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  • il y a 3 heures
Parlement Hebdo c'est le meilleur de la semaine parlementaire. Chaque vendredi, un député et un sénateur analysent les temps forts de la semaine au Sénat et à l'Assemblée nationale. Cette semaine, Kathia Gilder (LCP-AN) et Quentin Calmet (Public Sénat) reçoivent Danielle Simonnet, députée groupe Ecologiste et Social de Paris, Olivier Paccaud, sénateur LR de l'Oise.
A la Une cette semaine : la proposition de loi sur la fin de vie, de retour à l'Assemblée nationale, une semaine après son rejet par les sénateurs. Les députés ont à nouveau voté l'autorisation de demander une aide à mourir sous certaines conditions. Un autre texte est de retour: l'explosive proposition de loi Duplomb. Le sénateur LR a déposé un nouveau texte pour réintroduire deux molécules dans certaines filières agricoles... la Duplomb avait suscité la colère de nombreux citoyens, qui avaient signé une pétition l'été dernier contre cette loi.
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00:00Générique
00:00...
00:01Bonjour à tous, très heureux de vous retrouver pour ce nouveau numéro de Parlement Hebdo,
00:13l'émission qui vous fait revivre les moments forts de la semaine au Parlement.
00:16Et comme chaque semaine, nous vous proposons un débat entre un député et un sénateur.
00:20Aujourd'hui, une députée, Daniel Simonnet, bonjour.
00:23Député du groupe écologiste et social de Paris, vous débattez avec Olivier Paco.
00:27Bonjour.
00:27Bonjour.
00:27Sénateur, les Républicains de l'Oise.
00:30A la une, cette semaine, la proposition de loi sur la fin de vie,
00:34qui fait son retour à l'Assemblée nationale, une semaine après son rejet par les sénateurs.
00:38Les députés ont à nouveau voté l'autorisation de demander une aide à mourir sous certaines conditions.
00:43Un autre texte est de retour, l'explosive proposition de loi Duplomb.
00:46Le sénateur LR a déposé un nouveau texte pour réintroduire deux molécules dans certaines filières agricoles.
00:52La loi Duplomb qui avait suscité la colère de nombreux citoyens
00:55qui avaient signé une pétition l'été dernier contre cette loi.
00:57Mais d'abord, la question de la fin de vie, qui est donc de retour à l'ordre du jour de l'Assemblée nationale.
01:04Marion Becker.
01:05Le texte porté par le député Olivier Falorni est de retour à l'Assemblée, en deuxième lecture,
01:16après son rejet par les sénateurs la semaine dernière.
01:19Ils avaient auparavant détricoté le texte.
01:23Les députés ont de nouveau validé le droit à mourir, malgré quelques réticents.
01:27Avec cette légalisation finalement du suicide assisté et de l'euthanasie,
01:32est-ce qu'on acterait dans la loi que certaines vies valent plus que d'autres ?
01:36Que diriez-nous d'ailleurs de notre conception de la valeur d'une vie ?
01:40Un examen au parcours tumultueux pour cette loi sur la fin de vie.
01:45D'abord interrompue par la dissolution en 2024.
01:47Puis en 2025, François Bayrou, alors Premier ministre, avait scindé le texte en deux.
01:54L'un sur les soins palliatifs, l'autre sur le droit à mourir,
01:58sans jamais citer le mot suicide assisté ou euthanasie.
02:02La loi est adoptée en première lecture en mai 2025.
02:06Il y a des jours dont on sait qu'on ne les oubliera jamais.
02:10Je n'oublierai jamais cette journée.
02:12Merci à tous.
02:14Le dispositif créé est très encadré.
02:17Pour bénéficier du droit à mourir, il faut remplir cinq conditions.
02:22Être majeur, être français, être atteint d'une affection grave et incurable
02:27qui engage le pronostic vital en phase avancée ou terminale.
02:31Présenter une souffrance physique ou psychologique constante
02:35qui est soit réfractaire au traitement, soit insupportable.
02:39Enfin, être apte à manifester sa volonté de façon libre et éclairée.
02:44Un texte solide, cohérent et équilibré pour son rapporteur.
02:50Il espère son adoption à l'Assemblée le 24 février.
02:54Mais le Sénat risque à nouveau de bloquer, obligeant à une dernière lecture.
02:59Dans ces conditions, les délais pourront-ils être tenus pour une adoption de la loi avant l'été ?
03:05Justement, une question pour vous, Daniel Simonnet.
03:07C'est la deuxième fois que les députés votent l'autorisation d'avoir un droit à mourir
03:12sous certaines conditions.
03:13Est-ce que les Français confrontés à des situations de fin de vie
03:17et qui voudront demander l'aide à mourir pourront le faire d'ici l'été ?
03:20– On aimerait bien, on est tellement en retard.
03:24Il faut savoir que ça fait déjà très longtemps en fait
03:27que l'opinion publique est majoritairement favorable
03:30à ce qu'il puisse y avoir une aide à mourir
03:34dans des conditions extrêmement cadrées.
03:36Mais qu'on puisse bénéficier de cette ultime liberté
03:40si on souhaite en user.
