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  • il y a 1 jour
Christine Kelly revient, de 11h30 à 13h, sans concession, sur tous les sujets qui font l'actualité. Une émission durant laquelle VOUS avez la parole. Vous pouvez réagir en appelant le 01.80.20.39.21 (appel non surtaxé) ou sur les réseaux sociaux d'Europe 1 (Facebook , X et Instagram).

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Transcription
00:0111h30, 13h, Christine Kelly sur Europe 1.
00:07On le disait, polémique sur le service public, le président de la commission d'enquête sur l'audiovisuel s'indigne après une chronique de Merouane Benlazard sur France Inter
00:16qui a appelé à écarter certains courants politiques des médias.
00:20Alors bon, soyons clairs, soyons précis, les courants politiques qu'ils veulent écarter, c'est, je cite, l'extrême droite.
00:25Sur une radio financée, partout, c'est-ce qu'on peut décider qui a le droit de parler, qui a le droit de se taire contre le principe constitutionnel du pluralisme ?
00:34On en débat ce matin. D'abord, écoutez cette chronique de Merouane Benlazard sur France Inter.
00:40Mettre un facho au micro, c'est légitimer ses idées.
00:43Et souvent, quand on donne la parole au raciste, c'est sous couvert de...
00:48On reçoit tout le monde ici, dans l'égende.
00:51Mais ça, c'est un truc qui me rend fou. À quel moment c'est devenu un bon argument ?
00:57À quel moment c'est devenu une bonne chose de recevoir tout le monde ?
01:00T'es un média, t'as une responsabilité, et j'attends de toi que quand même tu fasses le tri avant de me présenter des gens.
01:05Dans les médias belges francophones, il y a ce qu'on appelle le cordon sanitaire.
01:10Pas de parole donnée à l'extrême droite.
01:12J'ai l'impression que tu la prends en même temps que moi.
01:14Mais on devrait s'en inspirer, c'est ça que je veux dire.
01:16Le pluralisme est constitutionnel, il est obligatoire dans les médias publics, il est contrôlé par l'ARCOM.
01:23Il interdit toute exclusion idéologique systématique.
01:26Il protège la démocratie contre tous les extrêmes, y compris ceux qui voudraient restreindre la parole.
01:33Question à Gabriel Cluzel.
01:35La liberté d'expression sur France Inter a été complètement anéantie.
01:39Selon vous, est-ce que le fait que ça soit sous couvert de l'humour, c'est une notion qui peut passer ?
01:47Écoutez, l'humour a bon dos, voyez-vous.
01:49C'est un peu facile de nous dire, ah bah oui, mais un humoriste, il a sa liberté de parole, ça n'engage personne.
01:56Bien sûr que non, parce que moi, pour ma part, je n'ai jamais vu d'humoriste sur France Inter
02:01qui disent qu'il faut couper le micro aux islamo-gauchistes, ça fait les plus grands mondes sur l'antenne, convenons-en.
02:07Et c'est vrai que tout cela est évidemment d'une tartufferie absolument incroyable.
02:12Je remarque que ce n'est pas la première fois que j'entends ça, j'avais entendu cela dans la bouche de Geoffroy de Laganerie,
02:18sur France Inter également, qui avait tenu en octobre 2020 les mêmes propos,
02:23il fallait de la censure sur le service public.
02:26Et c'est vrai que d'une certaine façon, cette déclaration, elle est du pain béni pour Charles Aloncle, pardon,
02:33mais ça légitime...
02:34Qui est le rapporteur de la commission sur le service public.
02:37Exactement, ça légitime toute son action et ça démontre par A plus B qu'évidemment,
02:42la non-pluralité est assumée par le service public.
02:46Je vous demande un instant ce que doivent penser, parce qu'on sait très bien qu'on traite de fachos,
02:50aujourd'hui vous êtes à la droite d'Edouard Philippe, vous êtes fachos.
02:53Eh bien, ce que doivent penser tous ces électeurs, tous ces électeurs qui ne pensent pas la même chose que cet humoriste.
02:59Vous savez, les humoristes, ils sont censés rassembler, c'est un moment où les Français communient dans le rire.
03:04Mais que doivent-ils penser quand ils entendent ce genre de propos ?
03:08Moi, j'avoue que pour ma part, je suis extrêmement heurtée, j'ai envie de dire « pas en mon nom ».
03:13Vous vous souvenez de ce slogan « Not in my name ».
03:14Le problème, c'est que c'est « pas en mon nom », mais avec mes impôts. »
03:17Rappelons que cette chronique a été diffusée sur France Inter le 7 janvier,
03:21elle a été repostée sur les réseaux sociaux par France Inter.
03:25Donc assumée.
03:26Donc assumée, je dirais peut-être même revendiquée.
03:30J'ai beaucoup de choses à vous dire, moi, sur France Inter, première radio de France.
03:33Il faut quand même rappeler que c'est la première radio de France,
03:37et qu'elle a des devoirs, et elle a des obligations.
03:41D'abord, qui est ses interlocuteurs ?
03:43Éric Tegner, Merwane Benlazard.
03:46Alors, Merwane Benlazard, c'est communément ce qu'on appelle un islamo-gauchiste.
03:50Il a été connu du grand public l'année dernière, en janvier 2025.
03:53Pourquoi ? Parce qu'on a découvert que ce nouveau chroniqueur de CETAVOU,
03:57vous savez, l'émission de France 5, produite notamment par Mathieu Pigasse,
04:00qui dit dans Libération, vouloir mettre l'ensemble de ses médias
04:03au service de la lutte contre l'extrême droite,
04:06eh bien, on a découvert des tweets où c'était absolument sidérant.
