- il y a 4 heures
Au programme de cette nouvelle édition de En direct du Sénat : la crise du prix des carburants. Le Premier ministre a demandé mercredi devant les sénateurs, à ce que le groupe TotalEnergies redistribue ses profits. La ministre en charge de l’Energie a de son côté rassuré : il n’y aura pas de pénurie de carburant. La ministre des Armées Catherine Vautrin était auditionnée au Sénat sur l’actualisation de la loi de programmation militaire. Ce texte prévoit 36 milliards d’euros de budget supplémentaire pour nos armées d’ici à 2030 afin de faire face aux nouvelles menaces sécuritaires. Le contrôle de l’immigration va être complètement réformé au niveau européen. La France doit adopter avant le 12 juin le Pacte européen sur l’asile et les migrations. Le ministre de l’Intérieur Laurent Nunez prévoit de faire adopter ce texte par ordonnances sans débat parlementaire sur le fond. Et enfin, le Sénat a adopté cette semaine le projet de loi-cadre sur les transports. Un texte qui garantit le financement de la modernisation de notre réseau ferroviaire. Il prévoit une taxe sur les bénéfices des gestionnaires des autoroutes. Année de Production :
Catégorie
📺
TVTranscription
00:00:11Bonjour à tous, ravis de vous retrouver sur Public Sénat pour un nouveau numéro d'En Direct du Sénat,
00:00:15l'émission qui revient sur les temps forts de la semaine à la Haute Assemblée.
00:00:18Tout de suite, le sommaire de cette émission.
00:00:22La crise du prix du carburant avec le Premier ministre Sébastien Lecornu,
00:00:26qui, mercredi, devant les sénateurs, a demandé au groupe Total Energy de redistribuer les super-profits générés par cette crise
00:00:33liée à la guerre au Moyen-Orient.
00:00:34Et puis, de ce côté, la ministre de l'Énergie, Maude Bréjon, auditionnée par les sénateurs, a voulu rassurer qu
00:00:41'il n'y aura pas de pénurie d'essence dans notre pays.
00:00:44La ministre des Armées, Catherine Vautrin, était, elle, auditionnée au Sénat sur l'actualisation de la loi de programmation militaire.
00:00:50Un texte qui prévoit 36 milliards d'euros supplémentaires pour le budget de nos armées d'ici à 2030.
00:00:56Afin de faire face aux nouvelles menaces de guerre.
00:00:59Et puis, le contrôle de l'immigration va être complètement réformé au niveau européen.
00:01:03La France doit adopter avant le 12 juin le pacte européen sur l'asile et les migrations.
00:01:08Le ministre de l'Intérieur, Laurent Nunez, interrogé par les sénateurs, a assuré qu'il voulait faire passer ce texte
00:01:13par ordonnance,
00:01:15c'est-à-dire sans débat parlementaire, sur le fond.
00:01:17Et enfin, le Sénat a adopté cette semaine le projet de loi cadre sur les transports.
00:01:21Un texte qui garantit le financement de la modernisation de notre réseau ferroviaire dans les prochaines années
00:01:27et qui prévoit la création d'une taxe sur les recettes des gestionnaires d'autoroutes.
00:01:36Allez, on commence par la crise du prix du carburant, avec l'audition au Sénat de la ministre de l
00:01:41'Énergie, Maude Bréjean.
00:01:42Cela fait maintenant deux mois que j'exerce mes fonctions de ministre déléguée chargée de l'énergie.
00:01:48Deux mois, vous l'avez dit Madame la Présidente, marquée par un conflit au Moyen-Orient.
00:01:52Deux mois de crise géopolitique et énergétique qui nous rappellent chaque jour que notre dépendance aux énergies fossiles importées,
00:01:59en particulier au pétrole et au gaz, est bien trop importante.
00:02:03Je souhaite donc que cette audition me permette de vous présenter le plus précisément possible
00:02:07les derniers éléments d'actualité en termes de prix de l'énergie, mais également de sécurité d'approvisionnement,
00:02:13sujet qui questionne légitimement nos concitoyens.
00:02:16Je voudrais aussi revenir sur les aides sectorielles ciblées mises en place par le gouvernement,
00:02:21sur la manière dont elles sont financées et sur l'objectif visé par ces dernières.
00:02:26Enfin, je souhaite également pouvoir présenter les grands défis énergétiques
00:02:30qui constituent ma feuille de route pour sortir de la crise,
00:02:33mais aussi pour faire face aux crises similaires qui pourraient survenir.
00:02:38Nous avons besoin d'une politique énergétique de long terme pour sortir des énergies fossiles.
00:02:44Je commence par les répercussions de la crise au Moyen-Orient.
00:02:49Le 28 février, les États-Unis et Israël ont déclenché une intervention militaire en Iran.
00:02:54Vous le savez, opérations dont les conséquences ont généré un choc sur les marchés de l'énergie,
00:03:00les marchés financiers et plus largement sur l'économie mondiale.
00:03:03L'hypothèse d'une crise passagère dont les conséquences économiques s'effaceraient immédiatement
00:03:08est désormais malheureusement écartée.
00:03:10Depuis quelques semaines, et notamment après les attaques des infrastructures énergétiques,
00:03:15il est devenu clair que cette guerre aura des conséquences plus durables
00:03:20et que le jour où cette guerre s'arrêtera ne sera pas nécessairement le jour
00:03:24où les conséquences de cette guerre s'arrêteraient.
00:03:28Aujourd'hui, 30 à 40 % des capacités de raffinage dans le Golfe sont affectées.
00:03:33Certaines sont à l'arrêt pour plusieurs semaines, d'autres ont été détruites.
00:03:37Vous connaissez aussi bien que moi la situation.
00:03:40Le baril de Brent a bondi dans les premiers jours de crise
00:03:43en passant de 70-72 dollars le baril à un pic supérieur à 115 dollars le baril
00:03:48le lundi 9 mars au matin.
00:03:50Il a évolué au gré des annonces internationales, je ne vais pas y revenir,
00:03:54et se situe désormais autour de 100 dollars le baril
00:03:57depuis l'annonce du cessez-le-feu.
00:04:00Ces variations des prix à la pompe ne sont pas anormales
00:04:02dès lors qu'elles reflètent les évolutions des cours sur les marchés internationaux.
00:04:07Mais nous devons être attentifs à ce qu'elles reflètent fidèlement
00:04:11sans que qui que ce soit en tire avantage dans la situation.
00:04:16Si les prix augmentent lorsque les cours augmentent,
00:04:18ils doivent en être, ils doivent baisser lorsque les cours sont à la baisse.
00:04:22C'est du bon sens.
00:04:24Pour nous en assurer, nous surveillons quotidiennement l'écart
00:04:27entre le prix des produits raffinés sur les marchés internationaux
00:04:31et le prix des carburants à la pompe.
00:04:33Nous sommes attentifs à ce qu'il n'y ait pas d'abus
00:04:35et que les marges restent à leur niveau d'avant-crise.
00:04:38Nous réunissons régulièrement les distributeurs de carburants
00:04:41pour échanger avec eux sur la situation des prix
00:04:43et pour nous assurer que les marges restent à leur niveau,
00:04:45là encore, d'avant-crise.
00:04:47Je suis aussi attentive à l'évolution des marges des raffineurs
00:04:51qui ont effectivement augmenté en tout début de crise,
00:04:55en particulier pour le diesel et le kérosène.
00:04:57Il faut cependant rappeler plusieurs choses.
00:05:00La moitié du diesel vendu en France est importée.
00:05:03Les marges de raffinage sont donc en partie localisées
00:05:06en dehors du territoire français.
00:05:07Le marché des produits raffinés est mondial.
00:05:10Il faut donc une réponse coordonnée.
00:05:13Quoi qu'il en soit, c'est l'ensemble de la chaîne qu'il faut regarder,
00:05:15pas uniquement la station-service,
00:05:17mais l'intégralité de la chaîne de valeur.
00:05:20Nous avons écrit à la Commission européenne à ce titre
00:05:22pour demander une enquête sur le suivi des marges du raffinage
00:05:25avec mon collègue Roland Lescure il y a déjà plusieurs semaines.
00:05:28Les hausses de prix proviennent de la baisse des capacités
00:05:31de production mondiale de carburant.
00:05:32Chacun le sait.
00:05:33Un autre levier d'action que nous activons
00:05:35est donc de mobiliser au maximum de leurs capacités
00:05:38les outils de production présents sur le sol français.
00:05:42Sur le seul secteur amont en France, nous avons six raffineries,
00:05:45vous le savez.
00:05:45Ces usines sont des atouts de résilience pour notre approvisionnement.
00:05:49Nous raffinons localement la quasi-totalité de l'essence consommée
00:05:52sur notre territoire et la moitié du diesel consommé.
00:05:56Au mois de mars, nous avons donc écrit aux raffineurs
00:05:58pour leur demander s'il était possible d'augmenter leur production.
00:06:02Un certain nombre de raffineries l'ont fait.
00:06:04C'est une bonne chose.
00:06:05Ça permet de détendre les contraintes sur les volumes.
00:06:09J'en profite pour répondre, madame la présidente,
00:06:11à votre question sur les stocks stratégiques.
00:06:13Vous savez que nous avons 100 millions de barils
00:06:16de stocks stratégiques, plus de trois mois de stocks.
00:06:20Moins de 2% des stocks stratégiques ont été libérés
00:06:23à l'heure où on se parle, 1,7 million de barils
00:06:27sur les 100 millions de barils au total.
00:06:31Avec un choix qui est clair, nous libérons de manière
00:06:35extrêmement ponctuelle lorsque nous faisons face
00:06:38à des difficultés sur les volumes et à des difficultés
00:06:41d'approvisionnement.
00:06:43Ça a été le cas, notamment, durant le week-end de Pâques.
00:06:46Vous vous en rappelez, ce n'est plus le cas aujourd'hui.
00:06:48Environ 4% des stations ont une difficulté sur au moins
00:06:52un carburant, ce qui correspond en réalité à la situation normale
00:06:57en temps de paie entre 3 et 4%.
00:06:59Un point sur les prix du gaz.
00:07:03Celui-ci a quasiment doublé entre fin février et fin mars,
00:07:06en passant d'un prix spot de 32 euros le mégawatt-heure
00:07:08à 70 euros le mégawatt-heure.
00:07:10Le prix est désormais retourné à un niveau un peu plus correct,
00:07:14si vous me permettez cette expression, 38 euros le mégawatt-heure.
00:07:17Cette baisse devrait donc logiquement être répercutée
00:07:20dans les prix recommandés de vente de gaz qui seront publiés
00:07:24par la Commission de régulation de l'énergie pour le prochain mois.
00:07:27Là encore, ça reste à confirmer, mais après avoir eu un indice
00:07:31à la hausse, on devrait avoir un indice à la baisse.
00:07:34Je veux être rassurante par ailleurs, les prix étaient très loin
00:07:38des sommets atteints lors de la crise de 2022.
00:07:41Ils culminaient à l'époque à plus de 200 euros le mégawatt-heure.
00:07:44Il n'y a donc aucune comparaison possible.
00:07:47Nos stocks de gaz naturel sont en cours de remplissage,
00:07:5128% au 24 avril, selon le rythme habituel en cette saison.
00:07:57Un point ensuite sur l'électricité.
00:07:59Ça, c'est dans la liste des bonnes nouvelles, puisque nous sommes protégés
00:08:02par notre production d'électricité souveraine, abondante et décarbonée,
00:08:06en particulier par notre parc nucléaire qui tourne à plein, vous le savez,
00:08:11373 TWh de production l'année dernière.
00:08:14Très concrètement, alors qu'en Italie et en Grèce,
00:08:17le gaz représente 45% du mix électrique, en Allemagne 17% et en Espagne 14%,
00:08:23eh bien en France, le gaz ne représente que 5% de notre production d'électricité.
00:08:29Ce que ça signifie, c'est qu'aujourd'hui, les factures d'électricité,
00:08:32grâce au nucléaire français, grâce aux énergies renouvelables,
00:08:34sont davantage protégées que ce qu'elles ne sont chez certains de nos voisins européens
00:08:39qui, eux, subissent l'augmentation des prix du gaz.
00:08:44J'en viens aux réponses du gouvernement.
00:08:46Le gouvernement a fait un choix, c'est d'être aux côtés des secteurs les plus exposés
00:08:49et des Français les plus modestes, qui roulent beaucoup,
00:08:52avec une réponse qui se veut à la fois ciblée, efficace et respectueuse des finances publiques.
00:08:58Nous avons d'abord oeuvré à une réponse internationale, vous le savez, coordonnée,
00:09:02d'où l'initiative du président de la République pour participer à une sécurisation du détroit d'Hormuz,
00:09:07dès lors que les conditions de sécurité le permettront.
00:09:09On le fait déjà dans le cadre de l'opération Aspides en mer rouge.
00:09:13Il est trop tôt aujourd'hui pour le mettre en oeuvre dans le détroit d'Hormuz,
00:09:16mais la France est à l'initiative d'une initiative précisément internationale.
00:09:22Et puis nous avons fait le choix d'être aux côtés des secteurs les plus exposés,
00:09:27des Français les plus modestes, avec des aides sectorielles pour le mois d'avril,
00:09:32des mesures qui ont été reconduites pour le mois de mai,
00:09:35reconduites et amplifiées, je pense aux mesures pour les pêcheurs,
00:09:40avec une aide qui était de 20 centimes par litre en avril,
00:09:44qui est désormais pour le mois de mai de 35 centimes par litre,
00:09:47parce que c'est ce qui doit leur permettre de continuer à aller en mer.
00:09:50Pour les agriculteurs, là aussi avec une aide qui était d'environ 4 centimes par litre,
00:09:56correspondant à une détaxe totale,
00:09:58et qui est renforcée en passant de 15 centimes par litre,
00:10:01et une logique similaire, je rentrerai dans le détail si vous le souhaitez pendant votre question,
00:10:06pour les transporteurs et les professionnels du BTP.
00:10:11Voilà une logique, encore une fois, qui est une logique de responsabilité,
00:10:16avec un déficit que nous devons prendre en compte,
00:10:19de l'argent qui, lorsqu'il est dépensé aujourd'hui, devra être rattrapé demain,
00:10:25et donc un refus assumé d'ouvrir intégralement les vannes de manière aveugle et disproportionnée.
00:10:35J'en viens ensuite à notre stratégie énergétique et à la feuille de route.
00:10:40Cet épisode nous confirme la pertinence de la stratégie française,
00:10:44je crois, d'indépendance énergétique que nous portons au gouvernement
00:10:48et que, à quelques nuances près, je pense que nous partageons aujourd'hui dans cette salle.
00:10:54C'est pour cette raison que nous avons fait le choix
00:10:57de publier la troisième programmation pluriannuelle de l'énergie en février dernier,
00:11:02avec un cap simple, celui d'une production énergétique compétitive, abondante et décarbonée.
00:11:09Sur le nucléaire, d'abord, puisque cette programmation nous a permis
00:11:12d'ancrer la stratégie énergétique, qui est la nôtre depuis le discours de Belfort,
00:11:16avec notamment un programme de construction de six nouveaux EPR2, plus huit en option.
00:11:21Et à ce titre, on travaille à l'obtention d'une décision finale d'investissement d'EDF
00:11:26pour le nouveau nucléaire avant la fin de l'année.
00:11:28Sans la PPE, ce choix ne serait pas possible.
00:11:31Cette PPE nous permet également de prolonger nos réacteurs existants,
00:11:35avec le programme Grand Carénage engagé par EDF depuis 2014.
00:11:40Nous pouvons là encore être fiers, je crois, de l'expertise exceptionnelle
00:11:44que EDF a développée avec ce programme unique en Europe.
00:11:47Cette expertise nucléaire nous permet aussi de travailler sur les défis de demain
00:11:52et sur les grandes innovations.
00:11:54Je veux citer notamment la fermeture du cycle avec les R&R,
00:11:57qui nous permettra de réutiliser de manière optimale notre combustible,
00:12:00de manière à garantir notre indépendance sur le long terme,
00:12:04et donc de fermer le cycle.
00:12:05Mais aussi sur les petits réacteurs modulaires, les fameux SMR,
00:12:09sur lesquels la France est leader mondial.
00:12:11Le président de la République a d'ailleurs annoncé au dernier conseil de politique nucléaire
00:12:15la sélection de deux modèles qui seront construits en France.
00:12:19L'hydroélectricité ensuite, dont nous avons parlé ensemble récemment,
00:12:25là encore la PPE permet la reprise des investissements dans l'hydroélectricité.
00:12:29C'est une source d'énergie décarbonée, pilotable, qui est clé pour notre système énergétique,
00:12:35mais aussi pour l'économie de beaucoup de territoires.
00:12:38Je sais que vous êtes attachés comme moi à cette source d'énergie,
00:12:42et c'est le sens des travaux que vous avez menés,
00:12:45que nous avons menés sur la PPL Hydro,
00:12:48examinés il y a tout juste deux semaines dans votre hémicycle.
00:12:54L'éolien en mer est également un pilier de cette PPE,
00:13:00qui permettra de tirer parti de notre façade maritime exceptionnelle,
00:13:05qui est évidemment un atout.
00:13:06Le 2 avril, nous avons lancé le 9e et le 10e appel d'offres
00:13:10pour le soutien de l'éolien en mer,
00:13:12regroupé en un seul appel d'offres multifaçade.
00:13:16Là encore, c'est un message fort, avec des exigences de contenu local,
00:13:22et des garanties données à une filière qui a besoin de visibilité
00:13:26pour continuer à se développer.
00:13:28Sur les énergies renouvelables terrestres,
00:13:32là encore, on continue à encourager leur développement,
00:13:34afin de garder une base de filière,
00:13:37tout en prenant en compte le retard à l'électrification des usages observés.
00:13:41C'est le sens des appels d'offres que nous avons pu lancer récemment
00:13:45sur l'éolien terrestre.
