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##C_EST_QUOI_LE_PROBLEME-2026-02-03##

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News
Transcription
00:00Le 10h midi, mettez-vous d'accord, Valérie Expert.
00:03Bonjour à toutes et à tous, heureuse de vous retrouver.
00:06Bonjour Gilles Gansman.
00:07Bonjour.
00:07Bonjour Félix Mathieu.
00:09Bonjour Valérie.
00:09C'est quoi le problème ?
00:11C'est un gros gros problème.
00:13L'Institut National de la Consommation va disparaître
00:17et avec cette liquidation, c'est le magazine 60 millions de consommateurs
00:21qui va s'interrompre purement et simplement.
00:26Ça fait partie du plan de budget, ça fait partie du budget.
00:30On a eu Lionel Bogan, nous, à plusieurs reprises avec Gilles.
00:33On a fait beaucoup d'émissions de 60 millions pour les soutenir.
00:38Et le coup près est tombé, plus de 60 millions de consommateurs.
00:41Oui, l'INC liquidé dans le nouveau budget,
00:44c'est effectivement l'Institut National de la Consommation,
00:47l'établissement public qui éditait ce magazine 60 millions de consommateurs
00:50qui est à l'origine quand même de pas mal de scandales liés à la grande consommation.
00:54Donc se pose maintenant l'avenir de ce titre emblématique
00:57qui existe depuis une cinquantaine d'années.
00:59Est-ce qu'il va disparaître ? Est-ce qu'il va être privatisé, revendu ?
01:04Oui, mais est-ce qu'un serial lanceur d'alerte comme ça
01:07peut avoir un modèle économique pour vivre dans le privé de la même façon,
01:11dénoncer des scandales régulièrement ?
01:13Avec la même indépendance ?
01:15Avec la même indépendance.
01:16C'est la question d'un contre-pouvoir.
01:17On peut s'interroger à l'heure où les consommateurs sont de plus en plus inquiets.
01:21On va en parler avec Lionel Moguin dans un instant délégué du syndicat national
01:25de 60 millions de consommateurs.
01:29On va l'avoir avec nous.
01:31Nous, on va revenir sur ces refus d'obtempterer.
01:33Vous avez entendu Jean-François Aquilly qui en a parlé assez longuement.
01:38Nous, on va débattre de ce phénomène qui est absolument scandaleux, effarant.
01:4628 000 ou 26 000 depuis un an, avec cinq nouveaux cas la nuit dernière,
01:52en deux jours, avec une jeune policière de 22 ans traînée sur plusieurs mètres.
01:57Comment se fait-il qu'on ne puisse pas, aujourd'hui, trouver de solution ?
02:02Est-ce qu'il faut durcir la législation ?
02:04On va en parler avec vous, 0826 300 300.
02:08Est-ce que les Français, est-ce que vous voudriez d'un patron à l'Elysée ?
02:11Gilles, vous en voudriez d'un patron à l'Elysée ?
02:13Oui, ça dépend quel patron.
02:15Enfin, pas des patrons à l'Elysée, mais on a eu des ministres qui ont été patrons.
02:21Un patron comme chef de gouvernement, six Français sur dix,
02:24selon un sondage, je préférerais que ce soit un patron qui gère l'État
02:28en tant que président de la République.
02:31Et vous, dites-nous ce que vous en pensez.
02:330826 300 300.
02:35Et puis, hôpital, cantine scolaire, la restauration collective, c'est dégueulasse.
02:39Il n'y a pas d'autre mot.
02:41Sommes-nous condamnés à mal manger ?
02:43On va, là aussi, en reparler.
02:45C'est quoi le problème, Félix Mathieu ?
02:48Faites-nous un petit point sur cette nouvelle absolument dévastatrice,
02:54la fin de 60 millions de consommateurs, la fin de l'Institut National de la Consommation.
02:59Ben oui, quel est le point commun entre les pesticides dans les couches et les protections périodiques
03:03et les toxiques dans les parfums d'ambiance ?
03:05Ce sont quelques-uns des scandales révélés par 60 millions de consommateurs
03:09en plus d'un demi-siècle d'existence.
