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Christine Kelly et ses chroniqueurs débattent de l'actualité dans #Facealinfo
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00:00:0019h, face à l'info, bonsoir à tous. Au sommaire, le maire de Paris, Emmanuel Grégoire, qui a demandé à
00:00:07Patrick Bruel d'annuler son concert malgré la présomption d'innocence, est-ce du bon sens ?
00:00:14Et si Emmanuel Grégoire, lui aussi, quittait ses fonctions face à l'ampleur du scandale périscolaire, se demandent des internautes.
00:00:21Des enfants en bas âge, violés, dans le silence absolu, dans un système, une organisation coupable et visiblement qui dure
00:00:28depuis quelques temps, du jamais vu.
00:00:30Aujourd'hui, 16 personnes ont été placées en garde à vue, l'analyse de Gabriel Cluzet.
00:00:36Éric Zemmour propose, je cite, une immigration négative, non seulement stopper l'immigration, mais organiser des départs, le retour des
00:00:44clandestins, des délinquants, des étrangers dépendant des aides sociales.
00:00:48Selon lui, l'État a perdu le contrôle migratoire malgré l'opposition croissante des Français, créer un fossé entre peuple
00:00:56et institution.
00:00:57L'édito de Mathieu Bocoté de retour ce soir.
00:01:00Le gouvernement veut frapper le consommateur pour tarir le narcotrafic.
00:01:05Amende portée à 500 euros, suspension de permis.
00:01:08La gauche dénonce une mesure inefficace, mais le vrai débat est peut-être ailleurs.
00:01:13Pourquoi la consommation explose-t-elle malgré les sanctions ?
00:01:17Et quel vide la drogue vient-elle combler chez une partie de la jeunesse ?
00:01:21Et pas que le décryptage de Charlotte Dornelès.
00:01:25Il a suffi d'un tweet, celui-là, celui de l'Occitan 30, pour dénoncer le surprenant floutage de France
00:01:322 en plein JT de 20h hier soir.
00:01:34Regardez cette statue en arrière-plan, floutée, une sculpture en marbre intitulée Amour, datant de 1894, qui représente un couple
00:01:43nu dans un square à Issy-les-Moulines auprès de Paris.
00:01:47Comment expliquer qu'on en arrive à flouter une statue nue dans un JT d'information du service public français
00:01:53?
00:01:53France Télévisions a présenté ses excuses, le regard de Marc Nenon.
00:01:58Quatre mois après avoir à lyncher le jeune Théo à Lyon, les six suspects ont tous été reconnus coupables hier.
00:02:04Leurs peines seront fixées en décembre prochain.
00:02:07Théo, étudiant lyonnais de 19 ans, avait été victime d'une agression violente dans le hall de son immeuble.
00:02:13Il avait déjà été agressé à deux reprises par le même groupe quelques mois plus tôt.
00:02:18Les images de surveillance diffusées par sa mère avaient choqué l'opinion publique.
00:02:22Sa mère Florence est l'invité de Face à l'Info ce soir.
00:02:25Le site F2 Souche, site de réinformation qui fonctionne comme une revue de presse à 21 ans
00:02:31et demande des dons à ses lecteurs pour l'aider à poursuivre son travail.
00:02:37Ce média alternatif met en lumière des faits souvent ignorés par la presse traditionnelle
00:02:42et défend une autre lecture de l'actualité.
00:02:45Mais pourquoi son appel aux dons a-t-il été censuré ?
00:02:49L'édito de Mathieu Bocoté.
00:02:52Et puis nous recevons ce soir Claude Ribbe, écrivain, romancier, réalisateur pour son livre Le Diable Noir,
00:02:57qui sort aujourd'hui chez Fayard.
00:02:59Ce roman historique retrace la vie extraordinaire d'Alexandre Dumas, père de l'écrivain,
00:03:05fils d'esclave et du général noir de la Révolution française, surnommé Le Diable Noir,
00:03:10pour son courage légendaire qui affronta les armées ennemies et Bonaparte lui-même avant de mourir dans l'oubli.
00:03:17Claude Ribbe est l'invité de Face à l'Info ce soir.
00:03:22Une heure pour tout ce dire et sans tabou, c'est parti !
00:03:37Mes efforts étonnent, ils sont début octobre, mes notes sont bonnes et mon travail est propre.
00:03:41Perdue dans mon bloc, donc maman ferme la porte, elle contrôle le GEO, ça parle de la mère morte.
00:03:45Mon professeur m'a fait kiffer cette matière, c'est euro, c'est d'un, c'est ce que j
00:03:48'absorbe.
00:03:49Seul dans la nuit, dans les bras de Morphée, j'entends toutes les leçons tapées à ma porte.
00:03:53Le regard sérieux, mon avenir, je bâti, je vise l'excellence, j'y vais petit à petit.
00:03:56Tant trop fier, le mien, j'aggloutis mes leçons, ressenti positif, m'a dit Monsieur Paty.
00:04:00Puis tout d'un coup, j'entends maman hurler, je sors de ma chambre, le regard embrumé, elle est pour
00:04:04face à la télé.
00:04:05Je vais s'en couler, elle prend de l'épargne, elle est bien gelée.
00:04:08Je tourne la tête, je regarde l'écran, le journaliste annonce nos rues de l'attentat.
00:04:11Je reste bête, je m'oblite, je crois que ça va se passer à côté de chez moi.
00:04:15La sortie aujourd'hui, une chanson dédiée à Samuel Paty, à son film L'Abandon, chanson de Chaotique à écouter
00:04:25sur Youtube.
00:04:25On voulait partager avec vous ce moment et cette chanson sortie aujourd'hui.
00:04:32Éric Zemmour, hier, de passage chez Enseigneuse, Mathieu Bocoté a plaidé pour la mise en place d'une politique d
00:04:38'immigration négative.
00:04:41La formule frappe, mais est-elle si nouvelle ?
00:04:44Cette proposition arrive dans un contexte où la France est plus que jamais débordée par l'immigration.
00:04:48On l'a vu à la lune du Figaro ce matin et on sait de moins en moins comment maîtriser
00:04:54cette immigration.
00:04:55Alors, immigration négative, la formule frappe, c'est le moins qu'on puisse dire.
00:04:59Et on comprend par là qu'elle sera au cœur de la campagne présidentielle d'Éric Zemmour s'il fait
00:05:05le saut à nouveau, s'il est candidat.
00:05:08Pourquoi la question de l'immigration sera-t-elle au cœur de la présidentielle, quels que soient d'ailleurs les
00:05:12slogans qu'on utilisera ?
00:05:14Parce que l'écart n'a jamais été aussi grand entre les préférences populaires des Français et la politique que
00:05:19leur imposent leurs institutions.
00:05:20Les Français voudraient stopper l'immigration massive si ce n'est pas davantage.
00:05:24De l'autre côté, les institutions font tout, ou à tout le moins, elles sont prises en roue libre en
00:05:28quelque sorte.
00:05:29Elles imposent toujours plus d'immigration dans une situation de saturation démographique, de dérèglement des systèmes sociaux, d'effondrement identitaire.
00:05:37Donc, inévitablement, la question sera au cœur de la présidentielle.
00:05:41Mais on cherche de quelle manière aborder cette question ?
00:05:43Que veut dire aujourd'hui chercher à contenir l'immigration massive ?
00:05:49On connaît la formule première, il faudrait une immigration maîtrisée.
00:05:52Mais plusieurs disent qu'une immigration maîtrisée, c'est un slogan d'impuissant aujourd'hui.
00:05:56C'est-à-dire que ça consiste à dire globalement qu'on va ralentir la croissance de l'obésité de
00:06:00l'embonpoint sans jamais pour autant engager une forme de marche arrière.
00:06:03Donc, c'est ralentir le dérèglement sans pour autant aller dans une autre direction.
00:06:08Certains y vont avec la position de la plus grande fermeté.
00:06:12Ils sont stoppés l'immigration, disent-ils, la stopper.
00:06:15Mais ce à quoi, plusieurs répondent d'accord, mais que fait-on de tous ceux qui sont ici légalement, dans
00:06:21certains cas, sans être nécessairement des jeunes citoyens,
00:06:25illégalement très souvent, et qui s'installent durablement dans une situation soit de vide juridique, de vide identitaire ?
00:06:32Est-ce qu'il n'y a pas une partie de cette population qui vit en France, mais qui n
00:06:35'a pas vocation juridiquement, culturellement, à y rester ?
00:06:39Est-ce qu'une partie de ceux qui sont ici, qui se sont installés ici, n'ont pas vocation à
00:06:43repartir ?
00:06:44Il ne s'agit pas d'être pour ou contre, il s'agit de voir quel est l'état d
00:06:46'esprit de Zemmour là-dessus.
00:06:49La première chose à dire sur cette proposition d'immigration négative, c'est qu'elle n'est pas nouvelle.
00:06:54Raymond Barre, dès la fin des années 70, plaide déjà pour le retour.
00:06:57À l'époque, on dit le rapatriement des travailleurs immigrés.
00:07:00Donc, il dit qu'ils sont venus, leur contrat est terminé, qu'ils repartent.
00:07:04Donc, il n'y a aucun problème de conscience morale lorsqu'il dit ça.
00:07:08Il sera bloqué, évidemment, par le Conseil d'État,
00:07:10et plus largement, les tribunaux vont développer un appareillage juridique,
00:07:14un équipement juridique conceptuel pour limiter la volonté de l'État de stopper l'immigration,
00:07:20renvoyer le clandestin, renvoyer ceux qui devraient repartir tout simplement.
00:07:23Mais Barre, à l'époque, qui ne passe pas, que je sache, pour un terrifiant fasciste,
00:07:26dit le rapatriement et la vocation naturelle de ceux qui viennent ici pour travailler,
00:07:30qui doivent repartir.
00:07:32Dans le même état d'esprit, au début des années 80,
00:07:35le Front National, qui s'empare de cette question, plus encore vers la fin des années 80,
00:07:38va dire quelquefois qu'une formule brutale, évidemment, il faut renvoyer les immigrés chez eux.
00:07:42La formule est brutale, évidemment, parce qu'elle bute toujours sur qui sont les immigrants en question.
00:07:46S'agit-il des clandestins, des délinquants, de simplement des travailleurs temporaires?
00:07:50S'agit-il aussi, c'est une autre chose, de ceux qui ont été naturalisés sans pour autant s'être
00:07:57assimilés?
00:07:58Donc, c'est une vraie question, les naturalisés non-assimilés, c'est toujours sur cette question qu'on bute.
00:08:02Mais le FN de l'époque envoie le signal, ils doivent repartir.
00:08:06Encore une fois, il ne s'agit pas d'être pour ou contre, il s'agit de dire que ce
00:08:08n'est pas une idée nouvelle.
00:08:10Plus récemment, il y a eu une forme d'idée de consensus sur maîtriser les flux, je l'ai dit,
00:08:15mais toujours la question du retour s'impose.
00:08:17Mais quel retour? Par exemple, on va nous dire, dans la maîtrise des flux migratoires,
00:08:21il faut au moins renvoyer les OQTF.
00:08:23Qu'on se comprenne bien, quand on parle des OQTF, on parle de remigration.
00:08:26On parle de gens qui sont venus ici, qui n'en ont pas le droit, qui doivent repartir,
00:08:30mais qu'on n'est pas capable de faire partir.
00:08:32Ça, c'est l'autre chose.
00:08:33Donc, sommes-nous capables de traduire juridiquement les volontés populaires ou les volontés politiques?
00:08:38D'autant qu'il y a deux éléments ici.
00:08:40Est-ce que juridiquement, c'est possible de faire repartir les OQTF?
00:08:43Et par ailleurs, est-ce qu'on n'a pas un système de pompe aspirante avec l'État social
00:08:46qui fait en sorte que, même si on en renvoie un, il y en arrive 100, il y en arrive
00:08:491000.
00:08:50Ce qui fait en sorte que la question migratoire demeure toujours aussi intense.
00:08:54Par ailleurs, la question du retour au-delà des OQTF, des clandestins.
00:08:57Il y a un piège dans cette formule.
00:08:58Parce que quand on dit qu'il faut retourner renvoyer les clandestins chez eux, les illégaux,
00:09:02ça laisse croire...
00:09:02Bon, premièrement, on constate que c'est très difficile de renvoyer les illégaux.
00:09:05Et deuxième élément, ça laisse croire que l'immigration légale, elle, ne pose aucun problème.
00:09:09Or, on constate que l'immigration massive aujourd'hui, c'est d'abord de l'immigration légale
00:09:14qui ne s'assimile pas, qui ne s'intègre pas, qui est souvent un coût réel pour le pays.
00:09:18Donc, est-ce que l'immigration légale ne devrait pas être questionnée aussi?
