- il y a 1 semaine
Face aux enjeux de souveraineté numérique, l'État français déploie "Visio", sa plateforme de visioconférence pour les administrations. Une initiative qui interroge sur l'indépendance technologique et la protection des données sensibles dans les communications officielles.
Catégorie
🗞
NewsTranscription
00:00C'est parti pour le grand débrief de l'ActuTech de Smartech.
00:07Vous regardez comme tous les jeudis en direct à 10h45 sur la chaîne Bismarck.
00:11Alors aujourd'hui autour de la table nous avons qui ?
00:13Nous avons une avocate Virginie Bensoussant-Brulé,
00:16nous avons une consultante, conseillère des grands patrons,
00:21allez on s'y dit comme ça, Imen Kabouya,
00:23et Alain Staron, un start-upper, disrupteur, le fondateur et PDG d'Artifil.
00:28Pas mal ce plateau !
00:30Pour commenter quoi ?
00:31On va parler notamment de visio, la solution souveraine, nous dit-on,
00:34de visioconférence que l'État veut imposer à ses agents publics.
00:38On verra si ça nous a convaincus cette solution
00:41et si c'est comme ça qu'on va gagner en souveraineté.
00:44Et puis on commentera aussi la fusion SpaceX XAI,
00:47donc au profit de projets futuristes comme des data centers spatiaux.
00:51Ça c'est ce que nous dit Elon Musk.
00:53On verra si on n'y croit, si on n'y croit pas,
00:55on sortira nos cartons rouges, nos cartons verts.
00:57Mais d'abord, je propose qu'on s'intéresse à la protection des données personnelles
01:01parce qu'il y a vraiment beaucoup de nouveaux défis dans ce domaine.
01:04Et pour lancer la discussion, on est connecté avec Florence Gaulier,
01:07qui est avocate en droit du numérique, vice-présidente de l'AFCDP,
01:11Association Française des Correspondants à la Protection des Données à Caractère Personnel.
01:16Et Florence, aujourd'hui même, c'est les 20 ans de l'Université des DPO,
01:21donc tous les responsables de la protection des données dans les entreprises.
01:23Qu'est-ce qui est au programme de cette grande journée ?
01:30Alors déjà, c'est effectivement les 20 ans de notre université
01:33qui est devenu vraiment le rendez-vous incontournable aujourd'hui
01:36pour toutes les personnes qui travaillent dans la protection des données.
01:41Bien sûr, nous allons parler de cybersécurité,
01:45nous allons parler aussi de souveraineté numérique,
01:48d'intelligence artificielle, mais aussi de sujets plus courants
01:53comme les cookies, par exemple, utilisés sur les applications et les sites Internet.
01:58Donc de nombreux sujets qui nous occupent tous aujourd'hui dans ce domaine.
02:04On n'en a pas fini avec les cookies.
02:06Bon, pourtant on pensait qu'on allait essayer, qu'on avait trouvé la martingale.
02:09Finalement, c'est quand même un sujet qui nous poursuit.
02:12Comment vous voyez l'évolution ?
02:13Parce que 20 ans de l'université des DPO,
02:16ça vous permet de voir un peu le chemin parcouru.
02:18Vous avez l'impression qu'on a progressé sur la protection des données personnelles ?
02:21Je ne sais pas si c'est l'avis qu'on peut avoir nous de loin,
02:25mais dites-nous vous de près.
02:27Je dirais quand même oui,
02:29parce qu'il y a encore du chemin à parcourir,
02:31mais c'est vrai qu'il y a 20 ans,
02:33alors moi je n'y étais pas, on m'a raconté,
02:34mais la première université, il y avait une quarantaine ou une cinquantaine de personnes maximum.
02:41Aujourd'hui, on est plus de 900.
02:43Et encore, c'est parce que l'amphithéâtre est limité dans sa taille,
02:46je pense qu'on pourrait être encore plus nombreux.
02:48Donc c'est vraiment la preuve qu'en 20 ans,
02:50la place des délégués à la protection des données
02:53et des professionnels de ce secteur a vraiment évolué.
02:59Ça montre aussi que la société est vraiment devenue une société de la donnée.
03:05La donnée personnelle est devenue une ressource essentielle pour toutes les activités,
03:09mais ce n'est pas une ressource, ce n'est pas une matière première comme les autres.
03:12Ça nécessite des garde-fous,
03:14parce que ce sont des données qui se rattachent à des humains,
03:17des citoyens, des vies privées, des vies professionnelles.
03:21Et donc forcément, ça mérite une vigilance particulière,
03:24un encadrement particulier.
03:26Les DPO sont là pour ça et pour être la boussole pour garder le cap.
03:32Utiliser des données personnelles, oui, bien sûr,
03:34mais dans un cadre qui permette de respecter les libertés et les droits fondamentaux.