00:13:46L'appel d'offres pour le soutien à l'éolien terrestre ouvrira avant l'été,
00:13:50et nous avons transmis en parallèle au préfet
00:13:52une consigne de priorisation du renouvellement des parcs,
00:13:55conformément à ce qui a été voté dans votre hémicycle l'année dernière.
00:13:59Sur le photovoltaïque, le cahier des charges de l'appel d'offres
00:14:02pour le soutien du photovoltaïque au sol a été publié dans les prochains jours,
00:14:07va être publié dans les prochains jours,
00:14:09et contiendra de forts critères de contenu local,
00:14:13afin d'encourager les projets d'usines sur notre territoire.
00:14:16Je pense notamment aux projets de Carbone et de Le Solis,
00:14:20qui permettront de créer plus de 2 000 emplois locaux et non délocalisables.
00:14:25C'est un cap ambitieux assumé,
00:14:28un cap qui n'est pas un quoi qu'il en coûte.
00:14:32L'effort que font les Français pour investir dans une électricité décarbonée
00:14:35mérite une attention de tous les instants pour que chaque euro soit employé au mieux.
00:14:40On prendra donc en côte notamment les conclusions de la mission Lévi-Tuo,
00:14:44qui m'ont été données le 9 avril dernier.
00:14:47Et en parallèle, on accélère sur le plan d'électrification,
00:14:50qui a été largement décliné ces dernières semaines,
00:14:54avec au fond une logique qui est simple.
00:14:58Il y a aujourd'hui une difficulté pour beaucoup de Français à investir,
00:15:02investir dans une pompe à chaleur, investir dans une voiture électrique.
00:15:06Et donc tout ce plan d'électrification est construit de telle sorte
00:15:09à faciliter cet investissement de départ en le rendant davantage soutenable,
00:15:15avec des aides haut niveau,
00:15:16notamment là encore pour les ménages les plus modestes et pour les classes moyennes.
00:15:21Rappelons qu'une fois cet investissement passé,
00:15:26c'est des gains de pouvoir d'achat réels pour les Français qui opèrent cette transition.
00:15:32Et quant à la question du financement, pardon, de ce plan d'électrification,
00:15:38c'était là encore une question qui était posée par Madame la Présidente.
00:15:42Il y a en partie les certificats d'économie d'énergie qui sont un vrai levier,
00:15:48parce qu'ils permettent là encore de faciliter pour les foyers les plus modestes
00:15:52et pour les classes moyennes cette transition.
00:15:55Et puis ensuite, il y a de la priorisation dans le budget déjà voté.
00:16:00Et je pense par exemple à ce qu'on fait sur MaPrimeRénov'.
00:16:03Et pour parler de cette crise du prix du carburant,
00:16:05j'accueille Cécile Kukerman. Bonjour.
00:16:07Bonjour.
00:16:07Vous êtes la présidente du groupe communiste au Sénat.
00:16:10Alors le Premier ministre Sébastien Lecornu a annoncé ce mercredi
00:16:13devant les sénateurs qu'il appelait le groupe TotalEnergie
00:16:15à redistribuer ses profits exceptionnels réalisés
00:16:18pendant cette crise du prix du carburant à cause de la guerre au Moyen-Orient.
00:16:22Et d'ailleurs, ce groupe TotalEnergie a confirmé en annonçant qu'il prolongeait
00:16:26les prix plafonnés à la pompe sur le litre d'essence, sur le litre de gazole.
00:16:31Finalement, ces annonces vont dans le bon sens.
00:16:33Tout d'abord, je veux redire ce que j'ai dit en séance lors du débat 50-1.
00:16:37Ce n'est pas à Total de fixer et d'organiser les prix de l'essence dans notre pays.
00:16:42Nous sommes face à une crise sans précédent
00:16:44qui frappe nos concitoyens dans tous les territoires.
00:16:47C'est au gouvernement à agir.
00:16:48Donc, on peut se satisfaire que, gentiment, Total bloque les prix dans ces stations.
00:16:55Mais pour l'instant, Total continue d'engranger des bénéfices.
00:16:59Total continue de spéculer, finalement, sur cette situation de crise
00:17:03au détriment de toutes celles et de tous ceux qui ont besoin de se déplacer quotidiennement.
00:17:08Donc, qu'est-ce que vous proposez ?
00:17:09Il faut bloquer les prix, initiative de l'État, à moins de 2 euros ?
00:17:13Non, mais nous, nous avons déposé une proposition de loi qui vise tout d'abord à bloquer les prix
00:17:18et à taxer, effectivement, les profits issus de cette période de crise.
00:17:22Donc, c'est bien évidemment l'un et l'autre parce que si l'on bloque les prix, il manque
00:17:26des recettes.
00:17:27Donc, notre proposition de loi vise à la fois à trouver des recettes
00:17:31et à prendre les recettes sur ceux qui, aujourd'hui, sont les premiers profiteurs de la crise
00:17:35et à pouvoir, effectivement, assurer des prix décents pour toutes celles et tous ceux qui se déplacent au quotidien.
00:17:41Mais alors, à quel niveau, aujourd'hui, on bloque le prix du litre d'essence ?
00:17:44Mais on bloque le prix du litre d'essence au début de la crise qui remonte maintenant à plusieurs mois,
00:17:50plusieurs semaines parce qu'effectivement, et je crois que nous l'avons vu d'ailleurs,
00:17:54cela a des impacts sur la vie du quotidien, cela a des impacts, bien évidemment,
00:17:57sur la capacité à travailler, la capacité à aller dans différents déplacements pour se former,
00:18:04à accompagner ses enfants, à faire ses courses, à aller se soigner, à partir en vacances.
00:18:09Bien, tout ceci impacte, aujourd'hui, durablement, profondément, la vie des Françaises et des Français
00:18:14et ce, dans tous les territoires.
00:18:15Mais si, concrètement, on bloque le prix du litre d'essence, aujourd'hui, à 1,70 euro,
00:18:20alors que le prix du baril est au-dessus de 100 dollars,
00:18:23est-ce que les pétroliers, ils ne vont pas vendre à perte et peut-être même arrêter leur activité ?
00:18:28Il y aura un risque de pénurie, au final ?
00:18:29Bien, tout d'abord, depuis plusieurs semaines, les pétroliers n'ont pas vendu à perte,
00:18:33ils ont vendu avec des super profits.
00:18:34Donc, commençons par, effectivement, récupérer cet argent des super profits
00:18:39pour pouvoir bloquer les prix.
00:18:41Donc, ça, c'est la première situation.
00:18:43Deuxièmement, la situation de blocage, aujourd'hui, n'existe pas,
00:18:46puisqu'il y avait des stocks.
00:18:48Les stocks, aujourd'hui, arrivent de manière un peu moins forte.
00:18:51Le flux, effectivement, est aujourd'hui plus régulé.
00:18:53Mais commençons déjà par agir.
00:18:55Parallèlement, ayons une vraie diplomatie qui vise à réguler cette crise
00:18:59et ne laissons pas simplement, dans les mains de Donald Trump, la capacité à agir
00:19:03parce que nous voyons plus que ceci est un échec.
00:19:05Donc, je crois que la politique, et c'est en ce sens que ça ne peut pas être Total Energy
00:19:09qui règle,
00:19:10et que c'est bien au gouvernement.
00:19:11Parce que cette crise, elle est multiple, elle a différentes facettes
00:19:14et qu'il faut agir sur différents leviers.
00:19:16Mais est-ce qu'on peut vraiment taxer les super profits de ces groupes pétroliers ?
00:19:19Alors, il y a des groupes français, mais des bénéfices qui sont réalisés à l'étranger.
00:19:23Est-ce que c'est possible ?
00:19:23Mais commençons déjà par taxer tous les bénéfices qui sont réalisés en France
00:19:26et nous aurons des recettes supplémentaires en nombre suffisant.
00:19:29Est-ce qu'il n'y a pas un risque de Total Bashing,
00:19:31cette expression évoquée par le Premier ministre mercredi ?
00:19:34Non, mais d'abord, il n'y a pas plus de Total Bashing que de n'importe quel autre
00:19:36parce que je crois que malheureusement, et je le vis comme tout un chacun,
00:19:40il n'y en a pas un pour rattraper l'autre dans les prix aujourd'hui
00:19:46auxquels est vendue l'essence à nos concitoyens.
00:19:49Donc, c'est un ensemble.
00:19:50Bien évidemment, la question n'est pas que de s'attaquer à Total.
00:19:53Total, j'ose dire, je ne connais personne qui aujourd'hui trouve de l'essence à 1,70€.
00:19:59Donc, la problématique n'est pas que Total.
00:20:00En revanche, je ne vais pas en plus applaudir les deux mains Total
00:20:03qui, elles, jouent la concurrence en disant qu'elles bloquent ces prix à 2€
00:20:07alors que pendant le même temps, elles continuent d'engranger de forts bénéfices.
00:20:11Alors, sur cette question des profiteurs de crise,
00:20:14Sébastien Lecornu a été très clair.
00:20:15Chaque euro de surplus fiscal touché par l'État dans cette crise du prix du carburant
00:20:20sera redistribué sous la forme d'aides pour accompagner les Français.
00:20:25Vous saluez cette transparence, ce geste ?
00:20:28Non, mais ce n'est pas ça qu'il fait.
00:20:29Sébastien Lecornu, depuis le début, décide de segmenter les aides.
00:20:33Et donc, il dit, je redistribuerai à tel ou tel,
00:20:37ceux qui sont sélectionnés, ces aides-là.
00:20:39Nous, nous disons, il suffit, il faut maintenant arrêter d'opposer, de diviser les Français.
00:20:44Ce sont toutes les Françaises et les Français qui, aujourd'hui,
00:20:47souffrent de cette inflation soudaine du prix de l'essence et bientôt du prix de l'énergie.
00:20:52Donc, c'est à l'ensemble des Françaises et des Français qu'il faut redistribuer
00:20:56et pas simplement faire des chèques à tel ou à tel.
00:20:59Mais est-ce qu'on a les moyens de faire un chèque énergie global pour les Français
00:21:02alors que le pays est endetté et que cette guerre,
00:21:05elle coûte déjà aux finances publiques avec la hausse des taux d'intérêt ?
00:21:08On parle d'un coût de plusieurs milliards d'euros pour les recettes de l'État.
00:21:11D'abord, nous ne demandons pas de faire des chèques,
00:21:13nous demandons de bloquer les prix.
00:21:14Et nous demandons, pour bloquer les prix, aujourd'hui,
00:21:16de nous attaquer aux profits qui, chaque jour,
00:21:19se développent un peu plus de manière exponentielle.
00:21:22Et donc, je le redis, si nous avions agi dès la fin février,
00:21:26début mars, quand la crise, début du mois de mars,
00:21:29quand la crise a éclaté,
00:21:30nous aurions aujourd'hui de très nombreuses recettes
00:21:32qui permettraient à tous les Français de pouvoir vivre et se déplacer correctement.
00:21:36Merci beaucoup, Cécile Kukerman, pour vos réponses.
00:21:43Le ministre des Armées, Catherine Vautrin,
00:21:45a été auditionnée cette semaine au Sénat
00:21:46sur l'actualisation de la loi de programmation militaire.
00:21:50Un texte qui prévoit 36 milliards d'euros de budget supplémentaire
00:21:54pour nos armées d'ici à 2030,
00:21:56afin de faire face aux nouvelles menaces de guerre.
00:21:58Nous ne sommes plus en 2022.
00:22:01La guerre en Ukraine a dépassé les quatre années de combat
00:22:03et est devenue une guerre d'attrition.
00:22:05Le retour à la Maison-Blanche de Donald Trump
00:22:08s'est accompagné d'un affaiblissement inédit de l'OTAN,
00:22:10tandis que la garantie de sécurité américaine à l'Europe
00:22:13est devenue incertaine.
00:22:16La révision de la Revue nationale stratégique
00:22:18a tiré les conséquences de cette situation
00:22:19en mettant en garde contre un risque d'agression russe
00:22:22contre les pays membres de l'OTAN d'ici 2030,
00:22:25tandis que le sommet de l'OTAN des 24 et 25 juin à l'AE
00:22:28fixait comme objectif un effort de défense
00:22:31à hauteur de 3,5% du PIB d'ici 2035.
00:22:35Je n'oublie pas par ailleurs la guerre au Moyen-Orient,
00:22:37dont nous ne connaissons pas le terme,
00:22:39mais dont nous pouvons constater à nouveau
00:22:41qu'elle sollicite également les munitions anti-aériennes
00:22:44et appelle le développement de solutions nouvelles,
00:22:47notamment pour lutter contre les essais de drones.
00:22:50La question qui se pose, mesdames les ministres,
00:22:52est donc moins de savoir si ce projet de loi
00:22:55permet de financer enfin la loi de 2023
00:22:58que de savoir s'il permet de faire face
00:23:00aux nouvelles menaces identifiées.
00:23:02Or, la réponse à cette question ne fait aucun doute
00:23:04et elle n'est pas favorable.
00:23:06Dans sa forme actuelle, le projet de loi d'actualisation
00:23:08de la LPM ne permet en aucun cas
00:23:10d'atteindre l'objectif de 3,5% du PIB
00:23:13consacré à la défense en 2035.
00:23:15Selon nos calculs,
00:23:17les 76,3 milliards d'euros prévus en 2030
00:23:20représenteront seulement 2,43% du PIB.
00:23:23Cela nécessiterait donc de réaliser un effort supplémentaire
00:23:27de plus de 1% du PIB entre 2030 et 2035,
00:23:32c'est-à-dire en 5 ans.
00:23:34Si le projet de loi ne permet pas de respecter
00:23:36la trajectoire vers l'objectif de 3,5%,
00:23:38pourtant adopté par la France,
00:23:40c'est que l'effort en termes de crédit
00:23:41décroît à compter de 2027.
00:23:44Comprenons-nous bien,
00:23:45les montants de crédit prévus
00:23:47par la programmation budgétaire
00:23:48continuera à augmenter en niveau,
00:23:51mais de manière moindre.
00:23:53Le texte prévoit, en d'autres termes,
00:23:55un ralentissement de l'effort.
00:23:57En effet, alors que les crédits augmentent
00:23:58de 13% en 2026,
00:24:00cette hausse ne sera plus que de 10,9% en 2027,
00:24:04puis 7,9% en 2028,
00:24:066,6% en 2029,
00:24:08et 4,8% en 2030.
00:24:11Quelles sont les conséquences
00:24:13de ce ralentissement de l'effort ?
00:24:14J'en vois au moins deux.
00:24:16D'une part, avec 76,6 milliards d'euros,
00:24:18nos armées seront encore très loin
00:24:20du poids de forme que votre prédécesseur,
00:24:22Sébastien Lecornu,
00:24:23évaluait entre 90 et 100 milliards d'euros
00:24:25par an, pas plus tard que l'an dernier,
00:24:28lors des cérémonies du 14 juillet.
00:24:31Mais plus préoccupant encore,
00:24:32la France va décrocher face à son partenaire allemand,
00:24:35qui prévoit 160 milliards d'euros en 2030,
00:24:37soit plus du double de l'effort français,
00:24:39et même du Royaume-Uni,
00:24:41qui vise 3% du PIB en 2030.
00:24:44Nous ne pouvons donc pas,
00:24:45mesdames les ministres,
00:24:46cacher notre déception,
00:24:47si notre inquiétude,
00:24:49ni notre inquiétude face à un projet de loi
00:24:50qui n'apporte pas les réponses permettant
00:24:52d'être au rendez-vous d'un choc en 2030.
00:24:55C'est pourquoi nous avons, évidemment,
00:24:56de nombreuses questions à poser.
00:24:58De nombreux programmes sont jugés indispensables,
00:25:01ne sont évoqués qu'au mieux
00:25:02au niveau des études,
00:25:04les développements étant renvoyés
00:25:05à la prochaine décennie,
00:25:06sans beaucoup de précision.
00:25:07C'est le cas de la capacité de chars intermédiaires,
00:25:10du missile balistique terrestre,
00:25:12du NGF ou du SCAF.
00:25:14Nous sommes, par ailleurs,
00:25:16préoccupés par le format de la trame-chasse
00:25:18et le nombre de frégates
00:25:19qui ne permettent plus de faire face
00:25:21au fort niveau d'engagement.
00:25:23Le Premier ministre avait reconnu lui-même,
00:25:25lorsqu'il était à votre place,
00:25:26qu'il manquait 3 frégates
00:25:27et 30 avions de chasse.
00:25:29Un effort sur ces deux segments
00:25:31aurait pu être justifié
00:25:33avant même une réflexion plus globale
00:25:35sur le format des armées
00:25:36que nous appelons également
00:25:37de nos voeux depuis très longtemps.
00:25:38Vous l'avez rappelé,
00:25:39M. le Président,
00:25:40cette actualisation,
00:25:41c'est effectivement
00:25:42l'objet de l'article 8
00:25:44de la loi qui a été votée en 2023.
00:25:47Et vraiment,
00:25:47je veux insister sur le sujet.
00:25:49Il ne s'agit pas
00:25:51d'une nouvelle LPM.
00:25:53Il s'agit d'une actualisation
00:25:55parce que, M. le Président,
00:25:57vous avez fait dans votre propos
00:26:00allusion aux nouvelles menaces.
00:26:02Et effectivement,
00:26:03nous voyons bien
00:26:04que les nouvelles menaces
00:26:05nécessitent des réponses.
00:26:07Ces réponses,
00:26:07les objectifs sont clairs.
00:26:10Ils traduisent la volonté
00:26:11d'ailleurs de tirer les conclusions
00:26:12de l'actualisation de la RNS
00:26:15qui avait été travaillée l'année dernière.
00:26:17C'est accélérer le rehaussement
00:26:19des stocks de munitions.
00:26:20C'est accélérer les acquisitions
00:26:21d'équipements
00:26:22sur les segments prioritaires.
00:26:24Et c'est évidemment
00:26:24adapter nos capacités
00:26:26aux évolutions des conflits.
00:26:28Et bien évidemment,
00:26:29nous devons faire ça,
00:26:30et j'insiste sur ce point,
00:26:32en tenant compte
00:26:33des retours d'expérience.
