- il y a 4 heures
Christine Kelly revient, de 11h30 à 13h, sans concession, sur tous les sujets qui font l'actualité. Une émission durant laquelle VOUS avez la parole. Vous pouvez réagir en appelant le 01.80.20.39.21 (appel non surtaxé) ou sur les réseaux sociaux d'Europe 1 (Facebook , X et Instagram).
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00:0111h30, 13h, Christine Kelly sur Europa.
00:07D'abord cette commission d'enquête qui avait commencé à lever le voile, salaire, prime, dérive, dysfonctionnement.
00:14Et puis soudain, elle s'arrête.
00:16Hier, incident, suspension, détention, un président, un rapporteur qui s'affrontent.
00:22Ou plutôt un président qui ne supporte pas le rapporteur, ça se voit, c'est clair.
00:26Trop de vérités dérangeantes, la question est simple, qui a intérêt à ce que la lumière s'éteigne ?
00:32Appelez-nous pour en parler.
00:34Nous accueillons Philippe Ballard qui va nous parler un petit peu,
00:38parce que non seulement vous étiez journaliste, mais vous êtes porte-parole du Rassemblement national,
00:42vous avez participé à des commissions d'enquête, notamment celles qui avaient incriminé notre groupe.
00:48On s'en souvient, avec Aurélien Saint-Toulle, il y avait peu de voix qui s'élevaient contre la virulence d'Aurélien Saint-Toulle.
00:54On a envie de vous entendre sur ce sujet ce matin.
00:57D'abord, Gabriel Cluzel, Éric Tegnet et ensuite Philippe Ballard.
01:06Alors, la réaction de Gabriel Cluzel.
01:11Ensuite, on va écouter un petit extrait de la commission d'enquête.
01:14Vous voulez qu'on écoute d'abord l'extrait ? Allez, on écoute d'abord l'extrait si vous l'avez.
01:18D'accord, magnifique, on écoute l'extrait, ensuite réaction de Gabriel Cluzel.
01:21Que vous ayez des liens, on le verra peut-être, avec des actionnaires de MediaOne, vous pourrez en répondre.
01:28Mais MediaOne est détenu en majorité par un fonds d'investissement américain, c'est tout ce que je dis.
01:32D'accord.
01:33Et je ne comprends pas pourquoi vous expliquez que ce que j'explique est factuellement faux.
01:37Merci, monsieur le rapporteur.
01:38Vous venez de porter des accusations très graves contre moi en disant que j'avais des liens avec MediaOne,
01:42ce qui est absolument faux.
01:43C'est une question, pourquoi vous me répondez à chaque fois ?
01:46Merci, messieurs les ministres.
01:47Mais non, mais Jérémy, franchement, mais qu'est-ce que tu fais là ?
01:52Pourquoi tu t'interromps ?
01:53Monsieur le rapporteur, je viens de suspendre cette audition.
01:58Je viens de suspendre cette audition.
01:59Monsieur le rapporteur vient de me mettre en cause en indiquant que j'avais des liens avec MediaOne,
02:04ce qui est absolument faux.
02:05Et donc je mets fin à cette audition.
02:06Monsieur le Président, j'avais des questions importantes.
02:13Bon, voilà.
02:14Ensuite, suspension, vous avez vu, les coupures incroyables.
02:17On se croirait presque dans un pays de censure.
02:21Non, mais c'est assez stupéfiant qu'on en soit arrivé là.
02:24Et puis surtout, qu'est-ce qu'on a concrètement à reprocher à ce rapporteur ?
02:27On est en train de révéler chaque jour des bombes incroyables sur l'audiovisuel public.
02:33Et pour autant, on s'arrête sur des petites choses.
02:36On fait des suspensions les unes après les autres.
02:37Gabriel Cluzet.
02:38Oui, tout d'abord, je me dis que pour Charles Lalonde, ça doit être vraiment très lourd à porter.
02:42Parce qu'il est devenu un peu le symbole de cette commission d'enquête.
02:46Et je me dis qu'il porte tout seul, finalement, une chape de plomb qu'il doit soulever.
