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  • il y a 7 heures
Avec Valentin Pignolet, Co-fondateur d'Inpulse, une entreprise spécialisée dans l'optimisation des stocks alimentaires grâce à l'IA et Frederic de Mont-Serrat, Co-fondateur de mube qui met la technologie au service de la renaturation des villes.

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##LA_PLANETE_DEMAIN-2026-02-08##

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News
Transcription
00:00Picotis Solaire, expert en solutions photovoltaïques pour un avenir durable.
00:04Et Akhena, la reine des vérandas et des pergolas, vous présente
00:07Sud Radio, la planète demain, Christophe Debiens.
00:11Bonjour et bienvenue sur Sud Radio pour un nouvel épisode de La Planète Demain,
00:14l'émission qui met à l'honneur les véritables acteurs du changement
00:19et les porteurs de solutions environnementales innovantes.
00:23Alors justement, aujourd'hui, nous avons le plaisir de recevoir dans les studios de Sud Radio
00:27deux nouveaux acteurs de la transition écologique positive.
00:31Et j'ai nommé Valentin Pignolet, cofondateur d'Inpulse,
00:35une entreprise spécialisée dans l'optimisation des stocks grâce à l'intelligence artificielle.
00:42Et puis Frédéric de Montserrat, qui est lui cofondateur de Mub,
00:46qui met la technologie au service de la renaturation des villes.
00:51Bonjour Valentin.
00:52Bonjour Christophe.
00:53Et bonjour mon cher Frédéric.
00:56Bonjour Christophe.
00:57Alors on va commencer avec Valentin, si vous en êtes bien d'accord.
01:00Vous êtes donc fondateur, disais-je, d'Inpulse,
01:04qui aide les chaînes de restauration à gérer efficacement leur approvisionnement
01:08et à réduire le gaspillage alimentaire.
01:10Est-ce que vous pouvez nous présenter cette société Inpulse ?
01:14Effectivement, merci pour l'invitation déjà Christophe.
01:17Effectivement, Inpulse, c'est une solution de gestion de stocks
01:20à destination des chaînes de restaurants, mais aussi des boulangeries,
01:22et qui leur permettent d'optimiser leurs coûts matières et leurs approvisionnements
01:26grâce à l'intelligence artificielle.
01:28Donc pour ça, on a développé un algorithme qui permet de prévoir la demande,
01:31donc en fonction d'un certain nombre de paramètres.
01:33Ça va être les ventes passées du restaurant, la météo, les vacances scolaires, les jours fériés.
01:37Et tous ces tas de paramètres permettent de faire une prévision d'activité,
01:41donc de dire ce restaurant-là, demain, va faire 3 000 euros de chiffre d'affaires, par exemple.
01:45Et ça, derrière, ça se décline en une prévision par produit
01:48et une prévision également par ingrédient commandable,
01:51ce qui fait que le manager de restaurant, il a une précommande qui est automatiquement remplie,
01:55et ce qui lui permet de minimiser le gaspillage et de minimiser également les ruptures de stock.
01:59Alors, quels ont été les grands tournants ou les moments clés
02:03qui ont structuré votre croissance depuis votre création en 2018, je crois ?
02:09Alors, les moments clés, effectivement, on a fondé la solution des deux associés en 2018, fin 2018.
02:15Ça a été le premier moment clé, puisque c'est à ce moment-là qu'on a rencontré les premiers restaurateurs
02:18et qu'on s'est vraiment rendu compte de ce besoin sur le marché.
02:22Ensuite, on a eu des différentes levées de fonds pour accélérer la croissance de la société,
02:27donc une pendant le Covid en 2020 et une en 2023, au sortir du Covid et au début de Tchat GPT.
02:33Et enfin, le dernier événement en date, c'est le rachat par une société qui s'appelle Mappal d'Impulse
02:39qui a eu lieu en fin d'année dernière, en 2035.
02:42Et est-ce que vous pouvez nous expliquer comment Impulse, au fil des années,
02:48a su s'adapter à des métiers aussi différents que la restauration rapide et la boulangerie ?
02:54Alors, comment on a su s'adapter ?
02:56Et notamment avec l'intelligence artificielle ?