00:26:34On a beaucoup parlé
00:26:35du retour d'expérience de l'Ukraine.
00:26:37Nous devons maintenant également
00:26:38ajouter les retours d'expérience
00:26:40des 60 jours
00:26:41du Proche et Moyen-Orient
00:26:43parce que nous voyons bien
00:26:44que tous les jours,
00:26:45l'actualité démontre
00:26:47les ruptures profondes
00:26:48des équilibres géopolitiques
00:26:50marqués par un réarmement mondial
00:26:52qui a commencé.
00:26:53Et M. le Président,
00:26:54peut-être que là,
00:26:54il est important quand même
00:26:55de se rappeler
00:26:57de la situation
00:26:58qui avait été celle de l'Europe
00:26:59et notamment,
00:27:00y compris,
00:27:00celle de la France
00:27:01qui, pendant 20 ans,
00:27:03a fait l'objet d'un choix
00:27:05qui a été un choix
00:27:06de non-investissement.
00:27:08Et donc, évidemment,
00:27:10le retard ne se rattrapant jamais,
00:27:12je crois qu'il est important
00:27:14de se dire
00:27:14qu'effectivement,
00:27:16cet effort,
00:27:17aussi important soit-il,
00:27:18mérite d'être porté dans le temps
00:27:21parce que nous le voyons bien,
00:27:23ces évolutions d'équipement
00:27:24sont des évolutions
00:27:25qui prennent du temps.
00:27:26Mais je veux quand même rappeler ici
00:27:29qu'entre 2017 et 2027,
00:27:32en 10 ans,
00:27:33nous aurons assisté
00:27:34à un doublement
00:27:35du budget de la défense,
00:27:3632 millions en 2017,
00:27:39plus de 60 millions en 2027.
00:27:42C'est donc un effort
00:27:43qui est un effort important.
00:27:45et alors que l'Europe
00:27:47se contentait finalement
00:27:48encore des dividendes
00:27:50de la paix,
00:27:51eh bien, nous voyons bien
00:27:52qu'ailleurs,
00:27:53d'autres commençaient déjà
00:27:54à se réarmer
00:27:55et que donc,
00:27:56il faut le reconnaître,
00:27:58le réveil est d'autant plus brutal.
00:28:00D'autant plus brutal
00:28:01que les forces armées
00:28:02doivent être en mesure
00:28:03de faire face
00:28:04à un engagement majeur.
00:28:06Et là encore,
00:28:06je veux insister
00:28:07pour rappeler
00:28:08que cet engagement majeur,
00:28:10nous n'en maîtrisons pas
00:28:11la notion du temps.
00:28:13Et devant vous,
00:28:14je veux redire
00:28:15que personnellement,
00:28:16jamais je ne cite de date
00:28:18parce que je pense
00:28:19que la responsabilité
00:28:20qui est la nôtre,
00:28:21c'est d'être prêt
00:28:21quel que soit le moment
00:28:23et non pas de se dire
00:28:25que nous avons du temps.
00:28:27Et c'est quelque part
00:28:28tout le sens
00:28:28de cette actualisation,
00:28:31densifier notre modèle
00:28:32sans remettre en cause
00:28:33le format,
00:28:34prioriser les capacités
00:28:35opérationnelles
00:28:36et bien évidemment,
00:28:38également,
00:28:39l'activité des forces
00:28:41et particulièrement
00:28:42l'entraînement
00:28:43en audition
00:28:44devant votre commission.
00:28:45Je vous ai beaucoup entendu
00:28:46parler de la nécessité
00:28:48de capacité
00:28:49d'entraînement
00:28:50et je crois
00:28:51que c'est vraiment
00:28:52un point absolument majeur.
00:28:54Alors, évidemment,
00:28:55au moment où je viens
00:28:56vous présenter ce texte,
00:28:58vous y avez fait allusion,
00:29:00monsieur le président,
00:29:00ce texte a été adopté
00:29:02en commission
00:29:03à l'Assemblée
00:29:03la semaine dernière.
00:29:05Il a fait l'objet
00:29:06de discussions,
00:29:07les débats ont été
00:29:07constructifs,
00:29:08le gouvernement
00:29:09a s'est montré ouvert
00:29:10à l'adoption
00:29:11de nombreux amendements
00:29:12et c'est évidemment
00:29:13dans ce même esprit
00:29:14que nous abordons
00:29:15auprès de vous
00:29:16la discussion
00:29:17au Sénat.
00:29:19Et je pense
00:29:20qu'il est effectivement
00:29:21extrêmement important
00:29:24que nous puissions
00:29:25avancer
00:29:27sur cette dynamique
00:29:29de réarmement
00:29:29parce que le retour
00:29:30assumé
00:29:31des logiques
00:29:32de puissance,
00:29:33y compris dans
00:29:33leur dimension
00:29:34révisionniste
00:29:35et agressif,
00:29:36montre
00:29:37que les alliances
00:29:39même les plus historiques
00:29:40apparaissent aujourd'hui
00:29:41fragiles,
00:29:42incertaines.
00:29:43On insiste
00:29:44à des rééquilibres
00:29:45réguliers
00:29:45et quelque part,
00:29:47comme l'ensemble
00:29:47de nos partenaires
00:29:48européens,
00:29:49nous voyons
00:29:49la nécessité
00:29:51qui a été,
00:29:52et je me permets
00:29:53d'insister sur ce point,
00:29:55la boussole
00:29:56de la France
00:29:57qui est cette notion
00:29:58d'indépendance
00:29:59stratégique.
00:30:00Elle reste
00:30:01la condition
00:30:02de notre liberté
00:30:03d'appréciation,
00:30:04de notre choix
00:30:06et de notre capacité
00:30:07d'action.
00:30:08Et cette doctrine
00:30:09s'est d'ailleurs
00:30:10particulièrement
00:30:11illustrée
00:30:12dans la position
00:30:13singulière
00:30:13que la France
00:30:14a occupée
00:30:15dans le conflit
00:30:16en cours
00:30:17au Proche
00:30:17et au Moyen-Orient
00:30:18où,
00:30:19depuis le premier jour,
00:30:20nos forces
00:30:22contribuent
00:30:23évidemment
00:30:23à l'accompagnement
00:30:25de nos partenaires
00:30:27ciblés par l'Iran
00:30:28dès lors que nous avons
00:30:29des accords de défense.
00:30:30Nous montrons
00:30:31la crédibilité
00:30:32de la signature
00:30:33de la France.
00:30:33Et je me permets
00:30:34sur ce point,
00:30:35Monsieur le Président,
00:30:36vous faisiez allusion
00:30:38au choix
00:30:39du Royaume-Uni
00:30:41en matière de budget.
00:30:42Je me permets
00:30:43quand même
00:30:44de prendre l'exemple
00:30:45de ce qui vient
00:30:45de se passer
00:30:46dans les deux mois
00:30:46auxquels nous avons assisté.
00:30:48Et heureusement
00:30:49pour la France,
00:30:49la capacité
00:30:50de la marine française,
00:30:52permettez-moi
00:30:52de le rappeler ici,
00:30:53n'a strictement
00:30:54rien à voir
00:30:55avec ce que
00:30:56le Royaume-Uni
00:30:57a pu aligner
00:30:58dans le contexte
00:30:59que nous connaissons.
00:31:00Et je crois
00:31:01que c'est l'un
00:31:02des éléments importants
00:31:03parce que quelque part
00:31:05nous voyons
00:31:05que si nous prenons
00:31:06le sujet
00:31:07précisément
00:31:08du Proche et Moyen-Orient,
00:31:10la crédibilité
00:31:11de la France
00:31:11repose à la fois
00:31:12sur la pertinence
00:31:13de notre modèle
00:31:14de force prépositionnée,
00:31:16notamment nos forces
00:31:17prépositionnées
00:31:18aux Émirats Arabes Unis,
00:31:19notre robustesse
00:31:20opérationnelle,
00:31:21notre capacité
00:31:22également
00:31:23à déployer
00:31:24sur très court
00:31:26préavis
00:31:26des moyens adaptés
00:31:28ou,
00:31:28comme l'a souhaité
00:31:29le Président de la République,
00:31:30de pouvoir faire évoluer
00:31:32les moyens adaptés.
00:31:33Chacun a pu assister
00:31:34et voir combien
00:31:36le groupe aéronaval
00:31:37qui était dans le Grand Nord
00:31:38a été capable
00:31:39en quelques heures
00:31:40de faire route
00:31:41vers le Proche
00:31:42et le Moyen-Orient.
00:31:43Alors,
00:31:44évidemment,
00:31:45je voudrais également
00:31:46rappeler devant
00:31:46votre commission
00:31:47que le Proche
00:31:48et le Moyen-Orient
00:31:48ne doivent pas
00:31:49nous faire oublier
00:31:49l'Ukraine,
00:31:50dont la résistance
00:31:52est évidemment
00:31:53héroïque
00:31:54et qui a démenti
00:31:55bien des pronostics.
00:31:56Nous avons été
00:31:57à ses côtés
00:31:58depuis le début,
00:31:58nous continuons
00:31:59à la soutenir
00:32:00tant au plan capacitaire
00:32:01qu'humanitaire,
00:32:02diplomatique
00:32:03et opérationnel
00:32:04et que la France
00:32:05prend toute sa part
00:32:06dans la sécurité européenne.
00:32:08Nous le faisons
00:32:09évidemment
00:32:10avec la coalition
00:32:11des volontaires
00:32:12dont le rôle
00:32:12est de fournir
00:32:13des garanties
00:32:13de sécurité
00:32:15concrètes
00:32:15et la France
00:32:17agit également
00:32:18dans le cadre
00:32:19de l'OTAN
00:32:19puisque,
00:32:20comme vous le savez,
00:32:20nous avons
00:32:21deux missions,
00:32:22l'une qui est
00:32:23en Roumanie
00:32:24où nous sommes
00:32:24nation cadre
00:32:25et l'autre
00:32:26qui est en Estonie
00:32:27où c'est
00:32:28le Royaume-Uni
00:32:29qui est en nation cadre
00:32:31et nous sommes
00:32:31aux côtés
00:32:32du Royaume-Uni.
00:32:33Alors,
00:32:33vous avez,
00:32:34Monsieur le Président,
00:32:36évoqué
00:32:37le financement.
00:32:38Alors,
00:32:39nous le savons tous,
00:32:40le financement
00:32:41des armées,
00:32:41c'est un financement
00:32:42qui s'inscrit
00:32:43dans le temps long
00:32:45parce qu'il engage
00:32:46notre crédibilité stratégique
00:32:48mais également
00:32:49la préparation
00:32:50de l'avenir
00:32:50et quelque part,
00:32:51le sens
00:32:52de la programmation
00:32:53militaire,
00:32:54c'est donner aux armées
00:32:55à la fois
00:32:56les capacités
00:32:56dont elles ont besoin
00:32:57et quand elles en ont besoin,
00:32:58c'est garantir
00:32:59la soutenabilité
00:33:01budgétaire
00:33:02de nos investissements.
00:33:03Je me permets
00:33:03d'insister là-dessus.
00:33:05Vous avez,
00:33:05Monsieur le Président,
00:33:07parlé de l'augmentation
00:33:07de 13% en 26,
00:33:09de 10% en 27
00:33:10et je me permettrais
00:33:12de vous dire
00:33:13que quelque part,
00:33:15cela démontre aussi
00:33:16la volonté
00:33:17de ce gouvernement
00:33:18de faire des efforts
00:33:19dès le début
00:33:20de période.
00:33:21Si nous avions été
00:33:22à 4% en 27
00:33:23et à 13% en 30,
00:33:26on nous aurait dit
00:33:27vous repoussez
00:33:28l'effort
00:33:28à long terme.
00:33:29Là,
00:33:30la volonté,
00:33:30ça a été précisément
00:33:31d'avoir
00:33:32les plus gros efforts
00:33:33au début de période
00:33:34de façon
00:33:35à ce que rapidement
00:33:36dans nos armées,
00:33:38nous puissions avoir
00:33:39des réponses
00:33:40qui sont
00:33:40des réponses concrètes.
00:33:42De la même manière,
00:33:43nous avons également
00:33:44voulu
00:33:45montrer
00:33:46à nos industriels
00:33:48comme à nos partenaires
00:33:49financiers
00:33:50une visibilité
00:33:51indispensable
00:33:52pour orienter
00:33:53leurs choix
00:33:53et engager
00:33:54leurs efforts.
00:33:54Vous avez tous
00:33:55entendu
00:33:55des industriels
00:33:57de la défense
00:33:57demander des commandes,
00:33:58demander de la visibilité
00:33:59en disant
00:34:00nous ne pouvons pas
00:34:01mettre des chaînes
00:34:01supplémentaires
00:34:02si nous n'avons pas
00:34:03de visibilité,
00:34:04d'où cette nécessité
00:34:05d'avoir des efforts
00:34:06qui se fassent
00:34:08en début de période.
00:34:10Et pour parler
00:34:10de ce budget des armées,
00:34:11j'accueille
00:34:12Ronan Le Gleu.
00:34:12Bonjour.
00:34:13Bonjour.
00:34:13Vous êtes sénateur
00:34:14Les Républicains
00:34:14des Français
00:34:15établis hors de France.
00:34:17Alors cette actualisation
00:34:18de la loi de programmation militaire
00:34:19prévoit 36 milliards d'euros
00:34:21supplémentaires
00:34:22pour nos armées
00:34:22d'ici à 2030.
00:34:24Déjà sur le montant,
00:34:25est-ce que c'est suffisant ?
00:34:26Alors,
00:34:27la nécessité
00:34:28d'augmenter
00:34:29le budget
00:34:29de nos armées
00:34:30est pour nous
00:34:30chez Les Républicains
00:34:32une évidence.
00:34:33Le niveau des menaces
00:34:34ne cesse d'augmenter.
00:34:36La conflictualité,
00:34:37vous le voyez,
00:34:39est sur un nombre
00:34:40de théâtres d'opérations
00:34:41de plus en plus importants
00:34:42et par conséquent,
00:34:43nous devons
00:34:44renforcer notre armée.
00:34:46Par conséquent,
00:34:47ces mesures
00:34:48d'augmentation
00:34:48de budget
00:34:49en soi
00:34:50sont une bonne décision.
00:34:51Mais c'est suffisant
00:34:52parce qu'on a entendu
00:34:53le président de la Commission
00:34:54des Affaires étrangères
00:34:55et de la Défense du Sénat,
00:34:56Cédéric Perrin,
00:34:57dire que ça n'allait pas
00:34:57assez loin.
00:34:58Alors,
00:34:59je partage effectivement
00:35:00le fait que ça n'aille pas
00:35:01assez loin.
00:35:01Donc,
00:35:02le fait d'augmenter,
00:35:03bien sûr,
00:35:03nous saluons cette décision.
00:35:05En revanche,
00:35:06il faut vraiment regarder
00:35:07dans les détails
00:35:09les éléments
00:35:10qui nécessitent
00:35:11un effort supplémentaire.
00:35:12J'en identifie
00:35:14trois
00:35:14qui me semblent
00:35:15fondamentaux.
00:35:16Le premier,
00:35:17c'est les drones,
00:35:19l'intelligence artificielle
00:35:20et la lutte
00:35:22contre ce que l'on appelle
00:35:24les SALA,
00:35:25c'est-à-dire
00:35:25les systèmes d'armes
00:35:26laitaux automatisés.
00:35:28Pour le dire autrement,
00:35:29ce sont les robots tueurs.
00:35:31Il y a de plus en plus
00:35:31de robots tueurs
00:35:32qui sont utilisés
00:35:32dans les guerres aujourd'hui ?
00:35:33Alors,
00:35:34c'est en train
00:35:35d'émerger.
00:35:36Nous avons des premières
00:35:37informations
00:35:38relatives
00:35:39à des drones
00:35:40qui ont eu
00:35:41un comportement
00:35:43automatisé
00:35:44dans le conflit
00:35:45ukrainien.
00:35:46Et par conséquent,
00:35:47la France
00:35:48qui a une doctrine
00:35:48qui est celle
00:35:49de l'homme dans la boucle,
00:35:50c'est-à-dire
00:35:51que l'humain
00:35:52reste décideur
00:35:55du tir.
00:35:57Cette doctrine,
00:35:59qui est notamment
00:35:59une question éthique,
00:36:01est préservée.
00:36:02Néanmoins,
00:36:03je considère
00:36:04que pour pouvoir
00:36:05nous défendre
00:36:08contre des adversaires
00:36:09qui n'ont pas
00:36:09notre éthique
00:36:10et qui développent
00:36:12des SALA,
00:36:12des systèmes
00:36:13d'armes laitaux
00:36:15automatisés,
00:36:16nous devons, nous,
00:36:17faire de la recherche
00:36:18et développement
00:36:18pour pouvoir être prêts,
00:36:20justement,
00:36:21à nous défendre
00:36:22contre des SALA.
00:36:23Et ce point-là,
00:36:24qui est vraiment
00:36:25la guerre à venir,
00:36:26la guerre du futur,
00:36:27ce point-là
00:36:28n'est pas,
00:36:28à mon sens,
00:36:29suffisamment développé
00:36:30dans la nouvelle loi
00:36:31de programmation militaire.
00:36:32Cette actualisation,
00:36:33elle prévoit
00:36:34de centrer la priorité
00:36:36sur l'achat de munitions,
00:36:388,5 milliards d'euros,
00:36:39également sur l'achat
00:36:41de drones
00:36:41à hauteur de 2 milliards d'euros.
00:36:43Ça,
00:36:43ce n'est pas
00:36:44la bonne orientation
00:36:45en termes de stratégie d'achat ?
00:36:47Si,
00:36:48ce sont deux nécessités,
00:36:49mais là encore,
00:36:51sur les drones,
00:36:51nous n'allons pas assez loin.