04:09Elle disait, par exemple,
04:10« La place d'une femme est à la demeure auprès de son père, craint ton seigneur ».
04:14Il écrivait ça en 2021. Alors, on pourrait se dire,
04:16« C'est une seule publication, c'était un seul dérapage ».
04:18Eh bien, non, c'est totalement revendiqué.
04:20Il dit, par exemple, « Une femme pour me faire à manger »
04:23ou encore, « Mes frères en islam,
04:25qu'Allah vous éloigne des femmes arabes à 10 000 kilomètres »
04:28ou encore, « Les femmes sans le ménage,
04:30vous seriez des grosses points d'interrogation ».
04:32Alors, évidemment, face au tollé de l'époque,
04:34même si on a pu voir parfois les médias de gauche dire,
04:37« Ah, c'est la bolorosphère qui s'apprend à Marouane Bennazhar »,
04:40eh bien, Rachida Dati, elle a choisi, évidemment,
04:42de l'interdire, en fait, d'empêcher qu'il fasse cette chronique sur France 5.
04:47Et donc, lui, qu'est-ce qu'il a dit ?
04:48Est-ce qu'il s'est excusé ? Non ?
04:49Eh bien, des semaines plus tard, il a dit, lors d'un spectacle filmé...
04:53Et je fais une parenthèse, il a été écarté de France 5.
04:55Mais pas France Inter, c'est pour ça qu'on l'a encore.
04:57Ah ben non, parce que France Inter, aujourd'hui, c'est un État dans l'État.
05:00C'est un contre-pouvoir au sein de l'audiovisuel public.
05:02Et lui, qu'est-ce qu'il disait sur la ministre de la Culture,
05:04responsable de France Inter ?
05:06« Je savais que j'allais être viré un jour, mais par une arabe, c'est chiant. »
05:10Eh bien, disons.
05:12Appelez-nous au 01 80 20 39 21 pour réagir à cette chronique choc de Marouane Bennazhar
05:18qui appelle à interdire, à mettre un facho au micro,
05:22s'est légitimé ses idées et veut interdire les fachos sur le service public.
05:28Dans le service public, le pluralisme n'est pas une opinion, c'est une obligation légale.
05:33Et on va s'arrêter un peu sur les textes, le cadre juridique pour le service public.
05:37Le pluralisme dans les médias publics, c'est un principe constitutionnel.
05:40Je vous le disais, en France, le pluralisme des courants de pensée et d'opinion
05:43n'est pas une opinion éditoriale, c'est une obligation juridique.
05:46Le Conseil constitutionnel considère que le pluralisme des opinions est une condition essentielle à la démocratie.
05:53C'est la loi du 30 septembre 86 sur la liberté de communication
05:57qui impose l'honnêteté de l'information, qui impose l'indépendance éditoriale,
06:01qui impose le respect du pluralisme politique, syndical et idéologique.
06:06Tenez-vous bien.
06:08Et je vais vous parler aussi de France Inter qui est première radio de France
06:12avec de nombreuses fréquences.
06:14Je vais vous dire pourquoi, et puisque France Inter est première radio de France,
06:18puisqu'elle a beaucoup de fréquences, puisqu'elle a droit à des particularités,
06:22des passe-droits, si vous permettez l'expression,
06:24pour pouvoir toucher un maximum de public français,
06:28elle a aussi des obligations.
06:30On marque une pause et on revient sur Europe 1.
06:32Restez bien avec nous, la suite de Christine Kelly et vous,
06:34c'est dans un instant avec vous aussi.
06:36Vos réactions 01, 80, 20, 39, 21, le numéro est non sur Taxi.
06:4211h30, 13h, vous avez la parole.
06:44Chers auditeurs d'Europe 1 avec Christine Kelly.
06:45A tous les jours.
06:46Europe 1, Christine Kelly.
06:48La suite sur Europe 1, 11h44, polémique sur le service public.
06:53Le président de la commission d'enquête sur l'audiovisuel,
06:55Jérémy Patrier-Létu, s'indigne après une chronique de Merwane Benlazart
06:59sur France Inter rappelant à écarter certains courants politiques.
07:02Des médias, vous réagissez sur Europe 1, chers auditeurs,
07:04au 01, 80, 20, 39, 21, comme Frédéric qui nous écoute à Bordeaux sur 104.6.
07:11Christine ?
07:12Oui, bonjour Frédéric, vous nous appelez de Bordeaux.
07:17Quel est votre regard ?
07:18– Voilà, voilà.
07:21Alors si vous voulez, moi je suis, bon, le scandalisé, le mot est faible,
07:26parce que quand on voit l'attitude, si vous voulez, d'une, comment vous dire,
07:32de radio et d'une télévision d'État qui devrait être ouverte justement à tout le monde,
07:36à toute, comment vous dire, à toute théologie et tout ça,
07:38on en arrive, c'est lamentable, vous vous rendez compte que cette radio
07:44fait de la propagande, il n'y a pas d'autres termes avec ce pseudo-humoriste
07:50qui se permet de, alors que ce n'était pas un sketch, soyons, soyons.
07:57– Oui, soyons clairs, il ne s'agit pas d'un sketch, c'est sous couvert de sketch, évidemment.
