- il y a 8 heures
Avec Harold Cobert, auteur de « Foi de prof » (Éditions du Rocher)
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NewsTranscription
00:01Sud Radio, le choc des idées, Jean-Marie Bordry.
00:04Bienvenue à tous dans votre nouvelle émission du dimanche sur Sud Radio, le choc des idées.
00:09Désormais, vous le savez, chaque dimanche, à partir de 11h, Sud Radio donne la parole à une voix libre,
00:14une voix qui porte et une voix qui n'a pas peur de déranger par les idées qu'elle soulève.
00:18Aujourd'hui, pour interroger notre invité que je vais bientôt vous présenter,
00:22je vous rappelle mes deux acolytes du choc des idées, Arthur Devatrigan, bonjour.
00:26Bonjour, je rappelle que vous êtes le directeur du magazine L'Incorrect dans vos kiosques en ce moment,
00:32avec ce dossier La France face au chaos mondial. Qu'est-ce qu'on peut y découvrir ?
00:37Quand les empires contre-attaquent, quel avenir pour la France ? Comment la France peut-elle survivre ?
00:41Et deux personnes répondent et débattent, Charles Gave et Philippe Dirybarne.
00:45Effectivement, rencontre haute en couleur, si j'ose dire.
00:47Nous sommes aussi avec notre autre fine lame du choc des idées, c'est Stéphane Simon.
00:52Bonjour à vous, mon cher Stéphane.
00:53Bonjour, mon cher Jean-Marie, bonjour à tous.
00:54Que nous connaissons bien sur Sud Radio, vous allez d'ailleurs nous présenter le livre de notre invité.
00:59On parle de l'école aujourd'hui, on parle aussi de la violence dans l'école.
01:04Elle a frappé à plusieurs reprises de manière dramatique.
01:08On va parler justement de cette école avec un grand E, grâce à notre invité,
01:12qui nous raconte son immersion dans l'enseignement libre.
01:14Foi de prof, c'est son livre, publié aux éditions du Rocher.
01:18C'est signé de notre invité Harold Cobert.
01:19Bonjour et bienvenue.
01:22Vous n'auriez peut-être pas pensé que votre livre serait à ce point d'actualité
01:25lorsque vous reviendriez sur Sud Radio, mais on est malgré tout ravis de vous recevoir
01:31justement pour prendre le pouls de notre école et parler de ce qui ne va pas dans cette génération TikTok,
01:35notamment sur les bancs de l'école.
01:37Ce qui nous amène à cette carte blanche d'Arthur de Vatrigan,
01:41parce que la violence a frappé à plusieurs reprises cette semaine en France.
01:44En effet, à Lyon, Théo a été lynché pour un téléphone portable.
01:49A Sanary, une professeure a été poignardée trois fois par un élève de 14 ans.
01:53Un pot, un élève de 7 ans, a menacé le directeur d'établissement avec un couteau.
01:57Et ce n'est qu'un aperçu, et ce n'est que cette semaine.
02:00Chaque jour en France, tantôt une région, tantôt une autre,
02:02un délaquant mineur agresse et tue un camarade, un voisin, un prof ou un simple pinceau.
02:08Alors il y a plusieurs causes.
02:09Il y a une violence tout d'abord liée à l'immigration.
02:11Tous les chiffres le montent, même les responsables politiques osent la voie aujourd'hui.
02:15Et quand je dis immigration, je ne dis pas que étrangers,
02:18je parle aussi de Français issus de l'immigration.
02:20Évidemment, je ne dis pas tous les Français issus de l'immigration,
02:23mais néanmoins une partie, et pas que petite.
02:25La raison, elle est simple, c'est que c'est une immigration
02:27issue majoritairement de l'Afrique subsaharienne et du Maghreb.
02:31Et si ces personnes arrivent le plus souvent sans sous et avec peu de bagages,
02:34ils importent dans leur poche un modèle familial très différent d'une autre.
02:38Il suffit de relire tous les livres de Maurice Berger.
02:40Le modèle familial importé est un modèle clannique.
02:43Donc ce n'est pas qu'il n'y a pas d'éducation,
02:44c'est qu'il y a une éducation différente.
02:46Et c'est quoi le modèle clannique ?
02:48C'est le chef de famille qui ne travaille pas au développement personnel de chacun,
02:52mais à la perpétuation du clan.
02:54Donc les jeunes n'abordent jamais les relations sociales de personne à personne,
02:57mais de groupe à groupe,
02:58et les règles du clan priment sur la loi commune.
03:01Il y a une autre raison, évidemment,
03:03qui n'est pas l'ensauvagement,
03:05qui n'est pas une décivilisation,
03:06mais qui est une non-civilisation.
03:09C'est quoi une non-civilisation ?
03:10C'est le raisonnement assez simple.
03:11Je veux, je prends.
03:13C'est-à-dire qu'il n'y a pas d'éducation à la frustration.
03:15Je suis énervé, je plante.
03:17Je veux un téléphone, je plante.
03:18On me parle mal, je plante.
03:20À 7 ans, on menace parce qu'on n'a pas la force.
03:22À 14 ans, on plante,
03:24on passe à l'acte parce qu'on a la force.
03:26Mais il ne nous a pas échappé qu'un enfant,
03:28et donc un futur adulte,
03:29est un produit de l'environnement et de son environnement.
03:31Donc, dans les régimes libres,
03:34dans nos démocraties libérales comme en France,
03:36l'homme doit être éduqué à la liberté,
03:38et donc à la responsabilité personnelle.
03:40C'est-à-dire, comme disait Camus,
03:42sans péché.
03:43C'est-à-dire intégrer la loi avant qu'elle ne s'impose.
03:46Sinon, la démocratie ne peut pas marcher.
03:47Or, l'environnement de la société française
03:49depuis des décennies,
03:50c'est le règne de « j'ai le droit ».
03:52Et la politique, le politique,
03:53ne cesse de donner son tampon,
03:55et juridique, et moral.
03:57Un exemple, le changement de sexe.
03:59Circulière Blanquer, il y a quelques années,
04:01il demande à l'école de dire
04:03« Ok, si un enfant veut qu'on change de prénom,
04:05vous devez le faire,
04:06même si ce n'est pas le cas à l'État civil. »
04:08On ne cesse de le répéter,
04:09on vit sur les ruines causées par l'injonction 68 Arbes,
04:12jouir sans entrave.
04:14Ce n'est pas que les mineurs délinquants criminels
04:16ne craignent pas l'autorité,
04:17c'est qu'il n'y a pas d'autorité.
04:18Et l'éducation, c'est quoi ?
04:19C'est expliquer en premier ce qui est le bien,
04:22ce qui est le mal.
04:23C'est la morale commune.
04:24Sans ça, ça ne marche pas.
04:25Je vous rappelle ce que disait
04:26le président du Comité Consultatif National d'Éthique.
04:29L'éthique, c'est lui qui nous dit la morale.
04:30On est d'accord.
04:31Jean-François Delfraissy.
04:33Je ne sais pas ce que sont le bien et le mal.
04:35C'est vous dire si on est mal barré.
04:36Mais il y a d'autres raisons,
04:38moins macro, moins nombreuses,
04:40mais plus endémiques.
04:41Violence intrafamiliale,
04:42augmentation de 5%,
04:43donc on répète ce qu'on voit dans les familles,
04:46et l'absence de parents
04:47qui ont trouvé la baby-sitter la plus efficace,
04:49la moins chère, la plus disponible,
04:51c'est l'écran.
04:52Et l'écran, on n'apprend pas l'empathie,
04:54on n'apprend pas à réfléchir,
04:56et avec un écran de plus en plus performant,
04:58on abolit la frontière entre le réel et le virtuel,
05:00et donc on n'apprend jamais à mettre des mots
05:02sur les pulsions et les sentiments.
05:04Alors j'ai une question à notre invité.
05:06Quand les 7-19 ans en France
05:07passent en moyenne 19 minutes par jour à lire,
05:10ne bascule-t-on pas dans l'inténobrement des consciences
05:13et donc dans la fin de toute relation ?
05:16C'est une excellente question,
05:17et la réponse est oui,
05:18sans aucun embâge,
05:20parce que moins les enfants lisent,
05:22moins ils acquièrent les structures du langage.
05:24On s'en rend compte lorsqu'on corrige les copies,
05:27et la problématique n'est pas tant l'orthographe,
05:29c'est-à-dire savoir si développement prend 2L,
05:321P, 2P, 2L, etc.
05:34Ça, à la limite, ce n'est pas très grave.
05:35Ce qui est beaucoup plus grave,
05:36c'est quand ça atteint les structures profondes de la langue,
05:38à savoir la grammaire.
05:39Quand on écrit « j'ai aimé » et « er »,
05:41c'est qu'on ne sait pas où est le verbe.
05:42Si on ne sait pas où est le verbe,
05:43on ne peut pas comprendre la phrase.
05:44Quand on confond le « a » accent, le « a » sans,
05:47le « ou » avec accent, le « ou » sans, etc.
05:49Et quand on touche aux structures profondes de la langue,
05:53on atteint les structures profondes de la pensée,
05:55et nécessairement la capacité d'intégrer
05:57une loi morale structurée et structurante.
06:00Donc, effectivement,
06:01cette invasion des écrans,
06:03qui, en plus,
06:05avec les algorithmes,
06:06centre chaque jeune
06:08uniquement sur leur propre désir personnel,
06:11leur propre croyance aussi,
06:12et les conforte dans un narcissisme
06:14qui ne peut pas, à ce moment-là,
06:15prendre autrui en considération,
06:18on va à la catastrophe.
