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Christine Kelly et ses chroniqueurs débattent de l'actualité dans #Facealinfo

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00:0019h pile sur CNews, le JT, bonsoir Michael Dorian.
00:05Bonsoir Christine, bonsoir à tous.
00:07La marine française a raisonné un pétrolier en provenance de la Russie en mer Méditerranée,
00:12annonce du président de la République sur X.
00:14Selon lui, le navire est suspecté d'appartenir à la flotte fantôme russe
00:17dont les activités contribuent au financement de la guerre d'agression contre l'Ukraine, dit-il.
00:22Le palestinien accusé d'avoir agressé le rabbin Elie Le Maël à Neuilly-sur-Seine,
00:26condamné à 30 mois de prison dont 12 avec sursis.
00:29Le 6 juin dernier, l'homme âgé d'une vingtaine d'années avait jeté une chaise au visage de ce rabbin installé à la terrasse d'un café.
00:35Le procureur avait requis 3 ans de prison mais la peine a été atténuée en raison des antécédents psychiatriques du prévenu.
00:41Le tribunal reconnaît par ailleurs les violences à caractère antisémite.
00:44Et puis encore un accident de train en Espagne, le troisième en moins d'une semaine.
00:48Ce jeudi, un train de banlieue a percuté une grue près de Carthagène dans le sud-est du pays.
00:52Le bilan est de plusieurs blessés légers. On apprend par ailleurs que deux nouveaux corps ont été retrouvés dans l'un des deux trains impliqués dans la collision survenue dimanche en Andalousie.
01:01Un drame qui fait état désormais de 45 morts.
01:05Merci beaucoup à mon cher Mickaël et au sommaire ce soir, selon le Haut Conseil à l'égalité,
01:10le masculinisme serait désormais une menace pour la sécurité publique et la démocratie.
01:17Que comprendre ? L'édito pointu ce soir de Mathieu Bocoté.
01:22En excluant les enfants d'une classe premium, la SNCF envoie un signal glaçant.
01:28Aujourd'hui, le confort primerait sur l'avenir.
01:31Dans un pays en dénatalité où l'on tolère mieux les animaux que les enfants, c'est toute la famille qu'on marginalise.
01:38Une société qui ne supporte plus, ses enfants méritent-elles encore d'avoir un futur ?
01:43L'analyse de Gabrielle Cluzel.
01:46Lors du lancement de sa campagne à Strasbourg, la députée insoumise à l'imam et nos soeurs a appelé les personnes racisées, je cite,
01:54à s'émanciper d'une gauche qu'elle juge déconnectée et même raciste,
02:00en ciblant notamment le parti socialiste qu'elle accuse de tutelle et de normaliser l'islamophobie.
02:07La gauche qui se prétend antiraciste peut-elle survivre à une telle fracture interne ?
02:12Le regard de Marc Menant.
02:14La défaite des Kurdes en Syrie rouvre une menace majeure.
02:19Les djihadistes de l'État islamique, leurs prisons fragilisées, leurs familles livrées au chaos.
02:25Les Américains transfèrent en urgence des détenus, preuve du danger.
02:29Mais qui portera la responsabilité si ces combattants réapparaissent demain en Europe sur notre territoire ?
02:38Le dériptage de Charlotte Dornelas.
02:41Nous nous arrêterons ce soir sur les thèses de Geoffroy de Laguinerie,
02:45qui appellent à un antifamilialisme assumé au profit de liens choisis comme l'amitié.
02:52Présentés lors d'un colloque de la France Insoumise et de l'Institut La Boétie,
02:58ces idées visent à déconstruire la famille, déconstruire le couple, déconstruire la filiation,
03:06l'analyse et l'édito de Mathieu Bocoté ce soir.
03:09Et puis, dans son livre « Vers un Trump français chez Fayard »,
03:13Nicolas Conquer raconte l'Amérique de Donald Trump de l'intérieur.
03:17Un pays en révolte contre ses élites, contre ses médias et ses normes culturelles.
03:23Mais ce récit agit surtout comme un miroir tendu à la France.
03:26Même colère populaire, même fracture identitaire, même défiance envers le pouvoir.
03:31Et si ce que nous appelons « Trumpisme » n'était pas une anomalie américaine,
03:36mais l'avenir politique que nous refusons encore de regarder en face,
03:41Nicolas Conquer est l'invité de Face à l'Info ce soir.
