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  • il y a 4 heures
Christine Kelly revient, de 11h30 à 13h, sans concession, sur tous les sujets qui font l'actualité. Une émission durant laquelle VOUS avez la parole. Vous pouvez réagir en appelant le 01.80.20.39.21 (appel non surtaxé) ou sur les réseaux sociaux d'Europe 1 (Facebook , X et Instagram).

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Transcription
00:00Europe 1, Europe 1, 11h30, 13h, Christine Kelly et vous.
00:06Bonjour à tous, bienvenue, nous sommes ensemble jusqu'à 13h sur Europe 1 avec Gabriel Cluzel, Eric Tegner.
00:12Bonjour, bonjour Christine.
00:13La suite à la réalisation, en compagnie de toute l'équipe, Alexandre Omar, Aliona Domingue, William Torzek, Rosa et Shannon qui attendent vos appels au standard 01, 80, 20, 39, 21.
00:25Nouvelle polémique en France avec l'aide médicale d'État.
00:29Aujourd'hui, on ne traverse plus la Méditerranée pour demander l'asile, on traverse l'Europe aussi pour se faire soigner.
00:35En France, un réfugié congolais déjà reconnu en Grèce peut désormais demander à la France de prendre le relais médical.
00:45Ce n'est plus seulement une décision juridique, c'est un choix de société.
00:49La France doit-elle devenir l'hôpital de dernier recours de l'Europe ?
00:53Que dire aussi des 500 000 sans-papiers bientôt régularisés en Espagne ?
00:58On attend vos témoignages au 01, 80, 20, 39, 21.
01:02Et l'appel est non surtaxé.
01:03Jean-Pierre Farandou, le ministre du Travail, veut durcir la lutte contre la fraude sociale.
01:08Son idée centrale ?
01:09Suspendre immédiatement les allocations dès qu'une fraude est détectée.
01:13Renforcer les contrôles et croiser davantage les données administratives.
01:17Objectif affiché, faire des économies et garantir que l'argent public aille à ceux qui y ont droit.
01:22Êtes-vous d'accord, chers auditeurs d'Europe ? On vous attend au 01, 80, 20, 39, 21.
01:27Et puis ce matin, Etana a appris la parole, agressée à Lyon par la même bande que le jeune Théo qu'on a pu entendre la semaine dernière.
01:34Un témoignage brut, une phrase glaçante, il voulait me tuer.
01:38Un récit qui met une fois encore en lumière la violence subie par des victimes, parfois grâce à des agresseurs mineurs déjà connus.
01:47Dans quelques instants, le père d'Ethan, Etana lui-même, sera avec nous pour témoigner à son tour.
01:52Faut-il supprimer l'excuse de minorité pour certains crimes ? On en parle dans un instant sur Europe 1.
01:5811h30, 13h, Christine Kelly vous donne la parole, 01, 80, 20, 39, 21, le numéro est non surtaxé, il est 11h35 sur Europe 1.
02:0611h30, 13h, Christine Kelly sur Europe 1.
02:13Bonjour à tous, ravi de vous retrouver.
02:15On va parler de cette aide médicale d'État, entre autres, et puis de Sébastien Locornu qui veut réformer l'aide médicale d'État.
02:23Je disais qu'on va parler aussi de ce réfugié congolais, déjà reconnu en Grèce, qui peut désormais demander à la France de prendre le relais médical.
02:32Je disais que ce n'est plus une question de décision juridique, c'est un choix de société.
02:36Est-ce que la France doit devenir l'hôpital de dernier recours en Europe ?
02:41Alors on est à la fois surpris, je vais entendre Gabriel Kruzel, Eric Tegner et ensuite notre invité Andréa Kotarac, porte-parole du Rassemblement national.
02:48On est à la fois surpris de ces deux décrets pris par Sébastien Locornu, mais qui ne suppriment pas l'aide médicale d'État, comme l'a demandé.
02:56Par exemple, les Français, lors d'un sondage européen, c'est ça, 57% des Français l'avaient réclamé.
03:02Mais voilà, deux décrets à la marge.
03:04Et puis on est également surpris par ce congolais qui, par le Conseil d'État, pourra être soigné en France.
03:13Beaucoup de questions se posent. Alors le budget est bouclé, mais un budget quand même où on s'est très peu occupé des dépenses de l'État.
