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  • il y a 4 jours
Avec Parysatis Peymani, cofondatrice de Harmony Homes


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##OSEZ_INVESTIR-2026-01-25##

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News
Transcription
00:00Sud Radio, Oser Entreprendre, Thomas Binet.
00:05Et comme chaque dimanche matin, c'est le moment où on parle économie, on parle entreprise, on parle acteur de ceux qui parfois peuvent vous aider avec votre argent.
00:13Bonjour Thomas Binet.
00:14Bonjour Maxime.
00:15Quel plaisir de vous retrouver au programme d'Oser Entreprendre ce matin.
00:18Et bien Maxime, comment une enseigne de discontenée dans le Lot-et-Garonne est devenue un réflexe shopping pour des millions de Français avant de sombrer dans les difficultés ?
00:26Je vous raconte l'histoire de Jiffy et comment un enfant de la guerre, arrivé en France sans rien et devenu entrepreneur, investisseur et figure incontournable de l'innovation et de la transmission.
00:36Nous sommes avec Jean-Michel Caram qui vient nous parler de son livre « La réussite est en vous » aux éditions Michel Laffont.
00:42Et pourquoi malgré un fort attrait pour l'immobilier, l'épargne sécurisée, les Français hésitent encore à investir dans les start-up alors que l'avenir économique se joue aussi là-dessus.
00:51On en parle avec Alexandre Lacharme, notre consultant entrepreneurial.
00:56Le Corizobusiness, le magazine de référence pour entreprendre, présente
01:00Sud Radio, oser entreprendre, la saga des entreprises.
01:06Mon cher Thomas, aujourd'hui on s'intéresse à une enseigne que tout le monde connaît, mais sans forcément connaître son histoire.
01:12C'est la fameuse enseigne Jiffy.
01:14C'est une marque française qui est devenue mais alors incontournable dès qu'on essaye de faire des achats un peu malins.
01:19Racontez-nous comment tout ça a commencé.
01:20Maxime, tout commence à Villeneuve-sur-Lotte.
01:23En 1981, Philippe Ginestet ouvre son premier magasin sous le nom de Jiffy, le vrai soldeur.
01:29L'idée est simple mais redoutablement efficace.
01:32Proposé, des produits pour la maison et la famille à petit prix.
01:36Ce premier magasin va vite faire des petits, porté par un concept novateur et une obsession, celle du bon rapport qualité-prix.
01:43En moins de 20 ans, l'enseigne passe le cap des 100 magasins.
01:47Et ce qu'il faut dire, c'est que par la suite, Jiffy n'a cessé de grandir.
01:50Absolument.
01:51En 2002, la marque entame son expansion internationale, créé une centrale d'achat en Asie dès 2007 et dépasse les 600 magasins en 2019.
01:59Jiffy devient même actionnaire du groupe belge Trafik en 2016.
02:05Elle a réussi à évoluer sans trahir son ADN d'origine, un discounter malin proche des familles
02:10et qui propose une offre aussi large que maligne, maison, déco, loisirs, fêtes, il y a de tout pour tout le monde et pour toutes les générations.
02:17Mais la machine s'est enrayée.
02:19Oui, et elle fait face à une baisse de fréquentation de ses magasins, d'une pression sur les marges, d'une concurrence accrue,
02:24notamment par les plateformes commerciales et des enseignes étrangères.
02:28Du coup, l'enseigne a annoncé la cession de 32 magasins en France qui seront repris et transformés par grands frais courants de cette année 2026.
02:35Rappelons qu'en janvier 2025, un plan de soutien bancaire avait été obtenu avec effacement partiel de la dette,
02:42470 millions d'euros quand même, injection de capitaux frais, environ 200 millions d'euros,
02:47avec entrée au capital de la société par les banques pour 40%,
02:51accompagnée évidemment du retrait de son fondateur Philippe Ginestet.
02:56La fin d'une époque et le début d'une nouvelle ère pour Jiffy.
03:00Sud Radio, oser entreprendre, l'invité.
03:03Thomas, nous sommes avec Jean-Michel Karam, qui est entrepreneur et investisseur,
03:09mais également juré dans l'émission Très Regardez, qui veut être mon associé sur la chaîne M6,
03:13mais auteur également d'un livre, La Réussite est en vous et ses deux éditions.
03:16Michel Laffont.
03:17Bonjour Jean-Michel Karam.
03:18Bonjour Thomas.
