- il y a 8 heures
Le 29 avril, les commissions des lois et des affaires européennes du Sénat auditionnaient Laurent Nuñez, ministre de l’Intérieur. Il est venu présenter le projet de loi habilitant le gouvernement à légiférer par ordonnances pour transposer dans le droit français le pacte européen sur la migration et l’asile. Il a été définitivement adopté le 14 mai 2024. Ce texte envisage notamment l'examen des demandes d’asile aux frontières extérieures de l’Union européenne ainsi que la création d’un mécanisme de solidarité entre les pays de l’Union en matière migratoire. Il doit entrer en application entre le 12 et le 24 juin 2026 dans les Etats-membres. Les sénateurs ont regretté le temps mis par le gouvernement pour présenter un texte de transposition, ne permettant pas au Parlement de se saisir pleinement du sujet. Revivez leurs échanges. Année de Production : 2025
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00:00:10Bonjour à tous, bienvenue dans 100% Sénat,
00:00:13l'émission entièrement consacrée à l'actualité de la Chambre haute du Parlement.
00:00:17Le pacte sur la migration et l'asile a été adopté en mai 2024 par l'Union Européenne,
00:00:22objectif renforcer les contrôles aux frontières de l'Union.
00:00:25Le texte doit entrer en vigueur cet été,
00:00:27mais pour des raisons d'incompatibilité avec le droit français.
00:00:30Et à cause du blocage des oppositions,
00:00:33le gouvernement n'a toujours pas réussi à le transposer dans notre législation.
00:00:37Le temps presse, alors pour remédier au problème,
00:00:39l'exécutif entend faire adopter un projet de loi l'habilitant à agir par ordonnance,
00:00:44d'où la convocation de Laurent Nunez au Sénat,
00:00:47le ministre de l'Intérieur auditionné conjointement par la Commission des Affaires européennes
00:00:51et la Commission des lois.
00:00:53Nous recevons aujourd'hui M. Laurent Nunez, ministre de l'Intérieur.
00:00:56C'est une audition conjointe avec la Commission des affaires européennes
00:01:00et elle porte sur l'application du pacte européen sur la migration et l'asile,
00:01:04notamment dans la perspective de l'examen du projet de loi d'habilitation déposé par le gouvernement.
00:01:11Adopté le 14 mai 2024, ce pacte compose de 10 instruments,
00:01:169 règlements et une directive.
00:01:18Il entend réformer en profondeur la politique migratoire et d'asile mise en place dans l'Union Européenne.
00:01:23Et ses principales mesures consistent en la création d'une procédure de filtrage aux frontières extérieures de l'Union
00:01:29et la refonte de la procédure d'asile à la frontière,
00:01:32la refonte des procédures d'asile avec notamment la révision et une compression des délais d'examen
00:01:37et le renforcement des garanties au bénéfice des demandeurs d'asile,
00:01:41mais également, et nous y reviendrons sans doute, une révision des concepts de pays d'origine sûre et de pays
00:01:46tiers sûrs,
00:01:47la modification des règles relatives aux conditions matérielles d'accueil des demandeurs d'asile,
00:01:52des modifications des règles régissant les procédures de détermination de responsabilité,
00:01:56le fameux système Dublin, et de transfert des demandeurs d'asile,
00:02:00enfin, la refonte de la base de données Eurodac,
00:02:03et notamment l'extension de ces finalités au contrôle de l'immigration irrégulière.
00:02:08La plupart des dispositions du pacte deviendront applicables le 12 juin prochain.
00:02:13Or, les dispositions des règlements européens sont des faits directs,
00:02:16si bien que les dispositions législatives contraires seront à cette date immédiatement inconventionnelles.
00:02:21En outre, nombre de ces dispositions appellent l'intervention du législateur,
00:02:25soit parce qu'elles renvoient certaines questions au droit national,
00:02:28soit parce qu'elles laissent une marge de manœuvre à l'État membre en fixant les normes minimales ou maximales.
00:02:33Il s'ensuit que, faute d'un texte législatif d'ici le 12 juin,
00:02:37des pans entiers du droit français de l'asile seraient inapplicables ou du moins fragilisés.
00:02:41Ce constat n'a rien de nouveau.
00:02:43Nous vous avions alerté sur le sujet, M. le ministre, à l'occasion de l'examen du budget pour 2026.
00:02:47Vous aviez alors annoncé le dépôt d'un projet de loi en début d'année 2026,
00:02:51ainsi qu'une circulaire d'application.
00:02:54Le gouvernement a déposé le 8 avril dernier, soit un peu plus de deux mois de l'échéance du 12
00:02:59juin,
00:02:59un projet de loi visant à l'habilité à légiférer par ordonnance en la matière.
00:03:04Vous le savez, M. le ministre, le Sénat a peu de goût pour les ordonnances.
00:03:08Et en l'espèce, ce goût est même un peu amer.
00:03:11Si le sujet est indubitablement technique et qu'il y a désormais urgence
00:03:15à ce que des mesures d'adaptation et de transposition soient prises,
00:03:19cette urgence a un peu été créée par le gouvernement,
00:03:22alors que deux ans se sont écoulés depuis l'adoption du pacte.
00:03:25En outre habilité, le gouvernement à légiférer par ordonnance revient pour le Parlement
00:03:28à se dessaisir de sa compétence et à renoncer à l'exercer.
00:03:32Le caractère largement formel de la ratification a pour conséquence
00:03:35que toute cette démarche s'assimile à un chèque en blanc, en tout cas à une forme de chèque en
00:03:40blanc.
00:03:41Or, l'adaptation de notre droit au pacte ne se résume pas à un exercice purement technique.
00:03:45Elle comporte de nombreux choix politiques,
00:03:48qu'il s'agisse d'appliquer certaines clauses facultatives
00:03:50ou de déterminer ce que les textes européens laissent au droit national.
00:03:53Ces choix politiques sont d'autant plus importants que la demande d'asile
00:03:56a connu ces dernières années une croissance préoccupante,
00:03:58si bien qu'elle constitue à bien des égards la première filière d'immigration en France
00:04:02et même d'immigration irrégulière,
00:04:04puisque la grande majorité des déboutés s'installent durablement dans notre pays.
00:04:08La régulation de ces flux, face auxquels nos capacités d'instruction
00:04:11et d'accueil des demandeurs sont débordées, est essentielle.
00:04:13J'ajoute qu'alors que la plupart des États membres s'engagent
00:04:15dans une démarche de renforcement de leur cadre juridique en la matière,
00:04:19un droit plus favorable nous expose à un risque important
00:04:21de report de la demande d'asile vers notre pays.
00:04:23Vous le comprendrez dès lors, la matière est trop importante
00:04:26pour que nous nous contentions d'un simple chèque en blanc.
00:04:29Je regrette à cet égard qu'en dépit de la demande formulée par les rapporteurs,
00:04:33il n'ait pas reçu communication de l'avant-projet d'ordonnance.
00:04:36Je me permets d'appuyer cette demande,
00:04:37car il me paraît tout à fait essentiel que nous ayons connaissance
00:04:40des intentions du gouvernement.
00:04:42Avant de céder la parole au président Rapin,
00:04:44puis à vous-même, monsieur le ministre,
00:04:45je souhaiterais vous poser les questions suivantes.
00:04:48Tout d'abord, pourriez-vous nous préciser les conséquences
00:04:51pour les dispositifs français de l'asile,
00:04:53de l'absence d'adaptation du droit français d'ici le 12 juin ?
00:04:57Ensuite, dans l'éventualité où ce projet de loi ne serait pas adopté,
00:05:01quel serait le plan B du gouvernement ?
00:05:04Et pourriez-vous également nous exposer
00:05:07de quelle manière le gouvernement souhaite adapter le pacte,
00:05:11et notamment se saisir des marges de manœuvre qu'il laisse aux États membres ?
00:05:13Et enfin, vous engagez-vous également à faire inscrire à l'ordre du jour
00:05:18le projet de loi de ratification ?
00:05:20Voilà pour mon propos, monsieur le ministre.
00:05:23Et je laisse la parole au président Rapin.
00:05:25Merci, madame la présidente, chère Muriel.
00:05:28Monsieur le ministre de l'Intérieur,
00:05:30mes chers collègues, maintenant,
00:05:31la voix de la Commission des Affaires européennes
00:05:34pour examiner avec vous les enjeux et les modalités concrètes
00:05:38de mise en œuvre du pacte sur la migration et l'asile,
00:05:41un ensemble de neuf règlements et une directive adoptée en mai 2024
00:05:46à l'issue d'un processus de négociation long et compliqué
00:05:49puisque ce paquet avait été présenté par la Commission européenne en septembre 2020
00:05:55pour tirer les conséquences de la crise migratoire des années 2015 et 2016
00:06:00ainsi que les leçons de l'échec des négociations sur un précédent paquet asile.
00:06:05Et en 2020, ma première réunion en tant que président de la Commission des Affaires européennes
00:06:10était de recevoir Margarita Chinas, qui était le vice-président exécutif en charge de ces questions
00:06:17et qui m'avait dit, monsieur le président, dans un français parfait d'ailleurs,
00:06:21monsieur le président, dans quelques mois, le pacte asile-immigration s'est bouclé.
00:06:25On en voit le résultat aujourd'hui.
00:06:28Le pacte poursuivait trois objectifs principaux.
00:06:31Renforcer la coopération européenne pour répondre aux défis communs que constitue la lutte contre l'immigration irrégulière,
00:06:38l'accueil et la prise en charge des demandeurs d'asile
00:06:40ainsi que la mise en œuvre effective des droits fondamentaux des demandeurs d'asile et des réfugiés.
00:06:45Mettre en place de manière inédite au niveau européen une approche globale
00:06:49assurant la cohérence entre la politique migratoire, politique de l'asile et les contrôles aux frontières.
00:06:55Défendre un équilibre permanent entre la responsabilité des États membres dans les contrôles aux frontières
00:07:00comme dans la prise en charge des demandeurs d'asile
00:07:02et la solidarité européenne pour soulager les États membres de première entrée.
00:07:07La présidence française du Conseil avait joué un rôle déterminant
00:07:10pour relancer la dynamique des négociations sur ce pacte et j'en atteste.
00:07:14Monsieur le ministre, peut-être pourrez-vous, en préambule, nous présenter votre analyse d'ensemble des mesures de ce pacte.
00:07:20Les principaux points de compromis par rapport aux positions initialement défendues par la France
00:07:25mais aussi les points de vigilance.
00:07:28Je pense notamment au suivi par certains États membres de première entrée de leurs obligations
00:07:33en matière de reprise des transferts dits Dublin.
00:07:37Cela me paraît d'autant plus important que la démarche de mise en œuvre du pacte retenu par le gouvernement
00:07:43n'est pas satisfaisante, disons-le franchement.
00:07:46Les États membres avaient deux ans pour s'y préparer et vous avez attendu le tout dernier moment
00:07:52pour présenter un projet de loi d'adaptation et de transposition de surcroît
00:07:57sous forme d'habilitation à légiférer par ordonnance.
00:07:59Je regrette cette méthode.
00:08:01J'avais eu de nombreux échanges avec le secrétariat général des Affaires européennes
00:08:05puis j'avais interpellé l'an dernier le ministre chargé des Relations avec le Parlement
00:08:09lors du débat annuel sur l'application des lois sur la mise en œuvre du pacte.
00:08:13La secrétaire générale du gouvernement, Mme Landais, avait alors indiqué
00:08:18qu'une application mécanique du pacte consisterait concrètement à supprimer
00:08:22de nombreuses dispositions du CZA, ce qui n'est pas forcément facile à comprendre
00:08:26pour nos concitoyens.
00:08:27C'est pourquoi une réflexion est en cours associant le Conseil d'État
00:08:31et la Direction générale des étrangers de France sur l'élaboration de différentes méthodes
00:08:36visant à mettre en œuvre le pacte asile-immigration tout en conservant un droit national lisible
00:08:41et suffisamment cohérent. Nous voulons éviter un effet gruyère
00:08:45qui conduirait à se reporter directement au règlement.
00:08:49Et ça, c'était il y a un an.
00:08:51Cette mise en œuvre mérite un débat de fond sur l'ensemble des dispositions
00:08:55et c'était évidemment impossible.
00:08:58Je regrette le recours aux ordonnances qui me paraît d'abord destiné
00:09:01à faire face à l'absence de majorité à l'Assemblée nationale,
00:09:03tout comme le calendrier retenu, qui ne permettra très certainement pas à la France
00:09:09d'adopter l'ensemble des mesures nécessaires dans les temps impartis
00:09:13pour respecter les dates du 12 juin et du 1er juillet.
00:09:17Monsieur le ministre, ces réserves faites, et je vous l'ai dit au téléphone,
00:09:21maintenant il faut avancer.
00:09:22Je souhaite qu'au-delà des aspects juridiques qui sont importants,
00:09:25vous puissiez faire le point sur les enjeux opérationnels de mise en œuvre du pacte,
00:09:29notamment sur la refonte de la plateforme française de Rodac
00:09:32ou sur la mise en place des 615 places d'hébergement requises en France
00:09:35qui correspondent à la part française de la capacité adéquate de 30 000 places
00:09:40au niveau de l'Union pour mettre en œuvre les procédures à la frontière.
00:09:44En décembre 2024, cette capacité était de 300 places,
00:09:48dont 157 à l'aéroport Roissy-Charles-de-Gaulle et 24 à Orly.
00:09:53Les zones d'attente des aéroports parisiens représentant 90% des placements
00:09:58en zone d'attente en France en 2021.
00:10:01De nouvelles infrastructures doivent donc être aménagées d'ici le 12 juin prochain,
00:10:05ce qui devra aussi se traduire en effectifs complémentaires de garde frontière.
00:10:10Et encore, ce nombre ne prend-il pas en compte l'acceptation éventuelle par la France
00:10:15d'un nombre élevé de relocalisations chaque année
00:10:18au titre de la réserve annuelle de solidarité de l'Union européenne ?
00:10:21Pouvez-vous nous préciser ces éléments très concrets ?
00:10:24Autre élément très concret, le coût global de mise en œuvre du pacte.
00:10:29Les rapporteurs des commissions des finances et des lois s'étaient déjà interrogés
00:10:33sur l'écart entre l'évaluation près de 150 millions d'euros présentée
00:10:37dans le plan de mise en œuvre élaboré par le gouvernement en décembre 2024
00:10:41et le chiffre de 85 millions d'euros qui est inscrit dans le projet de loi de finances 2026.
00:10:49Pourquoi un tel écart ?
00:10:50Je voudrais pour ma part connaître votre position sur le cadre financier pluriannuel 2028-2034
00:10:55puisque le Fonds Asile, Immigration et Intégration sera appelé à jouer un rôle de soutien important,
00:11:03notamment pour financer le système de relocalisation
00:11:05qui est prévu dans le cadre de la réserve annuelle de solidarité.
00:11:10Or, la Commission des affaires européennes a exprimé des craintes fortes
00:11:14sur l'architecture budgétaire retenue par la Commission européenne.
00:11:18Pouvez-vous nous éclairer sur les positions que vous défendez au Conseil en la matière ?
00:11:22Enfin, je souhaiterais que vous puissiez nous faire part des discussions que vous avez
00:11:26avec vos homologues des autres États membres concernant la mise en œuvre du pacte.
00:11:30Je reviens d'Espagne et je sais que sa mise en œuvre n'est pas aisée dans cet État membre.
00:11:35Nous savons aussi que des États membres comme la Slovaquie ou la Pologne
00:11:39contestent le principe ou les modalités de mise en œuvre du mécanisme de solidarité.
00:11:44Je ne parle pas de la Hongrie compte tenu du changement de gouvernement.
00:11:48Comment agissez-vous au niveau du Conseil pour aboutir à une mise en œuvre correcte
00:11:52dans l'ensemble des États membres au moment où la Commission européenne a par ailleurs dévoilé
00:11:57une nouvelle stratégie sur la migration et l'asile ?
00:12:00Voici, M. le ministre, les quelques questions introductives de notre part pour lancer le débat.
00:12:06Mais nos collègues, bien sûr, auront aussi des questions à poser.
00:12:09Voilà, M. le ministre. Je pense que vous avez sans doute un propos introductif à nous tenir.
00:12:14Voilà. Et ensuite, si vous le voulez, vous commencerez à répondre aux questions
00:12:18que nous avons posées avec le président Rappin.
00:12:21Je passerai la parole ensuite aux rapporteurs qui posent leurs questions.
00:12:25Vous pourrez y répondre. Ensuite, évidemment, chacun est invité à s'inscrire
00:12:28pour pouvoir prendre la parole. Je vous laisse la parole, M. le ministre.
00:12:34Merci beaucoup, Mme la Présidente, M. le Président, Mesdames et Messieurs les sénateurs,
00:12:37Messieurs les rapporteurs, Mesdames et Messieurs les sénateurs.
00:12:40Je vais effectivement dérouler un propos liminaire dans lequel je vais répondre
00:12:43à un certain nombre de vos questions.
00:12:45Puis je compléterai sur le cadre financier, sur la capacité adéquate,
00:12:48sur le calendrier, sur ORODAC, même si je suppose qu'il y aura aussi d'autres questions là-dessus.
00:12:54Vous l'avez rappelé, après dix années de négociations, les États de l'Union européenne
00:12:57sont parvenus à adopter le pacte européen sur la migration et l'asile,
00:13:01pour lequel la France, effectivement, a joué un rôle déterminant dans cette issue,
00:13:05notamment lors de la présidence française du Conseil de l'Union européenne en 2022.
00:13:09En avril-mai 2024, le Parlement et le Conseil ont adopté neuf règlements
00:13:13et une directive, donc la directive accueille.
00:13:16Et le pacte est entré en vigueur le 22 juin 2024,
00:13:19avec un délai de deux ans laissé aux États membres pour préparer sa mise en œuvre.
00:13:24Le pacte européen sur la migration et l'asile constitue une réforme structurelle majeure
00:13:28de la politique migratoire européenne.
00:13:31Les pays européens ont su tirer, effectivement, les leçons de la crise migratoire de 2015-2016
00:13:36pour réformer en profondeur leur politique migratoire.