03:11Tout comme, tiens, par exemple, les pratiques abusives des contrats d'assurance obsèques,
03:15les métaux lourds dans les vapoteuses, les traces de médicaments dans les eaux en bouteille.
03:20Si on remonte un peu plus loin, dès les années 70, il y avait eu le vaux aux hormones,
03:24les sièges auto dangereux pour les bébés.
03:26Donc, quelque part, en fermant l'Institut National de la Consommation, l'INC,
03:30l'État ferme ce titre.
03:33Il y a aussi beaucoup de juristes qui accompagnaient les consommateurs.
03:35Mais il y a aussi ce titre emblématique, 60 millions, qui pourraient fermer ou être privatisés.
03:42Mais bon, ça pose question à un média qui, jusqu'ici, était plutôt de service public,
03:46qui est un peu lanceur d'alerte, qui vivait sans publicité.
03:50Est-ce que c'est vraiment privatisable, en tout cas en gardant quelque part son âme ?
03:54C'est la question que ça pose.
03:56Et beaucoup en doute, il y a eu récemment une tribune dans Le Monde,
03:59avec des politiques, des responsables associatifs, syndicaux,
04:01qui dénoncent justement la destruction d'un contre-pouvoir.
04:05Inquiétude, donc, pour le titre, pour 60 millions,
04:07mais aussi pour ceux qui le font vivre, une cinquantaine de salariés
04:10et puis une dizaine de pigistes réguliers.
04:12Oui, et en fait, il se dit que ça fait longtemps que l'État voulait la peau
04:17de 60 millions de consommateurs.
04:19Je vois déjà des réactions.
04:20Et vous pouvez nous appeler 0826 300 300.
04:23François nous dit que ce magazine disparaisse va arranger pas mal de monde.
04:27Et puis, une autre auditrice nous dit que dès que quelque chose est bien, ça s'arrête.
04:32Et puis, quand on voit les scandales des opériers ou les scandales actuels du lait,
04:37on sait bien qu'il y a une nécessité.
04:40On ne sait plus ce qu'il y a dans nos aliments,
04:43dans différentes choses de ce qui vient aussi.
04:46C'est eux qui ont été aussi sur le scandale de Chine.
04:50On ne sait plus aussi ce qui nous arrive des autres pays.
04:53Évidemment que c'est nécessaire.
04:54Et Nathalie dit qu'il n'y avait pas d'autres instituts à fermer pour faire des économies
04:58et moins utiles que le lait, 60 millions.
05:01C'est vrai qu'on y est attaché à ce titre.
05:03On va en parler avec Lionel Moguin dans un instant.
05:05Parce que l'argument, évidemment, ça va être du côté de l'État
05:07de faire des économies tous azimuts.
05:09Mais bon, on se dit que ça tombe sur l'Institut National de la Consommation,
05:11sur 60 millions.
05:13Ceux qui défendent le titre, qui s'inquiètent de sa possible disparition,
05:17nous disent que 2,7 millions par an,
05:19c'est quand même trois fois moins qu'il y a quelques années.
05:21Donc déjà, la dotation publique, elle avait quand même déjà fortement baissé.
05:25Et puis, il y a cette idée, on va l'entendre avec Lionel Moguin,
05:28cette idée que peut-être l'État a quelque part empêché 60 millions de se développer.
05:32Il a dissuadé de faire des campagnes de pub, de recrutement d'abonnés
05:34pour pouvoir lui dire derrière,
05:36ah ben, ça n'a pas assez marché en tout cas.
05:39Et justifier que, bon, voilà, on s'en sépare plus ou moins.
05:42En tout cas, on privatise l'établissement public qui l'édite à l'INC.
05:45On est en ligne avec Lionel Moguin, bonjour, délégué du syndicat national de l'écrit CFDT
05:50à l'Institut National de la Consommation,
05:53qui édite donc 60 millions de consommateurs.
05:56Lionel, on vous a soutenu, on a signé les pétitions,
06:00ça n'a pas suffi, il y avait une volonté.