02:52On voit bien que la résistance est forte.
02:54Alors, cette séquence, je la trouvais à la fois choquante et bienvenue.
02:57Choquante parce que, là encore, vous avez raison de le dire,
02:59on a l'impression que ça ne se passe pas dans notre pays.
03:01Dans quelle sorte de pays assiste-t-on à ce genre de scènes ?
03:04C'est irrespectueux pour les Français.
03:08Comment peut-on attendre que ce pays se comporte de façon respectueuse ?
03:11Je pensais même aux jeunes à l'école, quand on voit un président de séance
03:16qui se drape dans sa dignité outragée et décide de supporter la séance.
03:20Ce n'est évidemment pas digne de notre pays.
03:22Et néanmoins, bienvenue, parce que j'avoue que nous avons passé des dizaines d'années
03:26sans justement avoir ce genre de scènes vigoureuses
03:31où on voit bien que quelqu'un essaie de nettoyer les écuries d'Ogias et que ça fait mal.
03:36Donc, c'est, bah oui, allons jusqu'au bout, c'est sûr.
03:39Quand ça dérange, la vérité dérange.
03:41Quand ça dérange, eh bien, ça se passe souvent dans les grincements dedans.
03:46Mais c'est bienvenu.
03:47Il faut le faire, parce que moi, j'avoue que les ambiances de cocktails feutrés
03:50où les gens échangent sur des différences portant sur la couleur du papier peint,
03:56j'en ai ras-le-bol, c'est ce qui a verrouillé ce pays.
03:58Ras-le-bol, c'est ce qui a verrouillé le pays.
04:01Mais ce que je ne comprends pas, c'est qu'à l'heure où on est en train de révéler,
04:05où on est en train d'avoir une commission d'enquête qui fait réellement son travail,
04:09qui donne des informations,
04:12on a envie de la faire taire, Éric Tegner sur Europe 1.
04:14Oui, totalement. Il y a plusieurs éléments sur le fond à apporter.
04:17D'abord, c'est un président de commission qui, avant Noël,
04:20a mis et a exercé des pressions contre Charles Lalonde.
04:23Il lui a reproché notamment le fait de tweeter les passages vidéo
04:27de ses interventions aux commissions d'enquête.
04:30J'ai envie de dire que c'est bien normal que cette commission,
04:32qui coûte également de l'argent aux Français,
04:34avec des députés qui sont payés par les Français,
04:36qui représentent les Français,
04:38ne soit pas cachée au fin fond d'une sous-salle de l'Assemblée nationale.
04:41Si cette commission a lieu, c'est bien parce que les Français sont choqués
04:45des 4 milliards de la gabegie financière.
04:48Et donc, c'est bien normal.
04:49C'est le premier point.
04:49Le deuxième point, en effet, le président de cette commission,
04:52étonnamment, à chaque fois que Charles Lalonde parle de la société MediaOne,
04:57qui est un des plus grands acteurs de production audiovisuelle,
05:00qui est un très gros prestataire de France Télévisions,
05:03ce président, cette commission d'enquête,
05:06il outrepasse ses fonctions.
05:08Il coupe souvent Charles Lalonde.
05:09C'est pour ça que Charles Lalonde ne comprend pas.
05:11Et le troisième élément, c'est une certitude.
05:13C'est que MediaOne, aujourd'hui, certes, est une entreprise française,
05:18mais la majorité de son capital est détenue par un fonds américain,
05:21un fonds à majorité américaine qui s'appelle le fonds KKR.
05:24Donc, il n'y a rien de faux dans ce qu'explique Charles Lalonde.
05:28C'est bien normal qu'il pose la question
05:30qu'un des principaux prestataires, qui est à chaque fois affronté comme français,
05:32ne l'est pas tant que cela.
05:34C'est incroyable, effectivement.
05:35Comme vous dites, Harry Tegner, il n'y a rien de faux.
05:37Mais vous savez à quel point les lobbies, les cabinets de conseil, etc.,
05:41sont aujourd'hui partout sur la place parisienne.
05:44On n'a rien appris de l'affaire H-TOM d'il y a une dizaine d'années.