00:13:39Ils ont décidé de renforcer les frontières extérieures,
00:13:42avec notamment la mise en place du filtrage,
00:13:44qui est évidemment extrêmement important pour nous,
00:13:47puisqu'il consiste en une vérification d'identité,
00:13:50un contrôle de vulnérabilité,
00:13:52un relevé d'empreintes digitales
00:13:53et l'enregistrement dans la base Eurodac,
00:13:57avec d'ailleurs, on aura l'occasion d'y revenir,
00:14:00une extension extrêmement importante des données
00:14:04qui sont enregistrées désormais dans Eurodac,
00:14:06avec un cadre juridique de prélèvement qui a évolué,
00:14:09et qui va concerner finalement tous les étrangers en situation irrégulière
00:14:12qui seraient appréhendés sur le territoire national.
00:14:15Et par ailleurs, des procédures d'asile,
00:14:17donc une réforme de procédures d'asile et de retour à la frontière.
00:14:22Parallèlement, ils ont souhaité accélérer les procédures d'asile
00:14:28et améliorer le fonctionnement du règlement Dublin.
00:14:30C'est aussi un élément important du projet que nous présentons,
00:14:33l'amélioration du fonctionnement du dispositif Dublin,
00:14:36à la fois dans la façon dont on transfère les étrangers
00:14:40qui relèveraient d'un autre État,
00:14:42et dans le cadre, par ailleurs, des procédures et des recours
00:14:45qui seront désormais applicables.
00:14:48Enfin, il instaure un mécanisme de solidarité obligatoire,
00:14:52pour maîtriser les flux secondaires à l'échelle de l'Union européenne.
00:14:57Le PAC répond donc à des enjeux majeurs, avec des solutions efficaces.
00:15:01La France a joué un rôle déterminant dans son adoption,
00:15:04notamment lors de la présidence du Conseil de l'Union en 2022,
00:15:08comme je le disais.
00:15:09Donc la France doit effectivement maintenant adapter son droit national
00:15:12pour que les dispositions du PAC puissent être pleinement mises en œuvre.
00:15:15Vous le savez et vous l'avez rappelé,
00:15:17le calendrier est très contraint,
00:15:18puisque le PAC entre en vigueur le 12 juin 2026.
00:15:23Ce calendrier fixé par les règlements s'impose à tous les États membres.
00:15:26Tous les États sont prêts, selon nos informations.
00:15:29Donc je note ce qui a été indiqué par M. le Président
00:15:32sur un certain nombre de difficultés concernant d'autres États.
00:15:35Nous, il nous revient que tous les États sont prêts,
00:15:38à l'exception de la Hongrie,
00:15:40et que pour tous les États,
00:15:42les textes d'adaptation de leurs droits nationaux
00:15:44sont en cours d'adoption,
00:15:45ou ont été adoptés ces dernières semaines,
00:15:47ce qui est le cas de l'Allemagne et de l'Italie.
00:15:49Et d'ailleurs, pour l'Italie, selon une procédure
00:15:51qui est à peu près identique à celle que nous nous proposons.
00:15:54Dès l'été 2024, les gouvernements successifs ont travaillé
00:15:58sur la rédaction de nombreuses dispositions législatives
00:16:00et réglementaires de mise en œuvre.
00:16:02Des travaux ont été conduits avec le Conseil d'État
00:16:05pour identifier les mesures législatives
00:16:08qu'il fallait modifier,
00:16:10pour mobiliser la procédure de déclassement
00:16:13de certaines normes législatives au niveau réglementaire,
00:16:15puisque les règlements européens sont généralement
00:16:18d'application directe,
00:16:19et pour identifier quelles sont les procédures nouvelles
00:16:22qui n'existent pas dans notre droit interne,
00:16:25et identifier évidemment celles qui relèvent
00:16:27du pouvoir législatif.
00:16:31Cependant, il a été constaté que,
00:16:33malgré ce travail,
00:16:34que de très nombreuses dispositions
00:16:35relèvent effectivement du niveau législatif.
00:16:38Et vous le savez,
00:16:39l'adoption d'une loi d'ici le 12 juin
00:16:41est impossible désormais.
00:16:43Nous avons donc fait le choix
00:16:45de présenter au Parlement
00:16:46un projet de loi
00:16:47afin de pouvoir légiférer par ordonnance
00:16:49pour adapter le droit national.
00:16:51Il y a des délais incompressibles
00:16:53dans l'adoption d'un projet de loi,
00:16:55ceux de la navette parlementaire
00:16:57et du contrôle constitutionnel,
00:16:58du Conseil constitutionnel.
00:17:00Un projet de loi d'habilitation
00:17:01à légiférer par ordonnance
00:17:03va nous permettre de garantir
00:17:04une adaptation complète
00:17:06et cohérente du droit national
00:17:07pour des mesures très techniques.
00:17:09À ce titre,
00:17:11je précise que plusieurs États européens,
00:17:13et je viens de le dire,
00:17:14pour l'Italie,
00:17:15ont eu recours à une procédure similaire,
00:17:17puisque l'Italie a adopté
00:17:19une loi cadre
00:17:20permettant au gouvernement
00:17:21d'adapter le droit national
00:17:23par décret-loi.
00:17:24L'article unique du projet
00:17:26prévoit trois ordonnances.
00:17:28La première ordonnance
00:17:29permettra de transposer la directive
00:17:30et de prendre les mesures
00:17:31rendues nécessaires
00:17:32par l'entrée en vigueur
00:17:33des règlements.
00:17:35La deuxième ordonnance
00:17:36permettra d'adapter
00:17:37ces dispositions en outre-mer.
00:17:40Et la troisième ordonnance
00:17:41permettra de prendre
00:17:42des mesures de coordination.
00:17:44Ces ordonnances
00:17:45traiteront donc un volume
00:17:46important de mesures techniques.
00:17:49Mais la technicité
00:17:50de ces enjeux
00:17:51ne doit évidemment pas
00:17:52empêcher le Parlement
00:17:53de débattre
00:17:54de la mise en oeuvre du pacte.
00:17:55Et il ne s'agit pas,
00:17:56évidemment,
00:17:57de dessaisir le Parlement.
00:17:59C'est évidemment pour cela
00:18:01que j'ai répondu
00:18:02à l'invitation
00:18:02des deux présidents
00:18:03de commission.
00:18:05Et je répondrai,
00:18:06évidemment,
00:18:06bien volontiers
00:18:07à vos questions.
00:18:08Nous aurons ensuite
00:18:09l'occasion d'échanger
00:18:10sur la mise en oeuvre
00:18:12du pacte
00:18:12lors de la discussion
00:18:13du projet d'habilitation
00:18:14dans l'hémicycle.
00:18:16Ces dernières semaines,
00:18:17d'ailleurs,
00:18:18j'ai tenu à m'entretenir
00:18:19avec le président du Sénat
00:18:20et avec madame la présidente
00:18:21de l'Assemblée nationale
00:18:22sur ce sujet.
00:18:24Et évidemment,
00:18:25je tiens aussi
00:18:27à noter
00:18:27que légiférer
00:18:28par ordonnance
00:18:28évitera aussi
00:18:29que le droit soit fixé
00:18:30par les juges
00:18:31au fil des contentieux
00:18:32et au risque
00:18:33de créer
00:18:35des discordances
00:18:36juridiques importantes.
00:18:39Je reconnais bien
00:18:40qu'il aurait été
00:18:41évidemment préférable
00:18:42de déposer
00:18:42un projet de loi
00:18:43et ne pas légiférer
00:18:44par ordonnance.
00:18:45Mais nous ne pouvons
00:18:46pas prendre le risque
00:18:47que les dispositions
00:18:48du pacte
00:18:48ne soient pas
00:18:49pleinement applicables
00:18:50au moment de son entrée
00:18:51en vigueur.
00:18:52Il en résulterait
00:18:53une grande insécurité juridique.
00:18:54Mais surtout,
00:18:55la France ne pourra
00:18:56plus mettre en oeuvre
00:18:57les mesures essentielles
00:18:58pour pouvoir contrôler
00:18:59les flux migratoires.
00:19:01Notre droit national
00:19:02doit être ajusté
00:19:02de manière substantielle.
00:19:04Selon les estimations
00:19:05des services
00:19:05sont environ 40%
00:19:06du CZA
00:19:07qui est impacté
00:19:08par les nouveaux textes
00:19:09européens.
00:19:10Par conséquent,
00:19:11l'absence d'adaptation
00:19:12risquerait de créer
00:19:12une insécurité juridique
00:19:14pour les services
00:19:15de l'État
00:19:15et les étrangers
00:19:16en raison de la coexistence
00:19:17de normes nationales
00:19:18incompatibles
00:19:19avec les règlements.
00:19:21Cela donnera lieu
00:19:22à des vies juridiques
00:19:23et à une multiplication
00:19:23des contentieux
00:19:24avec un risque
00:19:25d'interprétation divergente
00:19:27sur le territoire.
00:19:28J'insiste par exemple
00:19:30sur le risque
00:19:31d'insécurité juridique
00:19:32et de contentieux
00:19:33en matière
00:19:33de conditions matérielles
00:19:34d'accueil
00:19:35puisque les règles nationales
00:19:37deviendront incompatibles
00:19:38avec la nouvelle directive
00:19:39puisqu'un certain nombre
00:19:40de dispositions
00:19:41modifient complètement
00:19:43le droit national
00:19:43et inversent
00:19:44un principe.
00:19:46Il y aurait un risque
00:19:47d'annulation
00:19:48de décisions individuelles,
00:19:49de limitation
00:19:49ou de retrait
00:19:50des prestations.
00:19:52Je veux aussi
00:19:53surtout insister
00:19:54sur les risques migratoires.
00:19:56Sans le projet de loi
00:19:57d'habilitation
00:19:58à légiférer par ordonnance,
00:20:00la procédure de filtrage
00:20:01et d'asile
00:20:01à la frontière
00:20:02ne pourrait pas
00:20:03être mise en œuvre
00:20:04puisqu'elle impose
00:20:05un certain nombre
00:20:06de dispositions législatives.
00:20:07On y reviendra
00:20:08dans la présentation.
00:20:10La France
00:20:11ne disposerait pas
00:20:12de ces badges législatifs
00:20:13pour maintenir
00:20:13les demandeurs
00:20:14à disposition
00:20:15des autorités
00:20:16comme cela est prévu
00:20:17pendant la durée
00:20:19de l'instruction
00:20:20notamment
00:20:21de la procédure
00:20:22d'asile
00:20:23à la frontière.
00:20:24Très concrètement,
00:20:25dans les prochaines semaines,
00:20:26il en résulterait
00:20:27une admission
00:20:28quasi systématique
00:20:29sur le territoire
00:20:29des personnes
00:20:30se présentant
00:20:30à la frontière.
00:20:31Sans le projet
00:20:32de loi d'habilitation
00:20:33à légiférer
00:20:34par ordonnance,
00:20:34la France
00:20:35pourrait rapidement
00:20:35devenir un des points faibles
00:20:37des frontières extérieures
00:20:38de l'Union.
00:20:39Le réseau des passeurs
00:20:41qui sont toujours
00:20:41très au fait
00:20:42des nouvelles règles
00:20:42prendrait rapidement
00:20:44conscience
00:20:44de la chose
00:20:45et de la non-mise en œuvre
00:20:46de ces dispositifs
00:20:47contraignants
00:20:48de contrôle
00:20:49aux frontières.
00:20:51Cela pourrait
00:20:51et le risque
00:20:52serait évidemment
00:20:53un afflux
00:20:54d'entrée irrégulière.
00:20:56Je termine
00:20:57par un dernier risque
00:20:58qu'en cas d'absence
00:20:59d'adaptation
00:20:59du droit,
00:21:01les différences
00:21:01de traitement
00:21:05entre pays
00:21:06pourraient générer
00:21:07des mouvements
00:21:07secondaires
00:21:08au sein
00:21:08de l'espace Schengen
00:21:09et entraver
00:21:11les transferts
00:21:11du Blin.
00:21:12Cela même
00:21:13que nous voulons éviter
00:21:15les mouvements secondaires
00:21:16et nous voulons faciliter
00:21:17évidemment
00:21:18les transferts du Blin.
00:21:19Alors même
00:21:20que nous avons négocié
00:21:20pendant huit mois
00:21:21pour que l'Italie
00:21:22et la Grèce
00:21:22reprennent
00:21:23les éloignements
00:21:24du Blin
00:21:24à compter
00:21:25du 12 juin,
00:21:26ce serait
00:21:27évidemment
00:21:28très fâcheux
00:21:30mais sans adaptation
00:21:31en toute
00:21:31et à cause
00:21:32de notre droit national
00:21:33nous serions en difficulté
00:21:34pour mettre en oeuvre
00:21:35ces transferts
00:21:37qui nous empêcheraient
00:21:38donc sans transposition
00:21:40nous ne pourrions pas
00:21:40faire jouer
00:21:41les nouvelles dispositions
00:21:42européennes.
00:21:42Voilà mesdames et messieurs
00:21:43les sénateurs
00:21:44donc l'habilitation
00:21:46à légiférer
00:21:46par ordonnance
00:21:47constitue aujourd'hui
00:21:49nous semble
00:21:50la seule voie
00:21:50réaliste
00:21:51pour garantir
00:21:52une mise en oeuvre
00:21:52ordonnée,
00:21:53lisible et sécurisée
00:21:54du pacte.
00:21:55En mars,
00:21:56la Commission européenne
00:21:57a rendu un rapport
00:21:58sur l'état d'avancement
00:21:59de la mise en oeuvre
00:21:59du pacte.
00:22:00Ce rapport ne faisait pas
00:22:01état d'inquiétude particulière
00:22:02sur l'état de préparation
00:22:04de la France
00:22:04sous réserve
00:22:05de l'adaptation
00:22:06du droit national
00:22:07et de la transposition
00:22:09de la directive
00:22:10accueil
00:22:10dans les délais.
00:22:12Le pacte constitue
00:22:13une avancée majeure
00:22:14pour une gestion européenne
00:22:14plus efficace
00:22:15des migrations
00:22:16de l'asile.
00:22:16L'absence de transposition
00:22:18créera une désorganisation
00:22:19institutionnelle
00:22:20et risque d'alimenter
00:22:21les flux migratoires.
00:22:22Enfin,
00:22:22l'absence de transposition
00:22:24nous expose
00:22:24à un risque réputationnel
00:22:26assez fort
00:22:27qui pourrait même aller
00:22:29jusqu'à une procédure
00:22:31de manquement
00:22:31de la Commission.
00:22:32Voilà ce que je voulais
00:22:33vous dire
00:22:33pour les propos généraux.
00:22:38Concernant les réponses
00:22:39qui m'ont été posées
00:22:40par Mme la Présidente
00:22:42et par M. le Président,
00:22:43je suppose que ces points
00:22:45reviendront ensuite
00:22:45dans la discussion.
00:22:47j'ai parlé de la conséquence
00:22:49de la non-adoption,
00:22:50Mme la Présidente.
00:22:51Le plan B,
00:22:55c'est de voir
00:22:55ce qui va se passer,
00:22:56c'est-à-dire
00:22:57c'est de travailler
00:22:57avec des règlements
00:22:58qui s'appliquent
00:22:59directement
00:23:00et puis une directive
00:23:01qu'il faut transposer.
00:23:02Les règlements
00:23:03s'appliquent directement
00:23:04pour autant évidemment
00:23:04que les dispositions
00:23:05soient suffisamment claires
00:23:06et applicables
00:23:08avec une jurisprudence
00:23:09de la Cour de justice européenne
00:23:10qui demande quand même
00:23:11quand bien même
00:23:12les règlements
00:23:12sont d'application directe
00:23:13de supprimer
00:23:14les dispositions
00:23:14du droit national
00:23:15qui ne sont pas conformes.
00:23:16Donc ça,
00:23:16on a une jurisprudence
00:23:17de la Cour de justice européenne
00:23:19et la conclusion
00:23:20à laquelle on en est arrivé,
00:23:21c'est que donc
00:23:22il ne pourrait y avoir
00:23:23en plan B finalement
00:23:24que des règlements
00:23:25d'application directe,
00:23:26une circulaire interprétative
00:23:28de ce que serait
00:23:29la compatibilité
00:23:30entre ce droit européen
00:23:31et le droit national
00:23:33et ce serait quand même,
00:23:35voilà,
00:23:35on considère
00:23:36qu'il faut quand même
00:23:37prendre des dispositions législatives.
00:23:38Il faut quand même
00:23:39prendre des dispositions législatives
00:23:41même si on a aussi
00:23:43engagé un travail
00:23:44qui vise à
00:23:45identifier
00:23:46un certain nombre
00:23:47de dispositions
00:23:47du CZA
00:23:48qui peuvent être déclassées
00:23:49et qui nous permettraient
00:23:50de les modifier
00:23:50par la voie réglementaire.
00:23:52Voilà,
00:23:53mais ce serait un travail long
00:23:54et on ne serait pas prêt.
00:23:56C'est un travail
00:23:56qu'on a poussé.
00:23:57Maintenant,
00:23:58il faut se dire la vérité,
00:23:59le temps de l'adaptation
00:24:01de l'ordonnance,
00:24:01on va de toute façon
00:24:02connaître à partir du 12 juin
00:24:03un moment
00:24:04où on sera
00:24:05sur le fonctionnement
00:24:06de cette circulaire
00:24:07et d'une coexistence
00:24:08entre le CZA
00:24:09et notre droit européen
00:24:11qui s'appliquera directement.
00:24:12On n'aura pas
00:24:13les ordonnances,
00:24:14enfin, je ne pense pas
00:24:14qu'on sera prêt
00:24:15dès le 12 juin,
00:24:15on va essayer,
00:24:16on va essayer
00:24:16d'y veiller,
00:24:17mais il y aura
00:24:18cette difficulté.
00:24:21Oui,
00:24:24on déposera
00:24:25un projet
00:24:25de loi de ratification,
00:24:26il n'y a pas
00:24:26de difficulté là-dessus,
00:24:28on déposera
00:24:28un projet.
00:24:30On l'inscrira,
00:24:31oui, bien sûr.