08:02– Mais je vous souviens, je suis assez scandalisé,
08:05même malheureux de voir comment on peut en arriver,
08:09enfin, une institution d'État comme était quand même, bon,
08:12la radio nationale et tout ça, comme on disait avant,
08:14où il y avait quand même une certaine, quand même un certain sérieux, si on peut dire.
08:19Là, on en arrive avec nos impôts,
08:21parce que quand on sait quand même les résultats, bon, c'est faux,
08:25c'est, vous savez, c'est quelque chose d'impensable,
08:30mais moi je pense derrière ça, ils ont,
08:33toutes ces formations de gauche, plus ou moins,
08:35ils ont vraiment peur, je pense qu'ils ont vraiment peur,
08:38parce qu'en arriver à, si vous voulez,
08:41parce que c'est vraiment bas, c'est vraiment du,
08:43c'est assez lamentable, il n'y a vraiment pas beaucoup,
08:47c'est vraiment, enfin, moi je ne sais pas,
08:49j'espère que l'ARCOM, je ne sais pas,
08:50peut faire quelque chose d'essuie.
08:51– En tout cas, l'ARCOM, elle aurait pu le voir depuis le 7 janvier,
08:55a priori, on n'a pas d'information, elle ne s'en est pas saisie,
08:57qui a porté plainte contre l'ARCOM ?
08:59Qui a saisi l'ARCOM pendant cette séquence ?
09:01Là, c'est toujours, ça passe crème, on n'est pas au courant,
09:03évidemment, l'ARCOM doit s'en saisir,
09:06ou bien les auditeurs doivent s'en saisir,
09:09mais est-ce que quelqu'un s'en est saisi ?
09:11A priori, on n'aurait même pas su, mon cher Frédéric,
09:15si le président de la commission d'enquête
09:16n'aurait pas alerté sur les réseaux sociaux sur cette séquence,
09:20c'est quand même incroyable.
09:22– On en arrive, mais je ne sais pas si toute la population se rend compte,
09:28ça va très loin, c'est très profond,
09:30cette déchéance, je n'appelle pas ça autrement,
09:33parce qu'on peut, bien sûr, dans le monde politique,
09:36beaucoup de choses, mais là, c'est plus un débat,
09:39c'est vraiment une hargne, ça n'a plus de base,
09:43un combat politique, c'est un combat politique,
09:45on expose ses idées, on est fort ou on ne l'est pas,
09:48bon ben on voit.
09:49– Mais ce n'est pas le rôle de l'audiovisuel public
09:52de rentrer dans un combat idéologique,
09:54et ça rappelle un peu la présidente de France Télévisions
09:57qui dit qu'elle veut lutter contre l'extrême droite,
09:59ça rappelle beaucoup de personnes effectivement,
10:01alors que l'audiovisuel public, ce n'est pas son rôle,
10:04au contraire, c'est de parler à tous.
10:05– Au contraire, c'est d'être ouvert, bien entendu.
10:07– Et c'est son devoir.
10:07– Je dirais une radio ou une télé intelligente,
10:11parce que là, on n'y est pas, excusez-moi,
10:13mais franchement, mais c'est grave,
10:15c'est grave, mais quelque part,
10:17je dirais, c'est vraiment le reflet aussi d'une peur,
10:22parce qu'en arrivée, si vous voulez,
10:24à passer des messages comme ça, de cette façon-là,
10:26il faut vraiment être descendu bien bas, quand même.
10:28J'avoue que ce n'est pas flatteur pour eux.
10:30– Oui, merci, merci beaucoup.
10:32C'est vrai que vous soulignez à plusieurs reprises
10:35une certaine peur.
10:36Merci beaucoup Frédéric pour vous rappeler.
10:38– C'est moi qui vous remercie.
10:40– Merci, n'hésitez pas à nous appeler,
10:42vous aussi, sur Europe 1.
10:43– Toujours avec plaisir.
10:45– Oui, rappelez-nous quand vous voulez,
10:47mon chien Frédéric, vous aussi,
10:48appelez-nous au 01-80-20-39-21,
10:51si vous voulez partager vos idées.
10:54Alors, ce que je voulais vous rappeler aussi,
10:56c'est que le gouvernement dispose
10:58d'une faculté de réservation prioritaire
11:00des fréquences pour Radio France.
11:02C'est-à-dire que cette réservation prioritaire
11:05a permis de développer plus rapidement
11:06les réseaux de Radio France, France Inter,
11:09à un moment où la FM n'était pas ceinturée.
11:12Par exemple, aujourd'hui,
11:13il n'y a pas d'égalité d'accès aux radios en France,
11:16certaines ont bien plus de fréquences que d'autres,
11:18et tout ça pour dire qu'il y a une certaine obligation
11:20à respecter le pluralisme.
11:23Radio France, le groupe public,
11:26exploite 2458 fréquences FM,
11:30et donnez-moi un chiffre, peut-être,
11:31pour Europe 1, juste comme ça.
11:352458, fréquences, juste comme ça,
11:38au pif au hasard.
11:39Gabriel Cluzel, Eric Tegner, au pif, allez !
11:41– 1500 ?
11:43– Radio France, 2458, France Inter, 571,
11:48et Europe 1, par exemple, 333 fréquences.
11:51Pour montrer la différence de la préemption,
11:54effectivement, des fréquences,
11:55RTL, 299 fréquences,
11:57RMC, 280 fréquences,
11:59Sud Radio, 71 fréquences.
12:01Tout ça pour dire qu'à chaque fois,
12:03la médiamétrie de l'audience sur les radios
12:04n'est pas du tout équitable.