03:44Une heure pour tout se dire et sans tabou, c'est parti.
03:47Il ne fait pas bon d'être un homme ce soir, si j'ai bien compris,
04:03puisque le masculinisme, on va en parler, c'est le nouveau danger, tenez-vous bien.
04:09Le Haut Conseil à l'égalité pointe avec une grande inquiétude ce nouveau danger,
04:14c'est le masculinisme.
04:16Il s'agirait en fait même d'une question de sécurité publique.
04:21Certains voient dans cette mise en garde une nouvelle séquence
04:24dont le procès fait aux hommes de notre société.
04:27Mathieu Bocoté, que comprendre concrètement de ce rapport ?
04:30Alors, le Haut Conseil à l'égalité entre les hommes et les femmes désigne une menace pour la sécurité publique,
04:36mais aussi pour la sécurité nationale.
04:38Ce serait le masculinisme et le terrorisme masculiniste.
04:42Donc comprenons la hauteur des enjeux.
04:45Donc on nous dit que c'est un enjeu, le masculinisme, pour les politiques publiques,
04:49pour la sécurité publique, pour les droits des femmes, pour la démocratie et pour la sécurité nationale.
04:54Alors, si vous avez consulté aujourd'hui la presse, la presse de gauche,
04:57mais pas que la presse centriste aussi, c'est la grosse nouvelle de la journée.
05:01C'est-à-dire que le commun et mortel, qui ne fréquenterait pas cette presse, ne serait pas au courant.
05:04C'est important.
05:05L'importance accordée à ce rapport nous dit qu'à quel point c'est la nouvelle priorité
05:09d'une bonne partie de la gauche médiatique et technocratique.
05:13Alors, par exemple, France Culture nous demande
05:16La France sous-estime-t-elle la menace masculiniste ?
05:20Le Midi Libre nous dit le masculinisme, nouvelle menace terroriste.
05:24Et le Haut Conseil à l'égalité alerte sur le danger sous-estimé en France.
05:28L'humanité, culture du viol, masculinisme, c'est quoi le sexisme hostile auquel adhèrent 10 millions de Français ?
05:37Donc comprenons, il y a une proportion significative, il y a des millions de Français
05:40qui sont contaminés par une idéologie, le masculinisme,
05:44qu'il faudrait combattre au nom de la défense de la sécurité nationale.
05:48Alors, quel est ce sexisme, parce que le masculinisme et le sexisme viennent ensemble,
05:51quel est le sexisme qu'il faut combattre ?
05:53On nous en donne une définition à deux volets.
05:56Premièrement, il y a le paternalisme.
05:59Le paternalisme, cela consiste généralement, de leur point de vue,
06:02à reconnaître qu'il y a des différences, on pourrait dire,
06:05quelle qu'en soit l'origine, entre l'homme et la femme,
06:07et que ces différences entre les hommes et les femmes font en sorte
06:10que ça crée des obligations particulières chez l'homme.
06:13Pardonnez-moi, donc ça peut se présenter comme des obligations généreuses,
06:18mais maquillant le sexisme et le paternalisme.
06:22Par exemple, si vous dites que les hommes sont plus forts que les femmes,
06:25ou les hommes ont la responsabilité de protéger les femmes,
06:28tout ce qui relève de l'univers de la galanterie,
06:31tout ce qui relève de l'univers de la courtoisie classique,
06:33de la politesse, la mise en forme ritualisée du désir entre les sexes,
06:37tout ça masquerait, en fait, une forme d'inégalité structurelle
06:41au service des hommes contre les femmes,
06:43et ça, hommes et femmes y adhéraient.
06:46Par exemple, quand on dit que l'homme assure la sécurité financière de sa femme,
06:50eh bien, c'est du masculinisme, du sexisme paternaliste.
06:54Et là, on peut poser la question, j'ai dit,
06:56oui, d'accord, mais si l'homme gagne plus que la femme dans le couple,
06:58est-ce que c'est grave si l'homme dit,
07:00non, ça ne me dérange pas d'assurer la sécurité de ma famille,
07:02c'est ma fierté d'assurer l'indépendance de ma famille,
07:05est-ce que c'est grave, en quoi est-ce coupable au travers de pensées quelconques?
07:11Deuxième élément, le sexisme hostile, auquel on accorde beaucoup d'importance.