00:24:32On ne va pas éviter cela.
00:24:39Sur le pacte,
00:24:40je reviendrai peut-être
00:24:41dans les questions
00:24:41sur la façon
00:24:42dont on envisage
00:24:43les choses,
00:24:44à la fois pour l'asile
00:24:44à la frontière,
00:24:45pour les modifications
00:24:46de la procédure d'asile,
00:24:47pour Eurodac,
00:24:48ce qu'on a fait,
00:24:49le travail qui a été mené
00:24:50sur Eurodac,
00:24:51puisqu'on a un travail
00:24:52important qui a été mené,
00:24:54sur les mécanismes
00:24:55de solidarité aussi,
00:24:57puisque le mécanisme
00:24:59de solidarité
00:24:59devient obligatoire.
00:25:01Et la France
00:25:02fait partie pour l'instant
00:25:04des pays
00:25:05qui sont en risque
00:25:08de pression migratoire,
00:25:10ce qui nous confère
00:25:11un certain nombre
00:25:11de possibilités
00:25:12et à date,
00:25:13au titre du mécanisme
00:25:14de solidarité,
00:25:15qui peut jouer,
00:25:16comme vous le savez,
00:25:17par des relocalisations,
00:25:19par des contributions financières
00:25:20ou par des mécanismes
00:25:21alternatifs.
00:25:22Nous partons
00:25:23dans l'idée
00:25:24pour au moins
00:25:252026
00:25:25de mettre en place
00:25:27des mécanismes
00:25:28particuliers
00:25:29qui sont...
00:25:30Nous avons
00:25:31sur le territoire national
00:25:33un certain nombre
00:25:33de ressortis...
00:25:34Enfin,
00:25:35pas d'étranges
00:25:36institutions régulières
00:25:36qui, normalement,
00:25:38au titre des applications
00:25:38de Dublin,
00:25:39relèvent d'un examen
00:25:40dans certains pays,
00:25:41notamment en Italie
00:25:42et en Grèce.
00:25:43Et nous allons faire
00:25:44ce qu'on appelle
00:25:45du Dublin offset.
00:25:47C'est-à-dire que,
00:25:48voilà,
00:25:48notre contribution,
00:25:50ce sera
00:25:50de ne pas transférer
00:25:52un certain nombre
00:25:52d'individus
00:25:53qui, normalement,
00:25:54devraient être
00:25:54transférés
00:25:55à concurrence
00:25:56de ce que nous devions,
00:25:59de l'engagement
00:25:59que nous avons pris
00:26:00en termes
00:26:00de relocalisation.
00:26:01La relocalisation
00:26:02pour la France,
00:26:04en appliquant
00:26:04la règle
00:26:05pour 2026,
00:26:08au titre de la réserve
00:26:09de solidarité,
00:26:09ça représente
00:26:1016%.
00:26:10Donc,
00:26:12des 20 000
00:26:14relocalisations prévues,
00:26:15ce qui fait un peu plus
00:26:15de 3 000
00:26:16pour ce qui nous concerne
00:26:17et qu'on va honorer
00:26:18un offset.
00:26:20Donc,
00:26:20voilà pour le...
00:26:22Je reviendrai après
00:26:23sur tous les dispositifs.
00:26:24Je pense qu'on aura
00:26:25l'âge en temps
00:26:25de revenir
00:26:26sur tous ces dispositifs.
00:26:27Encore une fois,
00:26:28asile frontière,
00:26:29asile,
00:26:30mécanisme de solidarité,
00:26:31Eurodac,
00:26:33j'y reviendrai.
00:26:35Sur les points
00:26:37de...
00:26:37Sur les points
00:26:39de...
00:26:40Donc,
00:26:40sur la transposition.
00:26:42Moi,
00:26:42je suis ministre
00:26:42de l'Intérieur
00:26:43depuis 6 mois et demi.
00:26:44Bon,
00:26:45je suis arrivé
00:26:46avec ce projet.
00:26:47il y avait un ministre
00:26:48avant moi.
00:26:49Depuis 2014,
00:26:50il y a eu plusieurs ministres.
00:26:51On a travaillé,
00:26:52évidemment,
00:26:52moi,
00:26:53j'ai travaillé
00:26:53dès mon arrivée
00:26:54sur ce projet
00:26:55avec les difficultés
00:26:56que ça comportait.
00:26:58Voilà,
00:26:59on n'a pas pu présenter
00:27:01le texte avant.
00:27:03J'en suis désolé.
00:27:05Maintenant,
00:27:05il y a un impératif.
00:27:06Il faut absolument
00:27:07qu'on y arrive
00:27:08pour éviter,
00:27:09justement,
00:27:10le gruyère
00:27:11dont vous parliez.
00:27:11Je partage tout à fait
00:27:12votre constat.
00:27:13Je partage vraiment
00:27:14en tout point
00:27:15votre constat.
00:27:15sur le cadre financier.
00:27:18Il faudrait peut-être
00:27:19qu'on me ressorte
00:27:20la petite fiche
00:27:21sur le cadre financier
00:27:22puisque j'ai eu
00:27:23une question très précise,
00:27:24notamment sur cette divergence.
00:27:26Oui,
00:27:28enfin,
00:27:28je répondrai peut-être
00:27:29dans le débat après.
00:27:30Je ne vais pas monopoliser
00:27:31la parole
00:27:31pour ce point introductif.
00:27:33Et sur l'analyse
00:27:34que nous faisons d'ensemble,
00:27:35M. le Président,
00:27:36c'est que c'est manifestement
00:27:37quand même
00:27:39un dispositif
00:27:40qui va renforcer
00:27:41le contrôle aux frontières.
00:27:42Vous l'avez cité vous-même.
00:27:43Nous, on va être concernés
00:27:44pour l'asile à la frontière
00:27:47essentiellement sur nos ports
00:27:48et évidemment nos aéroports.
00:27:50Vous avez cité le chiffre
00:27:51que je ne peux que confirmer.
00:27:52On est à plus de 90%
00:27:53sur les aéroports.
00:27:55Évidemment, pour nous,
00:27:55c'est une procédure
00:27:56qui est plus sécurisée
00:27:58avec la possibilité
00:28:01d'un examen d'asile
00:28:02à la frontière.
00:28:02On a regardé
00:28:03qu'il va concerner
00:28:04pas loin de 80-85%
00:28:06des cas en asile
00:28:06à la frontière.
00:28:07Donc avec une possibilité
00:28:09de retenir les personnes
00:28:10le temps de l'examen
00:28:11et non plus comme actuellement
00:28:12où il y a un avis
00:28:14qui est demandé à l'OFPRA
00:28:15et puis une fois
00:28:16que l'OFPRA a rendu son avis,
00:28:19la personne rentre
00:28:20sur le territoire
00:28:21pour déposer une demande
00:28:22d'asile de droit commun.
00:28:22Là, la demande d'asile
00:28:23sera directement instruite
00:28:26à partir de la frontière
00:28:27et l'OFPRA rendra
00:28:28une décision.
00:28:30Donc c'est évidemment
00:28:30un dispositif
00:28:31qui pour nous
00:28:31est plus sécure,
00:28:33en tout cas
00:28:33qui renforce les contrôles
00:28:35et avec surtout
00:28:37le filtrage,
00:28:38toute cette procédure
00:28:39de filtrage
00:28:39qui est extrêmement importante.
00:28:41avec à la fois
00:28:42pour les arrivées
00:28:45et les demandeurs
00:28:46d'asile à la frontière
00:28:47mais aussi
00:28:47à n'importe quel point
00:28:48du territoire national,
00:28:49chaque fois qu'il y aura
00:28:50une interpellation
00:28:52d'un étranger
00:28:52en situation régulière
00:28:53et dans le cadre
00:28:54évidemment
00:28:54de la procédure prévue
00:28:55de la retenue
00:28:56pour vérification
00:28:57du droit au séjour,
00:28:58on pourra mettre en œuvre
00:28:58ce filtrage
00:28:59qui va permettre
00:28:59de recueillir
00:29:00un certain nombre
00:29:01d'éléments extrêmement importants
00:29:02concernant les étrangers
00:29:03en situation régulière
00:29:04et notamment
00:29:05au-delà de la biométrie
00:29:07des photographies
00:29:08et un certain nombre
00:29:09d'informations
00:29:10qui seront extrêmement précieuses
00:29:12pour les contrôles
00:29:13avec un dispositif,
00:29:14un Eurodac,
00:29:15on va le déployer en France
00:29:16sans forcément utiliser
00:29:17tous les dispositifs
00:29:20qui ont été mis en place
00:29:20par l'Union européenne,
00:29:21on va développer
00:29:22un Eurodac France
00:29:24auquel accéderont
00:29:25l'ensemble des policiers
00:29:26et des gendarmes
00:29:26à partir de leur NEO.
00:29:28Et donc voilà,
00:29:29pour nous,
00:29:30si vous me demandez
00:29:31mon opinion
00:29:33sur l'analyse d'ensemble,
00:29:34on renforce significativement
00:29:35et le contrôle aux frontières
00:29:36et le contrôle
00:29:38des étrangers
00:29:38en situation irrégulière
00:29:40sur l'ensemble
00:29:40du territoire national
00:29:42avec la possibilité
00:29:44encore une fois
00:29:44de prendre des empreintes,
00:29:46une image,
00:29:47une photographie,
00:29:48évidemment des données
00:29:49alpha numériques
00:29:50et surtout
00:29:51on s'oriente
00:29:53vers une disposition
00:29:54qui permettra
00:29:56de recueillir
00:29:57ces éléments
00:29:57par la contrainte.
00:29:58Il nous faut une loi,
00:29:59évidemment,
00:30:00ça fait partie
00:30:00des dispositions législatives
00:30:01qui sont dans l'ordonnance
00:30:02mais on s'oriente
00:30:03vers une prise en compte
00:30:04par la contrainte
00:30:05même si on va rester
00:30:06quand même
00:30:07dans le cadre
00:30:07du droit national
00:30:08sur ces sujets,
00:30:09enfin des contraintes
00:30:10du droit national
00:30:10et notamment
00:30:11il faudra que ça fasse intervenir
00:30:13un magistrat judiciaire
00:30:15pour pouvoir recueillir
00:30:17sous la contrainte
00:30:18les données biométriques
00:30:19mais pour nous
00:30:19c'est un élément
00:30:20extrêmement important.
00:30:21Voilà ce que je pouvais
00:30:22vous dire
00:30:23sur ces propos liminaires
00:30:24et puis sur le cadre financier
00:30:25c'est le point
00:30:26que je n'ai pas traité
00:30:27il faudra que je réponde
00:30:28dans les questions.
00:30:29Voilà Madame la Présidente,
00:30:30Monsieur le Président.
00:30:31Nous n'oublierons pas la question,
00:30:32rassurez-vous.
00:30:33Alors je vais d'abord
00:30:35passer la parole
00:30:36au rapporteur
00:30:37de la Commission des lois
00:30:38si vous voulez bien
00:30:39dans l'ordre qui vous conviendra.
00:30:40Merci beaucoup Madame la Présidente,
00:30:43Monsieur le Ministre.
00:30:44Je voulais poser deux séries de questions.
00:30:47Je voudrais revenir sur la forme
00:30:48peut-être en quelques mots
00:30:51pour partager complètement
00:30:53le constat et le regret
00:30:55de la Présidente Jourdain
00:30:56et du Président Rapin.
00:30:58Et peut-être en le partageant
00:31:00souligner que dans le cadre
00:31:02des auditions
00:31:03qui ont été les nôtres
00:31:04avec mon collègue Olivier Bitz
00:31:06au moment de l'examen budgétaire
00:31:08sur le budget immigration,
00:31:10vos services nous indiquaient
00:31:11que le texte était prêt,
00:31:12que le projet était prêt
00:31:13à être déposé,
00:31:14ce qui semblait d'ailleurs
00:31:15étayer l'engagement
00:31:17que vous aviez pris
00:31:18de pouvoir discuter
00:31:20en profondeur
00:31:21d'un texte aussi important
00:31:23devant la représentation nationale.
00:31:24Et évidemment,
00:31:26je voulais partager ce regret
00:31:27de ne pas pouvoir discuter
00:31:30de dispositions
00:31:31qui à ce point engagent
00:31:33notre avenir collectif
00:31:34et qui à ce point
00:31:35sont un sujet politique
00:31:37majeur.
00:31:39Je voulais aussi
00:31:40sur la forme,
00:31:41peut-être vous interroger
00:31:42sur la troisième ordonnance
00:31:44dont vous avez dit un mot
00:31:45et sur le délai
00:31:47des mesures de coordination
00:31:49que vous envisagez.
00:31:51Pourquoi ce délai
00:31:52qui peut paraître long,
00:31:55voire très long ?
00:31:57Et est-ce que c'est
00:31:58une marge de discussion
00:31:59que nous pourrions avoir
00:32:00sur cette troisième ordonnance ?
00:32:04Et puis,
00:32:05je renforce aussi
00:32:06ce que disait,
00:32:06dans le sens
00:32:07de ce que disait
00:32:08la présidente Jourdain,
00:32:08sur la nécessité
00:32:09de nous transmettre
00:32:10les documents
00:32:11pour que nous puissions
00:32:13procéder à notre rapport
00:32:15dans les meilleures conditions.
00:32:16Sur le fond,
00:32:17je voulais revenir
00:32:19peut-être plus dans le détail
00:32:21sur les mesures
00:32:22de filtrage.
00:32:24Vous en avez parlé.
00:32:26Et la mise en place
00:32:27du filtrage
00:32:27et de l'asile
00:32:28à la frontière.
00:32:29Et notamment
00:32:30de ce régime
00:32:31d'accueil nouveau
00:32:32et qui s'annonce
00:32:34substantiellement différents
00:32:35et qui supposent
00:32:36des adaptations majeures,
00:32:37me semble-t-il.
00:32:39Je pense notamment
00:32:40à la question des délais.
00:32:42Est-ce que l'ensemble
00:32:44des personnes
00:32:44seront maintenues
00:32:45en zone d'attente
00:32:46pour la durée
00:32:48de la procédure,
00:32:48ce qui suppose
00:32:49de passer de 26 jours
00:32:50à 12 semaines,
00:32:51ce qui est une modification
00:32:52très significative ?
00:32:53La deuxième question
00:32:54afférente sur la question
00:32:55des procédures
00:32:56et des infrastructures,
00:32:57pardon.
00:32:58vous avez évoqué
00:33:00la question également
00:33:00quels moyens
00:33:02peuvent être dotés
00:33:03pour que ces infrastructures
00:33:04soient suffisantes
00:33:05compte tenu
00:33:05de ces délais rallongés
00:33:06et de cette procédure
00:33:08nouvelle,
00:33:08les capacités adéquates
00:33:09donc.
00:33:11Et la troisième chose
00:33:12sur l'OFPRA
00:33:13et sur la CNDA,
00:33:15puisque le délai
00:33:16de 12 semaines
00:33:18parle d'un délai
00:33:20qui inclut le jugement.
00:33:21On sait qu'on n'y est pas.
00:33:23Est-ce que vous envisagez
00:33:24des moyens dédiés
00:33:25pour pouvoir tenir
00:33:27ce délai
00:33:28et accélérer
00:33:28les procédures
00:33:30de jugement,
00:33:32décision à l'OFPRA
00:33:33et jugement à la CNDA ?
00:33:35On pourrait poser
00:33:35peut-être d'autres questions
00:33:36tout à l'heure.
00:33:37Je ne vais pas prendre
00:33:38des questions
00:33:39de collègues
00:33:39peut-être sur le pays
00:33:40d'origine sûre
00:33:42et sur le pays tiers sûr.
00:33:43Est-ce que vous envisagez
00:33:44sur le pays d'origine sûre
00:33:46d'étendre la liste
00:33:47et de procéder
00:33:47à une nouvelle définition
00:33:48et sur le pays tiers sûr,
00:33:50est-ce qu'il est prévu
00:33:53d'appliquer la notion
00:33:54et selon quelle modalité ?
00:33:55Je vous remercie.
00:34:03Merci Madame la Présidente.
00:34:05Monsieur le Ministre,
00:34:06à mon tour
00:34:07de regretter
00:34:08la manière
00:34:08effectivement
00:34:09et les conditions
00:34:10dans lesquelles
00:34:10nous examinions
00:34:11ce texte.
00:34:13Après, forcément,
00:34:14c'est vous
00:34:14que nous avons
00:34:15en face
00:34:15de nous
00:34:16aujourd'hui.
00:34:19Pendant dix ans,
00:34:20ce pacte
00:34:21a été négocié
00:34:23au niveau européen
00:34:24et ça fait maintenant
00:34:25deux ans
00:34:26que le gouvernement
00:34:29devait présenter
00:34:30effectivement
00:34:31un projet de loi
00:34:32devant la représentation nationale.
00:34:34Je veux bien comprendre
00:34:35qu'au mois de juin 2024
00:34:37avec la dissolution,
00:34:38ce n'était pas forcément
00:34:39les conditions idéales,
00:34:41mais c'est vrai
00:34:42qu'alors que le gouvernement,
00:34:43me semble-t-il,
00:34:44est très allant
00:34:45sur les questions migratoires
00:34:46depuis l'automne 2024,
00:34:48j'avoue,
00:34:49ne pas comprendre
00:34:50les raisons
00:34:50qui nous poussent
00:34:51aujourd'hui
00:34:52à examiner un texte
00:34:53dans des conditions
00:34:54qui ne sont pas satisfaisantes
00:34:56avec,
00:34:57vous l'indiquez,
00:34:57à la fois le risque
00:34:58du cafarnaum juridique
00:35:00et le risque,
00:35:01si ce texte
00:35:02ne passe pas,
00:35:03d'avoir un afflux
00:35:05massif
00:35:06sur le territoire
00:35:08national.
00:35:09Donc,
00:35:09j'aimerais bien comprendre
00:35:11ce qui s'est passé
00:35:12et une fois
00:35:13qu'on a dit ça,
00:35:13effectivement,
00:35:14l'objectif
00:35:15est d'avancer
00:35:17et de faire en sorte
00:35:18de protéger,
00:35:20évidemment,
00:35:21notre pays.
