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  • il y a 1 jour
Christine Kelly revient, de 11h30 à 13h, sans concession, sur tous les sujets qui font l'actualité. Une émission durant laquelle VOUS avez la parole. Vous pouvez réagir en appelant le 01.80.20.39.21 (appel non surtaxé) ou sur les réseaux sociaux d'Europe 1 (Facebook , X et Instagram).

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Transcription
00:00Je suis ravie d'accueillir dans le studio Yannick Christen qui a écrit ce livre que vous pouvez voir si
00:07vous regardez sur Europe 1 TV ou bien si vous êtes sur Europe 1.fr
00:10Je croyais être un homme. On va entendre cette voix rare, celle de Yannick Christen qui était petite fille hier,
00:16devenue Franck, puis engagée dans un processus de détransition,
00:20un parcours intime, complexe, bouleversant et derrière les slogans, les débats idéologiques, il y a une réalité humaine qu'on
00:26va écouter avec elle.
00:28On parle beaucoup de transition, peu de ce qui revient en arrière et on va essayer de comprendre avec vous
00:34pourquoi.
00:35Bonjour Yannick Christen, vous avez sorti ce livre qui est fort, qui est puissant, qui est courageux.
00:43Racontez-nous comment tout a commencé déjà. Vous aviez 4 ans, vous étiez une petite fille mais vous vous sentiez
00:53déjà garçon à l'âge de 4 ans.
00:55Bonjour Christine, bonjour tout le monde, je suis très honoré d'être parmi vous.
00:59Et oui, effectivement, la perception en fait, comment je me percevais, comment je m'imaginais dans le futur.
01:05Déjà à l'âge de 4 ans en fait, je me voyais comme un homme en fait, quand je m
01:10'imaginais plus vieux.
01:12Donc voilà, en fait, cette différence entre mon ressenti et ce corps qui va se développer toujours plus pour devenir
01:20le corps d'une jeune femme,
01:22et bien ce ressenti est toujours plus écartelant pour moi, jusqu'à devenir insupportable.
01:28À l'âge de 16 ans, j'essaye de m'enlever la vie.
01:31C'est vraiment... Et je ne comprends pas en fait ce que j'ai à l'époque où je fais
01:34tout ce cheminement.
01:34Je ne comprends pas quelles sont mes difficultés en fait.
01:38Et c'est qu'à l'âge de 17 ans, en voyant une émission, que j'entends le témoignage d
01:42'une femme qui pense être un homme.
01:43Et là, c'est pour moi une révélation. Je me dis bon ben je...
01:46Et à partir de là, tout a basculé. Vous allez vers un processus de transition.
01:51On marque une pause, on revient, Jeanne et Christelle, parce qu'il y a ce processus de transition,
01:55cette vie que vous avez vécue en tant qu'homme, vous êtes mariée en tant qu'homme,
01:58et cette détransition, on parle de tout, son tabou sur Europe 1.
02:01Et vous pouvez échanger avec notre invité au 01-80-20-39-21.
02:05Il est 12h42. A tout de suite avec Christine Kelly sur Europe 1.
02:10Europe 1, Christine Kelly.
02:13La suite à 12h44 sur Europe 1.
02:15Vous pouvez nous appeler, chers auditeurs, au 01-80-20-39-21.
02:20Le numéro est non surtaxé.
02:21Pour échanger avec notre invité qui est avec nous en studio, chère Christine,
02:25Jeanne et Christelle, pour le livre « Je croyais être un homme ».
02:28Un témoignage très fort.
02:31Gabriel Cluzel veut vous poser une question.
02:33Oui, à quel moment de votre vie vous vous êtes dit,
02:37cette fois je vais passer le cap, je vais vraiment devenir un homme ?
02:41Est-ce que vous avez eu besoin de l'approbation de vos parents ?
02:44Est-ce que cela s'est fait finalement très facilement ?
02:46Est-ce que devant vous, vous avez trouvé des spécialistes tout à fait ouverts à cela ?
02:50Alors, c'était compliqué.
02:51Déjà, j'ai dû arriver à quelque part au bout de moi-même.