05:47On n'a rien appris de ce qui se passe avec LMBR au SPAS.
05:50C'est-à-dire qu'on n'apprend rien sur le fait qu'à chaque fois, aujourd'hui,
05:54il y a, en effet, parfois, pas seulement des conflits d'intérêts.
05:56D'ailleurs, Charles Lalonde n'explique pas que le président de la Commission des Finances
05:59serait peut-être actionnaire indirecte.
06:01Il dit, vos liens possibles entre eux, avec des actionnaires,
06:04ça peut simplement être discuter avec eux, échanger.
06:07Vous savez, l'influence, elle est multiple,
06:09elle n'est pas forcément emmonnaillée.
06:10C'est une influence qui peut être juste de conseils,
06:12de discussions, d'échanges qui biaisent le jugement.
06:15Et Eric Tegner sur Europe 1, rappelons que France Télévisions,
06:18Radio France, financée par l'argent public,
06:21rappelons que les CIR moyens, on l'a appris,
06:24lors de cette commission, à des pas 70 000 euros bruts par an.
06:29On a appris que France Télévisions emploie près de 9 000 personnes.
06:33Et vraiment, beaucoup, beaucoup d'informations.
06:36La prime aussi que va recevoir, normalement,
06:38la présidente de France Télévisions,
06:40après un déficit abyssal, révélé notamment par la Cour des comptes.
06:43Nous avons la chance d'avoir Philippe Ballard,
06:46vice-président de cette commission d'enquête.
06:49On marque une pause et il nous donne son avis.
06:50Et vous aussi, vous pouvez nous donner votre avis au 01, 80, 20, 39, 21.
06:56Il est 11h42, belle matinée avec Christine Kelly et ses chroniqueurs sur Europe 1.
07:01La suite à 11h46 sur Europe 1,
07:05après la suspension des auditions hier,
07:07le rôle du président de la commission d'enquête sur l'audiovisuel interroge.
07:11Nous sommes avec notre invité, Philippe Ballard,
07:13député de l'Oise et vice-président de la comité d'enquête sur l'audiovisuel public.
07:16Oui, Philippe Ballard, vous êtes vice-président de la commission d'enquête.
07:22C'est choquant quand même ce qu'on voit là.
07:25C'est un révulse, les Français.
07:28Bonjour Christine Kelly.
07:29Alors, oui, c'est choquant.
07:32Pour être tout à fait transparent,
07:34je suis vice-président aussi du Rassemblement national.
07:36Et hier, on avait une actualité autour de Marine Le Pen et du procès.
07:40Donc, j'ai fait beaucoup de médias, je n'ai pas pu assister.
07:43Mais j'ai regardé par contre ce matin la séquence,
07:46où en fait, le rapporteur et le président,
07:49enfin c'est plutôt le président et le rapporteur,
07:51s'écharpe sur en fait,
07:53Méliouane, qui appartient entre autres à M. Pigasse,
07:56est-ce que c'est une société française ou américaine ?
07:58Alors, est-ce qu'on tient compte de l'implantation du siège social,
08:01ou bien de l'actionnaire ?
08:02L'actionnaire majoritairement est américain.
08:04Enfin voilà, et là c'est parti en vrille.
08:05Bon, moi tout à fait...
08:07Mais déjà, que l'actionnaire majoritairement soit américain,
08:10on peut se poser une question.
08:11Alors, on peut se poser une question,
08:13non mais il faut aller plus loin.
08:15Méliouane, donc, vit de la commande publique,
08:18en l'occurrence de France Télévisions,
08:20donc de l'argent public.
08:21Les bénéfices de Méliouane, tant mieux,
08:23c'est une grosse entreprise,
08:24qui est sur les cinq continents maintenant,
08:26mais ses bénéfices, ils repartent aux Etats-Unis.
08:28Donc, c'est quand même avec de l'argent français
08:31que Méliouane fait les bénéfices,
08:33et qui sont en partie rapatriés aux Etats-Unis.
08:36Donc là, on va les auditionner.
08:38Moi, j'ai des questions à poser en ce sens.