00:35:22Alors,
00:35:22pour ma part,
00:35:23j'aurais quelques petites questions.
00:35:24D'abord,
00:35:25sur la notion
00:35:25de pays d'origine sûre.
00:35:28Première question,
00:35:29savoir la nouvelle définition
00:35:31qui est contenue
00:35:32dans le règlement procédure.
00:35:34Est-ce que ça va entraîner
00:35:36des conséquences
00:35:37au niveau national ?
00:35:39Est-ce que nous allons modifier
00:35:40la définition
00:35:42de cette définition
00:35:44du pays d'origine sûre
00:35:45qui existe dans le CZA ?
00:35:47Est-ce que ça va nous permettre
00:35:48d'étendre la liste nationale,
00:35:50on va dire,
00:35:51des pays d'origine sud ?
00:35:54Deuxième question,
00:35:56sur le concept
00:35:56de pays tiers sûr,
00:35:58évidemment différent,
00:35:59qui permet de déclarer
00:36:00une demande irrecevable
00:36:02lorsqu'un demandeur d'asile
00:36:03peut recevoir
00:36:04une protection
00:36:05dans un autre pays
00:36:06jugé sûr.
00:36:07Est-ce que vous envisagez
00:36:10d'appliquer,
00:36:11on va dire,
00:36:12enfin,
00:36:12proposer par ordonnance,
00:36:14d'appliquer ce concept
00:36:15de pays tiers sûr,
00:36:17évidemment,
00:36:17avec la réserve
00:36:19qui résulte
00:36:21de la jurisprudence
00:36:22du Conseil d'État ?
00:36:25Mais cette réserve
00:36:26ne concernerait,
00:36:26d'après nos informations,
00:36:29que deux protections
00:36:30octroyées
00:36:31par l'OFPRA en 2024
00:36:32et six en 2023,
00:36:36enfin, bref,
00:36:37très minoritaires.
00:36:38est-ce que vous envisagez
00:36:40effectivement d'avoir
00:36:41recours à ce concept ?
00:36:45Troisième petite question
00:36:47concernant Eurodac
00:36:48et la prise d'empreintes
00:36:50et de photographies
00:36:51systématiques
00:36:51dès l'interpellation
00:36:53des étrangers
00:36:54en situation irrégulière.
00:36:56Il s'agit d'une évolution
00:36:57importante
00:36:58qui est contenue
00:36:59dans le pacte
00:37:00et l'article 13
00:37:01permet aux États membres
00:37:03d'autoriser
00:37:04le recours
00:37:05à la contrainte
00:37:05pour cette prise d'empreinte,
00:37:07contrainte qui n'est
00:37:08aujourd'hui possible
00:37:09qu'au stade
00:37:10du placement en rétention.
00:37:11Donc, envisagez-vous
00:37:12à ce stade
00:37:13de saisir
00:37:14cette clause facultative
00:37:16en permettant
00:37:17ce recours
00:37:17à la contrainte
00:37:18dès la retenue
00:37:19pour vérification
00:37:21du droit au séjour.
00:37:22Et enfin,
00:37:23et dernière question,
00:37:24donc sur la question
00:37:26budgétaire,
00:37:27parce que,
00:37:27évidemment,
00:37:28j'ai ressorti
00:37:28l'annexe budgétaire
00:37:29qui avait été rédigée
00:37:32par le secrétariat général
00:37:34des affaires européennes
00:37:36qui nous indiquait
00:37:38que pour mettre
00:37:39en oeuvre le pacte,
00:37:40il fallait 169 millions
00:37:41d'euros en 2025,
00:37:43122 millions,
00:37:44enfin immédiatement
00:37:45après l'application,
00:37:46évidemment,
00:37:46la mise en application
00:37:47du texte,
00:37:48122 millions en 2026,
00:37:50216 en 2027
00:37:51et 508
00:37:52donc au total.
00:37:55Et dans le cadre
00:37:56du PLF,
00:37:57évidemment,
00:37:57la somme inscrite
00:37:58est bien inférieure
00:37:59même au premier montant
00:38:01qui est indiquée.
00:38:02Donc comment
00:38:03nous nous situons,
00:38:04comment vous voyez
00:38:05les choses
00:38:06en termes budgétaires
00:38:07pour rendre
00:38:07effectivement
00:38:08ce pacte
00:38:09applicable
00:38:10dans notre pays ?
00:38:11Je vous remercie.
00:38:13Monsieur le ministre,
00:38:14je vous laisse peut-être
00:38:15répondre à cette première
00:38:16série de questions,
00:38:16autrement elles vont
00:38:17s'entasser.
00:38:21je pense qu'elles vont
00:38:22épuiser
00:38:22pas tout le sujet
00:38:23mais une partie
00:38:24quand même.
00:38:25Non,
00:38:25sur la façon
00:38:27dont le filtrage
00:38:28de l'asile
00:38:29à la frontière
00:38:29va se passer,
00:38:32d'abord peut-être
00:38:33sur les infrastructures,
00:38:35bon,
00:38:35j'y reviendrai,
00:38:36sur les infrastructures
00:38:37telles que nous
00:38:37les concevons.
00:38:39Donc,
00:38:40la mise en place
00:38:40du filtrage
00:38:42et de l'asile
00:38:42à la frontière,
00:38:43avec la nouvelle procédure,
00:38:46la demande d'asile
00:38:47sera examinée
00:38:48au fond
00:38:48dans un délai
00:38:49qui ne devra pas
00:38:49effectivement
00:38:50excéder 12 semaines
00:38:52sans que le demandeur
00:38:53ne soit autorisé
00:38:54à rentrer sur le territoire,
00:38:56ce qui devrait faciliter
00:38:57son retour
00:38:58en cas de refus.
00:38:59Alors,
00:38:59avec les étapes suivantes,
00:39:00en premier lieu,
00:39:01il y a le filtrage
00:39:02qui s'applique
00:39:02à tous les ressortissants
00:39:03de pays tiers
00:39:04ou à Patrite
00:39:05qui demandent l'asile
00:39:06à un point de passage
00:39:07frontalier
00:39:08et qui se déroulera
00:39:09en zone d'attente
00:39:10et qui consistera
00:39:11à assurer un contrôle,
00:39:12une vérification d'identité
00:39:13avec enregistrement
00:39:16des empreintes
00:39:17et des éléments
00:39:18de photographie
00:39:19dans Eurodac,
00:39:19un contrôle de sécurité
00:39:21via la consultation
00:39:22des fichiers dédiés
00:39:23pour identifier
00:39:23les demandeurs d'asile
00:39:24présentant une menace
00:39:26pour l'ordre public
00:39:26et la sécurité intérieure
00:39:28et un contrôle
00:39:29de santé préliminaire
00:39:31pour détecter
00:39:32tout besoin de santé
00:39:34et notamment
00:39:34pour des raisons
00:39:35de santé publique
00:39:36et notamment liées
00:39:37à des impératifs
00:39:38d'isolement.
00:39:39Donc,
00:39:40l'ensemble
00:39:40de ces contrôles
00:39:41est formalisé
00:39:42dans le cadre
00:39:43d'un formulaire
00:39:44de filtrage
00:39:44et à l'issue
00:39:45de ce filtrage,
00:39:46la préfecture
00:39:47enregistrera
00:39:48le cas échéant
00:39:49la demande d'asile.
00:39:51Alors,
00:39:51le règlement
00:39:53prévoit
00:39:53des cas obligatoires
00:39:54de placement
00:39:55en procédure d'asile
00:39:56à la frontière
00:39:57en cas de demande
00:39:58frauduleuse,
00:39:59en cas de risque
00:39:59pour l'ordre public
00:40:01ou lorsque nous sommes
00:40:02en présence
00:40:03d'un ressortissant
00:40:04d'un pays
00:40:04pour lequel
00:40:04le taux de protection
00:40:05est inférieur
00:40:06ou égal à 20%.
00:40:07La préfecture
00:40:09placera l'étranger
00:40:10qui en relève
00:40:11donc en procédure
00:40:11d'asile
00:40:12à la frontière.
00:40:13Pour les autres cas,
00:40:14le demandeur
00:40:15sera autorisé
00:40:16à pénétrer
00:40:16sur le territoire
00:40:18national
00:40:18avec une attestation
00:40:19de demande d'asile
00:40:20pour un examen
00:40:21de sa demande
00:40:22en procédure classique.
00:40:24Quand le demandeur
00:40:25relève de la procédure
00:40:26d'asile
00:40:26à la frontière,
00:40:27les services préfectoraux
00:40:28pourront,
00:40:28sur le fondement
00:40:29d'une disposition
00:40:30législative ad hoc
00:40:31dont nous avons besoin,
00:40:33faire adopter
00:40:34un arrêté
00:40:35qui sera restrictif
00:40:39de liberté
00:40:40puisque ce sera
00:40:41un arrêté
00:40:41de placement
00:40:42en assignation
00:40:42en résidence
00:40:43pour lequel
00:40:43on a besoin
00:40:44de dispositions
00:40:46législatives.
00:40:49Surtout que
00:40:49pour ceux
00:40:50qui constitueront
00:40:51une menace
00:40:51pour l'ordre public,
00:40:53on ne sera pas
00:40:53sur un dispositif
00:40:54de placement
00:40:54d'assignation
00:40:55en résidence
00:40:56mais sur un dispositif
00:40:56plus contraignant
00:40:57qui est un dispositif
00:40:59de rétention,
00:41:00de maintien
00:41:01en zone d'attente
00:41:02mais donc
00:41:03c'est un dispositif
00:41:04plus contraignant
00:41:05là aussi
00:41:05il nous faut
00:41:05une disposition
00:41:06législative.
00:41:07Pour les assignations
00:41:08à résidence
00:41:09elles s'effectueront
00:41:10dans le lieu
00:41:10de la capacité
00:41:11adéquate,
00:41:12lieu d'hébergement
00:41:13dédié aux demandeurs
00:41:14d'asile
00:41:14relevant de la procédure
00:41:15d'asile
00:41:15à la frontière
00:41:17et de la procédure
00:41:18de retour
00:41:18le temps nécessaire
00:41:19à l'examen
00:41:20de la demande.
00:41:21Alors pour répondre
00:41:23à votre question
00:41:24sur la mise en oeuvre
00:41:27de cette capacité
00:41:28adéquate,
00:41:29effectivement
00:41:29elle est actuellement
00:41:30limitée
00:41:31par la capacité
00:41:33des zones d'attente
00:41:33que vous avez citées
00:41:34et donc
00:41:36dans l'attente
00:41:37d'avoir un lieu
00:41:38qui répond
00:41:39aux obligations
00:41:39qui sont celles
00:41:40de la France
00:41:40et qui sont
00:41:41d'une capacité
00:41:42adéquate
00:41:42de 615
00:41:43je crois
00:41:44au total
00:41:44qui sera en place
00:41:46donc nous y travaillons
00:41:47plutôt en fin d'année
00:41:48dans l'attente
00:41:49c'est vers les places
00:41:50d'hébergement
00:41:51que sera mis en oeuvre
00:41:52ce dispositif
00:41:53dans le cadre
00:41:54de l'assignation
00:41:55à résidence.
00:41:58Je reprends
00:41:59le fil de la procédure
00:41:59après l'enregistrement
00:42:00de sa demande
00:42:01par la préfecture
00:42:02le demandeur
00:42:03introduit ensuite
00:42:03sa demande d'asile
00:42:04devant l'OFPRA
00:42:05en donnant
00:42:06les motifs
00:42:07essentiels
00:42:08de sa demande
00:42:09à un agent
00:42:09de l'office
00:42:10consécutivement
00:42:11à l'enregistrement
00:42:12et l'objectif affiché
00:42:14est de reproduire
00:42:14le fonctionnement
00:42:15de l'espace
00:42:16France Asile
00:42:16de Cergy-Pontoise
00:42:17où ces différentes étapes
00:42:18sont réalisées
00:42:19le même jour
00:42:19dans les mêmes locaux.
00:42:20L'OFPRA
00:42:21pourra ensuite
00:42:22replacer le demandeur
00:42:23d'asile
00:42:23en procédure nationale
00:42:24normale
00:42:25si les conditions
00:42:26de la procédure
00:42:26d'asile à la frontière
00:42:27ne sont pas remplies.
00:42:31Dans les cas
00:42:32de la procédure
00:42:32d'asile à la frontière
00:42:33l'OFPRA
00:42:34instruira la demande
00:42:35en 15 jours.
00:42:36Donc on a 15 jours
00:42:37d'instruction.
00:42:39Si l'OFPRA
00:42:39prend une décision
00:42:40de rejet
00:42:42le demandeur
00:42:43se verra notifier
00:42:43une décision
00:42:44de refus d'entrée
00:42:45sur le territoire.
00:42:46On sera sur un refus
00:42:47d'entrée
00:42:49et il devra
00:42:51pouvoir demander
00:42:52à un juge
00:42:53la suspension
00:42:53de l'exécution
00:42:54de ce refus
00:42:55d'entrée.
00:42:56Et si sa demande
00:42:56est rejetée
00:42:57l'étranger
00:42:58pourra être
00:42:58réacheminé.
00:43:00Donc ça c'est
00:43:00pour la procédure
00:43:01qui est mise en place.
00:43:02On a besoin
00:43:03d'ailleurs
00:43:04j'ai oublié
00:43:04de le citer
00:43:05je me tourne
00:43:06vers monsieur
00:43:06le DGVF
00:43:06mais je crois
00:43:07que c'est bien le cas
00:43:08on a besoin aussi
00:43:08d'une disposition
00:43:09législative
00:43:10pour compléter
00:43:11la liste
00:43:12des hypothèses
00:43:13dans lesquelles
00:43:13on pourra passer
00:43:14sur une procédure
00:43:15d'asile
00:43:15à la frontière.
00:43:16Il y a un certain
00:43:17nombre de cas.
00:43:18J'ai cité
00:43:18la menace
00:43:19pour l'ordre public
00:43:19le fait
00:43:20de provenir
00:43:21d'un pays
00:43:22dont la protection
00:43:24est inférieure
00:43:25à un certain taux
00:43:26mais on pourra
00:43:27prévoir
00:43:27d'autres hypothèses.
