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Christine Kelly et ses chroniqueurs débattent de l'actualité dans #Facealinfo
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00:00Face à l'info, bonsoir, 19h c'est l'heure, nous sommes ensemble jusqu'à 20h.
00:05Au sommaire ce soir, que pensez-vous de la climatisation ?
00:10Avec ces fortes chaleurs et ces records de température inédits pour un mois de mai,
00:15jusqu'à 38 degrés aujourd'hui, faut-il équiper massivement les écoles et hôpitaux
00:22ou repenser nos villes pour éviter de dépendre toujours plus du froid artificiel ?
00:27Derrière la météo, une vraie fracture apparaît.
00:30Veut-on simplement survivre à la chaleur ou encore savoir vivre avec le climat qui vient ?
00:36Sujet économique, politique, social, écologique, architectural ?
00:42Le regard de Marc Menon ce soir.
00:45Au Nigeria, les massacres de chrétiens continuent dans un silence assourdissant.
00:50Environ 7000 chrétiens y auraient été tués pour leur foi l'an dernier.
00:54Selon les sources, c'est 50 à 100 000.
00:57Depuis 2009, certaines attaques récentes ont fait jusqu'à 200 victimes en une nuit.
01:03Viole, bébé découpé, femme enceinte éventrée.
01:06L'horreur est l'inimaginable à libre cours dans le silence coupable international.
01:12Quand un drame devient aussi massif, aussi répété et pourtant aussi peu débattu,
01:17le silence du monde finit-il par devenir une forme de renoncement ?
01:22Que cache ce silence ? L'analyse de Michel Fayad.
01:27Du halal imposé dans une école catholique à Soissons, des parents d'une école catholique dénoncent.
01:32L'introduction devient halal lors d'une sortie scolaire et voyant moins un menu qu'un symbole de renoncement culturel
01:40et religieux.
01:41Derrière la polémique alimentaire, jusqu'où une institution peut-être s'adapter sans finir par perdre son identité ?
01:47L'analyse de Gabriel Cluzel.
01:50Aujourd'hui, la loi sur les soins palliatifs a été promulguée,
01:53mais le texte sur la fin de vie reste enlisé entre Assemblée nationale et Sénat
01:59dans un climat de division croissante chez les élus, les soignants et les familles.
02:04Si ce débat touche à notre définition collective du soin et de la dignité,
02:09peut-on vraiment trancher sans consensus national l'édito de Charlotte Dornelas ?
02:15Il est malade, il va mourir, il le sait, il est fatigué, il est en fauteuil, il n'a presque
02:22plus de voix,
02:23il perdra bientôt sa voix, mais il a le sourire.
02:26Il cessera bientôt de respirer, alors que ses mots sont comptés.
02:31Louis-Benoît Barthes a rassemblé une incroyable énergie ce soir pour venir nous parler.
02:36Il a un message à nous partager, le même qu'il a écrit dans le Figaro,
02:41une lettre adressée à Emmanuel Macron.
02:44Il est atteint de la maladie de Charcot, Louis-Benoît veut prononcer six mots,
02:49« Donnez-moi le courage de vivre » et il est sur le plateau de Face à l'Info ce
02:54soir.
02:55Une heure avec nos mousquetaires pour tout se dire et sans tabou.
02:57C'est parti.
03:12Louis-Benoît Barthes, quel sourire vous avez ce soir ?
03:17Vraiment.
03:17Tant mieux.
03:18On est très très très content de vous avoir.
03:21Alors vous avez vu au début de l'émission un petit peu d'agitation, il a fallu l'installer,
03:24il a fallu emmener votre fauteuil, vous installer et tout, on a pris le temps.
03:28Est-ce que vous êtes bien installé ?
03:30Très bien, grâce à vous.
03:32J'espère que je suis audible, mais tout va bien.
03:36Vous êtes audible et d'ailleurs on va vous écouter dans un instant.
03:41Merci infiniment d'être là.
03:42D'abord, avec la vague de chaleur en Ile-de-France, au moins 17 bouches à incendie ouvertes illégalement aux
03:48petites couronnes comme Astin.
03:50Alors que les habitants disposent d'un immense centre aquatique olympique, dernier cri, et d'une piscine municipale.
03:58L'élu municipal, Suleymane Baradji, explique que des jeunes ont ouvert les bouches à incendie parce qu'il n'y
04:05a pas de toboggan à la piscine.
04:07Voilà, on parlera en tout cas dans un instant avec Marc Menand de ce sujet des bouches à incendie et
04:17de la clim notamment,
04:19puisque effectivement c'est devenu un sujet politique, Marc Menand, un sujet économique, un sujet architectural.
04:27On en parle dans un instant.
04:29D'abord, Charlotte Bornellas.
04:32Aujourd'hui a été promulguée la loi sur les soins palliatifs et vous m'avez proposé d'en parler.
04:39Et en même temps, de mon côté, je cherchais désespérément à convaincre Louis-Benoît de venir nous en parler ce
04:45soir.
04:46Donc d'abord, on vous écoute et ensuite on écoutera Louis-Benoît.
04:50Alors en effet, on finit par se perdre un peu dans cette histoire de fin de vie qui dure depuis
04:57maintenant plusieurs années.
04:58Il y a eu deux lectures du texte qui est actuellement discuté.
05:02Il y a eu deux lectures et deux votes positifs à l'Assemblée.
05:05Tous deux accompagnés de deux lectures et deux refus du côté du Sénat.
05:10Il y aura donc la réunion d'une commission mixte paritaire qui a été convoquée par le gouvernement le 2
05:15juin prochain.
05:15C'est la semaine prochaine qui sera composée de sept députés et sept sénateurs chargés.
05:21C'est le but d'une commission mixte paritaire de trouver un compromis.
05:24C'est la raison pour laquelle tout le monde annonce que cette commission mixte paritaire va bien être réunie parce
05:28que c'est obligatoire.
05:29Mais que ce compromis ne sera jamais trouvé, députés et sénateurs n'étant pas d'accord.
05:33Donc on l'annonce déjà comme impossible ce compromis.
05:36S'il y a bien un désaccord, c'est alors au gouvernement de demander ou non.
05:41Il a le choix évidemment par le biais du calendrier aux deux chambres de se prononcer sur le texte lors
05:47d'une nouvelle lecture.
05:48Donc une troisième lecture de l'Assemblée du Sénat avant que ça revienne définitivement à l'Assemblée.
05:53Qu'est-ce qu'on s'y perd ? Incroyable.
05:54Oui, on s'y perd un peu. C'est vrai que c'est compliqué.
05:57Son examen par la commission des affaires sociales de l'Assemblée nationale qui examine, vous savez,
06:01avant que ce soit débattu dans l'hémicycle est prévu la semaine du 22 juin.
06:05Ce qui veut dire attendu dans l'hémicycle avec tous les députés la semaine du 27 juin.
06:11Il y aura ensuite les débats.
06:12Puis le texte ira au Sénat qui devra, pour que le texte soit finalement adopté,
06:17renvoyer la copie à l'Assemblée nationale avant la fin de la session parlementaire qui est le 14 juillet.
06:23Voilà pourquoi il y a un petit peu d'esbrouf ces derniers jours.
06:27parce que soit le Sénat démissionne entre guillemets et renvoie le texte immédiatement à l'Assemblée nationale
06:33pour qu'il soit examiné avant la fin de la session parlementaire.
06:37Soit il impose le débat parce que le Sénat rejette souvent le texte,
06:40non pas parce qu'il y a une unanimité au Sénat,
06:42mais parce qu'il y a un désaccord entre les sénateurs sur le texte lui-même.
06:45Ou alors, dernière option, le gouvernement fait de l'euthanasie sa priorité,
06:50des priorités absolues aujourd'hui,
06:52et rallonge la session parlementaire par une session extraordinaire au-delà du 14 juillet.
06:57Les sénateurs ont déjà dit qu'ils étaient contre cette option-là
07:00parce qu'ils ont des élections à gérer en septembre.
07:02Vous voyez qu'il y a beaucoup de choses qui s'imbriquent.
07:04Toujours est-il que dans le processus, c'est l'Assemblée qui aura quoi qu'il arrive le dernier mot
07:08et c'est ce qui a fait dénoncer un coup de force à Bruno Retailleau
07:11qui plaide quant à lui désormais pour un référendum sur le sujet.
07:15Une promesse qu'avait faite Emmanuel Macron si et seulement si, je cite,
07:19le texte était bloqué. Qu'en considère-t-on qu'il l'est exactement ?
07:23C'est toute la question.
07:25Que comprendre, Charlotte, de ces allers-retours à répétition
07:27pour un texte promis par Emmanuel Macron que l'on disait par ailleurs très consensuel ?
07:33Alors c'est vrai que c'était promis par Emmanuel Macron
07:35mais l'absence de majorité contraint le chef de l'État sur d'autres sujets,
07:38sur celui-ci aussi, ainsi que, je pense, l'imprévu du débat.
07:42Tout le monde imaginait que le débat allait être plus simple que ça
07:45parce que tout le monde partait du principe qu'en effet le texte était,
07:47le texte et l'idée, le principe étaient éminemment consensuels.
07:52Or, factuellement, depuis le début de ces discussions,
07:54on voit qu'il ne l'est pas.
07:56L'unanimité a disparu pour laisser place à une autre histoire.
08:01Il n'y a pas, Emmanuel Macron, vous savez, disait
08:03il faut cette loi parce que c'est une loi d'humanité.
08:05On a découvert au fil des débats qu'il n'y avait pas les partisans de l'humanité
08:09et les tenants de l'inhumanité de l'autre côté
08:11et qu'évidemment, tout était un petit peu plus compliqué que ça.
08:15D'abord, il y a eu un débat sémantique.
08:16Vous savez, le gouvernement n'assumant pas les termes suicide assisté et euthanasie,
08:20disant que la connotation était trop chargée.
08:23Et c'est donc fuir un peu devant la réalité que l'on veut par ailleurs imposer.
08:26Donc, ce seul débat sémantique prouvait que le consensus n'était pas aussi évident.
08:31Ensuite, il y a eu le nombre de députés votant pour,
08:34en faveur, on va dire, du principe de l'aide à mourir,
08:36qui n'a cessé de chuter depuis 2021,
08:40où 79%, plus de 79% des députés se prononçaient pour
08:44et jusqu'à l'été dernier, où il n'était plus que 53,2%.
08:49C'est toujours la majorité, mais c'est une majorité affaiblie.
08:52Preuve donc que le consensus n'est pas absolu.