03:39Alors c'est vrai que là, vous aurez le déplacement de la CNIL
03:42avec la présidente de la CNIL qui va venir s'exprimer cet après-midi, je crois.
03:46L'ANSI sera présente, Cybermalveillance.gouv, France NUM,
03:49donc les officiels sont là.
03:51Je ne sais pas si c'est forcément une bonne nouvelle,
03:52parce que ça dit aussi toute l'importance de ce sujet.
03:56Donc c'est qu'il y a beaucoup de choses à faire,
03:59beaucoup de défis à relever encore.
04:02Il y a des préoccupations, là.
04:03J'ai vu encore récemment dans l'actu le contrôleur européen de la protection des données
04:07qui s'inquiète d'un projet de la Commission européenne
04:09qui concerne le partage automatique des données biométriques
04:11entre les polices européennes.
04:14avec l'intelligence artificielle qui vient se rajouter à tout ça.
04:19Est-ce qu'on progresse vraiment ?
04:20Je ne sais pas si c'est le sentiment autour de la table que vous avez
04:22sur cette question des données personnelles
04:26et de notre protection de notre vie privée en ligne.
04:28Alors oui, enfin, on progresse évidemment au niveau européen.
04:34Au niveau français, nous, la réglementation, elle existe depuis 1978.
04:38Donc on était le premier pays européen
04:41et finalement le premier pays au monde
04:43à avoir une réglementation protectrice des données à caractère personnel.
04:49Et donc c'est cette réglementation qui est devenue un règlement européen
04:53qui s'est imposé dans toute l'Europe et qui finalement s'est imposé...
04:56On était vraiment de faire de lance, oui.
04:57Complètement.
04:58Complètement faire de lance.
04:59Alors à l'origine, et ça rebondit sur ce que vous venez de dire
05:03par rapport aux échanges de données entre polices,
05:06c'est que cette réglementation française,
05:08elle a d'abord été pensée pour encadrer, contrôler les fichiers étatiques.
05:13C'est la loi de 1978.
05:14C'est suite à un article paru dans Le Monde sur le projet Safari
05:19qui avait pour objet de créer un fichier des Français,
05:23un fichier général des Français.
05:25Alors que notre position chez nous,
05:27c'est d'avoir autant de fichiers que de thèmes.
05:29C'est pour ça que vous avez énormément de fichiers
05:31sur les immatriculations, sur les personnes recherchées,
05:35sur les empreintes digitales.
05:37On a un pays qui a multiplié les fichiers.
05:40Parce que c'est notre façon de faire, c'est notre ADN.
05:43Et donc c'est l'origine de la loi de 1978.
05:47Et ensuite, cette réglementation,
05:49et notamment avec la directive européenne puis le règlement européen,
05:52c'est plutôt attaché à encadrer l'utilisation de nos données à caractère personnel
05:57par les entreprises privées.
05:59On parlait notamment des cookies tout à l'heure.
06:02Et puis, à nouveau, dans l'actualité, comme vous venez de le dire,
06:06à nouveau, se pose la question de l'encadrement des fichiers finalement étatiques.
06:11Ceux en lien avec notre identité numérique,
06:15que ce soit notamment les passeports biométriques,
06:18ou plus récemment, avec le nouveau règlement sur les entrées,
06:23sorties et refus d'entrée sur le territoire européen,
06:27ce nouveau fichier, qui va donc être déployé intégralement
06:31dans l'espace Schengen d'ici le mois d'avril 2026,
06:35et où pour les personnes qui vont faire des séjours de moins de 3 mois
06:39dans l'Union européenne, dans l'espace Schengen,
06:43vont devoir fournir leur photographie faciale et leurs données biométriques.
06:50Et si elles refusent, alors elles ne pourront pas rentrer dans l'espace Schengen.
06:54Mais tout ça est quand même bien encadré.
06:58Les durées de conservation sont limitées.
07:00On a un droit d'accès à nos données.
07:02C'est une passion quand même du contrôleur sur des lacunes techniques juridiques.
07:06On nous dit qu'il y a aussi une opacité sur les données transmises.
07:09Alors ça, ça va être effectivement le point que vous avez soulevé.
07:12C'est qu'en 2022, on a négocié des accords au niveau de l'Union européenne
07:18avec les Etats-Unis pour un partage, en tout cas un accès des Etats-Unis
07:23à nos bases de données biométriques.
07:26Et là, on voit qu'on en a une nouvelle qui se crée.
07:30Alors c'est pour les extra-européens, c'est pour ceux qui voudraient rentrer dans l'espace Schengen.
07:37Mais effectivement, là, on a un petit point de vigilance à avoir sur finalement
07:44à qui on va permettre d'accéder à nos bases de données biométriques.
07:49Si je reviens au DPO, est-ce qu'il y a une coordination au niveau de l'Europe entre les DPO ?
07:57Est-ce qu'il y a des sujets que vous prenez ensemble en main ?