03:41C'est un nouveau droit, une liberté qui n'impose rien à personne.
03:46mais si on estime qu'on est face à une affection grave et incurable
03:51avec des douleurs réfractaires à tout traitement
03:53et qu'on estime finalement qu'il vaut mieux éteindre la lumière,
03:58eh bien il faut qu'on puisse bénéficier de ce droit-là.
04:00Beaucoup de pays déjà l'ont fait autour de nous.
04:03La France est en retard.
04:05Et on a eu pour autant, je trouve, des débats relativement apaisés
04:08à l'Assemblée nationale.
04:08Ça a été un texte où on a montré qu'il était possible
04:11de réfléchir sur un sujet pour autant extrêmement délicat, compliqué,
04:16qui touche à des convictions intimes fortes.
04:21Mais justement, c'est un texte garant de la laïcité.
04:26C'est-à-dire que chacun, avec ce nouveau droit instauré,
04:29peut décider d'en user ou pas.
04:30Donc j'espère que d'ici l'été,
04:33on va pouvoir enfin adopter définitivement le texte.
04:35Olivier Paco, comment est-ce que vous vivez ce timing politique ?
04:38Le texte qui revient à l'Assemblée seulement une semaine
04:40après son rejet par le Sénat ?
04:42C'est vrai qu'on a vu des parcours législatifs un petit peu plus longs.
04:47Donc il y a une volonté, de la part notamment de l'exécutif,
04:52mais aussi de la tête du législatif à l'Assemblée, d'aller très vite.
04:57La présidente de l'Assemblée nationale qui a parlé aussi...
04:59Elle l'a dit de façon très claire.
05:00Elle l'a dit de façon très claire.
05:02Vous savez que moi, je suis beaucoup plus réservé sur ce texte.
05:06D'abord parce qu'il y a...
05:07Oui, comme la majorité du Sénat.
05:08D'abord parce qu'il y a la problématique des soins palliatifs,
05:12qu'on n'a pas abordé, malheureusement.
05:14Or, si nous sommes en retard, c'est aussi en matière de soins palliatifs.
05:19Il y a une vingtaine de départements français
05:20où les soins palliatifs, c'est pas qu'ils ne sont pas développés,
05:23c'est qu'ils n'existent pas.
05:24Donc la première des choses, c'est développer les soins palliatifs,
05:27surtout quand on sait que là où ils existent,
05:31et là où des gens sont pris en charge,
05:33leur demande éventuelle d'adieu volontaire est beaucoup plus rare.
05:39Il se réduit quasiment de 90%.
05:41Après, il faut être très clair,
05:44pourquoi je fais partie des gens qui sont réservés sur ce texte,
05:48même si j'entends bien que dans la souffrance,
05:51certains puissent avoir envie de partir
05:53et certains des proches puissent encourager cela.
05:55Il y a la loi Claes-Léonetti déjà qui permet ce départ,
05:59alors peut-être pas de façon assez franche selon vous,
06:03mais surtout, il faut bien être clair,
06:06c'est une profonde rupture civilisationnelle.
06:09Et je pense qu'on n'insiste pas assez là-dessus.
06:12Notre civilisation, elle est née autour du soin.
06:15Le premier acte civilisateur dans l'histoire de l'humanité,
06:18il remonte au paléolithique,
06:20c'est l'anthropologue états-unienne Margaret Mead
06:23qui l'a parfaitement démontré,
06:24c'est le premier soin qui a été donné,
06:26on l'a découvert avec un fémur qui avait été cassé,
06:28qui a été réparé.
06:30Parce que lorsque un homme était blessé,
06:33il mourait automatiquement.
06:35Et lorsque donc un homme préhistorique
06:37a aidé un autre homme à survivre,
06:40la civilisation a progressé.
06:42Toute notre civilisation, c'est le progrès,
06:44c'est le soin, c'est plus de vie.
06:46Et là, on veut non pas organiser la fin de vie,
06:48mais institutionnaliser la possibilité de donner la mort.
06:52Est-ce que vous entendez les réserves du sénateur
06:54comme d'autres députés aussi,
06:56sur un texte qui va changer de façon irréversible
06:58la législation française
06:59en permettant aux médecins de donner la mort ?
07:03Je partage le fait qu'il faut absolument
07:04mettre plus de moyens sur les soins palliatifs,
07:06ça, il n'y a pas de souci là-dessus.
07:08Et d'ailleurs, je ne comprends pas
07:09que vous soyez à ce moment-là
07:10pas plus impliqués avec votre groupe
07:11pour exiger d'autres politiques
07:14en matière budgétaire,
07:15sur la sécurité sociale,
07:16sur notre système de santé,
07:18parce que la problématique des soins palliatifs
07:19est étroitement liée
07:20au fait qu'on ne donne pas les moyens
07:22à notre hôpital
07:23de pouvoir exercer pleinement ces missions.
07:26Mais ensuite, c'est une question d'ultime liberté.
07:28Alors, ce qui est assez paradoxal,
07:30vous savez, parce que moi,
07:31je porte plein de combats, comme vous,
07:32sur plein de sujets différents.