06:19Stéphane Simon ?
06:20Alors, moi, je voulais présenter le livre
06:21de Harold Cobert,
06:22d'abord dans « Foix de prof »,
06:23paru aux éditions du Rocher.
06:25Vous racontez une année scolaire
06:26et une année d'engagement pour les élèves
06:28dans l'enseignement privé catholique sous contrat.
06:31C'est un détail qui a son importance.
06:33C'est un livre étonnant,
06:33car vous écrivez que vous n'avez jamais eu la vocation.
06:36Vous vouliez écrire,
06:38surtout pour enseigner.
06:39Vous étiez titulaire d'un doctorat de lettres moderne,
06:41mais vous n'avez pas voulu passer l'agrégation
06:43parce que vous ne le sentiez pas.
06:44Et pourtant, l'enseignement n'a cessé de vous appeler.
06:48Vous étiez, ce que vous rappeliez,
06:50un intello précaire.
06:51Et un jour, à la demande d'un ami,
06:53vous êtes devenu le prof particulier de son fils.
06:55Et vous avez tant aimé cela
06:57que vous avez candidaté,
06:59un jour de juillet 2024,
07:00dans le public et dans le privé sous contrat.
07:03Vous n'avez pas eu de nouvelles du public.
07:05Enfin, pas tout de suite.
07:05C'est un détail important aussi.
07:06Mais en revanche,
07:07les trois chefs d'établissement du privé,
07:09devant lesquels vous êtes allé vous défendre,
07:12eh bien, vous ont félicité.
07:14Et l'un vous a engagé.
07:15Et c'est ainsi que vous êtes devenu professeur de lettres
07:17dans le 16e arrondissement.
07:19Et là, au bout d'un an à exercer,
07:21vous sortez ce livre « Foi de prof ».
07:23Et j'ai envie de vous demander,
07:24qu'est-ce que votre œil d'écrivain a remarqué
07:27qui ne va pas dans l'enseignement à nos enfants ?
07:29Alors, ce que mon œil d'écrivain a remarqué
07:32et a nécessairement entré aux mots,
07:34comme on le disait tout à l'heure,
07:35par rapport à la langue.
07:37Et il y a trois mots qui sont mélangés
07:38dans tous les sens et on prend l'un pour l'autre.
07:41C'est le mot « autorité ».
07:42Vous en parliez,
07:43que l'on mélange avec l'autoritarisme
07:45et que, du fait qu'on prenne l'autorité
07:47pour de l'autoritarisme,
07:49on préfère remplacer l'autorité
07:50par le laxisme le plus absolu,
07:52c'est-à-dire laisser la lente dérive précisément,
07:54pouvoir changer de sexe
07:55juste parce qu'on a envie,
07:56ou se lever quand on a envie,
07:58sortir de classe,
07:58quand on a envie,
07:59venir en classe quand on a envie.
08:01Bref, naître une fois de plus
08:03indexé que sur son principe de plaisir.
08:06Et plus du tout,
08:06un seul principe de responsabilité.
08:08Comme dit très bien Marie Estelle Dupont,
08:09il n'y a plus de surmoi.
08:11Et ça vient de là.
08:11Le surmoi vient aussi avec la langue.
08:13Et toutes ces choses-là,
08:14et ce qui manque,
08:15c'est que je lisais un article
08:18ce matin, je crois,
08:20où on disait
08:21« les élèves n'ont plus peur des profs ».
08:23La question, c'est pas d'avoir peur des profs.
08:25Il ne faut surtout pas avoir peur des profs.
08:27L'autoritarisme, effectivement, génère la peur.
08:30L'autorité, elle, génère le respect.
08:32Et ce qui s'est perdu,
08:33c'est ce mot que tout le monde emploie,
08:34et que la jeunesse emploie aussi à tort et à travers,
08:37c'est le respect.
08:38Mais après, comment faire pour pouvoir
08:40inspirer le respect chez les jeunes ?
08:43Ça, c'est une grande question.
08:44Justement, si je retourne la question
08:45que vous solviez dans le titre d'un article,
08:47est-ce qu'aujourd'hui, on est arrivé à un point
08:48où les profs ont peur des élèves ?
08:50Je pense que dans certains endroits,
08:51oui, dans les établissements privés catholiques
08:53sous contrat,
08:54où je suis moi,
08:55il y a,
08:56ce sont de véritables écrins,
08:58parce que pour tout un tas de raisons
08:59dont on pourra discuter tout à l'heure,
09:01mais il est évident que dans certains
09:03lycées publics, collèges publics,
09:05ou écoles élémentaires publiques,
09:07oui, les professeurs commencent à avoir peur
09:09de leurs élèves.
09:11Et je crois d'ailleurs que notre président
09:13de la République a déclaré sur brut hier
09:16qu'il ne fallait pas que les professeurs
09:19aient peur des élèves.
09:20C'est une belle déclaration de principe,
09:23mais dans les faits, comment ne pas avoir peur ?
09:25Si le président de la République en arrive à le dire,
09:26c'est que le sujet existe.
09:27D'ailleurs, Stéphane ?
09:28Alors non, moi, ce que je voulais dire,
09:29c'est qu'il faut quand même,
09:30avant de détailler le contenu du livre,
09:33il faut aussi ne pas désespérer nos auditeurs.
09:35Il y a des choses qui vont bien aussi à l'école,
09:37et je vais avoir envie de demander à l'écrivain
09:38qu'est-ce qui va bien ?
09:39Qu'est-ce qui vous a mis le sourire
09:41pendant cette année d'enseignement ?
09:42Alors très étonnamment,
09:44parce qu'on ne s'attend pas à ça,
09:45moi, ce qui me donne le sourire,
09:47ce que j'ai découvert,
09:48c'est que la jeunesse vaut le coup
09:51et qu'il ne faut surtout pas désespérer en elle.
09:55Précisément, mon point,
09:57ce que j'ai pu constater, c'est empirique,
10:00c'est que selon moi,
10:02on dit que le niveau a chuté drastiquement.
10:04Très bien, c'est vrai.
10:05Le niveau de l'orthographe, de la grammaire,
10:07de la réflexion.
10:08Mais ce n'est pas parce que les jeunes
10:09sont moins intelligents,
10:11c'est parce que les exigences des programmes
10:13ont chuté.
10:14Donc à partir de là,
10:15ils ne peuvent pas s'élever plus haut
10:16que l'endroit où on leur demande d'aller.
10:18Et j'ai eu la possibilité
10:20d'essayer d'enseigner le français
10:22comme on me l'a enseigné moi,
10:24chez les Pères Géduites.
10:25J'ai eu un professeur de français,
10:26mais exceptionnel,
10:27comme on peut tous en avoir eu un,
10:29soit un prof de philo,
10:29un prof d'histoire,
10:30voire un prof de maths,
10:31mais un prof de français
10:32qui nous a ouvert des choses exceptionnelles.
10:35Par exemple,
10:36moi, je ne projette jamais rien.
10:38Je n'ai jamais aucune image.
10:40Et cette idée,
10:41je me suis rendu compte
10:42que si je leur expliquais pourquoi
10:43et que je montais l'exigence,
10:45ils le font.
10:46Et donc, ils en sont capables.
10:47Et c'est ça qui me donne foi en eux.
10:48Ce qui tombe bien,
10:49c'est qu'on va en parler dans un instant.
10:50Restez avec nous.
10:51On parle de l'école
10:51face à la montée de la violence,
10:53face à la baisse du niveau.
10:54Pourquoi cette baisse du niveau,
10:55non, n'est pas une fatalité ?
10:57C'est ce que va nous expliquer
10:58notre invité Harold Cobert,
11:00qui nous présente son livre,
11:01je le rappelle,
11:02« La foi de prof »,
11:03c'est publié aux éditions du Rocher.
11:05A tout de suite sur Sud Radio.
11:07Sud Radio,
11:08le choc des idées,
11:10Jean-Marie Bordry.
11:11De retour dans votre nouvelle émission
11:12du dimanche sur Sud Radio
11:14de 11h à midi,
11:15en compagnie d'Arthur de Vatrigan,
11:17de Stéphane Simon.
11:18On parle de l'école.
11:19La baisse du niveau
11:19est-elle une fatalité ?
11:20L'école est-elle impuissante ?
11:22Et les profs, surtout,
11:22sont-ils impuissants
11:23face à la montée de la violence
11:25de certains élèves ?
11:26Autant de sujets qu'on peut soulever
11:27avec notre invité,
11:28Harold Cobert,
11:30« La foi de prof »,
11:31publié aux éditions du Rocher
11:33et nous raconte son année d'immersion
11:35dans l'enseignement privé catholique.
11:37On parlait de cette baisse du niveau.
11:39D'abord, tiens, petit panorama.
11:40Quand on parle de baisse du niveau,
11:42on pense tout de suite
11:43à l'orthographe en général.
11:44De plus en plus,
11:45on pense aux maths.
11:45Est-ce que c'est universel
11:46dans toutes les matières
11:47ou pas, Harold Cobert ?
11:48Oui, parce qu'en définitive,
11:50j'en parlais d'ailleurs
11:51avec un confrère prof de maths.
11:54Je suis intervenu l'année dernière
11:55dans l'un de ses cours
11:56parce qu'il m'expliquait
11:58que pour les fonctions,
11:59il confondait le verbe « être »
12:01et le verbe « avoir ».
12:01C'est-à-dire « être l'image de »
12:03ou « avoir pour antécédent tel point ».