08:40Donc, Charles Alloncle a le droit de poser cette question.
08:43Et moi, je me rappelle,
08:43lorsque j'étais au Conseil supérieur de l'audiovisuel,
08:45évidemment, on sait très bien que
08:47toutes les entreprises,
08:49les chaînes et les médias français
08:52sont limitées en apports étrangers.
08:54Ah oui, tout à fait.
08:55Alors là, c'est une société de production,
08:56donc ce n'est pas une chaîne
08:58qui reçoit l'agrément de l'arc-monde.
09:00Oui, oui, c'est pas tout à fait la même chose.
09:03Mais je pense, alors,
09:04vous dites, on découvre des choses, Christine Kelly,
09:07alors, j'ai envie de dire,
09:08malheureusement, on ne les découvre pas.
09:09C'est ça, le pire.
09:10C'est qu'on le sait.
09:10Alors, depuis des années,
09:11il y a eu le rapport de la Cour des comptes,
09:13qui est sorti, alors, assez étonnamment,
09:15après la renomination de Mme Delphine Ernot.
09:19C'est un rapport qui devait sortir au mois de mars,
09:21avant sa nomination, sa nouvelle nomination,
09:23et qui est étrangement sorti au mois de septembre.
09:26C'est le premier point.
09:27Et dedans, même Pierre Moscovici l'a dit,
09:30ça serait une entreprise privée,
09:31elle aurait déjà fermé, c'est terminé.
09:34Là, le capital, on ne va pas faire technique,
09:37mais enfin, le capital financier
09:39n'équivaut pas au capital social.
09:41Donc, c'est une boîte en faillite,
09:42il n'y a plus de trésorerie.
09:43Et ça, on le sait, malheureusement,
09:45depuis, ça se savait,
09:47là, c'est étayé par la Cour des comptes.
09:48Donc, malheureusement, voilà,
09:51on n'apprend pas grand-chose,
09:52mais on interroge, par contre,
09:53les responsables de cette situation.
09:55Et ça fait des années qu'on dit
09:57qu'il faut réformer l'audiovisuel public.
09:59On aura Alain, qui nous appelle des Bouches-du-Rhône,
10:01d'abord écouter Rachida Dati,
10:03auditionné ce matin, ministre de la Culture,
10:05qui dit encore une fois,
10:07il faut réformer l'audiovisuel public.
10:09Cette commission d'enquête a insisté lourdement
10:12sur les imperfections du service public.
10:14Et je ne nie pas qu'il puisse y en avoir.
10:17Évidemment, nous allons y revenir.
10:19Mais n'oublions pas non plus
10:20ce que représente cet outil,
10:22sa contribution qu'il peut apporter
10:23à notre démocratie.
10:26S'il y a un reproche qu'on ne peut pas me faire,
10:28c'est de ne pas m'être emparé de ce sujet
10:30pour contribuer à sa transformation indispensable,
10:33mais aussi à la préservation de cet outil.
10:36D'abord, j'ai souhaité apporter mon soutien
10:38à la proposition de loi organique
10:39portant réforme du financement
10:41de l'audiovisuel public.
10:43Grâce à elle,
10:44un mode de financement indépendant
10:45et pérenne a été garanti au secteur.
10:49Mais au-delà de la question du financement,
10:50je plaide depuis mon entrée en fonction
10:52pour que l'audiovisuel public
10:53se réforme en profondeur.
10:55Voilà pourquoi l'audiovisuel public
10:57se réforme en profondeur.
10:59Alain, vous nous appelez à des bouches du Rhône
11:01et vous dites qu'il cherche en fait à gagner du temps,
11:05cette histoire de coupure,
11:06de suspension de séance.
11:08Il y avait une suspension de séance à Noël,
11:10c'était la trêve des confiseurs.
11:11C'est énorme.
11:13Alors déjà, merci de me donner la parole.
11:15Bien sûr, avec plaisir Alain.
11:18Voilà, je réagis tout de suite
11:20au propos de votre invité.
11:22Philippe Ballard.