07:15Le sexisme hostile, ça nous dit qu'il existerait un dispositif
07:19dans la culture française, mais partout en Occident,
07:22fondamentalement hostile envers les femmes,
07:24qui justifierait à leur endroit non seulement la haine,
07:27avec la violence qui l'accompagne,
07:29mais qui remettrait en question aussi le féminisme.
07:31Alors, qu'on se comprenne bien,
07:33on nous dit qu'il y a la haine.
07:34Effectivement, la haine des femmes, c'est quand même fichetrement crétin,
07:37c'est complètement fou, c'est idiot, c'est absurde et c'est condamnable.
07:39Je suis tellement surprise, parce que c'est tellement grave,
07:42cette déconstruction d'une société, elle est incroyablement grave.
07:46Et tout ça présenté dans un vocabulaire technocratique.
07:49Mais en même temps, il y a la haine des femmes,
07:51la misogynie qui existe,
07:53et de l'autre côté, on met dans la même catégorie des phrases comme
07:55« ils ont préféré une femme à moi pour ce poste »,
07:59ce qu'on appelle globalement la discrimination positive.
08:01qui existe partout en Occident
08:03et qui consiste formellement à choisir des gens en fonction de leur sexe,
08:06de leur couleur de peau, de très particulier,
08:09au nom d'une politique de quota officielle ou officieuse.
08:13Si je constate que dans un poste,
08:15on dit « il y a trop d'hommes, il faut désormais embaucher les femmes »
08:17et qu'un homme compétent est sacrifié pour cela,
08:20est-ce que je verse dans le sexisme hostile ?
08:24Ce rapport financé par l'État français nous dit oui.
08:27Par ailleurs, on nous explique qu'il y a une forme de continuité,
08:29le continuum des violences.
08:31Donc globalement, ça commence avec la courtoisie,
08:33mais à la fin, ça se termine avec des attaques au couteau.
08:36Parce que le terrorisme masculiniste avec les attaques au couteau
08:38que l'on connaît en France est un visage aujourd'hui
08:41de la violence faite aux femmes.
08:42C'est ce qu'on nous dit.
08:43C'est par ailleurs orienté politiquement.
08:45Je cite « Il existe également une forte corrélation
08:48entre l'adhésion au sexisme hostile
08:51et certaines appartenances idéologiques ou religieuses.
08:54Les personnes se déclarant croyantes,
08:56celles se positionnant à droite ou à l'extrême droite,
08:59ainsi que les individus sans orientation politique affirmées,
09:02apparaissent comme les groupes les plus perméables
09:04à ces attitudes hostiles envers les femmes. »
09:07Alors là, qu'est-ce qu'on doit faire ?
09:08C'est une grave menace qui menace l'égalité,
09:10qui menace la démocratie, qui menace la sécurité nationale.
09:13Ce sont les terroristes masculinistes à coups de couteau
09:16qui sèment la terreur en France, nous le savons.
09:18Eh bien, Bérangère Couillard, pardonnez-moi,
09:21la présidente du HCE, nous dit « Voilà ce qu'on doit faire.
09:24Sensibiliser les plus jeunes. »
09:26Donc, on doit, dès le berceau, d'une certaine manière,
09:28déconstruire les préjugés transmis par la société.
09:31On doit renforcer, ce sont des déclarations sur France Culture,
09:34renforcer les contrôles de la police du web,
09:37c'est-à-dire l'ARCOM et Faros.
09:39Je note qu'effectivement, la police du web pour l'ARCOM,
09:41c'est pas moi, c'est elle.
09:43De même, on nous dit qu'il faut préparer ceux qui contrôlent le web
09:48au lexique utilisé par les masculinistes,
09:51parce que tout le monde ne serait pas au courant du lexique propre aux masculinistes.
09:54Donc, il faut contrôler le vocabulaire, il faut déconstruire les esprits.
09:58Donc, globalement, je résume, c'est contrôle des réseaux sociaux,
10:01rééducation permanente, on avait compris.
10:05Et par ailleurs, si vous doutez des vertus de ce rapport,
10:07si vous dites, là, franchement, c'est une vision paranoïaque,
10:10complotiste même, de la société où il y aurait une forme d'ordre patriarcal
10:13qui conspirait contre l'émancipation des femmes,
10:16je vais vous faire une autre citation.