08:55Enfin, ensuite, le Sénat a rejeté le texte deux fois par absence précisément de consensus.
09:01Et enfin, un nombre significatif de soignants alertent depuis le premier jour,
09:05notamment sur le détail du texte tel qu'il est proposé en France.
09:08Certains sur le principe même, d'autres sur son application.
09:12Certains sur le texte qu'il juge particulièrement permissif en France.
09:15Et chez ceux qui seraient directement,
09:17enfin, les soignants étant ceux qui seraient directement impliqués dans l'acte lui-même,
09:21il y a là une vive opposition.
09:23Les soignants qui pourraient pratiquer l'aide à mourir,
09:26là, le consensus est clairement introuvable.
09:28Et enfin, il y a les malades.
09:31Certains malades le réclament.
09:32Ils ont été très médiatisés au début de ces débats-là.
09:34D'autres nous supplient collectivement d'y renoncer.
09:38En écoutez un dans quelques minutes.
09:40Même chose, le consensus est introuvable.
09:43Alors, cette expérience rend assez difficile la précipitation du calendrier.
09:47C'est vrai que les débats autour du sujet durent depuis longtemps,
09:50mais les avis s'opposent et varient,
09:52sans doute parce que ce nouveau droit ne regarde finalement pas que ceux qu'il vise
09:57ou pas que ceux qu'il voudrait le revendiquer.
09:59C'est ce que cette absence de consensus révèle.
10:02Certains malades refusent de se poser la question.
10:05Aidez-moi plutôt à vivre, nous dirait votre invité dans quelques minutes,
10:09puisque nous l'avons lu.
10:10Certains soignants refusent de poser ce geste.
10:12Certaines familles refusent un tel abandon d'une personne qu'ils connaissent
10:16et qui serait concernée.
10:17Et certains parlementaires rappellent que la loi n'est pas individuelle,
10:20mais normative.
10:22Elle redéfinit, en l'occurrence, notre rapport collectif aux soins,
10:25à l'accompagnement et à la mort.
10:28Elle nous concerne donc tous.
10:29Et c'est d'ailleurs pour cela que le texte « Soins palliatifs »,
10:32vous l'avez dit tout à l'heure, a été voté, promulgué,
10:35parce que lui ne provoquait absolument aucune résistance
10:38et que nous avions trouvé un consensus.
10:41En effet, des soignants viennent à nouveau d'écrire au Premier ministre.
10:45Pour quelles raisons ?
10:47D'abord parce que c'est lui qui a la main sur le calendrier
10:49et contrairement à ses prédécesseurs,
10:51Sébastien Lecornu ne s'est pas prononcé officiellement sur ce texte-là.
10:55On le sait, très peu favorable à ce texte.
10:58Il ne l'a pas dit tel quel,
11:00mais ça avait été rapporté au moment où il avait été nommé.
11:03Il avait dit à Emmanuel Macron « Cette loi n'est pas la mienne ».
11:06Mais il a quand même convoqué cette commission mixte paritaire.
11:10Donc quel rôle va être celui de Sébastien Lecornu ?
11:12Et surtout, va-t-il accepter de porter le calendrier voulu en revanche par Emmanuel Macron ?
11:18C'est la question et c'est la raison pour laquelle, évidemment,
11:20les soignants lui écrivent à lui.
11:22C'est le collectif Soins de Vie qui réclame donc une audience urgente
11:25auprès du Premier ministre,
11:27car il regrette, ses soignants, depuis le début, je le cite dans cette lettre,
11:31d'être tenus à l'écart de l'élaboration d'un texte
11:33qui les concerne pourtant directement.
11:35Parce qu'en effet, aucune des craintes sur le texte en particulier,
11:38je ne parle plus même du principe, mais sur le texte et sa déclinaison,
11:42aucune de leurs craintes, aucune de leurs demandes de garde-fous
11:45n'a été intégrée à ce texte.
11:47Et par ailleurs, cette lettre est envoyée au moment où on apprend
11:50et que penser en effet de la sincérité du débat.
11:53Tout le monde veut un débat apaisé,
11:55tout le monde plaide pour un débat respectueux des uns et des autres.
11:58Et on apprend cette information par le biais du Figaro.
12:00La Haute Autorité de Santé a été saisie début février,
12:04donc le Sénat n'avait pas encore voté pour la deuxième fois,
12:07par le ministère de la Santé pour réfléchir, je cite,
12:09aux substances létales pour l'aide à mourir et les conditions d'administration.
12:13Donc on est rentré dans le dur de la machine administrative
12:16avant même que le texte soit voté et que les débats soient terminés.
12:19Cinq réunions sont déjà programmées dans ce mail que le Figaro a pu lire.
12:23Donc évidemment, on se pose la question de la sincérité du débat
12:26et du fait d'écouter jusqu'au bout les opposants,
12:30notamment quand ils sont soignants ou malades.
12:33Et ils insistent, ces soignants,
12:35il serait profondément incompréhensible qu'une loi d'une telle gravité
12:38soit imposée par une faible majorité de députés
12:41au mépris des réalités du monde du soin.
12:44Le collectif regroupe quand même, il faut le rappeler,
12:4620 organisations professionnelles.
12:47Ce ne sont pas des soignants individuels,
12:49c'est les organisations professionnelles et sociétés savantes
12:52qui représentent les professionnels de cité.
12:54Et il y a un dernier venu dans ce collectif,
12:56c'est l'Association nationale des étudiants en médecine
12:58qui s'inquiète d'être très peu formée à l'accompagnement en fin de vie notamment.
13:04Et tous ne sont pas forcément, ne sont même pas, j'ai envie de dire,
13:07hostiles à l'assistance à mourir initialement.
13:10Mais tous s'inquiètent du texte tel qu'il est présenté aujourd'hui
13:12à l'Assemblée et au Sénat
13:14et surtout du sort qui est réservé aux personnes les plus vulnérables
13:19dont eux s'occupent en effet du matin au soir.
13:22Donnez-moi le courage de vivre.
13:24La lettre ouverte de Louis-Benoît Barthe
13:27atteint de la maladie de Charcot
13:29à Emmanuel Macron, à Léa, dans le Figaro.
13:32Monsieur le Président de la République,
13:34Monsieur le Premier Ministre,
13:36je m'appelle Louis-Benoît Barthe,
13:38j'ai 66 ans
13:39et je suis atteinte de la maladie de Charcot.
13:41Les médecins savent comment cette histoire se terminera,
13:44moi aussi.
13:45Chaque jour, la maladie progresse un peu davantage.
13:48Je n'ai plus l'usage de mes jambes ni de mes bras.
13:51Mes mains me lâchent, la parole me quitte
13:53et je suis désormais dépendant pour chaque geste du quotidien.
13:57Chaque jour, je perds un peu de mes forces,
13:59un peu de mon autonomie,
14:01un peu de cette vie simple que l'on croit éternelle
14:03lorsqu'on est en bonne santé.
14:05Et pourtant, chaque jour, je continue de vivre,
14:08je continue d'aimer les miens,
14:10je continue de goûter la beauté d'un moment partagé,
14:13d'espérer encore de belles journées,
14:16malgré l'épreuve et la fatigue.
14:18Je vais à la fin de votre lettre,
14:20puisque vous allez nous expliquer dans un instant.
14:22Je demande qu'on m'accompagne,
14:25que l'on me soulage,
14:26que l'on me donne confiance,
14:28que l'on m'encourage.
14:30Je demande que la nation m'aide à avoir
14:32le courage de vivre autant que possible.
14:35Donnez-nous le courage de vivre.
14:37Je vous prie de croire.
14:39Monsieur le Président de la République.
14:42On revient tout de suite.
14:44On marque une pause.
14:45Pardon.
14:51Retour dans Face à l'Info.
14:52J'ai mon petit mouchoir.
14:53Tout va bien.
14:54Alors, Louis, Benoît, Bernat,
14:57merci infiniment,
14:57parce que depuis ce matin,
14:59nous parlons tous les deux
15:00et ça a été un effort exceptionnel
15:02pour vous d'être là.
15:03La chaleur, la fatigue, le déplacement.
15:07Mais merci infiniment.
15:08Facile.
15:09J'ai voulu que vous puissiez faire entendre
15:12votre voix,
15:13ce filet de voix qui vous reste
15:15et le partager à nos téléspectateurs.
15:18Pourquoi avoir voulu
15:20écrire au Président de la République
15:21et au Premier ministre
15:23sur ce texte de la fin de vie ?
15:25Alors, comme vous l'avez dit,
15:28j'ai donc la maladie Charcot.
15:30Je suis donc condamné à mourir
15:35et ma durée de vie est plus ou moins de 1 à 3 ans maintenant.
15:40Et du reste, très souvent,
15:42on utilise la maladie Charcot
15:44comme exemple pour cette loi.
15:47Donc, je suis très concerné.
15:50Et deuxième chose,
15:51c'est que cette loi,
15:54elle est faite pour les malades.
15:56Elle n'est pas faite pour les gens bien portants.
15:58Et quelquefois,
16:00j'ai l'impression que
16:01il y a des débats
16:03entre gens bien portants
16:05et qu'on n'écoute pas assez
16:07ceux qui sont concernés.
16:09Peut-être que si on faisait
16:12une espèce d'étude
16:14pour savoir ce que l'on pense,
16:16nous,
16:16peut-être qu'on a des résultats
16:18très différents
16:19de ce que, quelquefois,
16:21on entend.
16:23Et puis, troisième chose,
16:24mais on en parlera,
16:26c'est que moi,
16:27oui, j'ai besoin d'aide.
16:29J'ai besoin que la France,
16:31la nation,
16:32comme simples citoyens,
16:34m'aide.
16:34Et moi, je veux avoir le courage,
16:37qu'on donne le courage
16:38de vivre
16:39parce que ce n'est pas forcément évident.
16:42Et voilà,
16:43je veux encore une fois
16:45qu'on m'aide à vivre.
16:48Donnez-moi le courage de vivre,
16:49c'est le titre de votre lettre.
16:51Louis Benoît Barthes
16:53beaucoup disent pourtant
16:54que cette loi pourrait exister
16:56sans vous concerner personnellement.
17:00Que leur répondez-vous ?
17:01D'abord, c'est une loi
17:04qui est énorme.
17:06Pour moi, ce n'est même pas une loi
17:08sociétale,
17:09c'est une loi
17:10de civilisation.
17:12La France,
17:14qui est un bon pays,
17:16qui a toujours essayé
17:18d'aller dans le sens de la vie.