06:03Pourquoi ? C'est la question qui nous vient à l'esprit ce matin.
06:05Pourquoi fermer cet Institut National de la Consommation
06:09qui rendait des services, qui étaient utiles ?
06:12Et en plus, avec ce magazine, 60 millions de consommateurs,
06:15qui, comme l'a dit Félix, a levé un certain nombre de scandales.
06:22Oui, personne. Merci Valérie de nous recevoir à nouveau.
06:26Personne ne comprend l'origine de cette fermeture,
06:33de cette utilisation, puisqu'on est liquidé.
06:35C'est l'INC qui est liquidé.
06:37Et je n'ai pas la réponse à votre question.
06:39Pourquoi ? Moi, je ne rencontre que des gens qui disent
06:41qu'il faut sauvegarder 60 millions de consommateurs,
06:44que c'est très important dans le débat public,
06:47que ce n'est pas nous qui ruinons les finances de la France,
06:49et que nous sommes des lanceurs d'alerte
06:51par nos essais, nos études, nos enquêtes.
06:55Et donc, je n'ai pas la réponse à cette question.
06:57Pourquoi ?
06:58C'est officiellement pour faire des économies,
07:00puisque c'est dans la loi de budget ?
07:03Ça ne tient pas debout.
07:06Vous savez combien va coûter la liquidation de l'INC ?
07:09Ça va coûter entre 8 et 11 millions.
07:12Et cette somme, on aurait pu l'investir dans un plan de relance.
07:17Autre chiffre, c'est qu'en 2025,
07:20nos comptes seront à l'équilibre.
07:23On a fait une bonne année,
07:24on a fait des bonnes ventes de hors-série, notamment.
07:27Vous avez reçu pas mal de fois, mon collègue.
07:29Non, l'argument budgétaire ne tient pas davantage debout.
07:35Donc, bon, maintenant, moi qui suis là depuis 25 ans,
07:38je peux vous dire que ça fait des années et des années
07:42que l'État essaye de se débarrasser de l'INC.
07:47Merci, notamment.
07:48Et bon, on peut dire qu'aujourd'hui, ils ont eu notre scalp
07:51et qu'ils sont parvenus à leur fin.
07:55Vous sous-entendez qu'il y a des lobbies d'entreprises
08:00qui voulaient votre scalp ?
08:03Il y a des hauts fonctionnaires.
08:05C'est pour des hauts fonctionnaires.
08:06Moi, j'en ai rencontré des gens qui m'ont expliqué
08:08pourquoi il fallait qu'on disparaisse.
08:11Moi, je ne crois pas aux lobbies d'entreprises.
08:13Olivia Grégoire, l'an dernier, en 2024,
08:15vous avez proposé un plan de relance sur trois ans.
08:19Elle avait consulté des professionnels
08:21et les professionnels avaient dit
08:22oui, il faut conserver 60 millions de consommateurs
08:25parce que c'est un magazine de services publics.
08:28C'est-à-dire qu'on n'est pas uniquement
08:29dans la dénonciation des produits ou des services défectus.
08:32On siège dans des commissions
08:34pour améliorer les produits et les services.
08:37Nos ingénieurs sont à l'ASNOR, par exemple,
08:39pour améliorer les normes.
08:41Donc, ce n'est pas uniquement un travail
08:44de dénonciation ou de conseil aux citoyens.
08:48C'est aussi contribuer à l'amélioration
08:50des produits et services.
08:51Et quand vous dites liquider,
08:53ça veut dire que vous ne serez pas racheté ?
08:56Alors, ça va être la prochaine étape
08:58et j'espère que Sud Radio et tous les médias,
09:02parce qu'on est un bien commun,
09:03vous avez le droit d'avoir une opinion sur un repreneur.
09:06Vous avez le droit de dire lui, oui, peut-être,
09:10lui, non.
09:12Nous, en tant que salariés, évidemment,
09:13on aura évidemment notre mot à dire,
09:15mais ça doit rester un bien commun
09:17dans l'intérêt général.
09:19Et ça, je pense qu'on le défendra.