12:06Et pour résoudre un exercice
12:08de mathématiques,
12:08il faut comprendre l'énoncé.
12:10Donc, tout commence par le français
12:11à chaque fois.
12:12Effectivement, et ça se renouvelle.
12:15Arthur Devatrigan.
12:16Si des élèves vont sortir du collège
12:19ou du lycée
12:19avec un master en théorie du genre
12:21et un diplôme MBA
12:23en tout ce qui est non-décrimination
12:25ou incitation à la haine,
12:27le reste, en effet, chute.
12:28On le voit dans tous les classements.
12:29La question, c'est
12:30est-ce qu'il ne faut pas enlever
12:31tout ce qui est superflu à l'école,
12:33enlever la perfusion d'idéologie
12:34qui passe par des matières absurdes ?
12:37Sans doute.
12:38Après, l'idéologie,
12:39il me semble qu'elle est surtout
12:41dans la superstructure
12:43de ceux qui font les programmes.
12:45J'ai l'impression
12:46que ceux qui font les programmes
12:47n'ont pas vu d'élèves réels
12:49depuis l'ère du Minitel.
12:50Ils ne savent pas ce que c'est
12:51qu'une génération
12:52qui s'informe sur TikTok,
12:54sur Snapchat et autres.
12:55Alors certes,
12:56ils en ont connaissance
12:57parce qu'on leur fait des rapports
12:59avec des schémas,
13:00avec des camemberts PowerPoint,
13:01mais est-ce qu'ils les ont vus ?
13:02Est-ce qu'ils ont essayé
13:03de leur transmettre quelque chose ?
13:05Moi, je me pose très honnêtement
13:06la question
13:06parce que quand je regarde
13:07uniquement le français
13:10depuis l'époque
13:10où j'ai passé le bac
13:11et les différentes réformes
13:12successives,
13:14il se passe des choses
13:15absolument dingues.
13:16C'est-à-dire qu'aujourd'hui,
13:17on a des objets d'études.
13:19Il y en a quatre.
13:21Et les professeurs
13:21pour le baccalauréat,
13:23en tous les cas.
13:23Et les professeurs
13:24n'ont le choix
13:25que dans trois ou quatre oeuvres
13:27que les sages
13:28de l'éducation nationale
13:29nous proposent.
13:30Et franchement,
13:31il y a des oeuvres
13:31où vous vous dites
13:32qu'on va les dégoûter
13:34du fait de lire.
13:35Alors donnez-moi un exemple
13:36parce que vous dites
13:36qu'il y a de l'idéologie
13:37dans ceux qui définissent
13:38les programmes.
13:38Quel exemple très concret
13:40dans les programmes
13:40vous avez pu déceler,
13:41vous,
13:41dans votre expérience de preuve
13:42qui montre qu'il y avait
13:44un sous-entendu idéologique
13:45lorsqu'on vous a imposé
13:46ce programme ?
13:47Alors c'était l'année dernière
13:48mais je n'avais pas encore
13:49de classe de première
13:50à la différence de cette année.
13:52Mais dans l'objet d'études
13:53concernant l'argumentation,
13:56on proposait
13:57Olympe de Gouges
13:58parce qu'il fallait faire valoir
13:59la littérature féminine.
14:00Moi je trouve
14:00que Olympe de Gouges
14:01s'aborderait plutôt
14:02en histoire plutôt qu'en lettres
14:03parce que d'un point de vue
14:04littéraire,
14:05ça n'est pas très bon.
14:06Si on veut vraiment
14:06aborder la littérature féminine
14:08dans ce cas-là
14:09d'excellentissime
14:10en termes de style,
14:11il vaut mieux aller vers
14:12la princesse de Clèves,
14:14Georges Sand,
14:15des choses comme ça.
14:15Mais pas importer
14:16des personnages
14:16par idéologie politique
14:18dans le champ des lettres.
14:18Donc on a voulu
14:19forcer les élèves
14:22à se farcir
14:23Olympe de Gouges
14:24en cours de littérature
14:24juste parce qu'elle
14:25était féministe.
14:26Voilà,
14:26et qu'il fallait montrer
14:27que les femmes avaient eu
14:28un rôle en littérature
14:29mais on le sait depuis toujours
14:30en raison de Georges Sand
14:31en est un vrai exemple.
14:32Ou Madame de Lafayette
14:34qui est un pur chef-d'oeuvre.
14:36Alors je voudrais rajouter,
14:37préciser une chose
14:38quand on parle
14:39de la baisse du niveau,
14:40c'est quelque chose
14:40qui est constaté,
14:41qui est scientifique.
14:43Pardon,
14:43mais la France
14:44aujourd'hui
14:45se situe
14:46dans le classement
14:47Pisaille
14:47en 23ème position
14:49en mathématiques,
14:5128ème en lecture,
14:5226ème en science.
14:54Là où il y a quelques années
14:55on était dans le top 5
14:56des pays.
14:57Donc là maintenant
14:58on est décroché
14:58par rapport aux pays
15:00que sont le Japon,
15:02la Corée du Sud,
15:03l'Allemagne, etc.
15:04Donc tout ça
15:04c'est des choses
15:05qui sont tout à fait palpables.
15:07Mais il y a quelque chose
15:07qui m'a passionné
15:08à la lecture de votre livre.
15:11Vous dites que le niveau
15:12a baissé, d'accord,
15:14mais que ce n'est pas finalement
15:15la faute aux élèves.
15:17c'est surtout la faute
15:18à l'exigence,
15:19la faute
15:20finalement
15:22de la classe politique
15:24dirigeante
15:24et des hauts fonctionnaires
15:26qui mettent la barre
15:27de plus en plus bas.
15:28Et vous prenez
15:29un exemple très concret
15:30dans l'orthographe.
15:31Aujourd'hui on dit
15:32vous ne sanctionnez plus
15:33l'orthographe.
15:34Donc vous vous retrouvez
15:35avec des copies
15:36avec 35,
15:3740 fautes
15:38et puis vous,
15:40vous avez décidé
15:41de malgré tout
15:43sanctionner l'orthographe
15:44et de là
15:44vous vous êtes rendu compte
15:46que quand vous demandiez
15:47des efforts particuliers
15:48aux élèves
15:49et bien vous n'aviez plus
15:50qu'à terme
15:50que 5 fautes
15:51dans les mêmes copies.
15:53Exactement,
15:53je me suis rendu compte
15:54de cela.
15:54J'avais d'abord demandé
15:55à mes autres confrères
15:57quelle était leur politique
15:59avec l'orthographe
16:00et donc il m'avait dit
16:02on essaye d'arbitrer
16:04un peu entre le marteau
16:05et l'enclume
16:05pour pas non plus
16:06leur mettre des notes terribles.
16:08Et alors ce que j'ai fait
16:09c'est que j'ai expliqué
16:10à mes élèves 2 secondes
16:12qu'au début du deuxième trimestre
16:14je commencerais à enlever
16:14toutes les 5 fautes
16:15de grammaire
16:16en réalité
16:18moins 0,5
16:19et je leur ai dit
16:19donc je vais vous demander
16:21je vais vous imposer
16:22de vous relire
16:2310 minutes avant la fin.
16:25Parce qu'en fait
16:25en réalité
16:26ils les connaissent les règles
16:27ils les ont apprises
16:28mais ils ne les mobilisent pas
16:29parce qu'on ne leur demande pas
16:30de faire attention
16:31ils n'ont plus l'habitude
16:32de juste faire attention.
16:33C'est plus un enjeu pour eux.
16:33Et d'ailleurs
16:34il faut bien entendre le mot
16:36faire attention
16:36puisqu'ils ont un déficit
16:37d'attention
16:38qui est lié à l'usage
16:39des écrans
16:40qui fragmentent
16:40leur capacité de concentration
16:41sur le long terme.
16:43Donc faire attention
16:43on leur demande
16:44juste un effort
16:45et si on leur demande
16:46de faire cet effort là
16:47c'est là où on passe
16:48de 35 fautes
16:50à 5 fautes.
16:50Donc ils en sont capables.
16:52Donc ils ont les capacités
16:53de progresser.
16:54Ce qui m'amène
16:54à cette question subsidiaire
16:55monsieur le professeur
16:56on dit la faute aux élèves
16:57ou la faute des élèves ?
16:59Ah !
16:59La faute des élèves.
17:01Pardon.
17:02Et laisse Stéphane Simon.
17:03Arthur de Vatrigan
17:04c'est pour vous.
17:05Il peut m'arriver
17:05d'en faire des fautes.
17:06J'en fais tout le temps.
17:07Et la faute aux profs aussi
17:08ou pas ?
17:08Parce que
17:09non mais
17:10si le niveau scolaire
17:12s'effondre
17:12c'est parce que
17:13le niveau de la société
17:14s'effondre.
17:15Les profs d'aujourd'hui
17:15sont les élèves d'hier.
17:17Imaginez les profs de demain
17:18qui sont les élèves d'aujourd'hui.
17:20Il y a peut-être aussi
17:21un souci du côté
17:22du corps professoral
17:23parce que moi
17:23j'ai corrigé
17:24des corrections de prof
17:25et en plus
17:26moi j'ai reçu
17:27vous savez
17:28la mauvaise méthode
17:30de lecture.
17:31Donc en orthographe
17:32je suis une bille
17:32mais je corrigeais
17:33les faux d'entrages de prof.
17:35Hélas !
17:35Je crois que je porte plainte
17:36pour ça.