17:21Dernièrement,
17:22avec la loi
17:24contre la peine de mort,
17:27on essaie
17:28d'éviter les morts
17:30de la militaire,
17:32on essaie
17:32de limiter
17:33les morts
17:34de la santé.
17:36La France
17:38est un seul objectif,
17:40aider les Français
17:42à vivre.
17:42Comment est-ce qu'on pourrait
17:44complètement remettre
17:45en question
17:46la société,
17:48ses repères,
17:49en introduisant la notion
17:51que la France
17:52peut nous aider
17:53à mourir ?
17:54C'est un changement
17:56majeur,
17:56bien au-delà,
17:58au-delà,
17:58pardon,
17:59des lois sociétales.
18:01Ne parlez pas trop vite,
18:03tout va bien ?
18:04Pas grave.
18:05Bon.
18:06Il y a encore
18:07une autre question.
18:09Qu'est-ce que
18:09cette maladie,
18:11Louis Benoît,
18:12qu'est-ce que cette maladie
18:13vous a appris ?
18:14En fait,
18:15pas mal de choses.
18:16Je mettais
18:17la maladie avant.
18:18Et vous savez,
18:19très souvent,
18:20on a des grandes convictions
18:22quand on n'est pas concerné.
18:24On discute entre nous
18:26et on dit
18:27« Ah bah oui,
18:28moi j'aurais fait ça,
18:29j'aurais fait ci. »
18:30Et en fait,
18:31je me suis aperçu
18:32qu'avec la maladie,
18:34les convictions,
18:36elles étaient
18:36quelquefois
18:37très différentes.
18:39Et donc,
18:39moi,
18:39ce que je voulais dire,
18:40c'est qu'il faut vraiment
18:44plus écouter les malades
18:45parce qu'on a des convictions
18:48qui sont différentes
18:50entre autres,
18:51qu'on est très demandeurs
18:53de vivre,
18:54pas de souffrir,
18:55bien sûr,
18:56c'est évident,
18:57mais de vivre
18:58et de,
19:00j'ai envie de dire,
19:00d'être heureux,
19:02même si c'est un bonheur
19:03un peu différent.
19:04C'est sûr,
19:05le bonheur d'un malade
19:07comme moi
19:08qui bientôt
19:09va perdre la voix,
19:11bon,
19:11ben c'est pas top.
19:13Mais,
19:13excusez-moi,
19:14mais ce que je veux dire,
19:15c'est que
19:16le bonheur,
19:17il est possible.
19:19Il est...
19:20moi,
19:20j'ai découvert
19:21qu'il y avait
19:21plein de nouveaux bonheurs
19:23que je ne soupçonnais pas.
19:25Exemple,
19:26Louis Benoît.
19:26Ben,
19:26par exemple,
19:28d'abord,
19:29tous ceux qui m'entourent,
19:30oui,
19:31moi,
19:31j'ai la chance
19:32d'avoir une femme aimante
19:33et d'avoir des enfants.
19:35Je suis d'accord
19:36que j'ai plus de chance
19:37que d'autres,
19:38mais j'ai des amis.
19:40Mais j'ai découvert,
19:41par exemple,
19:42et là,
19:42tout le monde
19:42a droit
19:44au corps médical
19:47exceptionnel
19:48pour nous donner
19:49la force de vivre,
19:51la foi de vivre.
19:53Dans le corps médical,
19:55vous savez,
19:55il y a des gens
19:56qui s'appellent
19:56les auxiliaires de vie.
19:58C'est des gens
19:59qui ont une vie
20:00épouvantable,
20:01pas épouvantable,
20:02mais très dure.
20:05Excusez-moi,
20:06ils sont payés
20:07plus ou moins le SMIC,
20:08ils se relèvent
20:09à 5h du matin,
20:10à 7h,
20:11ils sont chez moi,
20:12ils ont toujours
20:13la frite,
20:14ils ont toujours
20:14le sourire.
20:16Eh bien,
20:16moi,
20:16je leur dois bien
20:18au moins aussi
20:19de me battre
20:20pour eux
20:21parce qu'ils sont
20:22des exemples
20:23à suivre,
20:24ça c'est sûr.
20:26Exceptionnel,
20:26effectivement,
20:27que ce personnel médical
20:28et ces moments
20:28de bonheur.
20:29Votre femme
20:30est en régie,
20:31elle est en colisse,
20:32votre belle-sœur aussi,
20:34elle est là,
20:35tout ce qui vous accompagne.
20:37De quoi les malades
20:39ont-ils le plus besoin
20:40aujourd'hui ?
20:40Parce que c'est vrai
20:41que vous dites,
20:41Louis-Benoît,
20:42qu'on n'écoute pas
20:43les malades,
20:44ce sont des textes
20:45qu'on fait,
20:46on ne les écoute pas
20:46et combien de fois,
20:47nous,
20:48on a voulu entendre
20:49des malades,
20:50voulu leur donner
20:50la parole,
20:51de quoi les malades
20:52ont besoin aujourd'hui ?
20:53très clairement,
20:55les soins palliatifs.
20:58Les soins palliatifs,
20:58nous,
20:58on ne veut pas souffrir,
20:59moi,
21:00je ne veux pas souffrir,
21:01je n'ai pas peur de la mort,
21:02mais j'ai un peu peur
21:04de la souffrance quand même,
21:05je l'ai eu un peu,
21:06pas top non plus.
21:07Et bien,
21:08les soins palliatifs,
21:09c'est bien sûr reconnu
21:11comme des soins
21:13d'exception
21:14pour nous aider
21:16à franchir ce pas.
21:18Or,
21:19aujourd'hui,
21:20si mes informations
21:21sont justes,
21:2250% des Français
21:24n'ont pas accès
21:25aux soins palliatifs.
21:26Ce n'est pas possible,
21:28on ne peut pas laisser
21:2950% des Français
21:30sur le carreau.
21:31Donc,
21:33il faut absolument
21:34un effort
21:37fondamental,
21:39prioritaire,
21:40pour que les soins
21:41palliatifs
21:42soient partout
21:43et entre parenthèses,
21:45pour permettre
21:45surtout,
21:46souvent,
21:46des gens
21:47qui se posent
21:48des questions
21:48sur la loi
21:49pour être assurés
21:51parce que les soins
21:52palliatifs,
21:53palliatifs,
21:54comme c'est vu
21:55par la loi
21:57Léodéti,
21:58excusez-moi,
21:59la loi Léodéti,
22:00ça nous rassure
22:01que oui,
22:03sans un changement
22:04thérapeutique,
22:05on va vivre
22:06jusqu'au bout
22:07avec l'amour
22:08des autres,
22:09l'amour du corps
22:10médical,
22:11la technologie
22:12du contenu
22:13de la médecine
22:14pour nous permettre
22:15demain
22:15de partir
22:16paisiblement
22:18et de
22:20rester heureux
22:21même si
22:22ces événements
22:23de vie
22:24sont un peu différents.
22:26Louis Bonnois,
22:28puis-je me permettre
22:28une dernière question
22:29sans vous fatiguer ?
22:30Bien sûr.
22:32Quel message
22:33vous avez envie
22:34d'adresser
22:34aux politiques
22:35ce soir ?
22:37D'abord,
22:40écoutez-nous,
22:41ne faites pas
22:42de loi
22:43sans nous,
22:46demandez-nous
22:47ce qu'on pense,
22:49on ne sera peut-être
22:49pas tous
22:50du même point de vue,
22:51mais encore une fois,
22:53on est peut-être
22:54une majorité
22:55qui aime la vie.
22:56après,
22:57j'ai envie de dire,
23:01essayez quand même
23:03encore une fois
23:04de donner
23:06la force
23:08de vivre.
23:09La force,
23:10elle est au-delà
23:10des souffrances.
23:12En France,
23:13la France
23:14essaie de protéger
23:15les gens
23:16qui ont des problèmes
23:18économiques,
23:19essaie de protéger
23:20des gens
23:20qui subissent
23:22et la violence,
23:24aidez-nous
23:25à donner
23:26le courage
23:27de vivre
23:28et d'être heureux.
23:30Il nous faut
23:31du courage
23:31et ce n'est pas
23:32en nous donnant
23:34la mort
23:35que ça va nous donner
23:36le courage.
23:37Au contraire,
23:38ça va nous donner
23:39un doute
23:41énorme
23:41sur la médecine
23:42et je comprends bien
23:43que les gens
23:44de la médecine
23:45aujourd'hui
23:46ne sont
23:47entre guillemets
23:48pas très malheureux
23:50parce que c'est une
23:51remise en cause
23:52complète
23:53de gens
23:54qui en a confiance
23:55pour essayer
23:56d'avancer
23:56dans la bonne direction.
23:58Donc oui,
23:59on a besoin
24:00que la nation
24:03nous aide
24:03à avoir
24:05le courage
24:05de vivre,
24:07de survivre
24:08et d'atteindre
24:09la fin de notre vie
24:10le plus tranquillement
24:12possible.
24:14Les derniers mots
24:15de votre lettre,
24:16c'est ça.
24:17Je demande
24:17qu'on m'accompagne,
24:18que l'on me soulage.
24:19Je les relis
24:20pour être sûr
24:21qu'ils soient entendus.
24:22Que l'on me donne
24:23confiance
24:23et que l'on m'encourage.
24:25Je demande
24:25que la nation
24:26m'aide à avoir
24:26le courage
24:27de vivre
24:27autant que possible.
24:28Donnez-nous
24:28le courage
24:29de vivre.
24:30Je vous prie de croire
24:31M. le Président
24:31de la République,
24:32M. le Premier ministre,
24:33en l'expression
24:34de mon respect
24:35et de mon espérance.
24:38Merci infiniment.
24:39Merci d'avoir eu le courage.
24:40Laissez nous exprimer.
24:42Avec grand plaisir.
24:43Merci pour toute cette énergie
24:44que vous avez rassemblée
24:45pour être là
24:46pour faire entendre
24:47votre voix.
24:48Je remercie
24:49toute la rédaction,
24:51les équipes techniques
24:52qui ont permis
24:52à Louis Benoît
24:54d'être là
24:54parce qu'il a fallu
24:55toute une organisation.
24:57Vous allez partir
24:57tranquillement.
24:58Il y aura un petit peu
24:59de bruit sur le plateau.
25:00Ne vous inquiétez pas.
25:01Mais voilà,
25:02pour que vous puissiez partir
25:03parce que je sais
25:03que vous avez envie
25:04de partir
25:06le plus tôt possible.