02:58Bien sûr.
02:59Donc, comme je l'ai dit, au tout début 2018, notre volonté, c'était d'avoir un outil à la fois ergonomique
03:04pour faire face à des gros ERP, en tout cas des grosses solutions
03:07qui sont parfois difficiles à implémenter et lourdes de paramétrage.
03:11Donc, le premier point, c'était l'ergonomie.
03:12Et le deuxième point, c'était effectivement la puissance de l'intelligence artificielle
03:15pour automatiser un certain nombre d'actions qui peuvent paraître rébarbatives par moment.
03:20Donc, ça, ça a été la première brique en 2018.
03:23Et ensuite, justement, en 2023, lorsque ChatGPT est sorti,
03:27on s'est dit comment on peut utiliser ces nouvelles technologies de Gen AI,
03:34j'ai pu m'en penser, pour améliorer à la fois nos processus et à la fois améliorer le produit.
03:40Et donc, en ce sens, on a sorti plusieurs nouvelles briques,
03:43des briques qui nous permettaient, nous, d'être plus efficaces dans l'ingestion de la donnée.
03:46Donc, typiquement, quand on bosse avec un nouveau client, on a besoin de prendre ces mercuriales,
03:51donc c'est les listes de prix, avec ces listes des références fournisseurs.
03:55On a besoin également d'intégrer les fiches recettes,
03:57donc comment sont composés les différents produits.
04:00Et donc, on a fait des agents qui permettent automatiquement d'ingérer ces données dans l'outil.
04:04Et également, tout ce qui est fonctionnalité utilisateur.
04:07Donc, on a développé un module de réconciliation entre les factures et les commandes, grâce à l'IA,
04:12et à un agent qui est pas mal utilisateur, de dialoguer directement avec ces données au sein d'Impulse.
04:18Et comment les retours des restaurateurs ont-ils façonné l'évolution de votre produit depuis le début ?
04:24C'est vraiment au cœur de notre démarche.
04:27C'est vrai que je ne l'ai pas dit, mais on n'est pas du tout issus du milieu de la restauration avec mon associé.
04:31On est deux ingénieurs.
04:32Du coup, on a vraiment eu cette volonté d'être toujours sur le terrain,
04:36d'être proche de nos clients, proche de nos prospects,
04:38et de comprendre leurs besoins.
04:41C'est pour ça qu'on a une équipe aussi produit chez Impulse,
04:44de trois personnes qui, au quotidien, font vraiment le pont entre les développeurs
04:48et les data scientists qui vont développer les solutions,
04:51et le terrain, les clients.
04:53Parfois, ils aident même les clients sur certains processus.
04:56En tout cas, ils se mettent dans la peau des clients.
04:58Ce qui permet de bien comprendre les besoins et de sortir les solutions les plus adaptées.
05:02Et pourquoi dites-vous qu'Impulse est le pionnier en intelligence artificielle pour les restaurateurs ?
05:08Alors, on est le pionnier parce qu'on était les premiers en 2018
05:10à vouloir justement démocratiser l'accès à ces algorithmes.
05:14Avant, c'était un petit peu à l'apanage des grands groupes.
05:16On faisait appel à un cabinet de conseil.
05:18On payait très cher un algo sur mesure.
05:20Nous, on a vraiment voulu mettre un algo plutôt générique,
05:23même s'il s'adapte à chaque client,
05:24mais dans les mains du plus grand nombre.
05:26Et ça, c'était bien avant justement l'ère des tchats de GPT,
05:29le moment où tout le monde prétend faire de l'IA.
05:31Et ensuite, effectivement, on a suivi un petit peu le chemin
05:34en continuant à s'approprier et à mettre les nouvelles technologies
05:39dans les mains des utilisateurs.
05:40Alors, expliquez-nous un peu plus en détail
05:43ce que fait votre application mobile pour l'inventaire
05:46et comment elle change le quotidien des équipes en restaurant.
05:49Alors, l'application mobile,
05:51elle permet de faire des inventaires.
05:54Pour rappel, un inventaire,
05:55on va regarder, ça peut être en chambre froide ou en cuisine,
05:58les différents éléments qui nous restent,
06:00donc en matière première.