09:22Évidemment, c'est une marque qui est connue
09:24par tous les Français.
09:25C'est très intéressant pour un éditeur.
09:30C'est une marque très forte.
09:33On doit rester dans le non lucratif,
09:35parce que de par le monde,
09:37il n'existe pas de revue consumériste
09:39qui est édité par un éditeur privé.
09:41C'est soit l'État, soit une association.
09:43Donc, il faudrait rester dans le non lucratif.
09:46Donc, on va voir ce qui va se présenter.
09:48Nous-mêmes, on a peut-être des propositions,
09:52peut-être une fondation, on ne sait pas.
09:55Mais aujourd'hui, c'est plutôt un jour de funérailles,
10:00si vous voulez,
10:01puisque le budget a été adopté définitivement.
10:04Et cet institut qui existait depuis 60 ans,
10:09eh bien, disparaît.
10:10C'est combien de personnes, INC,
10:14tous les salariés qui travaillent dans les laboratoires,
10:19au-delà même du journal ?
10:22Eh bien, à la rédaction, on est une vingtaine,
10:25avec une dizaine de journalistes.
10:26On a six ingénieurs,
10:29on a cinq juristes,
10:31et on a les fonctions support.
10:33On a aussi quelque chose qu'il faut qu'on vous signale,
10:36alors là, pour le coup disparaître,
10:37c'est l'émission Consomag à la télé
10:39que nous produisons.
10:42Pareil, c'est une émission d'information
10:43et de conseil aux consommateurs
10:45qui est diffusée par les chaînes du service public.
10:47Là encore, elle est abandonnée,
10:50elle va s'arrêter.
10:52Et donc, ce qui est déplorable,
10:54c'est qu'on détruise alors qu'on avait les moyens de construire.
10:56Bon, on va se retrouver dans un instant,
10:580826 300 300.
11:00On sent nos auditeurs assez émus.
11:04C'est vrai que c'est une marque,
11:07je disais, très forte,
11:08un titre auquel on est très attaché.
11:11Donc, appelez-nous pour réagir,
11:130826 300 300.
11:15Est-ce que vous achetiez ce journal ?
11:16Est-ce que vous êtes concerné
11:19et dépité par sa disparition ?
11:22On en parle avec vous.
11:23A tout de suite.
11:24Sud Radio.
11:25Mettez-vous d'accord ?
11:26Valérie Expert.
11:28Valérie Expert.
11:29Et on est de retour avec vous.
11:31On parle donc de la liquidation
11:32de l'Institut National de la Consommation
11:34et de ce fait de la fin
11:36du magazine 60 millions de consommateurs.
11:38En tout cas, dans un premier temps,
11:40peut-être y aura-t-il un rachat.
11:41Peut-être que les salariés
11:45s'organiseront pour le reprendre.
11:47Ça peut être peut-être une solution.
11:48Lionel Moguin est avec nous,
11:50délégué du syndicat national
11:51de l'écrit CFDT
11:53à l'Institut National de la Consommation
11:55qui édite donc ce magazine.
11:58Et on a en ligne Frédéric avec nous.
11:59Bonjour Frédéric.
12:01Bonjour Valérie.
12:02Très heureux d'être à l'antenne.
12:04Écoutez, moi je trouve ça
12:06assez lamentable quand même.
12:08Bon, on avait cet organisme,
12:10on avait au moins quelque chose
12:11à peu près.
12:12Bon, c'était peut-être pas l'idéal,
12:14mais c'était déjà pas mal.
12:15Il faut dire ce qu'il y a.
12:16Il faut regarder un petit peu
12:17la création de tout ça.
12:19Ça a levé quand même pas mal
12:21par le passé de problèmes et tout ça.
12:25Alors, c'est encore un coup de...
12:26Je ne sais pas si c'est des économies
12:28ou pas, je n'en sais rien.
12:30Non, mais c'est lamentable.
12:33Franchement, voilà.
12:33Vous l'achetiez le journal ?
12:36Pas régulièrement,
12:37mais j'y ai été abonné
12:38pendant un certain temps,
12:39quelquefois un peu moins.