12:05À chaque fois, le devoir d'une radio publique,
12:08lorsqu'elle préempte les fréquences,
12:10c'est justement pour s'annoncer,
12:13comment dirais-je,
12:14parler au plus large public français.
12:16– Mais ça implique des obligations,
12:18de neutralité, de réserve.
12:21– Des devoirs juridiques, obligatoires,
12:22et de ne pas exclure le premier parti de France
12:26que le chroniqueur appelle fachos.
12:28– Surtout qu'il y a des zones,
12:30comme par exemple, je pense à La Réunion,
12:31moi je suis déjà allé,
12:32on n'a que France Inter.
12:33C'est-à-dire qu'en fait,
12:34c'est l'époque de l'ORT,
12:35c'est-à-dire qu'il n'y a finalement qu'une radio unique.
12:38Et donc, dans ces endroits-là,
12:39on se devrait à une forme d'objectivité
12:41si jamais il n'y a qu'une radio.
12:42Et dans certaines zones reculées également de France,
12:45c'est la même chose.
12:45C'est-à-dire qu'ils n'ont pas le choix
12:46à parler, effectivement,
12:47écouter sur le numérique.
12:49Et donc, c'est une absence de choix.
12:50Et derrière, on va les voir
12:51en train d'essayer de revendiquer,
12:52disant oui, mais on est la première chaîne,
12:54ça montre qu'on est soutenu, etc.
12:56Alors que dans la tendance,
12:57c'est justement en train de baisser
12:58et que bon, à un moment, encore une fois,
12:59les gens n'ont pas le choix.
13:00Et comment vous expliquez
13:01que personne n'est saisi l'ARCOM ?
13:03Comment vous expliquez
13:04que ça ne soit pas remonté à la place ?
13:06Cette affaire, oui, c'est incompréhensible.
13:08Pourquoi est-ce que c'est le président
13:09de la commission parlementaire
13:12sur l'audiovisuel public
13:13qui remonte l'information ?
13:14Moi, je suis sidérée.
13:15Ça serait Europe 1, ça serait CNews,
13:17ça serait un autre média
13:18qui aurait dit, attention,
13:20on interdit les fachos d'extrême-gauche
13:22et les filles d'accéder aux médias.
13:25Parce que nous, déjà...
13:26Même sur une chaîne privée,
13:27je veux dire, ça ferait la une partout.
13:28On n'a pas de tradition.
13:30Je pense que les auditeurs ordinaires français
13:33qui écoutent,
13:35ils partent au travail
13:36et ils ne pensent pas signaler.
13:38Voilà, tout simplement.
13:39À gauche, nous avons énormément de militants.
13:41À l'extrême-gauche,
13:41ce sont des militants professionnels
13:43qui savent exactement
13:46ce qu'il faut faire dans ces cas-là,
13:47qui sont organisés.
13:48C'est presque des batteries de combattants.
13:50Alors que je crois qu'il n'y a pas du tout
13:52le même état d'esprit
13:53chez ceux qui sont heurtés.
13:57Quand ils écoutent ça,
13:57évidemment, ils sont heurtés,
13:58ils s'énervent dans leur cuisine, etc.
14:00Et puis après, ils partent
14:01et ils ne le signalent pas.
14:02Je crois que c'est un vrai sujet, quand même.
14:04Et pardonnez-moi,
14:05mais à droite,
14:06si on peut considérer que c'est à droite,
14:08il n'y a pas d'association subventionnée
14:10par l'État depuis une quarantaine d'années
14:11pour faire ce genre de choses.
14:13Parce que qui sont en pointe,
14:14en règle générale,
14:15sur les saisines de l'ARCOM
14:16et qui sont ceux qui sont pris
14:17le plus en compte ?
14:19C'est Reporters sans frontières.
14:20Il n'y a pas de Reporters sans frontières
14:22qui aujourd'hui va soutenir,
14:23par exemple,
14:23ils l'ont fait pour vous,
14:25mais des journalistes agressés à droite,
14:26ça montre qu'ils ont un biais de gauche.
14:27Donc eux, en règle générale,
14:28la Ligue des Droits de l'Homme aussi,
14:29qui se mobilise en permanence,
14:31SOS Racisme,
14:32et l'État qui leur donne du pouvoir.
14:33Parce que vous savez, par exemple,
14:34sur toutes les questions
14:35de vérification,
14:37des incitations à la haine, etc.,
14:38qui sont ces personnalités de confiance
14:40qui peuvent faire des signalements ?
14:42C'est par exemple SOS Racisme.
14:44Donc à un moment, c'est ça aussi.
14:46Moi, je ne vais pas faire culpabiliser
14:47l'auditeur, le téléspectateur.
14:49À un moment, Gabriel le disait,
14:50ce sont des militants professionnels à gauche,
14:53mais des militants professionnels rémunérés.
14:55Oui, des militants professionnels rémunérés.
14:56Et en partie par l'État.
14:58Donc on rémunère, en tout cas,
14:59dans tous les sens,
15:00le détricotement de la démocratie.
15:03Est-ce que le pluralisme est négociable
15:05selon les opinions ?
15:06Est-ce qu'on peut militer
15:07sur une radio financée par tous,
15:08Gabriel Cluzel ?
15:09Non mais moi, je crois que
15:10ce qui s'est passé là
15:12devrait être en une
15:13de tous les médias.
15:15C'est absolument scandaleux.
15:17Et je crois que ceux qui sont choqués,
15:18ils doivent commencer
15:19à relever la tête,
15:20si j'ose dire.