25:07Merci encore
25:08pour votre confiance.
25:09et merci encore.
25:11Alors,
25:11on continue
25:12pendant que vous partez
25:13tranquillement.
25:14Ne vous inquiétez pas
25:15pour le bruit.
25:17Avant de vous entendre,
25:18Michel Fayad,
25:19sur le Nigeria,
25:22d'abord,
25:23le rappeur Sully,
25:25peu connu
25:25du grand public,
25:27a sorti un clip
25:27où il met en scène
25:29le tabassage à mort
25:31de Jordan Bardella,
25:33président du premier
25:35parti politique de France.
25:37Les paroles incluent
25:39des passages
25:39comme je cite
25:40« coup de pied,
25:42coup de pied dans la tête
25:43d'un facho,
25:44un bon raciste,
25:45et c'est un raciste
25:46blotti dans son cercueil. »
25:49Jordan Bardella
25:50a décidé
25:51de porter plainte.
25:53On voulait partager
25:54cela avec vous.
25:55Et puis,
25:56voici le tweet
25:56de Jordan Bardella
25:58« Je dépose évidemment
25:59plainte pour les menaces
26:00de mort explicites
26:01pour l'offérer
26:02dans ce clip de rap
26:03d'un artiste
26:04en manque de notoriété
26:06et de talent.
26:07La violence politique
26:07doit cesser.
26:08Nous ne laisserons
26:09plus rien passer. »
26:11Et puis,
26:11vous vous souvenez
26:12sans doute d'Alban Gervaise,
26:13ce médecin militaire,
26:15père de trois enfants
26:15égorgé devant une école
26:17catholique à Marseille
26:18en 2022.
26:18Il attendait ses deux fils
26:20de 3 et 7 ans
26:21à la sortie
26:22d'une école privée catholique.
26:23Sa fille de 20 mois
26:24attendait dans la voiture.
26:25À l'arrière,
26:26dans son siège auto,
26:27Mohamed El,
26:28un homme de 23 ans,
26:29connu pour des affaires
26:30de stupéfiants
26:31sans casier judiciaire,
26:32est monté subitement
26:33dans le véhicule
26:34côté passager,
26:35l'a agressé
26:36au couteau suisse.
26:37La lame s'est même cassée
26:38sous la violence des coups.
26:40L'agresseur a été maîtrisé
26:41par des passants.
26:42Souvenez-vous,
26:43Mohamed El
26:44a été déclaré irresponsable
26:47à cause de l'abolition
26:49totale de son discernement.
26:51Il a été autorisé
26:52à rentrer chez lui
26:53le soir et le week-end.
26:55On l'a appris aujourd'hui.
26:57Michel Fayad,
26:58on va parler du Nigeria.
27:00Mais d'abord,
27:01peut-être quelques images
27:02et quelques tweets
27:03à propos du Nigeria,
27:05puisque c'est un sujet
27:06dont personne ne parle.
27:07Et là aussi,
27:08on a envie de se poser
27:09pour en parler.
27:12Alors,
27:12je ne sais pas.
27:14D'abord,
27:14ce sont des femmes
27:15qui sont entassées
27:16et enterrées au Nigeria.
27:19On va voir aussi
27:20des chrétiens nigériens
27:22qui prient Dieu
27:22alors qu'ils enterrent
27:23leurs proches
27:24massacrés par des terroristes.
27:2652 000 chrétiens
27:28assassinés au Nigeria
27:29par des islamistes,
27:31selon certains tweets
27:32que vous pouvez voir.
27:33Un autre tweet.
27:34Cette année écoulée,
27:35plus de chrétiens
27:36ont été tués au Nigeria
27:38que de palestiniens à Gaza
27:39et pourtant,
27:40pas de manifestation.
27:41Pour eux,
27:41personne ne le manifeste.
27:43Un autre tweet.
27:45Nigériens,
27:45chrétiens,
27:46battus,
27:47à mort,
27:47avec des gourdins.
27:49On peut voir ça
27:50sur les réseaux sociaux
27:51ou encore une femme nigérienne
27:53avec les mains coupées.
27:55Des images absolument atroces
27:57mais encore une fois,
28:00personne n'en parle.
28:01Nous avons décidé
28:02de nous arrêter avec vous,
28:03Michel Fayad,
28:04ce soir.
28:0522 chrétiens sont tués
28:07et 25 enlevés chaque jour
28:09en moyenne.
28:10Depuis 2009,
28:11plus de 60 000
28:12des dizaines de milliers
28:14d'églises détruites.
28:15Et le monde regarde ailleurs.
28:17C'est quoi, Michel,
28:19la réalité de ce qui se passe
28:20concrètement
28:20dans cet arc du chaos
28:22qui va du Sahel
28:23aux rives de l'Atlantique ?
28:25Ce qui se passe,
28:26c'est une guerre,
28:27une véritable guerre.
28:29Les gens parlent,
28:30soi-disant,
28:31de tensions communautaires,
28:32de conflits pastoraux,
28:34de massacres.
28:36Mais en fait,
28:37c'est plus que ça.
28:38C'est vraiment
28:38une véritable guerre
28:40avec des massacres
28:40ciblés,
28:42systématiques,
28:43à caractère ethno-religieux.
28:44Ils sont tués
28:45parce que chrétiens.
28:46Et donc,
28:47il faut bien
28:48comprendre cela
28:48et arrêter de parler
28:49de choses vagues.
28:51Il faut être précis
28:52dans ce qu'on dit.
28:53Et quand bien même
28:54les pseudo-spécialistes
28:56du droit international
28:57n'ont pas encore
28:58clarifié cela,
29:00ce qui se passe
29:01est documenté.
29:02Et c'est très clair
29:04comme étant des massacres
29:05de chrétiens
29:06parce que chrétiens.
29:07Et donc,
29:07c'est une guerre
29:08ethnico-religieuse
29:09contre eux.
29:11Ensuite,
29:11j'aimerais revenir
29:12sur deux confusions
29:13qu'on fait souvent.
29:15La première,
29:15c'est de dire
29:16que tous les Pol
29:18ne sont pas des djihadistes.
29:19Il y a des Pol
29:20qui ne le sont pas.
29:21Et les Fulani
29:22qui sont un peuple
29:23de 40 millions de personnes
29:24réparties sur toute l'Afrique
29:25de l'Ouest.
29:26Donc,
29:27ce dont on parle,
29:28ce sont des milices
29:28qui sont islamistes
29:30et qui sont en train,
29:30elles,
29:31d'attaquer les chrétiens
29:32et de les massacrer
29:34qu'est-ce que ce soit
29:34des femmes,
29:35des enfants,
29:35des personnes âgées,
29:36peu importe.
29:38Ensuite,
29:39il n'y a pas que du djihadisme
29:40qu'ils essayent de faire.
29:41Il y a également
29:42du grand banditisme.
29:43Ils sont mêlés
29:44dans le grand banditisme,
29:45ils sont mêlés
29:45dans le narcotrafic,
29:47ils sont mêlés
29:48en fait de toutes sortes
29:49de trafics
29:50et de contrebandes.
29:51Mais la matrice islamiste
29:52est au cœur de tout ça.
29:54Donc,
29:54c'est bien cela
29:55qu'il faut comprendre.
29:57Ensuite,
29:59ce qui est aussi
30:00assez révoltant,
30:01c'est parfois
30:02les médias
30:02nous parlent
30:03de tensions
30:04soi-disant
30:05entre paysans,
30:06agricoles.
30:06Tout ça est faux.
30:08Il faut arrêter
30:09et dire la vérité.
30:10Encore une fois,
30:11les choses sont documentées
30:12et précises là-dessus.
30:13Ce sont vraiment
30:14les chrétiens
30:15qui sont attaqués
30:16parce que chrétiens.
30:17Ensuite,
30:17pour vous donner
30:18quelques chiffres,
30:19sur la période 2023-2024,
30:21plus de 8000 chrétiens
30:23ont été tués
30:23et dont 5000
30:25par les milices djihadistes,
30:26500 par Boko Haram
30:27qui est lié à Al-Qaïda
30:28et ses affiliés,
30:29près de 1600
30:30par des bandits
30:31armés islamistes.
30:32Et en décembre dernier,
30:33les Black Christmas Raids
30:34dans l'état du plateau,
30:35on a compté 25 villages
30:38chrétiens
30:39qui ont été attaqués
30:39en quatre nuits.
30:40Il y a eu plus de 240 morts
30:42massacrés dans leur sommeil
30:44et certains brûlés vifs.
30:46Voilà la réalité du Nigeria.
30:49Ensuite,
30:49il faut dire une autre chose,
30:51sur 100 chrétiens
30:52enlevés dans le monde,
30:5380 viennent du Nigeria.
30:54Donc,
30:55ce n'est pas quelque chose
30:56d'anodin.
30:57Aujourd'hui,
30:57quand on parle
30:58de chrétiens persécutés,
30:59c'est d'abord au Nigeria.
31:01Ensuite,
31:02il y a quelque chose
31:03qui me tient à cœur,
31:04c'est de dire
31:05qu'en fait,
31:06aujourd'hui,
31:07tout le monde s'y accommode.
31:08Bruxelles s'y accommode
31:09de cela,
31:10Washington s'y accommode
31:11de cela,
31:12Paris s'y accommode
31:13de cela,
31:13tout le monde s'y accommode.
31:14Mais on parle quand même
31:15de 150 000 chrétiens
31:17qui ont été déplacés
31:18l'année dernière,
31:18en 2025,
31:19dans l'indifférence complète.
31:21Vous parlez du Nigeria,
31:23mais on voit bien
31:23que la menace déborde
31:24de ses frontières.
31:27Le JNIM,
31:28le bras armé
31:28d'Al-Qaïda au Sahel,
31:29a mené sa première
31:30attaque sur le sol nigérian
31:32en octobre dernier.
31:34Est-ce que l'Afrique de l'Ouest
31:35est en train
31:36de basculer,
31:37Michel Fayad ?
31:38Oui,
31:38elle est en train
31:39de basculer
31:39et ça,
31:40c'est le fait nouveau
31:41de ces dernières semaines,
31:43c'est-à-dire
31:43de ces derniers mois.
31:44Donc effectivement,
31:45la question,
31:46c'est jusqu'où ?