03:19Alors je montre à la caméra, pour ceux qui nous suivent sur sudradio.fr
03:23ou sur toutes les plateformes, quand vous pourrez revoir cette émission en différé,
03:27c'est le livre que vous venez de sortir effectivement aux éditions Michel Laffont.
03:31Je vais vous citer Jean-Michel Karam pour commencer notre échange de ce matin.
03:36Des images me hantent.
03:37Elles me réveillent la nuit encore aujourd'hui.
03:39Elles sont gravées telles des cicatrices dans mon esprit.
03:42Lorsque je ferme les yeux, je revois l'horreur.
03:44J'entends les cris.
03:44Je me souviens de rien, sauf de cette nuit-là.
03:48La guerre au Liban a éclaté deux ans avant,
03:50et vous avez presque huit ans,
03:52lors de cette fameuse nuit du 16 mars 1977.
03:56Pour nos auditrices, pour nos auditeurs, que s'est-il passé cette nuit-là ?
04:00En fait, j'habitais un village dans le mont Liban,
04:06qui était...
04:08Au Liban, les religions sont assez présentes dans la vie sociale et politique même.
04:14C'était un village qui est partagé par les chrétiens et les druzes.
04:18Le leader des druzes s'appelait Kamal Joumblat.
04:24Il est tué par le régime d'Assad syrien sur un barrage.
04:31Et les Syriens préparent un petit crepuscule de gens druzes
04:38en disant que c'est les chrétiens qui ont tué Kamal Joumblat et les druzes.
04:43Et ce groupe-là des druzes part à la vengeance de leur leader.
04:48attaque des villages sans défense
04:52et tue en une seule nuit 177 personnes.
04:57Jusqu'à les sages des druzes arrêtent le massacre dans la nuit.
05:04Et puis c'était la fin.
05:08Et mon début fracassant dans la guerre du Liban.
05:13D'une vie d'insouciance, ça devient une vie de réalité.
05:16Je vais faire un saut dans le temps.
05:17Nous sommes le 10 juillet 1990.
05:20J'ai 20 ans et je vous cite toujours.
05:22Et pour la première fois de ma vie, je pose le pied sur le sol français.
05:25Jusqu'alors, je n'avais jamais quitté mes parents.
05:27Je n'avais jamais pris l'avion.
05:29Arrivé à Paris, je dormais à même le sol.
05:30Nous étions entassés à plusieurs dans l'appartement minuscule de mon frère Georges,
05:34dans le 15e arrondissement.
05:36J'étais l'immigré, l'exilé, le déraciné, l'enfant de la guerre.
05:39Que retenez-vous de ces premiers pas en France ?
05:42Je devais quitter le Liban parce que ça devenait dangereux.
05:47Et il n'y avait pas de porte de sortie multiple.
05:51Il y avait le port de Jounier qui était dans notre région, mais qui était pilonné.
05:56Et il y avait l'aéroport de Beyrouth, mais qui se trouvait dans le camp syrien.
06:02Et quand je dis syrien, c'est le régime de Assad.
06:05Absolument.
06:06Et donc, mes parents trouvent une idée un peu bizarre.
06:11C'est que je dois décoller de l'aéroport de Beyrouth,
06:16qui est sous le contrôle syrien,
06:19mais en me faisant passer dans un bus qui est celui de la compagnie aérienne,
06:23la Middle East Airlines, qui normalement n'est jamais arrêtée sur les barrages.
06:28Mais ce jour-là, ça a été arrêté quatre fois.
06:30J'ai échappé à la mort plusieurs fois parce que le nom Karam au Liban,
06:34c'est une famille qui est grande, qui a participé à la guerre.
06:39Et donc, Jean Karam, il doit y en avoir au Liban une vingtaine.
06:46Et certainement, il y a Jean Karam dans les registres.
06:49Et certainement, il a été demandé par le régime syrien.
06:53Donc, malgré tout, ma chance qui m'a toujours accompagné,
06:57m'accompagne ce jour-là.
06:58Et je me rappelle très, très bien de cette date,
07:01quand l'avion a finalement atterri à l'aéroport d'Orly.
07:07Je descends sur l'escalier de l'avion.
07:10Il faisait très chaud, presque 31 degrés.
07:14Et il y a un peu de vent qui vient frapper mon visage en bas de l'avion.
07:19Et je respire très, très fort.
07:23Et je dis, ça y est, t'es sauvé.
07:29Ta nouvelle vie commence.
07:31Et puis, j'étais très heureux.
07:33Mais en même temps...
07:34Triste d'avoir laissé votre famille derrière vous.
07:37Triste de laisser ma famille.