02:54J'ai entrepris comme un peu mon baroude d'honneur pour essayer d'accepter ma féminité
02:59en essayant de me mettre en couple avec un homme.
03:01Et au moment où la relation aurait pu devenir plus intime,
03:04là, moi, j'avais l'impression d'être homosexuel.
03:06Je me voyais tellement comme un homme que j'ai eu l'impression d'être un homme avec un autre
03:09homme.
03:10Et là, je me suis dit, non, mais tu as tout essayé.
03:13Je me suis retrouvé comme au pied du mur.
03:15Et là, j'ai commencé avec une compagne.
03:19Je me suis mise en couple avec une femme qui m'a conduite en fait chez son médecin de famille.
03:25Je lui ai partagé mon histoire et lui nous a référé à un endocrinologue,
03:28donc un spécialiste au niveau hormonal, puis à une équipe pluridisciplinaire pour une prise en charge.
03:33A l'époque, les prises en charge étaient très lourdes.
03:35On ne pouvait pas se réveiller un matin en pensant qu'on était une licorne.
03:39Et avant le soir, c'est papier de licorne à tête bleue.
03:41Donc, il y avait tout un processus qui était lourd, qui était difficile.
03:45Et c'est un petit peu ça qui est aussi particulier dans mon témoignage.
03:48C'est qu'en transitionnant, j'étais une personne dont on s'est beaucoup moquée.
03:53Parce qu'à l'époque, moi je parle de...
03:54Oui, c'était courageux à l'époque, il y a combien de temps ?
03:56C'était en 2001 que j'ai commencé.
04:01Donc, il n'y avait pas toutes ces associations qui ont courage, etc.
04:04Mais quand vous avez des transitionnés, c'était l'inverse.
04:06Exactement, Gabrielle. J'ai pris exactement le volet de retour en détransitionnant.
04:11Vous êtes incroyablement courageuse de témoigner et de raconter tout cela.
04:16Donc, vous avez fait tout ce processus.
04:19Vous êtes donc devenu un homme avec opération, etc.
04:22Et tout ce qui peut s'en suivre.
04:24Et après, vous avez donc vécu, vous êtes marié avec une femme.
04:28Vous avez vécu combien de temps dans ce corps changé, modifié ?
04:32Environ 15 ans.
04:33Environ 15 ans.
04:34Un tout petit peu mon nom, oui, 15 ans.
04:35Et puis, un jour, tout a basculé.
04:38J'aime bien parce que vous souriez.
04:39On voit que vous êtes en paix avec vous-même.
04:41Vous avez fait ce processus de détransition.
04:43On dirait que vous souriez de vous-même et de votre parcours.
04:46Pourquoi ?
04:46C'est complètement fou.
04:48Mais en même temps, c'est une joie immense.
04:49Parce que beaucoup de gens sont intéressés par la transition.
04:52Mais moi, je trouve que le plus beau de cette histoire, c'est la détransition.
04:55C'est en fait être réconcilié avec une identité qui a toujours été là.
05:00Aujourd'hui, on parle beaucoup justement.
05:01C'est quoi ?
05:02Est-ce qu'il y a une différence entre le genre, le sexe biologique ?
05:04Là, moi, je me dis, il faut juste revenir à du bon sens.
05:07En fait, ça a fonctionné depuis toujours.
05:09Et je crois qu'il faut revenir à du bon sens, simplement.
05:11Revenir à du bon sens.
05:12Je reviens avec vous.
05:13Mais on a des appels aux standards d'Europe 1 qui attendent déjà depuis un moment.
05:17Je vais prendre Yves Richard.
05:17Ensuite, Dominique.
05:18Bonjour, Yves Richard.
05:19Vous nous appelez de Saône-et-Loire.
05:21Et qu'est-ce que vous voulez partager avec nous en direction d'Europe 1 ?
05:24Bonjour, Yves Richard.
05:25Bonjour à toute l'équipe.
05:26Bonjour à votre invité.
05:28Absolument.