07:34Et je pense que c'est le seul sujet
07:35sur lequel je suis résolument convaincue
07:38qu'il faut absolument permettre
07:39d'accorder ce droit.
07:41Et en même temps, je souhaite
07:42que les conditions de l'existence
07:43fassent que nous soyons très peu nombreux
07:46à avoir besoin d'en user.
07:48et pour moi, c'est vraiment cette ultime liberté
07:51que chacune et chacun, en conscience,
07:54doit pouvoir bénéficier de ce droit
07:57à l'aide à mourir s'il souhaite.
07:59Après, vraiment, c'est tout un processus.
08:01C'est des conditions extrêmement strictes.
08:03Et ce droit-là ne le retire à personne.
08:05Et je pense qu'il est grand temps
08:07qu'enfin le législateur légifère
08:10alors que le peuple nous attend là-dessus
08:12depuis très longtemps,
08:13et y compris dans tous les milieux sociaux,
08:15et y compris parmi les croyants.
08:17Et c'est ça qui est très intéressant.
08:18Et pourquoi pas le référendum ?
08:20On voit s'il y a un blocage
08:21entre les deux chambres du Parlement
08:23et au final, un débat philosophique.
08:25Pourquoi pas laisser les Français le trancher ?
08:27Ça ne me gênerait pas.
08:29Même si ça peut effectivement...
08:32Les référendums peuvent des fois déraper.
08:35C'est-à-dire que la question initiale
08:36peut passer derrière.
08:38Mais je pense que sur ce type de problématiques,
08:40c'est-à-dire les lois bioéthiques en général,
08:42vous connaissez la fameuse phrase de Montesquieu,
08:45il faut légiférer d'une loi tremblante,
08:47d'une main tremblante, tout à fait.
08:50Là, je pense sincèrement que c'est un problème
08:53qui est tellement...
08:55qui peut toucher toutes les familles,
08:57un jour ou l'autre,
08:57avec le vieillissement de la population.
08:59Moi, ça ne me gênerait pas
09:01que la population soit saisie,
09:03que les Français soient saisis.
09:05Un référendum ?
09:06Oui, pourquoi pas ?
09:07Mais Emmanuel Macron ne fera pas un référendum
09:09sur ce thème-là.
09:10D'accord.
09:10Enfin, on ne va pas se raconter d'histoire.
09:12Mais il l'avait évoqué pourtant.
09:13Le référendum, je crois que c'est intéressant.
09:14Oui, il l'a évoqué, des dizaines de fois.
09:16Mais il ne le fait pas.
09:17On n'a pas utilisé le référendum
09:18quand, sur les retraites,
09:20l'exécutif a décidé d'aller à l'encontre
09:22de la démocratie parlementaire
09:25par coup de 49-3,
09:26à l'encontre des syndicats,
09:28à l'encontre de la vie de la population.
09:30Bon, je ne crois pas qu'il ira au référendum
09:32non plus sur ce sujet-là.
09:34Mais on serait très surpris du résultat.
09:36Parce que je peux vous dire
09:36que l'écrasante majorité de la population
09:38est favorable à l'octroi de ce droit
09:40pour avoir fait des réunions.
09:41Je n'en suis pas du tout convaincée.
09:42Et je salue le travail fait par les associations,
09:45notamment l'association ADMD,
09:48qui fait un travail remarquable là-dessus.
09:49Mais il ne faudrait pas que la question soit brouillée
09:51par ailleurs, par le ras-le-bol anti-Macron,
09:54qui fait qu'il suffit que ce soit lui
09:55qui lance le référendum
09:58pour que peut-être les gens soient intéressés
10:00à donner une réponse à une autre question.
10:02Toutes les grandes religions sont contre,
10:04y compris les boudistes.
10:05Oui, mais pas les croyants.
10:06C'est ça qui est étonnant.
10:07C'est-à-dire que quand on a auditionné
10:08il y a déjà deux ans de ça,
10:10parce que quand même,
10:11on n'est plus de deux ans sur ce texte,
10:14les autorités religieuses ont été auditionnées
10:16et donc toutes sont contre,
10:18vraiment toutes les trois religions monothéistes.
10:22Parce que la vie, c'est sacré.
10:23Et par contre, justement,
10:25ce qui est intéressant,
10:25c'est que les sondages parmi les croyants
10:27et même les croyants pratiquants
10:29des trois religions monothéistes
10:32sont néanmoins majoritairement favorables.
10:34Et ils ont beaucoup évolué, les sondages.
10:37Ils ont beaucoup évolué.
10:38Mais pas notre classe politique,
10:40c'est ça le problème.
10:41Mais qu'est-ce que vous répondez à l'argument
10:42que 75% des Français
10:44plébisciteraient dans les sondages ?
10:46Ça aussi, c'est une étudiant séance au Sénat.
10:48Une aide avec...
10:49Alors, ces fameux 75%,
10:50c'est des sondages qui datent d'il y a deux ans.
10:52Et le dernier sondage qui concerne
10:53cette problématique,
10:55c'est celui de la Fondapol, il me semble.