31:46Il y a un rapport
31:47qui a été fait
31:48par l'ACLED,
31:49qui est l'Organisation
31:49de référence mondiale
31:50sur les données
31:51de conflits armés,
31:52qui a tiré
31:53la sonnette d'alarme
31:54et qui,
31:55en fait,
31:55considère qu'il y a
31:57un danger extrêmement important
31:59parce que
31:59l'État islamique
32:01et Daesh
32:01se sont déplacés
32:02du seul Sahel
32:03où on voit sur la carte,
32:04vous voyez Sahel,
32:04vers le sud,
32:06c'est-à-dire vers
32:06l'océan Atlantique,
32:08c'est-à-dire les pays
32:09du type,
32:10en fait,
32:12comment dire,
32:12Gabon,
32:13Bénin,
32:13Togo,
32:14là je ne vois pas
32:14trop bien sur la carte,
32:15mais vous voyez sur la carte,
32:16c'est le sud
32:17vers l'Atlantique
32:19et...
32:19Non,
32:20c'est moi qui ne vois pas bien.
32:23Je lui fais des images
32:24parce que je lui ai dit
32:25qu'on ne voit pas
32:25ça avec la carte,
32:26mais le téléspectateur
32:27voit bien là.
32:28Et on entend bien
32:29ce que vous dites
32:29effectivement
32:30qu'il descend vers l'ouest,
32:32vers l'Afrique de l'Ouest
32:33et vers l'océan Atlantique.
32:35Vers le sud.
32:36Absolument.
32:36Et donc,
32:37en fait,
32:37ils ont même fait évoluer
32:38leurs tactiques,
32:39c'est-à-dire qu'ils ne sont plus
32:40uniquement dans la guérilla urbaine
32:42que font généralement
32:43les djihadistes.
32:44Ils sont également allés
32:45dans d'autres attaques,
32:46par exemple,
32:47des attaques ciblées
32:48de camions,
32:49des attaques ciblées
32:50de familles
32:51qui se déplacent
32:52simplement
32:52avec leurs vivres.
32:54Enfin,
32:55aujourd'hui,
32:55ils utilisent
32:57désormais
32:57de nouvelles méthodes
32:58également
32:59comme des drones.
33:00Aujourd'hui,
33:00c'est ça qui est aussi incroyable.
33:03C'est pareil pour la guerre
33:04entre Israël et le Hezbollah
33:05où le Hezbollah utilise des drones
33:07pour attaquer
33:08des populations civiles
33:09et les massacrer,
33:10les tuer.
33:10Donc,
33:11c'est quelque chose
33:11vraiment
33:12qui se passe sous nos yeux
33:13et comme vous l'avez dit,
33:15vous l'avez très bien dit,
33:16dans l'indifférence totale
33:17de la population mondiale
33:19en réalité.
33:21Ce qui est en train
33:22de se passer,
33:22ce n'est pas seulement
33:24une stratégie
33:25de conquête
33:26comme je viens de le montrer,
33:27mais c'est aussi
33:28une stratégie
33:29d'étranglement.
33:29On veut étrangler
33:30cette population
33:32qui n'est pas seulement
33:32au Nigeria
33:33mais également
33:34cette population
33:35dans ces autres pays
33:36puisque au Gabon,
33:37ce sont des chrétiens.
33:38En Côte d'Ivoire,
33:39il y a une partie
33:39de la population
33:40qui est chrétienne.
33:41Donc,
33:41il n'y a pas que
33:42les chrétiens du Nigeria
33:43qui sont des cibles,
33:44bien que ce soit
33:44les principales cibles,
33:46encore une fois,
33:46c'est 80%
33:47des cibles aujourd'hui.
33:49Mais il faut quand même
33:50compter que les autres
33:51risquent également
33:52de devenir des cibles
33:53dans les prochains mois.
33:54Aujourd'hui,
33:55aussi,
33:56ce qui est important
33:57à dire,
33:58c'est qu'il y a eu
33:58un tournant
33:59qui a été l'attaque
34:00de Kouara
34:01en octobre 2025
34:03et à partir
34:04de ce moment-là,
34:05le JNIM
34:05que vous avez cité
34:06a commencé à attaquer
34:07lui-même directement
34:09le Nigeria.
34:10Ce n'est plus seulement
34:10Bokara
34:11mais c'est également
34:11le JNIM.
34:12Et donc,
34:13les pays visés
34:14dorénavant
34:15sont,
34:15comme on l'a dit,
34:16le Bénin,
34:16le Togo,
34:17la Côte d'Ivoire,
34:18le Ghana,
34:19tous ces États côtiers
34:20et donc,
34:21tout ce dont ils disposent,
34:22c'est-à-dire les ports,
34:24même,
34:24ils ont du pétrole,
34:25du gaz,
34:25certains.
34:26Donc,
34:26en fait,
34:27les djihadistes
34:27ont une capacité
34:28de prendre le contrôle
34:30des ressources naturelles
34:31de ces pays,
34:32de l'argent de ces pays
34:33et vraiment
34:33de tuer cette population.
34:37Et encore,
34:38juste une chose,
34:39c'est qu'il y a
34:40une autre organisation
34:42qui s'appelle
34:43l'ISWAP,
34:44qui est Daesh
34:44en Afrique de l'Ouest,
34:45qui,
34:46elle,
34:46tient déjà
34:47le lac du Tchad
34:48et qui participent
34:49également
34:50à ces massacres
34:51de chrétiens
34:52et ces massacres
34:53de civils
34:53qui ne sont pas aussi
34:54que des chrétiens.
34:55Il faut dire
34:55qu'il y a également
34:55des musulmans
34:56qui sont en train
34:57d'être tués,
34:57en tout cas,
34:57des musulmans de naissance
34:59parce qu'ils n'adhèrent pas
35:00à leur idéologie islamiste.
35:02Il y a eu,
35:03le mois dernier,
35:04une frappe très importante
35:05coordonnée
35:06entre les Américains
35:06et les Nigérians
35:07qui a tué
35:07le numéro 2
35:09de Daesh
35:10dans le monde.
35:11Ce n'est pas rien
35:12mais ce n'est pas suffisant.
35:14Et donc,
35:14ce qui est juste important
35:16de dire également,
35:17c'est que,
35:18vous savez,
35:19Daesh et Al-Qaïda
35:20ne sont pas morts
35:21en Syrie et en Irak.
35:22Ils sont désormais
35:23dans cette région,
35:24au Sahel
35:24et en Afrique de l'Ouest
35:25et ça nous concerne
35:26encore plus
35:27parce que c'est encore plus
35:28proche de l'Europe.
35:30C'est important,
35:31effectivement,
35:32de le souligner.
35:33Le gouvernement
35:35Tinubu,
35:36dont l'actuel
35:37président du Nigeria,
35:39est accusé
35:39par les milieux
35:41ecclésiaux
35:41et de nombreux
35:43activistes
35:43non seulement
35:44de passivité
35:45mais de complicité
35:47active
35:48avec les djihadistes.
35:50Est-ce que
35:50cette accusation tient ?
35:52Il y a plusieurs choses.
35:54Déjà,
35:54au niveau structurel,
35:55il y a clairement
35:56un problème
35:56qui est documenté
35:57et ancien malheureusement.
35:59Ce n'est pas
35:59quelque chose de récent.
36:00Les chrétiens
36:00se font massacrer
36:01depuis de nombreuses années
36:02et rien qu'avec ça,
36:03on pourrait peut-être
36:04faire des poursuites judiciaires.
36:06Vous avez parlé
36:06de manifestations
36:07mais on pourrait aussi
36:08parler de poursuites judiciaires
36:09qui pourraient être
36:10faites en Europe,
36:12aux Etats-Unis,
36:13etc.
36:13Il y a des organisations
36:14extrêmement sérieuses
36:16dans le monde
36:16qui ont travaillé
36:17sur ce sujet,
36:18notamment le Jubilee Center
36:19de Washington
36:20ou le Christian Solidarity
36:21Worldwide.
36:22Ce n'est pas une question
36:23de complot
36:24ou du blabla
36:25ou je ne sais quoi.
36:26c'est vraiment quelque chose
36:27qui est vraiment prouvé
36:29et de manière institutionnelle,
36:32systématique,
36:32les chrétiens sont des victimes.
36:34Maintenant,
36:34sur la complicité active,
36:36il faut faire attention.
36:37Il y a beaucoup de gens
36:38qui parlent effectivement
36:39de complicité
36:40du président nigérien.
36:42Il faut faire attention
36:43parce qu'on n'a pas
36:44les preuves de cela
36:45et donc il faut,
36:47pour ne pas décrédibiliser
36:48la cause,
36:49il ne faudrait pas tomber
36:50dans ce sujet
36:51mais vraiment se concentrer
36:52sur une chose
36:53qui est elle prouvée,
36:54c'est que l'armée du Nigeria
36:56qui est sous son commandement
36:57n'est pas en train
36:58de réagir
36:59de manière systématique.
37:00Il n'agit que quelquefois
37:02et donc il a une responsabilité
37:03au moins politique.
37:05On ne peut pas parler
37:05de complicité
37:06parce qu'on n'en a pas les preuves
37:07mais par contre
37:07on peut parler
37:08de responsabilité politique
37:09de sa part
37:10et encore une fois,
37:13son échec
37:14a un coût vraiment réel.
37:15Il y a 150 000 chrétiens
37:16qui ont été déplacés,
37:17trois églises détruites
37:18par jour,
37:19une génération d'enfants
37:20qui grandissent
37:21sous la menace permanente.
37:22Donc voilà en fait
37:24le prix de son inaction
37:26à défaut de parler
37:27de sa complicité.
37:29Je peux vous poser
37:29une petite question subsidiaire,
37:31peut-être que vous ne connaissez
37:32pas la réponse.
37:33Qu'a fait la France ?
37:34Qu'a fait les Etats-Unis ?
37:36Justement, en fait,
37:37la France n'a rien fait
37:39et la France est en partie
37:40concernée
37:41parce que vous savez
37:41que le Nigeria
37:42et le Niger
37:43en réalité
37:43c'est une seule nation
37:44et deux Etats
37:45et donc la France
37:46qui a été longtemps présente
37:47au Niger
37:47elle devrait comprendre
37:49ce qui se passe au Nigeria
37:50et par contre
37:51les Etats-Unis
37:52Donald Trump
37:52avait accusé
37:53le président nigérien
37:54à plusieurs reprises
37:55d'être complice
37:56justement du massacre
37:57de chrétiens
37:58et bon
37:59le président nigérien
38:01a eu un petit peu peur
38:02et maintenant
38:02a accepté
38:03de faire quelques frappes
38:05aux côtés des Etats-Unis
38:06notamment le numéro 2
38:07de Daesh
38:07dont j'ai parlé.