08:01Alors, on a justement, l'AFCDP fait partie d'une confédération qui s'appelle CETPO,
08:08C-E-D-P-O, qui regroupe justement différentes associations européennes
08:12de délégués à la protection des données.
08:14Donc c'est vraiment notre forum d'échange entre délégués à la protection des données européens,
08:19soit pour faire remonter des sujets, soit pour répondre aux consultations publiques,
08:25soit du Comité européen de protection des données, de la Commission européenne.
08:28Actuellement, bien sûr, un des sujets majeurs, c'est le projet Omnibus,
08:33qui fait partie des sujets de préoccupation des délégués à la protection des données européens.
08:39Donc oui, bien sûr, il y a des coordinations.
08:41Parce que c'est un projet de simplification ? Vous avez peur de perdre des attributions ?
08:48C'est pas de perdre des attributions, parce qu'a priori, la conséquence ne sera pas forcément ça.
08:55Ça fait partie des points de vigilance.
08:58Cette simplification ne simplifie pas tant que ça.
09:01D'accord.
09:01Mais en revanche, il peut y avoir un affligissement de la protection des données personnelles.
09:09Donc c'est plus vis-à-vis des citoyens que la préoccupation des délégués à la protection des données se situe.
09:16D'autant plus que, effectivement, l'idée de simplification,
09:21qui est aussi une préoccupation des délégués à la protection des données,
09:23puisqu'ils sont justement à faire cet équilibre entre l'économie et la protection des données,
09:30n'est pas au rendez-vous, à notre avis.
09:33En tout cas, ça fait partie des points sur lesquels on souhaite remonter un certain nombre de sujets
09:37où ce n'est pas si simplifiant que ça.
09:40Notamment sur la notion de données à caractère personnel tel qu'elle est proposée.
09:44Florence Gaullier, on va vous laisser justement travailler pendant cette université des DPO qui se tient aujourd'hui.
09:50Merci d'avoir fait un petit pas de côté pour être en direct avec nous dans Smartech.
09:56Je rappelle que vous êtes la vice-présidente de la FCDP.
09:58Je voulais faire juste un tour de table pour conclure.
10:01Est-ce que vous avez l'impression, vous, qu'on a progressé sur la protection des données personnelles ou pas ?
10:05Carton vert, oui, vous avez l'impression qu'on a progressé.
10:07Carton rouge, non, vous n'avez pas l'impression qu'on a progressé.
10:11Allez.
10:12On n'a même plus besoin de parler, quoi.
10:13Alors, je ne vois pas le carton, là, Alain.
10:16Un peu plus devant le micro.
10:18Oui, voilà.
10:19Ah, donc vous êtes très optimiste sur ce côté de la table.
10:23Un petit verre rouge, simplement pour indiquer que peut-être que la prochaine étape, ça sera de nous permettre d'être propriétaires de nos données à caractère personnel, ce qui n'est pas le cas actuellement.
10:36Et comme on l'a dit...
10:36Non, mais ce que c'est une marchandise, moi, je ne suis pas tout à fait sur la même ligne que vous, non plus.
10:43Moi, j'ai plutôt l'impression qu'on régresse énormément, parce qu'on nous demande toujours plus de données personnelles, tout le temps.
10:49Non, mais elles sont des données de plus en plus aussi.
10:51On en produit toujours de plus en plus.
10:53On en produit, mais on nous demande sans arrêt de nous...
10:55Encore là, avec la loi sur les réseaux sociaux pour les moins de 15 ans, chaque citoyen, à chaque fois, va devoir, sur chaque plateforme sociale, donner sa carte d'identité.
11:03Enfin, ça, c'est devenu systématique.
11:08Liberté versus sécurité.
11:09Ah oui.
11:10C'est ça, c'est liberté versus sécurité.
11:12Oui, mais quitte de la sécurité des données.
11:14C'est comme ça que ça fonctionne, c'est un triptyque.
11:16Oui, c'est un triptyque.
11:16Je pense qu'on a progressé dans le sens où on est très conscient du caractère précieux.
11:21Et je pense qu'on exprime un petit peu les valeurs européennes qui sont très centrées sur le droit, etc.
11:26Donc, ça, c'est une valeur qu'on a.
11:28Mais sauf qu'on évolue dans un monde, forcément, qui se segmente, où on voit une inflation de réglementations qui sont complètement en opposition avec les réglementaires.
11:40Donc, en fait, le monde se complexifie.
11:44Et je pense qu'on a l'impression de régresser parce qu'on est face à une convergence de risques géopolitiques, fragmentation réglementaire et normative, etc.
11:52Donc, on est face à un problème massif.
11:56Et ce qui est positif, c'est qu'on en a conscience.
11:58Maintenant, est-ce qu'on va arriver à imposer...
12:01Mais ça, c'est le premier pas, évidemment.