00:09:22Voilà pourquoi il y a un concept qui s'est imposé ces dernières années,
00:09:25quoi qu'on en pense encore une fois, le concept de remigration.
00:09:28On en parlait ici la semaine dernière.
00:09:29Donald Trump à la Maison-Blanche s'en empare.
00:09:31L'AFD en Allemagne, le Parti libéral autrichien, Restore Britain, Reconquête.
00:09:35Donc, c'est un concept qui, il y a quelques années, vous le chuchotiez,
00:09:39vous passiez pour quelque chose comme une forme de nazi plus.
00:09:42Aujourd'hui, dans les partis démocratiques en Occident, le concept existe.
00:09:46Prenons-le au sérieux.
00:09:47Et dès lors, Zemmour, qui a la tentation chez lui toujours de préciser des choses,
00:09:51quitte à aller plus loin, a peut-être peur de ne pas être compris
00:09:54lorsqu'il dit remigration.
00:09:55Donc, il dit immigration négative.
00:09:58Globalement, ça consiste à dire, ils seront nombreux à repartir.
00:10:02La question est de savoir qui, lesquels.
00:10:04Mais que pourrait vouloir dire concrètement une politique d'immigration négative ?
00:10:11Voilà, c'est quand même, c'est une vraie question.
00:10:13Alors, la première, on peut dire les OQTF.
00:10:15D'abord et avant tout, ceux qui, juridiquement, doivent déjà repartir.
00:10:18On comprend ça, si on n'est pas capable de le faire, imaginez le reste.
00:10:22Mais quoi qu'il en soit, on comprend qu'il faut identifier,
00:10:25non pas sur le mode du tri-ethnique, évidemment.
00:10:27Tous ceux qui s'imaginent qu'il y a une question de remigration,
00:10:29et c'est une politique de tri-ethnique,
00:10:31ne comprennent pas du tout ce qu'elle a été à l'échelle de l'histoire de cette idée.
00:10:35Il s'agit juridiquement de voir si, à l'intérieur des paramètres de l'État de droit,
00:10:40certaines catégories de gens, juridiquement, dans le respect du droit, doivent repartir.
00:10:45Ça ne s'agit pas d'être pour ou contre.
00:10:46Il s'agit de voir ce qu'il y a dans leur tête.
00:10:47Alors, donc, les OQTF, évidemment.
00:10:50Ensuite, on pourrait dire plus largement,
00:10:51ceux qui ne sont pas encore OQTF, mais qui sont arrivés illégalement.
00:10:53Dès lors que vous avez mis le pied illégalement en France, vous repartez.
00:10:56C'est tout simplement, vous voulez venir en France, ou en Autriche, en Hongrie, qu'en sais-je,
00:11:00vous respectez le droit.
00:11:01Si vous ne le respectez pas, vous repartez.
00:11:04Ceux qui ont un titre de séjour qui arrivent à terme, tout simplement.
00:11:06Il n'y a pas un droit fondamental à avoir son titre de séjour éternellement renouvelé sur un territoire.
00:11:11Ceux qui, pour vivre en France, dépendent des aides de l'État.
00:11:14Ça, c'est fondamental.
00:11:15Donc, ceux qui, fondamentalement, dépendent des aides de l'État.
00:11:18Ou encore, ajouté à cela, ceux qui se sont rendus coupables d'un délit ou d'un crime.
00:11:22Est-ce que la France a pour vocation de conserver sur son territoire des gens qui n'ont pas respecté
00:11:28ses règles,
00:11:28n'ont pas respecté son droit, je ne parle peut-être pas de délit mineur,
00:11:31mais globalement, des gens qui sont sur le territoire et qui n'ont pas respecté les règles du pays qui
00:11:36les accueille.
00:11:36Donc, ça commence à faire beaucoup de gens, en quelque sorte.
00:11:39Alors, on bute toujours sur la même question des naturalisés, non-assimilés.
00:11:43Ça, j'y reviens parce que les démographes appellent ça le stock.
00:11:46Ce sont ceux qui sont déjà ici, qui ne repartiront pas, qui n'ont pas vocation à repartir.
00:11:50Mais c'est à ce moment que la dynamique de l'immigration négative, comme disait Mour,
00:11:54peut avoir une signification, c'est-à-dire si vous renvoyez des gens qui, juridiquement, doivent repartir.
00:11:59Si vous envoyez un signal clair que la société d'accueil ne se laisse plus faire.
00:12:02Si vous envoyez un signal clair que si vous ne jouez pas selon les règles, vous repartirez.
00:12:07Si vous envoyez un signal clair que les règles du pays d'accueil seront désormais appliquées
00:12:10sans la moindre hésitation et dans la plus grande intransigeance.
00:12:13Vous créez peut-être, on est sur l'hypothétique, vous créez peut-être les conditions d'une assimilation
00:12:19enfin réussie en France.
00:12:21Donc, une forme de rapport de force intérieure qui s'établirait.
00:12:24Avec l'idée suivante, il n'y a plus d'irréversibilité en matière d'immigration massive.
00:12:29Parce que c'est comme ça qu'on a imposé l'immigration massive.
00:12:31Pendant longtemps, on nous disait, ça n'existe pas, maintenant ça existe, vous ne pouvez rien faire.
00:12:35Tout l'enjeu par rapport aux révolutions dans l'histoire consiste à dire,
00:12:38vous pensez que c'est irréversible, je vous dis que ce ne l'est pas.
00:12:40Quels sont les moyens juridiques et politiques et sociaux de la réversibilité de l'immigration massive,
00:12:46de l'immigration négative selon Zemmour, c'est la grande question à laquelle il devra répondre
00:12:50pour poser une prochaine étape dans sa réflexion.
00:12:53Éric Zemmour parle d'un réveil des peuples européens, la formule est-elle abusive, trop optimiste?
00:12:59Les uns, elle est orientée.
00:13:01Quand on dit réveil des peuples, théoriquement, ça veut dire qu'on est content.
00:13:04Mais je pense que le constat, peu importe qu'on le code positivement ou négativement, il est présent.
00:13:08À gauche, ils vont dire « grande montée du racisme et de la xénophobie ».
00:13:11Zemmour dit « réveil des peuples européens », enlevez le côté positif ou négatif, on désigne la même chose.
00:13:17C'est-à-dire des peuples qui s'opposent désormais à la submersion migratoire.
00:13:21Et pourquoi s'y opposent-ils?
00:13:22Parce qu'à l'échelle de l'histoire, la submersion migratoire, c'est un coup d'État démographique.
00:13:27Je tiens à cette formule parce qu'on a provoqué un changement de peuple dans des pays
00:13:31qui ne l'ont jamais demandé, jamais réclamé.
00:13:33Si on avait demandé aux Français au début des années 80 et 90, c'est même 2000,
00:13:37souhaitez-vous désormais être un pays progressivement islamisé,
00:13:40un progrès de moins en moins culturellement européen, un pays de plus en plus fragmenté?
00:13:44Si on avait fait le portrait de ce qui allait arriver, qui aurait voté pour cela? Personne.
00:13:49Mais l'immigration massive s'est imposée grâce à une série de mensonges
00:13:52qui se sont emboîtés les uns les autres.
00:13:54Le mensonge voulant que les peuples n'existent pas, qu'il n'y a que des valeurs républicaines.
00:13:58Le mensonge voulant que la submersion migratoire n'existait pas.
00:14:01Rien ne se passe. Rien ne se passe.
00:14:03Le mensonge voulant que la proportion d'immigrés soit demeurée stable depuis un siècle.
00:14:06La grande blague.
00:14:07Le mensonge voulant que l'assimilation et l'intégration fonctionnaient parfaitement.
00:14:10Le mensonge voulant que l'écart culturel et identitaire entre les immigrés et les natifs
00:14:14ne compte pas. Globalement, c'est aussi facile d'intégrer l'islam que des Italiens en France.
00:14:18Bon, on a compris que c'était approximatif.
00:14:20Le mensonge médiatique consistant à dissocier l'immigration des questions comme l'insécurité,
00:14:24les politiques sociales, le logement, le pouvoir d'achat,
00:14:26comme si l'immigration était une question secondaire qui ne structurait pas tout le débat public.
00:14:31Et derrière ça, il y a tout simplement un cri de détresse existentielle
00:14:34de peuples qui ne veulent pas devenir étrangers chez eux.
00:14:36Je terminerai avec une anecdote qui tire part de mon passage à Montréal il y a quelques jours.
00:14:40En fait, hier et avant-hier, je me promenais.
00:14:42Les circonstances s'y prêtaient au cimetière.
00:14:44Et je voyais partout sur les tombes des noms Thibodeau, Tanguay, Touchette, Bigras, Leclerc, La Croix, Côté,
00:14:53des noms québécois partout, partout, partout.
00:14:55Je voyais mon peuple, son avenir était si bien sous terre.
00:14:58Et je me promenais ensuite à Montréal et je n'entendais plus parler français.
00:15:02Je l'entendais parler de moins en moins.
00:15:03Je me sentais étranger dans la métropole fondée par mon peuple,
00:15:06qui était à l'époque aussi le vôtre, soit dit en passant, qui était notre peuple.
00:15:09Eh bien, mon peuple qui a son avenir six pieds sous terre,
00:15:12la métropole dans laquelle je vis, qui est fondamentalement une ville
00:15:15qui me réserve un destin d'étranger en mon propre pays,
00:15:18peut-être est-ce pour éviter ce sort que tant de gens aujourd'hui
00:15:20souhaitent stopper l'immigration massive ou peut-être davantage.
00:15:27Ça a été pour l'enterrement de votre place?
00:15:29Bien sûr.
00:15:30Ce n'est pas le moment le plus agréable dans la vie,
00:15:31mais c'est inévitable et c'était fait dans le respect du paternel.
00:15:34On est dans tout cœur avec vous.
00:15:35Merci.
00:15:36On marque une pause, on revient.
00:15:44Retour sur le plateau de Face à l'Info.
00:15:47Je l'ai partagé avec vous un moment que nous avons eu ce matin sur Europe 1.
00:15:52Dans Christine Kédi et vous, on a reçu Jacques Garcia, Franck Ferrand,
00:15:55pour son livre « Champs de bataille ».
00:15:57Vous vous rappelez, Jacques Garcia, ce célèbre architecte de décorateur
00:16:01que le monde entier nous en vit,
00:16:03qui vient de sortir son livre « 30 ans de passion sur champ de bataille ».
00:16:07Regardez, écoutez.
00:16:09Les maisons se sont vidées petit à petit et on a vu finalement la France,
00:16:14qui était, je dirais, la quintessence du goût, de la connaissance au XVIIIe siècle,
00:16:22devenir finalement secondaire par rapport à l'Italie ou à l'Angleterre,
00:16:27où les maisons sont encore restituées dans leur état d'origine.
00:16:31Et au fond, je me dis qu'au fond, ce serait assez amusant si, toutefois, c'était possible,
00:16:36c'est bien pour ça le dépassement,
00:16:38d'essayer de rétablir dans une maison le sentiment que rien n'a changé,
00:16:43même si tout a changé.
00:16:46Voilà Jacques Garcia qui a réédité son livre « 30 ans de passion, champ de bataille,
00:16:51exceptionnel château, refaire à visiter en famille ».
00:16:55Voilà si on veut vraiment vivre, vivre la France et vivre les trésors de la France.
00:17:00Charlotte Dornelas, dans le cadre de l'examen de loi Riposte,
00:17:04qui vise à enrayer différents types de délinquances,
00:17:08les sénateurs ont notamment fait passer l'amende forfaitaire délectuelle, AFD,
00:17:12pour consommation de stupéfiants de 200 à 500 euros.
00:17:16Excellente nouvelle, la lutte pour le narcotrafic passe-t-elle désormais par le consommateur ?
00:17:22On comprend ces derniers temps, et notamment par la médiatisation des effets absolument dramatiques du narcotrafic,
00:17:30que l'état de la menace que fait peser ce narcotrafic sur la France,
00:17:34est telle que plus rien ne peut lui échapper vraiment.
00:17:37C'est-à-dire qu'on est obligé d'essayer d'attaquer par tous les biais.
00:17:39On sent bien qu'on attaque tard, en tout cas dans cette ampleur.
00:17:42Il y a des gens qui travaillaient dans la lutte contre le narcotrafic depuis des années et des années.
00:17:46Il y en a beaucoup qui ont crié dans le désert pendant longtemps,
00:17:49notamment vis-à-vis des politiques, et désormais le politique s'en saisit.
00:17:52Et on assiste à une criminalisation assez tardive dans le discours, on va dire, sur cette lutte,
00:17:58du consommateur de stupéfiants, sans lequel, bon là c'est une évidence du marché évidemment,
00:18:03le trafic se tarie.