10:17Si vous contestez ça,
10:18Cela s'appuie sur une grille de lecture cohérente
10:21qui réinterprète l'ensemble des politiques d'égalité
10:24comme autant d'attaques contre les hommes,
10:26transforme chaque mesure de lutte contre les violences faites aux femmes
10:29en injustice envers les hommes,
10:31et présente le féminisme comme une idéologie totalitaire
10:33menaçant l'ordre social et familial,
10:35ces discours revêtent une dimension idéologique,
10:38antidémocratique et systémique,
10:40portant atteinte à la cohésion sociale et de la sécurité publique.
10:43Donc, conclusion, il faut interdire ces discours.
10:46Moi, j'en tire la conclusion qu'on nous envoie.
10:47– N'y a-t-il pas un problème néanmoins
10:49dans les rapports entre les jeunes hommes et les jeunes femmes aujourd'hui ?
10:53– Assurément, tout le monde constate,
10:55plusieurs ouvrages sont parus là-dessus,
10:57sur d'un côté, ça ne va pas très bien entre les sexes.
10:59Une fois qu'on constate la grille de lecture…
11:01– Et puis ça se bouscule à une vitesse grand V,
11:03on parle sous nos yeux,
11:04les adolescents n'ont pas du tout le même rapport entre eux,
11:07garçons-filles, que même nous, on avait…
11:08– Et la révolution numérique notamment,
11:10mais pas que, c'est la société de l'exposition permanente,
11:12cette société où il y a une forme de culture,
11:15en fait, du voyeurisme et de l'exhibitionnisme permanent,
11:17sans le moindre doute.
11:18Et de bons intellectuels nous mettent sur de bonnes pistes
11:22pour réfléchir à ça.
11:23Donc, par exemple, sur la crise de la masculinité,
11:25on peut lire d'excellents ouvrages,
11:27sur la récession sexuelle des jeunes générations,
11:29c'est comme si le désir était en panne chez les plus jeunes,
11:31ou alors il est canalisé vers la porno.
11:33Puis s'il y a un endroit qui peut détruire complètement
11:35la personnalité et l'imaginaire érotique de quelqu'un,
11:37c'est bien la porno d'aujourd'hui.
11:39Donc, il y a des psychologues qui nous alertent,
11:40je pense à Marie-Estelle Dupont,
11:42qui a une émission sur Europe 1,
11:43Maxence Kersana, qui a publié un livre tout à fait intéressant
11:46sur ces questions sur la crise des relations
11:48entre les jeunes hommes et les jeunes femmes.
11:50Donc, il y a une réflexion à avoir sur
11:51qu'est-ce qui se passe dans cette crise du désir,
11:53qu'est-ce qui se passe dans cette difficulté
11:54qu'ont les sexes aujourd'hui,
11:56à avoir des rapports harmonieux.
11:58Mais si on veut s'inquiéter,
11:59et là, j'y arrive,
12:00si on veut s'inquiéter de la situation des femmes aujourd'hui,
12:02on se dit que les femmes sont dominées,
12:03les femmes sont victimes de misogynie,
12:05les femmes sont victimes de bannissement social quelquefois.
12:09Eh bien, ça impliquerait minimalement
12:11qu'on s'intéresse, si ce n'est pas à l'islam,
12:13qui s'est invité en France massivement depuis 40 ans,
12:15à tout le moins à l'islamisme.
12:16On pourrait dire que l'islamisme,
12:17c'est une question importante,
12:19et plus largement, les cultures dites patriarcales,
12:22venues d'ailleurs, qui se sont implantées en France.
12:25Rappelez-vous, par exemple,
12:25l'étude de Didier Leschi, il y a quelques mois,
12:27sur la question de l'immigration afghane en France.
12:30Donc, ça ne veut pas dire que tous les Afghans, évidemment,
12:32mais la culture afghane est une culture
12:33qu'on pourrait dire poliment, moins favorablement disposée
12:36envers les femmes que la culture française.
12:38Eh bien, aucune, aucune mention de l'islam, de l'islamisme,
12:42aucune mention de cette question des cultures étrangères
12:44importées à forte charge patriarcale,
12:47zéro mention dans ce rapport, ça ne les intéresse pas.
12:50Mais l'ingérence étrangère, l'ingérence les intéresse sous un visage.