38:08Absolument
38:09soutien militaire
38:10et renseignement
38:11contre les djihadistes
38:13de la part des Etats-Unis
38:14les aides américaines
38:15ont pris plusieurs formes
38:16et des aides humanitaires
38:18également.
38:19Merci beaucoup
38:19d'avoir parlé
38:21du Nigeria ce soir
38:22puisque le silence
38:23c'est l'arme des bourreaux
38:24et on ne veut pas
38:25rester dans ce silence.
38:27Avant de donner la parole
38:28à Gabriel Plusiel
38:29puis Marc Menand
38:31regardez ce tweet
38:32du maire de Brissure-Marne
38:34qui nous a interpellé
38:35du jamais vu
38:36ce matin à Brissure-Marne
38:38des prières islamiques
38:39ont été diffusées
38:40par des hauts parleurs extérieurs
38:42dans une commune voisine
38:43qui ont été entendues
38:45dans presque toute la ville
38:46le maire Charles Aslangul
38:48a publié un communiqué
38:49« Vous êtes très nombreux
38:50à saisir la mairie
38:51suite à des prières islamiques
38:53diffusées par hauts parleurs
38:54installées en extérieur
38:55dans une ville voisine
38:56et entendues
38:57dans presque tout bris
38:58ce matin. »
38:59C'est une première à Brissure-Marne
39:01et j'entends que cela
39:02soit la dernière.
39:03La République garantit
39:04le libre exercice du culte
39:07mais en aucun cas
39:08n'autorise d'inonder
39:09les villes
39:09d'une sonorité religieuse
39:11qui relève du privé
39:13et de l'intime.
39:14C'est intolérable.
39:15C'est intolérable.
39:16Beaucoup d'habitants
39:17ont appelé la mairie
39:19pour se plaindre.
39:21Voilà donc ce qui s'est passé
39:22à Brissure-Marne
39:23aujourd'hui.
39:24Avant d'aborder
39:27avec Marc Menand
39:28la clim, sujet du jour
39:30sujet politique
39:31sujet économique
39:32sujet social
39:33sujet écologique
39:34sujet architectural
39:36d'abord Gabriel Cluzel.
39:38On ne comprend pas
39:39ce qui se passe
39:40du halal
39:42dans une école catholique.
39:44Ça s'est passé à Soissons.
39:46Les parents
39:47ont reçu un mail
39:48leur informant
39:50que l'on leur proposerait
39:52de la viande halale
39:53la viande halale
39:53aux enfants
39:54pendant une sortie scolaire.
39:56Ces parents dénoncent
39:57je cite
39:58une capitulation
40:00de l'école catholique.
40:01Pourquoi
40:02une telle indignation ?
40:04Écoutez,
40:05on entend parfois
40:06les écoles catholiques
40:07sous contrat
40:07se plaintent
40:08de la fuite
40:09vers les écoles catholiques
40:10hors contrat
40:11malgré des coûts
40:12plus élevés
40:13et des locaux
40:13plus exigus.
40:14Mais là,
40:15l'histoire que je vais
40:16vous raconter
40:16est assez significative
40:18de l'indignation
40:19de certains parents
40:19qui se sentent floués
40:20quand leurs enfants
40:22sont dans certaines
40:23écoles catholiques
40:24sous contrat.
40:25C'est une mère de famille
40:25je peux vous raconter
40:26un peu la genèse
40:26de l'affaire
40:27qui m'a écrit
40:27vous savez,
40:28on reçoit souvent
40:28des messages
40:30et elle était
40:31elle voulait me raconter
40:32ce qui s'était passé
40:32avec sa fille
40:33alors j'ai transmis
40:35le dossier
40:35à une journaliste
40:35de Boulevard Voltaire
40:36qui s'appelle
40:36Aliénor de Pompignan
40:37qui a enquêté
40:38qui m'a dit
40:39ah oui,
40:39il y a une vraie histoire
40:40il y a eu d'autres parents
40:42qui ont protesté
40:43et l'école quant à elle
40:45n'a pas souhaité répondre.
40:47Alors je voulais d'ailleurs
40:49faire un tout petit aparté
40:50j'ai trouvé très courageuse
40:51toutes ces mères de famille
40:53elles voulaient
40:53elles étaient prêtes
40:54à donner leur nom de famille
40:55tout ce qu'on voulait
40:56j'ai dit
40:56ah non non attendez
40:57on va rester prudents
40:59mais vous savez
41:00on est entouré
41:01nous tous
41:01en tant que journalistes
41:02de gens qui n'osent pas parler
41:03c'est un peu la loi du silence
41:04dans ce pays
41:05tout le monde a la trouille
41:06tout le monde est témoin de choses
41:07mais dit ah non
41:08je ne peux pas en parler
41:09parce que ça va nuire
41:10à mon fils, ma fille
41:11moi-même, mon boulot etc
41:12donc je voulais leur rendre hommage
41:14parce qu'elles avaient
41:14cette indignation
41:16qu'on peut résumer
41:17en une phrase
41:17est-ce que c'est à une école catholique
41:19d'aller s'approvisionner
41:19auprès du marché halal ?
41:22Alors pour raconter en deux mots
41:23donc c'est une sortie
41:25de fin d'année scolaire
41:26avant tout est normal
41:28les profs d'EPS
41:30encadrant l'association sportive
41:32ont prévu de faire
41:33une randonnée
41:34des activités
41:35et puis ils envoient un mail
41:36aux parents
41:36et ils précisent
41:37qu'au déjeuner
41:38les enfants auront
41:39des saucisses
41:40et des merguez
41:42halal ?
41:43Alors Marie
41:44une mère de famille
41:45dont la fille est scolarisée
41:46depuis bientôt un an
41:47avoue être tombée
41:48de l'armoire
41:49quand elle a reçu ce courriel
41:50donc elle exprime
41:51auprès du directeur
41:53sa consternation
41:54et elle nous dit
41:56que la réponse reçue
41:57est laconique
41:58il dit
41:59nous veillerons
41:59comme de coutume
42:00à ce que chacun
42:01ait la liberté
42:01de déjeuner classiquement
42:03alors semble-t-il
42:05le choix
42:06serait laissé
42:07aux enfants
42:07entre une saucisse
42:09non halal
42:10et ces fameuses
42:11merguez halal
42:12alors outre le fait
42:13que la mère de famille
42:16n'est pas certaine
42:17qu'à 12 ans
42:18sa fille soit capable
42:18de faire la différence
42:19entre les deux
42:21elle explique
42:22que ce n'est pas une attaque
42:23contre les pratiquants
42:24de l'islam
42:24mais elle dénonce
42:25un refus de s'adapter
42:26à l'art de vivre
42:26à la française
42:27et elle se dit
42:28mais finalement
42:28jusqu'où on va aller
42:29est-ce qu'on va tout accepter
42:31et elle s'indigne
42:32elle est vraiment
42:32très très claire
42:33de la capitulation
42:34je lis pour bien dire
42:37les mots
42:37des dirigeants
42:38des écoles catholiques
42:39des évêques
42:40et des instances
42:40diocésaines
42:41qui ont la responsabilité
42:42de l'enseignement
42:43catholique français
42:44alors c'est pas la première fois
42:46qu'une affaire
42:47de menu halal
42:49indigne les parents
42:50dans cette école
42:52et les responsables
42:53à en croire
42:54les témoignages recueillis
42:55n'avaient pas fait
42:57grand cas
42:57des protestations
42:58exprimées
42:59à dessein
43:00je ne donne pas
43:01le nom de l'école
43:02je le précise
43:03mais je connais
43:05évidemment
43:06on peut dire néanmoins
43:07que la fille de Marie
43:09aura le choix
43:10selon le programme
43:10c'est ce que l'on semble
43:12peut-être comprendre
43:13dans ce programme
43:14mais ce n'est pas toujours
43:14le cas
43:15et là je vais vous parler
43:16de Marion
43:17Marion avait sa fille
43:18scolarisée au lycée
43:19elle s'est vue distribuer
43:21un sandwich
43:21sur lequel
43:22il y avait une enveloppe
43:23il était emballé
43:24si vous voulez
43:25sur l'étiquette
43:25il y avait marqué
43:26halal
43:28alors elle a écrit
43:29à la direction
43:29Marion
43:30elle a dit
43:30mais qu'est-ce que c'est que ça
43:31on donne des sandwiches
43:32halal aux enfants
43:33alors la direction
43:34a dit
43:35elle a un peu écarté
43:36ça du revers de la main
43:37en parlant d'erreurs
43:38malencontreuses
43:39mais l'adolescente
43:39assure avoir constaté
43:41la même inscription
43:42halal sur plusieurs
43:43autres sandwiches
43:44distribués
43:44à certains de ses amis
43:46non musulmans
43:48et l'épisode
43:49avait failli pousser
43:50Marion
43:51à retirer sa fille
43:52de cette école
43:53et de ce lycée
43:55et c'est vrai
43:55qu'elle avance
43:56un argument de poids
43:57sur lequel nous pouvons
43:58nous arrêter
43:58parce que c'est sans doute
43:59le plus important
44:00elle ne veut pas contribuer
44:02indirectement
44:03au financement
44:03du culte musulman
44:04via l'abattage rituel
44:06parce qu'il faut s'asseoir
44:07que je ne sais pas
44:08si tous les français le savent
44:09on en parle de temps en temps
44:10sur ce plateau
44:10à chaque cérémonie
44:12d'abattage rituel
44:12il y a des organismes musulmans
44:14qui prélèvent une taxe
44:15une taxe de plusieurs centimes
44:17d'euros par kilo de viande
44:18alors est-ce que
44:19l'établissement scolaire
44:20a connaissance de cela
44:22est-ce la vocation
44:23d'une école catholique
44:24de financer
44:25le halal
44:26toujours est-il
44:28que
44:28pour Marion
44:29comme pour Marie
44:30le fait que ce type
44:31de situation
44:31se répète
44:32sans susciter
44:33finalement
44:34tellement de réactions
44:35et bien c'est déjà
44:36très révélateur
44:37alors il faut savoir
44:38qu'elles ont protesté
44:40donc il y a eu
44:40un nouveau sondage
44:42auprès des parents
44:42et là le mot halal
44:44en prévision
44:45de cette sortie
44:45avait tout simplement
44:46disparu
44:47alors une des mères de famille
44:49nous dit quand même
44:50mais jusqu'où ça va aller
44:51si dans une école
44:52qui s'appelle
44:52Saint-Artempion
44:54on commence à manger halal
44:55elle dit
44:56bah moi j'ai raté une étape
44:57et de fait nous aussi
44:58visiblement
44:59et elle dit aussi
45:00quelle différence
45:01c'est là que c'est assez poignant
45:03parce qu'elle dit
45:03quelle différence
45:04avec le public
45:04à quoi bon les mettre
45:05dans une école catholique
45:08alors peut-être que
45:09vous savez l'école
45:09si elle avait répondu
45:10elle nous aurait dit
45:10ah mais oui
45:11mais aujourd'hui
45:12les menus de substitution
45:13évidemment c'est pas obligatoire
45:14mais on peut les faire
45:15et puis d'ailleurs
45:16c'est recommandé
45:16vous savez il y a une jurisprudence
45:18toujours plus exigeante
45:19dans ce domaine
45:19dans les écoles publiques