17:36D'ailleurs tiens
17:37on va faire une petite parenthèse
17:38c'est important
17:39parce que c'est un vieux débat
17:40dans la communauté éducative
17:42entre deux méthodes
17:42d'apprentissage de la lecture
17:43la méthode syllabique
17:44et la méthode globale.
17:46Est-ce que vous pourriez
17:46les préciser
17:47résumer grossièrement les deux
17:48et nous expliquer
17:49pourquoi il y a une controverse
17:50autour de ça ?
17:51Alors je ne connais pas
17:51exactement comment est-ce
17:52la méthode syllabique
17:53c'est juste décomposer
17:54un mot en syllabes
17:55et puis apprendre le sens
17:56c'est un truc que je l'appris
17:57il me semble que
17:58et il me semble que
17:59la méthode globale
18:00c'est le fait de photographier
18:01un mot et éventuellement
18:02d'en retenir le sens
18:03mais c'est plutôt
18:03une sorte d'image
18:04que l'on retient
18:05mais c'est-à-dire
18:05on retient une image floue
18:09au lieu d'une morphologie
18:10c'est pour ça que ça ne marche pas.
18:11Et donc
18:12comment peut-on
18:13espérer hausser le niveau
18:14si les profs ont un niveau
18:15très faible
18:16et si la société en général
18:17le niveau s'effondre ?
18:19Alors
18:19c'est un problème
18:21très complexe
18:22parce que je sais
18:23qu'il y a beaucoup
18:23de professeurs
18:24qui se battent
18:24et je n'ai pas du tout
18:25envie de leur jeter
18:25l'opprobre sur eux
18:27mais en revanche
18:29ce que je sais
18:29c'est que comme le métier
18:30n'attire plus
18:31comment est-ce que
18:32vous voulez attirer
18:32des gens d'excellence ?
18:34Ça n'attire plus
18:35effectivement pour
18:35toutes les conditions
18:35que l'on sait
18:36d'insécurité
18:37de salaire aussi
18:39on peut dire des choses
18:40très simplement
18:40J'venais
18:41je veux dire
18:41c'est tout de même
18:42une profession
18:42qui s'est paupérisée
18:43à un degré terrible
18:45donc personne
18:47là-bas pour être mal payé
18:49et mettre sa vie en danger
18:50donc qu'est-ce qu'on fait
18:51pour redonner envie
18:51à des gens d'excellence
18:53d'y retourner ?
18:54Et si je suis votre collègue
18:55si je suis vos collègues
18:56de la salle des preuves
18:57et que je vous entends
18:57je me dis ça veut dire
18:58que si moi je suis preuve
19:00c'est que je me suis contenté
19:01d'un mauvais salaire
19:02pour un mauvais métier
19:03et que je ne suis pas excellente
19:04Pas du tout
19:05moi je crois que précisément
19:06ceux qui y vont
19:07Je vous laisse le préciser exprès
19:08Non mais vous avez
19:09tout à fait raison
19:09ceux qui y vont aujourd'hui
19:11sachant qu'ils vont être mal payés
19:12et sachant que ça peut être dangereux
19:13c'est une chose
19:14dont on peut être certain
19:15c'est qu'il y a une chose
19:16qu'ils ont au moins
19:17c'est la vocation
19:18et l'envie
19:19Stéphane ?
19:20Non mais moi je suis un fils
19:21petit-fils arrière-petit-fils
19:22de professeur
19:23Moi je peux vous raconter
19:25simplement que quand
19:26mes grands-parents
19:26ont commencé à enseigner
19:28en 1930 en Vendée
19:29c'était des notables
19:30c'est ça la réalité
19:31mon grand-père
19:32était le deuxième Vendéen
19:34à avoir une automobile
19:36donc vous voyez
19:37qu'il était dans une catégorie
19:38professionnelle
19:40favorisée
19:41et puis il a pu prospérer
19:43à l'intérieur de cette institution
19:45il est devenu maire
19:46adjoint de sa ville
19:47etc
19:47aujourd'hui on voit bien
19:49que ceux qui arrivent
19:50dans l'enseignement
19:51parfois c'est un peu à défaut
19:53vous n'en parlez pas
19:54dans votre livre
19:55mais il y a ce qu'on appelle
19:55maintenant le speed dating
19:57pour devenir prof
19:58dans l'enseignement public
19:59c'est-à-dire
20:00on se fout
20:01que vous ayez votre CAPES
20:02ou pas
20:02on a tellement de problèmes
20:03de recrutement
20:04que venez
20:05et on va discuter
20:06et venez comme vous êtes
20:07et vous allez peut-être
20:08devenir professeur
20:09c'est vrai ?
20:10Oui je sais
20:10il y avait eu ça il y a deux ans
20:11notamment dans l'académie de Versailles
20:13où il y avait eu comme ça
20:14des speed dating
20:14qui durent cinq minutes
20:15et on pouvait venir
20:16en étant expert comptable
20:17et prétendre être professeur
20:18de mathématiques je crois
20:20Oui terrible
20:20Arthur de Vatrigan
20:21La question est peut-être plus
20:22question de statut social
20:24que de salaire
20:25mais moi pour me rappeler
20:26à chaque fois
20:27ma critique des professeurs
20:28je me rappelle que
20:28madame Hercie Lassoudet
20:29est professeur
20:30donc ça change un peu le niveau
20:32et la perspective
20:32Ça c'est une belle perdue
20:33pour une députée
20:34pour l'éducation générale
20:37en général
20:37mais vous qui justement
20:38vous êtes dans le privé
20:39est-ce que cette idéologie
20:40un peu égalitariste
20:41qui a fait descendre le niveau
20:43est-ce que justement
20:43ça n'a pas accru
20:45la distance
20:46entre les élèves
20:47issus d'un milieu favorisé
20:48et ceux d'un milieu défavorisé
20:50vous êtes dans le privé
20:50vous voyez que c'est pas le même problème
20:52Eh bien pas du tout
20:52pas du tout
20:53du tout du tout
20:53parce que dans mes classes
20:54j'ai des élèves
20:55de tous les milieux sociaux
20:56il y en a qui viennent
20:57de Bois-Colombes
20:58qui viennent d'Argenteuil
20:59j'ai des fils de grands patrons
21:00mais j'ai aussi des fils
21:01de petits commerçants
21:02des fils de petits artisans
21:03et c'est généralisé
21:06ça pose une question
21:08plus globale
21:10et qui rejoint après
21:11la question de la violence
21:12que l'on évoquait
21:13en tout début
21:14c'est-à-dire que
21:15les élèves aussi
21:16de familles très favorisées
21:17ne voient pas
21:18nécessairement leurs parents
21:19ils ne sont pas
21:19nécessairement encadrés
21:20ils ne sont pas
21:20nécessairement suivis
21:21et la misère
21:23peut être affective aussi
21:25quand on reste tout seul
21:26moi quand je donnais
21:27beaucoup de cours particuliers
21:28j'avais certains élèves
21:29qui habitaient dans
21:30des 300-400 mètres carrés
21:31je ne voyais jamais leurs parents
21:32effectivement
21:33justement
21:34vous parliez de misère
21:35on va parler d'une autre misère
21:36les misères de la vie de prof
21:37que vous avez pu expérimenter
21:39avec un certain nombre
21:40d'anecdotes
21:40que vous allez nous raconter
21:41restez avec nous
21:42Harold Cobert
21:43je rappelle
21:43vous présentez votre livre
21:45foi de prof
21:46il faut vraiment avoir la foi
21:47c'est publié aux éditions
21:48du Rocher
21:49on continue à parler
21:50de ce que devient
21:51notre école
21:52en compagnie de Stéphane Simon
21:53et d'Arthur Devatrigan
21:54à tout de suite
21:55sur Sud Radio
21:56Sud Radio
21:58le choc des idées
21:59Jean-Marie Bordry
22:00bienvenue dans votre nouvelle émission
22:02du dimanche
22:03sur Sud Radio
22:04jusqu'à midi
22:04le choc des idées
22:05en compagnie de Stéphane Simon
22:07et d'Arthur Devatrigan
22:08nous recevons un invité
22:10qui n'a pas peur
22:10de déranger
22:11par les idées
22:12qu'il soulève
22:12parfois par les tabous
22:13qu'il brise
22:14aujourd'hui on parle
22:15de ce que devient
22:15notre école
22:16avec quelqu'un qui
22:17s'est immergé
22:18dans l'enseignement
22:19catholique
22:20tout simplement
22:20il va nous dire
22:21s'il aurait su
22:22il n'aurait peut-être pas venu
22:23en tout cas
22:23voilà ce qu'il peut nous raconter
22:25de ce que devient
22:26cette école
22:26on parle des misères
22:27de la vie de prof
22:28aujourd'hui
22:29parce que c'est devenu
22:30très difficile
22:31on peut peut-être
22:31en détailler
22:32deux ou trois exemples
22:33Stéphane Simon
22:33oui alors on va passer
22:34sur les profs mal payés
22:35vous rappelez que les copies
22:36du bac sont payées
22:375 euros
22:37sur une manière
22:39je dirais en moyenne
22:41ça fait le salaire
22:42d'une femme de ménage
22:43sans qualification
22:43mais ça
22:44mettons ce problème
22:45là de côté
22:46et parlons vraiment
22:47de ces mots silencieux
22:48qui rongent l'école
22:49parce que là
22:49il y en a beaucoup
22:50et vous en détaillez
22:52un certain nombre
22:53vous parlez par l'exemple
22:54du harcèlement
22:55dont certains sont victimes
22:56souvent pour des affaires
22:57de garçons