06:01Et là où avant, il fallait avoir un papier crayon
06:03ou un fichier Excel noté au papier.
06:06Là, l'application mobile permet soit en prenant des photos,
06:08soit directement en saisissant les quantités,
06:11d'aller beaucoup plus vite.
06:12Ça fonctionne également en mode hors ligne.
06:14C'est-à-dire que souvent, on est au sous-sol,
06:16on n'a pas Internet.
06:18Donc, c'est souvent compliqué avec les applications web.
06:20Et enfin, on peut le faire à plusieurs.
06:22C'est-à-dire qu'il peut y avoir une personne dans la cuisine
06:24et une personne dans la chambre froide
06:25qui, en même temps, font l'inventaire sur les mêmes éléments.
06:27Et ça se consolide automatiquement.
06:29C'est vraiment un vrai gain de temps pour les restaurateurs.
06:31Et on peut donc dire que cet agent d'intelligence artificielle
06:36devient un véritable assistant
06:38pour aider les restaurateurs à prendre des décisions au quotidien ?
06:42Exactement, c'est l'idée.
06:43Donc là, sur la partie inventaire, il n'y a pas encore d'agent.
06:45Justement, là, c'est vraiment, on va dire,
06:47une fonctionnalité qui est un petit peu différente.
06:48Par contre, sur l'agent, effectivement,
06:50l'idée, c'est de pouvoir rendre le manager encore plus autonome.
06:54Le premier pilier, c'est vraiment dans la restitution de la donnée.
06:57C'est plutôt que de regarder des dashboards
06:59qui peuvent être parfois un petit peu figés,
07:01pouvoir demander, voilà, quel est le montant de mon dernier inventaire ?
07:05Quand dois-je passer ma prochaine commande ?
07:06Et tout ça, plutôt que de passer soit par un dashboard,
07:08soit par un chargé de compte,
07:10ça permet de le faire automatiquement.
07:11Et le deuxième niveau,
07:12ça va être d'automatiser certaines opérations
07:14qui peuvent être chronophages,
07:16grâce à l'agent qui va automatiquement passer une commande, par exemple,
07:19ou nous donner les écarts qui sont importants
07:22entre ce qu'on est censé avoir consommé
07:24au vu des recettes
07:25et ce qu'on a réellement consommé
07:26au vu des achats de matières premières.
07:28Alors, vous disiez dans votre présentation,
07:30en tout début d'émission,
07:31qu'en fin d'année 2025,
07:33Impulse a rejoint le groupe MAPAL,
07:36qui est aujourd'hui leader pan-européen
07:38des logiciels pour l'hôtellerie-restauration.
07:41Mais qu'est-ce qui a motivé ce rapprochement ?
07:43Et pourquoi MAPAL s'est-il imposé
07:44comme un partenaire
07:45qui est devenu finalement évident pour Impulse ?
07:48Oui. Alors, vous parlez aussi de plusieurs jalons.
07:50Donc, effectivement, j'ai parlé des levées de fonds par le passé.
07:53On a eu aussi un jalon qui était l'atteinte
07:54de la rentabilité fin 2024.
07:56Du coup, dès début 2025,
07:57on a voulu s'étendre à l'international.
08:00Donc, voilà, aussi fin 2024,
08:01on est devenu leader des solutions de gestion de stock en France.
08:05Donc, la prochaine étape logique,
08:06c'était de se développer à l'international.
08:08On a ouvert un bureau à Londres l'année dernière.
08:10Ça fonctionne bien pour l'instant.
08:12Et donc, l'idée ensuite, c'était de pouvoir se déployer
08:14et de déployer la solution Impulse en Europe.
08:16On avait un petit peu deux choix.
08:17soit lever des fonds et investir massivement en Europe,
08:22soit rejoindre un groupe qui a déjà, on va dire,
08:24la mécanique internationale
08:26et qui a les fonds également derrière.
08:28Donc, MAPAL nous a approchés en ce sens.
08:30On trouvait que, justement, ça faisait sens.
08:32Donc, on a rejoint le groupe
08:34qui, en plus, partage une vision commune
08:37de faire un acteur tout en un dans la restauration
08:41et également une culture de boîte qui est très similaire.