00:36:53Aujourd'hui,
00:36:53la dronisation du conflit,
00:36:55la guerre des drones,
00:36:55nous le voyons aussi bien
00:36:57sur le retour d'expérience
00:36:58en Ukraine,
00:36:58nous le voyons
00:36:59sur le retour d'expérience
00:37:01dans le conflit
00:37:02au Moyen-Orient.
00:37:03La France n'est pas encore prête
00:37:06à la guerre des drones.
00:37:08Les drones,
00:37:08ce sont les drones aériens,
00:37:09ce sont les drones terrestres,
00:37:10ce sont les drones de surface,
00:37:12ce sont les drones sous-marins.
00:37:14Et aujourd'hui,
00:37:15il y a la nécessité
00:37:16à la fois de produire en masse
00:37:18à un faible coût,
00:37:19il y a aussi la nécessité
00:37:21de monter en puissance
00:37:22dans la LAD,
00:37:23la lutte anti-drone.
00:37:24Nous ne sommes pas encore prêts
00:37:27et je considère que...
00:37:28D'ailleurs,
00:37:28on demande des conseils
00:37:29aux Ukrainiens
00:37:30pour mieux se défendre
00:37:31vis-à-vis des drones.
00:37:32Oui,
00:37:32les Ukrainiens,
00:37:33vous savez que l'obsolescence
00:37:35de la guerre des drones,
00:37:38des drones
00:37:38et de la lutte anti-drone,
00:37:40aujourd'hui,
00:37:40le cycle d'obsolescence
00:37:42dans la guerre en Ukraine
00:37:42est de 18 mois.
00:37:44C'est-à-dire que
00:37:45tous les 18 mois,
00:37:46il y a un saut technologique.
00:37:48Eh bien,
00:37:49le matériel produit en France
00:37:51est notamment testé
00:37:53par les Ukrainiens
00:37:55sur le champ de bataille.
00:37:56Et ce que je dis aujourd'hui,
00:37:58c'est que le niveau
00:38:00à la fois de compétence
00:38:01et d'expérience
00:38:02de la France
00:38:03dans les drones
00:38:03et la lutte anti-drone
00:38:04n'est pas au niveau.
00:38:06Cette nouvelle loi
00:38:07de programmation militaire
00:38:08doit être le moment
00:38:09justement de saisir
00:38:10et de rattraper
00:38:12ce retard pris.
00:38:14Alors,
00:38:14Ronan Legleu,
00:38:14vous êtes également
00:38:15président du groupe
00:38:16d'amitié France-Allemagne
00:38:17au Sénat.
00:38:18Il y a certains projets
00:38:19militaires européens
00:38:21dont nous avons besoin
00:38:22qui sont totalement à l'arrêt,
00:38:24notamment le projet
00:38:24SCAF,
00:38:25d'avions de combat
00:38:26du futur,
00:38:27qui est un projet
00:38:27franco-allemand.
00:38:28Ça va nous poser
00:38:29un vrai problème
00:38:30pour la modernisation
00:38:31de notre défense aérienne.
00:38:32Alors,
00:38:33c'est un projet
00:38:34en franco-germano-espagnol.
00:38:35L'Espagne fait partie
00:38:37du projet
00:38:37de système de combat
00:38:38aérien du futur.
00:38:39Je tiens ici
00:38:41à apporter
00:38:41toute ma confiance
00:38:42en Eric Trappier,
00:38:44le PDG
00:38:45de Dassault Aviation,
00:38:47qui a créé ce...
00:38:49qui n'ont pas créé,
00:38:51mais a repris l'entreprise
00:38:52et a fait développer
00:38:54l'entreprise
00:38:54de façon absolument remarquable.
00:38:57Et donc,
00:38:57il a notre confiance.
00:38:59Et quand il nous dit
00:39:00que sur les enjeux
00:39:01de propriété intellectuelle,
00:39:03de brevets d'invention,
00:39:05le compte n'y est pas
00:39:06dans l'accord
00:39:07qui est en négociation,
00:39:08je lui fais confiance.
00:39:10Il défend les intérêts
00:39:11de son entreprise,
00:39:12Dassault,
00:39:13qui est un fleuron
00:39:14de l'industrie française,
00:39:15qui aujourd'hui
00:39:17s'arrache
00:39:18à travers le monde.
00:39:19Les carnets de commande
00:39:20n'ont jamais été
00:39:21aussi pleins.
00:39:22Cet avion
00:39:22qui est le meilleur
00:39:23avion de chasse du monde
00:39:24et fait vraiment
00:39:25la preuve du génie
00:39:26de l'ingénierie française.
00:39:28Par conséquent,
00:39:29il a notre confiance.
00:39:30S'il nous dit
00:39:30que le compte n'y est pas,
00:39:31notamment sur la propriété
00:39:32intellectuelle,
00:39:33faisons-lui confiance.
00:39:35Et donc,
00:39:35il faut que les autres partenaires,
00:39:37l'Allemagne,
00:39:38l'Espagne,
00:39:39s'ils souhaitent vraiment
00:39:40que ce scafre ait lieu,
00:39:42eh bien qu'ils revoient
00:39:44leur copie
00:39:45sur les questions
00:39:46de compétence intellectuelle.
00:39:47Merci beaucoup,
00:39:47Renan Le Gleux,
00:39:48pour toutes ces explications.
00:39:54La gestion de l'immigration
00:39:55va être complètement réformée
00:39:57au niveau européen.
00:39:59La France doit adopter
00:40:00avant le 12 juin
00:40:01le pacte européen
00:40:02sur l'asile
00:40:03et les migrations.
00:40:04Interrogé par les sénateurs,
00:40:05le ministre de l'Intérieur,
00:40:06Laurent Nunez,
00:40:07a annoncé
00:40:08qu'il souhaitait faire passer
00:40:09ce texte par ordonnance,
00:40:11c'est-à-dire
00:40:11sans débat parlementaire.
00:40:13Sur le fond,
00:40:13on écoute son audition.
00:40:14Après dix années
00:40:15de négociations,
00:40:15les États de l'Union européenne
00:40:17sont parvenus
00:40:17à adopter
00:40:18le pacte européen
00:40:19sur la migration
00:40:19et l'asile,
00:40:21pour lequel la France
00:40:22a joué un rôle déterminant
00:40:24dans cette issue,
00:40:25notamment lors
00:40:25de la présidence française
00:40:26du Conseil de l'Union européenne
00:40:27en 2022.
00:40:29En avril-mai 2024,
00:40:30le Parlement et le Conseil
00:40:31ont adopté neuf règlements
00:40:33et une directive,
00:40:34donc la directive accueille.
00:40:35Et le pacte
00:40:37est entré en vigueur
00:40:37le 22 juin 2024,
00:40:39avec un délai
00:40:40de deux ans
00:40:40laissé aux États membres
00:40:42pour préparer sa mise en œuvre.
00:40:43Le pacte européen
00:40:44sur la migration
00:40:45et l'asile
00:40:46constitue une réforme
00:40:46structurelle majeure
00:40:47de la politique
00:40:48migratoire européenne.
00:40:50Les pays européens
00:40:51ont su tirer
00:40:52effectivement
00:40:52les leçons
00:40:53de la crise migratoire
00:40:54de 2015-2016
00:40:55pour réformer en profondeur
00:40:57leur politique migratoire.
00:40:58Ils ont décidé
00:40:59de renforcer
00:41:00les frontières extérieures
00:41:01avec notamment
00:41:01la mise en place
00:41:02du filtrage,
00:41:03qui est évidemment
00:41:04extrêmement important
00:41:05pour nous,
00:41:06puisqu'il consiste
00:41:07en une vérification
00:41:08d'identité,
00:41:09un contrôle
00:41:10de vulnérabilité,
00:41:11un relevé
00:41:12d'empreintes digitales
00:41:13et l'enregistrement
00:41:14dans la base
00:41:16Eurodac.
00:41:16Avec d'ailleurs,
00:41:17on aura l'occasion
00:41:18d'y revenir,
00:41:19une extension
00:41:21extrêmement importante
00:41:22des données
00:41:23qui sont enregistrées
00:41:24désormais
00:41:24dans Eurodac
00:41:25avec un cadre juridique
00:41:26de prélèvement
00:41:27qui a évolué
00:41:28et qui va concerner
00:41:29finalement tous les étrangers
00:41:30en situation irrégulière
00:41:31qui seraient appréhendés
00:41:32sur le territoire national.
00:41:34Et par ailleurs,
00:41:35des procédures d'asile,
00:41:37donc une réforme
00:41:37de procédures d'asile
00:41:38et de retour
00:41:39à la frontière.
00:41:41Parallèlement,
00:41:42ils ont souhaité
00:41:45accélérer
00:41:46les procédures d'asile
00:41:47et améliorer
00:41:48le fonctionnement
00:41:48du règlement Dublin.
00:41:50C'est aussi un élément
00:41:50important du projet
00:41:51que nous présentons,
00:41:52l'amélioration
00:41:52du fonctionnement
00:41:54du dispositif Dublin,
00:41:55à la fois dans la façon
00:41:56dont on transfère
00:41:57les étrangers
00:41:59qui relèveraient
00:42:00d'un autre État
00:42:01et dans le cadre,
00:42:02par ailleurs,
00:42:03des procédures
00:42:04et des recours
00:42:05qui seront désormais applicables.
00:42:07Enfin,
00:42:08il instaure un mécanisme
00:42:09de solidarité obligatoire
00:42:11pour maîtriser
00:42:13les flux secondaires
00:42:14à l'échelle
00:42:14de l'Union européenne.
00:42:16Le PAC répond donc
00:42:17à des enjeux majeurs
00:42:18avec des solutions efficaces.
00:42:21La France a joué
00:42:21un rôle déterminant
00:42:23dans son adoption,
00:42:24notamment lors de la présidence
00:42:25du Conseil de l'Union
00:42:26en 2022,
00:42:27comme je le disais.
00:42:29Donc la France
00:42:29doit effectivement maintenant
00:42:30adapter son droit national
00:42:31pour que les dispositions
00:42:32du PAC
00:42:32puissent être pleinement
00:42:33mises en œuvre.
00:42:35Vous le savez
00:42:35et vous l'avez rappelé,
00:42:36le calendrier est très contraint
00:42:38puisque le pacte
00:42:38entre en vigueur
00:42:39le 12 juin 2026.
00:42:42Ce calendrier fixé
00:42:43par les règlements
00:42:44s'impose à tous
00:42:45les États membres.
00:42:46Tous les États
00:42:46sont prêts
00:42:47selon nos informations.
00:42:49Donc je note
00:42:50ce qui a été indiqué
00:42:51par M. le Président
00:42:51sur un certain nombre
00:42:52de difficultés
00:42:53concernant d'autres États.
00:42:55Nous,
00:42:55il nous revient
00:42:56que tous les États
00:42:56sont prêts
00:42:57à l'exception de la Hongrie
00:42:59et que pour tous les États,
00:43:01les textes d'adaptation
00:43:02de leur droit national
00:43:03sont en cours d'adoption
00:43:04où ont été adoptés
00:43:05ces dernières semaines,
00:43:07ce qui est le cas
00:43:07de l'Allemagne
00:43:08et de l'Italie.
00:43:09Et d'ailleurs pour l'Italie
00:43:10selon une procédure
00:43:10qui est à peu près
00:43:11identique à celle
00:43:12que nous nous proposons.
00:43:14Dès l'été 2024,
00:43:15les gouvernements successifs
00:43:16ont travaillé
00:43:17sur la rédaction
00:43:18de nombreuses dispositions
00:43:19législatives
00:43:19et réglementaires
00:43:20de mise en œuvre.
00:43:22Des travaux ont été conduits
00:43:23avec le Conseil d'État
00:43:24pour identifier
00:43:26les mesures législatives
00:43:28qu'il fallait modifier
00:43:30pour mobiliser
00:43:30la procédure de déclassement
00:43:32de certaines normes législatives
00:43:34au niveau réglementaire
00:43:35puisque les règlements européens
00:43:36sont généralement
00:43:37d'application directe
00:43:38et pour identifier
00:43:39quelles sont
00:43:40les procédures nouvelles
00:43:41qui n'existent pas
00:43:42dans notre droit interne
00:43:44et identifier évidemment
00:43:45celles qui relèvent
00:43:46du pouvoir législatif.
00:43:49Cependant,
00:43:50il a été constaté
00:43:52que malgré ce travail
00:43:53que de très nombreuses dispositions
00:43:55relèvent effectivement
00:43:56du niveau législatif
00:43:57et vous le savez,
00:43:58l'adoption d'une loi
00:43:59d'ici le 12 juin
00:44:00est impossible désormais.
00:44:03Nous avons donc fait le choix
00:44:04de présenter au Parlement
00:44:05un projet de loi
00:44:06afin de pouvoir légiférer
00:44:07par ordonnance
00:44:08pour adapter
00:44:08le droit national.
00:44:10Il y a des délais
00:44:11incompressibles
00:44:12dans l'adoption
00:44:14d'un projet de loi,
00:44:15ceux de la navette parlementaire
00:44:16et du contrôle constitutionnel,
00:44:18du Conseil constitutionnel.
00:44:19Un projet de loi
00:44:20d'habilitation
00:44:21à légiférer par ordonnance
00:44:22va nous permettre
00:44:22de garantir
00:44:23une adaptation complète
00:44:25et cohérente
00:44:25du droit national
00:44:26pour des mesures
00:44:28très techniques.
00:44:29A ce titre,
00:44:30je précise que
00:44:31plusieurs États européens
00:44:32et je viens de le dire
00:44:33pour l'Italie
00:44:34ont eu recours
00:44:34à une procédure similaire
00:44:36puisque l'Italie
00:44:37a adopté
00:44:38une loi cadre
00:44:39permettant au gouvernement
00:44:40d'adapter
00:44:41le droit national
00:44:42par décret-loi.
00:44:43L'article unique
00:44:44du projet
00:44:45prévoit
00:44:46trois ordonnances.
00:44:47La première ordonnance
00:44:48permettra
00:44:48de transposer
00:44:49la directive
00:44:49et de prendre
00:44:50les mesures
00:44:50rendues nécessaires
00:44:51par l'entrée en vigueur
00:44:52des règlements.
00:44:54La deuxième ordonnance
00:44:55permettra
00:44:56d'adapter
00:44:56ces dispositions
00:44:57en outre-mer
00:44:59et la troisième ordonnance
00:45:00permettra
00:45:01de prendre
00:45:01des mesures
00:45:02de coordination.
00:45:04Ces ordonnances
00:45:04traiteront donc
00:45:05un volume
00:45:06important
00:45:06de mesures techniques
00:45:08mais la technicité
00:45:09de ces enjeux
00:45:10ne doit évidemment
00:45:11pas empêcher
00:45:12le Parlement
00:45:12de débattre
00:45:13de la mise en œuvre
00:45:14du pacte
00:45:14et il ne s'agit pas
00:45:16évidemment
00:45:16de dessaisir
00:45:17le Parlement.
00:45:19C'est évidemment
00:45:20pour cela
00:45:20que j'ai répondu
00:45:21à l'invitation
00:45:22des deux présidents
00:45:23de commission
00:45:24et je répondrai
00:45:25évidemment
00:45:25bien volontiers
00:45:26à vos questions.
00:45:27Nous aurons ensuite
00:45:28l'occasion
00:45:29d'échanger
00:45:29sur la mise en œuvre
00:45:31du pacte
00:45:31lors de la discussion
00:45:32du projet d'habilitation
00:45:33dans l'hémicycle.
00:45:35Ces dernières semaines
00:45:37d'ailleurs
00:45:37j'ai tenu
00:45:37à m'entretenir
00:45:38avec le président
00:45:39du Sénat
00:45:40et avec madame
00:45:40la présidente
00:45:41de l'Assemblée nationale
00:45:41sur ce sujet
00:45:43et évidemment
00:45:44je tiens aussi
00:45:46à noter
00:45:46que légiférer
00:45:47par ordonnance
00:45:48évitera aussi
00:45:48que le droit
00:45:49soit fixé
00:45:50par les juges
00:45:50au fil
00:45:51des contentieux
00:45:51au risque
00:45:52de créer
00:45:55des discordances
00:45:55juridiques
00:45:56importantes.
00:45:58Je reconnais bien
00:45:59qu'il aurait été
00:46:00évidemment préférable
00:46:01de déposer
00:46:02un projet de loi
00:46:02et ne pas légiférer
00:46:03par ordonnance
00:46:04mais nous ne pouvons
00:46:05pas prendre le risque
00:46:06que les dispositions
00:46:07du pacte
00:46:08ne soient pas
00:46:08pleinement applicables
00:46:09au moment
00:46:09de son entrée
00:46:10en vigueur.
00:46:11Il en résulterait
00:46:12une grande insécurité
00:46:13juridique.
00:46:14Mais surtout
00:46:14la France ne pourra
00:46:15plus mettre en œuvre
00:46:17les mesures essentielles
00:46:18pour pouvoir contrôler
00:46:19les flux migratoires.
00:46:20Notre droit national
00:46:21doit être ajusté
00:46:22de manière substantielle
00:46:23selon les estimations
00:46:24des services
00:46:24qui sont environ 40%
00:46:26du CZA
00:46:26qui est impacté
00:46:27par les nouveaux
00:46:28textes européens.
00:46:29Par conséquent,
00:46:30l'absence d'adaptation
00:46:31risquerait de créer
00:46:32une insécurité juridique
00:46:33pour les services
00:46:34de l'État
00:46:35et les étrangers
00:46:36en raison de la coexistence
00:46:37de normes nationales
00:46:38incompatibles
00:46:39avec les règlements.
00:46:40Cela donnera lieu
00:46:41à des vides juridiques,
00:46:42à une multiplication
00:46:43des contentieux
00:46:44avec un risque
00:46:44d'interprétation
00:46:45divergente
00:46:46sur le territoire.
00:46:48J'insiste par exemple
00:46:49sur le risque
00:46:50d'insécurité juridique
00:46:51et de contentieux
00:46:52en matière
00:46:52de conditions
00:46:53matérielles d'accueil
00:46:55puisque les règles
00:46:56nationales
00:46:56deviendront incompatibles
00:46:57avec la nouvelle directive
00:46:59puisqu'un certain nombre
00:46:59de dispositions
00:47:00modifient complètement
00:47:02le droit national
00:47:03et inversent
00:47:03un principe.