05:29Ce que je veux partager, c'est qu'effectivement, je ne peux pas me mettre à sa place parce qu
05:35'on a chacun sa valise à traîner dans la vie.
05:38Moi, ce qui me gêne un peu, c'est la prise en charge.
05:42Aujourd'hui, nous n'avons plus les moyens de prendre ces opérations en charge.
05:51Il y a des millions de Français qui sont malades, qui souffrent et qui ne peuvent pas se soigner.
05:57Vous allez chez le dentiste, vous avez 80% pour votre poche, les lunettes, enfin bon, bref.
06:01Oui, on n'en parle rien.
06:03Ça, ça me gêne un petit peu.
06:05Et moi, je respecte.
06:06Il n'y a pas de souci.
06:07Je n'ai rien contre.
06:08Mais si vous voulez, je veux dire que, voilà, c'est pas à nous de prendre ça en charge après
06:15les opérations.
06:17Il faut qu'ils mettent des sous de côté, qu'ils puissent, qu'ils fassent opérer.
06:20Et puis que, voilà, mais c'est pas avec nos impôts, c'est pas le commun des mortels qui doit
06:26prendre en charge tout ce style d'opération.
06:29Vous savez, il y a la, je ne sais plus quoi, la CNU ou je ne sais pas quoi, les
06:32migrants peuvent venir se faire recoller les oreilles.
06:34Donc, à un moment donné, c'est plus possible.
06:37Il va falloir qu'on fasse des choix.
06:39Il y a des grands malades.
06:41Alors, bien sûr que mentalement, je comprends, il a dû souffrir, il a dû poser plein de questions.
06:46Mais comme je vous dis, on a chacun sa valise.
06:49Tous.
06:51Et tout n'est pas pris en charge.
06:53Ça serait tellement simple.
06:55Merci pour votre regard, Yves Richard.
06:58Merci pour votre délicatesse, effectivement.
07:00Lorsque vous dites qu'effectivement, on ne peut pas se mettre à la place.
07:02Mais on peut se poser la question, effectivement, de cette prise en charge par la Sécurité sociale.
07:06Merci d'avoir appelé au Standard d'Europe.
07:08Dans un instant, on prend Dominique.
07:10Mais Jeannick Christen veut répondre.
07:11Oui, merci beaucoup, Yves Richard, pour cette intervention.
07:15C'est tellement précieux parce qu'il y a beaucoup de gens, effectivement, je le vois dans mes réseaux sociaux,
07:18qui réagissent par rapport à ça.
07:20Et je trouve que c'est une question qui est fondamentale et qui mérite d'être posée.
07:24Puisqu'on parle de médecine.
07:25La médecine est censée soigner.
07:27Moi, aujourd'hui, j'aimerais dire que c'est une médecine qui mutile, qui rend stérile.
07:33Je ne sais pas si les gens peuvent imaginer ce que c'est, par exemple, pour une personne qui subirait
07:37une vaginoplastie.
07:38Mais on va demander à des gens de faire en sorte que le vagin soit formé à l'intérieur d
07:45'un corps qui n'a pas été prévu comme tel.
07:46Même pour les soignants, c'est extrêmement choquant et violent.
07:51Ils n'ont pas signé pour ça.
07:52Et moi, je rejoins complètement ce questionnement.
07:55Il y a des choses, personnellement, que je n'ai pas envie de soutenir lorsque je paye mes impôts.
08:00Il y a des choses que je n'ai pas envie de soutenir en termes opératoires.
08:03Par exemple, pour moi, ce serait l'avortement.
08:05Je n'ai pas envie de soutenir ça.
08:06Et je trouve triste que, finalement, en payant des impôts, je soutiens ça.
08:10Alors que, fondamentalement, je suis quelqu'un pour la vie.
08:12Alors, Jeanne et Christine, restez avec nous.
08:14On va parler dans un instant de la détransition.
08:17D'abord, Dominique, qui nous appelle de PACA.
08:18Bonjour, Dominique.
08:19Vous, ici, avez envie de réagir sur ce sujet.
08:23Ah oui, tout à fait.
08:25Parce que, comment dire...