03:21Gabriel Kruzel.
03:22Écoutez, Sébastien Locornu a fait du Sébastien Locornu, c'est-à-dire qu'il a donné un peu du grain à moudre à l'aile la plus à droite.
03:31Vous voyez, je m'occupe de l'AME, je fais en sorte, je sais, j'ai compris que l'AME était un sujet pour vous,
03:37donc je fais en sorte de réduire un peu. Mais en réalité, c'est absolument symbolique.
03:44Alors déjà, l'AME n'est que la partie émergée de l'iceberg.
03:48Pour ne citer qu'un sujet qui a été évoqué récemment, vous savez, à travers le dossier de Marianne sur les soins psychiatriques,
03:56on sait que depuis la loi chevènement de 98, on accorde des titres de séjour et on accueille tout un tas de gens pour des dispositifs de soins.
04:04Et que c'est l'exception française.
04:05Et c'est une exception française.
04:06Et pour revenir à l'AME...
04:08La France accueille lorsque vous avez des problèmes psychiatriques.
04:10Voilà. Alors pour revenir à l'AME, même la droite, parfois, n'est pas très à l'aise avec ce sujet.
04:15Parce que, je vais vous expliquer pourquoi.
04:18Souvent, on parle de « Ah, il faudrait faire une aide médicale du urgent ».
04:23Mais ce dispositif existe déjà. Il s'appelle le dispositif pour soins urgents et vitaux.
04:28Pourquoi ? Parce que vous en doutez bien, nous sommes dans un pays qui ne laisse pas les gens mourir sur le bord de la route,
04:34même s'ils n'ont pas leur carte AME.
04:35Parce que vous savez que l'AME, il faut instruire un dossier, il faut remplir un certain nombre de conditions,
04:40être là depuis 4 mois, enfin bref.
04:42Donc, dans l'intervalle, on prend en charge les gens.
04:45Évidemment que les hôpitaux prennent en charge.
04:47Donc, il y a déjà un budget prévu.
04:49Sauf que l'AME, comment dirais-je, institutionnalise la présence en France, en réalité, crée des assurés sociaux.
04:57Donc, l'AME, en soi, est un sujet au-delà de son montant et de ce qu'elle coûte aux Français.
05:02L'AME est un vrai sujet.
05:04Qu'est-ce que vous répondez au Premier ministre Eric Tegner lorsqu'on voit qu'il veut réformer ?
05:11Mais que le Conseil d'État autorise, notamment ce Congolais de Grèce, à venir se faire soigner en France
05:16lorsqu'il publie le Premier ministre deux décrets, mais deux décrets à la marge.
05:21Alors, où il dit, effectivement, qu'il y aura 180 millions d'euros d'économie ?
05:24Mais ça reste à la marge.
05:25Ça reste à la marge parce qu'il est d'accord avec, aujourd'hui, un mensonge
05:29qui consiste à dire que l'aide médicale d'État n'est absolument pas une pompe aspirante de l'immigration.
05:35Moi, j'ai l'exemple contraire.
05:37Vous savez, il y a deux ans, j'avais fait les routes migratoires et j'étais allé notamment au Sénégal
05:40et j'avais pu interviewer, chose rare, un passeur de migrants qui est passeur depuis 2006.
05:46La fameuse crise des pirogues.
05:47Donc, c'est quelqu'un qui a fait venir des dizaines de milliers de migrants en provenance d'Afrique vers l'Europe.
05:52Et donc, je l'avais interviewé sur les plages de Saint-Louis en lui demandant pourquoi ils viennent.
05:56Et il m'avait expliqué cela.
05:58Il m'avait dit, vous savez, ici, les Africains, l'hôpital, ils payent.
06:02Là-bas, en France, ils ne payent pas.
06:05Il était au courant de tous les dispositifs d'aide aux migrants qu'il y avait en France.
06:10Il disait également que le logement était gratuit pour les migrants.
06:13Il me citait des villes comme Nantes, comme Montpellier.
06:16Ils sont extrêmement au courant de ce qui se passe.
06:18Et ce n'est pas simplement un seul cas.
06:19Moi, j'avais fait également la crise migratoire à Lampedusa.