00:43:30Concernant
00:43:31la liste
00:43:31des pays
00:43:32d'origine sûre
00:43:33une question
00:43:35qui m'a également
00:43:35été posée
00:43:36sur la liste
00:43:38des pays
00:43:38d'origine sûre
00:43:42le pacte
00:43:42définit
00:43:43ces pays
00:43:44d'origine sûre
00:43:45pour les demandes
00:43:46d'asile
00:43:47avec des conséquences
00:43:49à plusieurs niveaux
00:43:50d'abord pour l'asile
00:43:51à la frontière
00:43:52pour le fait
00:43:53de passer
00:43:53en asile
00:43:53à la frontière
00:43:54et l'autre conséquence
00:43:56me semble-t-il
00:43:57c'est quand on est
00:43:57en procédure d'asile
00:43:58on peut passer
00:44:00en procédure accélérée
00:44:01en fait
00:44:01quand on provient
00:44:02d'un pays
00:44:03d'origine sûre
00:44:03il y a deux conséquences
00:44:04importantes
00:44:05donc évidemment
00:44:05et je comprends
00:44:06tout à fait votre question
00:44:07monsieur le rapporteur
00:44:09la liste
00:44:10est extrêmement importante
00:44:12cette liste
00:44:13des pays d'origine sûre
00:44:13donc elle sera désormais
00:44:14établie au niveau
00:44:15européen
00:44:16vous savez qu'actuellement
00:44:17c'est une liste française
00:44:18elle sera établie
00:44:20à un niveau européen
00:44:22j'y reviendrai
00:44:23parce que ça n'empêche pas
00:44:25d'avoir une liste nationale
00:44:27ça n'empêche pas
00:44:28d'avoir une liste nationale
00:44:28alors un règlement
00:44:30du 24 février 2026
00:44:31a établi
00:44:32la première liste européenne
00:44:33qui est constituée
00:44:34des états suivants
00:44:35ce sont les états
00:44:36candidats à l'union
00:44:38à l'adhésion
00:44:39à l'union européenne
00:44:39sauf l'Ukraine
00:44:41et puis il s'agit
00:44:42du Bangladesh
00:44:42de la Colombie
00:44:43de l'Egypte
00:44:44de l'Inde
00:44:44du Kosovo
00:44:45du Maroc
00:44:45et de la Tunisie
00:44:47alors je vous le redis
00:44:49les états
00:44:49ont la possibilité
00:44:51de conserver
00:44:51une liste nationale
00:44:52et le gouvernement français
00:44:54a l'intention
00:44:54de conserver
00:44:55une liste nationale
00:44:56pour garder
00:44:57la pleine maîtrise
00:44:58de ses propres flux migratoires
00:45:00donc pour rappel
00:45:02en France
00:45:02la liste des pays
00:45:03d'origine sûre
00:45:04est établie
00:45:04par le conseil d'administration
00:45:05de l'OFPRA
00:45:06et à ce titre
00:45:07l'OFPRA est compétent
00:45:08pour décider
00:45:08de la suspension temporaire
00:45:10d'un pays
00:45:10de la liste
00:45:12alors grâce au pacte
00:45:13la liste européenne
00:45:14comme les listes nationales
00:45:15pourront désormais
00:45:16comprendre des exceptions
00:45:17pour mieux s'adapter
00:45:18aux réalités
00:45:18donc ça c'est une nouveauté
00:45:20évidemment du dispositif
00:45:21du pacte
00:45:21mieux s'adapter aux réalités
00:45:22ça veut dire
00:45:23que pour certains pays
00:45:25c'est tout ou partie
00:45:26du pays
00:45:27qui pourrait être considéré
00:45:28comme un pays
00:45:28d'origine sûre
00:45:29et pas une autre partie
00:45:30et ça peut évidemment
00:45:32concerner aussi
00:45:32des catégories
00:45:34d'individus
00:45:35et on pense notamment
00:45:36aux exceptions catégorielles
00:45:37qui vont concerner
00:45:38par exemple
00:45:39les personnes LGBT plus
00:45:41donc on aura
00:45:42cette possibilité
00:45:43qui n'existait pas
00:45:45actuellement
00:45:47voilà
00:45:47donc pour rappel
00:45:48la demande d'asile
00:45:48en provenance
00:45:49d'un pays d'origine sûre
00:45:50oublié
00:45:50un cadre juridique spécifique
00:45:52par ailleurs
00:45:53l'examen de la demande d'asile
00:45:54est inséré
00:45:55dans le
00:45:55comme je le disais
00:45:56dans un court délai
00:45:57devant l'OFPRA
00:45:57c'est 15 jours
00:45:58ainsi que devant la CNDA
00:46:00c'est 5 semaines
00:46:01et en cas de rejet
00:46:02de la demande
00:46:03par l'OFPRA
00:46:04l'OQTF délivré
00:46:06à l'encontre
00:46:06de l'intéressé
00:46:07peut être exécuté
00:46:08sans attendre
00:46:08le cas échéant
00:46:09le jugement
00:46:09de son retour
00:46:10par la CNDA
00:46:11voilà
00:46:12en revanche
00:46:12pour la qualité
00:46:13de la demande
00:46:14ça ne change pas
00:46:15les délais sont plus contraignants
00:46:16mais les modalités
00:46:19d'examen de la demande
00:46:20sont les mêmes
00:46:21et demeurent fondées
00:46:21évidemment sur une évaluation
00:46:22individuelle
00:46:23avec les mêmes garanties
00:46:24de procédure
00:46:25que les demandes
00:46:26qui sont placées
00:46:27en procédure normale
00:46:28avec l'entretien personnel
00:46:30l'assistance par un avocat
00:46:31un tiers
00:46:31voilà
00:46:33sur le pays
00:46:34le concept
00:46:35de pays d'origine sûre
00:46:37donc une liste européenne
00:46:38avec la possibilité
00:46:39de conserver
00:46:39une liste nationale
00:46:41sur les pays tiers sûrs
00:46:43donc les pays tiers sûrs
00:46:44je rappelle
00:46:45pour tout
00:46:45je pense que vous êtes
00:46:47parfaitement au courant
00:46:47le pays tiers sûr
00:46:50c'est ce qui permet
00:46:51avec le pacte
00:46:53aux états membres
00:46:53de déclarer
00:46:54une demande irrecevable
00:46:56la demande n'est pas recevable
00:46:57voilà
00:46:57parce qu'on considère
00:46:58que la personne
00:46:59qui se présente
00:47:00a un lien de connexion
00:47:02avec un état
00:47:04et donc c'est un état
00:47:06dans lequel finalement
00:47:07il peut bénéficier
00:47:08d'une protection
00:47:08et donc la demande
00:47:10est irrecevable
00:47:11et c'est donc un refus
00:47:11d'entrée
00:47:12pur et simple
00:47:12alors nous
00:47:16on considère
00:47:17pour la partie française
00:47:18donc on ne va pas
00:47:20retenir ce concept
00:47:21donc dans les dispositions
00:47:23législatives
00:47:23car nous avons
00:47:25des contraintes
00:47:26il y a certes
00:47:26l'asile conventionnel
00:47:27mais il y a aussi
00:47:28l'asile constitutionnel
00:47:29et notamment
00:47:30pour les combattants
00:47:31de la liberté
00:47:31où nous avons
00:47:32des jurisprudences
00:47:33du conseil constitutionnel
00:47:35réaffirmées
00:47:35à de nombreuses reprises
00:47:36dont celle de 2018
00:47:39qui rappelait
00:47:40que nous devions
00:47:41examiner la demande
00:47:42on doit examiner
00:47:43cette demande
00:47:44et donc ça suppose
00:47:45évidemment
00:47:45l'admission sur le terrain
00:47:46on ne peut pas rejeter
00:47:47on ne peut pas considérer
00:47:48que la demande
00:47:49est purement
00:47:50et simplement
00:47:52irrecevable
00:47:52voilà
00:47:54je ne rentre pas
00:47:55dans le détail
00:47:55du pays tiers sûr
00:47:56tel qu'il est défini
00:47:57dans le pacte
00:47:58mais je redis
00:48:00ce que je vous disais
00:48:00c'est le pays
00:48:01dans lequel
00:48:03la personne
00:48:04a un lien de connexion
00:48:05il y a un lien de connexion
00:48:06entre le demandeur d'asile
00:48:07et ce pays
00:48:09lien de connexion
00:48:10qui peut être
00:48:11considéré comme établi
00:48:12lorsque
00:48:13il y a des membres
00:48:14de la famille du demandeur
00:48:15qui sont présents
00:48:16dans ce pays tiers
00:48:17lorsque le demandeur
00:48:18s'est établi
00:48:18ou a séjourné
00:48:19dans ce pays tiers
00:48:20lorsqu'il y a
00:48:20des liens linguistiques
00:48:21culturels
00:48:22c'est aussi le cas
00:48:23lorsque le demandeur
00:48:24d'asile a transité
00:48:25par ce pays tiers
00:48:26ou lorsque un pays tiers
00:48:28a été désigné
00:48:28comme pays tiers sûr
00:48:29au niveau national
00:48:31ou de l'Union Européenne
00:48:33voilà
00:48:33donc et je vous redis
00:48:34ce que je vous disais
00:48:35donc nous
00:48:36pour nous le concept
00:48:37de pays tiers sûr
00:48:38qui concerne
00:48:39l'asile conventionnel
00:48:40est inconnu
00:48:40de notre droit actuel
00:48:41car difficilement
00:48:42compatible
00:48:42avec notre constitution
00:48:44notamment dans sa décision
00:48:45du 13 août 1993
00:48:47où le conseil constitutionnel
00:48:49a en effet jugé
00:48:49d'une part
00:48:50que le quatrième alinéa
00:48:52du préambule
00:48:52de la constitution
00:48:53de 46
00:48:54fait obligation
00:48:55en fait aux autorités
00:48:55administratives
00:48:56et judiciaires
00:48:57de procéder
00:48:58française
00:48:58de procéder à l'examen
00:49:00au fond de la situation
00:49:01des demandeurs d'asile
00:49:02qui relève de cet alinéa
00:49:03qui concerne encore une fois
00:49:05les personnes
00:49:05qui sont persécutées
00:49:06pour leur action
00:49:07en faveur de la liberté
00:49:08donc ce qu'on appelle
00:49:09les combattants
00:49:10de la liberté
00:49:11voilà
00:49:12donc cette décision
00:49:13du conseil constitutionnel
00:49:14ne permet donc pas
00:49:15de discriminer
00:49:16et donc
00:49:18il n'est pas retenu
00:49:21d'appliquer ce concept
00:49:25de pays tiers sûr
00:49:25concernant les conditions
00:49:27dans lesquelles
00:49:28on pourra avoir
00:49:29la prise d'empreinte
00:49:30et de photographie
00:49:31systématique
00:49:32donc ce qui vaut
00:49:33à tout moment
00:49:34alors
00:49:34pour
00:49:35on a
00:49:37il y a deux types
00:49:38de situations
00:49:38je crois que
00:49:39la procédure
00:49:40que je vais vous décrire
00:49:41vaut finalement
00:49:42chaque fois qu'on l'interpelle
00:49:43d'un étranger
00:49:44en situation irrégulière
00:49:45puisque le refus
00:49:47au moment
00:49:48de l'examen
00:49:49de la procédure
00:49:50asile frontière
00:49:51vaut retrait implicite
00:49:53de la demande
00:49:53donc
00:49:54on n'a pas
00:49:55la personne ne veut pas
00:49:56s'enregistrer
00:49:57on ne va pas appliquer
00:49:58la contrainte
00:49:58mais c'est un refus
00:49:59pur et simple
00:49:59voilà
00:50:00ça c'est ce qui a été retenu
00:50:01en revanche
00:50:02pour les personnes
00:50:02qui sont interpellées
00:50:03sur le territoire national
00:50:04là
00:50:05on pourra contraindre
00:50:06le nouveau règlement
00:50:07Eurodac notamment
00:50:08permet la prise d'empreinte
00:50:09de photographie
00:50:12systématique
00:50:12dès l'interpellation
00:50:14pour l'étranger
00:50:15en situation irrégulière
00:50:16mais surtout
00:50:16on pourra avoir
00:50:17recours à la contrainte
00:50:19l'article 13
00:50:19permet aux états membres
00:50:20d'avoir recours
00:50:21à la contrainte
00:50:22et nous on fera usage
00:50:23de cette faculté
00:50:26c'est une clause facultative
00:50:28donc on le prévoira
00:50:30dans les conditions
00:50:31qui sont effectivement
00:50:33prévues actuellement
00:50:34et vous l'avez rappelé
00:50:35monsieur le rapporteur
00:50:36pour
00:50:37dans les conditions
00:50:39qui sont prévues
00:50:40en matière de rétention
00:50:42notamment
00:50:43avec un dispositif
00:50:44qui a pour le coup
00:50:45été validé
00:50:45par le conseil constitutionnel
00:50:46et qui nous permettra
00:50:47d'exercer cette contrainte
00:50:50en cas de refus
00:50:50caractérisé de l'étranger
00:50:51ce qui sera évidemment le cas
00:50:54et sur autorisation
00:50:55du procureur de la république
00:50:56saisi en ce sens
00:50:57par l'OPJ
00:50:57qui a procédé
00:50:58notamment à l'interpellation
00:51:00l'étranger doit pouvoir
00:51:01demander l'assistance
00:51:02d'un avocat
00:51:04et on ne peut pas
00:51:05commencer
00:51:07la prise de données
00:51:08tant que l'avocat
00:51:09n'est pas là
00:51:10et on doit évidemment
00:51:11informer
00:51:12dûment informer
00:51:12l'étranger
00:51:13des conséquences
00:51:14de son refus
00:51:15voilà
00:51:16donc on s'oriente
00:51:17bien
00:51:18vers la possibilité
00:51:20d'avoir cette prise
00:51:23sous contrainte
00:51:24il n'y a pas
00:51:25de difficulté
00:51:26là-dessus
00:51:28ensuite
00:51:28qu'est-ce que j'avais
00:51:29comme
00:51:30voilà
00:51:30alors le coût induit
00:51:31du pacte
00:51:35je regarde
00:51:36si je n'oublie pas
00:51:36des photographies
00:51:38empruntes
00:51:38pays d'origine sûre
00:51:40oui coût du pacte
00:51:41en 2025
00:51:42donc les dépenses
00:51:42engagées
00:51:43se limitent à celles
00:51:44relatives à la mise
00:51:44à jour du système
00:51:46d'information
00:51:47Eurodac
00:51:47ça c'était le coût
00:51:492025
00:51:50au titre de la mission
00:51:51immigration asile
00:51:52et intégration
00:51:52les dépenses du pacte
00:51:53qui ont été inscrites
00:51:54en l'EFI 2026
00:51:55s'élèvent à 150 millions
00:51:56d'euros en autorisation
00:51:57d'engagement
00:51:58et 84,8 millions
00:52:00d'euros en crédit
00:52:01de paiement
00:52:01elles sont principalement
00:52:02portées par la direction
00:52:03de l'asile
00:52:04pour un montant
00:52:04de 53,2 millions
00:52:06d'euros
00:52:07imputées sur l'action
00:52:082 garantie
00:52:09de l'exercice
00:52:09du droit d'asile
00:52:10du programme 303
00:52:11et sur l'action 11
00:52:12OFI du programme 104
00:52:13afin d'apprécier
00:52:15les coûts de fonctionnement
00:52:15du pacte
00:52:16en année pleine
00:52:17donc la première année
00:52:18pleine sera 2027
00:52:19puisque là en 2026
00:52:20on est sur une année
00:52:20qui démarre en juin
00:52:22il convient de se référer
00:52:24aux prévisions
00:52:24actuellement retenues
00:52:25pour 2027
00:52:26qui constituera
00:52:27la première année
00:52:28d'exécution complète
00:52:29du pacte
00:52:30ainsi au titre
00:52:30de l'action 2
00:52:31du programme 303
00:52:32le montant des CP
00:52:33pour 2027
00:52:34est évalué
00:52:34à 81,6 millions
00:52:36d'euros
00:52:36auquel s'ajoute
00:52:37près d'un million
00:52:39d'euros
00:52:39pour l'action 11
00:52:40du programme 104
00:52:40soit un total
00:52:41de 82,5 millions
00:52:43d'euros
00:52:43ces prévisions
00:52:44correspondent à celles
00:52:45issues de la conférence
00:52:46technique tenue
00:52:46en mars 2026
00:52:48s'agissant de 2027
00:52:50elles sont susceptibles
00:52:51d'évoluer
00:52:51dans le cadre
00:52:52des travaux
00:52:52de la conférence
00:52:53de budgétisation
00:52:54prévue en mai 2026
00:52:56et ne préjuge pas
00:52:57des arbitrages
00:52:58qui seront rendus
00:52:58par le Premier ministre
00:52:59dans le cadre
00:52:59des lettres plafonds
00:53:01fixant le niveau
00:53:02des dépenses
00:53:02du projet de loi
00:53:03de finances
00:53:03pour 2027
00:53:05voilà
00:53:06donc sur le
00:53:09le cadre financier
00:53:11donc sur le prochain
00:53:12cadre financier
00:53:12la France a participé
00:53:13a trouvé un compromis
00:53:15satisfaisant
00:53:16sur le
00:53:16le famille
00:53:18pour améliorer
00:53:19la synergie
00:53:19entre les fonds
00:53:20et que les crédits
00:53:22ne soient pas préemptés
00:53:23par les solutions
00:53:24innovantes
00:53:26centres de retour
00:53:27PTS
00:53:27et autres
00:53:28dont les modalités
00:53:29juridiques
00:53:30sont aujourd'hui incertaines
00:53:31la France
00:53:31l'aidant
00:53:32pour des accords
00:53:33bilatéraux
00:53:34en la matière
00:53:34et non plurilatéraux
00:53:36pour ceux des pays
00:53:37qui voudront instaurer
00:53:39les centres de retour
00:53:40donc la France
00:53:41ne souhaite pas
00:53:43souhaite que ça se passe
00:53:44dans le cadre
00:53:44d'accords bilatéraux
00:53:46entre les états membres
00:53:47et l'état concerné
00:53:49et non pas
00:53:50sur des financements
00:53:51européens
00:53:52voilà
00:53:52pour les
00:53:53pardon
00:53:54sur le pacte financier
00:53:55je
00:53:57voilà
00:53:58alors
00:53:59oui pardon
00:54:00il y avait une question
00:54:00sur le délai
00:54:01de l'ordonnance
00:54:02l'ordonnance
00:54:03la troisième
00:54:04qui nous laisse
00:54:04un peu perplexe
00:54:05à la fois
00:54:06sur son usage
00:54:06et sur son délai
00:54:07oui alors
00:54:08c'est
00:54:09d'abord
00:54:10sur l'ordonnance
00:54:10sur la troisième
00:54:11qui est le délai
00:54:12c'est
00:54:14les neuf mois
00:54:15qui sont nécessaires
00:54:16pour adopter
00:54:17un certain nombre
00:54:17de mesures
00:54:18de coordination
00:54:18nécessaires