10:57Il n'aboutissait pas du tout
10:58à ces résultats-là.
10:59Moi, personnellement,
11:00dans les gens que je côtoie
11:02ou que j'ai pu interroger à ce sujet,
11:05notamment ceux qui travaillent
11:06dans le monde médical,
11:07ils y sont beaucoup plus opposés.
11:09Beaucoup plus opposés.
11:10Alors, ça dépend totalement.
11:11On a aussi plein de médecins
11:12qui sont favorables.
11:13Et donc, franchement, non,
11:15c'est pas...
11:15Moi, je pense franchement
11:16que de se baser sur d'éventuels sondages
11:19d'avant-hier ou d'il y a deux ans
11:21n'est pas sérieux.
11:23Ça fait 20 ans qu'on a ce débat
11:24dans la société,
11:25ça fait 20 ans qu'on a ce débat,
11:2620 ans que la population
11:27est majoritairement favorable
11:28et que, par contre,
11:29la classe politique
11:30n'assume pas de prendre
11:31ses responsabilités.
11:32Je le répète,
11:33c'est un nouveau droit.
11:33Ça veut dire que les politiques,
11:35ils doivent suivre les sondages
11:36si on suit votre raisonnement.
11:37Je suis totalement défavorable.
11:38Non, mais ce que je veux dire,
11:38c'est qu'enfin,
11:39on a le débat à l'Assemblée nationale
11:41et au Sénat,
11:42alors que ça fait 20 ans
11:43qu'on aurait dû l'avoir.
11:44Parce qu'à partir du moment
11:45où il y a un sujet
11:45qui préoccupe autant la population,
11:48la moindre des choses,
11:49c'est que la représentation nationale
11:50se fasse le devoir
11:52d'en délibérer.
11:53Alors, certains craignent,
11:55notamment parmi les soignants,
11:56que cette loi puisse ouvrir la voie
11:58à de possibles dérives,
12:00comme ça, par exemple,
12:02était le cas au Canada,
12:03où finalement,
12:03on a mis des conditions strictes
12:04au départ et que ça s'est élargi.
12:06Est-ce que vous craignez
12:07que ce soit la même chose
12:08en France avec cette loi
12:09ou vous pensez
12:10que le législateur a tout érui ?
12:11Toutes les craintes dans la vie,
12:13son bonne conseillère,
12:14pourrait d'autant plus
12:15vigilant, exigeant.
12:17Je vais vous dire,
12:17la première des choses à faire,
12:19c'est de ne pas mettre
12:20un sentiment moins
12:21dans l'hôpital public
12:21et au contraire,
12:22augmenter les moyens
12:23de l'hôpital public,
12:24augmenter les moyens
12:25des soins palliatifs,
12:27mais également augmenter
12:28l'ensemble des moyens
12:29dans le service public.
12:30Pour permettre de soigner.
12:31On soit le moins
12:32en tension possible
12:33pour que par ailleurs,
12:34la place des usagers
12:35et de la démocratie
12:37dans l'hôpital public
12:38entre les agents de la santé
12:40et les citoyens
12:42soient les plus fortes.
12:43Pourquoi ?
12:43Est-ce que vous reconnaissez
12:44qu'il y a eu des dérives
12:45dans ces pays ?
12:46Vous l'avez vu aussi,
12:47ces dérives où on met
12:48des critères très stricts
12:50au départ,
12:50comme là dans cette proposition
12:52de loi,
12:52et au fil des années,
12:53on voit que ces critères
12:54sautent ?
12:55Ça, ce n'est pas des dérives,
12:56c'est la décision
12:57des législateurs
12:59de faire évoluer le cadre,
13:00ce n'est pas une dérive.
13:00Je vais vous dire une chose.
13:02Si.
13:02Olivier Paco.
13:03Je veux bien répondre quand même
13:04parce que je pense effectivement
13:05qu'un des risques,
13:06c'est que les garde-fous,
13:07il y a des garde-fous
13:08qui sont proposés
13:09dans le texte Falorni.
13:11Sauf que dans certains pays,
13:13il y avait des garde-fous
13:14et progressivement,
13:15les associations
13:16qui veulent aller plus loin
13:17parviennent,
13:18via des biais législatifs,
13:20à ronger,
13:22éroder ces garde-fous.
13:24Le pire,
13:25exemple,
13:26vous avez parlé du Canada...
13:26Non, c'était dans la discussion,
13:28les garde-fous,
13:28la force délibérante estime
13:30que les garde-fous
13:31ne sont pas les bons.
13:31Vous avez une proposition
13:33de loi qui a été déposée
13:34il n'y a pas si longtemps que ça,
13:35non pas au Canada,
13:36mais aux Pays-Bas,
13:38pour permettre à tout adulte
13:40d'au moins 74 ans
13:42de solliciter une aide à mourir
13:45sans condition médicale.
13:46Alors, ce n'est pas voté,
13:48mais c'est un bon exemple,
13:50malheureusement,
13:50du fait que la jarre de Pandore
13:53est ouverte.
13:53Combien de personnes la soutiennent ?