11:23Il a tout à fait raison quand il dit que,
11:24oui, Philippe Ballard,
11:25quand il dit qu'on ne peut pas,
11:27une société ne peut pas travailler
11:29avec des fonds propres négatifs.
11:31Même la limite, c'est 50% des fonds propres négatifs.
11:33Et là, d'après ce que j'entends,
11:35c'est que pendant des années et des années,
11:37une société qui tourne avec des fonds propres négatifs,
11:39ça ne devrait pas exister.
11:42Donc voilà, moi, ma réaction,
11:44c'est que déjà, voilà,
11:45quand je vois ce qui se passe
11:48entre le président de la commission
11:49et Charles Aloncle,
11:50à qui je voudrais décerner une palme,
11:52et à qui je félicite pour son courage
11:55et ses questions pertinentes,
11:58vraiment, voilà.
12:00Mais non, moi, je m'interroge vraiment
12:02comment le fisc,
12:03qui est la première victime
12:04des agissements de ce service audiovisuel public,
12:07ne réagit pas.
12:08Parce que pour aller presser
12:10les villes maintenant du peuple
12:11ou les gueux, appelez-les comme vous voulez,
12:13et pour leur tirer maximum
12:15avec des contrôles
12:16qui sont sûrement des fois justifiés.
12:17Oui, là, c'est vite fait.
12:19Oui, j'entends bien.
12:21Il y a une réactivité incroyable
12:22quand c'est pour le petit français moyen,
12:24quand c'est Nicolas qui peut payer.
12:26Voilà.
12:27C'est incroyable.
12:28Mais là, on est avec l'argent des Français.
12:34Le fisc, normalement,
12:36devrait protéger le trésor.
12:37Ça doit être.
12:38C'est leur mission d'être les gardiens du trésor.
12:41Ils le dilapident.
12:43Et en plus, ils demandent des comptes
12:45à qui il ne faut pas.
12:45C'est-à-dire que quand il y a des gens
12:46qui ne fournissent pas les documents
12:48lors de cette commission,
12:50qui font tout pour...
12:50Ils traînent des pieds.
12:51Ils gagnent du temps.
12:52Je me demande comment ça fait
12:54que le fisc ne mette pas son nez là
12:56et dites,
12:58nous, on veut vos fiches de paie,
13:01on veut vos justifications
13:02des montants des émissions.
13:04On veut tout précisément
13:05comme quand n'importe quel contrôle.
13:06Pourquoi ils ne lancent pas
13:07un contrôle contre ces gens-là ?
13:08Très bonne question.
13:10Parce qu'ils sont dans l'audiovisuel.
13:12Qu'est-ce qu'ils ont de plus que les autres ?
13:15Oui, j'ai bien...
13:16Parce que, voilà,
13:17que ce soit fonctionnaire ou pas.
13:18Même un fonctionnaire,
13:19il peut mal se conduire au niveau fiscal.
13:20Un fonctionnaire aussi
13:22devrait être contrôlable,
13:24entre guillemets.
13:25Donc, moi, ça,
13:27je ne comprends pas
13:27comment le fisc,
13:28la première victime
13:29de ces États-là,
13:31de leurs agissements,
13:32ne réagisse pas.
13:33Ça, c'est vraiment...
13:34C'est une vraie question.
13:36Gabrielle Cluzel vous répond.
13:37Et encore chapeau à Charles Alonc.
13:39Oui, chapeau à Charles Alonc.
13:41Merci beaucoup, Alain,
13:42de nous avoir appelés.
13:43Merci pour vos questions
13:45en direct sur...
13:46Appelez-nous au 0184 29 30 21.
13:48Gabrielle Cluzel vous répond.
13:49Oui, oui, non, non,
13:50mais je ne sais pas
13:51si je vais savoir répondre
13:52parce que moi aussi,
13:53je me pose les mêmes questions.
13:54Mais je trouve cette question
13:55très pertinente
13:57et je me demande
13:58si Alain n'est pas
13:58chef d'entreprise lui-même
14:00parce qu'il a l'air
14:00de bien connaître
14:01tout le fonctionnement
14:02des entreprises
14:03et des fonds propres
14:04et évidemment,
14:05à cet égard,
14:05le fonctionnement dérogatoire
14:07de certains
14:08a de quoi choquer
14:09et aussi les rapports
14:11avec le fisc.