15:21Parce que, vous savez,
15:22il y a presque une attitude
15:24de soumission.
15:26Le magistère de la gauche
15:27est tellement fort,
15:28tellement fort.
15:29Moi, je le note par exemple...
15:30Il faudra le voir dans le budget,
15:31tout à l'heure, effectivement.
15:32Oui, voilà.
15:33Que psychologiquement,
15:34les auditeurs,
15:35même ceux qui ne sont pas contents,
15:36qui disent
15:36« Mais moi, je n'ai pas envie
15:37de financer ça avec mes impôts. »
15:38Ils se disent
15:39« Mais en fait, il n'y a rien à faire.
15:40C'est trop fort. »
15:42De toute façon,
15:43ce n'est pas la peine
15:44que je perde mon temps.
15:45Il ne va rien se passer.
15:46Ils ont intériorisé
15:47une forme de défaites intellectuelles
15:49et on le comprend
15:50parce que leur seul pouvoir,
15:51c'est la carte électorale
15:52et le moins que l'on puisse dire,
15:53c'est que ce qu'ils mettent
15:54dans l'urne
15:54est rarement respecté, finalement.
15:56Il y a toujours une...
15:57Et là aussi,
15:58on revient au budget.
15:59Il y a toujours une pirouette
16:01qui fait que ce qu'ils ont voté,
16:03ce pour qui ils ont voté,
16:04ce pour quoi ils ont voté,
16:05va être mis de côté.
16:06Mais je crois qu'il faut sortir
16:07de cet état d'esprit.
16:08Il faut être un combattant,
16:09il faut être un résistant.
16:11Écoutez, nos impôts
16:11n'ont pas à financer ça,
16:13tout simplement.
16:14C'est aussi simple que cela.
16:16Et vous savez,
16:17moi je trouve ce glissement
16:18d'une malhonnêteté incroyable
16:19parce que les humoristes,
16:20ah oui, on pense évidemment
16:21à Thierry Leron
16:22qui, comment dirait,
16:25gratignait tel ou tel
16:26mais tous les bords
16:27étaient touchés.
16:28Et puis finalement,
16:29ce n'était pas idéologique.
16:30C'était des petites manies
16:33qui le relevaient, etc.
16:35Là, ce n'est même pas drôle.
16:37Le principe d'un humoriste,
16:38c'est qu'il est censé être drôle.
16:39À quel moment ça fait rire
16:40ce genre de sortie ?
16:42C'est absolument
16:43d'une lourdeur incroyable.
16:44Donc c'est vrai que je crois
16:44que les Français
16:45qui ne sont pas contents,
16:46il faut qu'ils soient capables
16:47de le dire.
16:48On a Cédric
16:49qui nous appelle d'Occitanie
16:50mais dites-moi, Éric.
16:50Oui, il y a également
16:51un certain point.
16:52C'est qu'il faut avoir conscience
16:53que France Inter
16:54commence à faire des petits
16:55à sa gauche.
16:56C'est-à-dire que
16:57pour certains militants
16:58d'extrême-gauche,
16:59certains politiques
17:00d'extrême-gauche,
17:01eh bien France Inter
17:01aujourd'hui,
17:02ce sont des centristes.
17:03Et donc on le voit
17:04comment même
17:05Mathieu Pigasse
17:05peut être sur cette ligne
17:06parce qu'il promeut des médias
17:08qui vont récupérer
17:08tous ceux qui sont renvoyés
17:10de France Inter.
17:11L'objectif donc
17:12de la part de France Inter
17:13de promouvoir
17:13Mohamed Ben-Lazare,
17:15c'est quoi ?
17:15Maroued Ben-Lazare ?
17:16Eh bien c'est tout simplement
17:17de parler à ces gens-là.
17:19Vous imaginez
17:20dans le monde
17:20dans lequel on est,
17:21on serait censé
17:22normalement faire
17:22un équilibrage
17:23entre la gauche
17:23et la droite
17:24et en fait l'équilibrage
17:25c'est entre
17:25l'extrême-gauche
17:26et la gauche.
17:27C'est sidérant.
17:28Et normalement
17:29le cahier des charges
17:30aussi du service public
17:33a une obligation
17:34effectivement éditoriale
17:36de courant
17:37de pensée
17:38d'équilibre
17:38de pluralisme
17:39donc on rappelle
17:41que le droit
17:42interdit d'appeler
17:43à la censure
17:43d'un courant politique légal
17:45refuser
17:46le droit interdit
17:47de refuser systématiquement
17:48la parole
17:48à un courant
17:50pour des raisons idéologiques
17:51c'est illégal
17:52sur le service public
17:53transformer un média public
17:54en outil militant
17:55expose à des sanctions
17:57où sont
17:58les sanctions ?