13:54Est-ce qu'il y a beaucoup
13:55de parlementaires qui soutiennent ?
13:56Non, bon, alors écoutez,
13:57parlons de choses sérieuses.
13:59Ce n'est pas...
13:59Ce que je dis,
14:01ce n'est pas sérieux,
14:01c'est la vérité,
14:02c'est ce qui se passe aux Pays-Bas.
14:03Et c'est un pays
14:04qui était en avance sur nous.
14:05Vous avez dit,
14:06nous sommes en retard
14:06dans cette législation.
14:07Eh bien,
14:08s'il faut cavaler
14:09après ceux qui veulent
14:11encore plus
14:12d'institutionnalisation de mort,
14:14je suis opposé.
14:15Écoutez,
14:15vous, législateurs,
14:16vous ne cavalez pas
14:17avec ceux qui veulent
14:19encore plus
14:19de désir de mort,
14:21comme le dit
14:22Olivier Pagot.
14:23Vous avez mis
14:24suffisamment de garantie.
14:25Comprenons bien
14:26le choix des thèmes
14:27désir de mort,
14:28personne n'a le désir
14:29de mort.
14:29Je n'ai pas utilisé ce mot.
14:30C'est monstrueux.
14:32On a un cadre législatif
14:34aujourd'hui
14:34qui est finalement
14:36le laisser mourir.
14:38Qui est le laisser mourir.
14:39Aider à s'endormir.
14:42Laissez-moi.
14:42C'est le laisser mourir.
14:43C'est le laisser mourir,
14:44c'est-à-dire
14:45c'est la sédation profonde
14:46et continue jusqu'au décès.
14:47On arrête l'alimentation.
14:49Qui est permise
14:49par la loi Claes-néolétienne.
14:50On arrête l'alimentation,
14:51on arrête l'hydratation.
14:53On peut mettre
14:54sous antidouleur
14:55et ça peut être rapide
14:56comme ça peut être très long.
14:58On a des témoignages.
14:59Qui meurent de faim
14:59et de soif quelque part.
15:01Exactement.
15:01On peut mourir
15:01de faim et de soif
15:02et donc pour l'ensemble
15:04de sa famille
15:05et de ses proches,
15:06on peut souhaiter
15:07ne pas vouloir
15:08cette fin-là
15:09pour ses proches
15:11comme pour soi-même.
15:12Là, on est face
15:12à un choix personnel.
15:14Est-ce que l'on souhaite
15:15pouvoir dire
15:15moi je préférais
15:17être maître,
15:18choisir le jour,
15:20l'heure
15:20quand vraiment
15:22je ne pourrais plus ?
15:23Donc cette discussion-là
15:24elle est importante.
15:25Il ne faut pas la caricaturer.
15:26Il ne faut pas la caricaturer.
15:27Et on a aussi
15:28plein de cas
15:29vraiment délicats,
15:30douloureux.
15:31Et donc il faut faire attention
15:32de ne pas jeter
15:33des anathèmes
15:33sur ceux qui estiment
15:34qu'il faut faire progresser
15:36notre société
15:36et permettre ce droit-là.
15:37Il y a énormément
15:38de souffrance derrière.
15:39Et personne n'obligera
15:41qui que ce soit
15:42à user ce droit.
15:43On va passer
15:44au deuxième thème
15:45dans cette émission.
15:46Le sénateur L.R. Lurand-Duplomb
15:47qui a donc déposé
15:48un nouveau texte
15:49cette semaine.
15:50L'idée est de réintroduire
15:52deux molécules
15:52classées parmi
15:53les néonicotinoïdes.
15:54Le Conseil constitutionnel
15:55avait retoqué
15:56cette partie
15:57de la loi Duplomb
15:57l'été dernier.
15:58Le récit
15:59de Fabien Réquer.
16:03Laurent Duplomb
16:04persiste
16:05et signe
16:06un nouveau texte
16:07pour réintroduire
16:08certains pesticides
16:09de la famille
16:10des néonicotinoïdes
16:11dans notre agriculture.
16:13Cet été,
16:14le Conseil constitutionnel
16:15avait partiellement censuré
16:17la première
16:18et controversée
16:19loi Duplomb,
16:20en particulier
16:21une réautorisation
16:22de l'acétamipride,
16:24une molécule
16:24interdite en France
16:26mais autorisée
16:26ailleurs en Europe.
16:28On est dans une hypocrisie
16:29bien française
16:30qui consiste
16:31à ne pas voir
16:31regarder la réalité
16:32en face
16:33de filières
16:34qui vont disparaître
16:35et de continuer
16:36à manger des produits
16:36qui ne seront plus
16:37produits en France
16:38mais qui seront produits
16:39à l'autre bout
16:40de la planète
16:40ou de l'autre côté
16:42de la frontière
16:43en Europe.
16:43Cette deuxième mouture
16:45rédigée sur mesure
16:46pour répondre
16:47aux critères
16:48édictés par le Conseil
16:49constitutionnel
16:50précise les modalités
16:51d'application
16:52de ces molécules,
16:53durée d'autorisation
16:54et culture concernée.