14:12Aussi, c'est évident
14:13et je crois qu'il n'est pas
14:14le seul, Alain.
14:15Vous savez,
14:15les Français,
14:16ils ne sont pas idiots,
14:16ils écoutent ça,
14:17ils se disent
14:17mais quand ça me touche,
14:18moi,
14:18alors là,
14:19il n'y a pas de pitié
14:19et puis il y a des gens
14:21qui ont le droit
14:21de fonctionner
14:22en dehors de clous,
14:23ça ne pose pas de problème.
14:24Je voulais simplement dire
14:25que je trouve quand même
14:25la réponse de Rachida Dati
14:26un petit peu courte
14:27si vous me le permettez
14:28parce que le problème
14:30c'est qu'elle dit
14:31plus que jamais
14:31il faut réformer
14:32l'audiovisuel public
14:33mais elle,
14:34sa réforme consistait
14:35en vouloir faire
14:36la même chose
14:36que la BBC,
14:37une espèce de centralisation.
14:40Ce n'est pas ça
14:40ce que les Français attendent.
14:41Moi, je lui rappelle,
14:42alors peut-être,
14:43pardon si je suis un peu monomaniaque
14:44parfois,
14:45mais que le patrimoine culturel
14:47qui est en train de s'effondrer,
14:49il y a une chapelle
14:49qui s'appelle Saint-Gaud,
14:51vous savez,
14:52on a sonné le glas,
14:54elle va être détruite
14:54mais est-ce qu'elle ne mériterait
14:56pas plus d'être aidée
14:57alors qu'il y a une gabegie
15:00de 4 milliards
15:01au sein de son ministère ?
15:02C'est le même ministère,
15:04vous voyez ce que je veux dire ?
15:05Il faut qu'elle réponde
15:05sur ces sujets-là.
15:06Les gens qui soutiennent
15:07cette chapelle
15:08l'ont interpellée
15:09et elle nous dit
15:09oui, il faut faire une réforme.
15:10Maintenant, il ne faut pas
15:11faire une réforme.
15:12Il faut arrêter de dépenser
15:13l'argent public
15:14dans ce tonneau des Danaïdes.
15:16Dépenser de l'argent public,
15:17effectivement,
15:18Philippe Ballard.
15:19C'est le premier budget
15:21post-budgétaire
15:21du ministère de la Culture.
15:22Non mais vous vous rendez compte,
15:23c'est délirant.
15:24Alors, pour répondre à l'un...
15:25C'est plus de la moitié
15:29du budget total
15:30du ministère de la Culture.
15:31Concernant les structures,
15:33France Télévisions par exemple,
15:34il n'y a pas
15:34de comptabilité analytique.
15:36D'accord ?
15:37C'est soulevé
15:38dans le rapport
15:38de la Cour des Comptes.
15:39C'est pour ça que je vous dis,
15:40on a, en fait, malheureusement,
15:41tout ça, c'est transparent,
15:44mais rien ne bouge.
15:45Alors, pas de comptabilité analytique.
15:46Et pour les sociétés de production,
15:48pour répondre à l'un,
15:49là, c'est du privé,
15:50ce sont des entreprises privées.
15:51Donc, je vous espérais quand même
15:53que s'il y a un contrôle du fisc,
15:55ils pourront présenter les documents
15:56et qu'ils sont dans les clous.
15:58Non mais société de production privée,
16:00mais qui a l'argent du public,
16:01je veux dire...
16:02Qui vit en grande partie,
16:03il n'y a pas que MediaOne
16:04toutes les heures.
16:05Je ne vais pas tous les égrener.
16:07Et quand on voit,
16:07moi j'ai demandé,
16:08alors Charles Aloncle,
16:09visiblement,
16:09d'après ce qu'il me dit
16:10toutes les peines du monde
16:11à avoir les documents,
16:12moi j'ai demandé par mail,
16:14j'ai eu la réponse par mail
16:15de France Téluzion.