08:26Bon, d'abord, bonjour à toute l'équipe.
08:28Oui, bonjour.
08:29Tout le monde nous embrasse.
08:30Merci pour votre douceur.
08:32Merci, c'est adorable.
08:34Merci.
08:35Voilà.
08:36Alors, donc, pour moi, d'abord, j'ai commencé ma transition il y a à peu près 25 ans.
08:44Ah, vous avez fait ce processus, d'accord.
08:49Oui, mais je ne suis pas opéré.
08:52Alors, donc, j'ai fait un traitement hormonal.
08:54Et à l'époque, c'était très compliqué.
08:56Et parmi mes petites sœurs, il y a eu beaucoup de suicides à l'époque.
09:00Il faut le savoir.
09:02Parce qu'en fait, comment dire...
09:06On leur demandait...
09:07Bon, déjà, il fallait passer devant un psychiatre.
09:09C'était très compliqué.
09:10Parce qu'en fait, le psychiatre m'était minable.
09:13Et ensuite, pouvoir avoir le traitement hormonal, c'était très compliqué.
09:17Bon, déjà, il y a une.
09:18C'était 20 ans, vous dites.
09:20Ah oui, oui, oui.
09:21Après, à partir de Bachelot, ça s'est un petit peu assoupli.
09:25Mais bon, au niveau politique, d'abord, je voudrais dire ce qui est très étrange.
09:30La différence entre la gauche et la droite.
09:32La gauche va dire oui à tout.
09:35C'est-à-dire, à peine on va commencer à lever le doigt, oui à tout.
09:39Et du côté à droite, on va dire non à tout.
09:42Moi, je pense que ça ne se passe pas comme ça.
09:44C'est-à-dire, c'est du cas par cas.
09:45Parce que le problème, on a pu voir, j'ai pu voir, par exemple,
09:49en me baladant complètement par hasard à voir une pink parade
09:53avec des gamins déguisés, quoi.
09:56Alors là, c'est du n'importe quoi.
09:57Je pense qu'ils font un cercle.
09:59Ils font tourner une canette et tout.
10:00Et c'est les autres qui décident à savoir s'il est plus femme ou homme.
10:04Mais ça ne marche pas comme ça.
10:06C'est profond.
10:07C'est complètement à l'intérieur.
10:09Merci beaucoup.
10:09Merci Dominique.
10:10Il nous reste deux minutes seulement pour terminer l'émission.
10:12Donc, merci infiniment d'avoir appelé sur Europe 1.
10:16Pardonnez-moi, je suis obligée de raccourcer un petit peu votre intervention.
10:19J'espère que vous nous rappellerez demain, mon cher Dominique, en PACA.
10:22Rapidement, Gabriel Cluzel.
10:24Et rapidement, on a deux minutes.
10:25On a pu s'expliquer sa détransition.
10:27Exactement.
10:27Est-ce que vous diriez qu'aujourd'hui, au vu de votre parcours
10:29et de ce que vous voyez autour de nous,
10:31qu'il y a une forme d'incitation, ou en tout cas de mode,
10:35à ce phénomène de la transition ?
10:38Et quel regard portera l'histoire, finalement, sur notre période
10:41qui a autorisé ces mutilations dont vous parlez ?
10:43C'est ça. Et ensuite, je vous laisse continuer sur la détransition.
10:46Est-ce que l'histoire pourra porter un regard ?
10:47Je veux dire, on est en train de stériliser une génération.
10:50Et on le fait, effectivement, avec un appui politique
10:54qui, moi, me dépasse.
10:55C'est une responsabilité que je ne voudrais pas avoir apportée.
10:58Je trouve choquant ce qui est en train de se passer.
11:01Et en plus, on s'attaque aux plus faibles, aux plus vulnérables,
11:04en commençant dans les écoles, en mettant, en incitant,
11:07en insinuant dans leur cœur qu'ils peuvent changer,
11:10ils peuvent choisir.
11:11On est en train de mutiler une génération, vous dites Yannick Christen.
11:14Ah oui, la mutiler, la stériliser.
11:16Et je me dis, mais qui c'est qui gagne à ça, finalement ?