16:56Pour les opposants
16:57à la loi du plomb,
16:59ces dérogations
17:00sur les néonicotinoïdes
17:01bloquent l'avènement
17:02de solutions alternatives
17:03et représentent
17:05un danger
17:05pour notre santé.
17:06C'est quand même
17:07faire fi
17:07de toute la science
17:08alors qu'aujourd'hui
17:09tous les scientifiques,
17:11les sachants,
17:12le monde médical
17:13nous dit
17:13il ne faut absolument
17:14pas réintroduire
17:15ces produits
17:15qui sont dangereux
17:17pour la santé.
17:18Je ne comprends pas
17:18pourquoi on s'acharne
17:19à réintroduire
17:20ces produits-là.
17:21Hasard ou non
17:22du calendrier,
17:23le dépôt de ce nouveau texte
17:25coïncide avec un débat
17:26prévu la semaine prochaine
17:27à l'Assemblée nationale
17:28sur la première loi du plomb
17:30après qu'une pétition
17:32qui demandait son rejet
17:33avait recueilli
17:34plus de 2 millions
17:35de signatures.
17:37Alors Olivier Paco,
17:38c'est le retour
17:38de la loi du plomb,
17:39nouvelle version,
17:40celle retoquée en partie
17:42par le Conseil constitutionnel
17:43l'été dernier.
17:44pourquoi recommencer
17:45ce combat politique
17:46pour la réintroduction
17:47de ces substances controversées ?
17:49Parce que l'agriculture française
17:51est en danger.
17:53Alors la loi du plomb
17:54comptait beaucoup d'articles
17:55et il y en a un
17:56qui a été effectivement
17:57retoqué par le Conseil constitutionnel
17:59non pas sur le fond
18:00mais sur la forme,
18:01c'est le fameux article 2
18:02qui concernait notamment
18:03l'utilisation de ce produit
18:05phytosanitaire,
18:06l'acétamipride.
18:07et cet acétamipride
18:10qui est utilisé
18:11partout en Europe
18:12et qui est utilisé
18:14notamment sur
18:154 productions,
18:16les betteraves,
18:17les noisettes,
18:18les noisettes,
18:19cerises,
18:19arboriculture un petit peu.
18:21Or,
18:22dans toutes ces productions,
18:24la France qui,
18:25jadis,
18:25était leader,
18:26aujourd'hui,
18:27elle est effectivement
18:28et même au niveau global,
18:30la France qui est encore
18:31la première puissance
18:32agricole européenne
18:33ne cesse de reculer.
18:35Un chiffre très important,
18:372005,
18:37la France avait un excédent
18:39agricole commercial
18:40de 12 milliards d'euros,
18:412005.
18:42Aujourd'hui,
18:4220 ans plus tard,
18:43nous sommes en déficit
18:44agricole commercial
18:45d'à peu près
18:46500 millions d'euros
18:47alors que l'Europe,
18:49globalement,
18:49qui était déficitaire
18:50il y a 20 ans,
18:51est excédentaire.
18:53Les Espagnols
18:55sont en train
18:55de nous rattraper
18:56et de nous dépasser,
18:57les Italiens,
18:58les Polonais
18:58nous courent après,
18:59notamment à cause
19:00de deux choses,
19:01problématique de coût du travail
19:02et problématique de normes
19:03et là,
19:04il s'agit simplement
19:05de donner à nos agriculteurs
19:06les mêmes armes
19:09que leurs concurrents,
19:10sachant que,
19:11pour reprendre
19:12ce que disait
19:12M. Tissot,
19:13quand même,
19:14toute l'Europe
19:15et notamment
19:16l'agence européenne
19:18sanitaire
19:18permettent
19:20l'utilisation
19:20de ces produits
19:21et que,
19:22en même temps
19:22qu'en France,
19:23on faisait signer
19:23la fameuse pétition,
19:26il faut savoir
19:27que l'acétamipride,
19:29on augmentait
19:29l'Europe,
19:30quand je dis l'Europe,
19:31c'est pas seulement
19:32la Commission,
19:33c'est le Parlement européen,
19:34permettait
19:35de multiplier
19:36par 20
19:37le taux
19:38d'acétamipride
19:39dans les résidus
19:41de miel,
19:42par exemple.
19:42Daniel Simonet
19:43va vous répondre,
19:44est-ce que vous entendez
19:45les arguments
19:45du sénateur
19:46qui dit que
19:47l'agriculture française
19:48est en danger
19:49et partout en Europe,
19:51cette substance,
19:52l'acétamipride,
19:53est autorisée ?
19:54Qu'est-ce que vous répondez
19:55au sénateur ?
19:55Vous avez des personnes
19:56autour de vous
19:56qui sont atteintes du cancer ?
19:59Vous connaissez
19:59des paysans
20:00qui sont atteints
20:01du cancer ?
20:02Vous savez,
20:03la réalité de l'évolution
20:05du cancer en France,
20:07moi je suis en colère
20:08mais complète.
20:10On est le pays
20:11qui a le plus
20:11de taux de cancer
20:12depuis 90,
20:13le nombre de malades
20:14du cancer
20:14a doublé en France.