12:40Vous savez, il y a eu des débats,
12:42mais j'ai toujours...
12:44Oui, généralement,
12:46j'ai quelquefois eu des abonnements
12:48par négligence,
12:49mais sans ça,
12:50oui, je le consultais.
12:53Oui, on voit encore une fois,
12:57il y a une forme de dégoût,
12:59de dépit,
13:00et ce sont les consommateurs
13:02qui trinquent,
13:04parce que c'est un institut,
13:06c'est un journal
13:07qui était utile,
13:09qui était, oui,
13:11qui était utile.
13:12Donc, Lionel Mauguin,
13:13vous nous dites
13:13que vous n'avez pas la réponse
13:15au pourquoi
13:16de la suppression
13:17de cette INC.
13:19Vous gêniez,
13:19demande Marc,
13:21un auditeur.
13:23Tout ce que je sais,
13:24c'est que les députés
13:25se sont prononcés
13:26en commission des finances
13:28et en commission
13:28des affaires économiques,
13:29et à l'unanimité,
13:30ils avaient repoussé
13:32le projet de liquidation
13:33présenté par le gouvernement.
13:34Donc, on tombe
13:36à cause d'un 49.3,
13:37mais les députés
13:39étaient de votre avis
13:40qu'il fallait conserver,
13:41qu'il fallait moderniser
13:43et transformer
13:43l'INC et 60 millions
13:45de consommateurs,
13:46chose qu'on n'a pas pu faire
13:47faute de moyens
13:47ces dernières années
13:48et par le blocage
13:49de Bercy,
13:50encore une fois,
13:51je désolais d'insister,
13:52mais c'est plus
13:52une matrimonie
13:55de Bercy,
13:57des fonctionnaires
13:57de Bercy
13:58qui,
13:59pour des raisons
14:00budgétaires,
14:01dogmatiques,
14:02peut-être considèrent
14:03que l'État
14:04ne doit pas faire
14:05de journaux,
14:05par exemple.
14:06En tout cas,
14:08le fait est
14:09qu'aujourd'hui,
14:10l'INC va être liquidée,
14:12mais que nous,
14:13on va se battre,
14:14évidemment,
14:14et je pense
14:15que vous seriez
14:16d'accord avec ça,
14:17pour conserver
14:18la ligne éditoriale
14:20de 60 millions
14:21au sein d'un groupe
14:22privé,
14:23alors associatif ou pas,
14:24mais en tout cas,
14:25c'est un peu
14:26notre mission aujourd'hui,
14:27c'est que la vie
14:28doit continuer,
14:28que la mission
14:29de ce titre
14:31qui est symbolique,
14:34qui est une référence.
14:35Aujourd'hui,
14:35la consommation,
14:36elle est abordée
14:37par les influenceurs,
14:38elle est abordée
14:39par l'intelligence artificielle.
14:42Les citoyens
14:42ont besoin
14:43de références,
14:44de crédibilité,
14:45d'expertise
14:46en matière de conso,
14:49et donc,
14:49c'est ce qu'apportait
14:5060 millions de consommateurs,
14:51c'est de l'information,
14:52c'était notre mission
14:53décrétée
14:54par le Code
14:55de la consommation,
14:56et cette mission,
14:57elle doit continuer,
14:57et on ne peut pas imaginer
14:59que les gens
15:00seront livrés
15:00uniquement aux influenceurs
15:02pour s'informer
15:04sur les produits,
15:05avoir des conseils pratiques
15:06en matière
15:07de consommation,
15:09des contrats.
15:11En plus,
15:11ce sont des tests longs,
15:13des tests qui coûtent cher,
15:15des tests fiables,
15:17vous avez sur les lessives,
15:19il y a eu
15:19tout un tas
15:20d'enquêtes
15:23qui ont été faites
15:24qui sont implacables
15:27et incontestables,
15:28donc c'est là,
15:30sur l'indépendance
15:31qu'il faut insister,
15:32sur le sérieux
15:33que représentent
15:34les enquêtes,
15:36les tests
15:37qui sont faits
15:37par 60 millions.