00:54:19pour mettre en oeuvre
00:54:20et réajuster
00:54:21si nécessaire
00:54:21les dispositions
00:54:22alors moi
00:54:23je me tourne un peu
00:54:24vers les spécialistes
00:54:25est-ce qu'on a besoin
00:54:26de ces neuf mois
00:54:27parce que la question précise
00:54:28qui a été posée
00:54:29c'est de savoir
00:54:29si on réduisait
00:54:30ou pas
00:54:30je
00:54:31voilà
00:54:33monsieur le directeur général
00:54:35monsieur le ministre
00:54:36madame la présidente
00:54:36monsieur le président
00:54:37mesdames
00:54:37messieurs les sénateurs
00:54:38oui on a
00:54:39on a envisagé
00:54:40trois délais
00:54:42un délai bref
00:54:43pour adopter
00:54:46l'ordonnance
00:54:46qui a déjà fait l'objet
00:54:48bien sûr
00:54:49de travaux
00:54:50de préparation
00:54:51mais qui sont
00:54:52actuellement
00:54:54remis en cause
00:54:55par notre dialogue
00:54:56avec le conseil d'état
00:54:58qui a été saisi
00:55:00par le gouvernement
00:55:01d'une demande d'avis
00:55:02pour examiner
00:55:04comment on pourrait
00:55:05tirer le maximum
00:55:07du droit français
00:55:09actuel
00:55:09pour appliquer le pacte
00:55:10donc ça va nous conduire
00:55:12sans doute
00:55:13à modifier
00:55:15notre projet
00:55:16d'ordonnance initial
00:55:18pour essayer
00:55:21de le réduire
00:55:22en constatant
00:55:23que nous avons déjà
00:55:24que nous avons davantage
00:55:26que nous le pensions
00:55:26initialement
00:55:27dans le droit
00:55:28français actuel
00:55:30dans le CZA
00:55:31des bases
00:55:31légales
00:55:32pour appliquer
00:55:34le pacte
00:55:35donc ça
00:55:36c'est la première
00:55:37ordonnance
00:55:38la deuxième
00:55:38c'est l'outre-mer
00:55:40six mois
00:55:41et la troisième
00:55:42c'est pour
00:55:43compte tenu
00:55:45du délai
00:55:45assez bref
00:55:46de la première
00:55:46ordonnance
00:55:47pour pouvoir
00:55:47tirer les conséquences
00:55:49des premières semaines
00:55:50et des premiers mois
00:55:51d'application
00:55:52pour venir
00:55:53apporter
00:55:54les rectifications
00:55:55ou les ajustements
00:55:56qui s'avèreraient
00:55:58nécessaires
00:55:59au vu de l'expérience
00:56:00de la pratique
00:56:02de la première période
00:56:05je ne vous cache pas
00:56:06que ça nous est apparu
00:56:06particulièrement long
00:56:08parce que vous savez
00:56:09que tant que nous
00:56:10vous autorisons
00:56:11légiférer par ordonnance
00:56:12nous nous privons
00:56:12nous-mêmes
00:56:13de la possibilité
00:56:13de légiférer
00:56:14sur ces sujets
00:56:15donc déjà
00:56:16que nous nous privons
00:56:17enfin que vous nous demandez
00:56:18de nous priver
00:56:19assez spontanément
00:56:19sur ces sujets-là
00:56:23ce délai
00:56:24j'entends votre explication
00:56:26mais ce délai
00:56:26paraît quand même
00:56:27particulièrement long
00:56:27je le dis
00:56:28je crois
00:56:29je peux
00:56:29au nom
00:56:30y compris
00:56:31de nos rapporteurs
00:56:33alors
00:56:34je pense que
00:56:35pour le coup
00:56:35il y a eu des réponses
00:56:36à toutes vos questions
00:56:37je laisse la parole
00:56:39au président Rappat
00:56:40je vais donner la parole
00:56:42au rapporteur
00:56:43de la commission
00:56:44des affaires européennes
00:56:45qui travaille aussi
00:56:46sur ces sujets
00:56:46depuis très longtemps
00:56:47notamment
00:56:48sur la question
00:56:49et la notion
00:56:50de pays tiers
00:56:51je vais passer la parole
00:56:53à Audrey Lincolnel
00:56:54d'abord
00:56:54et ensuite
00:56:55à Ronan Le Gleu
00:56:58merci monsieur le président
00:57:00bonjour
00:57:01madame la présidente
00:57:02chers collègues
00:57:02monsieur le ministre
00:57:04je parle
00:57:07également
00:57:08au nom
00:57:09du groupe socialiste
00:57:11pour lequel
00:57:12j'ai travaillé
00:57:13sur cette question-là
00:57:14avec différents
00:57:16collègues rapporteurs
00:57:17à la fois
00:57:18de la commission
00:57:19des affaires européennes
00:57:21qui s'est penché
00:57:21sur ce sujet
00:57:22d'abord au titre
00:57:23de la subsidiarité
00:57:26puis au fond
00:57:28et puis
00:57:29également
00:57:30avec les rapporteurs
00:57:31de la commission
00:57:32des lois
00:57:32puisque j'ai le privilège
00:57:33d'être à la fois
00:57:34membre de la commission
00:57:35des affaires européennes
00:57:36et membre
00:57:37de la commission
00:57:37des lois
00:57:38et donc
00:57:39investie
00:57:40comme beaucoup ici
00:57:41depuis maintenant
00:57:41de longs mois
00:57:43sur ce pacte
00:57:44migration-asile
00:57:47et je ne peux
00:57:48que m'associer
00:57:49finalement
00:57:49aux différents
00:57:51regrets
00:57:51qui ont été
00:57:52formulés
00:57:53par mes collègues
00:57:56sur la forme
00:57:58et sur le fond
00:58:00du texte
00:58:00sur le fond
00:58:00sans doute
00:58:01pour d'autres raisons
00:58:02mais en tout cas
00:58:03sur la forme
00:58:04pour les mêmes raisons
00:58:06que sur un sujet
00:58:08aussi sensible
00:58:09et mon groupe
00:58:10ne fait pas partie
00:58:11de ceux
00:58:12qui accueillent
00:58:13favorablement
00:58:13le pacte migration
00:58:15et asile
00:58:16ni au niveau national
00:58:17ni au niveau européen
00:58:18il a peut-être
00:58:20avec les collègues
00:58:22eurodéputés
00:58:22sociodémocrates
00:58:23accueilli un peu
00:58:24plus favorablement
00:58:31c'est déjà rare
00:58:32de pouvoir parler
00:58:33de ce texte
00:58:34avec le gouvernement
00:58:35donc
00:58:36j'aimerais avoir
00:58:37l'assurance
00:58:38d'être au minimum
00:58:39un petit peu
00:58:40écoutée aujourd'hui
00:58:41monsieur le ministre
00:58:42je n'ai pas l'habitude
00:58:43madame la sénatrice
00:58:43de ne pas écouter
00:58:44les parlementaires
00:58:45j'ai l'habitude
00:58:45de travailler
00:58:46avec les collaborateurs
00:58:47et donc
00:58:47pour mieux vous répondre
00:58:48je demandais
00:58:49des précisions
00:58:49très bien
00:58:50merci
00:58:51je disais que
00:58:53les parlementaires
00:58:54socialistes
00:58:56n'avaient pas
00:58:57forcément accueilli
00:58:58totalement négativement
00:58:59ce pacte
00:59:00au moment de son
00:59:01élaboration en 2020
00:59:02conscient que
00:59:03face aux crises migratoires
00:59:05que l'Europe a connues
00:59:06on avait sans doute
00:59:07besoin de revoir
00:59:07un certain nombre de choses
00:59:08et de chercher
00:59:09un meilleur équilibre
00:59:10entre la responsabilité
00:59:12et la solidarité
00:59:13ce qui était
00:59:14l'objectif initial
00:59:15mais le temps passant
00:59:16nous sommes très largement
00:59:19passés de
00:59:20d'un a priori
00:59:22pourquoi pas
00:59:24favorable
00:59:24à de grandes déceptions
00:59:26et maintenant
00:59:27à un accueil
00:59:28plus que défavorable
00:59:29surtout quand on voit
00:59:30que les derniers textes
00:59:30au Parlement européen
00:59:31sont adoptés
00:59:33non seulement
00:59:34avec les voix de la droite
00:59:35ce qui était
00:59:36plutôt l'habitude
00:59:38mais maintenant aussi
00:59:39avec les voix
00:59:39de l'extrême droite
00:59:41et seulement
00:59:41avec les leurs
00:59:43puisqu'un certain nombre
00:59:44de textes ne serait pas
00:59:44passé sans ce soutien
00:59:45de l'extrême droite
00:59:46donc nous sommes nous
00:59:49sur le fond
00:59:50plus inquiets
00:59:51que d'autres
00:59:52et ça renforce
00:59:53évidemment
00:59:54nos inquiétudes
00:59:55sur la forme
00:59:56et encore une fois
00:59:56je m'associe
00:59:57à ce qui a été dit
00:59:58préalablement
00:59:58à la fois sur
01:00:00la place du Parlement
01:00:01national
01:00:02puisque comme je l'ai dit
01:00:03nous avons d'abord
01:00:04examiné les questions
01:00:05de subsidiarité
01:00:06en lien avec l'Europe
01:00:07donc on a considéré
01:00:08que le Parlement national
01:00:09n'était
01:00:10le nôtre
01:00:11mais les autres aussi
01:00:11n'étaient que
01:00:12très peu respectés
01:00:14dans l'adoption
01:00:15de ce pacte
01:00:15et nous sommes évidemment
01:00:18doublement déçus
01:00:19que maintenant que le sujet
01:00:20arrive par un projet de loi
01:00:22il arrive par un projet de loi
01:00:24d'habilitation
01:00:24alors que comme cela a été dit
01:00:26ça fait au moins un an et demi
01:00:27que les choses auraient pu
01:00:29être discutées
01:00:29nous n'avons pas été associés
01:00:31particulièrement non plus
01:00:33malgré nos demandes
01:00:34à la discussion
01:00:35autour du plan national
01:00:36autour de ce pacte
01:00:39par vos prédécesseurs
01:00:40évidemment
01:00:41ni par vous-même
01:00:42là aussi
01:00:43on a posé des questions
01:00:45qui ont eu très peu
01:00:46de réponses
01:00:46qui font qu'on pose
01:00:48des questions aujourd'hui
01:00:49mais qui arrivent
01:00:50déjà bien tardivement
01:00:52donc bien évidemment
01:00:53je partage
01:00:55encore une fois
01:00:56les regrets
01:00:58comme dirait Olivier Bitt
01:00:59le gouvernement
01:01:00est très allant
01:01:01sur les questions migratoires
01:01:02nous nous sommes
01:01:03considérons qu'il est
01:01:04sans doute trop allant
01:01:05sur les questions migratoires
01:01:07mais justement
01:01:08comme il est très allant
01:01:09voire trop allant
01:01:09il est très dommage
01:01:11qu'on ne puisse pas avoir
01:01:11davantage de discussions
01:01:13face à un texte
01:01:14qui a à la fois
01:01:16des défis juridiques
01:01:17on l'a dit
01:01:18des défis logistiques
01:01:19certains ont été évoqués
01:01:21et puis des défis financiers
01:01:22vous avez peu répondu
01:01:24finalement à la question
01:01:25du coût
01:01:26vous nous avez rappelé
01:01:28ce qu'il y a dans le projet
01:01:29de loi de finances
01:01:29en AP et en CP
01:01:31mais ça ne nous dit pas
01:01:32l'écart entre la loi de finances
01:01:34et encore une fois
01:01:35ce plan national
01:01:36qui lui parlait
01:01:36de coûts
01:01:37beaucoup plus importants
01:01:38que ceux qui sont inscrits
01:01:40pourquoi cet écart
01:01:41encore une fois
01:01:42comme le plan
01:01:42n'a pas vraiment été partagé
01:01:44nous restons très
01:01:45très dubitatifs
01:01:46là-dessus
01:01:47je ne vais pas reprendre
01:01:48l'ensemble des questions
01:01:50mais encore une fois
01:01:50peut-être pas pour les mêmes
01:01:52raisons de fond
01:01:53mais je les partage
01:01:54parce que nous avons besoin
01:01:55d'éclaircissement
01:01:57je voudrais poser
01:01:58deux questions
01:02:00qui n'ont pas encore
01:02:03forcément été évoquées
01:02:05une en particulier
01:02:06c'est celle
01:02:07sur la question
01:02:08des mineurs
01:02:09non accompagnés
01:02:12puisque
01:02:12le pacte
01:02:14touche donc
01:02:14à différents aspects
01:02:15de notre droit national
01:02:17vous avez dit vous-même
01:02:1840% du CZA
01:02:19qui est concerné
01:02:20il est censé aussi
01:02:23améliorer la protection
01:02:24des mineurs
01:02:25non accompagnés
01:02:26en désignant
01:02:26un représentant
01:02:27provisoire
01:02:28immédiatement
01:02:29avant ensuite
01:02:30de nommer un tuteur
01:02:31ou un administrateur
01:02:32ad hoc
01:02:32on sait que
01:02:34de nombreux territoires
01:02:36français
01:02:38accueillent
01:02:38ces mineurs
01:02:39non accompagnés
01:02:41essayent
01:02:42dans la mesure
01:02:42du possible
01:02:43de les héberger
01:02:44n'y arrivent pas toujours
01:02:45on a beaucoup de MNA
01:02:46qui vivent sous tente
01:02:47y compris dans
01:02:48la ville de Lille
01:02:49qui est la mienne
01:02:49est-ce que vous
01:02:51pouvez nous dire
01:02:52monsieur le ministre
01:02:53combien de MNA
01:02:55la France
01:02:57connaît aujourd'hui
01:02:58dont la demande d'asile
01:02:59est en cours
01:03:00de traitement
01:03:00est-ce que vous pouvez
01:03:01nous dire
01:03:02ce que le pacte
01:03:02change en droit français
01:03:04sur cette question
01:03:05des MNA
01:03:06et si oui
01:03:06ce que ça change
01:03:09est-ce que cela veut dire
01:03:10qu'aujourd'hui
01:03:11l'obligation
01:03:12d'un représentant
01:03:13pour ces minaires
01:03:14n'existe pas
01:03:15en droit français
01:03:16et qu'il faut la créer
01:03:17si oui
01:03:18quel est le profil
01:03:18de ces représentants
01:03:20est-ce que ce seront
01:03:21des agents
01:03:21des conseils départementaux
01:03:23qui vous le savez
01:03:24sont déjà largement débordés
01:03:25par cette question
01:03:26et font appel régulièrement
01:03:28au soutien de l'Etat
01:03:30en la matière
01:03:30pour l'hébergement
01:03:31mais plus généralement
01:03:32pour les conditions
01:03:34financières
01:03:35et plus largement
01:03:36qu'est-ce que le pacte
01:03:37et c'est ma deuxième question
01:03:39changerait aux conditions
01:03:40matérielles d'accueil
01:03:41cette fois-ci
01:03:42pas seulement pour les MNA
01:03:43mais pour l'ensemble
01:03:44des demandeurs
01:03:45il a déjà été soulevé
01:03:46je crois que c'était
01:03:47par le président
01:03:47Rappin tout à l'heure
01:03:48que la France
01:03:52faisait face
01:03:52à des questions
01:03:53logistiques
01:03:54vous avez parlé
01:03:55vous avez expliqué
01:03:57tout à l'heure
01:03:57le filtrage à la frontière
01:03:59en vrai
01:03:59pour ce qui est de la France
01:04:00qui concerne finalement
01:04:01essentiellement
01:04:02Roissy
01:04:02c'est notre principale
01:04:04zone de filtrage
01:04:06à la frontière
01:04:06c'est là où est notre
01:04:07principale zone d'attente
01:04:08aussi
01:04:09aujourd'hui
01:04:10la France a 300 places
01:04:11en zone d'attente
01:04:13la moitié à Roissy
01:04:14le pacte dit
01:04:16qu'il en faudrait le double
01:04:18qu'en est-il aujourd'hui
01:04:19donc de la création
01:04:21de ces 300 places
01:04:22supplémentaires d'hébergement
01:04:23et plus généralement
01:04:24au-delà des hébergements
01:04:26en zone d'attente
01:04:26qu'en est-il
01:04:28des conditions
01:04:28d'hébergement
01:04:29pour l'asile
01:04:30en général
01:04:31est-ce que les 120 000
01:04:32places françaises
01:04:33sont suffisantes
01:04:34pour respecter
01:04:35les critères
01:04:36des conditions
01:04:37matérielles d'accueil
01:04:38de ces textes
01:04:39européens
01:04:39j'ai déjà été longue
01:04:41je vais m'en arrêter là
01:04:42j'aurai 1000 questions
01:04:43supplémentaires
01:04:44à vous poser
01:04:45mais bon
01:04:46je dois reconnaître
01:04:47aussi que les réponses
01:04:48que vous apportez
01:04:49ne sont pas toujours
01:04:51extrêmement précises
01:04:52par rapport à nos attentes
01:04:54comprenez notre frustration
01:04:55vous avez dit vous-même
01:04:57que vous êtes là
01:04:57depuis 6 mois et demi
01:04:59c'est-à-dire
01:05:00moins que nous
01:05:01finalement
01:05:02qui travaillons
01:05:03sur ces textes
01:05:04depuis de nombreux mois
01:05:06avec les administrateurs
01:05:07qu'on remercie d'ailleurs
01:05:08et on aimerait tellement
01:05:10avoir des réponses
01:05:11plus précises
01:05:12on aimerait tellement
01:05:13être rassuré
01:05:13sur le fait que tout ça
01:05:15finalement atteigne
01:05:16les objectifs initiaux
01:05:17de responsabilité
01:05:18et de solidarité
01:05:20là où on a l'impression
01:05:21qu'on est plutôt
01:05:23dans un renvoi
01:05:24que dans une solidarité
01:05:26et je vous remercie
01:05:27pour le coup
01:05:28parce que je ne suis pas là
01:05:29que pour dire des choses
01:05:30négatives
01:05:30monsieur le ministre
01:05:31vous me connaissez
01:05:32je vous remercie
01:05:33de ce que vous avez dit
01:05:34sur les centres de retour
01:05:36nous sommes nous
01:05:37très inquiets
01:05:38sur ces centres de retour
01:05:39au groupe socialiste
01:05:40la France a dit
01:05:41qu'elle n'utiliserait pas
01:05:42cette disposition
01:05:44pour des raisons
01:05:45constitutionnelles
01:05:45j'aurais préféré
01:05:46que ce soit pour des raisons
01:05:47politiques
01:05:47mais c'est déjà pas mal
01:05:48mais je vous remercie
01:05:49d'avoir en tout cas
01:05:50indiqué que les financements
01:05:52européens
01:05:53de votre point de vue
01:05:54en tout cas
01:05:55ne devaient pas venir