07:38Et dans l'incertitude totale de ce qui va m'arriver dans ce nouveau pays.
07:43Et vous allez devenir un vrai bosseur.
07:45Pardon de la trivialité du propos.
07:47Vous allez faire de grandes études.
07:48Vous allez devenir ingénieur, chercheur au CNRS.
07:50Et en 1997, vous allez créer votre première entreprise, Manscaped, spécialisée dans les microsystèmes électromécaniques.
07:58Bon, une ascension fulgurante, une introduction en bourse à à peine 31 ans.
08:04Vous avez pris le risque de créer votre entreprise.
08:06Et ça intéresse nos auditrices et nos auditeurs ce dimanche matin.
08:09Vous pesez à l'époque 116 millions d'euros.
08:12Mais les difficultés arrivent.
08:13C'est la vie de l'entrepreneur, on va dire.
08:15Oui, la vie d'entrepreneur, en fait, même jusqu'à aujourd'hui, avec toutes les réussites que j'ai faites,
08:20on se zoome toujours sur des endroits qui sont des endroits de grâce et de magie.
08:27Mais en fait, la réalité, la vie d'un entrepreneur, c'est des problèmes à gérer tout le temps, tout le temps, tout le temps.
08:34Et moi, j'ai la chance d'avoir une courbe ascendante.
08:38Mais si on se zoome sur cette courbe, il y a toujours des oscillations
08:43qui sont à chaque fois que j'ai posé un genou à terre.
08:46Et voilà, les difficultés pour moi arrivent en 2002, sans aucune expérience de difficulté,
08:53parce que j'étais un golden boy avant, donc j'étais un entrepreneur très énergique.
08:58Et vous le dites, Jean-Michel Caram, dans votre livre, que j'invite vraiment nos auditrices et auditeurs à lire.
09:04Je l'ai lu d'une traite, c'est passionnant.
09:06Vous dites effectivement que vous avez beaucoup de chance jusqu'à ce jour-là.
09:09Oui, en fait, même ce jour-là, j'ai eu de la chance.
09:13C'est vrai aussi.
09:14Parce qu'en réalité, vraiment, j'ai une chance qui m'a accompagné,
09:20qui devient presque bizarre, tellement je suis chanceux.
09:23Parce que c'était une très grosse difficulté.
09:27Mais le Jean-Michel Caram d'aujourd'hui a été formé entre 2002 et 2008.
09:35Et c'est là où j'ai tout appris.
09:38Et une angoisse, parce que vous avez une angoisse quand même,
09:42celle de mourir, pas de mourir, de mourir ou de vieillir.
09:48Parce que c'est toujours difficile de faire la part des choses entre les deux.
09:51Et du coup, vous allez décider de créer Yoma puis Yeva Group en 2020.
09:56Votre défi, créer le Netflix de la beauté.
09:57Alors c'est bien, parce que c'est toujours pratique de bien préciser les choses.
10:01Comme ça, tout le monde voit bien.
10:02Le Netflix de la beauté, c'est clair.
10:03Oui, c'est très simple.
10:05Ce que je veux, ce n'est pas vendre un produit ou un service.
10:08Je veux avoir une relation avec mes clients.
10:13Ils paient un abonnement et je m'occupe de la beauté.
10:15Tout ce qu'ils en ont besoin.
10:17Faites une erreur par jour, mais jamais la même.
10:19C'est un de vos principes, ça.
10:20C'est une des choses que je dis à mes équipes.
10:23C'est un conseil que vous donnez aux entrepreneurs qui nous écoutent.
10:25En fait, ce qu'il faut, c'est simple.
10:27On a le droit de faire des erreurs.
10:29Il faut en faire.
10:31Et vous vous l'appliquez aussi ?
10:32Je l'applique, oui.
10:33Moi, je suis intolérant envers moi-même.
10:35Beaucoup.
10:36Très peu tolérant envers moi-même.
10:37Quand je fais une bêtise, ça me mange le ventre.
10:41Le ton carame, ça veut bien dire générosité.
10:42Oui.
10:43C'est bien.
10:45Vous êtes bien renseigné, tout à l'heure.
10:47Non, c'est vrai.
10:48Mais il faut toujours apprendre de ses erreurs.
10:51Les gens qui cherchent à jeter la raison de leur échec sur d'autres gens.
10:56Moi, j'ai rencontré beaucoup dans ma vie des gens, dans mes entreprises, qui à chaque fois, ils font une erreur, etc.
11:02Cherchent un coupable.
11:04C'est jamais eux le coupable.