12:03Alors, est-ce que c'est le premier pas aussi d'imposer l'outil Visio aux agents publics ?
12:09Je fais un enchaînement sur notre 200 ans de débat.
12:14Visio, donc solution de visioconférence de l'État français pour les agents publics.
12:17L'objectif, c'est de remplacer les Zooms, les Teams, les Webex, qui étaient allègrement utilisés pour des raisons, nous dit-on, de souveraineté et de sécurité.
12:26Est-ce que ça vous semble un geste fort, politiquement, important, allant dans le bon sens, pouvant changer la donne ?
12:32Allez, Alain, on ne vous a pas beaucoup entendu encore.
12:34Je viens de demander à Visio d'accéder en tant que start-up à leur service.
12:38D'accord. Et alors ?
12:39J'attends la réponse.
12:40Ah, c'est un peu long, alors.
12:43Non, je l'ai fait ce matin.
12:43Là, on s'est présenté comme un outil pour l'administration.
12:47Oui.
12:48On sait tous maintenant que l'administration, toute seule, ne sait pas porter des solutions viables économiques.
12:54Je ne sais pas, c'est une affirmation qui est la vôtre.
12:58Oui, on pourrait donner des milliards d'exemples.
13:00On sait bien que...
13:01Enfin, je veux dire, oui.
13:04Ne serait-ce qu'en termes d'innovation, on demande à Nicolas Diffour ce qu'il en pense,
13:07mais on voit bien que l'association publique-privée, c'est ça qui fait que ça marche.
13:10Public tout ça, ça ne marche pas.
13:11Mais alors, qu'est-ce que vous voulez faire avec Visio, vous ?
13:12Remplacer Teams.
13:13Ok.
13:14Donc, vous voulez que cet outil, qui est présagement public, devienne un outil que tous les Français puissent utiliser ?
13:19En tout cas, nous, dans notre entreprise, on fait de la sécurité sur les infrastructures critiques.
13:22Donc, on est quand même dans des sujets très confidentiels.
13:25Je ne souhaite pas être espionné.
13:27Et aujourd'hui, je sais que sur Teams, sans être paranoïaque, ça fuite.
13:32Oui.
13:33Alors, Virginie ?
13:34Moi, on vert.
13:35Oui, d'accord.
13:36Donc, vert.
13:37Oui, on a ouvert.
13:37Voilà.
13:38Parce que la souveraineté juridique, c'est une chose, on en a parlé.
13:41Et c'est vrai qu'avec tous nos règlements européens qui vont finalement s'exporter, puisque pour pouvoir travailler avec les Européens, les entreprises étrangères vont devoir appliquer notre réglementation.
13:52Mais il n'y a pas de souveraineté juridique sans de souveraineté technologique.
13:58Et pour moi, ce n'est pas tant une question d'espionnage.
14:00C'est que, quand bien même les Américains sont nos alliés, les alliés des Européens, des Français,
14:06si demain, on passe des taxes au fait de nous couper l'accès à Teams ou à Zoom, l'administration française ne pourra plus travailler.
14:15Voilà, c'est terminé.
14:17Et donc, pour une question de continuité de service, savoir que Visio existe et va être, là, pour l'instant, c'est expérimental et ça marche plutôt très bien.
14:27Objectif 2027 pour toute l'administration.
14:30Exactement.
14:30Aujourd'hui, ceux qui sont passés en priorité, c'est le ministère des Armées, c'est la DGFIP, donc nos impôts, et notamment l'assurance maladie.
14:41Donc, déjà, côté souveraineté technologique et aussi, je voulais dire, financière.
14:45Parce qu'aujourd'hui, ils ont calculé que les licences étrangères, du Zoom ou du Teams, par tranche de 100 000 agents, ça coûte 1 million d'euros par an.
14:58Donc, quand même, des économies significatives importantes.
15:00Et pour rebondir, ce qu'ils vont développer en plus grâce au privé, c'est avec Pianot et Qtai AI, c'est-à-dire la partie transcription et la partie traduction en temps réel.
15:12Donc, à mon avis, très intéressant.
15:15Pour la suite.
15:17Alors, comment je réagis ? Je vais mettre un verre.
15:20Pourquoi ? Parce que, donc là, on passe de la déclaration d'intention de la souveraineté, donc ça fait longtemps qu'on en parle, et là, ça se traduit par une décision forte.
15:28On arrête d'utiliser les solutions américaines et on impose pour l'État, qui doit être exemplaire, des solutions européennes.
15:33Ce qui peut être néanmoins discutable, c'est ce que ça dit de la stratégie de l'État.
15:42Est-ce que c'est à l'État de construire des solutions et de les opérer ?
15:47Oui.
15:47C'est ce que fait la Terre entière.
15:50C'est ce que fait la Terre entière.
15:52Néanmoins, l'État, en fait, ce qu'il faut comprendre, c'est que l'État paye deux fois.