08:44Donc, ce qui est beaucoup plus facile
08:45pour l'intégration des équipes.
08:46Alors, vous le disiez à l'instant,
08:47le rachat, ce rachat,
08:51ouvre à Impulse une nouvelle dimension internationale.
08:54Comment est-ce que vous envisagez
08:55cette accélération à l'échelle européenne,
08:57en quelques mots ?
08:58En quelques mots, déjà,
08:59c'est consolider notre position en Angleterre.
09:02On sait qu'il y a beaucoup plus de concurrence qu'en France.
09:04Donc, c'est un marché qui est un petit peu plus dur
09:05à pénétrer que le marché français.
09:07Et MAPAL a déjà une présence très importante en Angleterre.
09:09On va pouvoir bénéficier de leur expertise sur le marché,
09:12aussi, de leurs forces commerciales.
09:14Et d'autre part, en Espagne ou en Amérique latine,
09:17ils ont également des forces commerciales
09:19qui vont nous permettre d'aller plus vite et d'accélérer.
09:22Donc, c'est l'idée de ce rapprochement.
09:24– Merci infiniment, cher Valentin Pignolet,
09:27co-fondateur d'Impulse,
09:29une entreprise spécialisée dans l'optimisation des stocks
09:32grâce à l'intelligence artificielle.
09:34On se retrouve dans un court instant sur Sud Radio,
09:36bien entendu, avec nos deux invités,
09:38mais aussi avec Thibaut, notre French Trotter national,
09:41qui nous fera découvrir la suite de son reportage
09:44sur le barrage flottant installé sur la Garonne
09:47pour récupérer les déchets.
09:49A tout de suite.
09:50– Picotis solaire, expert en solutions photovoltaïques
09:53pour un avenir durable et à Kéna,
09:55la reine des vérandas et des pergolas vous présente
09:57Sud Radio, la planète de main, Christophe Debiens.
10:01– Eh bien, nous sommes de retour dans les studios
10:03de Sud Radio, la planète de main,
10:04en compagnie de nos deux invités
10:06et bien sûr de Thibaut, le French Trotter,
10:09qui cette semaine nous emmène,
10:11une fois n'est pas coutume, sur la Garonne, n'est-ce pas Thibaut ?
10:14– Exactement, et on s'intéresse à un barrage
10:16qui a été installé sur la Garonne.
10:18La semaine dernière, Patrick Tenet,
10:20co-fondateur de la société à mission Plastique Vortex,
10:22nous faisait découvrir ce barrage flottant,
10:25le tout premier de ce type,
10:27installé en fin d'année dernière,
10:28en aval d'agglomération toulousaine.
10:30Il permet de collecter jusqu'à 80% des déchets flottants
10:32de plus d'un millimètre, par exemple des bouteilles en plastique,
10:34des canettes, des mégots,
10:35ou encore des billes en polystyrène.
10:38Mais une question se pose,
10:39que deviennent ces déchets une fois captés par le barrage ?
10:42Eh bien, c'est ce que nous allons découvrir
10:43de plus près, toujours avec Patrick Tenet,
10:46qui nous explique le fonctionnement
10:47de ce système mécanique chargé d'acheminer
10:49et les déchets vers la benne.
10:51Eh bien, c'est la première étape de leur prise en charge.
10:53Donc tout est contrôlé.
10:55On a des capteurs,
10:56on a des systèmes de caméras, etc.
10:58Donc on peut contrôler à distance
10:59et déclencher à distance le système.
11:02Il y a un tapis roulant au fond de la benne
11:04qui permet de pousser les déchets vers le fond.
11:05Donc on peut tout à fait maîtriser
11:08un petit peu la gestion des déchets
11:10qui sont collectés.
11:11Donc là, je le démarre.
11:12Et là, vous pouvez voir que les déchets
11:14sont en train de remonter.
11:16On entend les déchets qui se déversent dans la benne.
11:19Donc beaucoup de bouteilles de plastique,
11:21des bidons, des sacs plastiques aussi,
11:26des mégots, beaucoup de mégots,
11:28des billes polystyrènes, comme je le disais,
11:29mélangées avec des déchets organiques.