11:05Et à partir du moment où vous cherchez des coupables, vous n'apprenez pas, vous restagnez.
11:10Alors que si vous admettez que c'est vous qui avez fait l'erreur et qui ne fait pas d'erreur,
11:15vous ne l'affrêtez pas une deuxième fois et vous grandissez.
11:19Selon notre confrère du revenu, il a estimé votre fortune personnelle à 50 millions d'euros.
11:25Parlons un peu le chiffre.
11:25Vous confirmez ?
11:27Au moins.
11:28Au moins.
11:29Non.
11:30En fait, c'est très facile de l'estimer à minima.
11:36Parce que j'ai des parts dans ma société cotée.
11:40J'ai des parts dans l'Eva Group.
11:42On peut estimer la valeur de l'Eva Group.
11:45La valeur de Namskape est connue.
11:47J'ai skill et mes investissements dans plein de boîtes.
11:51C'est un plancher, 50 millions.
11:54C'est un instant, en fait.
11:56Oui, parce que c'est vrai qu'il faut que ça soit valorisé.
11:57Il suffit que votre action en bourse fasse plus 30, vous montez.
12:01Et que fasse moins 10, vous descendez.
12:03Vous avez connu.
12:04Mais je n'ai pas dit mon dernier mot et je mourrai milliardaire.
12:07Jean-Michel Caram, un de nos anciens invités d'Oser Entreprendre,
12:10qui a partagé avec vous les fauteuils de Qui veut être Manossocieux lors de la saison précédente.
12:17a souhaité vous laisser un message.
12:19À qui ?
12:20Vous allez écouter.
12:21Il va vous parler dans un instant.
12:23Il a enregistré juste avant l'émission parce qu'il savait que vous veniez avec nous ce matin.
12:28Bonjour, cher Jean-Michel.
12:29C'est ton ami Julien Jacob.
12:31Et aujourd'hui, j'ai une petite question pour toi.
12:34Ma question est la suivante.
12:35Qu'est-ce qui, chaque jour, te pousse à devenir un meilleur entrepreneur ?
12:41Alors, qu'est-ce que vous répondez à Julien Jacob ?
12:43Julien, j'étais chez lui hier soir.
12:47Il a bien gardé le secret.
12:48Oui.
12:49Il a super bien gardé le secret.
12:51Je l'ai quitté à 2h30 du matin.
12:52J'échappitré, je ne cache pas.
12:54C'est un type que je suis très content d'avoir fait, qui veut être mon assisté,
12:59parce que j'ai rencontré ce type.
13:01Et vous avez investi ensemble ?
13:02Oui, on a investi ensemble.
13:04On est devenu très amis.
13:05C'est un type qui est très pur, très généreux.
13:10Alors, qu'est-ce qui m'anime tous les jours ?
13:12Moi, je prends la vie comme un jeu.
13:14Je ne pense pas à l'argent, en fait.
13:16Pour moi, l'argent, c'est une mesure de succès.
13:19Ça veut dire que si je fais 100 millions, c'est bien.
13:21Si je fais un milliard, c'est mieux, etc.
13:24Mais je joue.
13:25Et le jour où j'arrête de jouer, je mourrai.
13:29Pour moi, moi, je n'ai pas peur de la mort.
13:36Elle m'a effleuré beaucoup de fois.
13:38Je peux mourir à n'importe moment.
13:41Je suis prêt.
13:41Mon testament a été fait à 27 ans.
13:43Donc, pour moi, la mort...
13:46Parce que vous savez d'où vous venez.
13:47Oui.
13:47Et puis, la mort, ça ne me fait pas peur.
13:49Ce qui me fait peur, c'est...
13:50Moi, c'est vieillir, c'est s'effacer, c'est perdre sa dignité.
13:55Et c'est ça qui me fait vraiment...
13:57Et c'est tout ce qui justifie mon action dans le monde de la beauté.
14:01Dans le monde de l'entrepreneuriat, pour moi, c'est mon jeu.
14:04C'est ma table de poker.
14:06Je joue dedans.
14:07Je suis heureux de le faire.
14:09Je suis heureux de créer des belles choses.
14:10Je suis heureux de vraiment de construire...
14:13J'ai le rêve de faire de Yeva Group aujourd'hui une mastodonte internationale
14:18qui emploie plein de gens, qui fait des choses hyper innovantes, etc.
14:23Et c'est ça qui m'anime tous les matins.
14:26Je ne pense jamais que, tiens, je vais gagner tant d'argent.
14:29En réalité, l'argent, je ne pense jamais.
14:31J'ai été élevé par ma mère qui me disait...