11:18Il y a des lobbies derrière qui gagnent.
11:20Et je trouve qu'il y a une liberté beaucoup plus grande
11:23à découvrir qui on est vraiment.
11:25En saisissant cette identité qui nous a été donnée,
11:28et qui peut s'exprimer de moultes façons,
11:30plutôt que d'essayer d'être quelqu'un qu'on n'est pas.
11:32En saisissant cette identité qui nous a été donnée,
11:35vous avez fini par saisir cette identité qui vous a été donnée.
11:38À chaque fois que vous en parlez, vous avez un sourire.
11:41Puisque vous êtes retournée, vous avez détransitionné.
11:44Pourquoi ? Comment ?
11:46Alors moi, ça a été vraiment une révélation, en fait.
11:49J'étais dans une quête spirituelle,
11:50où je voulais plus, en fait, de Dieu.
11:52Pas juste une religion, mais réellement une relation.
11:55Une relation intense.
11:56Et c'est au moment où j'ai crié à Dieu de tout mon cœur
11:58que Dieu m'a parlé.
11:59Et Dieu m'a dit, mais dans la condition où tu es,
12:01tu es au maximum de ce que tu peux vivre avec moi,
12:03si tu veux plus, il y a un prix à payer.
12:05Et Dieu va me mettre face à un choix, réellement.
12:07Il me dit, si tu me fais confiance,
12:09je te restaurerai dans ton identité initiale.
12:11Et il me dira, mais si tu restes tel que tu es,
12:14mon amour pour toi ne changera pas.
12:16Et ça, ça m'a donné comme un vertige
12:19de réaliser, en fait, la liberté qui m'était donnée
12:21de pouvoir choisir soit de continuer,
12:25soit de stopper ce cheminement-là.
12:30Et en fait, j'ai dû, ben oui, faire confiance.
12:32C'est vrai, je me suis jeté corps et âme dans ses bras
12:35pour dire, ben, je ne veux pas être une femme,
12:38mais fais-le.
12:39Et il l'a fait.
12:40Comment vous avez détransitionné ?
12:42Alors, j'ai commencé par devoir mourir, en fait.
12:45Mourir à moi, à mes désirs, à justement,
12:48cette mode actuelle qui dit, ben,
12:50tu peux faire ce que tu veux, tu peux être qui tu veux,
12:52et peu importe.
12:53En fait, c'est le problème, c'est les autres.
12:54C'est les autres qui doivent accepter,
12:55c'est les autres qui sont intolérants.
12:56Et bien, en fait, j'ai dû mourir à tout ça,
12:58à ces perceptions que j'avais de moi-même
13:00pour venir dire à Dieu, en fait,
13:02mais tu m'as formé un corps,
13:04me voici, en fait, utilise-moi.
13:06Et puis, ben, mourir à ça,
13:07puis ensuite, bon, ben, oui,
13:09je voulais en parler hier, je ne l'ai pas fait,
13:11mais il y a des conséquences qui sont définitives.
13:14Moi, je vis avec un corps qui est mutilé.
13:16Et ça, on n'en parle pas non plus assez.
13:18On est en train de mettre en avant
13:19soit des gens qui n'ont pas transitionné physiquement,
13:22soit des gens qui se sont arrêtés en cours de route.
13:25Mais la réalité, c'est que quand on est passé par la chirurgie,
13:28il y a des choses qu'on ne peut jamais retrouver.
13:30Et c'est ça.
13:32Il y a des choses qu'on ne peut jamais retrouver
13:34lorsqu'on est passé par la chirurgie.
13:37Et même si on sent que dans votre mental,
13:39vous êtes forte et que vous avez retrouvé cette identité,
13:43effectivement, il y a des choses
13:45sur lesquelles on ne peut plus retourner en arrière.
13:47Merci infiniment d'avoir témoigné avec nous.
13:50Je rappelle votre livre,
13:50Je croyais être un homme,
13:52Jeanne et Christen aux éditions Transform Freedom.
13:55Merci infiniment pour votre témoignage.
13:57Merci à tous.
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