00:18:05C'est vrai en France, ce n'est pas forcément vrai ailleurs.
00:18:08Parfois, vous savez, on prend des égards, on parle par exemple de mexicanisation de la situation.
00:18:13Les pays d'origine, par exemple, de la cocaïne, de fabrication de la cocaïne,
00:18:16ont d'autres problèmes que nous puisqu'ils la fabriquent.
00:18:19Et donc le problème, c'est aussi l'exportation.
00:18:21Nous, en l'occurrence, c'est la consommation qui fait la jauge du trafic très largement.
00:18:26Donc c'est une question qui se pose à nous de manière peut-être différente.
00:18:30Et cette décision dont vous parlez, cette augmentation de l'amende,
00:18:34est prise dans un chapitre de ce projet de loi qui est consacré au narcotrafic.
00:18:37C'est un projet de loi dans lequel il y a plusieurs sujets, notamment les REF Parti.
00:18:40Et il y a un chapitre consacré au narcotrafic.
00:18:43Et ça avait été promis par le président de la République en 2025,
00:18:47après l'assassinat de Mehdi Kessassi, vous savez, le frère du militant anti-narcotrafic,
00:18:51narcotrafic, Amine Kessassi, à Marseille.
00:18:54Cette volonté, elle a été réaffirmée par le ministre de l'Intérieur, Laurent Dugnès.
00:18:58Je le cite, il y a une volonté forte du gouvernement de sanctionner le consommateur.
00:19:01Ils ne peuvent pas rester à l'écart de tout ça.
00:19:03Des règlements de compte du trafic, ce n'est plus possible.
00:19:06Donc l'amende passe de 200 à 500 euros.
00:19:08Et elle est accompagnée d'une suspension de permis,
00:19:10le ministre expliquant qu'a priori, un consommateur de stupéfiants
00:19:14pouvait être dangereux au volant.
00:19:15C'est donc une sanction de plus.
00:19:17Alors la mesure a été votée au centre, à droite, et critiquée à gauche,
00:19:22dans un jeu de rôle qui devient un peu pénible, pour tout vous dire.
00:19:25Franchement, quand on suit les débats sur ce sujet,
00:19:27les rôles sont tellement distribués de manière caricaturale
00:19:29que c'est un petit peu pénible.
00:19:31Et la gauche dénonce en effet l'inefficacité de cette mesure
00:19:34parce qu'elle existe pour les stupéfiants.
00:19:36L'amende donc forfaitaire délictuelle existe depuis 2016,
00:19:39mais pour les stupéfiants depuis 2020,
00:19:41et que le trafic n'a pas cessé, c'est le moins qu'on puisse dire.
00:19:46Et cette gauche prône à l'inverse la prévention.
00:19:49Je note que la prévention existe.
00:19:50Donc simplement dire, il faut de la prévention,
00:19:52ce n'est pas un projet politique, il faut être un peu plus précis.
00:19:55Elle existe évidemment.
00:19:56Et un débat sur la légalisation du cannabis,
00:19:58qui ne règle pas exactement le problème
00:20:00de la liste interminable de drogues,
00:20:03notamment de synthèse,
00:20:03que nous avons désormais en France.
00:20:07Mais n'ont-ils pas raison, Charles Dornelas,
00:20:09de dénoncer l'inefficacité de cette mesure,
00:20:12si elle existe depuis 2016,
00:20:13alors que la consommation ne cesse d'augmenter ?
00:20:16Que répondons-nous ?
00:20:17Alors, c'est un fait qui mérite d'être interrogé.
00:20:19De fait, les amendes délictuelles existent depuis 2016.
00:20:22Elles existent contre le stupéfiant,
00:20:24dans le cadre de la lutte contre le narcotrafic depuis 2020.
00:20:28Et le trafic, non seulement n'a pas cessé,
00:20:30mais il n'a cessé d'augmenter, plus exactement,
00:20:32et la consommation donc avec lui.
00:20:34C'est sans doute, d'ailleurs,
00:20:36le fait que ce soit largement inefficace
00:20:38qui a poussé le gouvernement
00:20:40à proposer l'augmentation de cette amende.
00:20:43C'est ça, la décision initiale.
00:20:45Évidemment, si on augmente l'amende,
00:20:46c'est qu'on juge qu'elle n'est pas assez dissuasive.
00:20:48J'imagine que c'est ça, la réflexion, évidemment.
00:20:51Et peut-être aussi la volonté de récupérer de l'argent
00:20:53partout où on peut.
00:20:54Ça n'est jamais étranger totalement à l'État,
00:20:56mais en l'occurrence, sur cette amende
00:20:58qui existait déjà.
00:21:00Il y a une partie de la gauche
00:21:01qui pense clairement que ça ne sert à rien
00:21:03et une partie du centre et de la droite
00:21:04qui pensent que c'est vraiment extrêmement important.
00:21:07Mais il y a certaines questions
00:21:08qui ne sont pas posées, tout simplement,
00:21:09et qui, moi, pourtant, me sautent aux yeux,
00:21:11notamment, on va rester sur le sujet de l'amende.
00:21:141. Quel est le taux de recouvrement de cette amende ?
00:21:16Parce que si on se pose la question de l'efficacité,
00:21:19peut-être...
00:21:19Alors, la gauche répond, c'est pas efficace,
00:21:20la preuve, on continue à consommer.
00:21:22Peut-être est-ce simplement
00:21:23parce que l'efficacité n'est pas recherchée,
00:21:27réellement.
00:21:27C'est-à-dire qu'on prononce parfois des décisions
00:21:29et personne ne se préoccupe de savoir ce qu'elles deviennent.
00:21:31Alors, le taux de recouvrement, c'est bien simple,
00:21:33c'est Emmanuel Macron lui-même
00:21:34qui nous avait donné la réponse en 2023,
00:21:37juste avant un déplacement à Marseille, déjà,
00:21:40et il nous expliquait que le taux de recouvrement
00:21:42était de 35%.
00:21:4335%, c'est peu.
00:21:45Donc, c'est peut-être pas dissuasif,
00:21:46tout simplement parce que l'amende n'est pas payée.
00:21:48Donc, c'est sûr que c'est pas dissuasif.
00:21:49Ça, je confirme.
00:21:51De la même manière qu'on ajoute
00:21:53la suppression du permis de conduire,
00:21:54j'aimerais savoir combien de personnes aujourd'hui
00:21:56conduisent sans permis.
00:21:57Allez, on parlait aux assureurs,
00:21:59ça devient un problème énorme.
00:22:01Il y a beaucoup de gens qui conduisent sans assurance,
00:22:03évidemment, sans permis.
00:22:04Et que leur arrive-t-il exactement ?
00:22:06Outre les affaires dans lesquelles il y a un drame,
00:22:09c'est-à-dire les personnes qui tuent, par exemple,
00:22:12sans permis.
00:22:12Là, la justice s'en occupe sérieusement,
00:22:14mais pour les autres.
00:22:15Il est refus d'obtempérer.
00:22:16Comment ?
00:22:16Il est refus d'obtempérer.
00:22:17Il est refus d'obtempérer.
00:22:18Est-ce que ça va être réellement dissuasif aussi ?
00:22:20C'est une question.
00:22:21Parce que derrière la question du recouvrement,
00:22:22il y a la question de l'autorité de la justice.
00:22:24Ce projet de loi a pour but de provoquer
00:22:26un choc d'autorité.
00:22:27C'est ce que nous dit le ministre.
00:22:29Mais quelle est l'autorité de la justice ?
00:22:30Puisque cette amende,
00:22:32il faut quand même rappeler ce qu'elle est,
00:22:34cette amende a pour but initialement
00:22:35de désengorger la justice.
00:22:36L'intention est bonne,
00:22:37je n'ai pas de problème.
00:22:38C'est donc une sanction pénale,
00:22:40hors procès.
00:22:42Quand vous avez une amende forfaitaire délectuelle,
00:22:44que vous êtes un consommateur,
00:22:45donc c'est puni par la loi,
00:22:47l'amende est mise,
00:22:48mais les poursuites s'éteignent.
00:22:49C'est à la place d'un procès,
00:22:51à la place des poursuites.
00:22:53Donc, par exemple,
00:22:54quand l'amende est prononcée,
00:22:55elle rentre dans le pourcentage
00:22:57de cette fameuse réponse pénale
00:22:58de 92% dont Éric Dupond-Moretti nous parlait.
00:23:02Mais si elle n'est pas recouvrée ?
00:23:04Quel est exactement le passage de la justice
00:23:06dans l'avis des gens qui ont eu cette amende
00:23:08et qui ne l'ont jamais payée ?
00:23:09Elle est évidemment assez faible.
00:23:12Ensuite, la question de la prévention.
00:23:14Pour la question de l'efficacité,
00:23:16l'interrogation pourrait être un peu plus large,
00:23:18me semble-t-il,
00:23:19que simplement dire la preuve que ça ne marche pas.
00:23:21Deuxièmement, la question de la prévention
00:23:23dont nous parle une partie de la gauche
00:23:25qui a refusé ce texte.
00:23:26Elle est en effet essentielle, la prévention.
00:23:28C'est indiscutable.
00:23:29Mais en se rappelant que la consommation
00:23:33n'est pas, au tout départ de la consommation,
00:23:36ce n'est pas d'abord un problème sanitaire.
00:23:38Parce qu'on réduit la question de la prévention
00:23:40à la question de l'addiction
00:23:41et donc du problème sanitaire que ça génère,
00:23:43qui existe, il n'y a aucun problème.
00:23:45Mais la première fois que l'on consomme,
00:23:46par définition, on n'est pas encore addict.
00:23:48Donc peut-être qu'en effet,
00:23:50à ce moment-là,
00:23:51la liberté de la personne qui consomme s'exerce.
00:23:54Et que donc, s'il y a liberté,
00:23:55il y a responsabilité.
00:23:56Et que donc, il peut y avoir,
00:23:58à ce moment-là,
00:23:59punition de la consommation.
00:24:01Mais pour ça,
00:24:01il faut que la prévention
00:24:03intègre elle aussi la dissuasion.
00:24:05La prévention,
00:24:06elle n'est pas simplement
00:24:06bisounours,
00:24:07genre voilà ce que vous allez vous faire
00:24:08à vous-même.
00:24:09Puisqu'on explique que les consommateurs
00:24:11ont du sang sur les mains,
00:24:12intégrons cette dimension
00:24:13à la prévention.
00:24:15Expliquons exactement
00:24:16ce que génère le trafic de drogue
00:24:17aujourd'hui.
00:24:19Et notamment,
00:24:20jusqu'aux morts,
00:24:20qu'ils soient du côté des trafiquants
00:24:22d'ailleurs,
00:24:22ou du côté de victimes
00:24:24absolument étrangères au trafic.
00:24:26Et il faut,
00:24:27et ça me semble absolument indispensable,
00:24:29et c'est beaucoup plus difficile,
00:24:30s'interroger sur les raisons
00:24:32d'une telle consommation.
00:24:33Toujours dans le cadre
00:24:34de la prévention,
00:24:35encore une fois,
00:24:36il faut oser affronter le sujet
00:24:38qu'elle vide exactement
00:24:40remplace une telle consommation
00:24:42de stupéfiants.
00:24:43De manière générale,
00:24:45Marc nous parle souvent
00:24:46des psychotropes légaux,
00:24:47c'est-à-dire des médicaments.
00:24:50On a une population
00:24:51qui est massivement sous psychotrope,
00:24:53on a une population
00:24:54qui par ailleurs
00:24:55consomme massivement de la drogue.
00:24:56Il y a évidemment
00:24:57un vide à combler.
00:24:59Quel est ce vide ?
00:25:00Peut-être que cette prévention-là aussi
00:25:02mérite de s'inviter à l'école.
00:25:03Je dis ça parce qu'aucun pays au monde,
00:25:05on est en permanence
00:25:06en train de se demander.
00:25:07Les parents n'y arrivent plus,
00:25:08les crèches n'y arrivent plus,
00:25:09les maternelles n'y arrivent plus,
00:25:10les écoles n'y arrivent plus,
00:25:11le politique n'y arrive plus.
00:25:13Peut-être parce qu'aucun pays au monde
00:25:15ne peut avoir des institutions
00:25:16qui gèrent un problème
00:25:18de cette dimension-là.
00:25:19Ce n'est pas possible en fait.
00:25:21Quand il n'y a plus d'éducation,
00:25:22quand il n'y a plus d'éducation à l'école,
00:25:23plus d'instruction,
00:25:24personne ne peut faire face
00:25:25à un tel problème.
00:25:27Et quel est le message envoyé
00:25:28vis-à-vis de cette prévention ?