11:32Voilà, donc ça, c'est un peu le quotidien
11:34de ce qu'on peut récupérer.
11:36Alors ensuite, on se pose la question,
11:37que deviennent ces déchets ?
11:38On s'est engagé à faire la caractérisation des déchets.
11:42Donc ça consiste en quoi ?
11:43C'est-à-dire qu'on trie les déchets par type,
11:45par typologie de déchets.
11:46Mais on va les quantifier,
11:48on va les peser
11:49pour pouvoir avoir des données scientifiques précises
11:51sur la pollution de la Garonne.
11:53C'est une première également.
11:55Ça ne se fait pas.
11:57Et donc, c'est intéressant
11:59parce que ça permet quand même
12:00d'avoir des données très, très précises
12:01et de pouvoir mesurer exactement
12:03le niveau de pollution de la Garonne.
12:06Et si possible, si on peut,
12:10ça c'est plus compliqué,
12:11reconnaître l'origine des déchets,
12:13mener des mesures de prévention
12:15pour éviter que ces déchets finissent dans la Garonne.
12:18Et à terme, ces déchets, qu'est-ce qu'ils deviennent ?
12:20Alors oui, les déchets, en fait,
12:21on les trie.
12:23Donc une fois qu'on les a triés,
12:24ils partent vers des filières
12:25de collecte des déchets de la métropole.
12:28En fait, ils ont mis des bennes à disposition
12:30qui permettent de suivre
12:33le circuit de collecte de la métropole.
12:35En fait, on a deux types de déchets principalement.
12:38Soit les déchets ménagers,
12:39donc c'est la benne classique,
12:41et les déchets recyclables
12:42qui sont déversés dans les bennes jaunes
12:44pour pouvoir partir sur les filières spécifiques.
12:47Après, si on collecte des déchets dangereux,
12:51dans ces cas-là, évidemment,
12:52ça part sur des filières spécifiques.
12:54On a les contacts
12:55et là, on s'arrange pour les mettre au bon endroit.
12:59Combien de tonnes de déchets
13:00un tel barrage peut collecter par an ?
13:02Alors, on estime...
13:04C'est très difficile d'avoir des estimations précises
13:07parce que, justement,
13:07il y a des études empiriques,
13:10mais il y a peu de retours d'expérience.
13:12Mais on estime qu'on va collecter
13:14environ 8 tonnes de déchets anthropiques,
13:17soit l'équivalent de 425 000 bouteilles de plastique
13:21chaque année.
13:21On l'a dit, c'est le premier barrage de ce type
13:23en France et dans le monde.
13:25Quels sont vos projets ?
13:26Par exemple, sur la France,
13:29ce qui est assez incroyable,
13:30c'est qu'on sait exactement
13:31où installer 30 autres barrages
13:32sur des sites bien précis
13:35parce qu'on sait que si demain matin,
13:37d'un coup de baguette magique,
13:38on avait nos 31 barrages installés,
13:41ça nous permettrait de couvrir
13:43plus de 90% du territoire
13:44et de collecter plus de 70%
13:46des déchets flottants
13:47qui partent dans les mers et les océans
13:49à partir de nos cours d'eau en France.
13:51C'est énorme.
13:52Et en même temps, c'est hyper efficace,
13:54plus de 70%.
13:55Ça représente grosso modo
13:56les 175 tonnes de déchets
13:58qu'on collecterait chaque année
14:00sur l'équivalent de 9 millions
14:01de bouteilles de plastique chaque année.
14:03On comprend bien l'intérêt
14:05de ce dispositif pour les fleuves
14:06et les océans.
14:08Espérons que cette solution
14:09ingénieuse et efficace
14:11soit prochainement déployée
14:13sur de nombreux cours d'eau.
14:15À la semaine prochaine, mon cher Thibault,
14:17avec un nouveau reportage en immersion.
14:19Merci beaucoup.
14:20Nous sommes de retour
14:21dans les studios de Sud Radio
14:22au cœur de l'émission
14:23La Planète Demain
14:24où nous avons maintenant
14:25le plaisir d'accueillir
14:26Frédéric de Montserrat
14:28qui est le cofondateur de MUB.
14:30J'espère que je prononce bien.