15:40Oui,
15:40ce sérieux,
15:41il va jusqu'à,
15:41quand on fait un essai,
15:43on transmet les résultats
15:46aux professionnels
15:46qui peuvent y répondre,
15:49et c'est pareil
15:49quand on fait une enquête
15:50ou une étude,
15:51c'est pas à charge
15:53contre les professionnels,
15:54même si le ton doit être libre
15:56et qu'on doit dire
15:57ce qu'il est.
15:59Donc,
16:00c'est encore une fois
16:01une volonté
16:01de construire
16:02un monde conso meilleur
16:05dans l'intérêt
16:06des citoyens
16:07et c'est ça
16:08qui va disparaître aussi,
16:09c'est pas uniquement
16:11un lanceur d'alerte,
16:12c'est qu'on contribue
16:14à ce qu'on ait
16:15des meilleurs produits
16:16alors,
16:17et puis on n'hésite pas aussi
16:19parce que ça fait partie
16:20de notre métier
16:21de diffuser les résultats
16:22gratuitement
16:23auprès des médias
16:24quand il y a une alerte
16:25à lancer,
16:26nous on passe régulièrement
16:27dans les médias
16:29pour parler,
16:30pour donner des comptes
16:31et pour...
16:32Valérie,
16:32on se connaît
16:33depuis longtemps.
16:34Donc,
16:35c'est aussi ça
16:3560 millions de consommateurs,
16:36c'est pas simplement
16:37à destination des lecteurs
16:38quand il y a une alerte grave.
16:40Bien sûr,
16:40ça concerne les industriels.
16:44Une des raisons
16:45qui a été aussi donnée,
16:48c'était
16:49ce n'est pas à l'état
16:49de le faire
16:50mais au privé
16:51et on vous a souvent opposé
16:52à UFC
16:53que choisir.
16:54Que pensez-vous
16:55de cet argument ?
16:57Alors,
16:57il y a eu beaucoup
16:58d'arguments fallacieux
16:59et c'est ça
17:00qui est pénible
17:01qui ont été diffusés
17:03par le gouvernement.
17:06Parmi les arguments,
17:08c'était
17:08il n'y a pas la place
17:09pour deux revues
17:09consuméristes
17:10dans le monde,
17:12il n'y a pas...
17:13Ce qui est faux,
17:13en Angleterre,
17:14vous avez deux revues,
17:15en Allemagne,
17:16vous avez plusieurs revues,
17:18donc ça,
17:18ça ne tient pas debout.
17:19L'UFC,
17:21que je veux dire,
17:21c'est une association
17:22qui a pour ambition
17:24de défendre
17:25les intérêts
17:25des consommateurs
17:26et ils ont
17:28possiblement
17:29la possibilité
17:29d'attaquer en justice,
17:32ils ont des positions
17:33de défense
17:35des consommateurs.
17:35Nous,
17:36on est dans
17:36l'information,
17:37c'est-à-dire
17:37qu'évidemment,
17:39on prend le point
17:40de vue
17:40du consommateur
17:42mais on donne
17:44des références juridiques
17:45si on vous dit
17:45vous pouvez contester
17:46telle chose.
17:48Voilà comment
17:49il faut faire.
17:50C'est plus
17:51de l'information
17:52citoyenne
17:53qui passe aussi
17:54par consommateur,
17:55par exemple.
17:56Donc,
17:56c'est de l'information
17:58et de l'aide
17:58aux associations
17:59de consommateurs,
17:59c'est-à-dire
18:00qu'on relaye aussi,
18:01on relaye,
18:02ça va continuer quand même,
18:03on relaye les travaux
18:05des autres associations
18:05de consommateurs,
18:06la CLCV notamment,
18:07mais l'UNAF,
18:08je vais travailler
18:09avec l'Union nationale
18:10des associations familiales
18:11sur l'assurance habitation
18:13dans les secteurs
18:15qui sont impactés
18:16par le dérèglement climatique.
18:18Les assureurs
18:18ne viennent plus
18:19assurer votre maison
18:20si elle est en proie
18:23aux sécheresses
18:24ou aux inondations.