15:57Donc, il paye les personnes qui fabriquent et qui opèrent les solutions qui sont par ailleurs des freelances, pour la plupart.
16:04Et ils subventionnent aussi des start-up, des entreprises françaises et européennes, pour les certifier, les habiletés, les techniques claves, etc., pour les financer.
16:14Donc, en fait, c'est comme si on payait deux fois pour avoir la même chose.
16:19Et encore, ce qui se fait partout dans le monde, notamment ce qui a fait la puissance technologique des États-Unis.
16:23Et maintenant de la Chine.
16:24Et maintenant de la Chine.
16:25Alors, dans une vision très autoritaire, c'est que les entreprises privées, elles se sont développées grâce à la commande publique.
16:33Exactement.
16:33Eh bien oui, mais là, ce n'est pas ça.
16:35Ce n'est pas du tout ce qui se passe, là.
16:37Comment on fait ?
16:37Ce n'est pas du tout ce qui se passe.
16:38C'est que moi, je mets un carton en rouge.
16:41Pourquoi ?
16:41Eh oui, il faut bien quand même s'opposer de temps en temps.
16:44Parce que pour moi, c'est la politique des petits pas.
16:46Donc, c'est bien.
16:47C'est de dire, OK, on fait une petite chose dans la vision.
16:50Très bien, mais sauf qu'on n'a plus le temps.
16:52Là, on est dans une urgence d'action sur la souveraineté.
16:55L'urgence, maintenant, c'est vraiment de faire grandir l'écosystème.
16:57Et pour moi, ça va à l'encontre d'une politique industrielle, puisqu'on ne fait pas marcher le carnet de commande de l'État.
17:03L'État produit lui-même.
17:05Et il faut les entendre, les startups qui font des solutions visio-françaises et qui rament pour s'imposer auprès des clients.
17:11Et qui voient l'État faire ça ?
17:13Attendez, il faut nous aider, quoi.
17:15Allez, une phrase, Alain, pour me contredire.
17:18C'est possible ?
17:19C'est bien vu.
17:21OK, alors on enchaîne sur Elon Musk.
17:23Ça va être très dur, Alain, de contredire.
17:25On enchaîne sur Elon Musk.
17:27Donc, le fondateur de SpaceX et XAI qui décide de fusionner ces deux entreprises.
17:33Donc, tout ça va être rassemblé sous une même identité.
17:37Je vais y arriver.
17:38Donc, ça veut dire les technologies spatiales de SpaceX avec les fusées réutilisables,
17:44les constellations satellitaires de Starlink, le réseau social X.
17:49Et puis, il y a Grock, évidemment.
17:51Donc, tout ça en vue d'une introduction en bourse en juin.
17:54Et en vue plus tard, nous dit Elon Musk, d'avoir une stratégie cohérente avec des satellites
18:00qui hébergeraient des data centers dans l'espace où on aurait l'énergie solaire
18:04qui alimenterait naturellement ces data centers.
18:07Et le froid sidéral qui les réfléchirait aussi tout à fait naturellement.
18:12Donc, ce serait bon pour la planète.
18:13Quel est votre avis ? Est-ce que vous croyez à ce projet ?
18:15Est-ce que vous pensez que ça va être une réussite ?
18:17Cette fusion, ça vous semble une bonne idée.
18:20Est-ce que vous adhérez au projet Elon Musk ?
18:22Carton rouge, carton vert ?
18:23On adhère au projet Elon Musk.
18:24C'est la question.
18:25Ce projet de fusion.
18:26Attends, le projet de fusion.
18:28Est-ce que ça vous semble un projet qui peut réussir ?
18:32Déjà.
18:33Je ne vois pas le carton d'hymène.
18:41Un verre.
18:42Ok, vous êtes très optimiste aujourd'hui.
18:44Allez, Alain.
18:46En fait, c'est d'une cohérence extraordinaire.
18:48Oui.
18:48Ah bon ?
18:51Oui.
18:51Non, mais c'est quand même inattendu.
18:52Personne ne s'attendait à fusionner X avec SpaceX.
18:54Avant, on ne pouvait pas voir, mais quand on lit a posteriori, pour moi, c'était évident.
18:59Où est la cohérence ?
18:59Qu'est-ce que SpaceX ?
19:00Oui.
19:01C'est le moyen de faire Starlink.
19:02Rien d'autre.
19:03Pourquoi il a fait des fusées réutilisables ?
19:05C'est juste pour faire des constellations de satellites.
19:06Rien d'autre.
19:07Ok.
19:07Non, mais là, ils sont déjà dans Starlink et dans SpaceX.
19:10Non, mais c'est pur que ça.
19:11Ça aurait dû s'appeler Starlink.
19:13SpaceX est au service de Starlink.
19:15Oui.
19:15D'accord.
19:16Ce que Ariane n'a pas vu.
19:18C'est vrai.