14:32Qui met la technologie
14:33au service de la renaturation des villes.
14:35Frédéric, bonjour.
14:37Pouvez-vous nous présenter MUB
14:39en quelques mots
14:40si j'ai bien prononcé le terme ?
14:42C'est très bien prononcé.
14:44Merci beaucoup.
14:45Donc MUB, c'est la rencontre
14:46du végétal et de la technologie.
14:49En fait, aujourd'hui, dans les villes,
14:51on a besoin de plus en plus
14:53de technologies.
14:54On a des caméras,
14:56on a des équipements connectés,
14:57des lampadaires,
14:58des feux rouges,
14:58de la circulation.
15:00Mais on a surtout besoin de nature.
15:02On a besoin de plus en plus
15:02de nature, de biodiversité,
15:04de renaturation.
15:05La nature, souvent, meurt en ville.
15:08Il y a des volontés
15:09de mettre de la nature,
15:10mais ça ne marche pas
15:10forcément très bien.
15:12Et puis, l'espace est contraint.
15:13L'espace en ville est contraint.
15:15On ne peut pas planter des pelouses
15:17sur les trottoirs, malheureusement.
15:19Et quand on le fait,
15:20en plus, souvent,
15:21ça ne pousse pas beaucoup.
15:22C'est un peu abîmé.
15:23Donc, en fait,
15:25avec cofondateur Romain Bourdet,
15:28qui, lui, était travaillé
15:29dans le végétal,
15:29et moi, je travaillais
15:30dans les nouvelles technologies,
15:32on s'est dit,
15:32mais est-ce qu'on ne pourrait pas
15:33utiliser la technologie
15:34au service du végétal ?
15:36Et comme il n'y avait pas
15:37de place au sol,
15:37on s'est dit,
15:39on va faire de la nature,
15:40de la végétalisation en hauteur.
15:42Et c'est là où on a créé
15:43cette colonne végétalisée,
15:45alors végétalisable.
15:46J'ai une petite maquette
15:46à côté de moi
15:47pour ceux qui sont sur le web.
15:49Mais en gros, c'est quoi ?
15:50C'est une colonne
15:50qui fait 6 mètres de haut,
15:52qui est recouverte de plantes.
15:54Il y a un substrat à l'intérieur,
15:55il y a de la terre à l'intérieur.
15:57C'est en capacité
15:58de porter des équipements
15:58de la Smart City.
16:00Ça peut porter lampadaire,
16:02luminaire,
16:02ça peut avoir des capteurs,
16:04ça peut avoir des antennes
16:05Wi-Fi ou télécom,
16:07ça peut avoir de la sonorisation
16:08et ça permet de concilier
16:11technologie et renaturation.
16:14Ne serait-il pas plus simple
16:16de planter des arbres ?
16:18Alors, l'arbre,
16:19c'est une super solution.
16:20Quand on peut planter des arbres,
16:22il faut planter des arbres
16:23parce que l'arbre,
16:24c'est génial à tout point de vue
16:26et nous, on n'a pas du tout
16:27vocation à remplacer les arbres.
16:28Mais parfois,
16:29ce n'est pas possible
16:30de planter des arbres.
16:30Quand vous avez des réseaux,
16:33donc je parle des réseaux
16:33d'assainissement,
16:34des réseaux télécom,
16:35des réseaux gaz,
16:36quand vous avez des parkings,
16:38vous ne pouvez pas planter
16:39un arbre, malheureusement.
16:40Donc, quand on ne peut pas
16:41planter un arbre,
16:42soit on baisse les bras,
16:43soit on met une colonne mube.
16:44Alors, qu'est-ce que
16:45la renaturation urbaine
16:47et en quoi cette renaturation
16:49est-elle un enjeu
16:51si important aujourd'hui ?
16:53En fait, la nature
16:55aime bien la ville
16:56parce que la ville,
16:59c'est un endroit
16:59qui est un petit peu
17:00moins pollué
17:00que beaucoup de surfaces
17:03hors-ville.
17:04C'est un peu contre-intuitif,
17:05mais en fait,
17:06aujourd'hui,
17:06la biodiversité,
17:07notamment tout ce qui est
17:08insectes, pollinisateurs
17:10et compagnie,
17:11aime bien la ville.