01:05:56vers ces centres de retour
01:05:57pour justement
01:05:58venir vers d'autres dispositions
01:06:00qui concernent
01:06:01l'ensemble des états membres
01:06:02et en particulier
01:06:03ceux qui n'utiliseront pas
01:06:04les centres de retour
01:06:05merci pour cette précision
01:06:06merci Audrey
01:06:07Ronan Legleu
01:06:09merci monsieur le président
01:06:11madame la présidente
01:06:12mes chers collègues
01:06:13monsieur le ministre
01:06:13selon le pacte
01:06:15chaque année
01:06:16la commission européenne
01:06:18doit présenter
01:06:18un rapport
01:06:19sur la situation migratoire
01:06:20et de l'asile
01:06:22et sur la base
01:06:22de ce rapport
01:06:24proposer
01:06:25quels sont
01:06:26les états membres
01:06:27en situation
01:06:27je cite
01:06:29de pression migratoire
01:06:31et qui par conséquent
01:06:32peuvent prétendre
01:06:34à bénéficier
01:06:35de relocalisation
01:06:36vers d'autres états membres
01:06:37ou de contributions
01:06:39financières
01:06:39sur la base
01:06:40de ce rapport
01:06:41le conseil
01:06:41sur proposition
01:06:42de la commission européenne
01:06:43va arrêter
01:06:43les contributions
01:06:44de chaque état membre
01:06:45pour la réserve
01:06:46de solidarité
01:06:47en place
01:06:48pour l'année à venir
01:06:49en pratique
01:06:50l'exercice
01:06:51commence à l'automne
01:06:522025
01:06:53la commission a publié
01:06:54son rapport
01:06:54et ses propositions
01:06:55le 11 novembre dernier
01:06:56et le conseil
01:06:57a arrêté
01:06:57les contributions
01:06:58des 27 en décembre
01:07:00alors ce cycle
01:07:02de gestion
01:07:02de la migration
01:07:03et de l'asile
01:07:04est-elle
01:07:05selon vous
01:07:05utile
01:07:06monsieur le ministre
01:07:07la commission européenne
01:07:08n'y a-t-elle pas
01:07:09trop de pouvoir
01:07:10par rapport
01:07:11aux états membres
01:07:13la France
01:07:14lors de cet exercice
01:07:15a été reconnu
01:07:16comme étant
01:07:17je cite
01:07:17en risque
01:07:18de pression migratoire
01:07:19quelles sont
01:07:21les conséquences
01:07:22concrètes
01:07:22de cette reconnaissance
01:07:24la France
01:07:25a-t-elle indiqué
01:07:26vouloir contribuer
01:07:27au mécanisme
01:07:28de solidarité
01:07:29par des relocalisations
01:07:302026
01:07:32pourquoi notre pays
01:07:34participe-t-il
01:07:35à ce mécanisme
01:07:35de solidarité
01:07:36exclusivement
01:07:37par des relocalisations
01:07:38alors que d'autres
01:07:39apportent
01:07:40des contributions
01:07:41financières
01:07:42est-ce que c'est
01:07:43simplement
01:07:44pour des raisons
01:07:45budgétaires
01:07:45la France
01:07:46a-t-elle
01:07:47les moyens
01:07:47humains
01:07:48financiers
01:07:49et logistiques
01:07:49de soutenir
01:07:50cet effort
01:07:51ce mécanisme
01:07:52européen
01:07:53est fondé
01:07:53par définition
01:07:54sur une solidarité
01:07:55de fait
01:07:56entre états membres
01:07:57de l'union
01:07:58européenne
01:07:59or certains états
01:08:00la slovaquie
01:08:01la pologne
01:08:02peut-être la hongrie
01:08:03sont opposés
01:08:05au mécanisme
01:08:06de relocalisation
01:08:06ce mécanisme
01:08:07peut-il durer
01:08:08si tous
01:08:09n'y participent
01:08:10pas
01:08:11enfin
01:08:12depuis 2022
01:08:13l'Italie
01:08:14refuse
01:08:14de reprendre
01:08:15les demandeurs
01:08:15d'asile
01:08:16qui sont ensuite
01:08:17partis
01:08:18dans un autre
01:08:18état membre
01:08:19assez souvent
01:08:20la France
01:08:20d'ailleurs
01:08:21ce qui conduit
01:08:22notre pays
01:08:23à prendre en charge
01:08:24un certain nombre
01:08:25de demandeurs
01:08:25d'asile
01:08:26en lieu
01:08:26et place
01:08:27de nos amis
01:08:28italiens
01:08:28un dialogue
01:08:29existe-t-il
01:08:31entre
01:08:31ministres de l'intérieur
01:08:33à ce sujet
01:08:33pour régler
01:08:34cette difficulté
01:08:36importante
01:08:36je vous remercie
01:08:41monsieur le ministre
01:08:44donc madame
01:08:45la sénatrice
01:08:46sur le
01:08:47je vais répondre
01:08:48dans l'ordre
01:08:48sur les
01:08:49sur les
01:08:49MNA
01:08:52je vais vous relire
01:08:53une partie
01:08:54pour essayer d'être
01:08:54le plus précis
01:08:55possible
01:08:56puisque
01:08:56je m'ai fait remarque
01:08:57que mes réponses
01:08:57n'étaient pas très précises
01:08:59pour les MNA
01:09:00on maintient
01:09:01le droit
01:09:01le droit actuel
01:09:02on va maintenir
01:09:03le droit actuel
01:09:04c'est un choix
01:09:05qui a été fait
01:09:06et la représentation
01:09:08légale
01:09:09des mineurs
01:09:10non accompagnés
01:09:11le cadre juridique
01:09:12actuel
01:09:13prévoit que
01:09:13lorsque la demande
01:09:14d'asile
01:09:14est présentée
01:09:15par un mineur
01:09:15non accompagné
01:09:16le procureur
01:09:17de la république
01:09:18avisé immédiatement
01:09:20par l'autorité
01:09:20administrative
01:09:21lui désigne
01:09:22sans délai
01:09:22un administrateur
01:09:23ad hoc
01:09:24donc ça
01:09:24c'est le droit
01:09:25à droit constant
01:09:26celui-ci
01:09:27assiste le mineur
01:09:28et assure sa représentation
01:09:29dans le cadre
01:09:29des procédures
01:09:30administratives
01:09:31et juridictionnelles
01:09:31relatives à la demande
01:09:32d'asile
01:09:33donc cet administrateur
01:09:34ad hoc
01:09:34c'est le représentant
01:09:35légal permanent
01:09:36au sens du règlement
01:09:37dit APR
01:09:39lequel règlement
01:09:40prévoit
01:09:40la désignation
01:09:41de ce représentant
01:09:42dans un délai
01:09:44de 15 jours
01:09:44donc ainsi nous
01:09:45on considère
01:09:46que le droit national
01:09:47il est mieux disant
01:09:48finalement
01:09:48que le règlement
01:09:49APR
01:09:50et il n'a donc pas
01:09:51été prévu
01:09:51de désigner
01:09:52un représentant
01:09:53temporaire
01:09:53dans la mesure
01:09:54où notre droit
01:09:56le droit prévoit
01:09:58ce représentant
01:09:59ad hoc
01:10:02donc ensuite
01:10:05cet administrateur
01:10:06ad hoc
01:10:06il est désigné
01:10:07sur une liste
01:10:08qui est dressée
01:10:08par chaque cours
01:10:09d'appel
01:10:09ça c'est le droit
01:10:11le droit national
01:10:13et donc
01:10:15ils sont des personnes
01:10:16physiques
01:10:17ou morales
01:10:17dûment habilitées
01:10:18il peut s'agir
01:10:19comme vous le savez
01:10:20notamment d'associations
01:10:21et dans le cas
01:10:21où le MNA
01:10:22n'est pas déjà
01:10:23pris en charge
01:10:23par le département
01:10:25au moment où il présente
01:10:25sa demande d'asile
01:10:26le président du conseil
01:10:27départemental
01:10:28où il est domicilié
01:10:29est immédiatement informé
01:10:30aux fins de mise à l'abri
01:10:31puis d'évaluation
01:10:32de minorité
01:10:33les MNA
01:10:34ne sont pas concernés
01:10:35par ailleurs
01:10:35par la procédure
01:10:38d'asile frontière
01:10:39donc ils ne sont pas
01:10:40concernés
01:10:40donc sauf
01:10:41il y a une exception
01:10:42je crois
01:10:43sauf en cas de menace
01:10:44de trouble
01:10:44à l'ordre public
01:10:45si eux-mêmes
01:10:46sont une menace
01:10:49pour l'ordre public
01:10:49ce qui sera un cas
01:10:50assez exceptionnel
01:10:53concernant
01:10:54les conditions
01:10:56les conditions
01:10:56d'accueil
01:10:57il y a effectivement
01:10:57un certain nombre
01:10:58de changements
01:10:59dans les textes
01:11:01sur lesquels
01:11:03je vais revenir
01:11:05donc comme vous l'avez dit
01:11:06les conditions
01:11:07d'accueil
01:11:08constituent l'ensemble
01:11:09des mesures prises
01:11:10en faveur
01:11:10des demandeurs
01:11:12intégrant l'accès
01:11:12à un examen
01:11:13médical facultatif
01:11:15au système éducatif
01:11:16le marché du travail
01:11:17les cours de langue
01:11:18les soins médicaux
01:11:18d'urgence
01:11:19donc ce qu'on appelle
01:11:20les conditions
01:11:21matérielles d'accueil
01:11:22qui comprennent également
01:11:23logement, nourriture,
01:11:24habillement
01:11:25les produits d'hygiène
01:11:26personnelle
01:11:26donc elles peuvent
01:11:27être servies
01:11:28sous diverses formes
01:11:29en nature
01:11:30ou sous forme
01:11:31d'allocations financières
01:11:32ou de bons
01:11:32ou en combinant
01:11:33ces formules
01:11:34ainsi qu'une allocation
01:11:35journalière
01:11:38donc par rapport
01:11:39à notre droit actuel
01:11:40qui résulte
01:11:41d'une précédente directive
01:11:42de 2013
01:11:44le nouveau régime
01:11:45le nouveau régime
01:11:46c'est ce qui je pense
01:11:47est intéressant
01:11:48du pacte
01:11:49implique plusieurs changements
01:11:50dont certains
01:11:51sont favorables
01:11:52aux demandeurs
01:11:53les conditions
01:11:54matérielles d'accueil
01:11:55seront dues
01:11:55à compter
01:11:56de la présentation
01:11:57de la demande
01:11:57d'asile
01:11:58et non plus
01:11:58à compter
01:11:58de l'enregistrement
01:11:59de cette demande
01:12:00cette deuxième étape
01:12:01intervenant en général
01:12:02au maximum
01:12:03trois jours après
01:12:04et la directive
01:12:05prévoit un régime
01:12:06de modulation
01:12:07des conditions
01:12:07matérielles d'accueil
01:12:08en cas de fraude
01:12:09demande de réexamen
01:12:10absence de coopération
01:12:12avec les autorités
01:12:12de l'asile
01:12:13notamment dans lequel
01:12:14le retrait des CMA
01:12:15devient l'exception
01:12:17et la limitation
01:12:18à la règle
01:12:18il y a une inversion
01:12:19du principe
01:12:20par rapport au principe
01:12:20actuel
01:12:21puisque notre système
01:12:23actuel repose
01:12:24à l'inverse
01:12:24sur un régime
01:12:25de retrait
01:12:26et donc ça
01:12:27nous allons le transposer
01:12:28dans le cadre
01:12:29du droit national
01:12:29donc il y aura
01:12:30une transposition
01:12:32par ailleurs
01:12:33je veux signaler
01:12:35que le règlement
01:12:36qui concerne
01:12:36les transferts
01:12:37du blin
01:12:38enfin le nouveau
01:12:39du blin 3
01:12:39qui s'appelle
01:12:40le règlement
01:12:42AMMR
01:12:44vont permettre
01:12:45de mieux lutter
01:12:45contre les mouvements
01:12:47secondaires
01:12:48et le demandeur
01:12:49d'asile
01:12:50qui fait l'objet
01:12:51d'une décision
01:12:52de transfert
01:12:52parce qu'il relève
01:12:53d'un autre état
01:12:53se verra supprimer
01:12:55pour le coup
01:12:55les conditions
01:12:56matérielles d'accueil
01:12:57ça aussi
01:12:57c'est un élément
01:12:58qui figure
01:12:59dans le pacte
01:13:01sur lequel
01:13:01je voulais apporter
01:13:03cette précision
01:13:03concernant les places
01:13:05j'ai répondu tout à l'heure
01:13:06à monsieur le président
01:13:08donc effectivement
01:13:08on n'est pas
01:13:09aux 615 places
01:13:10à date
01:13:11mais on le sera
01:13:12à la fin de l'année
01:13:13et en attendant
01:13:14on aura donc
01:13:15un système
01:13:15de placement
01:13:16en hébergement
01:13:17en hébergement
01:13:18pour
01:13:20sous la forme
01:13:21d'assignation
01:13:21à résidence
01:13:24concernant
01:13:24les places
01:13:25d'hébergement
01:13:26pour les demandeurs
01:13:27d'asile
01:13:27d'une manière générale
01:13:28le pacte
01:13:29n'impacte pas
01:13:29le volume
01:13:30et l'engagement
01:13:31financier
01:13:31qui est celui
01:13:32de l'état
01:13:32dans la définition
01:13:33des places
01:13:33actuellement
01:13:35mises
01:13:36qui sont
01:13:36offertes
01:13:38concernant
01:13:38monsieur le sénateur
01:13:39la question
01:13:40que vous avez posée
01:13:41sur le classement
01:13:42de la France
01:13:43effectivement
01:13:43en risque
01:13:44de
01:13:45il y a
01:13:47plusieurs situations
01:13:48vous avez
01:13:48les états
01:13:49qui sont
01:13:49soumis
01:13:50à une pression
01:13:51migratoire
01:13:51ce sont essentiellement
01:13:52évidemment
01:13:53l'Espagne
01:13:53l'Italie
01:13:54la Grèce
01:13:55et Chypre
01:13:57et Malte
01:13:58qui sont soumis
01:13:59à une pression
01:14:00migratoire
01:14:00et puis il y a
01:14:01les états
01:14:01qui sont soumis
01:14:03au risque
01:14:04d'être soumis
01:14:04à une pression
01:14:05migratoire
01:14:05dont la France
01:14:06fait partie
01:14:06on a obtenu
01:14:08ce classement
01:14:09on l'a obtenu
01:14:10essentiellement
01:14:11compte tenu
01:14:12de ce que
01:14:12nous subissons
01:14:13sur le linéaire
01:14:15de la Manche
01:14:15et de la Mer du Nord
01:14:18ce classement
01:14:19va nous permettre
01:14:19de bénéficier
01:14:20d'un certain
01:14:20nombre de financements
01:14:21déjà d'une part
01:14:22et d'autre part
01:14:23surtout
01:14:23de pouvoir jouer
01:14:24dans les mécanismes
01:14:27de cette solidarité
01:14:28qui est devenue
01:14:29obligatoire
01:14:29et qui peut prendre
01:14:30trois formes
01:14:31ça nous permet
01:14:32d'avoir la possibilité
01:14:33de faire jouer
01:14:34nous ce qu'on appelle
01:14:34le Dublin Offset
01:14:35donc on a
01:14:36certes
01:14:36on s'engage
01:14:37sur un volume
01:14:38de relocalisation
01:14:38c'est le chiffre
01:14:39que je donnais tout à l'heure
01:14:413300 et quelques
01:14:42un peu plus
01:14:43de 3300
01:14:44mais on va
01:14:45l'honorer
01:14:46en ne renvoyant
01:14:48pas un certain
01:14:48nombre
01:14:49de Dubliners
01:14:50j'emploie le terme
01:14:51ancien
01:14:51mais de Dubliners
01:14:52notamment
01:14:53italiens et grecs
01:14:54puisque à partir
01:14:55de juin
01:14:56et ça
01:14:56nous avons un accord
01:14:57nous avons passé
01:14:58des accords
01:14:59avec les deux pays
01:14:59en question
01:14:59je réponds
01:15:00à une autre
01:15:00de vos questions
01:15:01à partir de juin
01:15:02on va pouvoir
01:15:02reprendre
01:15:03ces transferts
01:15:05et donc
01:15:06on déduira
01:15:07on gardera
01:15:08une partie
01:15:09de ces Dubliners
01:15:10qui vaudront
01:15:11je crois qu'on peut
01:15:12le dire comme ça
01:15:13qui vaudront
01:15:13relocalisation
01:15:14finalement
01:15:14on ne transférera pas
01:15:15on a enregistré
01:15:16un certain nombre
01:15:16de personnes
01:15:17sur une période
01:15:18qui je crois
01:15:18courait de janvier 2024
01:15:20à l'été 2025
01:15:22et donc voilà
01:15:23voilà comment nous allons
01:15:25procéder
01:15:26voilà je crois
01:15:27que j'ai répondu
01:15:28à vos questions
01:15:31alors
01:15:32oui pardon
01:15:33pour madame la sénatrice
01:15:34on me donne
01:15:35pardon madame la présidente
01:15:36juste une précision
01:15:37sur les MNA
01:15:39donc
01:15:39on a eu à traiter
01:15:41à la frontière
01:15:42c'était en 2024
01:15:4344
01:15:44et en 2023
01:15:4643
01:15:46voilà
01:15:48une quarantaine
01:15:51merci
01:15:51je donne la parole
01:15:53désormais
01:15:53à madame Patricia
01:15:54Chilinger
01:15:56merci madame la présidente
01:15:58il y a un sujet
01:15:59je ne sais pas
01:16:00comment il fait partie
01:16:02de ce pacte
01:16:04et des accords
01:16:05transfrontaliers
01:16:06puisque
01:16:07on l'a aussi évoqué
01:16:09lors
01:16:10je l'ai évoqué
01:16:11lors du comité
01:16:12de coopération
01:16:13transfrontalière
01:16:13franco-allemand
01:16:14puisqu'on a des réunions
01:16:16régulières
01:16:16et puis le ministre
01:16:17Abad était là
01:16:20sur
01:16:22l'espace Schengen
01:16:24puisque
01:16:25à la frontière allemande
01:16:27les policiers
01:16:28la police
01:16:29fait le contrôle
01:16:31des gens
01:16:33les personnes
01:16:33qui passent
01:16:34donc
01:16:34apparemment
01:16:36le chiffre était
01:16:37quand même important
01:16:3724 000 personnes
01:16:39ont été reconduites
01:16:40à la frontière française
01:16:42en un an
01:16:43ce contrôle
01:16:44devait se faire
01:16:45pendant trois mois
01:16:46mais pour l'instant
01:16:46ils y sont encore
01:16:47parce que
01:16:48j'ai traversé
01:16:49la semaine dernière
01:16:50la frontière
01:16:51alors
01:16:52comment est-ce que
01:16:53l'Europe
01:16:55voilà
01:16:55comment est-ce que
01:16:56vous travaillez
01:16:57parce que
01:16:57en fin de compte
01:16:58le préfet de région
01:16:59les préfets