18:25Donc,
18:25ça,
18:26c'est avec des associations
18:27et la mission
18:29de l'INC,
18:29c'était aussi
18:30de promouvoir
18:31les combats
18:31des associations
18:32de consommateurs.
18:33Donc,
18:34ça,
18:34ça va disparaître aussi.
18:36Est-ce que le magazine
18:36peut continuer à exister
18:38sans l'INC ?
18:39Quelles sont les pistes
18:40pour que ce magazine
18:42continue à être publié ?
18:44Peut-être sur le numérique,
18:45Valérie ?
18:46Oui.
18:48Alors,
18:48les pistes,
18:49pour l'instant,
18:49on a peu de questions.
18:51On a la même que vous,
18:53Valérie.
18:53Là,
18:54on vient d'apprendre
18:54que c'est liquidé,
18:55donc c'est pas question.
18:58Mais vite,
18:59on s'ouvrira
19:00le chapitre
19:01de la continuité
19:01parce que la vie
19:02doit prévaloir
19:04et donc,
19:04nous,
19:04on doit défendre aussi
19:05les salariés
19:06et les journalistes notamment.
19:08on nous a dit
19:10plus ou moins
19:11qu'il fallait
19:12que la mission
19:14de gouvernement
19:15était maintenant
19:15de trouver
19:15des repreneurs crédibles.
19:18J'espère
19:18qu'il y a été associé
19:19assez rapidement.
19:21Mais encore une fois,
19:22vous avez votre mot à dire.
19:24Mais qu'est-ce qu'on peut faire ?
19:25Justement,
19:26des auditeurs me disent
19:27mais comment est-ce qu'on peut
19:27les aider ?
19:28Qu'est-ce qu'on peut faire ?
19:30Comment ?
19:30Par exemple,
19:31à chaque fois
19:32qu'il y avait un ministre
19:33qui passait,
19:35eh bien,
19:35il y avait une question
19:36sur le sort
19:37de 60 millions de consommateurs
19:38et ça,
19:39c'est bien aussi
19:41de continuer
19:41à la poser
19:43en disant
19:43qu'est-ce que vous allez faire ?
19:44C'est très important
19:45de garder ce magazine
19:46dans des bonnes conditions.
19:47Donc,
19:47il y a un rôle
19:48effectivement
19:48que vous,
19:49vous avez joué
19:50à Sud Radio
19:50parce qu'on se connaît
19:52tout le temps
19:52et puis,
19:53c'est d'essayer
19:55de déterminer
19:56nous-mêmes
19:56qui pourrait
19:57reprendre ce titre
19:59sans qu'il y a
20:00un dommage
20:00en gardant
20:01cette ligne éditorielle
20:02d'intérêt général
20:03tout en ayant
20:05un plan de relance économique
20:07qui est nécessaire
20:08à des transformations numériques.
20:10Mais je pense
20:11que ça doit exister
20:12et on va s'y atteler
20:14et évidemment,
20:15on vous en parlera
20:16dès qu'il y aura
20:17des...
20:17D'aura du nouveau
20:18mais c'est vrai
20:19que beaucoup d'auditeurs
20:20n'avaient pas eu
20:21cette information,
20:22n'avaient pas compris
20:23qu'avec l'adoption
20:24de ce budget,
20:26ça signifiait
20:26la fin
20:27de l'Institut national
20:28de la consommation,
20:29la fin de 60 millions
20:29de consommateurs
20:30et donc
20:32ils sont un peu
20:32abasourdis
20:33par cette
20:34information.
20:37Alors j'ai lu,
20:38je ne sais pas
20:38si c'est vrai
20:38que l'affaire
20:39des poupées sexuelles
20:40de Chine
20:40a été découverte
20:41par une de vos lectrices
20:42de 60 millions
20:45de consommateurs
20:45qui a déclenché
20:46un signalement.