19:19Et de l'aveu même du PDG d'Ariane que de l'annoncer le lancement d'Ariane 6.
19:22J'étais présent à la cour de presse.
19:24Il reconnaît qu'il ne l'a pas vu.
19:25Donc, premier point, SpaceX permet d'alimenter Starlink.
19:29Qu'est-ce que fait Starlink ?
19:30Distribuer de l'information partout.
19:32D'accord ?
19:33Qu'est-ce que fait Twitter ?
19:34X, pardon.
19:35Transmettre de l'information.
19:37Et qu'est-ce que fait l'IA derrière tout ça ?
19:39C'est un réseau social, attention.
19:41Oui, mais justement.
19:42Il y a des brevets.
19:43Et qu'est-ce que fait l'IA ?
19:46X et I, elles s'entraînent sur les conversations de Twitter.
19:50De X, pardon.
19:51Je vais pas, je vais rester vieux jeu, moi.
19:53Donc, in fine, tout ça, c'est quoi ?
19:55C'est un moyen à Elon Musk d'entraîner son IA sur la population mondiale.
19:59Mais est-ce qu'elle l'entraîne pas vers la catastrophe ?
20:01Est-ce que X, c'est pas une entreprise profitable ?
20:05Non, mais...
20:05Ymen, contradiction peut-être ?
20:08Contradiction, en fait, je vais...
20:09Alors, désolé Delphine, je vais aller dans le sens d'Alain.
20:12Enfin, non, mais dans le sens où...
20:14Après, évidemment, c'est une catastrophe.
20:17Mais c'est pas ça dont on parle.
20:18C'est pas ça dont on parle, c'est une catastrophe.
20:20Mais c'est pas...
20:21Une catastrophe, pourquoi ?
20:23Pourquoi ?
20:23La solution, elle paraît hyper pragmatique,
20:25parce qu'en fait, on peut se dire,
20:26XAI, ça engrange, enfin, ça perd des milliards de données, etc.
20:30Donc, en vue d'une introduction en bourse d'une IPO,
20:32il a quand même besoin d'avoir une solidité financière.
20:34Donc, très pragmatique, pas super.
20:35Il a besoin aussi de cash pour Grock, pour son livre.
20:37Il a besoin de cash pour Grock, etc.
20:39Donc, tout ça se raconte très bien, etc.
20:41Mais si on prend un step back,
20:42comme vous le disiez, Alain,
20:44c'est que derrière, il sert un projet.
20:47Le projet Elon Musk.
20:48Oui.
20:48Et le projet Elon Musk,
20:49c'est pas juste qu'on voyait des gens sur la Lune,
20:51comme on peut le dire dans la littérature.
20:52Sur Mars, c'est de quadriller...
20:54Sur Mars, pardon, sur la Lune.
20:56La Lune, on l'a déjà fait, elle, il me semble.
20:58C'est déjà fait.
20:59J'ai 60 ans de retard.
21:02Son projet, c'est pas d'envoyer des gens dans l'espace.
21:04Son projet, c'est de quadriller l'espace informationnel
21:06de toute l'humanité.
21:08C'est ça, son projet.
21:09En fait, il crée une espèce d'intégration
21:12de tous les produits,
21:14de sa puissance technologique,
21:16pour asservir le monde.
21:18Et ça, ça sert à une espèce de théorie
21:21qui a été théorisée par Francesca Renda,
21:27non, Brea, pardon,
21:29qui part de l'autoritarienne Stack,
21:30qui dit qu'il y a des poignées de seigneurs
21:33de la technologie
21:34qui ont créé des complexes techno-politico-financiers
21:38pour asservir le monde
21:40et quadriller tous les domaines stratégiques.
21:42Toi, si je n'ai pas quadriller, je dirais manipuler.
21:45Programmer.
21:45C'est la même chose.
21:47Quadriller, c'est j'y vais.
21:49Manipuler, c'est j'y vais avec des informations
21:50que j'ai manipulées grâce à l'IA.
21:54Je crois que son but, c'est celui-là.
21:55Donc tout reste, c'est au service.
21:57Le fond du sujet, c'est X et Aïe.
21:58Et vous pensez que commercialement,
22:00cette créature en bourse, elle peut fonctionner ?
22:02L'entrée en bourse, ça a aussi comme conséquence,
22:05et il en est certainement conscient,
22:07et ses équipes aussi,
22:09un plus fort contrôle
22:11et une plus forte régulation
22:12des autorités.
22:15Ah bah oui.
22:15Voilà, donc il est quand même conscient de ça.
22:17Et donc finalement,
22:19est-ce que c'est vraiment une mauvaise chose,
22:20cette entrée en bourse,
22:21alors qu'elle va permettre plus de transparence ?
22:25Et là où...
22:25Oui, c'est un bon point.