17:59Comment est-ce possible
18:01en 2026
18:01sur la première
18:02radio de France
18:03bonjour Cédric
18:04Bonjour Christine Kelly
18:06bonjour à vous tous
18:07très content de vous avoir
18:08au téléphone
18:09Moi aussi mon cher Cédric
18:10Bonjour Cédric
18:11Dites-moi
18:13on parlait
18:14de la censure
18:16c'est ça
18:17et on parlait
18:17d'un cordon sanitaire
18:18on ne peut pas faire
18:19un cordon sanitaire
18:20sur les gens
18:20qui n'arrêtent pas
18:20de dire des conneries
18:21sur le service public
18:22avec notre argent
18:22ce serait peut-être
18:24pas plus bête
18:25parce que là
18:25aujourd'hui
18:26on paye des gens
18:27qui ont
18:28un humour
18:30un petit peu
18:30salace
18:32on va dire
18:32mais en plus
18:33de ça
18:33on ne les entend pas
18:35parler de LFI
18:36qui ont quand même
18:37des propos
18:37relativement
18:39durs
18:40auprès de
18:41M. Rotaillot
18:42notamment
18:42si je me rappelle bien
18:43je crois qu'hier
18:44encore on a eu
18:46une chandelle
18:48de Mme Rimaassad
18:49donc je crois
18:51que là
18:51aujourd'hui
18:52au lieu de taper
18:53sur la droite
18:55républicaine
18:56ou la droite
18:57entière
18:59le cordon sanitaire
19:01excellente remarque
19:02Cédric
19:02restez avec nous
19:03on va marquer une pause
19:04parce que ce que vous dites
19:04est capital
19:05et moi je vais encore
19:07vous rappeler
19:07le cahier des charges
19:08de Radio France
19:09article 5
19:09l'article 6
19:10on marque une pause
19:11et on revient
19:11Bonjour à tous
19:20si vous nous rejoignez
19:21à l'instant
19:21nous sommes avec
19:22Eric Tegner
19:23Gabriel Cluzel
19:24et la ministre
19:25et Léonore Carrois
19:26ministre des français
19:27de l'étranger
19:27qui vient
19:28de nous rejoindre
19:30dans le studio
19:30d'Europe 1
19:31nous sommes en train
19:32de parler
19:33de la liberté d'expression
19:34notamment sur France Inter
19:35dans un instant
19:36on parlera du budget
19:37ce budget qui passera
19:38finalement
19:38par le 49.3
19:40alors que le gouvernement
19:41avait promis l'inverse
19:42on parlera aussi
19:43avec madame la ministre
19:44de ses réactions
19:46de Donald Trump
19:47puisqu'il y avait
19:47un ministre des français
19:48de l'étranger
19:48qui envisage
19:50d'augmenter les droits
19:51de droits de 200%
19:52sur les vins
19:53champagne français
19:55on en parle
19:56dans un instant
19:57mais d'abord
19:57nous sommes en ligne
19:58avec Cédric
19:59on a aussi Jean-Claude
20:00qui est aussi en attente
20:02Cédric vous étiez
20:02en train d'expliquer
20:03comment après
20:04cette sortie
20:05de Merwan Belazar
20:06qui dit qu'il faut
20:07mettre un facho
20:09au micro
20:10à l'antenne
20:11sur les médias
20:13de façon générale
20:13c'est légitimer
20:14ces idées
20:15et vous dites
20:16qu'il faudra
20:16un cordon sanitaire
20:18pour les humoristes
20:20et d'extrême gauche
20:21et pour LFI
20:21c'est cela ?
20:22Ben oui complètement
20:24surtout que
20:25si je ne m'abuse
20:27les salaires
20:29de ces humoristes
20:31chroniqueurs
20:32varient
20:33et c'est abusé
20:37de voir les salaires
20:37qu'ils ont
20:38avec notre argent
20:38je me suis un petit peu
20:40renseigné
20:40c'est environ
20:41entre 110 et 150 euros
20:42la chronique
20:43la chronique
20:44ça dure 10 minutes
20:45le gars
20:46touche
20:46150 balles
20:48ça peut aller
20:49jusqu'à 300 euros
20:50non mais 300 euros
20:52payés par les français
20:53pour pouvoir
20:54détricoter
20:55la démocratie
20:56et rappelons
20:58allez-y
20:59le problème
21:01c'est qu'aujourd'hui
21:02quand M. Boyard
21:03quand M. Doulogu
21:04fait des menaces
21:05à M.
21:08Jordan Bardella
21:09quand Rima Assad
21:10fait des menaces
21:11en disant
21:12qu'il fallait
21:13tuer M. Rotaillot
21:14mais ils n'en parlent pas
21:16pourquoi ça va
21:16toujours dans un sens
21:17et on se dit
21:18qu'en fait
21:19France
21:20France Télévisions
21:22et le circuit
21:23de Radio France
21:25de l'État
21:26finalement
21:27ils sont
21:29de la gauche
21:30et d'extrême gauche
21:31et ils le disent
21:32ouvertement
21:32et avec notre argent
21:33donc à un moment
21:34il faut arrêter tout ça
21:36il faut couper
21:37il faut tout privatiser
21:39et comme ça
21:40ils pourront dire
21:40ce qu'ils veulent
21:41de toute façon
21:41ça ne sera pas
21:42avec notre argent
21:42mais en attendant
21:44à cause de ça
21:45on a un gros déficit
21:46et je vais vous dire
21:47mon cher Cédric
21:48même si ce n'est pas
21:49avec notre argent
21:50la loi interdit
21:51de faire effectivement
21:53ce tri
21:55entre un parti politique
21:57voilà
21:57merci en tout cas
21:58pour votre regard
21:58mon cher Cédric
21:59merci infiniment
22:00pour votre regard
22:01Cédric qui propose
22:02un cordon sanitaire
22:03vis-à-vis de LFI
22:05sur les médias
22:06notamment de services publics
22:08avant de donner la parole
22:09à Mme la Ministre
22:10et Léonore Carroy
22:11qui est dans le studio
22:11d'Europe 1
22:12je vais écouter d'abord
22:13Jean-Claude
22:13qui nous appelle de Bourges
22:14et vous Jean-Claude
22:15il y a une seule question
22:16que vous posez
22:17dites-la nous
22:18oui bonjour
22:19madame Kili
22:20bon la question
22:21que je pose aussi
22:22c'est que
22:23l'ARCOM
22:23c'est pas son travail
22:24mais on a aussi
22:25de l'autre côté
22:26le conseil constitutionnel
22:28le conseil d'état
22:29on ne les entend pas parler
22:30oui
22:31que fait l'ARCOM
22:32et que font les institutions
22:33comment ?
