00:00Mais dix ans plus tard, l'histoire semble se répéter.
00:04Les mêmes violences se reproduisent et s'amplifient.
00:07Les plateformes apparaissent comme toujours plus démissionnaires
00:10et les pouvoirs publics ne mettent, hélas, pas toujours en œuvre des moyens à la hauteur des enjeux.
00:16Depuis notre création, nous nous sommes attelés à centrer notre approche sur les besoins des victimes,
00:21à produire des travaux de recherche et à porter une lecture critique des cyber-violences de genre
00:26alimentée par une vision systémique, féministe et intersectionnelle.
00:31Pour nous, lutter contre les cyber-violences impose de lutter contre les structures qui les facilitent
00:36et les rendent possibles, à savoir le patriarcat, l'économie de l'attention, le capitalisme de surveillance,
00:42le racisme, les LGBTIQ-phobies, etc.
00:46En France, ce sont 84% des victimes de violences en ligne qui sont des femmes
00:53et 56% des victimes de cyber-violences sexistes et sexuelles qui sont mineures.
00:58Ces violences, elles peuvent prendre diverses formes, cyber-harcèlement, menaces,
01:02diffusion de contenus intimes ou de données sensibles, deepfakes à caractère sexuel,
01:07mais ceux qui les infligent poursuivent un but commun.
01:10Et j'accorde ici aux masculins parce que 74% des agresseurs sont des hommes
01:16et ce chiffre culmine à 85% pour les victimes de cyber-violences sexistes et sexuelles.
01:23Ces violences, elles servent à un projet politique réactionnaire,
01:27celui d'exclure les femmes et les minorités des espaces numériques,
01:30de les réduire au silence, de les empêcher d'investir un espace devenu essentiel,
01:34non seulement pour la participation démocratique, mais aussi pour travailler, s'informer, transmettre, s'organiser.
01:41Le simple fait d'être une femme et d'exister en ligne expose à les violences,
01:45ce qu'on a vu grâce au témoignage de Tiffaine.
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