45:20puis on nous aurait peut-être dit
45:21ah les écoles sous contrat
45:22bah elles sont obligées
45:23de faire pareil
45:24mais pour des parents
45:25qui se saignent au cas de veine
45:26pour mettre leurs enfants
45:27dans des écoles catholiques
45:29parfois pour fuir
45:30un communautarisme conquérant
45:32dans le public
45:34retrouver ce type de comportement
45:36c'est proprement stupéfiant
45:39alors pourquoi mettre catholique
45:41dans ce cas sur le fronton
45:42et puis certains parents
45:44et c'est vrai
45:44parce que je vous renvoie
45:46à un article de Lacroix
45:47il y a un dossier très intéressant
45:48de Lacroix
45:49sur le halal
45:50comme Marc Menon a lu
45:51il a lu les deux pages
45:52exactement
45:52qui à l'occasion de l'Aïd
45:54je pense qu'ils ont sorti ce dossier
45:55en parlant d'une tradition
45:57qui est devenue un business
45:58et ils expliquent que
45:59ce n'est en rien
46:00une obligation
46:01pour les musulmans
46:03en fait c'est une norme récente
46:05Michel en parlerait peut-être
46:06mieux que moi
46:07en pleine expansion
46:08mais en réalité
46:10il y a un double effet
46:13des multiplicateurs
46:13d'abord il y a la courbe
46:14de l'immigration croissante
46:16de confession musulmane
46:17mais ensuite parce que
46:18les musulmans français
46:20se sont mis récemment
46:21ou des musulmans français
46:22se sont mis au halal récemment
46:23et c'est pour ça que
46:24Lacroix parle de normes récentes
46:26alors Lacroix donne les chiffres
46:27c'est 12 millions de personnes
46:29qui ont été acheteurs en France
46:30en 2025
46:31et 67% qui déclarent
46:33acheter de la viande halal
46:34systématiquement
46:35alors qu'il y a 40 ans
46:36ils étaient tout à fait
46:37minoritaires
46:38et Lacroix précise
46:39que permission est donnée
46:40pour le Coran
46:41surat 5 verset 5
46:43puis ça a été confirmé
46:43par la suite
46:44par des grands mouftis
46:45de consommer la nourriture
46:47des chrétiens et des juifs
46:48donc a priori
46:49il n'y a pas d'obligation du halal
46:51et puis il se trouve
46:52qu'à partir des années 90
46:53un islam très rigoriste
46:56salafiste
46:56les molas iraniens
46:57les frères musulmans
46:59et bien on fait pression
47:00sur la population
47:01immigrée occidentale
47:02européenne
47:03pour consommer du halal
47:05et alors ce qui est fou
47:05c'est que
47:06ce militantisme religieux
47:08a rencontré
47:08la loi du marché
47:10vous voyez ce marché
47:10en pleine expansion
47:11c'est l'histoire du mariage
47:13de l'alliance étrange
47:15entre le capitalisme
47:17et l'islamisme
47:18parce que tout peut être
47:19à la lise
47:19même le cosmétique
47:21donc c'est
47:22si vous voulez
47:22l'extension infinie
47:23du domaine du halal
47:25et donc ça a fait
47:26évidemment
47:27un marché
47:28extrêmement juteux
47:29il y a des gens
47:30qui souhaitent
47:31consommer halal
47:32mais il y en a d'autres
47:33qui ne le souhaitent pas
47:34est-ce qu'on peut l'entendre ?
47:35précisément
47:36je souhaitais vous parler
47:36de cette histoire
47:37parce que je me demande
47:37si on peut encore
47:38l'entendre
47:39quand vous faites cette remarque
47:40vous pouvez faire le test
47:41autour de vous
47:42je n'ai pas envie
47:43de consommer du halal
47:44on vous dit
47:44mais vous en fichez
47:45finalement ça a le même goût
47:46qu'est-ce que ça peut vous faire
47:47que ce soit halal
47:48ou pas
47:49alors à la question
47:50tu t'en fiches
47:50on peut répondre
47:51ben non je ne m'en fiche pas
47:52parce que comme l'ont fait remarquer
47:55les parents de Soissons
47:56le halal finance
47:57les mosquées
47:58j'ai le droit
47:59de ne pas vouloir
47:59financer les mosquées
48:01et je comprendrais
48:02que dans une autre
48:02des fidèles d'une autre religion
48:04ne veuillent pas financer
48:06l'église catholique
48:07donc tout cela
48:08évidemment
48:09on tombe sous le sens
48:09mais figurez-vous
48:11que c'est ce financement
48:12qui du reste
48:12avait séduit
48:13ça je l'ai un peu découvert
48:14mais il faut comprendre
48:15la logique
48:16des membres du gouvernement
48:19des politiques
48:21de gauche et de droite
48:22qui ont un petit peu
48:22poussé le halal
48:23en réalité
48:24parce qu'ils se disaient
48:25ah oui avec ce
48:26comme ça finance les mosquées
48:27finalement il va y avoir
48:28une espèce d'économie circulaire
48:30qui va faire que
48:30les français musulmans
48:32vont financer eux-mêmes
48:33leurs propres mosquées
48:34via le halal
48:35et comme ça
48:35il n'y aura plus
48:35de financement étranger
48:37en réalité
48:38ce n'est pas du tout
48:38ce qui s'est passé
48:39parce que les grosses mosquées
48:40qui avaient le monopole
48:41de certaines certifications
48:43comme la mosquée de Paris
48:45qui a le monopole
48:46de certification
48:47pour tous les produits
48:47de l'IO
48:48qui sont exportés
48:49vers l'Algérie
48:49évidemment ils n'avaient pas
48:50du tout envie
48:50de renoncer à leur manne
48:51donc il y a toujours
48:52une ingérence étrangère
48:54je vous laisse imaginer
48:565 millions de chiffres d'affaires
49:00j'ai cru comprendre
49:00pour 2024
49:02pour la mosquée de Paris
49:03donc c'est un accord
49:04qui a été conclu
49:05un peu en dehors
49:05à la barbe du gouvernement
49:06je lis
49:09et en fait
49:09il faut savoir aussi
49:10et c'est peut-être
49:11le dernier point
49:11là aussi il me semble
49:12qu'on l'avait déjà évoqué
49:13mais je crois
49:13qu'il faut vraiment
49:14le marteler
49:14si nos mères de famille
49:16de Soissons
49:17ont su
49:17pour le menu
49:18enfin plus ou moins su
49:19en tout cas
49:20elles ont reçu un message
49:21pour le menu halal
49:22de leurs enfants
49:22nous sommes tous
49:23des M. Jourdain
49:24du halal
49:25nous en consommons
49:26sans le savoir
49:28une association
49:29à OAB
49:32opposée à l'abattage rituel
49:33sans étourdissement
49:34préalable
49:34l'avait annoncé
49:36en avril dernier
49:37il y a un système
49:38de ce qu'elle appelle
49:39de complémentarité
49:40des circuits de distribution
49:41ordinaires
49:42si vous voulez
49:42donc les parties
49:43des animaux
49:43qui ne sont pas consommés
49:44par le marché confessionnel
49:47sont redirangés
49:48vers des magasins
49:49alimentaires classiques
49:50mais sans mention
49:51informative
49:51ils avaient parlé
49:52de tromperie
49:54institutionnalisée
49:54et ils n'ont pas
49:55réussi à obtenir
49:57des idées de volume
49:58par le gouvernement
49:59alors ils disent
50:01juste qu'en 2005
50:02on avait évalué cela
50:03à 60 à 70%
50:04de viande rituelle
50:05déclassée
50:07reversée
50:07dans le locoma
50:08alors on se dit
50:09mais pourquoi
50:09la certification halal
50:10ne va pas jusqu'au bout
50:10de la chaîne
50:11pour qu'on sache
50:12voilà on achète
50:12on n'achète pas
50:13mais au moins on sait
50:13et alors théoriquement
50:15le mode d'abattage
50:16fait partie des obligations
50:17d'étiquetage
50:18prévues par l'UE
50:18vous savez on tape toujours
50:20sur la tête de l'UE
50:21donc eux normalement
50:23le prévoient
50:24ou voilà
50:25je ne sais pas
50:26si c'est coercitif
50:27mais en tout cas
50:28c'est prévu
50:28et en 2012
50:30le Huffington Post a dit
50:31mais pourquoi
50:32on ne le fait pas
50:32en France
50:33et on leur avait répondu
50:35et bien c'est pour ne pas
50:36c'est le pouvoir public
50:37là aussi
50:38le gouvernement
50:38c'est pour ne pas
50:40stigmatiser les communautés
50:41je ne vois pas en quoi
50:42ça stigmatise
50:43les communautés
50:43d'étiqueter halal
50:45en revanche
50:46visiblement
50:46forcer les français
50:47à financer à leur insu
50:49les mosquées
50:49c'est finalement
50:50pas très grave
50:52seul le port
50:53reste la garantie
50:54de consommer
50:54non halal
50:55c'est pour ça
50:55qu'il y en a beaucoup
50:56qui l'ont pris en grippe
51:00on a le recteur
51:05de la grande mosquée
51:05qui nous explique
51:06que quand on sert du port
51:07c'est excluant
51:08on finit par inverser
51:10complètement l'assimilation
51:11de manière assez naturelle
51:13et même sincère
51:13chez certaines personnes
51:14ils ne voient plus
51:15où est le hiatus culturel
51:17au minimum
51:18Michel
51:19oui en fait
51:20pour moi
51:21le halal
51:21c'est un impôt islamique
51:22en réalité
51:23parce que c'est la zakat
51:24déguisée
51:25c'est à dire
51:25l'impôt imposé
51:26donc effectivement
51:28comme dit Gabriel
51:29c'est quelque chose
51:30qu'on n'est pas forcé
51:31d'accepter
51:31sur le territoire national
51:33et après
51:34c'est cette logique
51:35capitaliste
51:36entre guillemets
51:37qui fait que
51:38d'ici quelques années
51:39il n'y aura plus
51:40que du halal
51:40parce que
51:41comme il faut
51:42à chaque fois
51:43entrer dans la rentabilité
51:45comme on a un flux
51:46d'animaux
51:48sacrifié
51:48de cette manière
51:49et bien
51:50le pourcentage
51:51autre se réduit
51:52et il sera plus rentable
51:54de faire en sorte
51:55que ce soit généralisé
51:58merci beaucoup
51:59pour ce dossier
52:00tout le monde
52:01à chaud
52:02jusqu'à 38 degrés
52:04record
52:04de chaleur
52:05aujourd'hui
52:06pour un mois de mai
52:0738 degrés
52:08aujourd'hui
52:09que pensez-vous
52:10de la climatisation
52:11c'est le sujet
52:11qu'on va aborder
52:12avec vous
52:13Marc Menon
52:13ce soir
52:14puisqu'avec ces fortes
52:15chaleurs
52:15le débat
52:17revient sur la table
52:18faut-il équiper
52:18massivement
52:19les écoles
52:20et les hôpitaux
52:20repenser nos villes
52:22pour éviter
52:23de dépendre
52:24toujours
52:24de ce froid artificiel
52:25derrière la météo
52:26on voit donc
52:27une vraie fracture
52:28sociale
52:29écologique
52:30économique
52:30architecturale
52:31faut-il
52:32climatiser
52:33ou pas ?