22:58ou de filles
22:58ce qui n'est pas vraiment nouveau
22:59ce qui est nouveau
23:00c'est quand il s'agit
23:01de drogue
23:02et que la drogue génère
23:04du harcèlement
23:05à l'école
23:05et puis on découvre
23:07qu'il y a aussi
23:07dans le 16ème arrondissement
23:09de Paris
23:09qui n'est quand même
23:09pas le plus défavorisé
23:11qu'il y a aussi
23:12des élèves alcooliques
23:13oui alors ça
23:16ce sont des mots sociaux
23:17qui n'ont rien à voir
23:17avec le fait
23:18qu'on vienne du 6ème arrondissement
23:19ou qu'on vienne
23:20du fin fond
23:20de la banlieue
23:21la plus dangereuse
23:23c'est universel
23:24effectivement
23:24c'est une anecdote
23:25que j'ai entendue
23:26en salle d'épreuve
23:27deux consoeurs
23:28discutaient
23:29parce qu'il y a
23:31une élève de leur classe
23:32qui s'endormait souvent
23:33donc elle s'inquiétait
23:35et se demandait
23:35si peut-être
23:36elle était mise
23:38sous anxiolytique
23:39ou des choses comme ça
23:39parce qu'il y a
23:40un vrai problème d'anxiété
23:41dans la jeunesse
23:42aujourd'hui
23:43qui génère aussi
23:44tout un tas
23:44de problèmes psychologiques
23:45et donc
23:46elles avaient convoqué
23:47la maman
23:48et la maman
23:49était totalement désemparée
23:50elle disait
23:51non mais vous n'y êtes pas
23:51vous n'y êtes pas du tout
23:52notre fille est alcoolique
23:54on ne s'en sort pas
23:54ils n'arrivaient pas
23:55à sortir la fille
23:56de cette problématique
23:57d'alcool
23:58mais ça c'est une problématique
23:58la misère des profs
24:00la plus grande misère
24:01qu'ils ont
24:01c'est la misère
24:02de leurs élèves
24:03quand ils voient
24:04qu'ils sont pris
24:05dans des étaux
24:06qui concernent
24:07la drogue
24:08le harcèlement
24:09les violences intrafamiliales
24:11l'alcool
24:11la dépendance
24:12à tout un tas de choses
24:13parce qu'aujourd'hui
24:13il y a quelque chose
24:14dont on parle très peu
24:15c'est la dépendance
24:16aux opioïdes
24:17parce qu'aujourd'hui
24:18il y a une nouvelle drogue
24:19ça fait longtemps
24:20qu'elle est là
24:20mais qui est dans la pharmacie
24:22de tous les enfants
24:23dans la pharmacie
24:23de leurs parents
24:24pour faire de la ligne
24:26il suffit de prendre
24:27quelques opiacés
24:28de le mélanger
24:29avec quelque chose
24:29et c'est la drogue
24:30des rappeurs
24:31qui s'appelle
24:32l'héroïne liquide
24:33et qui tue aussi
24:34qui rend aussi dépendant
24:35et qu'en France
24:35on ne sait pas encore bien
24:36traiter d'ailleurs
24:37en addictologie
24:38et en psychiatrie
24:39alors vous parlez aussi
24:41des élèves simulateurs
24:42par exemple
24:43vous parlez de Eduardo
24:44dans votre livre
24:45qui est assez touchant
24:47parce que
24:47il vous fait croire
24:49un jour
24:49que sa mère
24:50l'a blessé
24:51parce que finalement
24:52vous lui avez mis
24:52une mauvaise note
24:53elle l'a frappé
24:54à cause donc
24:55des notes
24:57que vous étiez censé
24:58lui mettre
24:58et puis
24:59il essaye
25:00de vous culpabiliser
25:01avant que vous découvriez
25:02qu'en fait
25:03il n'en est rien du tout
25:04il simule
25:05pour attirer la pitié
25:07mais c'est intéressant
25:08parce que
25:08ces élèves manipulateurs
25:10on les trouve aussi
25:11dans l'affaire Samuel Paty
25:12je rappelle que c'est
25:14le mensonge
25:15d'une jeune fille
25:16qui va désigner
25:18Samuel Paty
25:19qui va finir
25:20par désigner Samuel Paty
25:21à la vindicte populaire
25:22sur les réseaux sociaux
25:23oui alors là
25:25je mets tout de même
25:26un écart considérable
25:28entre Eduardo
25:29que je connais bien
25:30qui est un élève
25:31qui plutôt essayait
25:33sur le ton de l'humour
25:34de me faire croire
25:35que pour que
25:36je lui
25:36en me disant
25:37monsieur vous avez été trop dur
25:38lorsque vous m'avez mis
25:39cette note
25:40qui n'était pas bonne
25:41c'est cette bonne guerre
25:42pardon
25:43oui c'est une bonne guerre
25:44il essaie
25:44ses blessures
25:45c'est déjà un peu plus rare
25:48lui il me dit
25:49est-ce que vous voulez
25:50que je vous montre
25:51il sait que je vais lui dire non
25:52donc je me dis
25:53plutôt que de jouer
25:55l'outré ou quoi
25:55je vais aller dans
25:56l'assurance-terre
25:57je lui dis
25:57oh là c'est très grave
25:58ce qui vous arrive
25:58dans ce cas-là
25:59je suspends le cours
26:00je mets tout le monde
26:01en étude
26:01je vous emmène
26:02au commissariat
26:02pour porter plainte
26:03contre votre mère
26:04et là il se décompose
26:05mais c'est une scène
26:06plutôt drôle
26:07il me fait
26:07mais non monsieur
26:07c'est pas vrai
26:08je dis
26:08mais je le sais
26:09en revanche
26:10parce que Edouardo
26:12n'est pas du tout
26:12le type de personne
26:13qui ment
26:14comme ça s'est passé
26:15dans l'affaire Samuel Paty
26:17quand on arrive
26:17à ce type de simulation
26:18comme dans l'affaire Samuel Paty
26:20là les conséquences
26:20sont dramatiques
26:21là il faut remettre
26:22l'anecdote
26:23qui est une anecdote
26:23drôlatique
26:25et légère
26:26tout de même
26:27Arthur de Vatrigan
26:28on parlait des élèves
26:29beaucoup d'exemples
26:30intéressants
26:31mais alors
26:31quid des parents
26:32c'est quoi le portraitique
26:33du pire parent
26:33que vous ayez rencontré
26:34écoutez
26:36pour l'heure
26:37en ce qui me concerne
26:38en même temps
26:39je suis un jeune prof
26:39de 51 ans
26:40j'ai re-signé cette année
26:41avec plus de classes
26:42donc je n'ai pas
26:43une expérience non plus
26:44je ne suis pas
26:45un classique
26:46mais
26:47en ce qui concerne
26:49le français
26:49jusqu'à présent
26:51je n'ai eu aucun problème
26:53avec les parents
26:53aucun
26:54aucun
26:55donc je m'en estime
26:56fort heureux
26:57sans doute que ça arrivera
26:59un jour
26:59mais à date
27:00je n'ai pas eu de parent
27:02qui ait remis
27:02une seule fois
27:03en cause
27:03les notes que j'ai pu mettre
27:04donc si on continue
27:05à parler de ces petites misères
27:07de l'avis du professeur
27:09si vous deviez faire
27:09à peu près
27:10un classement
27:11dans lequel
27:11tous ceux qui nous écoutent
27:12et qui sont profs
27:13se reconnaîtraient
27:14par exemple
27:14dans les misères
27:15les plus habituelles
27:16on aurait quoi ?
27:17alors le souci que j'ai
27:18c'est que précisément
27:19étant dans l'enseignement privé
27:20catholique sous contrat
27:21et dans un établissement
27:22à taille humaine
27:23on n'a pas
27:24toutes les misères
27:25on est plutôt
27:26très privilégié
27:27je trouve
27:27dans les conditions
27:28d'enseignement
27:29en revanche
27:29je pourrais citer
27:30une amie
27:31j'étais intervenu
27:32pendant une année
27:33dans ses classes
27:34j'avais fait des ateliers
27:35d'écriture
27:36qui elle vient
27:36qui est professeure
27:37dans un lycée
27:39en REP
27:40techno
27:40et elle
27:42elle me parle tout le temps
27:42de maltraitance administrative
27:44et c'est surtout
27:45l'administration
27:45dont j'ai l'impression
27:46qu'il souffre
27:46des bâtons dans les roues
27:47que l'administration centrale
27:48leur met
27:49par les inspecteurs
27:50par exemple
27:51dans les programmes
27:52les programmes
27:52les inspecteurs
27:53les empêchant de pouvoir
27:54monter certaines
27:55rencontres
27:56avec des écrivains
27:57l'épuisement
27:58avec tous les dossiers
27:58il faut pouvoir remplir
28:00les financements
28:00que l'on ne trouve pas
28:01etc
28:01ça c'est des choses
28:02qu'on trouve dans
28:03toute la société
28:03aujourd'hui
28:04les deux lèvent le doigt
28:05quel élève ?
28:06tiens
28:06Arthur de Vatrigan
28:07juste parce que
28:07vous avez parlé
28:08des inspecteurs
28:09et ça me fait penser
28:09vous savez
28:10je voudrais avoir
28:10votre avis
28:11sur ce rapport
28:12qui est publié
28:14par le secrétariat
28:14général de l'enseignement
28:16catholique
28:16un rapport
28:17qui fait des tas
28:18de graves abus
28:18sur les contrôles
28:20qui ont été lancés
28:21à l'époque
28:21où Mme Borne
28:21était ministre
28:22de l'éducation nationale
28:23à la suite
28:24de l'affaire
28:24Béteram
28:25fou des cartables
28:26questions intrusives
28:27retrait des croix
28:28dans les écoles catholiques
28:29parce qu'elles sont catholiques
28:30ce qui est assez surprenant
28:31quel est votre avis
28:32là-dessus ?
