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  • il y a 8 heures
Analyse et explications de la situation malienne avec le journaliste indépendant spécialiste de l'Afrique Vincent Hugeux, invité de la matinale "Bonjour Chez Vous".

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Transcription
00:00Quand vous lisez la littérature, je dirais, doctrinale et dogmatique de la mouvance djihadiste,
00:05le GSIM dont on parlait tout à l'heure,
00:08vous apercevez que la conquête par la force de tout un pays à commencer par sa capitale
00:15n'est pas l'objectif, en tout cas à ce stade.
00:18Il s'agit de fragiliser suffisamment le pouvoir en place, de le discréditer,
00:23de montrer ses failles et ses faiblesses pour, à minima, obtenir par compromis un régime, je dirais, djihadocompatible
00:33qui intégrerait les exigences en termes de normes vestimentaires, morales, captation des ressources, etc.
00:41Plus que de conquérir, d'islamiser en quelque sorte le régime,
00:45parce qu'en réalité, qu'il s'agisse des effectifs qui ne sont pas anodins,
00:49qu'il s'agisse de l'équipement, même si les arsenaux sont de plus en plus sophistiqués,
00:52et ils l'ont montré avec cette attaque coordonnée dans cette ville, en 24 heures,
00:57qu'il s'agisse des cadres, les djihadistes comme les Touareg savent qu'ils n'ont pas les moyens
01:01d'administrer un pays et pas même une capitale.
01:04Donc, en réalité, pourquoi on attaque Bamako ?
01:07Évidemment, pour aller au cœur du pouvoir putschiste et montrer, encore une fois,
01:11ses talons d'Achille, et il n'en manque pas,
01:13mais en réalité, c'était aussi une opération qui avait vocation à faire diversion,
01:16parce que le véritable objectif, numéro un, c'était cette fameuse ville de Kidal.
01:21– D'accord, c'est le nord du pays.
01:22Et depuis, si on était ouelbeckiens, on dirait extension du domaine de la lutte,
01:26parce qu'ils ont continué d'avancer vers d'autres villes, ces armées…
01:30– Mais par où ?
01:31– Sous-titrage Société Radio-Canada
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