00:25:30Quand le politique lui-même
00:25:31veut prévenir,
00:25:32mais relativise sans cesse l'usage
00:25:34dès lors qu'il est sur la place publique.
00:25:35En expliquant,
00:25:37quand le consommateur
00:25:38est pris la main dans le sac,
00:25:40par exemple,
00:25:40que le consommateur
00:25:41n'est qu'une victime,
00:25:43à quel moment la prévention
00:25:44peut être efficace
00:25:45s'il n'est qu'une victime,
00:25:46tout en espérant,
00:25:47par ailleurs et dans le même sac,
00:25:50dépénaliser une partie
00:25:51de cette consommation ?
00:25:52Quel est le message exactement
00:25:53de la prévention
00:25:53que veulent donner
00:25:54les personnes qui nous expliquent ça ?
00:25:56Et quand un pays entier,
00:25:57par ailleurs,
00:25:58ne se pose plus la question
00:25:59de la destruction
00:25:59de tous les enracinements
00:26:02protecteurs et sécurisants
00:26:03contre les remparts
00:26:05peut-être à cette consommation ?
00:26:06La question urge,
00:26:07car en effet,
00:26:08le trafic s'étend,
00:26:09menace et tue de plus en plus.
00:26:11Juste la semaine dernière,
00:26:12on a eu six morts
00:26:13du narcotrafic en France.
00:26:15C'est passé,
00:26:16mais comme une lettre à la poste.
00:26:17Six morts,
00:26:18dont la plupart,
00:26:19en plus nous ont expliqué
00:26:20les procureurs,
00:26:20étaient absolument étrangers
00:26:21au trafic de drogue.
00:26:23Donc, évidemment,
00:26:24que la question
00:26:25doit se poser
00:26:26de manière plus qu'urgente,
00:26:27et la dépénalisation du cannabis
00:26:29ne suffira pas
00:26:29à régler le problème.
00:26:30Et lorsque vous dites
00:26:31le trafic s'étend,
00:26:32qu'est-ce que ça veut dire
00:26:33que vous entendez par là ?
00:26:34La consommation augmente,
00:26:35en effet,
00:26:35le trafic avec elle.
00:26:36Alors, la guerre, certes,
00:26:37n'est pas évidente à mener
00:26:38parce que parfois,
00:26:39la guerre provoque aussi
00:26:39une réaction.
00:26:40Un exemple simple,
00:26:41quand vous tuez un point de deal,
00:26:43que vous éteignez
00:26:44un point de deal,
00:26:45il y a la guerre
00:26:46de tous les gangs
00:26:46pour reprendre ce point de deal,
00:26:47surtout lorsqu'il est lucratif
00:26:49et cela engendre parfois
00:26:50des règlements de comptes.
00:26:51Donc, au moins,
00:26:52pendant un temps,
00:26:52cette guerre n'est pas évidente
00:26:54à mener,
00:26:54c'est une évidence.
00:26:55Mais si les petites mains
00:26:56sont aussi nombreuses,
00:26:57le trafic si large
00:26:58et la justice si lente
00:26:59par rapport à un trafic
00:27:01aussi souple,
00:27:02si son aspect lucratif
00:27:04est si intéressant,
00:27:05a fortiori,
00:27:06dans une société
00:27:06aussi matérialiste
00:27:07que la nôtre,
00:27:09eh bien cela fait naître
00:27:09des vocations.
00:27:10Et comme il y a
00:27:11une sorte de,
00:27:13comment dire,
00:27:14d'embouteillage,
00:27:16on va dire,
00:27:16dans le trafic de drogue,
00:27:17qu'il devient extrêmement dangereux,
00:27:18eh bien toutes les petites mains
00:27:20se réinvestissent
00:27:21dans d'autres trafics.
00:27:21On le voit
00:27:22et on en a déjà parlé ici
00:27:24avec la prostitution des mineurs
00:27:25où on retrouve
00:27:26exactement les mêmes méthodes
00:27:27et on le voit désormais
00:27:28avec le trafic de cigarettes.
00:27:30Et là,
00:27:31devant le trafic de cigarettes,
00:27:32attention aux réponses
00:27:33toutes faites
00:27:33parce que la dépénalisation,
00:27:35elle existe depuis très longtemps,
00:27:37me semble-t-il,
00:27:38et la prévention également.
00:27:39Elle a d'ailleurs fait
00:27:40diminuer la consommation.
00:27:41Mais là,
00:27:42en l'occurrence,
00:27:42le trafic de cigarettes
00:27:43a explosé.
00:27:44Ces cinq dernières années,
00:27:45on a sept fabriques
00:27:46en France cette fois-ci,
00:27:48avant c'était de l'importation,
00:27:49sept fabriques
00:27:50qui ont été démantelées.
00:27:50En moyenne,
00:27:51pour vous donner une idée,
00:27:52ce sont des fabriques
00:27:53qui rapportent
00:27:5480 à 120 000 euros
00:27:55la journée
00:27:57dans la consommation,
00:27:58là encore une fois,
00:27:59qui existe en France.
00:28:00Donc,
00:28:01la dépénalisation
00:28:02et la prévention
00:28:02ne suffiront pas
00:28:03à elles seules
00:28:04à régler le problème,
00:28:06pas plus que l'amende
00:28:07forfaitaire délictuelle,
00:28:08soyons clairs.
00:28:08Merci Charlotte Dornelas.
00:28:11Avant de vous donner
00:28:12la parole,
00:28:12Marc Menand,
00:28:14juste pour vous dire
00:28:14que Dominique de Villepin,
00:28:15candidat potentiel
00:28:16à la présidentielle
00:28:17et désormais lui aussi
00:28:18dans le viseur
00:28:19du parquet national financier,
00:28:21le PNF a ouvert
00:28:21une enquête préliminaire
00:28:23sur les statuettes
00:28:24reçues lorsqu'il était
00:28:25ministre des Affaires étrangères
00:28:27entre 2002 et 2004,
00:28:29puis conservé par celui-ci.
00:28:31Cette enquête
00:28:31a été ouverte hier.
00:28:32des chefs de recel,
00:28:35de détournement
00:28:36de fonds publics
00:28:37et toute infraction connexe
00:28:38a annoncé aujourd'hui
00:28:40le procureur financier
00:28:41Pascal Prache
00:28:42dans un communiqué.
00:28:44Je voulais vous faire écouter
00:28:4530 secondes
00:28:46de Maxime Saada,
00:28:47président de Canal+,
00:28:48à propos de la polémique
00:28:49que vous savez
00:28:49dans le cinéma
00:28:51avec les 600 signataires
00:28:53et puis on a découvert
00:28:54en fouillant
00:28:54dans un article du Figaro
00:28:55que les 600 signataires
00:28:56ne sont pas du cinéma.
00:28:58Certains ne sont pas tous,
00:28:59en tout cas certains
00:29:00sont en des profils
00:29:02très particuliers
00:29:03et très loin
00:29:04du cinéma français.
00:29:05Il n'empêche
00:29:06qu'on a réussi
00:29:07à attraper ce petit son
00:29:09de Maxime Saada
00:29:10qui explique comment
00:29:11sur les 100 films
00:29:13produits par an
00:29:15par Canal,
00:29:1745 n'auraient pas
00:29:18pu être produits
00:29:19sans Canal.
00:29:21Je faisais le compte hier
00:29:22avec Laurent et les équipes
00:29:23ces 45 films
00:29:24qui ont été soutenus
00:29:26par Canal
00:29:26seuls en 2024.
00:29:29J'étais en train
00:29:29de dire Suleymane
00:29:30c'est pas possible
00:29:31qu'on soit les seuls
00:29:32à avoir soutenu Suleymane
00:29:33et le producteur
00:29:34qui était à côté
00:29:35très gentiment
00:29:35est venu me dire
00:29:35que vous pouviez y aller
00:29:36vous étiez vraiment seuls.
00:29:37Vraiment seuls
00:29:38du début jusqu'à la fin
00:29:39et ça nous est arrivé
00:29:40sur Les Misérables
00:29:40historiquement
00:29:41et la petite dernière
00:29:42Arte est venue
00:29:43mais je ne vous dis pas
00:29:43pour quel montant
00:29:44mais la petite dernière
00:29:45sans Canal
00:29:45il ne se fait pas
00:29:46Miséricorde de Guérodis
00:29:47sans Canal
00:29:47ça ne se fait pas
00:29:48je peux vous faire
00:29:49voilà les 45 films
00:29:51et d'autres
00:29:52où il y a un apport
00:29:53de Arte ou autre
00:29:53mais tellement minime
00:29:54que sans nous
00:29:55le film ne se fait pas.
00:29:56Voilà c'est important
00:29:57quand même
00:29:58de souligner
00:29:59tout cela
00:29:59et Suleymane
00:30:00effectivement
00:30:00c'est quand même
00:30:01un film
00:30:02pas
00:30:03voilà
00:30:03on va dire
00:30:04que c'est plutôt
00:30:04un film militant.
00:30:06Marc Menon
00:30:06il a suffi d'un tweet
00:30:08celui-là
00:30:09vous allez le voir
00:30:10celui de l'Occitant 30
00:30:11pour dénoncer
00:30:11le surprenant
00:30:13floutage de France 2
00:30:14en plein JT
00:30:15de 21h hier soir
00:30:16regardez
00:30:16cette statuette
00:30:17en arrière-plan
00:30:18floutée
00:30:18une sculpture
00:30:19en marbre
00:30:20intitulée
00:30:20Amour
00:30:21Marc Menon
00:30:22comment peut-on
00:30:23en arriver là ?