00:47:05Et donc,
00:47:06il y aurait un risque
00:47:06d'annulation
00:47:07de décisions individuelles,
00:47:08de limitation
00:47:09ou de retrait
00:47:09des prestations.
00:47:12Je veux aussi
00:47:13surtout insister
00:47:13sur les risques
00:47:14migratoires.
00:47:15Sans le projet
00:47:16de loi
00:47:16d'habilitation
00:47:17à légiférer
00:47:18par ordonnance,
00:47:19la procédure
00:47:19de filtrage
00:47:20et d'asile
00:47:21à la frontière
00:47:21ne pourrait pas
00:47:22être mise en œuvre
00:47:24puisqu'elle impose
00:47:24un certain nombre
00:47:25de dispositions législatives.
00:47:27On y reviendra
00:47:27dans la présentation.
00:47:29Et la France
00:47:30ne disposerait pas
00:47:31de ses bases législatives
00:47:32pour maintenir
00:47:33les demandeurs
00:47:33à disposition
00:47:34des autorités
00:47:35comme cela est prévu
00:47:37pendant la durée
00:47:38de l'instruction
00:47:39notamment
00:47:40de la procédure
00:47:42d'asile
00:47:42à la frontière.
00:47:43Très concrètement,
00:47:44dans les prochaines semaines,
00:47:45il en résulterait
00:47:46une admission
00:47:47quasi systématique
00:47:48sur le territoire
00:47:49des personnes
00:47:49se présentant
00:47:50à la frontière.
00:47:51Sans le projet
00:47:52de loi d'habilitation
00:47:52à légiférer
00:47:53par ordonnance,
00:47:54la France
00:47:54pourrait rapidement
00:47:55devenir un des points faibles
00:47:56des frontières extérieures
00:47:57de l'Union.
00:47:58Le réseau des passeurs
00:48:00qui sont toujours
00:48:00très au fait
00:48:01des nouvelles règles
00:48:02prendrait rapidement
00:48:03conscience
00:48:04de la chose
00:48:05et de la non-mise en œuvre
00:48:06de ces dispositifs
00:48:07contraignants
00:48:07de contrôles
00:48:08aux frontières.
00:48:10Cela pourrait
00:48:10et le risque
00:48:12serait évidemment
00:48:12un afflux
00:48:13d'entrées irrégulière.
00:48:15Je termine
00:48:16par un dernier risque
00:48:18en cas d'absence
00:48:18d'adaptation du droit.
00:48:20Les différences
00:48:21de traitement
00:48:21entre pays
00:48:26pourraient générer
00:48:26des mouvements secondaires
00:48:27au sein de l'espace Schengen
00:48:29et entraver
00:48:30les transferts du Blanc,
00:48:32cela même
00:48:32que nous voulons éviter
00:48:34les mouvements secondaires
00:48:35et nous voulons faciliter
00:48:37évidemment
00:48:37les transferts du Blanc.
00:48:38Alors même
00:48:39que nous avons négocié
00:48:40pendant huit mois
00:48:40pour que l'Italie
00:48:41et la Grèce
00:48:42reprennent les éloignements
00:48:43du Blanc
00:48:44à compter du 12 juin,
00:48:46ce serait évidemment
00:48:47très fâcheux.
00:48:49Mais sans adaptation
00:48:50en toute est-elle cause
00:48:51de notre droit national,
00:48:52nous serions en difficulté
00:48:53pour mettre en œuvre
00:48:54ces transferts
00:48:56qui nous empêcheraient
00:48:57donc que sans transposition
00:48:59nous ne pourrions pas
00:49:00faire jouer
00:49:00les nouvelles dispositions
00:49:01européennes.
00:49:01Voilà, mesdames et messieurs
00:49:03les sénateurs,
00:49:04donc l'habilitation
00:49:05à légiférer par ordonnance
00:49:06constitue aujourd'hui
00:49:08nous semble la seule voie
00:49:10réaliste pour garantir
00:49:11une mise en œuvre ordonnée,
00:49:12lisible et sécurisée
00:49:13du pacte.
00:49:15En mars,
00:49:15la Commission européenne
00:49:16a rendu un rapport
00:49:17sur l'état d'avancement
00:49:18de la mise en œuvre
00:49:19du pacte.
00:49:19Ce rapport ne faisait pas
00:49:20état d'inquiétude particulière
00:49:22sur l'état de préparation
00:49:23de la France
00:49:24sous réserve
00:49:25de l'adaptation
00:49:25du droit national
00:49:26et de la transposition
00:49:28de la directive
00:49:29accueil
00:49:29dans les délais.
00:49:30Le pacte constitue
00:49:32une avancée majeure
00:49:33pour une gestion européenne
00:49:34plus efficace
00:49:34des migrations de l'asile.
00:49:36L'absence de transposition
00:49:37créera une désorganisation
00:49:38institutionnelle
00:49:39et risque d'alimenter
00:49:40les flux migratoires.
00:49:41Enfin,
00:49:42l'absence de transposition
00:49:43nous expose
00:49:44à un risque réputationnel
00:49:45assez fort
00:49:46qui pourrait même aller
00:49:49jusqu'à une procédure
00:49:50de manquement
00:49:50de la Commission.
00:49:51Voilà ce que je voulais
00:49:52vous dire
00:49:53pour les propos généraux.
00:49:57Concernant les réponses
00:49:58qui m'ont été posées
00:49:59par Mme la Présidente
00:50:01et par M. le Président.
00:50:02Je suppose que ces points
00:50:04reviendront ensuite
00:50:05dans la discussion.
00:50:07J'ai parlé de la conséquence
00:50:08de la non-adoption,
00:50:09Mme la Présidente.
00:50:10Le plan B,
00:50:14c'est de voir
00:50:15ce qui va se passer.
00:50:16C'est-à-dire,
00:50:16c'est de travailler
00:50:17avec des règlements
00:50:18qui s'appliquent directement
00:50:19et puis une directive
00:50:20qu'il faut transposer.
00:50:21Les règlements
00:50:22s'appliquent directement
00:50:23pour autant,
00:50:23évidemment,
00:50:24que les dispositions
00:50:24soient suffisamment claires
00:50:26et applicables
00:50:27avec une jurisprudence
00:50:28de la Cour de justice européenne
00:50:30qui demande quand même
00:50:30quand bien même
00:50:31les règlements
00:50:31sont d'application directe
00:50:32de supprimer
00:50:33les dispositions
00:50:34du droit national
00:50:34qui ne sont pas conformes.
00:50:35Donc ça,
00:50:36on a une jurisprudence
00:50:37de la Cour de justice européenne
00:50:38et la conclusion
00:50:39à laquelle on en est arrivé,
00:50:41c'est que donc
00:50:41il ne pourrait y avoir
00:50:42en plan B,
00:50:43finalement,
00:50:44que des règlements
00:50:45d'application directe,
00:50:46une circulaire interprétative
00:50:47de ce que serait
00:50:48la compatibilité
00:50:49entre ce droit européen
00:50:50et le droit national.
00:50:53Et ce serait quand même...
00:50:54Voilà.
00:50:54On considère qu'il faut quand même
00:50:56prendre des dispositions législatives.
00:50:57Il faut quand même
00:50:58prendre des dispositions législatives,
00:51:01même si on a aussi engagé
00:51:02un travail
00:51:03qui vise à identifier
00:51:05un certain nombre
00:51:06de dispositions du CZA
00:51:07qui peuvent être déclassées
00:51:08et qui nous permettraient
00:51:09de les modifier
00:51:10par la voie réglementaire.
00:51:12Voilà.
00:51:12Mais ce serait un travail long
00:51:13et qu'on ne serait pas prêt.
00:51:15C'est un travail
00:51:15qu'on a poussé.
00:51:17Maintenant,
00:51:17il faut se dire la vérité.
00:51:19Le temps de l'adaptation
00:51:20de l'ordonnance,
00:51:20on va de toute façon
00:51:21connaître à partir du 12 juin
00:51:23à un moment où on sera
00:51:24sur le fonctionnement
00:51:25de cette circulaire
00:51:26et d'une coexistence
00:51:27entre le CZA
00:51:28et notre droit européen
00:51:30qui s'appliquera directement.
00:51:32On n'aura pas les ordonnances.
00:51:33Je ne pense pas
00:51:33qu'on sera prêt
00:51:34dès le 12 juin.
00:51:35On va essayer.
00:51:35On va essayer de veiller.
00:51:36Mais il y aura
00:51:37cette difficulté.
00:51:41Sur le...
00:51:42Oui, il y aura...
00:51:43On déposera un projet
00:51:44de loi de ratification.
00:51:45Il n'y a pas de difficulté là-dessus.
00:51:47On déposera un projet.
00:51:50On l'inscrira.
00:51:50Oui, bien sûr.
00:51:52On ne va pas éviter cela.
00:51:58Sur le pacte,
00:51:59je reviendrai peut-être
00:52:00dans les questions
00:52:01sur la façon
00:52:01dont on envisage les choses
00:52:03à la fois pour l'asile
00:52:04à la frontière,
00:52:05pour les modifications
00:52:05de la procédure d'asile,
00:52:07pour Eurodac,
00:52:08ce qu'on a fait,
00:52:08le travail qui a été mené
00:52:09sur Eurodac,
00:52:10puisqu'on a un travail important
00:52:12qui a été mené,
00:52:13sur les mécanismes
00:52:14de solidarité aussi,
00:52:16puisque le mécanisme
00:52:18de solidarité
00:52:19devient obligatoire.
00:52:20Et la France
00:52:21fait partie pour l'instant
00:52:23des pays
00:52:24qui sont en risque
00:52:28de pression migratoire,
00:52:29ce qui nous confère
00:52:30un certain nombre
00:52:30de possibilités
00:52:32et à date,
00:52:33au titre du mécanisme
00:52:33de solidarité,
00:52:34qui peut jouer,
00:52:35comme vous le savez,
00:52:36par des relocalisations,
00:52:38par des contributions financières
00:52:40ou par des mécanismes
00:52:41alternatifs.
00:52:41Nous partons dans l'idée
00:52:43pour au moins 2026
00:52:45de mettre en place
00:52:46des mécanismes particuliers
00:52:48qui sont...
00:52:49Nous avons sur le territoire national
00:52:52un certain nombre
00:52:53de ressortis...
00:52:54Enfin,
00:52:54pas d'étranges
00:52:55en situation régulière
00:52:56qui, normalement,
00:52:57au titre des applications
00:52:58de Dublin,
00:52:58relèvent d'un examen
00:52:59dans certains pays,
00:53:00notamment en Italie
00:53:01et en Grèce.
00:53:02Et nous allons faire
00:53:04ce qu'on appelle
00:53:04du Dublin offset.
00:53:06C'est-à-dire que,
00:53:07voilà,
00:53:08notre contribution,
00:53:09ce sera de ne pas transférer
00:53:11un certain nombre
00:53:12d'individus
00:53:12qui, normalement,
00:53:13devrait être transféré
00:53:14à concurrence
00:53:15de ce que nous devions...
00:53:18de l'engagement
00:53:19que nous avons pris
00:53:19en termes de relocalisation.
00:53:21Je vais me joindre
00:53:23à mes collègues
00:53:24pour regretter,
00:53:24évidemment,
00:53:25qu'on passe par
00:53:26un projet de loi
00:53:28d'habilitation.
00:53:29Étant donné
00:53:31l'importance
00:53:31de cette transposition,
00:53:34vous avez dit,
00:53:35M. le ministre,
00:53:36qu'il s'agit
00:53:36de mesures très techniques.
00:53:38Et c'est vrai
00:53:38que le droit des étrangers,
00:53:40le CZDAS,
00:53:40c'est très technique,
00:53:41mais c'est aussi éminemment
00:53:42politique.
00:53:43Et donc,
00:53:45c'est important
00:53:46de pouvoir avoir
00:53:47ces débats parlementaires
00:53:50et que le législateur
00:53:52ne soit pas privé
00:53:54de participer
00:53:58pleinement
00:53:59à ces décisions
00:54:00sur les transpositions.
00:54:03Vous avez déjà répondu
00:54:04à beaucoup
00:54:07des questions
00:54:08que j'avais
00:54:10en tête,
00:54:11mais il y en a
00:54:12quand même
00:54:12quelques-unes
00:54:14sur lesquelles
00:54:14je voudrais
00:54:15vous interroger.
00:54:18Il y a
00:54:19un règlement
00:54:21concernant
00:54:22la gestion
00:54:22de crise.
00:54:23Est-ce que
00:54:25vous avez prévu
00:54:27un plan d'urgence
00:54:28pour une adaptation
00:54:29des procédures
00:54:30immigration et asile
00:54:33en cas de crise
00:54:34et quels sont
00:54:35les critères,
00:54:36puisqu'il s'agit
00:54:37normalement
00:54:37de pression migratoire,
00:54:38donc quels sont
00:54:38les critères
00:54:39qui permettraient
00:54:39de déclencher
00:54:40un tel plan
00:54:42d'urgence.
00:54:45On a
00:54:47avec ce projet
00:54:48de loi
00:54:49d'habilitation
00:54:50une étude
00:54:51d'impact
00:54:51qui est très
00:54:51réduite
00:54:53en réalité
00:54:54par rapport
00:54:54à ce qu'aurait été
00:54:55une étude
00:54:56d'impact
00:54:56sur un projet
00:54:56de loi
00:54:57complet
00:54:57de transposition
00:54:58alors que
00:55:00le plan
00:55:01de mise
00:55:02en œuvre
00:55:02de décembre
00:55:032024
00:55:03était un plan
00:55:04assez conséquent
00:55:05qui avait été
00:55:06remis
00:55:06à la Commission
00:55:08européenne.
