein de l'école ?
10:37La société,
10:38Cécile Le Minibus,
10:39en fait, c'est dans la société.
10:40Mais les deux, Sébastien Ménard ?
10:42Oui, mais encore une fois,
10:42je répète ce qui se passe
10:44et vous allez voir
10:45que la statistique,
10:48c'est que plus l'autorité,
10:50je dirais,
10:51en dehors de l'école
10:53sera rétablie,
10:54plus les choses
10:55vont s'arranger à l'école.
10:56C'est juste logique.
10:57C'est sûr qu'on parle
10:58de la démission des parents,
10:59etc.
11:00Mais enfin,
11:00vous avez une explosion
11:02des familles monoparentales,
11:04notamment dans les quartiers.
11:05Ce n'est pas,
11:07mon cher Éric Revelle,
11:08la conséquence
11:09d'une espèce de vision
11:10lubi-walkiste
11:11ou je ne sais quoi.
11:12Ça va, moi,
11:12je viens d'une famille monoparentale.
11:15Il faut arrêter aussi avec ça.
11:16Toujours la même chose.
11:17Ce que je veux dire,
11:18Cécile,
11:19vous avez raison.
11:19C'est toujours la même chose.
11:21Mais les parents seuls sont...
11:24Beaucoup de parents seuls
11:25sont capables
11:25d'élever leurs enfants.
11:26Arrêtez de stigmatiser aussi.
11:27Une fois qu'on a dit ça,
11:29une fois qu'on a dit ça,
11:30une fois que la société
11:31est fragmentée,
11:33qu'il n'y a plus d'autorité
11:34dans la rue...
11:35Enfin, rappelez-vous,
11:35quand vous étiez gamin,
11:37il y avait la peur du bleu,
11:38il y avait la peur du gendarme,
11:39la peur du policier,
11:40etc.
11:40Mais attendez,
11:41attend Sébastien,
11:41je vous raconte une histoire.
11:44Pendant les gilets jaunes,
11:45il y a eu un couvre-feu
11:46sur les moins de 14 ans
11:49ou je ne sais plus quoi.
11:51On a eu une auditrice
11:52au téléphone
11:52qui a dit
11:53moi,
11:53je n'arrivais pas
11:55à tenir mon fils
11:56et tout.
11:57Et pendant le confinement,
11:58comme j'étais obligée,
11:59j'ai pris la clé de la maison
12:00et je l'ai mis sous mon lit.
12:01Du coup,
12:02il n'a pas pu sortir.
12:03Et pourquoi
12:04vous ne l'avez pas fait avant ?
12:05Pourquoi vous attendez
12:06qu'il y ait une injonction
12:08et un couvre-feu
12:09pour le faire ?
12:10Alors,
12:10pourquoi vous ne l'avez pas fait avant ?
12:12Et c'est ça ma question,
12:13en fait.
12:13C'est juste ça la question
12:14qu'on pose aux gens.
12:15Akim a envie de répondre,
12:16vous arrivez d'ailleurs,
12:16à cette question.
12:20Alors d'abord,
12:21pour répondre à Éric Revelle,
12:23je crois qu'on ne reviendra pas
12:24avant mai 68
12:25et je pense que
12:26ce n'est pas souhaitable.
12:27Ce n'était pas une société,
12:28pour moi,
12:29de mon point de vue,
12:30ce n'était pas une société
12:31qui était,
12:32comment dire,
12:33désirable.
12:34Les professeurs
12:35qui levaient la main
12:36sur les enfants
12:36ou qui les humiliaient
12:38en leur faisant porter
12:39des bodédanes
12:39et les balader
12:40dans toutes les classes,
12:41moi,
12:42je ne regrette pas
12:42cette école-là.
12:43J'ai vu les images
12:44en noir et blanc
12:44avec des enfants
12:45très sages,
12:46etc.
12:47Je ne l'ai pas connue,
12:48je ne sais pas
12:48ce que c'était.
12:49C'est vrai,
12:50vous avez raison,
12:52les rapports ont changé
12:53entre élèves et professeurs,
12:55il semblerait
12:55qu'il y ait moins
12:56d'autorité qu'avant.
12:57Moi,
12:57je peux vous assurer,
12:58ça fait 25 ans
12:59que j'en fais,
12:59j'ai des grands,
13:00ils ont entre 15 et 18 ans,
13:03j'ai même parfois
13:04les troisièmes,
13:04ils ont 14 ans,
13:06les tout petits.
13:07L'autorité des professeurs,
13:09on en a,
13:10il ne faut pas croire
13:11que dans nos classes,
13:12c'est le bordel,
13:13on ne peut plus rien faire.
13:14Et on a aussi des parents
13:16qui comprennent les choses.
13:18Il y en a qui sont
13:19dans le déni.
13:20Ils vont défendre
13:21bec et ongle
13:22leurs enfants,
13:23ils ne vont pas
13:24comprendre la fonction.
13:25Et en fait,
13:26ils jouent contre
13:27leur...
13:29Malheureusement,
13:29quand même,
13:30comme un chef
13:31à tous les médias.
13:31Hakim,
13:32on ne vous entend plus
13:32du tout,
13:33malheureusement.
13:34Hakim,
13:34en tout cas,
13:35merci beaucoup
13:35pour votre témoignage.
13:37Vous restez avec nous.
13:37Oui,
13:37parce qu'on a entendu
13:38l'essentiel quand même.
13:39Absolument.
13:40En tout cas,
13:40merci d'avoir témoigné
13:41ce soir pour ce sujet.
13:43L'info en plus,
13:44dans un instant,
13:44on reviendra sur la tempête Nils
13:45et on fera un bilan
13:46de la journée
13:48dans quelques instants.
13:49Si vous voulez,
13:50bien sûr,
13:50des informations,
13:51tout de suite,
13:51c'est le seul contre tous.
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