06:22J'avais pu voir, du coup, des dizaines de migrants de différents pays.
06:26Je me souviens d'un qui venait, par exemple, de Centrafrique et qui expliquait très concrètement également que dans la télévision en Afrique, on parlait de ces aides et notamment de l'aide médicale d'État.
06:36Et donc, si on ne met pas fin à ce dispositif aujourd'hui, on est en train de devenir le pays le plus attractif d'Europe.
06:43À l'heure où des pays comme le Danemark, qui pourtant ont un État-providence extrêmement développé, aujourd'hui font des restrictions.
06:50Et à nouveau, c'est fait par des gouvernements de gauche, des gouvernements sociaux-démocrates.
06:53On va marquer une pause. On revient avec Andréa Kotarin, qui porte-parole du Rassemblement national sur ces deux décrets signés par le Premier ministre Sébastien Lecornu.
07:03Et puis, sur ce réfugié congolais, déjà protégé et soigné en Grèce et qui demande à se faire venir soigner en France.
07:10Et la justice, lui, ouvre la porte.
07:11Et puis, on aura Marc. Marc qui nous appelle de la région PACA, qui est déjà en ligne et qui nous attend.
07:16A tout de suite sur un repas.
07:16Et comme Marc, vous pouvez réagir au 01-80-20-39-21. Il est 11h41. Vous écoutez Christine Kelly. Belle journée sur Europe 1.
07:27La suite sur Europe 1 à 11h45. Nous parlons de Sébastien Lecornu, qui veut réformer l'aide médicale de l'État.
07:35Avec nous, votre invitée, chère Christine. André Kotarin, porte-parole. Andréa Kotarin, pardon.
07:39On porte-parole du Rassemblement national. Andréa. Et puis, nos auditeurs 01-80-20-39-21, comme Marc qui nous a appelés au Standard Europe 1.
07:48Oui, Marc nous a appelés au Standard Europe 1. Bonjour Marc. Juste avant de donner de la parole à Andréa Kotarin,
07:55vous dites qu'on n'a pas assez d'argent pour soigner les Français, c'est ça, et que vous êtes surgés par rapport à cette aide médicale d'État qui n'est pas supprimée.
08:02C'est bien cela, Marc ?
08:03Bonjour Christine. Oui, tout à fait. En fait, ce qu'il y a, c'est qu'aujourd'hui en France, on n'a pas assez d'argent
08:08pour soigner nos propres Français, donc nous. Mais par contre, on arrive toujours à trouver de l'argent pour soigner les étrangers.
08:17À un moment donné, il y a quelque chose qui ne va pas.
08:18C'est pas un peu xénophobe, là, ce que vous dites, mon cher Marc ?
08:21Non, c'est réaliste, Christine. Non, c'est réaliste, parce qu'il y a des tas de Français qui ne peuvent pas se soigner,
08:28qui ont des maladies que tous les Français ne peuvent pas forcément prendre en charge eux-mêmes,
08:35et que l'État ne prend pas en charge. Mais, par contre, dès qu'on a un étranger qui arrive en terre française,
08:43hop, bizarrement, on a de l'argent pour les soigner. Christine, il y a quelque chose qui ne tourne pas rond.
08:49Oui, Marc, je m'interroge effectivement avec vous. Vous habitez en région PACA,
08:53parce que lorsque je vois ce que permet concrètement l'AME, consultation médicale,
08:57pour toutes les personnes qui n'ont pas de papier, qui prouvent qu'ils sont moins en France depuis trois mois.
09:03Hospitalisation, médicaments, examens médicaux, suivi de grossesse, accouchement, soins dentaires,
09:07vaccination, soins psychiatriques, traitement, des maladies graves ou contagieuses.
09:12Et Sébastien Lecornu disait qu'on a besoin de cette aide médicale d'État pour des raisons sanitaires.
09:16C'est pas vrai, ça.
09:17C'est pas vrai, ça, dit Gabriel Cluzel.
09:20Alors, attendez, je vous donne la parole dans un instant, Gabriel Cluzel, Eric Tegner aussi, tout le monde veut réagir.
09:24Marc, je vous donne la parole ensuite à Andrea, et ensuite on fait un tour de table. Marc, dites-moi.
09:27Non, non, non, moi, on n'a pas besoin de cette aide, en fait.