00:55:10est-ce que
00:55:11comment est-ce
00:55:12que
00:55:13vous avez
00:55:18procédé
00:55:19à cette étude
00:55:20d'impact
00:55:20est-ce que
00:55:20c'est possible
00:55:21d'avoir
00:55:22beaucoup plus
00:55:23d'éléments
00:55:23par rapport
00:55:24à
00:55:27d'ici
00:55:29à
00:55:32l'examen
00:55:33de ce texte
00:55:34sur
00:55:35l'impact
00:55:37de ces
00:55:38transpositions
00:55:40parce que
00:55:40comme on va
00:55:41devoir
00:55:42se prononcer
00:55:43sur une habilitation
00:55:44à l'aveugle
00:55:44avec un temps
00:55:45qui va être
00:55:45extrêmement long
00:55:46pendant lequel
00:55:46vous allez pouvoir
00:55:47procéder par ordonnance
00:55:48c'est quand même
00:55:49très problématique
00:55:50que l'étude
00:55:51d'impact
00:55:51soit aussi
00:55:52faible
00:55:56vous aviez
00:55:57dans le
00:55:58enfin pas vous
00:55:58mais de vos
00:55:59précéseurs
00:55:59dans le plan
00:56:00de mise en œuvre
00:56:02avait
00:56:04cité
00:56:04l'importance
00:56:05des organisations
00:56:05de la société
00:56:06civile
00:56:06en disant
00:56:07qu'elles demeureront
00:56:08des acteurs
00:56:09essentiels
00:56:09pour la bonne
00:56:10mise en œuvre
00:56:10de certaines
00:56:11dispositions
00:56:12du pacte
00:56:14et dans le cadre
00:56:15notamment
00:56:17et je prends
00:56:18appui sur
00:56:19ce qu'Audrey
00:56:19Dickonel a dit
00:56:20tout à l'heure
00:56:20sur la question
00:56:21du respect
00:56:23du droit
00:56:23des conditions
00:56:25dans lesquelles
00:56:26on va accueillir
00:56:27les réfugiés
00:56:27dans les zones
00:56:28d'attente
00:56:28notamment
00:56:28comment est-ce
00:56:30que vous allez
00:56:30vous assurer
00:56:31que les droits
00:56:32fondamentaux
00:56:32de ces personnes
00:56:34en demande d'asile
00:56:35ou potentiellement
00:56:37en procédure
00:56:38de retour
00:56:38seront bien
00:56:39respectées
00:56:39est-ce que vous allez
00:56:40vous appuyer
00:56:41ou pas
00:56:41et dans quelle mesure
00:56:42sur ces organisations
00:56:44de la société
00:56:45civile
00:56:46et enfin
00:56:47juste
00:56:47une petite question
00:56:49parce que tout à l'heure
00:56:49vous avez mentionné
00:56:51Redac France
00:56:52le fait que ça allait être
00:56:54disponible
00:56:55par application
00:56:56Néo
00:56:56à tous les policiers
00:56:57et les gendarmes
00:56:58mais j'aimerais
00:56:59comprendre un peu mieux
00:57:00dans quel cadre
00:57:02cette consultation
00:57:03de Redac France
00:57:04par les policiers
00:57:05et les gendarmes
00:57:05va pouvoir être possible
00:57:07concernant
00:57:08le plan
00:57:09je vous réponds
00:57:11madame la sénatrice
00:57:11sur le plan
00:57:13d'urgence
00:57:16donc nous avons
00:57:17un plan
00:57:17par préfecture
00:57:18de zone
00:57:19de défense
00:57:20avec des déclinaisons
00:57:21départementales
00:57:22dans le cadre
00:57:22des plans hors sec
00:57:24et ces derniers
00:57:25ont été actualisés
00:57:26après l'affaire
00:57:27de l'Océane
00:57:28Viking
00:57:28donc on a bien
00:57:29des plans d'urgence
00:57:29et le dispositif
00:57:31dont on parle
00:57:32le pacte
00:57:33ne va pas impacter
00:57:34ces dispositifs
00:57:34de plans d'urgence
00:57:35que les choses soient claires
00:57:36ça ne l'impacte pas
00:57:38vous m'avez par ailleurs
00:57:40interrogé
00:57:40sur l'étude d'impact
00:57:42c'est vrai qu'on ne détaille pas
00:57:43évidemment les mesures
00:57:44qu'on envisage
00:57:45de prendre
00:57:46on verra
00:57:47dans lequel
00:57:48c'est ce que j'avais
00:57:49l'engagement que j'avais pris
00:57:50moi auprès
00:57:51des présidents de commission
00:57:52on peut aussi avoir
00:57:53des séquences d'informations
00:57:54d'un moyen
00:57:55de vous informer
00:57:56je crois que ça me paraît
00:57:57ça me paraît
00:57:58plutôt sain
00:57:59et en tout cas
00:58:00nous y veillerons
00:58:01concernant l'accès
00:58:02des associations
00:58:05aux personnes
00:58:06qui vont se trouver
00:58:07par exemple
00:58:08en procédure
00:58:09d'asile frontière
00:58:11ou des autorités
00:58:13administratives indépendantes
00:58:14puisque je pense
00:58:15notamment
00:58:16à la défenseur
00:58:17des droits
00:58:17le pacte
00:58:18ne modifie rien
00:58:19bien au contraire
00:58:22il y a tout un volet
00:58:24garantie juridique
00:58:25suivi juridique
00:58:25le pacte ne modifie rien
00:58:27et il y aura
00:58:27les mêmes possibilités
00:58:28d'accès
00:58:29aux personnes
00:58:30qui seront
00:58:31en procédure
00:58:32asile frontière
00:58:32et notamment
00:58:33pour celles d'entre elles
00:58:34qui seront
00:58:34en régime de rétention
00:58:38notamment
00:58:38parce qu'il y a
00:58:38des risques
00:58:39de troubles
00:58:39à l'ordre public
00:58:39donc on aura
00:58:40cette possibilité
00:58:41il y aura cet accès
00:58:42il n'y aura pas de problème
00:58:43concernant Eurodac
00:58:44et le fait
00:58:46qu'on aura
00:58:47un déploiement
00:58:47sur l'ensemble
00:58:48du territoire national
00:58:48je vous disais
00:58:49que nous pour Eurodac
00:58:50on va alimenter
00:58:52évidemment Eurodac
00:58:53et puis on aura
00:58:53un dispositif français
00:58:55alors Eurodac
00:58:56sera interconnecté
00:58:57avec beaucoup
00:58:57de systèmes
00:58:58d'information
00:58:58de l'Union Européenne
00:58:59d'une part
00:59:00et pour notre part
00:59:01avec un certain nombre
00:59:02de systèmes
00:59:03d'information nationaux
00:59:04et les policiers
00:59:06et les gendarmes
00:59:06auront la possibilité
00:59:07d'enregistrer
00:59:08un certain nombre
00:59:09de données
00:59:09et y compris
00:59:11de procéder
00:59:12de manière
00:59:14dématérialisée
00:59:14à des prises
00:59:15d'empreintes
00:59:15en fait
00:59:16et notamment
00:59:17donc au travers
00:59:18des applicatifs
00:59:20Néo
00:59:20qui sont les applicatifs
00:59:21des policiers
00:59:24et c'est un dispositif
00:59:25qui permettra
00:59:26de procéder
00:59:27à ces relevés
00:59:27c'est ce qu'on appelle
00:59:28le Néo Décas
00:59:29je crois
00:59:29Néo Décas
00:59:30qu'on va utiliser
00:59:31pour se faire
00:59:34voilà
00:59:35et pour parler
00:59:36de ce pacte européen
00:59:37Asile et Migration
00:59:38j'accueille Muriel Jourdat
00:59:39bonjour
00:59:39bonjour
00:59:40vous êtes la présidente
00:59:41de la commission
00:59:42des lois du Sénat
00:59:43sénatrice
00:59:44Les Républicains
00:59:45du Morbihan
00:59:45alors le ministre
00:59:47de l'Intérieur
00:59:47Laurent Nunez
00:59:48a annoncé
00:59:49que ce pacte européen
00:59:50Asile et Migration
00:59:51il serait adopté
00:59:52par la France
00:59:52mais par ordonnance
00:59:53c'est-à-dire
00:59:54sans un débat parlementaire
00:59:55en détail sur le fond
00:59:56avec des amendements
00:59:57des députés
00:59:58et des sénateurs
00:59:59car il y a un timing
01:00:00très serré
01:00:00il faut que la France
01:00:01adopte et applique
01:00:02ce pacte européen
01:00:04avant le 12 juin
01:00:05finalement c'est la seule
01:00:05solution
01:00:06les ordonnances
01:00:06alors le timing
01:00:08n'a pas toujours
01:00:08été très serré
01:00:09puisque cela fait
01:00:10deux ans
01:00:10que nous attendons
01:00:11effectivement
01:00:12deux ans
01:00:13qui était le délai
01:00:14dont nous avons bénéficié
01:00:15pour pouvoir
01:00:15mettre en oeuvre
01:00:17ces dix instruments
01:00:18juridiques
01:00:19puisque c'est vrai
01:00:20que nous avons
01:00:20neuf règlements
01:00:21une directive
01:00:22c'est assez important
01:00:22c'est une réforme
01:00:23assez importante
01:00:25assez massive
01:00:26aujourd'hui
01:00:27bien sûr
01:00:28je vois mal
01:00:29comment
01:00:29il serait possible
01:00:31au regard du délai
01:00:32qui nous est imparti
01:00:33le 12 juin
01:00:35de faire autrement
01:00:36que de passer par ordonnance
01:00:37il faut avoir
01:00:37l'honnêteté
01:00:38de le reconnaître
01:00:40aujourd'hui
01:00:41c'est assez compliqué
01:00:42je ne suis même pas sûre
01:00:43d'ailleurs que ce sera possible
01:00:46une des difficultés
01:00:47qui a existé
01:00:47sans doute
01:00:48pour les gouvernements
01:00:48qui sont succédés
01:00:49c'est l'absence de majorité
01:00:50à l'Assemblée Nationale
01:00:51car au Sénat
01:00:52nous avons une majorité
01:00:53c'est d'ailleurs
01:00:54ce qui aujourd'hui
01:00:56nous contrarie beaucoup
01:00:57c'est-à-dire que nous
01:00:58nous avons la capacité
01:00:59de nous exprimer
01:01:00sur ce sujet
01:01:01et nous avons l'habitude
01:01:02de le faire
01:01:02et nous ne pourrons pas le faire
01:01:05en tout cas
01:01:05pas par le véhicule législatif
01:01:07puisque
01:01:09effectivement
01:01:10si nous sommes raisonnables
01:01:12sans vouloir
01:01:13par avance dire
01:01:14quel sera le résultat
01:01:15des travaux
01:01:15qui ne viennent
01:01:16simplement d'être commencés
01:01:17je crois que nous n'aurons
01:01:18d'autre choix
01:01:18que de passer par
01:01:19cette autorisation
01:01:22qui nous contrahit
01:01:23pourtant fortement
01:01:23sur le fond
01:01:24qu'est-ce que va changer
01:01:25ce pacte européen
01:01:26Asile et Migration
01:01:27est-ce qu'il va
01:01:27complètement révolutionner
01:01:29la gestion migratoire
01:01:29en Europe
01:01:30et est-ce que c'est
01:01:31une bonne réforme
01:01:32avec une accélération
01:01:34des traitements
01:01:35des demandes d'asile
01:01:35et des contrôles
01:01:36renforcés aux frontières
01:01:37Alors c'est une des difficultés
01:01:38me semble-t-il
01:01:39c'est que bien qu'il s'agisse
01:01:40de neuf règlements
01:01:41qui vous le savez
01:01:42ne donnent pas normalement
01:01:43de marge de manœuvre
01:01:44et n'ont pas à être transposés
01:01:45en droit
01:01:46ces règlements laissent
01:01:47et la directive
01:01:48qui les accompagne
01:01:49laisse une assez grande
01:01:50marge de manœuvre
01:01:51en fait aux états
01:01:53et c'est précisément là
01:01:54où nous aurions voulu
01:01:55nous parlement
01:01:56pouvoir nous exprimer
01:01:57sur ces marges de manœuvre
01:01:58qui changent parfois
01:01:59un peu la donne
01:02:00Alors concrètement
01:02:00lorsque par exemple
01:02:01quand vous avez
01:02:02un pays tiers sûr
01:02:03c'est-à-dire un pays
01:02:04qui lorsque quelqu'un
01:02:05demande l'asile
01:02:06présente suffisamment
01:02:06de liens avec cette personne
01:02:09on peut avoir
01:02:10un traitement différencié
01:02:11de la demande d'asile
01:02:12ne pas accepter
01:02:13va-t-on ou pas
01:02:14avoir recours
01:02:15à la notion
01:02:15de pays tiers sûr
01:02:17le ministre de l'Intérieur
01:02:19y a disait
01:02:19qu'il ne le souhaitait pas
01:02:20pour des raisons constitutionnelles
01:02:21à mon sens
01:02:22ces raisons constitutionnelles
01:02:23sont discutables
01:02:23et c'est là
01:02:24où effectivement
01:02:25on peut avoir
01:02:26un traitement totalement différencié
01:02:28peut-être
01:02:29une demande d'asile
01:02:31et un traitement
01:02:32de la demande d'asile
01:02:33différent
01:02:33est moins favorable
01:02:34de ce qui existe aujourd'hui
01:02:35mais ça dépend
01:02:35beaucoup des options
01:02:36que nous prendrons
01:02:37c'est-à-dire que
01:02:37Laurent Nunez a dit
01:02:38que la France
01:02:39ne ferait pas
01:02:39le tri
01:02:40dans le traitement
01:02:41des demandes d'asile
01:02:41en fonction du pays
01:02:42de provenance
01:02:43du pays tiers
01:02:44du pays tiers
01:02:45pas du pays d'origine
01:02:46du pays tiers sûr
01:02:47qui est encore
01:02:47une autre notion
01:02:50expliquez-nous
01:02:50le pays d'origine
01:02:52c'est le pays
01:02:52dont est originaire
01:02:53le demandeur d'asile
01:02:54le pays tiers sûr
01:02:55c'est un pays
01:02:55qui n'est pas son pays d'origine
01:02:56mais avec lequel
01:02:57il a un lien suffisant
01:02:58pour pouvoir prétendre
01:03:00dans lequel il pourrait être envoyé
01:03:02et en tout cas
01:03:03aller vivre
01:03:04et que la demande d'asile
01:03:05ne serait pas traitée
01:03:06de la même façon
01:03:06évidemment
01:03:07or là nous avons
01:03:08un ministre qui nous a dit
01:03:09moi je ne suis pas d'accord
01:03:09avec ça
01:03:11et on devrait pouvoir
01:03:12en discuter
01:03:12et c'est là où
01:03:13effectivement
01:03:14même si nous sommes
01:03:15un peu mis devant
01:03:15le fait accompli
01:03:16nous avons une frustration
01:03:17assez profonde
01:03:18sur le fait
01:03:18qu'il y a des options
01:03:19à prendre
01:03:19et que si nous autorisons
01:03:22à légiférer par ordonnance
01:03:23le gouvernement
01:03:24va prendre seul
01:03:24les options
01:03:25mais bon
01:03:26il faudra quand même
01:03:27que le Sénat
01:03:28au moins
01:03:28trouve le moyen
01:03:30de s'exprimer
01:03:30sur les sujets clés
01:03:31de ces textes
01:03:33et de ces transpositions
01:03:34alors ce pacte européen
01:03:35il comprend également
01:03:36un mécanisme de solidarité
01:03:38entre les pays membres
01:03:38de l'Union Européenne
01:03:39pour accueillir
01:03:40les différents demandeurs d'asile
01:03:42c'est important
01:03:42de partager la charge
01:03:44notamment avec les pays
01:03:45d'entrée de l'Union Européenne
01:03:46on pense à l'Italie
01:03:47on pense à la Grèce
01:03:48où il y a beaucoup
01:03:49de demandeurs d'asile
01:03:50oui il y a beaucoup
01:03:51de demandeurs d'asile
01:03:52il faut cette solidarité ?
01:03:53on peut entendre
01:03:54que ces pays
01:03:54ne veulent pas être seuls
01:03:56parce que c'est la géographie
01:03:57qui fait qu'ils sont
01:03:58en situation
01:03:59d'être des pays
01:04:00des pays d'accueil premiers
01:04:03après
01:04:04il faut surtout
01:04:05et nous n'y sommes pas
01:04:06je le crains
01:04:07un système
01:04:08qui nous permette
01:04:09surtout de ne pas
01:04:10laisser entrer autant
01:04:11sur notre territoire
01:04:12des personnes
01:04:13qui demandent l'asile
01:04:14mais qui finalement
01:04:15ne l'auront pas
01:04:16et finiront par s'installer
01:04:17c'est le cas
01:04:18c'est le cas en France
01:04:19donc je pense que
01:04:21c'est aussi une façon
01:04:23d'accepter le fait accompli
01:04:24d'avoir beaucoup
01:04:25de demandeurs d'asile
01:04:25qui finalement
01:04:28ne sont pas
01:04:28de vrais demandeurs d'asile
01:04:29et qui vont s'installer
01:04:30de façon
01:04:31irrégulière
01:04:32donc aujourd'hui
01:04:33de tri entre les différentes
01:04:34demandes d'asile
01:04:37le nouveau
01:04:38oui alors
01:04:39le nouveau règlement
01:04:40les nouveaux règlements
01:04:41vont peut-être permettre
01:04:42d'avoir
01:04:43une procédure
01:04:44plus efficace
01:04:44mais encore une fois
01:04:45nous ne le savons pas
01:04:46ça dépendra beaucoup
01:04:46des options
01:04:47qui seront prises
01:04:47alors on va parler
01:04:48de la politique migratoire
01:04:49de la France
01:04:50notamment dans sa relation
01:04:51avec l'Algérie
01:04:52puisque Laurent Nunez
01:04:54l'a annoncé
01:04:55les expulsions
01:04:56de la France
01:04:57vers l'Algérie
01:04:58expulsion de ressortissants
01:04:59algériens
01:04:59qui étaient
01:05:00sous l'objet
01:05:01d'une OQTF
01:05:02une obligation
01:05:03de quitter le territoire français
01:05:04et bien
01:05:04ces expulsions
01:05:05ont repris
01:05:06via les laissés-passés
01:05:07consulaires
01:05:07accordés par Alger
01:05:08alors qu'on le rappelle
01:05:09ces laissés-passés consulaires
01:05:11avaient été gelés
01:05:12par l'Algérie
01:05:12à cause des tensions
01:05:13diplomatiques
01:05:14ces derniers mois
01:05:14avec la France
01:05:15ça veut dire quoi ?
01:05:16ça veut dire que
01:05:17la méthode de Laurent Nunez
01:05:18qui est faite
01:05:19de discrétion
01:05:20de normalisation
01:05:21des relations avec Alger
01:05:22et bien c'est la bonne
01:05:23par rapport à une méthode
01:05:24de Bruno Rotaillot
01:05:24qui quand était
01:05:25le ministre de l'Intérieur
01:05:25était plutôt dans un bras
01:05:27de fer médiatique
01:05:30se focaliser
01:05:31sur ce point précis
01:05:32mais regarder
01:05:33l'intégralité des relations
01:05:35depuis ces dernières années
01:05:36entre l'Algérie
01:05:37et la France
01:05:37et on constatera
01:05:38qu'elle souffle
01:05:39le chaud et le froid
01:05:40selon des critères
01:05:41qui lui appartiennent
01:05:42et que malheureusement
01:05:43on ne peut pas
01:05:44tirer de conséquences
01:05:45parler du régime algérien ?
01:05:46Bien sûr
01:05:46on ne peut pas tirer
01:05:48de conséquences
01:05:49d'un élément ponctuel
01:05:51qui demain pourra cesser
01:05:53enfin on en a eu
01:05:53on en a eu
01:05:54des cas
01:05:56assez flagrants
01:05:56par le passé
01:05:57avec des traitements
01:05:59différenciés
01:05:59y compris
01:06:00de la France
01:06:00par le régime algérien
01:06:02à l'égard
01:06:05de notre pays
01:06:06qui n'était pas pratiqué
01:06:07dans d'autres pays
01:06:08je pense notamment
01:06:08aux retours groupés
01:06:10le régime algérien
01:06:11n'acceptait pas
01:06:11les retours groupés
01:06:12de France
01:06:12il fallait des retours individuels
01:06:13alors qu'il les acceptait
01:06:14d'autres pays européens
01:06:15il faut attendre de voir
01:06:16cette normalisation
01:06:17oui
01:06:17et moi je ne le crois pas
01:06:18en réalité
01:06:19je pense que
01:06:19c'est une réaction
01:06:21qui est faite un peu à dessin
01:06:22et le dessin
01:06:23est sans doute
01:06:23de nous diviser
01:06:24les uns les autres
01:06:26c'est un peu toujours ainsi
01:06:27qui a procédé
01:06:28le régime algérien
01:06:28donc moi je crois
01:06:30beaucoup plus
01:06:30à la position
01:06:31de Bruno Retailleau
01:06:32car nous avons constaté
01:06:34aussi sur la durée
01:06:35qu'une politique diplomatique
01:06:37extrêmement aimable
01:06:38qui a été menée
01:06:38quand même
01:06:39par le président Macron
01:06:40de longue date
01:06:41n'a pas donné de résultat
01:06:42nous avions là-dessus
01:06:44fait un rapport
01:06:46dont j'étais
01:06:46moi-même
01:06:47le co-rapporteur
01:06:49sur les instruments
01:06:51internationaux
01:06:52et justement
01:06:52le président Macron
01:06:53qui fustige
01:06:54je cite
01:06:55c'est Maboul
01:06:56qui voudrait se fâcher
01:06:57avec l'Algérie
01:06:57qu'est-ce que ça vous inspire
01:06:58cette phrase ?