17:11Ils aiment bien s'y retrouver
17:12parce qu'il y a moins
17:14de polluants,
17:16notamment liés
17:16parfois à l'agriculture.
17:17mais elles ne trouvent pas
17:20de refuge.
17:21Elles ne trouvent pas
17:21de refuge en ville.
17:22Et nous, la colonne mube,
17:24c'est environ 120 plantes
17:26sur une colonne
17:27de 6 mètres de haut
17:27de 20 espèces différentes.
17:29Donc en fait,
17:29ça apporte une grosse biodiversité
17:31dans un espace
17:32vraiment contraint.
17:33L'emprise au sol d'une colonne,
17:34c'est moins d'un demi-mètre carré.
17:36Mais grâce à cette emprise
17:37au sol minimale,
17:38on arrive à faire
17:39plus de 9 mètres carrés
17:40de végétal.
17:41Donc ça voudrait dire
17:42que tout ça,
17:43c'est bon pour la santé,
17:44c'est bon pour le climat,
17:45c'est bon pour la biodiversité ?
17:47Exactement.
17:47Alors, il faut savoir aussi
17:48que les plantes ont une capacité
17:50de purification d'air,
17:51de filtration qui est importante.
17:53Les feuilles,
17:54mais également les racines.
17:55Parce que ça,
17:56on en parle rarement.
17:57Mais les racines également
17:58ont un élément purifiant
18:00très très fort.
18:02Et ce qui est important aussi,
18:03c'est l'aspect esthétique.
18:05Parce que c'est bien aussi
18:06de se rappeler
18:07qu'on vit dans la nature.
18:08Nous, on met des plantes
18:10qui sont vivaces,
18:11qui donnent du vert,
18:12qui rappellent que la nature
18:13a toute sa place dans la ville.
18:14Et vous les installez comment,
18:16ces colonnes ?
18:17Alors, en fait,
18:17ça s'installe, on va dire,
18:18comme un lampadaire.
18:20C'est-à-dire que c'est
18:22vissé au sol.
18:24Il y a une fondation.
18:26C'est relié au réseau d'eau
18:27et au réseau électrique
18:28de la ville.
18:29Donc, il n'y a pas besoin
18:30d'avoir des agents
18:30qui viennent se déplacer
18:31pour arroser les colonnes.
18:33On a des capteurs intelligents
18:34au sein de la colonne
18:35qui va regarder en temps réel
18:36l'hygrométrie
18:37du substrat,
18:39de la terre,
18:39et qui va arroser
18:40que quand il y en a besoin.
18:41Et ça, ça nous permet
18:42d'économiser jusqu'à 70% d'eau.
18:44Parce qu'il faut...
18:45C'est très bien le végétal,
18:46c'est génial,
18:46mais il faut bien le gérer.
18:48Il faut qu'il réussisse
18:48à pousser,
18:49mais surtout,
18:49il ne faut pas gaspiller d'eau
18:50qui est également
18:50un enjeu très important.
18:52Alors, quelles sont
18:53les technologies
18:54qui sont intégrées
18:55dans ces colonnes ?
18:56Alors, vous avez
18:56notamment la technologie
18:57de l'irrigation
18:58dont je viens de parler,
18:59avec des capteurs,
19:00avec un cerveau
19:01qui va dire,
19:01ah, là, il faut arroser.
19:02Il faut réussir.
19:03Ce n'est pas si facile
19:04de faire pousser du végétal
19:06sur 6 mètres de haut
19:07sur du diamètre
19:08de 30 centimètres.
19:09On pourrait penser,
19:10on met de l'eau en haut,
19:11ça va tomber jusqu'en bas
19:12et puis ça arrosera tout.
19:14En fait, ce n'est pas si simple.
19:15Nous, on a,
19:16comme je disais,
19:16on a 120 plantes,
19:17donc 120 trous.
19:18Donc, si vous mettez
19:18un tuyau d'orzage en haut,
19:19ça va descendre
19:20par les trous du haut
19:20et puis le bas sera sec.
19:22Donc, on a la distribution
19:23d'eau à multiniveau.