28:33sur la manière
28:34dont l'État
28:35inspecte les écoles privées
28:36est-ce que vous
28:37l'avez subi vous-même
28:38est-ce que vous avez
28:39entendu des témoignages
28:39à ce sujet ?
28:40oui j'ai entendu
28:41des témoignages
28:41je ne l'ai pas encore subi
28:42je pense que
28:43à l'intérieur de ce livre-là
28:44moi je raconte
28:46une histoire
28:46parce que j'ai été auditionné
28:47parce que j'avais candidaté
28:48à la fois pour le privé
28:49et pour le public
28:50et j'ai été auditionné
28:51par un inspecteur
28:53et l'entretien
28:55et c'était plutôt
28:57très très mal passé
28:58je ne pense pas
28:59qu'ils soient tous comme lui
29:00mais j'étais tombé
29:00sur quelqu'un
29:01qui a eu la volonté
29:02d'essayer de me soumettre
29:02à un exercice
29:03d'humiliation
29:04et là en revanche
29:06j'ai trouvé ça
29:07absolument terrifiant
29:08racontez ce que vous avez vécu
29:10comme une tentative
29:11d'exercice d'humiliation
29:12par un inspecteur
29:13c'était très rapide
29:14il m'a d'abord dit
29:15qu'il y aurait un observateur
29:16donc moi ça ne me dérangeait pas
29:18mais l'observateur
29:18s'est assis
29:19j'avais quasiment sa tête
29:19sur mon épaule
29:21il m'a expliqué
29:22que vu mon niveau
29:25je pouvais être soit prof
29:26au collège
29:26soit au lycée
29:27il me demandait
29:27quel endroit préféreriez-vous
29:30j'ai dit lycée
29:31et il m'avait soumis
29:33à un exercice
29:34d'explication de texte
29:35comme ça à l'aveugle
29:36en me disant
29:36improvisez-moi
29:37une analyse linéaire
29:38pour des quatrièmes
29:38je venais de demander
29:41je veux dire
29:42que j'avais une préférence
29:42pour le lycée
29:43donc je me suis dit
29:44très bien
29:44et après à toutes les questions
29:45je ne répondais jamais
29:46selon lui de la bonne façon
29:47et à la fin des fins
29:48il me demandait
29:48comment est-ce que je ferais
29:49pour donner aux jeunes
29:51d'aujourd'hui
29:51l'envie de lire
29:52je croyais vraiment
29:53que j'ai la solution
29:54à un problème
29:54qui a plus de 50 à 70 ans
29:56avec une déperdition
29:57du fait que les jeunes lisent
29:58et surtout à la fin
29:59et surtout à la fin
30:01il m'a dit
30:01essayez de me donner envie
30:03de lire un livre
30:04que vous avez lu récemment
30:05et qui vous a plu
30:05il m'a dit
30:05non non non
30:06en fait non
30:06comment vous expliquez
30:08de lire l'un de vos livres
30:09donc j'ai compris
30:10que c'était ma personnalité
30:11éventuellement mon parcours
30:12il avait envie d'imposer
30:14son autorité
30:15pour me signifier
30:16que je n'étais pas nécessairement
30:17un bon prof
30:17parce que j'étais écrivain
30:18ce qui en soi est vrai
30:19être écrivain
30:20à part ces vexations
30:22il y a des choses
30:23dont vous parlez abondamment
30:24ce sont
30:25et qui font partie
30:26de ce que j'appelle
30:27la misère d'être professeur
30:28aujourd'hui
30:28par exemple
30:29le passage en classe supérieure
30:31alors que vous avez pu constater
30:32que les notions
30:33ne sont pas comprises
30:34c'est quelque chose
30:35qui doit évidemment
30:36agacer
30:37quand on est professeur
30:38de sentir
30:39qu'il y a des élèves
30:39qu'il faudrait retenir
30:40dans une classe
30:41pour retravailler avec eux
30:42et bah non
30:43on les encourage
30:44à passer
30:45à la classe supérieure
30:47puis après
30:47je vous parlerai
30:47de l'intelligence artificielle
30:49oui parce qu'il me semble
30:50qu'on ne peut plus vraiment
30:51s'opposer aux décisions
30:52du conseil de classe
30:53de faire redoubler
30:54les élèves
30:55en revanche
30:55moi j'ai vu en conseil de classe
30:57l'année dernière
30:58dans l'éducation privée catholique
31:01sous contrat
31:01on leur propose
31:02un redoublement
31:03ailleurs
31:04ah oui
31:04on ne fait pas redoubler
31:05à l'intérieur de l'établissement
31:07mais
31:07pourquoi
31:08parce que
31:09parce qu'il y a tellement
31:11de demandes
31:12qu'il faut un petit peu
31:13changer aussi
31:14et on se dit aussi
31:16que si l'élève
31:16n'a pas répondu
31:17il ou elle risque
31:19d'avoir les mêmes professeurs
31:20et que ça n'a pas forcément
31:21mieux fonctionné
31:22il y a quelque chose
31:22qui vous agace
31:23ce sont les devoirs
31:24qui sont faits
31:26par les élèves
31:27qui utilisent
31:28l'intelligence artificielle
31:29ça vous agace
31:30en particulier
31:30parce que c'est facile
31:31à repérer
31:32en général
31:33ils vous rendent
31:33la même copie
31:34à quelques mots près
31:35et alors
31:36ce qui est paradoxal
31:38c'est que vous ne
31:38refusez pas
31:39vous ne leur refusez pas
31:41d'utiliser l'intelligence
31:42artificielle
31:42mais vous leur dites
31:44faites en sorte
31:46de optimiser
31:48ce pré-travail
31:49oui parce qu'en vrai
31:50dans tout progrès
31:50il y a du bon
31:51et du mauvais
31:52et si on sait bien
31:53utiliser l'intelligence
31:54l'intelligence artificielle
31:55pardon
31:55ça sera à leur bénéfice
31:56donc effectivement
31:57le type de devoir
31:59que je ne donne plus
32:00je ne donne plus
32:00ni de dissertation
32:01ni de commentaire composé
32:02à faire à la maison
32:03parce que je sais
32:04qu'ils vont le faire
32:04soit avec l'IA
32:05soit avec un professeur particulier
32:07vous ne donnez plus de dissertation
32:08plus de commentaire composé
32:09à la maison
32:10c'est terminé
32:11en classe seulement
32:12seulement sur table
32:13et puis pire
32:15ils pourraient aussi
32:15le faire avec leurs parents
32:16et si je mets une mauvaise note
32:17aux parents
32:17là je vais commencer
32:18à avoir des vrais soucis
32:20en revanche
32:20je leur apprends
32:21comment utiliser
32:22l'intelligence artificielle
32:23je leur apprends
32:23comment prompter
32:24pour utiliser
32:25l'intelligence artificielle
32:26comme un prof particulier
32:27gratuit
32:28et quand on
32:29je leur explique comment
32:31je leur dis
32:32vous devez faire
32:33votre plan détail
32:33tout seul
32:34et soumettre
32:35en demandant
32:35à l'intelligence artificielle
32:36avec un prompt
32:37qui est très précis
32:38que je leur donne
32:38et que je leur écris
32:39pour avoir un regard critique
32:40sur votre travail
32:41et qu'on vous explique
32:42où est-ce que c'est bien
32:42où est-ce que c'est pas bien
32:43pourquoi est-ce que ça va pas bien
32:44et comment est-ce qu'il faudrait faire
32:45pour que ce soit meilleur
32:46et l'intelligence artificielle
32:47utilisée comme ça
32:48est formidable
32:49et puis de toutes les façons
32:50ça ne sert à rien
32:50d'aller contre
32:51l'intelligence artificielle
32:52elle fait partie de nos vies
32:53elle fera partie de leur vie
32:54donc en réalité
32:56l'école
32:56ce qu'elle doit faire
32:57c'est leur apprendre
32:58à l'utiliser
32:59sans en devenir
33:00les serviteurs
33:01justement
33:02on va faire appel
33:03à votre intelligence naturelle
33:04dans quelques instants
33:05Harold Cobain
33:05on va vous demander
33:06tiens
33:07ce qu'il faudrait mettre en place
33:08dans l'école
33:09en général
33:10pour faire en sorte
33:10que justement
33:11cette baisse du niveau
33:12ne soit plus une fatalité
33:13restez avec nous
33:14dans le choc des idées
33:15sur Sud Radio
33:16en compagnie d'Arthur Devatrigan
33:17et de Stéphane Simon
33:18on se retrouve dans un instant
33:19sur Sud Radio
33:20Sud Radio
33:22le choc des idées
33:23Jean-Marie Bordry
33:25retour à l'école
33:26si j'ose dire
33:26avec notre invité
33:27Harold Cobain
33:28auteur de ce livre
33:29foi de prof
33:30une année d'immersion
33:32dans l'enseignement
33:33privé catholique
33:33c'est publié aux éditions
33:34du Rocher
33:36on est toujours en compagnie
33:37d'Arthur Devatrigan
33:38directeur du magazine
33:39L'Incorrect
33:39et de Stéphane Simon
33:41bon on parle de la situation
33:43de l'école en général
33:44en France
33:44situation qui
33:45si je nous écoute
33:46depuis le début de l'émission
33:47Harold Cobain
33:47n'est pas très reluisante
33:48on est d'accord là-dessus
33:49effectivement
33:50pourtant vous gardez espoir
33:51moi je garde espoir
33:52parce que
33:53ce que j'ai pu constater