22:34que fait l'ARCOM
22:35et que font les institutions
22:36ce sont les questions
22:36que vous posez
22:37bien sûr
22:37quand on vous parle
22:38de démocratie
22:39est-ce qu'on est encore
22:41en démocratie
22:41actuellement en France
22:42moi je me pose la question
22:44oui
22:46effectivement on peut
22:47se poser la question
22:47merci beaucoup
22:48Jean-Claude
22:49de nous avoir appelé
22:50de Bourges
22:51avec cette question claire
22:52je vais la poser
22:52à madame la ministre
22:53effectivement
22:53que fait l'ARCOM
22:54et que font les autres institutions
22:56d'abord on va réécouter
22:57non non
22:58oui oui
22:59on va réécouter
22:59on réécoute
23:00Merwane Benlazard
23:02et je vais vous dire
23:02ce que dit le cahier des charges
23:03de France Inter
23:04mettre un facho au micro
23:06c'est légitimer ses idées
23:08et souvent
23:09quand on donne
23:10la parole au raciste
23:11c'est sous couvert de
23:12on reçoit
23:14tout le monde ici
23:15dans Legend
23:16mais
23:16ça c'est un truc
23:19qui me rend fou
23:19à quel moment
23:20c'est devenu
23:21un bon argument
23:22à quel moment
23:22c'est devenu
23:23une bonne chose
23:24de recevoir
23:24tout le monde
23:25t'es un média
23:26t'as une responsabilité
23:27et j'attends de toi
23:28que quand même
23:28tu fasses le tri
23:29avant de me présenter des gens
23:30dans les médias
23:31belges francophones
23:32il y a ce qu'on appelle
23:33le cordon sanitaire
23:34pas de parole
23:35donnée à l'extrême droite
23:36j'ai l'impression
23:37que tu la prends
23:38en même temps que moi
23:39mais on devrait
23:40s'en inspirer
23:40c'est ça que je veux dire
23:41oui voilà
23:42et c'est ce que disait
23:42notre auditeur précédent
23:44mettre un cordon sanitaire
23:45surtout auprès des gens
23:46d'extrême gauche
23:46le cahier des charges
23:47de Radio France
23:48décret numéro 2009-796
23:51du 23 juin 2009
23:52modifié
23:53article 5
23:53la société Radio France
23:55veille au respect
23:56du pluralisme
23:56des courants de pensée
23:57et d'opinion
23:58à l'honnêteté
23:59à l'indépendance
24:00à l'impartialité
24:01de l'information
24:02article 6
24:03du cahier des charges
24:04du service public
24:04les antennes de Radio France
24:06garantissent une expression
24:07pluraliste des opinions
24:08notamment politiques
24:09philosophiques
24:10et religieuses
24:11ici on n'est plus
24:12dans un principe abstrait
24:13c'est une obligation
24:14opérationnelle
24:15applicable
24:16antenne par antenne
24:17émission par émission
24:19plus la loi de 86
24:20et Léonard Carrois
24:21vous êtes
24:21ministre délégué
24:23auprès de l'Europe
24:24et des affaires étrangères
24:25chargée de la francophonie
24:26des partenariats internationaux
24:28et des français d'étrangers
24:29on vous posera une question
24:30sur Donald Trump
24:31évidemment dans un instant
24:31mais d'abord
24:32que pensez-vous
24:34de ces propos
24:36de Mérouane Benlazer
24:37sur la première radio de France
24:38financée par les français
24:40Bonjour
24:42merci de me recevoir
24:43moi je suis extrêmement attachée
24:45à la liberté d'expression
24:47à la pluralité des opinions
24:48et surtout
24:49parce que je vais vous dire
24:50c'est quelque chose
24:51que le ministère fait
24:52et c'est un gros travail
24:53pour le ministère de l'Europe
24:55et des affaires étrangères
24:55à ce que l'on débunk
24:58tout ce qui sont
24:58les fausses informations
24:59et pardon pour cette expression
25:00mais en tout cas
25:01qu'on les identifie
25:01parce qu'on a
25:03l'expression d'une opinion
25:04l'expression d'un billet d'humeur
25:06et on a
25:07ce qui est présenté
25:08comme si c'était une information
25:09et c'est là où il faut absolument
25:10faire la différence
25:10ensuite vous l'avez rappelé
25:12en France nous avons des lois
25:13nous avons des lois
25:14pour sanctionner
25:14des comportements
25:15qui contreviendraient à ces lois
25:17qui justement veulent garantir
25:18la pluralité de l'expression
25:20la liberté de l'expression
25:21et pour répondre à votre auditeur
25:22évidemment que nous sommes
25:23en démocratie
25:24et je peux vous le dire
25:25en tant que ministre
25:26qui est amené
25:27à se déplacer
25:28dans de nombreuses géographies
25:29un peu partout dans le monde
25:30ici en France
25:31ce débat
25:31on peut l'avoir
25:32et on l'a
25:33et donc moi je suis absolument
25:34attachée à ce que l'on puisse
25:35entendre les expressions
25:37de chacune et de chacun
25:38à condition évidemment
25:39de bien identifier
25:40ce qui relève du fait
25:42et ce qui relève
25:43de l'opinion
25:44Et Léonore Carrois
25:45ministre des français
25:46de l'étranger
25:47donc pour vous
25:47par exemple
25:48le rassemblement national
25:50premier parti de France
25:51a le droit
25:53d'exister
25:54sur France Inter
25:55première radio de France
25:57Mais ils les invitent
25:58régulièrement
25:58ils ont l'occasion
25:59de s'exprimer très régulièrement
26:00et d'ailleurs en France
26:01contrairement à d'autres pays
26:03on a aussi le respect
26:04du temps de parole
26:05du pluralisme politique
26:06J'aime bien ce que vous dites
26:07madame la ministre
26:08contrairement à d'autres pays
26:09on est le seul pays au monde
26:10à le faire
26:10et ce sont les politiques
26:11qui le réclament
26:12Et c'est nécessaire
26:13de pouvoir entendre
26:14tout le monde
26:15vraiment
26:15moi je le pense
26:16très sincèrement
26:17Pourquoi vous dites
26:18que c'est nécessaire
26:18d'entendre tout le monde ?