01:06:59alors précisément
01:07:00dans le rapport
01:07:01que nous avons fait
01:07:01il ne s'agissait pas
01:07:02de se fâcher
01:07:02il s'agissait de constater
01:07:03que nous avions
01:07:03une relation asymétrique
01:07:05avec des accords
01:07:06de 1968
01:07:06qui étaient assez favorables
01:07:07aux ressortissants algériens
01:07:09dont le régime algérien
01:07:10faisait usage
01:07:11mais avec par ailleurs
01:07:13un régime algérien
01:07:14qui n'appliquait pas
01:07:15les autres accords
01:07:16qui étaient les accords
01:07:16de retour
01:07:17les accords de 94
01:07:18les accords de retour
01:07:19des ressortissants algériens
01:07:21en situation régulière
01:07:22dans notre propre pays
01:07:22donc ce que nous avions indiqué
01:07:24c'est qu'il fallait renégocier
01:07:25ce qui n'est pas se fâcher
01:07:26et à défaut
01:07:27et bien sans doute
01:07:29revenir au droit commun
01:07:30c'est-à-dire mettre fin
01:07:31aux accords de 68
01:07:32si effectivement
01:07:33on constatait que
01:07:35la relation ancienne
01:07:36qui existe avec l'Algérie
01:07:37elle existe
01:07:38on la connaît
01:07:39qui justifiait sans doute
01:07:41les accords de 68
01:07:42finalement
01:07:42n'avait pas de réciprocité
01:07:44donc on revient
01:07:45à des relations
01:07:46qui sont la relation
01:07:47que nous avons
01:07:47avec tous les autres pays
01:07:48si l'Algérie
01:07:49elle ne veut pas
01:07:50elle prendre en compte
01:07:51cette relation particulière
01:07:52Merci beaucoup
01:07:53Muriel Jordan
01:07:53d'avoir répondu à mes questions
01:07:58La Haute Assemblée
01:08:00a adopté mardi
01:08:00le projet de loi cadre
01:08:01sur les transports
01:08:02un texte qui prévoit
01:08:03de financer
01:08:04la modernisation
01:08:05de notre réseau ferroviaire
01:08:06dans les prochaines années
01:08:07avec la création
01:08:09d'une taxe
01:08:10sur les recettes
01:08:10des gestionnaires
01:08:11d'autoroutes
01:08:12je vous laisse écouter
01:08:12les débats
01:08:13Le Sénat s'apprête
01:08:14à voter le projet de loi cadre
01:08:15relatif au développement
01:08:16des transports
01:08:18Au cours de l'examen
01:08:20de ce texte
01:08:21nous avons tenté
01:08:21de trouver un équilibre
01:08:23subtil
01:08:24entre la sobriété
01:08:25et des ajouts
01:08:27indispensables
01:08:27pour qu'il y ait des chances
01:08:29raisonnables
01:08:29d'être inscrit
01:08:30prochainement
01:08:31à l'ordre du jour
01:08:31de l'Assemblée nationale
01:08:34Le texte ne compte en effet
01:08:36que six nouveaux articles
01:08:37et pourtant
01:08:38les apports
01:08:39de notre Assemblée
01:08:40sont substantiels
01:08:41Je remercie
01:08:42tous les collègues investis
01:08:43sur ces enjeux
01:08:44qui ont accepté
01:08:45de respecter implicitement
01:08:47les orientations définies
01:08:49Je ne doute pas
01:08:50que les orateurs
01:08:51qui vont me succéder
01:08:52vous détailleront
01:08:53les mesures essentielles
01:08:54contenues dans ce texte
01:08:56Malgré tout
01:08:56plusieurs dispositions
01:08:57ont été introduites
01:08:58par les rapporteurs
01:08:59de la mission d'information
01:09:00sur la biétique
01:09:01dont la publication du rapport
01:09:02est maintenant très attendue
01:09:04Pour que l'ouverture
01:09:05à la concurrence
01:09:06du transport ferroviaire
01:09:07ne se transforme pas
01:09:09en enfer pour les usagers
01:09:10nous avons tous en tête
01:09:12l'exemple du Royaume-Uni
01:09:13nous avons ainsi prévu
01:09:14des dispositions
01:09:15de simplifications indispensables
01:09:18une garantie de correspondance
01:09:19en cas de retard
01:09:20ou d'annulation de train
01:09:21pour les usagers
01:09:22même si les différentes parties
01:09:23de son trajet
01:09:24sont assurées
01:09:25par des compagnies différentes
01:09:26Une telle disposition
01:09:28est essentielle
01:09:28à l'heure où de plus en plus
01:09:29de TER sont attribués
01:09:31à des opérateurs alternatifs
01:09:34L'ouverture fin 2027
01:09:36des canaux de vente numériques
01:09:37de billets de train
01:09:37et d'autocar
01:09:38à tous les opérateurs
01:09:39en faisant la demande
01:09:41il faut que l'usager
01:09:42ait facilement accès
01:09:43à toute l'offre disponible
01:09:45Dans le cas contraire
01:09:46nous courrons le risque
01:09:47qu'un intermédiaire
01:09:48facturant des commissions
01:09:49aux opérateurs
01:09:50et aux collectivités territoriales
01:09:51remplace les abdications
01:09:53actuellement utilisées
01:09:54par les usagers
01:09:55développés avec de l'argent
01:09:56public
01:09:56S'il vous plaît
01:09:57chers collègues
01:09:59Merci Madame la Présidente
01:10:02L'uniformisation
01:10:03de certaines catégories
01:10:04tarifaires
01:10:05que l'on soit jeune
01:10:06ou seigneur
01:10:06au même âge
01:10:07partout
01:10:07c'est uniquement
01:10:08du bon sens
01:10:09La standardisation
01:10:10des interfaces de données
01:10:11utilisées par les opérateurs
01:10:13et les autorités
01:10:13organisatrices
01:10:14des mobilités
01:10:15Il faut que les systèmes
01:10:16développés par les régions
01:10:17et les AOM locales
01:10:18soient interopérables
01:10:20pour que l'on puisse
01:10:20réserver des billets
01:10:21interrégionaux
01:10:22et même des trajets
01:10:23de porte à porte
01:10:23cumulant la longue distance
01:10:25et les transports urbains
01:10:26Nous savons bien que souvent
01:10:28l'usage de la voiture
01:10:28est la solution de facilité
01:10:30à nous simplifier
01:10:31l'usage des transports publics
01:10:32pour réussir
01:10:33le report modal
01:10:34Nous avons aussi
01:10:35enrichi considérablement
01:10:36le volet ferroviaire
01:10:37du texte
01:10:38notamment en matière
01:10:39d'aménagement du territoire
01:10:41Plusieurs modifications
01:10:42apportées aussi bien
01:10:43en commission
01:10:43qu'en séance publique
01:10:44renforcent les pouvoirs
01:10:45de SNCF réseau
01:10:46en la matière
01:10:47afin qu'elles puissent
01:10:48insister les opérateurs
01:10:49ferroviaires
01:10:50à desservir
01:10:51certaines lisions pertinentes
01:10:52en matière
01:10:53d'aménagement du territoire
01:10:54Je me félicite
01:10:55de ces apports
01:10:56indispensables
01:10:57pour nos territoires
01:10:58Nous avons également
01:10:59renforcé
01:11:00le volet du texte
01:11:01relatif à la massification
01:11:02du transport routier
01:11:03et au report modal
01:11:04A titre d'exemple
01:11:06en tenant compte
01:11:07des enseignements
01:11:08tirés du précédent
01:11:09de la gare routière
01:11:10de Paris-Bercy
01:11:10nous avons prévu
01:11:12la création
01:11:13de comités de concertation
01:11:14autour des gares routières
01:11:15les plus structurantes
01:11:17qui seront consultées
01:11:18avant toute décision
01:11:19de fermeture
01:11:20Il s'agit ainsi
01:11:21d'éviter
01:11:21des fermetures
01:11:23unilatérales
01:11:23laissant sur le bord
01:11:24de la route
01:11:24les usagers
01:11:25opérateurs
01:11:26et collectivités
01:11:26partenaires
01:11:27sans solution
01:11:28de dessert alternative
01:11:30Afin d'encourager
01:11:31le report
01:11:32vers les modes
01:11:32massifiés
01:11:33dans le secteur
01:11:33du fret
01:11:35nous avons intégré
01:11:36les modes ferroviaires
01:11:36et fluviales
01:11:37au dispositif
01:11:39de l'article 18
01:11:40qui fixe
01:11:41une trajectoire
01:11:42de décarbonation
01:11:43aux donneurs d'ordre
01:11:43c'est-à-dire aux chargeurs
01:11:45sur une période
01:11:45de 10 ans
01:11:47Nous avons également
01:11:48réécrit
01:11:48l'article 17
01:11:49qui vise à améliorer
01:11:50la compétitivité
01:11:51de la voie d'eau
01:11:51dans les acheminements
01:11:52portuaires
01:11:52en lien avec l'ensemble
01:11:54des acteurs
01:11:54de la chaîne logistique
01:11:55dans un objectif clair
01:11:57assurer l'efficacité
01:11:58du dispositif
01:11:59tout en permettant
01:12:00la prise en compte
01:12:01des spécificités
01:12:02et contraintes
01:12:03de chaque place portuaire
01:12:04et en évitant
01:12:05les effets de bord
01:12:06sur l'un ou l'autre
01:12:07des maillons de la chaîne
01:12:09Je voulais indiquer
01:12:10ces modifications
01:12:11apportées par le Sénat
01:12:13devaient rester
01:12:13d'une ampleur
01:12:14suffisamment raisonnable
01:12:15pour ne pas menacer
01:12:16l'inscription du texte
01:12:17à l'ordre du jour
01:12:18de l'Assemblée nationale
01:12:19Nous avons d'ailleurs
01:12:21en responsabilité
01:12:21choisi de ne pas
01:12:22nous engager
01:12:23sur le terrain
01:12:24des financements
01:12:24en revoyant ces questions
01:12:26à la loi de programmation
01:12:27et aux lois de finances
01:12:29Nous n'avons donc
01:12:30pas adopté aujourd'hui
01:12:31une deuxième loi
01:12:32d'orientation des mobilités
01:12:33Je comprends que certains
01:12:35d'entre vous soient
01:12:35nostalgiques de ce texte
01:12:37que nous avions enrichi
01:12:38de dizaines de nouveaux articles
01:12:39et ressenti
01:12:40une certaine frustration
01:12:41je l'ai exprimé également
01:12:42à titre personnel
01:12:44à plusieurs reprises
01:12:45Toutefois ce texte
01:12:46dont j'ai bonne histoire
01:12:47qu'il soit bientôt
01:12:48définitivement adopté
01:12:49par le Parlement
01:12:50permettra au secteur
01:12:51de faire un grand pas
01:12:52J'ai aussi confiance
01:12:53dans la capacité
01:12:54du ministre des Transports
01:12:55vous pourrez lui
01:12:56relayer
01:12:57Madame la Ministre
01:12:58dans sa capacité
01:13:00à obtenir
01:13:00un examen
01:13:01au Parlement
01:13:02avant les élections
01:13:04présidentielles
01:13:04et de la loi
01:13:05de programmation
01:13:07Ce texte
01:13:08est un jalon
01:13:08indispensable
01:13:09qui s'inscrit
01:13:10dans une démarche
01:13:10en trois temps
01:13:11dont je tiens
01:13:12a salué
01:13:13la pertinente
01:13:13premier temps
01:13:14l'organisation
01:13:15de la conférence
01:13:15Ambition France Transport
01:13:16qui a réuni
01:13:17les différents acteurs
01:13:18du monde des transports
01:13:19et le ministère
01:13:20des Finances
01:13:21afin d'obtenir
01:13:21une analyse
01:13:22la plus partagée possible
01:13:23et tracer
01:13:24des pistes
01:13:24de mesures
01:13:25dont pourront se saisir
01:13:26le gouvernement
01:13:27et le Parlement
01:13:28Deuxième temps
01:13:29l'examen
01:13:30d'une loi cadre
01:13:30nous y sommes
01:13:31dont le principal objet
01:13:32est d'enteriner
01:13:33le flèchage
01:13:33des futures recettes
01:13:35issues du renouvellement
01:13:36des concessions
01:13:37autoroutières en cours
01:13:40Troisième volet
01:13:41le dernier attendu
01:13:42c'est l'examen
01:13:43d'une loi de programmation
01:13:44afin de définir
01:13:45précisément
01:13:46le volume
01:13:47et le rythme
01:13:47des investissements
01:13:48à venir
01:13:49notre groupe
01:13:50Les Républicains
01:13:51votera en faveur
01:13:52de ce texte
01:13:53je vous remercie
01:13:54nous voilà donc
01:13:56à la fin
01:13:56de la phase
01:13:57sénatoriale
01:13:58de cette très attendue
01:14:00loi cadre
01:14:00mais après nos débats
01:14:02en séance
01:14:02beaucoup de questions
01:14:04restent sans réponse
01:14:05en voici trois
01:14:08premièrement
01:14:08où trouver
01:14:09les 150 millions
01:14:11d'euros supplémentaires
01:14:12pour garantir
01:14:13les circulations
01:14:14ferroviaires
01:14:15sur l'ensemble
01:14:16du territoire
01:14:17mise à contribution
01:14:18des concurrents
01:14:19déploiement
01:14:20du modèle breton
01:14:21de conventionnement
01:14:23nos propositions
01:14:24ont été balayées
01:14:25avec peu
01:14:26de ménagement
01:14:27Deuxièmement
01:14:28comment éviter
01:14:29que nous créions
01:14:30deux catégories
01:14:31de français
01:14:32ceux qui auront
01:14:34davantage de trains
01:14:35et parfois moins chers
01:14:36face à ceux
01:14:37qui n'en auront plus
01:14:38ou alors
01:14:39subventionnés
01:14:40par les collectivités
01:14:41car pas rentables
01:14:42même certains collègues
01:14:44parmi les plus libéraux
01:14:45commencent à avoir
01:14:46des sueurs froides
01:14:47en se rendant compte
01:14:48que leurs lignes
01:14:49puissent être
01:14:51laissées pour compte
01:14:53Troisièmement
01:14:53nous continuons
01:14:54de penser
01:14:55que la transformation
01:14:55de SNCF Réseau
01:14:57en société anonyme
01:14:59assortie
01:15:00d'une règle d'or
01:15:00insoutenable
01:15:02a été
01:15:02une très mauvaise idée
01:15:03preuve en est
01:15:04le décalage
01:15:05de l'atteinte
01:15:06de l'équilibre financier
01:15:07de deux ans
01:15:08à l'article 4
01:15:09qui ne sera pas suffisant
01:15:11ou le questionnement
01:15:12par Hervé Moré
01:15:13de la structure
01:15:15du groupe SNCF
01:15:16nous devons
01:15:17poursuivre
01:15:17nos réflexions
01:15:18mais au-delà
01:15:19du statut
01:15:20être gestionnaire
01:15:21d'infrastructures
01:15:22c'est garantir
01:15:23la qualité
01:15:24et la finesse
01:15:25du maillage
01:15:26des correspondances
01:15:27et des coutures
01:15:28telle une horloge
01:15:29suisse
01:15:30SNCF Réseau
01:15:31qui porte maintenant
01:15:33une partie
01:15:33de la péréquation
01:15:34doit donc
01:15:35superviser
01:15:36la concurrence
01:15:37être le chef
01:15:38d'orchestre
01:15:39et non
01:15:39l'otage
01:15:40des opérateurs
01:15:41ni être
01:15:42cornacqué
01:15:43par l'ART
01:15:44qui doit être
01:15:45un vrai régulateur
01:15:46des transports
01:15:47et non
01:15:48une seconde
01:15:49autorité
01:15:50de la concurrence
01:15:51en plus de ces questions
01:15:52des regrets
01:15:53subsistent
01:15:54comme le refus
01:15:55sans débat
01:15:56de la taxe
01:15:57de séjour additionnel
01:15:58la refonte
01:15:59du versement
01:16:00mobilité
01:16:00la mise à contribution
01:16:02des modes
01:16:03les plus polluants
01:16:04ou le maintien
01:16:05de l'article 8
01:16:05sur l'étoile ferroviaire
01:16:07lyonnaise
01:16:08alors même
01:16:09que les rhodaniens
01:16:10cher Gilbert
01:16:11Lux
01:16:11devinaz
01:16:12nous disent
01:16:13que c'est une fausse
01:16:14bonne idée
01:16:14mais je n'ai le temps
01:16:16de n'en développer
01:16:17que deux
01:16:18le premier regret
01:16:19sur les autoroutes
01:16:20si je ne peux
01:16:21que me réjouir
01:16:22de l'inscription
01:16:22dans le marbre
01:16:23du fléchage
01:16:24d'1,5 milliard
01:16:25de recettes
01:16:26des nouvelles concessions
01:16:27vers le ferroviaire
01:16:28comment accepter
01:16:30que les législateurs
01:16:31ne puissent décider
01:16:33de l'avenir
01:16:34de nos autoroutes
01:16:35je le regrette
01:16:36d'autant plus
01:16:37que la conférence
01:16:38Ambition France Transport
01:16:39qui est le point
01:16:41de départ
01:16:41de ce texte
01:16:42a débattu
01:16:43de deux solutions
01:16:44nouvelle concession
01:16:45ou maîtrise publique
01:16:46qui ne veut pas dire régie
01:16:47je propose
01:16:49depuis 5 ans
01:16:49la création
01:16:50d'un établissement public
01:16:52pour gérer
01:16:53à la fois
01:16:53les autoroutes
01:16:54à la fin des concessions
01:16:55et aussi
01:16:56les autoroutes publiques
01:16:57et les routes nationales
01:16:59qui sont dans un état
01:17:00catastrophique
01:17:01une telle décision