09:32C'est que déjà, il faudrait qu'on arrête d'accueillir tout le monde.
09:36La France, aujourd'hui, ne peut plus être une terre d'asile, et aujourd'hui, la France, c'est une terre d'asile financière.
09:41Avec tout ce qu'on donne aux étrangers quand ils arrivent, c'est de l'AME, c'est de l'argent, tous les mois,
09:45que nous, Français, qu'on ne donne pas aux Français.
09:49Je veux dire, moi, je travaille, je travaille, je veux dire, je galère tous les mois.
09:52Je veux dire, il y a un moment donné, on ne peut plus accueillir tout le monde.
09:57Je veux dire, aidons déjà les Français avant d'aider les étrangers.
10:02C'est pas xénophobe, Christine, malheureusement, c'est la réalité.
10:06Oui, j'entends bien.
10:07Il y a un moment donné, aidons nos Français avant d'aider la misère du monde.
10:13Et d'autant plus qu'on cotise, les Français cotisent, Marc, et j'entends bien ce que vous dites, c'est vrai, qu'on peut se poser la question.
10:20Restez en ligne avec nous, Andréa, ensuite Gabriel Cluzel, et puis on a aussi Karine qui nous appelle, Eric Tegner aussi, qui ne nous a pas appelé, il est là, lui.
10:27Moi, c'est assez simple, c'est-à-dire que ça fait maintenant, depuis 2017, que je les entends parler d'immigration.
10:31Vous vous souvenez de M. Macron qui disait 100% d'exécution d'OQTF, nous serons tous reconduits aux frontières.
10:37Ça ne marche pas.
10:37Vous vous souvenez, vous avez parlé à l'instant des fraudes sociales, on se souvient de M. Attal.
10:41Je vais m'attaquer aux fraudes sociales.
10:43Ah bah oui, la fourchette haute, selon le cours des comptes, c'était 30 milliards d'argent public, de vous et de moi, qui partaient en fumée.
10:49Andrea Cotarac, sur Europe 1.
10:50Fraude à la carte vitale, fraude au travail détaché, fraude, fraude, fraude, ils n'ont rien fait.
10:55Et là, on s'attaque à l'AME, mais ils avaient déjà prétendument attaqué l'AME, l'aide médicale d'État.
11:02On s'attaque à l'AME, on s'attaque entre guillemets.
11:03Oui, par la parole.
11:05Moi, je me souviens de M. Rotaillot.
11:06Le prochain budget, l'AME, c'est terminé.
11:09On transforme en aide médicale d'urgence.
11:12Ça n'a pas été fait, puisque dans le budget, on maintenait toujours 1,3 milliard d'argent des Français, de nos impôts, pour soigner des clandestins.
11:19La différence, elle est simple, c'est que, tout à l'heure, Gabriel Cluzet en a parlé, il faut une aide médicale d'urgence.
11:26Pourquoi ? Parce que si c'est une épidémie et que vous avez un clandestin, évidemment, il pourra toucher des Français.
11:31Donc, il faut stopper ça.
11:32Moi, déjà, je trouve ça presque xénophobe de dire tout de suite clandestin, épidémie.
11:36Pardon, c'est pas pour vous.
11:38C'est-à-dire, justement, ceux qui disent qu'ils font tout de suite l'amalgame entre xénophobe, tout de suite, épidémie, etc.
11:45Donc, il faut une aide médicale du genre, c'est pas contre vous, c'est au contraire, pour aller dans votre sens,
11:50c'est pour dire qu'après, on accuse effectivement des xénophobes, et au contraire, on réduit à ça.
11:55Excusez-moi, xénophobes, on peut déjà, les étrangers qui viennent en France, ils peuvent déjà venir pour travailler, en bonne santé,
12:01au lieu que la France soit encore un asile, comme on l'a dit avec Gabriel Cluzet, un asile exclusif dans le monde, un asile psychiatrique,
12:08et un asile pour aider, on entend ce que dit Marc, Marc est révolté.
12:11Il dit qu'il travaille, il dit qu'il cotise, il dit qu'il n'arrive pas à venir debout.
12:14Et c'est ça le fond de l'affaire, c'est exactement ça le fond de l'affaire.