00:30:24On censure l'amour
00:30:25c'est une statue
00:30:26de Louis
00:30:27comme de Maille
00:30:28pardon
00:30:30je ne m'attendais pas
00:30:31à ça non plus
00:30:31il faut toujours
00:30:32il faut vous attendre
00:30:33à tout
00:30:34quand je prends la parole
00:30:35oui avec vous
00:30:36Louis comme de Maille
00:30:391894
00:30:39allez exposer
00:30:40dans un jardin
00:30:41depuis
00:30:431894
00:30:44alors
00:30:46il y a
00:30:48une question
00:30:49fondamentale
00:30:50à se poser
00:30:51pourquoi
00:30:52soudain
00:30:53ce geste
00:30:54qui n'est pas le premier
00:30:55j'y reviendrai
00:30:56tout à l'heure
00:30:56comme dirait mon ami
00:30:57Mathieu
00:30:58mais n'est-on pas là
00:31:00simplement
00:31:01dans cet esprit
00:31:02qui petit à petit
00:31:05infiltre les crânes
00:31:07à savoir
00:31:07la pudeur
00:31:09cachez ce sein
00:31:11que je ne saurais voir
00:31:12des cheveux
00:31:13cachez-les
00:31:14pas de mini-jupe
00:31:15dans les rues
00:31:16et
00:31:17si vous avez
00:31:19un nu
00:31:20artistique
00:31:21et bien ça peut
00:31:22offenser
00:31:22oh oui
00:31:23vous ne pouvez pas
00:31:24laisser cela
00:31:25comme ça
00:31:26sous les regards
00:31:27de gens
00:31:28innocents
00:31:29qui se laissent aller
00:31:30à des
00:31:33élans de foi
00:31:34et qui soudain
00:31:36seraient confrontés
00:31:37aux démons
00:31:38c'est l'obscénité
00:31:39alors
00:31:40je préviens
00:31:41les uns
00:31:42et les autres
00:31:43fermez les yeux
00:31:44si vous êtes
00:31:45parmi ceux
00:31:46qui ne veulent
00:31:48surtout pas
00:31:48être confrontés
00:31:50à l'horreur
00:31:51absolue
00:31:52voici
00:31:53cette statue
00:31:54je tiens
00:31:55à vous la montrer
00:31:56quand même
00:31:56parce que tout le monde
00:31:57en parle
00:31:57c'est scandaleux
00:31:59oh mais c'est choquant
00:32:01mais vous vous rendez compte
00:32:03comment peut-on
00:32:04oser faire ça
00:32:06oui oui
00:32:07c'est donc
00:32:08la pudibonderie
00:32:10c'est le puritanisme
00:32:11le plus absolu
00:32:12qui traduit quoi
00:32:13et bien ce souci
00:32:15de faire attention
00:32:17à la sensibilité
00:32:19d'autres cultures
00:32:19je m'inscris donc
00:32:21en prolongation
00:32:22de la chronique
00:32:23de Mathieu
00:32:24des gens
00:32:25viennent chez nous
00:32:26avec un espoir
00:32:28on veut bien
00:32:28les accueillir
00:32:29mais en revanche
00:32:31on leur demande
00:32:31de comprendre
00:32:32quelle est notre sensibilité
00:32:34quelle est notre culture
00:32:35comment on s'est battu
00:32:37pour avoir le droit
00:32:38à l'expression
00:32:39comment nous rayonnons
00:32:40depuis si longtemps
00:32:41et ça remonte
00:32:42à bien plus loin que cela
00:32:43parce que
00:32:44ce sont nos racines grecques
00:32:47n'oubliez pas
00:32:48que les Jeux olympiques
00:32:49sous l'antiquité
00:32:52se déroulaient
00:32:54intégralement nus
00:32:55n'oubliez pas
00:32:57mais non mais
00:32:58il y avait
00:32:59ces todes
00:33:00à la beauté
00:33:01parce que
00:33:01les statues comme ça
00:33:02il y en a partout
00:33:03dans Paris
00:33:03partout dans la France
00:33:05la vulgarité
00:33:06c'est de la cacher
00:33:09et vous êtes allé à Rome
00:33:10ce week-end
00:33:11qu'avez-vous vu
00:33:12à la chapelle Sixtine
00:33:14le dénu
00:33:15bah oui
00:33:16et à la chapelle Sixtine
00:33:18donc
00:33:19on est là
00:33:20dans une confrontation
00:33:23directe
00:33:23à cet aveuglement
00:33:25de tous les politiques
00:33:26qui à chaque seconde
00:33:27essaient de nous faire croire
00:33:29qu'il n'y a
00:33:30aucune incidence
00:33:31de la présence
00:33:32d'une culture
00:33:33qui à chaque seconde
00:33:34nous réprimande
00:33:36et nous rappelle
00:33:37à nous soumettre
00:33:38à ses propres paradigmes
00:33:40alors
00:33:41à France 2
00:33:42et aujourd'hui
00:33:42nous avons diffusé
00:33:43par erreur
00:33:44une interview
00:33:44avec un floutage
00:33:46en arrière-plan
00:33:47cette initiative
00:33:50individuelle
00:33:50n'avait pas lieu d'être
00:33:52initiative individuelle
00:33:54ça prouve
00:33:55qu'il y a des gens
00:33:56aujourd'hui
00:33:57qui se sentent
00:33:58suffisamment soutenus
00:33:59pour faire valoir
00:34:00leur conviction première
00:34:01et de dire
00:34:02ça c'est intolérable
00:34:03ça va offusquer
00:34:04ma communauté
00:34:06et en l'occurrence
00:34:07on ne leur a pas dit
00:34:09de montrer
00:34:11la statue
00:34:12ils ne parlent
00:34:13même pas
00:34:13de la statue
00:34:14n'oublions pas
00:34:15qu'à l'UNESCO
00:34:16en 2019
00:34:19il y a eu
00:34:20deux statues
00:34:22de Stéphane Simon
00:34:24qui ont été
00:34:25même chose
00:34:26elles ont été
00:34:27cachées
00:34:29avec un slip
00:34:30et un string
00:34:32parce que ça pouvait
00:34:33offusquer
00:34:33alors l'UNESCO
00:34:34a dit
00:34:34mais non
00:34:35etc
00:34:35c'est la faute
00:34:36d'un de nos employés
00:34:37à chaque fois
00:34:38vous voyez
00:34:38la grosse ficelle
00:34:40ça devient
00:34:41maintenant
00:34:41l'argument
00:34:42de dire
00:34:43eh bien il y a des gens
00:34:44chez nous
00:34:45mais on ne sait pas
00:34:46s'ils sont réprimandés
00:34:47si une bonne fois pour toutes
00:34:48on leur dit
00:34:49qu'ils habitent
00:34:50dans un pays
00:34:51où la liberté
00:34:52d'expression existe
00:34:53où l'art
00:34:54est là pour nous
00:34:55régénérer
00:34:56et je dirais
00:34:57que dans cette période
00:34:58de troubles
00:34:58de noirceur
00:34:59d'horreur
00:35:01avoir
00:35:02l'ode à l'amour
00:35:03est-ce que c'est pas
00:35:04une belle chose
00:35:04à offrir
00:35:05aux téléspectateurs
00:35:06à 20h
00:35:08merci Marc
00:35:09maintenant
00:35:09c'est avec la question
00:35:10c'est qui
00:35:10qui peut être choqué
00:35:11effectivement
00:35:11par ces statuts
00:35:13alors on vous disait
00:35:14que c'était le tweet
00:35:15de l'Occitan 30
00:35:16qui a révélé
00:35:17et puis il y a
00:35:17un compte Twitter
00:35:18qui vient d'être créé
00:35:19j'ai vu aussi
00:35:20qui alerte sur les médias
00:35:22tweet
00:35:22qui s'appelle
00:35:23alerte média FR
00:35:24pour pouvoir signaler
00:35:26rappelons que
00:35:27France Télévisions
00:35:27a présenté
00:35:29ses excuses
00:35:30je vous prie de bien
00:35:31vouloir accueillir
00:35:32Florence
00:35:32Florence est la maire
00:35:33du jeune Théo
00:35:34Théo
00:35:35il y a 4 mois
00:35:36a été lâché à Lyon
00:35:38le procès
00:35:39de ces 6 suspects
00:35:40qui ont tous été
00:35:42reconnus coupables
00:35:43hier
00:35:43s'est tenu
00:35:44les peines
00:35:45seront fixées
00:35:46en décembre prochain
00:35:48Théo
00:35:49un étudiant lyonnais
00:35:50de 19 ans
00:35:50qui avait été victime
00:35:52de cette agression violente
00:35:53dans le hall
00:35:53de son immeuble
00:35:54Florence
00:35:54il avait déjà été agressé
00:35:56à deux reprises
00:35:57par le même groupe
00:35:58quelques mois plus tôt
00:35:59et les images
00:36:00de surveillance
00:36:00ma chère Florence
00:36:01que vous avez diffusé
00:36:02avaient vraiment ému
00:36:04la France entière
00:36:05ce qui est surprenant
00:36:07c'est que vous n'avez pas pu
00:36:09assister à ce procès
00:36:10à huis clos
00:36:11pourquoi ?
00:36:12bonsoir
00:36:13merci de m'accueillir
00:36:15j'ai pas pu
00:36:16j'ai pas pu
00:36:17parce qu'il y a une loi
00:36:17pour protéger les mineurs
00:36:18parce que
00:36:19lors des explications
00:36:21on a
00:36:21on a exposé leur vie
00:36:24et c'est pour les protéger
00:36:25donc
00:36:26sur le coup
00:36:27ça m'a fait mal
00:36:27mais je pense
00:36:28qu'on m'a aussi protégée
00:36:30que je
00:36:32que j'ai eu la chance
00:36:33de ne pas y être
00:36:34en fait
00:36:34j'ai eu la chance
00:36:35d'être derrière ça
00:36:36devant cette porte
00:36:37et de ne pas entendre
00:36:38des choses
00:36:38qui ont été horribles
00:36:39êtes-vous soulagée
00:36:40ce soir ?
00:36:42je suis soulagée
00:36:43parce que j'ai un enfant
00:36:44qui aujourd'hui me dit
00:36:45maman
00:36:46le 15 décembre
00:36:47je veux y aller
00:36:4815 décembre
00:36:49c'est le jour
00:36:49où on aura
00:36:50effectivement
00:36:50le prononcé des peines
00:36:52parce que Théo
00:36:54n'a pas pu être là
00:36:55au procès
00:36:56non
00:36:57parce que je pense
00:36:58que comme vous voyez
00:36:59dans les vidéos
00:37:01cette violence
00:37:03il l'a encore en lui
00:37:04voilà
00:37:05je pense qu'il va mettre
00:37:06très longtemps
00:37:07à s'en remettre
00:37:08et cette violence
00:37:09elle est générale
00:37:10parce que moi
00:37:11je suis là pour alerter
00:37:12et encore il y a
00:37:13une heure
00:37:14j'ençois un message
00:37:15d'un homme qui dit
00:37:15j'espère qu'ils vont ressortir
00:37:17mais monsieur
00:37:18regardez-vous
00:37:18dans une glace
00:37:20vous êtes père de famille
00:37:21pardon
00:37:21quelqu'un vous a dit
00:37:22j'espère qu'ils vont ressortir
00:37:23c'est-à-dire
00:37:24oui
00:37:24j'espère qu'ils vont sortir
00:37:26voilà où on en est
00:37:27la haine
00:37:28aujourd'hui on est là
00:37:29en expliquant que nous
00:37:30on n'a pas de haine
00:37:31ce sont des enfants
00:37:33on peut comprendre
00:37:34on avait besoin de comprendre
00:37:35on a compris
00:37:37et aujourd'hui
00:37:38on se prend cette haine là
00:37:39et là c'est notre société
00:37:40en fait
00:37:41c'est un petit peu
00:37:42comme hier
00:37:42vous avez une députée
00:37:44PS
00:37:44qui était sur ce plateau
00:37:45pendant que moi
00:37:46j'étais là-bas
00:37:47en train de souffrir
00:37:47pas sur mon plateau
00:37:48pas sur le vote
00:37:49mais le plateau
00:37:50de votre collègue
00:37:51et qui a osé dire
00:37:52qu'il n'y avait pas
00:37:52d'insécurité à Lyon
00:37:53alors madame
00:37:54je vous propose
00:37:55de m'appeler ce soir
00:37:5707 80 50
00:38:03c'est une honte
00:38:05c'est une honte
00:38:06de venir sur ce plateau
00:38:08et de dire
00:38:09qu'il n'y a pas d'insécurité
00:38:10quand on a ces images
00:38:11quand on a 11 victimes
00:38:12qui ont dû se lever
00:38:13qui ont dû regarder
00:38:15ces jeunes
00:38:17quand on a des parents
00:38:18qui sont sortis
00:38:19de cette salle
00:38:19en pleurs
00:38:20des deux côtés
00:38:21qu'il y a eu
00:38:23de la souffrance
00:38:23qu'on a fini
00:38:24à un moment
00:38:25dans ce procès
00:38:26avec les pompiers
00:38:26il y a une maman
00:38:28d'un des agresseurs
00:38:29qui est partie
00:38:30avec les pompiers
00:38:30un petit peu de décence
00:38:32pourquoi elle est partie
00:38:33avec les pompiers
00:38:33parce qu'elle s'est rendue
00:38:34compte de l'horreur
00:38:36l'horreur des enfants
00:38:38voilà où on en est
00:38:40qui va réagir
00:38:41on en est où
00:38:42la place des victimes
00:38:43l'horreur
00:38:44l'enfance
00:38:45on en est où
00:38:45dans notre pays
00:38:47je vous rappelle
00:38:48que nous ne sommes
00:38:48qu'un fait divers
00:38:50qu'un simple fait divers
00:38:52non
00:38:52on est un fait de société
00:38:54je vous sens débordée
00:38:56à fleur de peau
00:38:57en même temps
00:38:57soulagée
00:38:58parce que vous avez eu
00:39:00les accusés
00:39:01ont été reconnus
00:39:01coupables
00:39:02et les peines
00:39:03seront prononcées
00:39:04le 15 décembre
00:39:05il y a une mise
00:39:05à l'épreuve
00:39:06d'ici là
00:39:07c'est-à-dire
00:39:07qu'ils seront
00:39:07surveillés
00:39:08d'ici là
00:39:09pendant ce procès
00:39:10à huis clos
00:39:10auquel vous n'avez
00:39:11pas pu assister
00:39:12mais vous étiez
00:39:13quand même
00:39:13à proximité
00:39:15il y a eu un moment
00:39:16où les accusés
00:39:17ricanaient
00:39:17il y a une suspension
00:39:19de séance
00:39:19ils sont sortis
00:39:21ils sont retournés
00:39:22lorsque la diffusion
00:39:24de l'agression
00:39:25de Théo
00:39:26a été réalisée
00:39:27tout le monde
00:39:28a changé
00:39:29d'atmosphère
00:39:30effet très rarissime
00:39:32certains parents
00:39:33se sont excusés
00:39:36comment vous l'expliquez ?
00:39:37je pense qu'en fait
00:39:38on avait tous besoin
00:39:39de ce moment-là
00:39:41on a eu une réponse forte
00:39:43on a eu une procureure
00:39:44qui n'a pas voulu
00:39:45que je reste
00:39:45mais c'est la loi
00:39:46je ne lui en veux pas
00:39:47on a une procureure
00:39:48qui nous a défendu
00:39:49qui a dit à mon fils
00:39:50oui tu es une victime
00:39:52oui Ethan
00:39:54tu es une victime
00:39:55oui comme tu es une victime
00:39:57ils sont victimes
00:40:00voilà
00:40:00on a eu cette réponse-là
00:40:02ils sont coupables
00:40:03et ils sont victimes
00:40:05dans cette histoire
00:40:05on est tous perdants
00:40:07réellement
00:40:09on a tous perdu
00:40:10du temps dans notre vie
00:40:12vous êtes sacrifiée
00:40:13comme maman
00:40:14quand je dis sacrifiée
00:40:15aller sur les plateaux télé
00:40:16pour crier
00:40:17votre douleur
00:40:18et la douleur
00:40:19de votre fils
00:40:20pourquoi vous êtes sacrifiée
00:40:22à ce point-là ?