33:54c'est que les jeunes
33:55sont capables
33:55de tous les progrès
33:57que l'on veut
33:58à condition qu'on s'en donne
33:59les moyens intellectuels
34:00et qu'on leur fixe
34:01des véritables exigences
34:03et ils en sont tout à fait capables
34:04et je me refuse
34:06à désespérer
34:07dans la jeunesse
34:08parce que
34:08la jeunesse
34:09c'est notre avenir
34:10et sans eux
34:11il n'y a pas d'avenir
34:12donc nous devons investir en eux
34:13croire en eux
34:14et faire en sorte
34:15qu'ils puissent faire
34:16ce pour quoi ils sont à l'école
34:17c'est-à-dire s'élever
34:18Stéphane Simon
34:19c'est intéressant votre livre
34:20parce que vous dites
34:21qu'on désespère à tort
34:22désespérer à tort
34:24ça veut dire
34:24qu'il ne faut pas désespérer
34:25de ces jeunesses
34:26mais simplement
34:26se poser des bonnes questions
34:28essayer de remettre
34:30par exemple
34:30les savoirs fondamentaux
34:32au coeur de l'enseignement
34:33il ne faut quand même pas oublier
34:34que l'école
34:34c'était souvent d'abord
34:35pour apprendre
34:37à lire
34:37à compter
34:39et à écrire
34:41voilà
34:41et bien
34:42cette
34:42je dirais
34:44cette mission originelle
34:45elle a été
34:45au fil du temps
34:47complètement
34:48pervertie
34:49grignotée
34:50par une espèce
34:51de laxisme
34:52de l'enseignement
34:54qui a consisté
34:55à dire
34:55bon bah
34:55on va tolérer
34:56les fautes d'orthographe
34:58si les fondamentaux
35:00des mathématiques
35:00ne sont pas connus
35:01c'est pas si grave
35:02on vous interdira pas
35:03de passer dans la classe supérieure
35:06parce qu'on veut
35:06finalement
35:0790% de la population
35:09au moins
35:10qui a le baccalauréat
35:10finalement
35:11est-ce que le péché originel
35:12c'est pas d'avoir voulu
35:14et ça c'était un homme
35:15pourtant que j'apprécie beaucoup
35:16qui était Jean-Pierre Chevènement
35:17qui avait dit
35:18à l'époque
35:18je veux
35:19une classe d'âge
35:20qui a le baccalauréat
35:21massive
35:22je me fixe comme objectif
35:2480-90%
35:25de bacheliers
35:26à horizon
35:27on est dans les années 80 là
35:29est-ce que c'est pas ça
35:30la faute originelle
35:31finalement
35:31alors je suis tout à fait
35:32d'accord avec vous
35:32que c'est en tout cas
35:33l'une des fautes originelles
35:34c'est certain
35:35parce qu'on ne peut pas
35:36avoir 100% de réussite au bac
35:38sur une classe d'âge
35:39sans abaisser le niveau
35:40pour que ceux qui ne peuvent
35:41pas s'élever
35:42pour x ou y raison
35:44et ce baccalauréat là
35:46en revanche
35:47vous étiez sur les fondamentaux
35:49effectivement
35:50lire et écrire compter
35:50et c'est très très important
35:52parce que
35:54moi je crois que
35:54la pire des idéologies
35:57si on voulait la formaliser comme ça
35:58c'est l'idéologie de la bienveillance
36:00moi la bienveillance
36:00c'est le mot que je déteste
36:02aujourd'hui le plus au monde
36:03qui pourtant est un mot
36:03qui est plutôt beau
36:04mais qui est employé à tort
36:05et à raison tout le temps
36:06qui est vidé de son sens tout le temps
36:08lorsqu'un DRH vous convoque
36:09pour un entretien avec bienveillance
36:10vous êtes sûr que vous allez
36:11vous faire virer
36:12quand le président Macron
36:13emploie le mot bienveillance
36:14vous êtes sûr qu'il va se produire
36:15une catastrophe intersidérale
36:17et j'avais assisté en formation
36:20à une conférence avec un prêtre
36:21à laquelle j'ai été allé
36:22vraiment à reculons
36:25parce que moi j'ai passé 12 ans
36:26chez les pères jésuites avant
36:27je connais leur casuistique
36:29leur rhétorique etc
36:30et à un moment
36:31il dit cette phrase
36:33qui est absolument géniale
36:34je trouve il dit
36:35nous dans l'éducation privée catholique
36:36nous n'aimons pas la bienveillance
36:37nous lui préférons la bienfaisance
36:39pourquoi ?
36:40parce que la bienveillance
36:41c'est le bien qu'on veut faire
36:42la bienfaisance
36:42c'est le bien qu'on fait
36:43et je trouve que c'était très intéressant
36:45de voir que la bienveillance
36:46c'était véléitaire
36:47alors que la bienfaisance
36:48c'est volontaire
36:48active
36:49et précisément
36:50remettre de l'exigence
36:52c'est être bienfaisant
36:54parce que c'est apprendre
36:55aux jeunes
36:55c'est leur structurer l'esprit
36:56c'est pour ton bien
36:58c'est pas pour lui faire du mal
36:59et on retombe sur ce qu'on disait
37:00au tout début
37:01ce n'est pas de l'autoritarisme
37:03c'est de l'autorité
37:04pour avoir du respect etc
37:05ça m'amène à cette nuance
37:06avant de redonner la parole
37:07à Arthur de Vatrigan
37:08votre expérience
37:09est dans l'enseignement privé catholique
37:12contrat c'est important
37:14parce que ça veut dire
37:15que le programme est censé être le même
37:16qu'est-ce que vous avez vécu
37:17dans le privé
37:17que vous n'auriez pas pu vivre
37:18dans le public ?
37:20Aucune idée
37:20parce que je ne suis pas allé
37:21dans le public
37:21puisque le public ne m'a pas pris encore
37:22Qu'est-ce qu'on vous a laissé faire
37:24d'après vous
37:24qu'on n'aurait pas pu faire
37:25dans le public
37:25d'un exemple ?
37:26Parce qu'il y a forcément
37:27une différence
37:28ce ne sont même pas forcément
37:29les mêmes élèves
37:29Je pense que vraiment
37:31l'idée que j'ai pu retirer
37:33des points
37:34pour la grammaire
37:35à partir du second trimestre
37:36est quelque chose
37:37qui aurait pu être plus compliqué
37:38parce que j'aurais pu me retrouver
37:39dans le public
37:40avec les parents
37:40qui seraient venus
37:41en me disant non
37:41Peut-être
37:42parce que tous les directeurs
37:44toutes les directions
37:45dans le public
37:45n'auraient pas forcément
37:47embrayé le pas des parents
37:48mais ici
37:49en tous les cas
37:50moi je sais que
37:51si des parents étaient venus me voir
37:52la direction aurait été de mon côté
37:54Si je peux me permettre
37:55une observation
37:55c'est vrai que
37:57l'école publique
37:58n'est pas la même pour tous
37:59contrairement à ce qu'on raconte
38:00L'école publique
38:01elle est conditionnée
38:02par le directeur de l'école
38:04C'est le directeur de l'école
38:05qui va donner le ton
38:07le là, les objectifs
38:08et c'est très important
38:09et c'est un conseil
38:10que je donne aux auditeurs
38:11de Sud Radio
38:11au moment de choisir
38:13une école pour les enfants
38:14il faut aller rencontrer
38:15les directeurs
38:16il faut voir un peu
38:17de quel bois ils se chauffent
38:18c'est très important
38:19Oui c'est vraiment très important
38:20d'autant plus
38:20qu'il y a quand même
38:21une certaine jeunesse
38:23qui n'a que l'école
38:24pour s'en sortir
38:25et si on baisse
38:26l'exigence de l'école
38:27en fait on les maltraite eux
38:28pour ceux qui n'ont que l'école
38:30pour s'en sortir
38:31il faut leur donner
38:32la capacité de s'élever
38:33Arthur de Vatrigan
38:34C'était ça
38:35génie de la France
38:35qui a permis à Peggy
38:37fils de rempailleur
38:38fils de rempailleuse de paille
38:39de devenir
38:40un des plus grands poètes
38:41un des plus grands penseurs français
38:42et ce n'est plus le cas aujourd'hui
38:43mais justement
38:44vous êtes dans le privé
38:45ce qui est intéressant
38:45c'est qu'on voit
38:46beaucoup de gens
38:46qui fuient le public
38:47pour mettre leurs enfants
38:48dans le privé
38:48beaucoup de maintenant
38:49qui fuient le privé
38:50pour mettre leurs enfants
38:51dans le hors contrat
38:51est-ce que le point de départ
38:53n'est-il pas
38:53cette idée républicaine
38:55un peu fausse et triste
38:57que de créer un moule unique
38:59pour tous les élèves
38:59donc c'est le principe
39:00du collège unique
39:01c'est le principe
39:02de la non-autonomie
39:03des directeurs d'établissement
39:04est-ce que ce ne sont pas
39:05au-delà des savoirs fondamentaux
39:07qu'il faut évidemment rétablir
39:08ces deux choses
39:09qu'il faudrait remettre en question
39:10collège unique
39:11et principe de subsidiarité
39:13dans les directions
39:14Très bonne question
39:16je n'ai pas véritablement
39:17la réponse
39:18après je me demande