12:16C'est-à-dire qu'aujourd'hui, j'entends les gens de gauche qui parlent de xénophobie, etc.
12:21On a peut-être un devoir d'humanité, comme ils disent, peut-être que ce Congolais en Grèce a une gangrène et qu'il va mourir, etc.
12:27Le problème, c'est qu'on ne peut plus se le permettre. Pourquoi ?
12:30Parce qu'aujourd'hui, un Français sur trois en France refuse de se faire soigner pour des raisons financières.
12:36Un sur trois, le reste à charge est grandissant.
12:39Vous avez un sur trois qui refuse de se faire soigner pour des raisons dentaires.
12:43Et donc, c'est juste pour finir, qu'est-ce que ça nous implique ?
12:45En deux mots, vraiment, Christine Kelly, cette affaire.
12:48La première, c'est une fédéralisation des soins pour les réfugiés.
12:51Parce que vous avez un réfugié en Grèce qui peut se faire soigner en France.
12:56Demain, ce sera en Allemagne ou en Autriche.
12:58Donc, on a une fédéralisation.
12:59Nous ne serons plus maîtres de savoir qui on soigne, qui on ne soigne pas.
13:03Regardez l'état de nos hôpitaux.
13:04Et deuxièmement, l'Union Européenne, pardon de le dire, cette personne, elle est citoyenne de RDC, République démocratique du Congo.
13:11La République démocratique du Congo est attaquée par le Rwanda.
13:15Elle est pillée.
13:16Des gens sont violés.
13:17Il y a une épuration ethnique.
13:18Que fait l'Union Européenne ?
13:20Eh bien, elle signe un traité de libre-échange avec le Rwanda.
13:22En achetant des matières premières que le Rwanda n'a pas.
13:25Puisqu'il les vole à la RDC.
13:27Donc, on fait du recel.
13:28Donc, si vous voulez, il y a une personnalité qui l'a dénoncée.
13:30Elle s'appelle Marine Le Pen.
13:32Donc, il y a deux implications.
13:33La première, on appauvrit les pauvres en France.
13:35Qui pourront encore moins se faire soigner.
13:37Parce que du budget va partir pour soigner des clandestins en France, en Grèce et ailleurs.
13:41Et deuxièmement, on appauvrit.
13:43Et on fait en sorte que les personnes de RDC viennent chez nous.
13:46L'Union Européenne, c'est double effet qui se coule.
13:47Mais les peuples, eux, sont à chaque fois sanctionnés.
13:50Là, vous parlez effectivement de cette décision du Conseil d'État
13:54qui permet à ce Congolais de venir se faire soigner en France.
13:57Restez en ligne avec nous, Marc.
13:58Restez en ligne avec nous, Karine.
14:00Gabriel Cluzel, Éric Teguerre.
14:01Non, je crois qu'il faut en finir avec cette rhétorique de la culpabilisation.
14:06Donc, on vous dit, et de la peur d'ailleurs.
14:09On vous dit, s'il n'y a pas d'AMM, moi je suis très surpris, je suis très déçue d'ailleurs.
14:11Sébastien Lecornet, je le croyais plus intelligent que ça.
14:15Je pensais qu'il n'allait pas tomber dans cette paresse psittachiste.
14:17Il dit qu'on a besoin de l'AMM pour des visions sanitaires.
14:19Ça veut dire qu'il ne connaît pas le dossier du tout ?
14:21Pourquoi dites-vous ça ?
14:21Pourquoi ? Parce que vous l'avez dit vous-même.
14:23Pour avoir l'AMM, il faut avoir trois mois.
14:27Je croyais que c'était quatre, mais vous avez peut-être raison, c'est trois mois.
14:30Trois mois de présence en France.
14:32Donc, vous comprenez bien que l'épidémie, la peste bubonique qui va arriver,
14:36cette fameuse épidémie, elle a le temps de galoper pendant quatre mois.
14:39Donc, j'espère qu'on va prendre les gens en charge avant, c'est-à-dire qu'on va soigner.
14:43Donc, cet argument, il est nul et non avenu.
14:45Il est déjà hypocrite.
14:46C'est complètement.
14:47Et c'est pareil pour les gens qui sont en train de mourir.
14:49On nous dit vous n'êtes pas gentils, il y a des gens qui meurent.