20:16Donc les Européens
20:16ont bien compris.
20:17Les enfants,
20:19les cancers des enfants
20:20ont explosé aussi.
20:22On sait pertinemment
20:23toutes les études scientifiques
20:24que ces pesticides
20:27sont très dangereux
20:28pour notre santé.
20:29Il y a un autre sujet
20:30qu'on va mettre
20:31sur la table
20:31à la niche
20:32du groupe écologiste
20:33et social.
20:34Ce sera la semaine prochaine.
20:35Ce sera la question
20:35du canium également
20:37dans nos engrais.
20:38On est en train
20:38de laisser crever
20:40bon nombre des nôtres
20:42pour une question
20:43de profit.
20:44C'est au près de l'Europe
20:44à ce moment-là
20:45qu'il faut faire campagne.
20:46Ce n'est pas contre
20:46nos agriculteurs.
20:47Vous vous trompez
20:48totalement de cible.
20:49Je ne me bats pas
20:49contre les agriculteurs.
20:50Je ne me bats contre vous.
20:51Ils vont trever nos agriculteurs.
20:52Je ne me bats contre
20:52M. Duplom.
20:53Je ne me bats contre
20:54ce gouvernement
20:55qui veut à la fois
20:56empoisonner nos agriculteurs,
20:58empoisonner la population.
20:59Tout ça pour ne pas garantir.
21:02La FNSEA demande.
21:04L'immense majorité
21:05des agriculteurs.
21:06Je ne vous ai pas coupé
21:07la parole.
21:08Il y a une toute autre façon
21:09de faire de la politique
21:10pour protéger notre santé,
21:12la santé de nos agriculteurs,
21:14garantir une alimentation
21:15saine et bio,
21:16protéger l'environnement
21:18et surtout garantir
21:19un juste revenu
21:21de nos agriculteurs.
21:22Mais ne racontons pas
21:23de conneries.
21:24Sur la betterave,
21:25sur la betterave,
21:26monsieur,
21:26sur la betterave,
21:27moi ce que je lis,
21:28c'est que l'interdiction
21:29des néonicotinoïdes
21:30n'a pas fait chuter
21:31les rendements.
21:32La betterave française
21:32a au contraire gagné
21:336% de production.
21:35D'accord ?
21:36La filière noisette française,
21:37souvent citée en exemple
21:38par les défonceurs
21:39des néonicotinoïdes,
21:41affiche toujours
21:42des rendements supérieurs
21:43à ceux des concurrents
21:44italiens et turcs
21:45qui eux continuent
21:46à utiliser ces pesticides.
21:47Danger pour la santé.
21:48Danger pour la santé,
21:49Olivier Paco,
21:50si vous entendez
21:50les craintes du consommateur.
21:52Moi, je me mets
21:53à la place de tous
21:53mes amis agriculteurs.
21:54Mon suppléant est un agriculteur,
21:56Pascal Verbeck.
21:57Je me mets à leur place.
21:58Vous les faites passer
21:59pour des empoisonneurs,
22:00c'est une honte absolue.
22:01Je vous fais passer vous,
22:02nous les législateurs
22:03pour des empoisonneurs.
22:04On laisse la parole
22:05à monsieur Paco,
22:05on va le laisser finir.
22:06C'est une honte absolue.
22:08Ils prennent soin
22:09de leur territoire.
22:12Ils sont particulièrement
22:13attachés à la qualité
22:14de leurs produits.
22:15Vous dites,
22:15la production de betteraves,
22:18je suis dans un département
22:20sucrier,
22:22elle a chuté
22:23quand, justement,
22:25il y avait
22:26des prédateurs,
22:27des ravageurs,
22:29un puceron,
22:302020-2024
22:31et qu'on n'a pas pu,
22:33justement,
22:33utiliser
22:34cette fameuse
22:35acétamipride.
22:36Quand il n'y a pas
22:37de maladie,
22:38il n'y en a pas besoin.
22:40Mais,
22:40à certains moments,
22:41il faut,
22:42les produits phytosanitaires,
22:43c'est comme des médicaments,
22:44ni plus,
22:45ni moins.
22:46Voilà.
22:46Donc,
22:46il faut faire confiance
22:47à nos agriculteurs,
22:48ne pas les traiter
22:49d'empoisonneurs
22:49et surtout...
22:51C'est eux qui sont
22:51empoisonnés,
22:52par ailleurs.
22:53Certains,
22:53tout à fait.
22:54Ils sont malades,
22:54c'est vrai.
22:56Ce que moi,
22:57je ne comprends pas,
22:58c'est que vous voulez
22:59interdire ces produits,
23:00mais par contre,
23:01je n'entends
23:02en aucun cas
23:02vouloir interdire
23:05l'importation
23:06de ces produits.
23:06Prenons le cas du miel.
23:07Monsieur Paco,
23:08j'avais une question
23:09à poser,
23:10excusez-moi.
23:10Prenons le cas,
23:11parce que c'est ça
23:11la vraie problématique.