00:40:22qu'est-ce que vous attendez
00:40:23de la population
00:40:24des politiques
00:40:25de ceux qui peuvent décider ?
00:40:27et qu'on se réveille
00:40:28on attend quoi ?
00:40:29qu'est-ce qu'on attend
00:40:30des morts ?
00:40:31on a quand même
00:40:32Elias qui est décédée
00:40:33une maman qui a appelé
00:40:35à l'aide
00:40:35et ça continue
00:40:36et les gens se permettent
00:40:38derrière leurs écrans
00:40:39d'harceler les familles
00:40:40et de leur dire
00:40:41que c'est notre faute
00:40:42parce qu'on n'a pas de haine
00:40:44c'est de ma faute
00:40:45je suis allée demander
00:40:45qu'on essaie de tuer mon enfant
00:40:47non
00:40:48j'ai pas enfilé
00:40:49les baskets à ces enfants-là
00:40:50pour qu'ils lui sautent
00:40:51sur la tête
00:40:52jamais
00:40:54j'ai éduqué mon enfant
00:40:55je l'ai aimé
00:40:58tout simplement
00:40:59voilà
00:40:59et je me suis pas sacrifiée
00:41:01je veux juste
00:41:02qu'on comprenne
00:41:02à un moment donné
00:41:03qu'on a
00:41:04mon fils
00:41:05c'est un exemple
00:41:05on a une vidéo
00:41:06ça a permis
00:41:07à 10 victimes
00:41:09aujourd'hui
00:41:09d'avoir les coupables
00:41:11voilà
00:41:12sans ces vidéos-là
00:41:14ils seraient tous ressortis
00:41:15et c'était terminé
00:41:17cette vidéo
00:41:18est un exemple
00:41:19mon fils est un exemple
00:41:21c'est ça qu'il faut retenir
00:41:22Théo c'est l'exemple du jour
00:41:24il est vivant
00:41:24il peut pas parler
00:41:25je parle pour lui
00:41:27voilà
00:41:27il a pas pu être dans cette salle
00:41:29il a eu 10 victimes
00:41:31qui étaient là
00:41:32qui ont parlé pour lui
00:41:33on était ensemble
00:41:34on était un noyau dur
00:41:35voilà
00:41:35aujourd'hui c'est ça que je retiens
00:41:37on est un noyau
00:41:37et face à l'horreur
00:41:38on est le noyau
00:41:39pour prévenir
00:41:40donc maintenant
00:41:41prenez votre téléphone
00:41:42messieurs politiques
00:41:44réagissez
00:41:45faites quelque chose
00:41:46sauvez nos enfants
00:41:47sauvez notre jeunesse
00:41:48on a des journalistes
00:41:50de 20 ans
00:41:50qui m'appellent
00:41:51et qui me disent
00:41:51vous avez raison
00:41:52madame merci
00:41:54on en est où ?
00:41:56la réaction elle est où ?
00:41:58moi je l'ai eu la réaction
00:42:02c'était soit je me battais
00:42:03soit je me taisais
00:42:05aujourd'hui j'ai décidé
00:42:06de parler pour tout le monde
00:42:07et aujourd'hui
00:42:08il faut que chaque personne
00:42:09chaque mère
00:42:10chaque père
00:42:10chaque frère
00:42:11on arrête de se taire
00:42:15j'ai eu des gens merveilleux
00:42:16autour de moi aussi
00:42:16je voulais remercier Agnès
00:42:17qui a écrit
00:42:18récit d'Amazon
00:42:19et qui m'a dit
00:42:19que j'étais une amazone
00:42:20et je voulais la remercier
00:42:21parce que grâce à elle
00:42:22je ne serais pas là
00:42:23parce que tous les soirs
00:42:24elle m'a appelée
00:42:24pendant deux mois
00:42:26elle m'a appelée
00:42:26avant le premier procès
00:42:27elle m'a poussée
00:42:28elle m'a donné
00:42:29elle m'a fait envoler
00:42:30elle a aidé mon fils
00:42:31comme jamais
00:42:31et je pense que
00:42:33c'est plus fort que tout
00:42:34voilà
00:42:35c'est de vrai amour
00:42:35et c'est ça aujourd'hui
00:42:36qu'on a récupéré
00:42:37je voudrais embrasser
00:42:38toutes les familles
00:42:38de ces victimes
00:42:39voilà
00:42:40parce qu'ils m'ont appelée
00:42:41avant
00:42:41je voudrais embrasser
00:42:42Ethan
00:42:43qui est un enfant
00:42:44merveilleux
00:42:45il a quel âge Ethan ?
00:42:46Ethan il a 20 ans
00:42:47le même âge que mon fils
00:42:48je voudrais embrasser
00:42:49Com aussi
00:42:50qui est tout petit
00:42:50et qui était là
00:42:51qui a fait face
00:42:52qui a parlé
00:42:53qui a réussi
00:42:55voilà
00:42:55il a parlé pour mon fils
00:42:58Florence
00:42:59merci infiniment
00:43:00d'avoir pris le temps
00:43:01je sais que vous allez
00:43:01retourner à Lyon
00:43:02je sais que vous avez
00:43:03un train
00:43:03merci d'avoir pris le temps
00:43:05de crier pour ces familles
00:43:07de crier à la place
00:43:08de ces familles
00:43:08embrasser Ethan
00:43:10embrasser Théo
00:43:11c'est la part
00:43:12de toute l'équipe
00:43:13de Face à l'Info
00:43:14parce que je sais
00:43:14qu'ils nous regardent
00:43:15et je sais qu'ils nous suivent
00:43:16régulièrement
00:43:16vous me l'avez dit
00:43:17et merci de garder
00:43:18ce sourire
00:43:19malgré ce combat
00:43:20merci encore une fois
00:43:21merci
00:43:24Gabriel Cluzel
00:43:25le maire de Paris
00:43:26Emmanuel Grégoire
00:43:27a déclaré
00:43:28aujourd'hui
00:43:29sur France 2
00:43:30que Patrick Bruyelles
00:43:31devrait mettre
00:43:32entre parenthèses
00:43:33sa carrière
00:43:34il devrait annuler
00:43:36son concert
00:43:36prévu le 8 octobre
00:43:37au Zénith
00:43:38à Paris
00:43:39au vu des enquêtes
00:43:41pour violences sexuelles
00:43:42qui le visent
00:43:42cette injonction
00:43:43a fait tousser
00:43:44plus d'un pourquoi
00:43:46certains y ont vu
00:43:47l'histoire
00:43:48de l'hôpital
00:43:49qui se moque
00:43:50de la charité
00:43:51alors évidemment
00:43:52les circonstances
00:43:52ne sont pas les mêmes
00:43:53mais pour dispenser
00:43:55des conseils
00:43:56aux autres
00:43:56il vaut mieux
00:43:57être soi-même
00:43:57irréprochable
00:43:58alors peut-être
00:43:59en guise de préambule
00:43:59je tiens à être très clair
00:44:00et très franche
00:44:01jamais porté
00:44:02dans mon coeur
00:44:02Patrick Bruyelles
00:44:04vous n'êtes pas obligé
00:44:05de vous excuser
00:44:05non plus
00:44:06pardon
00:44:06vous n'êtes pas obligé
00:44:07de vous excuser
00:44:08non plus
00:44:08non mais j'ai le droit
00:44:08de le dire
00:44:09voilà
00:44:10exactement
00:44:12il envah des artistes
00:44:13comme des footballeurs
00:44:14vous savez
00:44:14qui arborent
00:44:15leur bonne conscience
00:44:16en bandoulière
00:44:17comme un sac de luxe
00:44:18ils ne devraient jamais
00:44:19se mêler de politique
00:44:19la politique divise
00:44:20ils sont là
00:44:21pour divertir
00:44:22et donc rassembler
00:44:24un chanteur
00:44:24doit utiliser sa voix
00:44:25pour chanter
00:44:26pour faire des leçons
00:44:26de morale
00:44:27à ceux qui votent
00:44:27pour l'extrême droite
00:44:28en l'occurrence
00:44:29c'était son combat
00:44:30selon l'expression consacrée
00:44:32d'autant que je répète
00:44:33pour faire des leçons de morale
00:44:34il faut être irréprochable
00:44:35et puis
00:44:36deuxième point
00:44:37Patrick Bruyelles
00:44:38est présumé innocent
00:44:39mais il est certain
00:44:40que plus de 30 présomptions
00:44:41d'innocence
00:44:42ça commence à faire
00:44:43beaucoup pour un seul homme
00:44:44et je ne mets pas en doute
00:44:45la parole des accusatrices
00:44:47par le simple fait
00:44:47qu'elles se sont déclarées
00:44:49tardivement
00:44:49car on sait très bien
00:44:50que les victimes
00:44:51d'agressions sexuelles
00:44:52ont honte
00:44:54préfèrent oublier
00:44:55se disent
00:44:55quand la personne est célèbre
00:44:56que de toute façon
00:44:57ça n'aboutira à rien
00:44:59donc elles peuvent porter plainte
00:45:00quand il y a un élément
00:45:01déclencheur
00:45:01qui peut être une autre plainte
00:45:04mais on peut regretter
00:45:05si les faits sont finalement
00:45:06avérés
00:45:06selon silence
00:45:07parce qu'il n'aura pas permis
00:45:08d'éviter d'autres victimes
00:45:09mais tout cela étant dit
00:45:11il est important
00:45:12et il est crucial
00:45:13de ne pas rendre la justice
00:45:14avant la justice
00:45:15que les personnages
00:45:17soient sympathiques
00:45:17ou antipathiques
00:45:18qu'ils semblent innocents
00:45:19qu'il ait toutes les apparences
00:45:21contre lui
00:45:22ou pas
00:45:22parce que sinon
00:45:23il faut supprimer
00:45:24les tribunaux
00:45:24si demain
00:45:26face à un homme politique
00:45:28par exemple
00:45:28qui ne plaît pas au système
00:45:29il suffit de 30 femmes
00:45:30qui se lèvent
00:45:31pour sans autre forme de procès
00:45:33l'écarter
00:45:34et bien convenons
00:45:35que c'est assez problématique
00:45:36d'ailleurs ça se faisait
00:45:37en union soviétique
00:45:39alors je ne dis pas
00:45:40que c'est le cas ici
00:45:40je dis simplement
00:45:41que cette justice
00:45:43sans tribunal
00:45:43ni juge
00:45:44pourrait faire jurisprudence
00:45:46et très dangereux
00:45:47tout accusé
00:45:48a le droit
00:45:48à un procès équitable
00:45:50je voudrais aussi rappeler
00:45:52qu'il est bien misogyne
00:45:53alors encore une fois
00:45:54je ne dis pas
00:45:54que c'est le cas ici
00:45:55de juger la parole
00:45:56d'une femme
00:45:57vraie par essence
00:45:58vous voyez
00:45:59ça on serait en faire
00:46:00un petit être innocent
00:46:02incapable de calcul
00:46:03de stratégie
00:46:04et donc d'intelligence
00:46:06l'histoire est pleine
00:46:08d'erreurs judiciaires
00:46:09où les accusateurs
00:46:11avaient l'air innocents
00:46:12comme l'enfant
00:46:13qui vient de naître
00:46:14et les accusés
00:46:14se sont finalement
00:46:15révélés innocents
00:46:17et quel pouvoir
00:46:19on donnerait à la femme
00:46:20si on décrétait
00:46:20sa parole sacrée
00:46:21vous imaginez
00:46:22dans le cas d'un divorce
00:46:23de garde d'enfants
00:46:24vous savez le mot manipulateur
00:46:25ça peut être aussi
00:46:26être mis au féminin
00:46:27je le répète
00:46:28je ne dis pas du tout
00:46:29que c'est le cas ici
00:46:30mais je pense qu'il faut
00:46:31le garder à l'esprit
00:46:32et pas être le tribunal
00:46:34à la place du tribunal
00:46:35les grandes secondes
00:46:36doivent être au-dessus
00:46:36de la justice
00:46:37mais pas non plus
00:46:38en dessous
00:46:38et ce que je note
00:46:40pour en venir au sujet
00:46:41d'aujourd'hui
00:46:42c'est ce que l'on voit
00:46:43moins de manifs
00:46:44de demandes de démissions
00:46:45et de déclarations
00:46:46de célébrités
00:46:47dans la presse
00:46:47s'agissant du scandale
00:46:48du périscolaire à Paris
00:46:50mais pardon
00:46:50mais ce sont des tout petits enfants
00:46:52les plus vulnérables
00:46:52d'entre nous
00:46:53ils savent à peine parler
00:46:54on aimerait que la parole
00:46:55des enfants
00:46:56ça soit sacrée là
00:46:56on aimerait que la parole
00:46:57des enfants soit sacrée là
00:46:58et en l'occurrence
00:46:59ils n'arrivent même pas
00:47:01à dénoncer
00:47:02ce qu'ils ont subi
00:47:02parce qu'ils n'ont pas
00:47:03les outils de langage
00:47:04pour le faire
00:47:05et ce n'est pas d'hier
00:47:06dont je parle
00:47:07c'est d'aujourd'hui
00:47:08il y a tellement peu
00:47:09de protestations
00:47:10que le nouveau maire de Paris
00:47:11qui devrait pourtant
00:47:12se cacher dans un petit trou
00:47:13pour se faire oublier
00:47:14il a fait partie
00:47:15de l'équipe passée
00:47:17osent demander
00:47:17à Patrick Bruel
00:47:18d'annuler ses activités
00:47:19sans se projeter lui-même
00:47:22donc c'est vrai
00:47:23que lui n'a jamais
00:47:24songé visiblement
00:47:25à démissionner
00:47:26alors et c'est vrai
00:47:27que malgré tout
00:47:28ce que vous avez dit
00:47:29les femmes ont le droit