14:51Aussi, les gens qui meurent, j'espère bien qu'on ne va pas attendre quatre mois pour les soigner,
14:54sinon ils seront gravement morts, ça c'est sûr.
14:56Donc, si vous voulez, tous ces deux arguments sont une fake news.
15:01Ce n'est pas vrai.
15:03Et encore une fois, intéressons-nous à ce dispositif de soins urgents et vitaux
15:06qui coûtent à la Sécurité sociale ?
15:08J'en ai longuement parlé avec un directeur de Sécurité sociale
15:10qui m'a dit, mais là aussi il y a une loi d'ici,
15:12il me dit, surtout ne dites pas mon nom, oulala !
15:14Mais je vous le dis, c'est de l'argent d'ailleurs,
15:16c'est plus ou moins compris dans le budget de l'AME, etc.
15:18C'est remboursé par la Sécurité sociale.
15:20L'AMU, en réalité, existe déjà.
15:22Sauf qu'elle n'a pas besoin de dossier, vous voyez, c'est tout de suite.
15:25Gabriel Cluzet sur Europe 1, Marc et Karine J'arrivent, Eric Tegner.
15:28Et pour entrer dans le cas concret et technique de ce Congolais,
15:31vous savez que le Conseil d'État a choisi de dire,
15:34finalement, il a le droit d'avoir un titre de séjour en France.
15:36Le sujet, c'est qu'il était en Grèce, d'accord ?
15:39Et donc, normalement, on va dire,
15:42étant donné qu'il y a un meilleur dispositif en France,
15:45on va lui donner la possibilité d'avoir un titre de séjour pour soins en France.
15:48Mais pardonnez-moi, pourquoi est-ce que le Conseil d'État
15:51considérait qu'il devait en avoir un ?
15:52Parce qu'il a des problèmes psychiatriques.
15:54Et là, on ne parle pas de problèmes d'argent en France ou de financement.
15:57On parle du fait que nos hôpitaux psychiatriques
16:01sont sursaturés.
16:02Même si on disait, on rajoute 500 millions d'euros ou autre,
16:05de toute façon, c'est saturé.
16:07Quand on vous parle de santé psychologique de nos jeunes,
16:09c'est parce que la filière psychiatrique en France,
16:11aujourd'hui, elle n'est pas assez développée.
16:14Donc, vous voyez, sur ce cas très concret,
16:16de toute façon, ce n'est pas normal.
16:17On n'est pas mieux que les Grecs.
16:19Donc, ça veut dire qu'on détourne le fait,
16:21on détourne en fait ce titre de séjour.
16:22Et le dernier point, pardonnez-moi,
16:24moi, je me souviens de Marine Le Pen
16:24qui avait raconté son entretien avec le président sénégalais
16:28qui lui disait, vous savez,
16:28nous, on a investi des fortunes pour former des médecins.
16:31Et à la fin, c'est vous qui les recrutez.
16:32Donc, vous savez, c'est même aujourd'hui
16:33qu'ils sont pour l'immigration choisie,
16:35qu'ils disent, il faut aller faire venir des gens
16:36en Bac plus 8 de l'Afrique.
16:38Eh bien, en fait, c'est ça.
16:39Ils les payent.
16:40Ça veut dire que les seules fois
16:41où on prend des gens qualifiés en Afrique,
16:42c'est leurs médecins,
16:43dont pourtant, ils ont besoin chez eux également
16:45pour ne pas être malades.
16:47Donc, vous voyez, ça va dans le même sens
16:48qu'Andréa Cotarac tout à l'heure.
16:49On ne s'occupe pas de l'Afrique
16:51et chez nous, on accueille tout le monde.
16:52Éric Tegner sur Europe 1.
16:53Je rappelle bien les faits.
16:54Avant de vous donner la parole, Marc,
16:56un réfugié originaire de République démocratique du Congo
16:59qui avait obtenu le statut de réfugié en Grèce,
17:02a demandé à la France un titre de séjour
17:04pour raison médicale
17:06afin de se faire soigner sur le territoire français.
17:09Les autorités françaises,
17:10la préfecture de Gironde,
17:11avaient refusé sa demande
17:13en considérant que le système de santé grec
17:15pouvait déjà lui donner accès aux soins nécessaires.