26:19Parce que cela permet
26:21justement à chacun
26:22quel que soit son avis
26:23quel que soit son avis
26:24sur le gouvernement
26:25d'ailleurs
26:25de pouvoir l'exprimer
26:27et moi je suis la première
26:29à me retrouver
26:29face à des opposants politiques
26:32qui n'ont pas du tout
26:33le même avis que moi
26:34et à être la première
26:34à vouloir débattre
26:35et d'ailleurs c'est ce qu'on a voulu faire
26:36dans l'hémicycle
26:37pendant des mois
26:38notamment sur le budget
26:39Maintenant
26:40et c'est là où je voudrais
26:41vraiment alerter
26:42parce qu'on utilise souvent
26:43cette liberté
26:45qui est une liberté
26:46essentielle
26:47fondamentale dans notre pays
26:47la liberté d'expression
26:48Absolument
26:49pour justifier parfois
26:51ce qui relève
26:52de la désinformation
26:53et là il y a aussi
26:54un risque d'ingérence étrangère
26:55c'est lorsqu'on fait passer
26:56des opinions pour des faits
26:58lorsque l'on raconte
26:59des choses qui ne sont pas vraies
27:00et là certains médias
27:01ils ont d'ailleurs
27:02pu être sanctionnés
27:03notamment par l'ARCOM
27:04lorsqu'ils l'ont fait
27:05contreviennent
27:06Vous noyez le poisson
27:07madame la ministre
27:08si je peux me permettre
27:09un petit peu quand même
27:10un petit peu
27:10Non je dis que c'est important
27:11de distinguer faits et opinions
27:12Mais là on n'est pas dans les
27:14vous voyez ce que je veux dire
27:14on n'est pas tellement
27:15dans l'honnêteté de l'information
27:16vous voyez
27:17pour moi
27:17pour moi en disant
27:18c'est un sujet
27:19C'est un sujet fondamental
27:21Je suis d'accord
27:21c'est fondamental
27:22Mais en fait c'est important
27:23Il n'empêche que là
27:24le sujet dont on parle
27:25c'est la liberté d'expression
27:26Mais là en fait
27:27on parle justement
27:28on parle librement
27:29Et là parler de fausses informations
27:30j'ai l'impression
27:30que vous noyez un peu le poisson
27:31Non non
27:31je vous en parle
27:32parce que c'est un sujet
27:33que je suis
27:33et que c'est un sujet important
27:34et que parfois
27:35sous couvert de liberté d'expression
27:37on peut vouloir
27:38se laisser s'exprimer
27:40un peu tout et n'importe quoi
27:41au même niveau
27:41comme si c'était des faits
27:42Moi je pense que
27:43toutes les opinions
27:44doivent pouvoir s'exprimer
27:45mais qu'elles doivent être présentées
27:46comme des opinions
27:47Question d'Eric Tegner
27:48ensuite on marque une pause
27:49Vous parlez d'ingérences étrangères
27:50souvent il y a des ingérences françaises
27:51par exemple
27:52quand on voit
27:52la présidente de l'Assemblée nationale
27:54qui rappelle à l'ordre
27:55le rapporteur
27:56d'une commission d'enquête
27:57sur l'audiovisuel public
27:59est-ce que dans le fond
28:00on a le droit
28:01la liberté d'expression en France
28:02sauf
28:03quand on va critiquer
28:04par exemple
28:05l'audiovisuel public
28:06quand on voit quand même
28:07à quel point Charles Aloncle
28:08s'est fait taper dessus
28:09alors qu'il mène son travail
28:11dans une grande démocratie
28:12comme vous le dites
28:13Alors je ne vais pas commenter
28:14sur ce que fait le Parlement
28:15il y a quand même un principe
28:16de séparation des pouvoirs
28:17mais moi ce que je vais vous dire
28:18c'est que la liberté d'expression
28:19le droit
28:20doit l'encadrer
28:22donc si elle l'a rappelé à l'ordre
28:23elle a dû le faire
28:24sur la base légale
28:25je regarderai
28:25si vous voulez plus en détail
28:26mais rappelons que
28:28toute liberté doit être encadrée
28:29par les règles
28:29donc
28:30c'est un peu plus en détail
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il y a 2 mois