22:26Là aussi, il peut y avoir raison
22:28sur le plan énergétique,
22:30c'est que là, la demande en ressources va croissant,
22:36que sur la Terre,
22:38on va arriver à un moment
22:39où ça va provoquer des tensions sociales
22:42et environnementales peut-être trop importantes.
22:45En tout cas, lui, c'est sa vision.
22:48Et en fait, permettre finalement
22:50la production d'énergie au niveau de l'espace,
22:54c'est...
22:55Oui, mais l'espace...
22:57Mais il le possède déjà,
22:58il a déjà la moitié...
22:58Il est en rouge parce que l'espace,
23:00ça fait partie de la planète.
23:02Ah non, il y a un droit.
23:03Non, mais ce que je veux dire,
23:04c'est que...
23:05Ah, il a demandé un million de satellites.
23:07Oui, mais là,
23:07il en possède déjà la moitié à lui tout seul.
23:09Non, mais c'est complètement réaliste.
23:11Il sature à lui tout seul.
23:11Voilà, mais oui, oui.
23:12Donc, on peut faire les autres.
23:13Alors que...
23:14Non, mais au-delà de saturer
23:17et de prendre les places des concurrents,
23:19je parle de moi d'environnement,
23:20les débris,
23:22la visibilité pour...
23:24Ça se travaille.
23:24Ça se travaille.
23:24Il faudrait vous passer à une émission
23:27sur le news space.
23:28Parce que c'est un droit,
23:30c'est un domaine juridique à l'art entier.
23:31Après, je dirais juste qu'Elon Moss,
23:33c'est bien de parler des États,
23:34mais à mon avis, il s'en moque.
23:35Oui, oui, oui.
23:36C'est un philosophie,
23:37c'est que nous sommes plus forts que les États.
23:38Et le besoin que nous créons chez les gens,
23:41ils ne vont jamais interdire...
23:42Je passe à la juge de Canberra,
23:44ils ne vont jamais interdire Meta,
23:45parce que les gens ont besoin de Meta.
23:46Ils ne vont jamais interdire Insta.
23:47Et donc, c'est ça le combat qui mène.
23:50Faire plier les Européens,
23:51les autorités européennes,
23:53parce que les Européens basiques,
23:55enfin, pardon, les citoyens,
23:56vont refuser d'abandonner
23:59des produits américains.
24:00Regardez, on n'arrive pas à...
24:01Est-ce qu'ils ont besoin de Facebook ?
24:04Enfin, je ne sais pas,
24:05est-ce qu'on a besoin de Facebook aujourd'hui ?
24:07On va annoncer.
24:08En tant que Premier ministre,
24:09Premier ministre que tu seras peut-être un jour,
24:11va annoncer qu'on interdit Insta, Meta et TikTok en France.
24:15Ah oui, je suis contre les interdictions,
24:16donc je ne ferai pas ça,
24:17si jamais vous choisissez.
24:19Mais c'est un tollé,
24:20c'est un tollé,
24:21parce qu'on aime être...
24:22Quelque part, on ne se rend pas compte,
24:23on s'asservit.
24:25Voilà, moi je sais que
24:26Isu ou n'importe quel autre
24:27est plus mauvais que Teams,
24:29je m'en fous.
24:30Je veux quand même aller vers Interdicons.
24:31Voilà, c'est ce que je veux dire.
24:32Il y a d'autres solutions.
24:33Il y a d'autres solutions technologiques.
24:35Mais l'Europeienne.
24:35Mais il n'y a pas de nombre d'alternatives à X.
24:39Si Elon Musk fait ça,
24:41on n'est quand même pas bien.
24:43À X, on a des alternatives.
24:45Oui, mais la chaîne...
24:46Plein !
24:47La chaîne...
24:47Non, la chaîne.
24:48C'est-à-dire que l'IA de Musk
24:50sera chez nous tous.
24:52Mais il a racheté X
24:53essentiellement pour ses brevets.
24:55X, enfin, ex-Twitter,
24:58possédait un nombre de brevets,
25:00notamment sur l'entraînement
25:04des intelligences artificielles.
25:06Et il me semble qu'une des raisons du rachat
25:09n'est pas tant le réseau social en tant que tel
25:12que son portefeuille de brevets
25:14pour alimenter...
25:16Non, non, non.
25:17Il y avait des très beaux brevets quand même.
25:19Peut-être.
25:19Mais l'IA, c'est les données d'abord.
25:20Si on n'a pas les données,
25:21on ne peut pas entraîner.
25:22Et tous les gens qui écrivent sur X,
25:24eh bien, ils fournissent des données.
25:25Mais ces data centers dans l'espace,
25:28là, vous...
25:28Vous vous réjouissez de cette perspective ?
25:30Les Chinois le font déjà.
25:31Les Chinois le font déjà.
25:32Et effectivement, je trouve que sur un plan économique,
25:34c'est beaucoup plus malin que Meta
25:36qui va mettre ses serveurs en Islande.