00:47:30effectivement
00:47:31de s'exprimer
00:47:32de crier
00:47:33d'hurler leurs souffrances
00:47:34et heureusement
00:47:36qu'elles le font
00:47:37a-t-on des exemples
00:47:37Gabriel Cluzel
00:47:38de démission
00:47:39de politique
00:47:40ou dans d'autres pays
00:47:42pour des motifs comparables
00:47:43oui je suis très frappée
00:47:44par la comparaison
00:47:44avec la Hongrie
00:47:45vous savez la Hongrie
00:47:46ce pays
00:47:46du temps de Victor Arban
00:47:47on le disait
00:47:48illibéral
00:47:49fort peu démocrate
00:47:50et or en 2024
00:47:51la présidente
00:47:52Kathleen Novak
00:47:53avait démissionné
00:47:54parce qu'elle avait
00:47:56accordé une grâce présidentielle
00:47:57à un ancien responsable
00:47:58de foyer
00:47:59condamné
00:47:59pour avoir couvert
00:48:00des amis sexuels de mineurs
00:48:01donc vous voyez
00:48:01c'était pas lui-même
00:48:02qui les avait subis
00:48:02il avait couvert
00:48:03il ne l'avait pas dit
00:48:04à son supérieur
00:48:05la ministre de la justice
00:48:06Judith Varé
00:48:07avait démissionné
00:48:08pour les mêmes raisons
00:48:09pour avoir contre-signé
00:48:10cette grâce
00:48:11vous savez ce qui s'était passé
00:48:11il y avait eu
00:48:12une indignation publique
00:48:13incroyable
00:48:13il y avait eu
00:48:1410 000 personnes
00:48:15dans la rue
00:48:16sur la place des héros
00:48:17cette fameuse place hongroise
00:48:18au mois de février
00:48:19ils étaient soutenus
00:48:20par des influenceurs
00:48:21des artistes
00:48:21des personnalités publiques
00:48:22hongroises
00:48:23pour réclamer des démissions
00:48:25et plus de protection
00:48:26pour les enfants
00:48:27mais où sont les manifestants
00:48:30dans notre pays
00:48:30pourtant si démocrate
00:48:32et attaché au droit
00:48:33des enfants
00:48:33quelle tête est tombée
00:48:34dans la chaîne
00:48:35de responsabilité
00:48:36on devrait dire
00:48:37d'irresponsabilité
00:48:38qui manifeste
00:48:39devant la mairie de Paris
00:48:41il faut savoir
00:48:41que la mairie de Paris
00:48:42a la compétence
00:48:43pleine et entière
00:48:43sur le recrutement
00:48:45et la gestion
00:48:46de ses animateurs
00:48:47alors parce qu'ils ne sont pas
00:48:49des enfants de coeur
00:48:50ni scolarisés
00:48:51dans le privé
00:48:52peut-être qu'ils n'intéressent pas
00:48:53les bonnes consciences
00:48:53de gauche
00:48:54mais moi je crois quand même
00:48:55qu'ils ont le droit
00:48:55d'être préservés
00:48:56des prédateurs sexuels
00:48:57ce matin
00:48:57vous l'avez dit
00:48:58on apprend que 16 personnes
00:48:59d'une école parisienne
00:49:00ont été placées
00:49:01à un quart d'avus
00:49:02dans le cadre d'enquête
00:49:03de cette enquête
00:49:04de possible violence sexuelle
00:49:05dans le périscolaire
00:49:06du jamais vu
00:49:06et dimanche
00:49:07la procureure de Paris
00:49:08a annoncé avoir
00:49:09ouvert une enquête
00:49:11pour le même motif
00:49:12dans 110 établissements parisiens
00:49:1484 écoles maternelles
00:49:1520 écoles élémentaires
00:49:16et 10 crèches
00:49:18donc 5 individus
00:49:19sont convoqués
00:49:20devant le tribunal correctionnel
00:49:21et 78 animateurs
00:49:24suspendus
00:49:25vous vous rendez compte
00:49:26ce n'est pas un cas
00:49:27isolé
00:49:28et selon
00:49:30l'élu Inès de Ragnel
00:49:31conseillère de Paris
00:49:33qui a été
00:49:33il faut bien le dire
00:49:34lanceuse d'alerte
00:49:35sur ce sujet
00:49:36c'est par les parents
00:49:38que la justice
00:49:38a été saisie
00:49:39mais pas par la mairie
00:49:41cependant
00:49:41Emmanuel Gagnard
00:49:42a bien mis en place
00:49:43un plan d'action
00:49:44de 20 millions d'euros
00:49:46certes
00:49:46mais pour faire quoi
00:49:47vous savez
00:49:47il y a 3700 parents
00:49:49qui ont signé
00:49:50une lettre au maire
00:49:50pour dénoncer
00:49:51l'inertie
00:49:52on a promis
00:49:53pour la rentrée
00:49:53une école de périscolaire
00:49:54mais qui va former
00:49:55les vacataires
00:49:56et qui va surveiller
00:49:58les profils
00:49:59c'est vrai qu'Inès de Ragnel
00:50:01qualifiait ça
00:50:01de très cosmétique
00:50:03elle dit que des centaines
00:50:04d'enfants ont été victimes
00:50:06qu'il y a peut-être
00:50:06eu une cooptation
00:50:10vous vous rendez compte
00:50:11que le cas de Paris
00:50:12c'est quand même
00:50:12une ampleur phénoménale
00:50:13pardon je le répète
00:50:14parce que je ne comprends pas
00:50:15qu'il n'y ait pas plus
00:50:16d'indignation
00:50:16si l'on fait une règle de 3
00:50:18c'est une école
00:50:19sur 6 à Paris
00:50:20une école sur 6
00:50:21avec au moins
00:50:22un signalement
00:50:23une enquête
00:50:23une suspicion
00:50:24et c'est vrai qu'il y a
00:50:25deux causes majeures
00:50:26à ça
00:50:26on peut le dire
00:50:27le changement
00:50:27de rythme scolaire
00:50:28qui a été décidé
00:50:29sous François Hollande
00:50:30qui a conduit
00:50:30à un recrutement
00:50:31effréné sans contrôle
00:50:32et la gestion
00:50:33évidemment défaillante
00:50:34par la ville
00:50:35qui est seule responsable
00:50:38en l'occurrence
00:50:38les élus
00:50:39avec Inès de Ragnel
00:50:41demandent
00:50:41certains élus
00:50:42demandent une mission
00:50:43d'information
00:50:43et d'évaluation
00:50:44un peu comme
00:50:44une commission parlementaire
00:50:45ils ne l'obtiennent pas
00:50:47mais je me demande
00:50:49quand même
00:50:49quel pays
00:50:51nous sommes
00:50:51collectivement
00:50:52incapables
00:50:53au contraire
00:50:54des Hongrois
00:50:55d'aller manifester
00:50:57pour dénoncer
00:50:57l'atteinte
00:50:58à l'innocence
00:50:59de nos enfants
00:51:00Merci beaucoup
00:51:03Gabrielle Cluzel
00:51:04pour ce coup de poing
00:51:06à propos
00:51:06d'Emmanuel Gaguer
00:51:08et du périscolaire
00:51:09je vous prie
00:51:09de bien vouloir
00:51:09acquérir maintenant
00:51:10Claude Ré
00:51:11qui est un écrivain
00:51:12romancier
00:51:13qui sort aujourd'hui
00:51:14Le Diable Noir
00:51:15Le Diable Noir
00:51:16chez Fayard
00:51:16roman historique
00:51:17qui retrace
00:51:18la vie extraordinaire
00:51:19d'Alexandre Dumas
00:51:20père de l'écrivain
00:51:20fils d'esclave
00:51:21et général noir
00:51:22de la révolution française
00:51:23surnommé Diable Noir
00:51:25pour son courage légendaire
00:51:26qui affronta
00:51:27les armées ennemies
00:51:29et Bonaparte lui-même
00:51:30avant de mourir
00:51:31dans l'oubli
00:51:31Je ne sais pas
00:51:31mais j'ai envie
00:51:32quand même de rappeler
00:51:32que Fayard
00:51:33c'est dans le groupe Bolloré
00:51:34vous êtes noir
00:51:35le général
00:51:35il est noir
00:51:36juste pour dire
00:51:37que par rapport
00:51:38aux critiques
00:51:38qu'on fait en ce moment
00:51:39de couleur de peau
00:51:40d'identité
00:51:42je vous prends
00:51:43comme ça au vol
00:51:44Claude Dorébi
00:51:44mais c'est quand même
00:51:45assez surprenant
00:51:46ces critiques
00:51:46La France est un pays
00:51:47de métissage
00:51:51donc noir, blanc
00:51:52c'est un petit peu simple
00:51:53la réalité est plus compliquée
00:51:55et moi je ne suis pas venu
00:51:57parler de couleur
00:51:58après toutes les horreurs
00:52:00qu'on entend
00:52:01et qu'on a entendues
00:52:02pendant tout ce journal
00:52:03je suis venu
00:52:03parler d'un homme
00:52:05qui était un héros
00:52:06qui était un homme
00:52:07un vrai
00:52:09vous verrez
00:52:10sur la couverture
00:52:12de mon livre
00:52:13on voit ici
00:52:14qui est un scoop
00:52:15qu'il n'est pas flouté
00:52:16c'est un truc
00:52:17c'est un verre
00:52:18voilà
00:52:19parce que
00:52:20voilà
00:52:21moi je ne floute pas
00:52:23l'histoire
00:52:23je suis venu
00:52:24parler d'un homme
00:52:25qui
00:52:27qui n'était pas
00:52:29à se battre
00:52:30à 10 contre 1
00:52:31lui il se battait
00:52:32à 1 contre 100
00:52:33et il se battait
00:52:34pour la France
00:52:35qui était-il
00:52:35c'est Alexandre Dumas
00:52:37ce général
00:52:37le père de l'écrivain
00:52:39qui a réussi
00:52:40c'est le père de l'écrivain
00:52:41Alexandre Dumas
00:52:42qui a réussi
00:52:43à dépasser
00:52:44sans se victimiser
00:52:46tous les problèmes
00:52:47qu'il pouvait avoir
00:52:48à une époque
00:52:49où ce n'était pas simple
00:52:50de naître esclave
00:52:51parce que
00:52:52on sait très bien
00:52:52d'abolir le code noir
00:52:54178 ans
00:52:55après qu'il était
00:52:57qu'il était aboli
00:52:58mais
00:52:59lui
00:53:00il a vécu
00:53:01une vraie histoire
00:53:03qui est une histoire dure
00:53:04et il est arrivé
00:53:06général
00:53:06de la république
00:53:08simplement
00:53:09par sa vertu
00:53:10et par son talent
00:53:11c'est cette histoire
00:53:12que j'ai voulu raconter
00:53:13j'ai raconté déjà
00:53:14en tant que
00:53:15en tant que biographe
00:53:16du général Dumas
00:53:17et là j'avais envie
00:53:18là c'est un roman historique
00:53:20pourquoi un roman historique
00:53:21c'est un roman historique
00:53:21parce que j'avais envie
00:53:22de l'incarner
00:53:23parce que je n'étais pas
00:53:24allé probablement
00:53:25assez loin
00:53:25et puis j'avais envie
00:53:26de le faire découvrir
00:53:27un public plus large
00:53:28que des gens
00:53:29qui s'intéressent
00:53:30à l'histoire
00:53:31et qui savent déjà
00:53:32j'avais envie
00:53:33que tous les français
00:53:33en profitent
00:53:34que tous les français
00:53:35connaissent cet homme
00:53:36et puis connaissent aussi
00:53:38l'histoire
00:53:38de son épouse
00:53:40parce qu'il n'y a pas
00:53:41qu'un homme
00:53:42pour faire
00:53:44Alexandre Dumas
00:53:45il faut être deux
00:53:45il y a aussi
00:53:45une très très jolie
00:53:47histoire d'amour
00:53:47une histoire de femme
00:53:49et puis aussi
00:53:50il y a le père
00:53:50du général Dumas
00:53:52qu'on a un petit peu
00:53:53oublié
00:53:53puisque vous me demandiez
00:53:55à l'instant
00:53:56si je me définissais
00:53:58comme blanc
00:53:58ou comme noir
00:53:59le père du général Dumas
00:54:00était blanc
00:54:01et parfois
00:54:03on a tendance
00:54:04à l'oublier
00:54:04aujourd'hui
00:54:06non mais Claude Ribes
00:54:07j'aime bien tout ça
00:54:07alors je peux me permettre
00:54:09de vous taquiner
00:54:09encore un petit peu
00:54:10je me permets de vous taquiner
00:54:11encore un petit peu
00:54:12taquinez moi
00:54:13puisqu'il nous reste
00:54:14deux minutes
00:54:15beaucoup de gens
00:54:17vont forcément
00:54:18vous comparer
00:54:20à votre roman
00:54:21votre roman historique
00:54:22qui est exceptionnel
00:54:23j'ai lu
00:54:23il est exceptionnel
00:54:24très bien écrit
00:54:25avec le film de la Julie
00:54:26sur le général Dumas
00:54:27qui est actuellement
00:54:28en tournage
00:54:29un film auquel vous avez
00:54:30refusé de donner
00:54:31votre caution
00:54:32et dont la vision woke
00:54:33est pleinement assumée
00:54:35est-ce que
00:54:35vous avez eu conscience
00:54:37en écrivant ce livre
00:54:38que vous étiez peut-être
00:54:38en train de défendre
00:54:39une certaine vision
00:54:40de l'histoire
00:54:41face à une approche
00:54:42biaisée à travers ce film
00:54:43qui est en train
00:54:44d'être tourné ?