19:24On a des capteurs intelligents
19:25qui peuvent vraiment réguler ça.
19:29On a des alertes
19:30et puis, on a aussi
19:31tout un système d'étanchéité
19:32parce que faire cohabiter
19:33électricité et irrigation,
19:35ce n'est pas forcément évident.
19:36Et comment sont-elles perçues
19:39l'aune végétale
19:40par la population
19:42du maire général
19:43mais aussi par les collectivités ?
19:45Alors, par la population,
19:46c'est très, très bien vu.
19:48Tous les retours qu'on a eus,
19:49tout le monde est content.
19:50Ça fait des jardins verticaux,
19:51en fait.
19:52Donc, en fait,
19:52du jour au lendemain,
19:53vous vous retrouvez avec...
19:54Là où je vous avais donné
19:55une petite photo,
19:56c'est à Aulnès-sous-Bois
19:57où on en a déployé pas mal.
19:59C'est sûr que c'est très rapidement
20:00ça verdit.
20:02En quelques mois, c'est vert
20:04parce qu'avant de faire pousser
20:05un arbre de 6 ou 7 mètres de haut,
20:06il faut parfois une dizaine d'années.
20:07Et par les collectivités,
20:10alors, elles adorent.
20:11Elles adorent.
20:12Nous, on a des retours
20:13très, très positifs.
20:15Après, il y a toujours,
20:16souvent dans les municipalités,
20:17vous avez un côté
20:17pour la partie végétalisation
20:19et un côté
20:20pour la partie technologie.
20:21Ce n'est pas forcément
20:21le même service.
20:22Il faut juste que les deux services
20:24parlent entre eux
20:24pour coordonner tout ça.
20:25Mais en tout cas,
20:26des très bons retours.
20:27Et dans 5 à 10 ans,
20:28vous vous voyez où
20:29avec Mub ?
20:31Nous, on aimerait bien
20:32se voir dans le monde entier
20:33parce que ça,
20:35c'est vraiment exportable
20:36par définition.
20:37C'est pour ça
20:38qu'on est en train
20:38de faire des partenaires stratégiques
20:40avec des gros acteurs industriels.
20:43Et peut-être que c'est eux
20:44qui vous appellent d'ailleurs
20:45parce qu'ils sont intéressés
20:47par l'émission.
20:49Mais on se voit partout
20:51parce que ce n'est pas
20:52un enjeu français.
20:53C'est un enjeu planétaire.
20:55Alors, enjeu planétaire,
20:57bien entendu.
20:58Qu'est-ce que vous pensez
20:59de l'écologie positive ?
21:00Ce serait quoi,
21:00votre définition,
21:01si vous deviez en avoir une ?
21:03L'écologie positive,
21:04c'est justement
21:05à partir du constat
21:06qu'on a tous besoin
21:06de faire quelque chose
21:07et d'essayer de créer quelque chose.
21:10Interdire les choses,
21:11parfois, c'est indispensable.
21:13Mais la force créatrice,
21:15à notre avis,
21:16est encore plus contributrice.
21:18Merci infiniment,
21:20cher Frédéric de Montserrat,
21:21cofondateur de MUB,
21:23qui met la technologie
21:24au service de la renaturation des villes.
21:26Je vous souhaite à toutes et tous
21:28un excellent dimanche après-midi.
21:30Et je vous laisse avec Alain Marty
21:32pour InVino,
21:33l'émission à écouter sans modération.
21:36Pour ma part,
21:37je vous retrouve sur Sud Radio
21:38dimanche prochain à 12h30,
21:40bien entendu.
21:41En attendant,
21:41vous pouvez visionner gratuitement
21:43tous les plus beaux films
21:44de découverte et de nature
21:46sur notre plateforme digitale
21:48www.laplanètedemain.plus
21:50Portez-vous bien
21:52et à dimanche prochain.
21:53Akhena,
21:54expert en carport
21:55et pergola solaire
21:56pour des économies
21:57et un avenir durable.
21:58Et Picotis solaire
21:59pour que l'avenir s'éclaire
22:00avec des choix durables.
22:02Vous en présentez
22:03Sud Radio,
22:04la planète demain,
22:05Christophe Debiens.
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