25:38Et donc qui contribue à faire...
25:39Vous vous déjouissez de cette perspective ?
25:40Non, en fait, on se...
25:41Je ne me réjouis pas.
25:42Il y a toujours des solutions.
25:44On dit, effectivement, il y a des problèmes.
25:46On ne va plus voir l'espace,
25:47il y aura trop de satélite, patate, patate, patate.
25:48On a toujours trouvé des solutions.
25:50Il y avait trop de chevaux dans les rues,
25:51on inventait les bagnoles.
25:52La voiture pollue, on a voile de la voiture électrique.
25:54On consomme trop de cobalt,
25:55on fait des batteries sans cobalt.
25:56Ça, je ne suis pas inquiet.
25:57Les ingénieurs, c'est leur métier,
25:58on est là pour ça.
25:59Il ne faut pas s'inquiéter de ça.
26:00En revanche, la prise de pouvoir,
26:02ça me perturbe beaucoup plus.
26:03Après, est-ce que...
26:05Ça veut dire imaginer que Starlink
26:06desserve véritablement avec ses satellites
26:10toute son IA sur toutes les connexions,
26:13tous les réseaux ?
26:13Je pense que ça, c'est un fantasme, Alain.
26:15De Musk, oui.
26:17Enfin, il y pense,
26:18donc il peut éventuellement chercher à le réaliser.
26:20Et il fait tout pour...
26:22Mais aujourd'hui, dans les zones blanches en France,
26:24ça marche déjà.
26:25Heureusement qu'il y a Starlink.
26:26Moi, je n'avais pas la fibre.
26:28J'habite à Paris, je n'avais pas la fibre.
26:30J'ai cherché à mettre Starlink.
26:32Et ça marche très bien.
26:33Oui, sauf que je n'ai pas la fenêtre.
26:35Une fois que j'avais votre connexion Starlink,
26:37vous pouvez mettre n'importe quel chatbot IA
26:39sur votre ordi ou votre téléphone.
26:42Je reste confiance à Elon Musk
26:44pour qu'on ait Starlink,
26:45qui pousse préférentiellement son réseau social.
26:47Mais alors là, il aura un problème
26:48avec les autorités de concurrence.
26:49D'autant plus quand il sera entré en bourse.
26:53Et c'est vrai que ça, c'est un bon point
26:54parce qu'il y aura vraiment une surveillance des marchés.
26:56Bon, exactement.
26:57Alors, on n'est pas ici dans Smart Bourse.
26:59J'engage tout le monde à regarder Smart Bourse
27:00pour avoir plus d'informations sérieuses
27:02sur cette question d'introduction.
27:04Autre brillante transition.
27:05En bourse.
27:06En revanche,
27:08en revanche,
27:09voilà, moi, je voulais vraiment qu'on réagisse
27:10sur cette idée de fusionner
27:12deux activités qui n'ont a priori rien à voir.
27:14A priori.
27:15a priori, rien à voir.
27:16Elles sont à voir.
27:17Elles servent son but.
27:18Et sur cette stratégie,
27:19donc je vois que vous êtes tous convaincus.
27:21Très bien.
27:22Merci beaucoup.
27:22Mais ça fait peur.
27:23C'est pas parce qu'on est convaincus
27:24qu'on a l'air.
27:25J'entends bien.
27:25Mais il faut qu'on prenne conscience
27:27pour contrer justement
27:28et pour faire,
27:29pour réagir à ça.
27:30Parce qu'il y a un projet.
27:31C'est très cohérent.
27:32Et il va falloir être très légifiant.
27:34Ils vont réagir,
27:34mais ça ne va pas forcément être des Européens.
27:36On va voir OpenAIA,
27:37il va réagir.
27:37Google va réagir.
27:39Mais quel Européen va réagir ?
27:39Et les Chinois.
27:41Oui.
27:41Et les Chinois.
27:41Les Chinois,
27:42ils ne vont pas laisser frère.
27:43Ils ne vont juste pas laisser frère.
27:44Et ils avancent silencieusement
27:46vers ce plan ultime.
27:47Exact.
27:48Merci beaucoup Alain Staron,
27:49d'Artifi,
27:50Virginie,
27:51Imen,
27:51Sous-enbrûlé,
27:52avocate et Imen Kabouillat
27:53de chez WaveStone.
27:54Merci à tous de nous avoir suivis.
27:56C'était votre Smartech en direct
27:57comme tous les jeudis
27:58à 10h45 sur la chaîne
28:00Bsmart for Change,
28:01une émission qui a été préparée
28:02avec moi par Émilie Roche
28:04et réalisée par les équipes de Bsmart.
28:07Merci beaucoup à eux.
28:08Et on se retrouve très vite.
28:09On se retrouve précisément lundi
28:11à l'antenne pour un nouveau Smartech.
Commentaires