52:34Alors déjà
52:35le début de l'équation
52:36il est simple
52:37quand
52:38vous avez
52:39de la clim
52:40donc
52:41que vous bénéficiez
52:42du froid
52:42en réalité
52:44vous évacuez
52:45de la chaleur
52:45à l'extérieur
52:46alors quand
52:47vous êtes dans
52:47une ville
52:48une ville
52:49c'est une sorte
52:50d'enceinte
52:50les rues
52:51sont étroites
52:52et l'atmosphère
52:54et bien
52:55gagne
52:55quelques degrés
52:56donc vous êtes
52:57obligés
52:58d'activer
52:59encore
52:59la machine
53:00pour avoir
53:01maintenir
53:02le froid
53:03dégagé
53:03dans l'appartement
53:05ou dans la maison
53:06il faut savoir
53:06qu'aujourd'hui
53:06on a 28%
53:08des maisons
53:08sur l'ensemble du territoire
53:10qui ont la clim
53:11et 13%
53:12des appartements
53:13et ça ne cesse
53:14d'augmenter
53:15alors la dernière estimation
53:17par rapport au CO2
53:18vous savez
53:18la grande fixation
53:19le CO2
53:20et bien 5%
53:21du CO2
53:22serait lié
53:23à cette
53:24c'est l'ADEME
53:25qui le dit
53:26c'était en 2021
53:27donc depuis
53:28ça a augmenté
53:29c'est lié
53:31donc à cette
53:31utilisation
53:32de la climatisation
53:35mais ce qui est fou
53:36dans tout ça
53:37c'est qu'aujourd'hui
53:38on veut donc
53:39la clim
53:39on veut de plus
53:41de voitures électriques
53:42il y a l'IA
53:43il y a
53:44les éléments
53:46pour internet
53:47l'électricité
53:47l'électricité
53:48l'électricité
53:49alors il faut produire
53:50il faut produire
53:51et on dit
53:51bah oui
53:51mais nous on s'en fout
53:52on a le nucléaire
53:53sauf que le nucléaire
53:54quand il fait chaud
53:55vous avez
53:57immanquablement
53:57une montée
53:58de température
53:59des eaux
53:59et souvent également
54:00une baisse
54:01du niveau
54:02des rivières
54:02et des fleuves
54:03donc on ne peut plus
54:04produire suffisamment
54:05on est
54:07dans une
54:08ineptie totale
54:09alors que quand on regarde
54:11il y a
54:12aujourd'hui
54:12des solutions
54:13écologiques
54:14c'est pas épouvantable
54:15l'écologie
54:16c'est comment
54:18réorganiser
54:19la vie
54:19moi quand j'étais gamin
54:20vous alliez dans la cour
54:21de l'école
54:22la cour de l'école
54:23il y avait des arbres
54:24aujourd'hui
54:25il n'y a que du goudreau
54:25quand vous êtes
54:27dans une rue
54:29à Paris
54:30moi je me souviens
54:31partout
54:32il y avait
54:33des arbres
54:33ils ont tous été abattus
54:35alors néanmoins
54:35aujourd'hui
54:36la mairie à Perreur
54:37a dit
54:37on va planter
54:38170 000 arbres
54:40mais ils en ont
54:40abattu combien
54:41promenez-vous
54:43ici et là
54:43il n'y a plus du tout
54:44la moindre manière
54:46de s'abriter
54:47mais c'est surtout
54:47que le soleil
54:49se reflète
54:50sur le béton
54:51béton qui chauffe
54:52et tout ça
54:53ça crée
54:53l'étuve
54:54il y a
54:55par exemple
54:56le musée
54:58Chirac
54:59on a
54:59végétalisé
55:00les murs
55:02et ça devrait
55:03se généraliser
55:04tous les centres
55:05commerciaux
55:06partout
55:07en France
55:08il n'y a
55:09que du béton
55:10que du goudron
55:11et tout ça également
55:12ça concourt
55:13à faire monter
55:14la température
55:15et ces centres
55:16commerciaux
55:17vous avez
55:18la clim
55:19vous vous rendez compte
55:20cette fournaise
55:21dans laquelle on est
55:22je dirais
55:23cet engrenage
55:24qui nous rend
55:25complètement fous
55:26et sans avoir
55:26la lucidité
55:27c'est pas
55:29comment
55:29avoir du froid
55:31on a une capacité
55:33d'adaptation
55:33physiologique
55:34c'est comment
55:36réorganiser
55:36nos villes
55:37je reviens
55:37à Paris
55:38par exemple
55:38si vous allez
55:40d'un bout
55:40à l'autre
55:41de Paris
55:42vous avez les quais
55:43il n'y a pas
55:44un seul arbre
55:45on a
55:46fermé
55:47la voie sur berge
55:48on se dit
55:48alors les gens
55:49ils se grillent
55:50au soleil
55:51ah bah oui
55:52ça ils peuvent
55:52se griller au soleil
55:53parce que c'est
55:54toujours le goudron
55:55sur lequel roulaient
55:56les voitures
55:56il n'y a pas
55:57un arbre
55:57qui a été planté
55:58vous vous rendez compte
55:59cette aberration
56:00après vous avez
56:02dans les campagnes
56:03des étendues
56:04de plus en plus grandes
56:05il n'y a pas de haies
56:05aujourd'hui
56:06il est démontré
56:07par les scientifiques
56:09que les haies
56:10permettent
56:11de retenir
56:11l'eau
56:12ça permet aussi
56:13d'avoir
56:14pour les oiseaux
56:15et les insectes
56:17des refuges
56:17et ça redynamise
56:19les campagnes
56:20on a asséché
56:21les marais
56:22il n'y a plus
56:22d'ozone humide
56:23et tout ça concourt
56:24à l'évaporation
56:26et c'était aussi
56:27dans la loi
56:28qui est en gestation
56:29actuellement
56:30proposée
56:30à la chambre
56:32des députés
56:33on veut avoir
56:34des élevages
56:35de plus en plus grands
56:35produits de l'animal
56:36dans des conditions
56:37infectes
56:38et là aussi
56:39ça coûte
56:40de l'électricité
56:42on a besoin
56:43d'une température
56:44pour que le lieu
56:46soit presque supportable
56:47pour ces bêtes
56:48qui subissent
56:49la barbarie
56:49et la torture
56:50alors qu'on devrait
56:51multiplier
56:52les petits élevages
56:53les petits agriculteurs
56:55qui crèvent
56:55c'est eux
56:56qu'il faut aider
56:56et faire revivre
56:58notre pays
56:59redonner du poumon
57:01à notre environnement
57:02et bien ça
57:03on est loin
57:04on est aveuglé
57:05par une sorte
57:06de scientisme
57:07à un moment donné
57:08on pouvait se confier
57:09à cette évolution
57:12technologique
57:13mais depuis longtemps
57:15on a ouvert les yeux
57:16on s'est rendu compte
57:17de vers quoi
57:18on allait
57:19et dans cette logique là
57:21d'ailleurs
57:21de l'habitation
57:22ce sont
57:23toutes ces grandes cités
57:24qui ont été érigées
57:26dites-moi
57:26où sont les arbres
57:27dans ces cités là
57:28et c'est du béton pur
57:30béton pur
57:31qui fait chauffer
57:32donc aujourd'hui
57:33il est temps
57:34que les uns
57:35et les autres
57:35nous prenions conscience
57:37que c'est pas la clim
57:39qui va nous sauver
57:40c'est une manière
57:41de réorchestrer
57:43que c'est agréable
57:44quand vous descendez
57:45dans la rue
57:46qu'il y a un petit bosquet
57:47qu'il y a un petit endroit
57:48où vous pouvez disposer
57:50de cette humidité naturelle
57:52ça ne demande pas grand chose
57:54ça demande de l'audace politique
57:56et donc un volontariat
57:58on en revient au propos
57:59de votre invité tout à l'heure
58:01en réalité
58:02c'est l'homme
58:03quand il a le courage
58:04qui s'affranchit
58:05des difficultés
58:06et qui s'offre
58:08un avenir
58:09alors qu'aujourd'hui
58:10eh bien on s'offre au contraire
58:11une forme de mort
58:13végétale
58:14et donc
58:14une mort environnementale
58:17merci beaucoup
58:18Marc Benant
58:19pour cet édito
58:21je tiens à remercier
58:21particulièrement
58:22Richard
58:23Raquel
58:24Lola
58:25France
58:25qui nous ont aidé
58:26à accueillir
58:28Louis Benoit
58:28sur cette émission
58:30c'était un peu compliqué
58:31aujourd'hui techniquement
58:32mais on a pu
58:33au moins
58:34faire entendre sa voix
58:36merci à tous
58:37l'heure des pros 2
58:38Pascal Praud
58:38merci à tous
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