16:15Philippe Ballard,
16:16vice-président de la commission d'enquête.
16:18Et alors, par exemple,
16:19moi, je leur ai demandé
16:20comment faites-vous le choix
16:22de telle société de production
16:24qui vous propose tel produit,
16:27série, documentaire, etc.
16:29Il y a une phrase qui doit nous interpeller.
16:32Ils tiennent compte,
16:33un, de l'attractivité de la pub,
16:35c'est-à-dire de la pub
16:35qui pourrait rentrer à ce moment-là.
16:37Je pense notamment à la 5.
16:38et puis de la cohérence
16:41avec le service public.
16:42Mais le service public,
16:43on ne lui demande pas,
16:44en fait,
16:44et Rachida Dati d'ailleurs l'a dit ce matin,
16:47de faire forcément de l'audience
16:48et de rentrer de la pub.
16:49Entrer de la pub,
16:50c'est pour le privé,
16:51ce n'est pas pour le service public
16:52qui a déjà de l'argent public.
16:54Donc là, rien que ça,
16:55réponde ça.
16:56Moi, c'est ce qu'ils m'ont répondu.
16:57C'est noir sur blanc,
16:58il y a un problème déjà.
16:59Et puis Philippe Ballard,
17:00moi, il y a un problème aussi,
17:01moi je ne comprends pas.
17:01Finalement,
17:02l'audiovisuel public
17:03a interrogé Vincent Bolloré ?
17:05Pardon,
17:06mais je ne comprends pas.
17:06Non, mais c'est nul.
17:07On est sur l'audiovisuel public.
17:09J'ai vu ça.
17:09Attendez, attendez.
17:11Non, mais les gens qui viennent
17:12ne répondent pas aux questions,
17:15ne donnent pas leur fiche de paie,
17:17ne disent pas combien ils sont payés.
17:19On suspend les séances
17:20lorsqu'on pose des questions,
17:22mais par contre,
17:23on va venir interroger
17:24le patron d'une chaîne privée.
17:26Non, c'est une question que je pose.
17:27Non, mais je vais demander
17:28à Jérémy Patrielitus,
17:29le président qui a dit,
17:31parce qu'en fait,
17:32j'ai vu ça en lisant le Figaro,
17:33je crois, hier,
17:34qu'on allait auditionner
17:35Vincent Bolloré,
17:36qui est actionnaire
17:37d'une des sociétés de production,
17:38pourquoi pas,
17:39à hauteur de 19%.
17:40Et Patrick Sébastien ?
17:41Mais,
17:42ça, on va en décider au prochain bureau.
17:43Mais pour finir
17:44pour répondre précisément
17:45sur Vincent Bolloré,
17:47je vais quand même demander
17:48effectivement à Patrielitus,
17:50pourquoi d'un seul coup
17:52on se déporte
17:52de l'audiovisuel public
17:54sur le privé ?
17:55Pourquoi pas ?
17:55Ça peut être une question,
17:56mais pas dans ce cadre-là.
17:58Je veux dire,
17:58moi, c'est ma position.
17:59C'est ce que je vais lui dire
18:00tout à l'heure.
18:01Et pour Patrick Sébastien,
18:02on va en décider
18:02dans la prochaine réunion du bureau.
18:04On marque une pause,
18:05on continue de parler
18:06de l'audiovisuel public,
18:07on parlera aussi
18:08de ces jeunes,
18:09ces enfants,
18:10de la violence
18:11à Saint-Henri-sur-Mer-Apeau.
18:12On en parlera avec Sophie Odigé,
18:13qui est spécialiste de l'éducation.
18:15Dans un instant,
18:16appelez-nous au Standard Europe 1.
18:17On parlera de Jack Lang aussi,
18:19doit-il démissionner ?
18:20Et pour nous appeler,
18:200 1 80 20 39 21,
18:23le numéro du Standard Europe 1.
18:24Et non sur Taxe,
18:25il est 11h57.
18:26Très belle journée.
18:27Vous écoutez Christine Kelly
18:28sur Europe 1.
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