01:17:03ne devrait pouvoir
01:17:04se prendre
01:17:05par un arbitrage
01:17:06ministériel
01:17:07ayant ce débat
01:17:09le second regret
01:17:10concerne notre modèle
01:17:11ferroviaire
01:17:12nous avons les péages
01:17:13les plus élevés
01:17:14d'Europe
01:17:15ils pèsent
01:17:16pour 40%
01:17:17du prix des billets
01:17:18les rendant
01:17:19insoutenables
01:17:20pour des millions
01:17:21de personnes
01:17:21cette situation
01:17:23n'est pas
01:17:23inéluctable
01:17:24dès lors
01:17:25que nous assumons
01:17:26la priorité
01:17:27au train
01:17:27au nom
01:17:28de la décarbonation
01:17:29une baisse
01:17:30des péages
01:17:31compensés
01:17:32par l'état
01:17:32est possible
01:17:33en mobilisant
01:17:35les crédits
01:17:35ETS
01:17:36une éco-contribution
01:17:37poids lourd
01:17:38en fléchant
01:17:39la part
01:17:39non affectée
01:17:40de la taxe
01:17:41sur les billets
01:17:41d'avion
01:17:42en complément
01:17:43nous devrons
01:17:44développer
01:17:44une véritable
01:17:45tarification sociale
01:17:47sur les intercités
01:17:48similaires
01:17:49à celles
01:17:50à venir
01:17:50sur les TER
01:17:51ou réhabiliter
01:17:53le billet
01:17:53congé annuel
01:17:54mais je veux aussi
01:17:55dire ma satisfaction
01:17:57des convergences
01:17:59trouvées dans l'hémicycle
01:18:00et valoriser
01:18:01de nombreux apports
01:18:02du groupe socialiste
01:18:03qui a été
01:18:04le plus gros
01:18:05contributeur
01:18:06au débat d'idées
01:18:07inclusion du vélo
01:18:09et des petites lignes
01:18:10ferroviaires
01:18:10dans la loi
01:18:11de programmation
01:18:12précision
01:18:13de la définition
01:18:14du contrat
01:18:14de performance
01:18:15de SNCF Réseau
01:18:16pour qu'il
01:18:17pérennise le réseau
01:18:19une nécessité
01:18:20puisqu'il risque
01:18:21d'être la vraie
01:18:22programmation ferroviaire
01:18:23si la loi
01:18:24de programmation
01:18:25ne trouve pas
01:18:26de débouchés
01:18:27renforcement
01:18:28de l'article 10
01:18:29pour favoriser
01:18:30l'aménagement
01:18:31du territoire
01:18:32réécriture complète
01:18:34de l'article 19
01:18:35sur les raisons
01:18:36impératives
01:18:37d'intérêt majeur
01:18:38public
01:18:38avec nos amis
01:18:39écolos
01:18:39et bien sûr
01:18:41maintien
01:18:42de l'article 9 bis
01:18:43sur la biéthique
01:18:44point d'orgue
01:18:45de nos débats
01:18:45preuve que les rapports
01:18:47ne servent pas
01:18:47à caler les étagères
01:18:49et je veux saluer
01:18:50la grande cohésion
01:18:51des co-rapporteurs
01:18:52de la mission
01:18:53d'information
01:18:54dont j'étais
01:18:55avec Jacques Fernick
01:18:56Jean-Pierre Rochette
01:18:57et Franck Dersin
01:18:59chers collègues
01:19:00je sais des messages
01:19:01qui ont été passés
01:19:02et je veux le dire
01:19:03ici solennellement
01:19:04les pressions sont nulles
01:19:06et non avenues
01:19:07d'où qu'elles viennent
01:19:08je suis fier
01:19:09que nous ayons
01:19:09ouvert la voie
01:19:10vers de nouveaux droits
01:19:12pour les voyageurs
01:19:13pour faciliter
01:19:14leur parcours d'achat
01:19:15leur garantir
01:19:16des correspondances
01:19:17et une prise en charge
01:19:18cette mission
01:19:19d'information
01:19:20a été la rencontre
01:19:21de ceux
01:19:22qui veulent
01:19:22une maîtrise
01:19:23publique
01:19:24des services publics
01:19:25avec ceux
01:19:26qui veulent
01:19:27des règles
01:19:27équitables
01:19:28entre les entreprises
01:19:29concurrentes
01:19:30plutôt qu'une plateformisation
01:19:32de l'économie
01:19:33qui n'offre
01:19:34que très peu
01:19:35de valeur ajoutée
01:19:36par rapport
01:19:37à ce que propose
01:19:38notre entreprise
01:19:39publique
01:19:40alors oui
01:19:41à mon initiative
01:19:42nous contraignons
01:19:43SNCF Connect
01:19:44à vendre
01:19:45les billets
01:19:45des concurrents
01:19:46je l'assume
01:19:47monsieur Castex
01:19:48elle gardera
01:19:50une position centrale
01:19:51et donc de résistance
01:19:52face à Trendline
01:19:54et demain Google
01:19:55ce qui est une garantie
01:19:57de souveraineté
01:19:58pour nos données
01:19:58aussi contre-intuitif
01:20:01que cela puisse paraître
01:20:02via sa filiale Connect
01:20:04nous renforçons
01:20:05de fait
01:20:06SNCF Voyageurs
01:20:07monsieur Castex
01:20:08et évitons
01:20:09qu'il soit demain
01:20:10proposé de la vendre
01:20:11parce qu'elle serait
01:20:12devenue
01:20:13un opérateur
01:20:14comme les autres
01:20:15alors non
01:20:16tout n'est pas encore parfait
01:20:17nous n'avons pas parlé
01:20:19de carburant
01:20:19de voiture
01:20:20ni d'avion
01:20:20mais nous avons fait
01:20:22collectivement
01:20:22oeuvre utile
01:20:24non ce texte
01:20:25n'est pas historique
01:20:26mais parce qu'il faut
01:20:27faire face
01:20:28à la dette grise
01:20:29de nos infrastructures
01:20:30et à la dette écologique
01:20:31qui s'accroisse
01:20:33de jour en jour
01:20:34parce que le gouvernement
01:20:35doit trouver
01:20:36une voie de passage
01:20:37à l'été
01:20:38pour faire adopter
01:20:39ce texte à l'Assemblée
01:20:40parce qu'il faut
01:20:41que nous nous retrouvions
01:20:42très rapidement
01:20:43pour parler
01:20:44de la loi de programmation
01:20:45la seule qui comptera
01:20:46le groupe socialiste
01:20:47votera en faveur
01:20:49de ce texte
01:20:50qui n'est qu'un point
01:20:50de départ
01:20:51je vous remercie
01:20:53le scrutin est clos
01:20:59votant 334
01:21:00exprimé 329
01:21:02pour 310
01:21:04contre 19
01:21:06le Sénat a adopté
01:21:08le projet de loi cadre
01:21:09relatif au développement
01:21:10des transports
01:21:12et pour parler
01:21:13de ce projet
01:21:13de loi cadre
01:21:14sur les transports
01:21:15j'accueille
01:21:15Jean-François Longeau
01:21:16bonjour
01:21:17bonjour
01:21:17vous êtes président
01:21:18de la commission
01:21:19de l'aménagement
01:21:20du territoire
01:21:20et du développement
01:21:21durable du Sénat
01:21:22vous êtes également
01:21:22sénateur centriste
01:21:23du Doubs
01:21:24alors le Sénat
01:21:25a adopté
01:21:26ce projet de loi cadre
01:21:27sur les transports
01:21:28ce texte qui vise
01:21:28à garantir
01:21:29le financement
01:21:30de la modernisation
01:21:31de nos infrastructures
01:21:32de transport
01:21:33notamment du réseau
01:21:34ferroviaire
01:21:34parlons des enjeux
01:21:36quels sont les besoins
01:21:37le constat c'est quoi
01:21:38c'est qu'on a sous-investi
01:21:39dans notre réseau ferroviaire
01:21:42notamment le réseau secondaire
01:21:43oui on a effectivement
01:21:45depuis des décennies
01:21:47sous-investi
01:21:49et vous savez
01:21:50les mobilités
01:21:52c'est la préoccupation
01:21:53première
01:21:54des Français
01:21:55la préoccupation première
01:21:57parce que
01:21:57pour se déplacer
01:21:58pour aller travailler
01:21:59pour les livraisons
01:22:01pour les transports
01:22:02et autres
01:22:03et donc
01:22:03depuis des années
01:22:05nous avons laissé
01:22:07nos réseaux
01:22:07qu'ils soient
01:22:08des réseaux fluviales
01:22:09que ce soit
01:22:09les réseaux routiers
01:22:10que ce soit
01:22:11les réseaux ferroviaires
01:22:12dans des situations
01:22:14qui aujourd'hui
01:22:15ne sont plus du tout
01:22:15acceptables
01:22:16et il fallait
01:22:17effectivement
01:22:18et je salue
01:22:20le travail
01:22:21du ministre
01:22:22parce que
01:22:23lorsqu'il était sénateur
01:22:24dans la commission
01:22:25d'aménagement du territoire
01:22:26que j'ai l'honneur
01:22:28et le plaisir
01:22:28de présider
01:22:29donc le ministre des transports
01:22:30Philippe Tabarro
01:22:30déjà Philippe Tabarro
01:22:32à l'époque
01:22:33évoquait
01:22:34ce besoin
01:22:35de financement
01:22:36et il l'est évoqué
01:22:37quand il était sénateur
01:22:38et il le met en place
01:22:40maintenant
01:22:40qu'il est ministre
01:22:41et je trouve
01:22:42que c'est une avancée
01:22:43formidable
01:22:44c'est une loi cadre
01:22:46qui doit nous préparer
01:22:48si l'Assemblée nationale
01:22:49et je réitère
01:22:50mon souhait
01:22:51que l'Assemblée nationale
01:22:52se saisisse de ce dossier
01:22:53d'abord
01:22:54ils ont intérêt
01:22:55de se saisir
01:22:55de ce dossier
01:22:56il a fait la quasi-unanimité
01:22:58hier au Sénat
01:22:59310 votes pour
01:23:0019 votes contre
01:23:02et il faut s'en saisir
01:23:04pour que demain
01:23:04nous ayons une loi de programmation
01:23:06avec des chiffres
01:23:07avec des sommes
01:23:08à mettre au budget
01:23:09justement avec des sommes
01:23:11car ce texte
01:23:12il fait une quasi-unanimité
01:23:13vous le dites
01:23:14mais après
01:23:14les financements
01:23:15il faut les trouver
01:23:16on parle de 60 milliards d'euros
01:23:18pour moderniser
01:23:19ces infrastructures
01:23:20de transport
01:23:21comment on va trouver
01:23:21tout cet argent ?
01:23:22alors effectivement
01:23:2360 milliards
01:23:24la première ministre
01:23:26de l'époque
01:23:26avait parlé de 100 milliards
01:23:28on est dans des sommes
01:23:30considérables
01:23:30oui Elisabeth Borne
01:23:31on est dans des sommes
01:23:32considérables
01:23:34parce que le réseau
01:23:35notamment le réseau ferroviaire
01:23:36n'a pas été entretenu
01:23:38depuis des années
01:23:39et des décennies
01:23:40et d'ailleurs
01:23:41nous le voyons bien
01:23:42lorsqu'un TGV
01:23:44ralentit
01:23:44c'est pas parce que
01:23:45le conducteur du TGV
01:23:46a envie de rouler moins vite
01:23:47c'est parce que
01:23:48le réseau
01:23:49n'est plus adapté
01:23:50alors il va falloir trouver
01:23:52effectivement
01:23:52beaucoup d'argent
01:23:53et cet argent
01:23:55Philippe Tabarro
01:23:56souhaite
01:23:57que les concessions
01:23:59autoroutières
01:23:59les sommes
01:24:01reçues
01:24:02au titre des concessions
01:24:02autoroutières
01:24:03et bien reviennent
01:24:04au transport
01:24:04et là
01:24:05c'est une innovation
01:24:06c'est une innovation
01:24:07que l'on demande
01:24:09en nombre
01:24:10depuis des années
01:24:11c'est d'affecter
01:24:13les recettes
01:24:14à des dépenses
01:24:16bien affectées
01:24:17et là
01:24:18le souhait
01:24:18c'est que
01:24:19toutes les recettes
01:24:20qui viendront
01:24:20des autoroutes
01:24:21soient affectées
01:24:22au transport
01:24:23pour que ces recettes
01:24:24puissent être
01:24:25effectivement
01:24:25mises en place
01:24:26sur le transport
01:24:27je rassure
01:24:28l'ensemble des collectivités
01:24:29les départements
01:24:31et les communes
01:24:32effectivement
01:24:33le volet routier
01:24:35communal
01:24:35le volet routier
01:24:36départemental
01:24:37le volet fluvial
01:24:38et le volet
01:24:40lié à
01:24:42tous les transports
01:24:43SNCF
01:24:44et bien ne sont pas
01:24:45oubliés
01:24:45dans ce dossier
01:24:46et effectivement
01:24:48à partir de 2032
01:24:49puisque la fin
01:24:50des autoroutes
01:24:51pour les premières
01:24:52concessions
01:24:52qui se terminent
01:24:53c'est 2032
01:24:54donc ces sommes
01:24:55seront affectées
01:24:56mais il faut
01:24:57impérativement
01:24:57c'est
01:24:57je me répète
01:24:58vous entendez déjà
01:24:58ce que vont dire
01:24:59les futurs
01:25:00concessionnaires privés
01:25:01autoroutiers
01:25:01c'est à dire
01:25:02qu'ils vont dire
01:25:02à l'état
01:25:03si vous nous taxez
01:25:03pour financer le train
01:25:04et bien on va mettre
01:25:05moins d'argent
01:25:06pour entretenir
01:25:07nos autoroutes
01:25:08oui alors
01:25:08ce qu'il y a
01:25:09c'est qu'ils pourront
01:25:10toujours dire ça
01:25:11mais ils le savent
01:25:12en amont
01:25:13ce qui n'était pas le cas
01:25:14avant
01:25:16c'est à dire que
01:25:17les contrats
01:25:17ils auront le choix
01:25:19de les prendre
01:25:20ou de ne pas les prendre
01:25:21ils auront
01:25:22la possibilité
01:25:23de se dire
01:25:24et bien il faudra bien
01:25:25qu'on mette
01:25:26de l'argent
01:25:27au pot commun
01:25:27et c'est
01:25:29un gage
01:25:30je pense
01:25:31un vrai gage
01:25:32de sécurité
01:25:32une dernière question
01:25:33sur l'application
01:25:34de réservation
01:25:35de la SNCF
01:25:35l'application
01:25:36SNCF Connect
01:25:37durant l'examen
01:25:38au Sénat
01:25:38les sénateurs
01:25:39ont voté
01:25:40pour que cette application
01:25:41soit ouverte
01:25:41aux autres compagnies
01:25:43ferroviaires
01:25:44de voyage
01:25:44cela va affaiblir
01:25:46encore un petit peu plus
01:25:46la SNCF ?
01:25:47Alors ça a été
01:25:48un sujet
01:25:49sur lequel
01:25:50il y a eu
01:25:51un débat important
01:25:53puisque dans
01:25:53la nuit de mercredi
01:25:55à jeudi
01:25:55il y a 15 jours
01:25:57effectivement
01:25:58ce débat
01:25:58a pris une ampleur
01:25:59un peu difficile
01:26:00et j'ai réuni
01:26:01les quatre
01:26:02ceux que j'appelle
01:26:03les quatre pousquetaires
01:26:04puisque je leur avais
01:26:05confié une mission
01:26:06et parmi ces quatre personnes
01:26:08il y avait un sénateur
01:26:09groupe indépendant
01:26:10un sénateur centriste
01:26:11un sénateur socialiste
01:26:13un sénateur écologiste
01:26:14et ils avaient prévu
01:26:15une ouverture
01:26:17immédiatement
01:26:18au service connect
01:26:19pour l'ensemble
01:26:21des sociétés
01:26:23et des concurrents
01:26:24et donc nous avons
01:26:25trouvé beaucoup plus
01:26:25raisonnable
01:26:26de le mettre
01:26:26en 2028
01:26:27mais c'est quelque chose
01:26:29qui est très ouvert
01:26:30je crois que c'est le ministre
01:26:31qui m'avait évoqué
01:26:33dans la nuit
01:26:34qu'effectivement
01:26:35on pouvait revoir le sujet
01:26:36et j'ai revu
01:26:38les quatre rapporteurs
01:26:40de la mission
01:26:40pour leur expliquer
01:26:42le lendemain matin
01:26:42qu'il fallait effectivement
01:26:43qu'on donne un petit peu
01:26:44de souplesse
01:26:45donc c'est pour 2028
01:26:46puis ce sera plus pratique
01:26:47pour les usagers français
01:26:48exactement
01:26:48ce sera plus pratique
01:26:49pour les usagers français
01:26:50mais ce que je tenais aussi
01:26:51à évoquer
01:26:52c'est qu'une fois encore
01:26:54je ne souhaitais pas
01:26:55qu'on surtranspose
01:26:55alors que les autres pays
01:26:56ne le faisaient pas
01:26:57donc on a essayé
01:26:58d'adapter les choses
01:26:58Merci beaucoup
01:26:59Jean-François Langeau
01:27:00pour vos réponses
01:27:01sur ce projet de loi transport
01:27:02C'est la fin
01:27:07dans Direct du Sénat
01:27:08merci à tous
01:27:08d'avoir suivi cette émission
01:27:10et pour continuer
01:27:11à suivre l'actualité
01:27:12politique et parlementaire
01:27:13n'hésitez pas
01:27:13à lire nos articles
01:27:14et à voir les replays
01:27:15des émissions
01:27:16sur notre site
01:27:16publicsénat.fr
01:27:18Allez c'est l'heure
01:27:19de Sens Public
01:27:19et l'émission présentée
01:27:20par Thomas Huck
01:27:21qui va revenir
01:27:22avec ses invités
01:27:22sur cette question
01:27:23des super profits pétroliers
01:27:25Très bonne suite
01:27:25des programmes
01:27:26sur Public Sénat
01:27:26Sous-titrage Société Radio-Canada
01:27:30Sous-titrage Société Radio-Canada
01:27:34Sous-titrage Société Radio-Canada
01:27:35Sous-titrage Société Radio-Canada
Commentaires