00:54:45écoutez
00:54:46moi je suis très serein
00:54:48par rapport à tout ça
00:54:49j'ai été contacté
00:54:51par ce monsieur
00:54:53je lui ai fait savoir
00:54:54et j'ai fait savoir
00:54:55publiquement
00:54:55que je ne donnais pas
00:54:56ma caution
00:54:57à cette vision
00:54:57de l'histoire
00:54:58ici on va au Marcy
00:55:00qui fait partie
00:55:01des personnes
00:55:01après tout est possible
00:55:04il peut y avoir
00:55:04une vision artistique
00:55:05des choses
00:55:06qu'au Marcy
00:55:07joue Napoléon
00:55:08ou je ne sais pas
00:55:09le chevalier de Saint-Georges
00:55:10que Vincent Cassel
00:55:11joue le général Dumas
00:55:12moi ça m'est complètement égal
00:55:13moi je raconte l'histoire
00:55:14je raconte la vraie histoire
00:55:16du général Dumas
00:55:18c'est un roman
00:55:19qui sort aujourd'hui
00:55:19le film
00:55:20je ne sais pas
00:55:21je ne l'ai pas vu
00:55:22je ne le verrai pas
00:55:23je ne sais pas
00:55:23de quoi il est question
00:55:24moi je raconte l'histoire
00:55:25mais pourquoi vous n'avez pas donné votre caution à ce film ?
00:55:28parce que la manière dont ce réalisateur voulait se servir de l'histoire ne correspondait pas à la vision que
00:55:36moi j'avais plus on va dire plus héroïque de ce personnage et je ne voulais pas cautionner cette histoire
00:55:45alors bon après
00:55:48il a le droit de faire des films
00:55:49il a le droit de
00:55:52mais je ne suis pas dans cette histoire-là
00:55:54moi je raconte
00:55:55la vraie histoire d'un héros
00:55:57et s'il faut retenir en 10 secondes
00:56:002-3 mots
00:56:00peut-être d'Alexandre Dumas
00:56:02puisque c'est vous qui avez un peu déterré
00:56:04si je peux me permettre l'expression
00:56:06ce personnage dont personne ne parlait
00:56:08c'est vous qui l'avez déterré
00:56:09c'est vous qui avez fait sa biographie
00:56:10s'il y a 3 mots
00:56:124 mots
00:56:13à retenir de lui
00:56:14ça serait quoi
00:56:14à partir de votre roman
00:56:15Le Diable Noir
00:56:16qui sort aujourd'hui ?
00:56:19j'aurais envie
00:56:20après avoir suivi le journal
00:56:23j'aurais envie de dire
00:56:25que ce personnage aujourd'hui
00:56:29nous réconcilie avec une France qu'on a peut-être un peu oubliée
00:56:34on nous parle de beaucoup de choses
00:56:37mais moi j'ai écrit ce roman
00:56:39pour tous les français
00:56:40pour parler de courage
00:56:42et puis aussi de quelque chose
00:56:43qu'on a oublié
00:56:43qui s'appelle l'honneur
00:56:45l'honneur
00:56:46aujourd'hui
00:56:47il y a beaucoup de gens
00:56:49qui seraient prêts pour survivre
00:56:51à se déshonorer
00:56:53et moi j'ai voulu écrire l'histoire
00:56:56de gens
00:56:57une histoire héroïque
00:56:59une histoire chevaleresque
00:57:00de gens qui étaient prêts
00:57:01qui étaient prêts à mourir pour l'honneur
00:57:04exceptionnel
00:57:04on porte au nu
00:57:05sans mettre dans le flou
00:57:08calmez-vous
00:57:08non mais bravo
00:57:10parce que ce roman historique est exceptionnel
00:57:13courage
00:57:14honneur
00:57:16méritocratie
00:57:16histoire
00:57:17à lire
00:57:18absolument
00:57:20vous êtes complètement libre de partir
00:57:22ou de rester avec nous
00:57:22pour la dernière chronique
00:57:24au point de Mathieu Beaucoté
00:57:25je vous sens bien avec nous là quand même
00:57:26restez avec nous
00:57:27restez avec nous
00:57:28vous connaissez le site F2Souche ?
00:57:31ah bien
00:57:31alors c'est le célèbre site
00:57:33d'information
00:57:35ou de réinformation
00:57:36F2Souche
00:57:37à 21 ans
00:57:38il a lancé un appel à l'aide
00:57:40à ses lecteurs
00:57:41pour l'aider à poursuivre son travail
00:57:43compromis
00:57:44par ses moyens limités
00:57:46Mathieu Beaucoté
00:57:47le site a été tout de suite censuré
00:57:49par son appel à l'aide
00:57:51à quoi ressemblerait déjà
00:57:53ce paysage médiatique
00:57:54qu'on observe
00:57:55sans ce site
00:57:57de médias alternatifs ?
00:58:00alors il faut avoir
00:58:01ce qu'était la France
00:58:02il y a 21 ans
00:58:03la France médiatique
00:58:04quand F2Souche
00:58:05est lancée par Pierre Sautarelle
00:58:06qui est probablement
00:58:07des personnages
00:58:07les plus importants
00:58:09de l'histoire médiatique française
00:58:10actuelle
00:58:11bien que ce soit un homme
00:58:12qui ne s'affiche pas publiquement
00:58:14F2Souche
00:58:15est le site le plus
00:58:16je dirais lu
00:58:16le plus pillé
00:58:18et le moins cité
00:58:19du paysage médiatique français
00:58:21tout le monde le lit
00:58:22pourquoi ?
00:58:23parce qu'il y a une rigueur
00:58:24des faits
00:58:24un souci d'exactitude
00:58:25ça fait un portrait
00:58:27des questions
00:58:28qui importent
00:58:29pour plusieurs aujourd'hui
00:58:30identité et sécurité
00:58:31ça fait un portrait
00:58:32de la France
00:58:33au-delà du récit
00:58:34obligatoire
00:58:35et médiatiquement
00:58:35subventionné
00:58:36de la diversité heureuse
00:58:38donc Sautarelle
00:58:39qu'est-ce qu'il fait ?
00:58:39c'est une immense revue de presse
00:58:41il met de l'avant
00:58:42des faits autrement dispersés
00:58:43il fait remonter
00:58:44à la surface
00:58:44des déclarations
00:58:46que sinon
00:58:46on n'en aurait pas
00:58:48entendu parler
00:58:48il permet en quelque sorte
00:58:50de rendre le réel
00:58:51visible
00:58:52alors qu'on a tant fait
00:58:53pour l'invisibiliser
00:58:54pendant des années
00:58:55alors il y a quelques jours
00:58:57il lance un appel
00:58:58à l'aide
00:58:59sur son site
00:58:59d'une douzaine de minutes
00:59:00où il raconte
00:59:01l'histoire du site
00:59:02le combat qu'il a fait
00:59:03ce qu'il a cherché
00:59:04à mettre de l'avant
00:59:05les persécutions
00:59:06qu'ils ont subies
00:59:07des vraies persécutions
00:59:08financières
00:59:09judiciaires
00:59:09les forces de police
00:59:11quelquefois utilisées
00:59:12pour intimider
00:59:13ce site
00:59:14il lance un appel
00:59:15pour une cagnotte
00:59:16en disant
00:59:16on n'y parvient plus
00:59:17on fait un travail
00:59:18on veut être absolument
00:59:19indépendant
00:59:19on ne dépend de personne
00:59:21en particulier
00:59:21mais on a besoin de dons
00:59:23soutenez-nous
00:59:23aidez-nous
00:59:24et bien il lance
00:59:25cet appel à l'aide
00:59:26trois heures plus tard
00:59:27la cagnotte est fermée
00:59:28comme ça
00:59:29comment ne pas y voir
00:59:30une intervention
00:59:31idéologiquement orientée
00:59:32une intervention politique
00:59:33donc trois heures plus tard
00:59:34l'appel est lancé
00:59:36l'appel est censuré
00:59:37il est obligé
00:59:38de se replier
00:59:39Sotarelle
00:59:40F de souche
00:59:41sur une cagnotte américaine
00:59:43une cagnotte patriote américaine
00:59:44soyez certain
00:59:45que le jour
00:59:46il cherchera
00:59:46à récolter son argent
00:59:47pour faire vivre
00:59:49le site
00:59:49en pas pour s'enrichir
00:59:50et bien on l'accusera
00:59:51probablement de basculer
00:59:52sous le signe
00:59:52de l'ingérence étrangère
00:59:54sans F de souche
00:59:55l'espace public français
00:59:56serait moins riche
00:59:57de réalité
00:59:58la réalité mise
01:00:00il ne s'agit pas
01:00:00d'être d'accord
01:00:01ou pas d'accord
01:00:01tout ça
01:00:02puisqu'il y a le souci
01:00:03de l'exactitude
01:00:03des faits
01:00:04des faits trop souvent
01:00:05oubliés
01:00:05des faits trop souvent censurés
01:00:06ils font le travail
01:00:07on cherche à les en empêcher
01:00:08ils n'ont pas un sou
01:00:09d'argent public
01:00:09mais l'argent de leurs partisans
01:00:11même
01:00:11on veut les empêcher
01:00:12d'y accéder
01:00:13c'est un site
01:00:14je crois qu'on devait raconter
01:00:16le mauvais sort réservé
01:00:17à ce site essentiel
01:00:18oui
01:00:19qui ne fait que reprendre
01:00:20d'autres informations
01:00:21des autres
01:00:22mais le réel ne passera pas
01:00:23non pas Saran
01:00:25merci pour ce coup de projecteur
01:00:27Mathieu Bocoté
01:00:28c'est important
01:00:28de parler un peu de tout
01:00:30ça va Claude Ribes
01:00:31ça a été
01:00:31très bien
01:00:32bien merveilleux
01:00:33ça va ma Charlotte aussi
01:00:34ça va aussi
01:00:35merci
01:00:36excellente suite de programme
01:00:37merci à tous
01:00:37pour cette émission
01:00:38l'heure des pros 2
01:00:39tout de suite
01:00:40à demain
01:00:42merci à tous
01:00:44merci à tous
01:00:51merci à tous
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