17:17Le dossier a été contesté devant la justice administrative
17:21et transmis jusqu'au Conseil d'État
17:23la plus haute juridiction administrative française
17:25qui a ordonné un réexamen de sa demande
17:28et l'a accepté.
17:29Marc, votre dernier mot sur le sujet
17:30avant de prendre Karine.
17:32Non, en fait, Christine,
17:33je suis en train de me poser la question
17:35s'il ne fallait pas que je renie
17:36ma nationalité française
17:37pour pouvoir me faire soigner tranquillement.
17:40Parce que quand...
17:42Ah oui, en fait, vous savez, Christine,
17:45tout...
17:45je vais peut-être vous choquer,
17:48mais regardez,
17:49tous les réfugiés,
17:50tous les migrants,
17:51ils ont de l'argent sans travailler,
17:53ils sont soignés sans travailler,
17:56je veux dire,
17:57on leur donne une carte bleue,
17:59on leur donne tout ce qu'il faut
18:00pour pouvoir vivre en France
18:01et nous, Français,
18:02on est obligé, nous, de travailler,
18:04de se...
18:04excusez-moi du terme,
18:05de se saigner
18:05pour pouvoir manger,
18:07pour pouvoir se nourrir,
18:08enfin, pour pouvoir se loger,
18:09pour pouvoir se soigner.
18:12Je me pose la question.
18:13puisque, de toute façon,
18:14la France devient une carte d'asile.
18:16Je renie ma nationalité française,
18:18je deviens un sans-papier,
18:19je demande un titre de séjour
18:21et l'asile politique
18:22et l'asile financier en France.
18:24Il faut quand même
18:24qu'on en arrive là
18:25pour que nous, Français,
18:26on puisse se faire soigner.
18:27Merci, Marc,
18:28pour ce témoignage.
18:30Merci pour ce mot de révolte
18:32en direct sur Europe 1
18:33qui est prêt, Marc,
18:34qui est prêt à renier
18:35sa nationalité.
18:37Bonjour, Karine.
18:37Vous nous appelez
18:38d'Île-de-France.
18:40Bonjour, Yveline.
18:41Oui, bonjour, ma belle.
18:44Ben oui, je vous appelle
18:45parce qu'en fait,
18:47je sors de chez le dentiste
18:48et je viens d'avoir un devis.
18:50J'en ai pour 3 700 euros
18:52pour faire deux implants
18:53sur une dent
18:53et devinez,
18:55j'ai zéro remboursé
18:56par la Sécurité sociale.
18:58Voilà.
18:59Et là, je suis en train de me dire
19:00mais je fais comment,
19:01moi, pour les trouver,
19:01les 3 700 ?
19:03En fait, je les prends
19:03en un prêt à la conso.
19:04Enfin, je ne sais pas.
19:05Donc, en fait, voilà.
19:06Quand j'entends qu'en fait,
19:07on va prendre gratuitement,
19:09on charge les soins
19:10de plein de gens
19:11alors que moi,
19:12je cotise quand même.
19:13Je travaille,
19:13mon mari de travail
19:14et on n'est pas foutu
19:16de me rembourser
19:16des soins d'entrée.
19:18On n'est pas foutu
19:18de nous rembourser.
19:19Karine, restez en ligne avec nous.
19:20On va marquer une pause.
19:21Cet exemple
19:22que vous nous donnez
19:23parle beaucoup
19:24à nos auditeurs
19:25et à moi aussi,
19:26à tout le monde, effectivement.
19:273 700 euros,
19:29c'est votre devis
19:30pour vous faire soigner.
19:31Voilà pourquoi les Français
19:32refusent parfois
19:34de se faire soigner
19:35et effectivement,
19:36les Français sont choqués
19:37comme Marc qui dit
19:38même qu'il veut
19:38renier sa nationalité française
19:41pour pouvoir
19:41se faire soigner en France.
19:43Appelez-nous au standard
19:43européen pour réagir
19:44sur Europe 1.
19:45Et le numéro,
19:46c'est le 01 80 20 39 21.
19:48L'appel est non surtaxé.
19:4911h57.
19:50A tout de suite
19:51avec Christine Kelly
19:52sur Europe 1.
19:52sur Europe 1.
19:53Sous-titrage Société Radio-Canada
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