20:48Donc il y a
20:48beaucoup de Français
20:50aujourd'hui
20:51qui sont inquiets,
20:53qui sont vigilants
20:54aujourd'hui
20:55parce qu'il y a
20:55de plus en plus
20:56d'arnaques,
20:57de plus en plus
20:57d'inconnus.
20:59On a parlé ici
20:59la semaine dernière
21:00de la...
21:01C'était quoi ?
21:02Ce n'était pas
21:02la shrink-flation,
21:03c'était la
21:03straight-flation.
21:05Donc les industriels
21:06sont de plus en plus
21:07astucieux
21:07et il est nécessaire
21:09qu'il y ait
21:10des journaux
21:11au-delà
21:12que choisir
21:13qui fait aussi
21:13son boulot
21:14mais qu'il y ait
21:14deux journaux
21:15en France.
21:16Ça n'est pas trop.
21:18Non, non,
21:19on est d'accord.
21:20C'est intéressant
21:20que vous parliez
21:21de l'affaire
21:22de Chine
21:22parce qu'en réalité
21:24la dame
21:25qui avait repéré
21:26ses poupées
21:27sur la plateforme
21:28Chine
21:29avait essayé
21:30d'inverter
21:30les autorités
21:31de Bercy
21:32et les signals
21:33consos.
21:35On lui avait dit
21:36que c'était
21:36un site étranger
21:37et qu'il ne donnerait
21:38pas suite.
21:38Donc c'était
21:39une écrite
21:39de 60 millions.
21:40Elle nous a écrit
21:41et donc nous
21:43on s'est vite
21:45rendu compte
21:45que c'était grave
21:46cette affaire
21:47et le journaliste
21:48qui s'est emparé
21:49de la question
21:49a appelé
21:51la DGCF
21:52pour leur demander
21:53qu'est-ce qu'ils allaient faire
21:54est-ce que
21:54ils allaient faire
21:55une enquête.
21:56Le problème
21:57c'est que la DGCF
21:58le lendemain
21:58publiait un communiqué
21:59de presse
22:00en disant
22:00voilà ce qu'on a découvert.
22:02Donc ils nous ont
22:02totalement invisibilisés
22:03et ça fait partie
22:04des pratiques
22:05de Bercy
22:06pour essayer
22:06de discréditer
22:07et de décréditer
22:08l'INC.
22:12Heureusement
22:12les médias
22:12là encore
22:13ont rétabli
22:14la vérité des faits
22:15le canard enchaîné
22:15et France 2
22:16dans son journal
22:17de 20 heures
22:17mais le mal était fait
22:18c'était un scoop
22:21pour nous
22:21qui était considérable
22:22et encore aujourd'hui
22:23tout le monde
22:24l'attribue aux autorités publiques
22:26alors que nous avons
22:27sorti cette affaire
22:28et ça montre aussi
22:29à quoi on sert
22:30c'est-à-dire
22:31qu'on fait des comparatifs
22:32mais aussi
22:33on lance des ailes
22:34on a 3000 mails
22:35par mois
22:36des gens
22:37qui nous finalent
22:37tout un tas de choses
22:38donc ça aussi
22:40je pense aussi
22:40aux gens
22:41qui nous écrivent
22:41et qui n'ont que nous
22:43comme interlocuteurs
22:45pour faire avancer
22:47leur affaire
22:47et lancer une alerte aussi.
22:50Merci Lionel Moguin
22:52tenez-nous au courant
22:53on est avec vous
22:53et on salue
22:54tout le personnel
22:55et on salue
22:56tous les journalistes
22:57et vous pouvez les saluer
22:57pour nous
22:58absolument
22:59et dites-nous
23:00si on peut faire
23:01quelque chose
23:02et effectivement
23:02cette question
23:03on va transmettre
23:03à Jean-François Aquili
23:05dans l'interview politique
23:06de poser la question
23:07aux politiques
23:09qui viendront
23:09sur son plateau
23:10merci à vous
23:11on se retrouve
23:11dans un instant
23:12on va parler
23:13de l'affaire Epstein
23:13avec vous Gilles
23:14c'est dans votre zapping
23:15à tout de suite
23:16Sud Radio
23:17le 10h midi
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