01:17:01de notre côté
01:17:04alsaciens
01:17:05on n'a pas
01:17:05les personnels
01:17:06on a été quand même
01:17:07mis sur le fait
01:17:08accompli
01:17:09il faut gérer
01:17:10toutes ces personnes
01:17:13c'est peut-être
01:17:14une question
01:17:15voilà
01:17:15qui est sensible
01:17:16mais
01:17:17effectivement
01:17:18il faut
01:17:19il faut aussi
01:17:20avancer dans ce domaine
01:17:23normalement
01:17:23on devrait pouvoir
01:17:25avoir un travail
01:17:27en commun
01:17:27mais là
01:17:28les allemands
01:17:28s'imposent
01:17:29de leur côté
01:17:31et donc
01:17:32savoir
01:17:33comment est-ce que
01:17:34vous
01:17:34vous allez
01:17:35travailler
01:17:35peut-être
01:17:36dans ce pacte
01:17:39à l'avenir
01:17:42merci
01:17:42madame
01:17:43Corinne Narassiguin
01:17:45merci
01:17:46madame
01:17:47la présidente
01:17:47monsieur le président
01:17:48monsieur le ministre
01:17:50je vais
01:17:51me joindre
01:17:52à mes collègues
01:17:53pour regretter
01:17:53évidemment
01:17:54qu'on
01:17:54passe par
01:17:55un projet
01:17:56de loi
01:17:56d'habilitation
01:17:58étant donné
01:18:00l'importance
01:18:01de cette
01:18:02transposition
01:18:03vous avez dit
01:18:04monsieur le ministre
01:18:05qu'il s'agit
01:18:05de mesures
01:18:06très techniques
01:18:07et c'est vrai
01:18:07que le droit
01:18:09des étrangers
01:18:09le CZDAS
01:18:10c'est très technique
01:18:10mais c'est aussi
01:18:11éminemment politique
01:18:13et donc
01:18:14c'est important
01:18:15de pouvoir avoir
01:18:17ces débats
01:18:18parlementaires
01:18:19et que
01:18:19le législateur
01:18:21ne soit pas
01:18:22privé
01:18:23de
01:18:24de cette
01:18:26aussi
01:18:26de participer
01:18:27pleinement
01:18:28à ces décisions
01:18:30sur les transpositions
01:18:32vous avez déjà répondu
01:18:34à beaucoup
01:18:34de
01:18:35à beaucoup
01:18:36des questions
01:18:37que
01:18:38que j'avais
01:18:39en tête
01:18:40mais il y en a
01:18:41quand même
01:18:41quelques-unes
01:18:42que
01:18:43sur lesquelles
01:18:44je voudrais
01:18:44vous interroger
01:18:47il y a
01:18:48un règlement
01:18:50concernant
01:18:51la gestion
01:18:51de crise
01:18:53est-ce que
01:18:55vous avez
01:18:55prévu
01:18:56un plan
01:18:57d'urgence
01:18:57pour une adaptation
01:18:58des procédures
01:19:00immigration
01:19:00et asile
01:19:02en cas de crise
01:19:03et quels sont
01:19:04les critères
01:19:05puisqu'il s'agit
01:19:06normalement
01:19:06de pression migratoire
01:19:07donc quels sont
01:19:07les critères
01:19:08qui permettraient
01:19:09de déclencher
01:19:09un tel plan
01:19:10un tel plan
01:19:11d'urgence
01:19:14on a
01:19:16avec ce projet
01:19:17de loi
01:19:18d'habilitation
01:19:19une étude
01:19:20d'impact
01:19:20qui est très réduite
01:19:22en réalité
01:19:23par rapport
01:19:24à ce qu'aurait été
01:19:24une étude d'impact
01:19:25sur un projet
01:19:26de loi
01:19:26complet
01:19:26de transposition
01:19:28alors que
01:19:28le plan
01:19:30le plan
01:19:31mis en oeuvre
01:19:31de décembre
01:19:322024
01:19:33était un plan
01:19:33assez conséquent
01:19:34qui avait été remis
01:19:35à la commission
01:19:37européenne
01:19:39est-ce que
01:19:40comment est-ce que
01:19:42vous avez
01:19:46vous avez procédé
01:19:48à cette étude
01:19:49d'impact
01:19:49est-ce que c'est
01:19:50possible
01:19:50d'avoir
01:19:51beaucoup plus
01:19:52d'éléments
01:19:53par rapport
01:19:53à
01:19:56d'ici
01:19:58à
01:19:59à
01:20:01l'examen
01:20:02de ce texte
01:20:04sur
01:20:05l'impact
01:20:06de ces
01:20:07transpositions
01:20:09parce que
01:20:10comme on va
01:20:10devoir
01:20:11se prononcer
01:20:12sur une
01:20:12habilitation
01:20:13à l'aveugle
01:20:13avec un temps
01:20:14qui va être
01:20:14extrêmement long
01:20:15pendant lequel
01:20:16vous allez pouvoir
01:20:16procéder par
01:20:17ordonnance
01:20:17c'est quand même
01:20:18très problématique
01:20:19que l'étude
01:20:20d'impact
01:20:20soit aussi
01:20:22faible
01:20:25vous aviez
01:20:26dans le
01:20:27enfin pas vous
01:20:27mais de vos
01:20:28précécesseurs
01:20:29dans le plan
01:20:29de mise en oeuvre
01:20:31avait
01:20:33cité
01:20:33l'importance
01:20:34des organisations
01:20:35de la société
01:20:35civile
01:20:36en disant
01:20:37qu'elles demeureront
01:20:37des acteurs
01:20:38essentiels
01:20:39pour la bonne
01:20:39mise en oeuvre
01:20:40de certaines
01:20:41dispositions
01:20:42du pacte
01:20:43et dans le cadre
01:20:45notamment
01:20:46et je prends appui
01:20:48sur ce qu'Audrey
01:20:49Dickonel a dit
01:20:49tout à l'heure
01:20:50sur la question
01:20:51du respect
01:20:52du droit
01:20:53des conditions
01:20:54dans lesquelles
01:20:55on va accueillir
01:20:56les réfugiés
01:20:57dans les zones
01:20:57d'attente
01:20:57notamment
01:20:58comment est-ce
01:20:59que vous allez
01:20:59vous assurer
01:21:00que les droits
01:21:01fondamentaux
01:21:02de ces personnes
01:21:04en demande d'asile
01:21:04ou potentiellement
01:21:06en procédure de retour
01:21:07seront bien respectés
01:21:09est-ce que vous allez
01:21:10vous appuyer
01:21:10ou pas
01:21:11et dans quelle mesure
01:21:12sur ces organisations
01:21:13de la société
01:21:15civile
01:21:16et enfin
01:21:16juste
01:21:17une petite question
01:21:18parce que tout à l'heure
01:21:19vous avez mentionné
01:21:20Redac France
01:21:21le fait que ça allait
01:21:22être disponible
01:21:24par application
01:21:25Néo
01:21:25à tous les policiers
01:21:26et les gendarmes
01:21:27et j'aimerais
01:21:28comprendre un peu mieux
01:21:30dans quel cadre
01:21:31cette consultation
01:21:32de Redac France
01:21:33par les policiers
01:21:34et les gendarmes
01:21:34va pouvoir être
01:21:35possible
01:21:39alors
01:21:40deux pour la commission
01:21:42des affaires européennes
01:21:44Marta de Sidrac
01:21:44et puis
01:21:45Eva Rothfrich
01:21:48Madame la Présidente
01:21:49Monsieur le Président
01:21:50Monsieur le Ministre
01:21:51à l'occasion
01:21:53des questions
01:21:53auxquelles vous avez
01:21:54déjà répondu
01:21:55le sujet
01:21:56des pays
01:21:56sûrs
01:21:57a déjà été évoqué
01:21:58mais je voudrais
01:21:59pousser un tout petit peu
01:22:00plus loin
01:22:00en fait
01:22:00l'interrogation
01:22:01puisque
01:22:02vous avez dit aussi
01:22:04vous avez cité
01:22:05notamment
01:22:06les pays candidats
01:22:07à l'adhésion
01:22:08dans l'Union Européenne
01:22:11hormis l'Ukraine
01:22:12j'ai quand même
01:22:13une petite question
01:22:13il y a des pays aussi
01:22:14au-delà de ceux
01:22:15qui sont candidats
01:22:16qui ne sont pas reconnus
01:22:17par certains états membres
01:22:18je pense évidemment
01:22:19au Kosovo
01:22:20qui est à la fois
01:22:20candidat reconnu
01:22:22par la France
01:22:22mais pas reconnu
01:22:23par d'autres pays
01:22:24d'états membres
01:22:25donc comment ça se passe
01:22:26dans ces cas-là
01:22:28sans aller très loin
01:22:29non plus
01:22:30nous éloignons
01:22:31un petit peu
01:22:32du continent européen
01:22:33même question
01:22:33pour des pays
01:22:34comme l'Afghanistan
01:22:36pas reconnus forcément
01:22:37par l'ensemble
01:22:38en tout cas
01:22:38les gouvernements
01:22:39ne sont pas reconnus
01:22:40comment on fait
01:22:41comment on procède
01:22:42selon les pays états membres
01:22:44si un afghan
01:22:45rentrait dans
01:22:46dans un pays
01:22:47de l'état membre
01:22:48qui
01:22:48qui reconnaît
01:22:50l'Afghanistan
01:22:51il arrive dans
01:22:52enfin voilà
01:22:53Schengen tout ça
01:22:54comment tout cela
01:22:55va s'articuler
01:22:55dans ce cadre-là
01:22:58évidemment
01:22:59plein d'autres lieux
01:23:00où il peut y avoir
01:23:01des conflits
01:23:01mais j'ai presque
01:23:02envie de dire
01:23:02malheureusement
01:23:03que ça
01:23:03ça sera presque
01:23:04plus facile à résoudre
01:23:05ça c'était ma première question
01:23:07j'en ai une seconde
01:23:08qui est autour
01:23:09du mécanisme
01:23:09de solidarité
01:23:10entre les états membres
01:23:12puisque vous avez rappelé
01:23:13effectivement
01:23:14que c'est basé
01:23:15qu'il y a trois formes
01:23:16en fait
01:23:16qui peuvent s'exprimer
01:23:17la relocalisation
01:23:19la contribution financière
01:23:21et également
01:23:22un soutien opérationnel
01:23:25à tout cela
01:23:26alors du coup
01:23:27j'ai une question
01:23:29comment en fait
01:23:30est-ce que
01:23:31est-ce qu'on peut considérer
01:23:33en réalité
01:23:33le soutien
01:23:34que notre état
01:23:35a aux associations
01:23:37qui soutiennent
01:23:38en fait
01:23:38les migrants
01:23:39je pense évidemment
01:23:40à France Terre d'Asile
01:23:42je pense à la CIMAD
01:23:43je pense aussi
01:23:44à l'agence
01:23:45des Nations Unies
01:23:49pour les réfugiés
01:23:50est-ce que
01:23:51cette contribution
01:23:52de l'état français
01:23:53au financement
01:23:55de ces associations-là
01:23:56peut être
01:23:57également considérée
01:23:59comme en fait
01:24:00un soutien
01:24:00ou bien
01:24:02une contribution
01:24:03financière
01:24:04je vous pose
01:24:04cette question-là
01:24:04parce que
01:24:05nous sommes dans
01:24:05une période
01:24:06économique compliquée
01:24:07pour notre pays
01:24:08et est-ce que
01:24:10cela ne peut pas
01:24:11être à un moment donné
01:24:12considéré
01:24:13comme finalement
01:24:15une contribution
01:24:16à cet aspect-là
01:24:17en fait
01:24:18à ce mécanisme
01:24:19de solidarité
01:24:20je vous remercie
01:24:21sur effectivement
01:24:22ce qui se passe
01:24:24actuellement
01:24:25à la frontière
01:24:26allemande
01:24:27donc on a
01:24:28effectivement
01:24:28un certain nombre
01:24:29de
01:24:29donc là
01:24:30on est dans une frontière
01:24:31au sein de l'espace
01:24:32Schengen
01:24:33où on a
01:24:34en général
01:24:35des accords
01:24:36avec les pays
01:24:37notamment
01:24:37en fait c'est le cas
01:24:38nous avec l'Allemagne
01:24:39aussi
01:24:40c'est le cas
01:24:40avec l'Italie
01:24:41avec l'Espagne
01:24:42où quand on intercepte
01:24:43un certain nombre
01:24:43d'étranges institutions
01:24:45irrégulières
01:24:45on a des procédures
01:24:46de réadmission
01:24:47qui sont quand même
01:24:48très encadrées
01:24:49qui supposent
01:24:49une instruction
01:24:50en tout cas
01:24:51une décision
01:24:52de notre part
01:24:54c'est ce que nous
01:24:54respectons
01:24:55côté français
01:24:57c'est ce qui nous
01:24:57permet d'ailleurs
01:24:58de procéder
01:24:59à des
01:25:01non-admissions
01:25:02des réadmissions
01:25:03à hauteur
01:25:04qui sont acceptées
01:25:05d'ailleurs
01:25:05à la frontière espagnole
01:25:06dans 66% des cas
01:25:09et la frontière italienne
01:25:10c'est la même chose
01:25:10et en revanche
01:25:12pour la frontière allemande
01:25:15c'est un peu différent
01:25:17on a parfois
01:25:19des refus d'entrée
01:25:21pur et simple
01:25:22des refus d'entrée
01:25:23pur et simple
01:25:24ce qui n'est pas conforme
01:25:25à un certain nombre
01:25:25de jurisprudences
01:25:26et notamment
01:25:26à l'arrêt
01:25:27qui nous impose
01:25:28de prendre une décision
01:25:29je comprends
01:25:31moi j'ai écrit
01:25:32mon homologue allemand
01:25:33pour faire part
01:25:34de cette difficulté
01:25:35et le Luxembourg
01:25:37a demandé
01:25:37vient d'engager
01:25:38à la commission
01:25:39une procédure
01:25:39en manquement
01:25:40sur ce sujet
01:25:40où on a des refus secs
01:25:43en fait
01:25:44ce qui explique
01:25:45le chiffre
01:25:45que vous avez sans doute
01:25:47en tête
01:25:47de refus d'admission
01:25:48mais ça n'est
01:25:49de notre point de vue
01:25:50pas conforme
01:25:51à la réglementation européenne
01:25:52et c'est pas ce que nous
01:25:53nous pratiquons
01:25:56concernant
01:25:57le plan
01:25:58je vous réponds
01:25:59madame la sénatrice
01:26:00sur le plan
01:26:02d'urgence
01:26:05donc nous avons
01:26:06un plan
01:26:06par préfecture
01:26:07de zone
01:26:08de défense
01:26:09avec des déclinaisons
01:26:10départementales
01:26:11dans le cadre
01:26:11des plans hors sec
01:26:13et ces derniers
01:26:14ont été actualisés
01:26:15après l'affaire
01:26:16de l'océan Viking
01:26:17donc on a bien
01:26:18des plans d'urgence
01:26:18et le dispositif
01:26:20dont on parle
01:26:20le pacte
01:26:22ne va pas impacter
01:26:23ces dispositifs
01:26:23de plans d'urgence
01:26:24que les choses soient claires
01:26:25ça ne l'impacte pas
01:26:27vous m'avez par ailleurs
01:26:28interrogé
01:26:29sur l'étude d'impact
01:26:30alors c'est vrai
01:26:31qu'on ne détaille pas
01:26:32évidemment les mesures
01:26:33qu'on envisage
01:26:34de prendre
01:26:34bon on verra
01:26:36dans lequel
01:26:37c'est ce que j'avais
01:26:38l'engagement
01:26:38que j'avais pris
01:26:39moi auprès
01:26:40des présidents
01:26:41de commission
01:26:41on peut aussi avoir
01:26:42des séquences
01:26:43d'informations
01:26:43d'un moyen
01:26:44de vous informer
01:26:45je crois que ça me paraît
01:26:46ça me paraît
01:26:47plutôt sain
01:26:48et en tout cas
01:26:49nous y veillerons
01:26:50concernant l'accès
01:26:51des associations
01:26:54aux personnes
01:26:55qui vont se trouver
01:26:56par exemple
01:26:57en procédure
01:26:58d'asile frontière
01:27:00ou des autorités
01:27:02administratives
01:27:02indépendantes
01:27:03puisque donc
01:27:03je pense notamment
01:27:04à la défenseur
01:27:06des droits
01:27:06le pacte
01:27:07ne modifie
01:27:08rien
01:27:08donc bien au contraire
01:27:11bien au contraire
01:27:12il y a tout un volet
01:27:12garantie juridique
01:27:13suivi juridique
01:27:14voilà le pacte
01:27:15ne modifie rien
01:27:15et il y aura
01:27:16les mêmes possibilités
01:27:17d'accès
01:27:18aux personnes
01:27:19qui seront
01:27:20en procédure
01:27:21asile frontière
01:27:21et notamment
01:27:22pour celles d'entre elles
01:27:23qui seront en régime
01:27:24de rétention
01:27:25parce que
01:27:26on aura
01:27:26notamment
01:27:27parce qu'il y a des risques
01:27:28de troubles
01:27:28à l'ordre public
01:27:28donc on aura
01:27:29cette possibilité
01:27:30il y aura cet accès
01:27:31il n'y aura pas de problème
01:27:32concernant Eurodac
01:27:33et le fait
01:27:35qu'on aura
01:27:35un déploiement
01:27:36sur l'ensemble
01:27:36du territoire national
01:27:37je vous disais
01:27:38que nous pour Eurodac
01:27:39on va alimenter
01:27:41évidemment Eurodac
01:27:42et puis on aura
01:27:42un dispositif français
01:27:44alors Eurodac
01:27:45sera interconnecté
01:27:46avec beaucoup
01:27:46de systèmes
01:27:47d'information
01:27:47de l'Union Européenne
01:27:48d'une part
01:27:49et pour notre part
01:27:50avec un certain nombre
01:27:51de systèmes
01:27:52d'information nationaux
01:27:53et les policiers
01:27:54et les gendarmes
01:27:55auront la possibilité
01:27:56d'enregistrer
01:27:57un certain nombre
01:27:58de données
01:27:58et y compris
01:28:00de procéder
01:28:01de manière
01:28:03dématérialisée
01:28:03à des prises
01:28:04d'empreintes
01:28:04en fait
01:28:04et notamment
01:28:06donc au travers
01:28:07des applicatifs
01:28:09Néo
01:28:09qui sont les applicatifs
01:28:10des policiers
01:28:13et c'est un dispositif
01:28:14qui permettra
01:28:15de procéder
01:28:15à ces relevés
01:28:16c'est ce qu'on appelle
01:28:17le Néo Décas
01:28:18je crois
01:28:18Néo Décas
01:28:19qu'on va utiliser
01:28:20pour se faire
01:28:23voilà
01:28:24Voilà pour cette audition
01:28:25pour plus d'informations
01:28:27sur ce que vous venez
01:28:27d'entendre
01:28:28rendez-vous
01:28:28sur notre site
01:28:29publicsénat.fr
01:28:31on se retrouve très vite
01:28:32pour une nouvelle émission
01:28:33très belle journée
01:28:34sur les chaînes parlementaires
01:28:35Sous-titrage Société Radio-Canada
01:28:37Sous-titrage Société Radio-Canada
01:28:41Sous-titrage Société Radio-Canada
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