14:34Je répète toujours cette phrase qui me disait,
14:36« Ne cours jamais derrière l'argent, il court plus vite que toi.
14:39Il court à faire des grandes choses.
14:41L'argent est une conséquence.
14:43C'est quelque chose que j'ai enseigné à mes enfants et que je pratique. »
14:46Et d'ailleurs, vous le dites dans votre ouvrage parce que vous dites
14:48« Entre l'argent et l'honneur, je choisirai toujours l'honneur. »
14:50« Je viens d'une région où l'on préfère mourir debout que vivre à genoux. »
14:53Très belle formule.
14:54« Je suis un combattant du bien. »
14:57C'est bien ça ?
14:58Tout à fait.
14:58Merci à vous, Jean-Michel Caram.
15:00Merci, Thomas.
15:00Merci pour tout ce que vous avez dit sur le livre.
15:02Et puis, on me dit aussi que vous êtes un fou de bonne gastronomique,
15:05donc un homme de goût.
15:06Merci beaucoup, Jean-Michel Caram, d'être passé du côté d'Osez Entreprendre.
15:09Et je rappelle que vous êtes entrepreneur, investisseur aussi.
15:12Mais l'auteur, et c'est la raison de votre venue ici,
15:14notamment de ce livre, La Réussite est en vous.
15:17Et c'est à retrouver aux éditions Michel Laffont.
15:20Sud Radio.
15:21Oser Entreprendre.
15:23Les essentiels de l'entrepreneuriat.
15:25Thomas, pour clore cette première parenthèse économique en ce dimanche matin,
15:28nous sommes avec Alexandre Lacharme, entrepreneur, business angel
15:31les consultants entrepreneurials pour oser entreprendre.
15:34Et vous allez avec lui nous parler de la relation, on va dire, particulière
15:38qu'entretiennent les Français avec l'investissement dans les startups.
15:41Oui, et puis ça va donner un prolongement à notre échange avec Jean-Michel Caram
15:43qui considère que les Français, dans son ouvrage, d'ailleurs, se plaignent beaucoup.
15:46Ils vivent au paradis, ils ne s'en rendent pas compte.
15:48Vous confirmez, Jean-Michel Caram ?
15:50Exactement.
15:51Voilà.
15:51Alors, on entend beaucoup, Alexandre, parler de startups.
15:54Mais quand on regarde les chiffres, les Français investissent encore très peu dans ce type
15:58d'actifs, préférant l'immobilier ou l'épargne sécurisée.
16:01Comment vous expliquez ce paradoxe ?
16:03Eh bien, c'est vrai, Thomas.
16:04C'est le résultat d'une triple barrière.
16:06D'abord, une barrière culturelle.
16:08En France, l'échec fait peur.
16:10Investir dans une startup, ça a accepté d'échouer.
16:12Et ça, culturellement, on le vit très mal.
16:14Ensuite, une barrière financière.
16:16Beaucoup de Français pensent que l'investissement en startup est réservé aux riches
16:20ou aux initiés, alors que ce n'est plus forcément vrai aujourd'hui.
16:24Et enfin, un manque de compréhension.
16:27On ne sait pas comment ça fonctionne, donc on n'y va pas.
16:29Donc, ce n'est pas un manque d'argent, mais ça serait plutôt une question de méfiance.
16:33Tout à fait.
16:34Méfiance et méconnaissance également.
16:36Selon le baromètre de l'épargne et de l'investissement 2025 publié par l'autorité
16:40des marchés financiers, 4 Français sur 10 ne détiennent aucun produit d'investissement
16:44financier et seulement 34% se déclarent intéressés par un investissement en action.
16:50Ça illustre, Thomas, une forte préférence pour l'épargne sécurisée au détriment
16:54de placements plus risqués comme les startups.
16:57Et pourtant, dans d'autres pays, Alexandre, les particuliers investissent beaucoup plus
17:00dans les startups.
17:01Eh bien oui, mais aux Etats-Unis et au Royaume-Uni, par exemple, investir dans une startup,
17:07c'est un acte moins atypique que chez nous, culturellement valorisé et encouragé par
17:12une fiscalité incitative.
17:14En France, l'évangélisation du sujet progresse grâce à des émissions au grand public
17:20qui démocratisent à juste titre le sujet.
17:23Mais il nous faudra encore quelques années pour que les réticences culturelles s'amenuisent.
17:28Merci Alexandre.
17:29Merci.
17:29Et merci beaucoup Thomas.
17:30On se retrouve dans un instant pour Oser Investir.
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