39:19malgré tout
39:19comment est-ce qu'on peut créer
39:20un pays
39:22une communauté de citoyens
39:24si on n'a pas
39:24un minimum de base commune
39:25parce qu'après
39:26ça peut arriver
39:27à une sorte
39:27de programme à la carte
39:30de surmesure tout le temps
39:32et comment on fait
39:33pour pouvoir vivre ensemble
39:34si les valeurs
39:34ne sont pas les mêmes
39:35entre les différentes écoles
39:37je ne sais pas
39:39pourquoi est-ce que ça a
39:39si bien marché
39:40sous la troisième république
39:41et la quatrième république
39:42et pourquoi ça ne marche pas
39:44beaucoup moins d'élèves
39:44alors n'idéalisons pas
39:46non plus complètement le privé
39:47justement on va en venir
39:48avec Stéphane Simon
39:49à cet autre aspect
39:50quand on parle aujourd'hui
39:51de l'école privée
39:51on pense aussi
39:52à ce qu'il y a de troubles
39:53et notamment
39:53les histoires absolument
39:55scandaleuses
39:56de Bétarame
39:57qui a encore évolué
39:58cette semaine
39:59vous avez écrit
40:00dans votre livre d'ailleurs
40:00que Bétarame
40:01est venu percuter
40:02de plein fouet
40:03le propos de ce livre
40:04pendant sa gestation
40:05ça c'est vous
40:06je vous cite
40:07il y a d'ailleurs
40:08un autre livre
40:08qui est sorti
40:09celui du lanceur d'alerte
40:10Alain Esquer
40:12chez Michel Laffont
40:13qui s'appelle
40:13Le silence de Bétarame
40:14qui a dénoncé
40:15les violences
40:15au sein de cette institution
40:17qu'est-ce que vous pensez
40:19que Bétarame
40:19vous a appris
40:21et qu'est-ce que vous pensez
40:22d'une manière générale
40:24des méthodes
40:25très autoritaires
40:26au sein de cet établissement
40:28concernant les méthodes
40:29autoritaires
40:30qui se sont déroulées
40:32à Bétarame
40:33je les condamne toutes
40:34sans aucune réserve
40:35c'était plus qu'autoritaire
40:36d'ailleurs
40:37mais là on est dans
40:38l'autoritarisme
40:39on est dans
40:40la malvidence pure
40:42on est dans la tyrannie
40:42enfin on est dans
40:43la violence
40:44le viol
40:44enfin on est dans
40:45l'innommable
40:46finalement
40:47mais
40:48je ne pouvais pas
40:49faire l'économie
40:50d'essayer de penser
40:52un tout petit peu
40:53Bétarame
40:53parce que
40:54comme je fais
40:56un éloge
40:57et un plaidoyer
40:58que j'espère non aveugle
40:59du système privé catholique
41:00sous contrat
41:01je ne peux pas
41:01ne pas aller voir
41:02les dérives
41:03qu'il y a pu avoir
41:04mais
41:05et ça m'a
41:06ça m'a interrogé
41:07sur le fait
41:08que est-ce que
41:08les violences faites
41:09aux enfants
41:10sont l'apanage
41:11et de l'église catholique
41:13et ou
41:14du système privé catholique
41:15sous contrat
41:16réponse non
41:16on en a eu
41:17un exemple
41:18hélas très récemment
41:19dans certaines crèches parisiennes
41:21du 10e et du 11e arrondissement
41:23donc public
41:24où il y a eu
41:25des viols
41:26des maltraitances
41:26d'enfants de 3, 4, 5 ans
41:28et ça
41:29parce que
41:30on se sert
41:31de Bétarame
41:31ou du fait
41:33qu'il y a des abus sexuels
41:34sur des jeunes
41:35pour dire
41:36il faut supprimer
41:36ce type
41:37d'enseignement
41:38il faut supprimer
41:39ce type de structure
41:40c'est un raisonnement
41:41qui est faux
41:42parce que
41:42si on veut vraiment
41:43protéger
41:44la jeunesse
41:45des violences faites
41:46aux enfants
41:47il faut aller sur
41:47tous les endroits
41:48où il y a des adultes
41:49qui ont la charge
41:49à la place des parents
41:50auxquels des parents
41:51confient des jeunes
41:52pendant un certain temps
41:53et là ça veut dire
41:54club de danse
41:55club de sport
41:56MJC
41:57etc
41:58parce que
41:58les jeunes
41:58les jeunes
41:59c'est la culture
41:59il y en a eu
42:00malgré tout
42:01vous avez une surreprésentation
42:02de ces actes
42:02dans certaines institutions
42:04religieuses en France
42:05parce qu'il y a
42:05un nombre de cas
42:06énormes
42:07à montrer
42:07qu'une forme de loi
42:08du silence
42:09au sein de l'église
42:09de toute façon
42:10faisait qu'on ne les faisait
42:11pas remonter
42:11si facilement
42:13bien sûr
42:14alors ça c'est un vrai problème
42:15il faudrait que l'église
42:16fasse un vrai mea culpa
42:18ou en tout cas
42:18investigue
42:19et révèle un peu
42:21tout ce qu'elle a pu cacher
42:22est-ce qu'elle le fera
42:24ça je ne sais pas
42:24mais ce qui choque aussi
42:25dans le fait
42:26que ce soit catholique
42:27c'est que précisément
42:28on a l'idée
42:30qu'il y a une vertu morale
42:31supérieure là-bas
42:32donc ça ne devrait surtout pas
42:33arriver dans ce cadre-là
42:35d'où la trahison
42:35mais après
42:36donnez-moi une institution
42:37qui nettoie ses écuries
42:38officiellement
42:39et publiquement
42:40à part l'église catholique
42:41je n'en connais pas
42:42alors évidemment
42:43que ce qu'ils ont fait
42:44était immonde
42:45je ne le nie pas
42:47mais ils n'ont jamais dit
42:47que c'était bien
42:48contrairement à d'autres institutions
42:49ils n'ont jamais inversé
42:50le mal et le bien
42:51et ils nettoient
42:52publiquement leurs écuries
42:54bref
42:55mais j'avais une autre question
42:55bah si c'est important
42:57non non mais vous avez raison
42:58de le dire
42:58je peux sortir pas mal
42:59de profs de sport
43:00de techno
43:00je suis d'accord
43:01j'en ai même connu
43:02qui ont toujours été protégés
43:06par la hiérarchie
43:07et justement c'est là
43:07où je voulais en revenir
43:08c'est sur la hiérarchie
43:10on a parlé de l'affaire
43:11Samuel Paty
43:11il y a du pas de vagues
43:12mais dans d'autres affaires
43:13de violence
43:13il y a du pas de vagues
43:14des affaires de harcèlement
43:15il y a du pas de vagues
43:15est-ce que le souci n'est-il pas
43:17que justement le directeur
43:18qui veut fuir
43:19un établissement compliqué
43:21doit montrer
43:22que son établissement
43:23n'a pas de problème
43:23pour se faire muter ailleurs
43:24et donc sacrifie
43:25et les profs et les élèves
43:26ce sera le mot de la fin
43:27Harold Cobert
43:27n'étant pas directeur
43:29je ne sais pas
43:29mais à mon avis
43:30comme ils sont en tout cas
43:30dans le public
43:31évalués avec un certain
43:33nombre de points
43:33il me semble qu'ils n'ont
43:34pas d'autre choix
43:34qu'effectivement
43:35de suivre le courant
43:37qu'on leur impose
43:37mais encore une fois
43:39il me semble
43:39je n'ai pas la
43:40Bon on est dimanche
43:41demain les élèves
43:41retournent à l'école
43:42donnez une bonne raison
43:43aux parents qui vous écoutent
43:44de se dire
43:45c'est pas grave
43:45ça va bien se passer
43:46quand ils y retourneront
43:47après tout ce qu'ils viennent
43:47d'entendre
43:48parce qu'ils vont sans doute
43:49avoir un prof de français
43:50ou un prof de maths
43:51qui sera formidable
43:51et qu'ils vont au moins
43:52avoir grâce à l'école
43:53accès à des grands textes
43:54et ça c'est une grande joie
43:55et en attendant
43:56ils peuvent toujours lire
43:57ce livre
43:57Fouette Preuve
43:58signé de notre invité
43:59Harold Cobert
44:00qu'on remercie
44:00publié aux éditions
44:02du Rocher
44:02ils peuvent aussi lire
44:03le dernier numéro
44:04du magazine
44:05L'Incoré
44:06qui est dans vos kiosques
44:07dirigé par notre ami
44:08Arthur Devatrigan
44:09que je remercie également
44:10Merci à vous
44:10Et ils peuvent toujours
44:11d'ailleurs relire
44:12les productions
44:13ou réécouter les productions
44:14nombreuses et brillantes
44:15de Stéphane Simon
44:16que je remercie à son tour
44:18Je vous remercie
44:18La semaine prochaine
44:19on reçoit Chantal Delsol
44:20pour son livre
44:21La tragédie migratoire
44:22et la chute des empires
44:23Exactement
44:24Y a-t-il une comparaison
44:25à faire entre
44:25notre Occident
44:27et l'Empire romain
44:27lorsqu'il est tombé
44:28c'est ce qu'on verra
44:29mais avant ça
44:30place à la vie devant nous
44:31c'est avec Laurent Permas
44:32on va notamment
44:33se poser cette question
44:34ça coûte combien
44:34d'être vieux en France
44:36aujourd'hui
44:36c'est juste après les infos
44:37bon dimanche
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