23:13Pourquoi est-ce qu'on s'oppose
23:14aux accords de libre-échange ?
23:15Parce qu'ils permettent
23:15justement...
23:15Non, non, mais là,
23:16c'est au sein de l'Union européenne.
23:18Vous savez quel est
23:19le premier producteur de miel ?
23:20Vous savez quel est
23:21le premier producteur de miel ?
23:22Je vous pose une question.
23:24Vous savez quel est
23:25le premier producteur de miel
23:26en Europe aujourd'hui ?
23:27Non, allez-y.
23:28C'est la Slovénie.
23:29Bon,
23:30qu'a demandé la Slovénie
23:31à augmenter,
23:32comme beaucoup de producteurs
23:33de miel,
23:34à augmenter
23:35la possibilité
23:36d'utiliser
23:37l'acétamipro.
23:38Alors, bon,
23:39ça n'a posé aucun problème
23:40à l'Union européenne
23:41et visiblement à vous,
23:42d'ailleurs,
23:43puisque vous n'êtes pas
23:43allé protester
23:44devant l'agence
23:46sanitaire européenne.
23:48M. Paco,
23:48on a vu l'eurodéputé
23:50Rima Hassan
23:51qualifier Laurent Duplon
23:52d'ordure.
23:53C'était sur le réseau social
23:54X hier.
23:55Les LR ont annoncé
23:56lancer une procédure judiciaire
23:57pour lever son immunité
23:59parlementaire.
24:00Une réaction à ce tweet
24:01qu'on voit s'afficher
24:02sur l'écran ?
24:04Écoutez,
24:05Talleyrand disait
24:05tout ce qui est excessif
24:07est insignifiant,
24:08mais là,
24:08c'est vrai quand même
24:09que c'est totalement indigne
24:10de la part
24:11d'une parlementaire.
24:13Alors, bon,
24:13c'est Rima Hassan.
24:14On connaît sa capacité
24:17à déraper,
24:19mais c'est vrai
24:19que sa famille politique,
24:22bon,
24:22elle-même pourrait
24:23faire des excuses.
24:26Maintenant,
24:26moi,
24:27je connais personnellement
24:28Laurent Duplon.
24:29C'est un parlementaire
24:30très courageux,
24:32efficace,
24:33qui travaille sur ses problématiques
24:34depuis très longtemps.
24:35Il avait fait un rapport
24:36dès 2019
24:37sur la compétitivité
24:38de la ferme France.
24:39Il a été,
24:40à partir de l'été dernier,
24:42menacé de mort
24:43et c'est reparti.
24:45On voudrait
24:46le faire brûler
24:47en place publique
24:48comme les sorcières
24:49au XVIe siècle.
24:51C'est une honte absolue
24:51et Rima Hassan
24:52est, entre guillemets,
24:56le pire
24:57de ce que les opposants
24:58à la loi Duplon
24:59incarnent.
25:00Une réaction
25:01d'Annelle Simonnet
25:01par rapport à ce tweet
25:02de Rima Hassan.
25:04Est-ce que c'est acceptable ?
25:06Écoutez,
25:06moi,
25:06je n'ai jamais aimé
25:07les insultes en politique.
25:09Ce n'est pas comme ça
25:09qu'on fait en ce débat.
25:11Même si la colère,
25:12elle est totalement légitime.
25:13Mais ça ne justifie pas
25:14les insultes.
25:14Mais de toute façon,
25:15ça n'aide pas
25:15à mieux faire passer le propos.
25:17Donc,
25:18de toute façon,
25:18ça ne sert à rien.
25:19Et je pense qu'on est
25:20toujours plus convaincants
25:21en restant respectueux.
25:23Mais pour autant,
25:24oui,
25:24c'est criminel
25:25que de laisser
25:25tous ces pesticides
25:27dans notre alimentation.
25:29Et c'est pour ça
25:30que, par exemple,
25:30sur la question du canium,
25:31on abordera ce sujet-là
25:33dans votre niche.
25:34Il faut savoir
25:35que c'est un problème
25:36qui est connu
25:36depuis très longtemps,
25:38extrêmement grave.
25:39Et on a des enfants
25:40qui sont particulièrement
25:41moins risques
25:41parce qu'on va le trouver
25:42dans plein d'alimentations,
25:44les farines,
25:44les céréales.
25:45Et on a près d'un tiers
25:46des moins de trois ans
25:47qui ont déjà dépassé
25:49le seuil tolérable.
25:50Et il ne se passe rien.
25:51Il faut légiférer
25:52principe de précaution
25:53contre l'alimentation.
25:55Et on protège
25:56de la même manière
25:56nos agriculteurs.
25:57En deux mots,
25:58parce qu'on arrive
25:58au terme de cette émission.
25:59Alors,
26:00en deux mots,
26:01la nouvelle loi du plomb
26:02ne fait que répondre
26:03aux exigences
26:04du Conseil constitutionnel,
26:06ni plus ni moins.
26:06Et merci.
26:07Merci beaucoup.
26:08C'est donc le mot de la France.
26:09On se retrouve la semaine prochaine.
26:10À bientôt.
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