12:53Je cite,
12:54Ce phénomène ne se limite pas aux frontières françaises.
12:57Il s'inscrit dans un mouvement plus large,
12:58encouragé par les dynamiques géopolitiques contemporaines.
13:01La nouvelle stratégie de sécurité des États-Unis,
13:03publiée le 5 décembre,
13:05vise à soutenir des changements de régime
13:06dans certains pays européens, globalement.
13:08Dans ce contexte, le masculinisme apparaît
13:10comme un élément central de mouvements réactionnaires
13:12internationaux portés aujourd'hui par les États-Unis
13:14et représentent une menace pour l'égalité
13:16et la justice sociale.
13:17Donc, est-ce que l'islam, on en parle?
13:19Non. L'islamisme, on en parle?
13:21Non.
13:21Les cultures étrangères à fort potentiel sexiste,
13:24par exemple, comme la culture afghane en partie?
13:25Non.
13:26Trump, oui.
13:27Et, Dieu, je me permettrai de te conclure ici
13:30avec une réflexion de Marguerite Stern
13:32qu'on recevait sur ce plateau.
13:34C'était lundi, je crois.
13:35Elle nous dit,
13:36Un certain féminisme pousse aujourd'hui à la misandrie,
13:39pousse à la haine de l'homme.
13:40Il est normal que les sexes ne s'entendent pas.
13:42Depuis la nuit des temps, jusqu'à la fin des temps,
13:44les sexes ne s'entendront jamais parfaitement.
13:45Les sexes s'accuseront mutuellement de...
13:48C'est normal, c'est la bête humaine telle qu'elle est.
13:50Mais un certain féminisme nous condamne
13:52non seulement à l'incompréhension naturelle
13:54dans les rapports entre les sexes,
13:55mais peut nous pousser quelquefois à la guerre des sexes
13:57comme on le voit aujourd'hui.
13:58Et ce rapport, vous y faisiez référence,
14:01propose sous une apparence scientifique,
14:03un vocabulaire technocratique,
14:05une espèce de légitimation de la déconstruction permanente
14:08du masculin dans les circonstances,
14:10comme si l'homme était la bête à abattre
14:11pour que naisse une société nouvelle.
14:13Et on va s'étonner qu'il n'y a pas assez d'enfants,
14:15et on va s'étonner.
14:16En tout cas, on va parler aussi de la SNCF
14:19et des enfants qui sont interdits dans certains wagons.
14:21On va reparler de la famille avec vous dans un instant.
14:24Et également, on marque une pause.
14:26On revient, j'ai des images à vous montrer.
14:28Devinez, une église vandalisée.
14:31A tout de suite.
14:31Avant de parler avec Gabriel Cluzel de la SNCF,
14:39qui a des wagons réservés pour tout le monde,
14:43les chiens, les chats, mais pas les enfants.
14:45D'abord, quelques images.
14:46Des images d'une église vandalisée.
14:49C'était à Toulouse.
14:51Je trouve que c'est important de s'arrêter
14:52dans cette église du nord de Toulouse,
14:55Saint-Sylve.
14:57Une statue de la Vierge Marie a été renversée,
15:00cassée, découverte après la messe du matin
15:03par le prêtre qui a ensuite déposé à plainte.
15:06La police est intervenue pour constater les dégâts
15:08qui ne semblent pas s'inscrire dans un vol,
15:10mais plutôt dans un acte de dégradation ciblée.
15:14Les autorités et le clergé sont choquées
15:16et s'interrogent sur les motivations.
15:18Les motivations.
15:20Actes isolés ou bien troubles psychologiques
15:22ou gestes de défiance enveillant les lieux de culte,
15:25tandis que certains craignent une répétition d'actes similaires.
15:29Je trouve qu'il est important de s'arrêter
15:31sur ces dégradations de nos racines chrétiennes,
15:35sur ces dégradations de notre patrimoine français.
15:38Charlotte Dornelas, juste avant la chronique
15:40de Gabriel Cluzel, grande nouvelle,
15:42puisque hier, le Sénat a rejeté un article clé
15:45sur la création d'un droit à l'aide à mourir,
15:48l'article 4.
15:49Est-ce que c'est une vraie victoire ?
15:51En quoi ça consiste en quelques secondes ?
15:53En tout cas, dans le débat,
15:54oui, il y a une vraie victoire.
15:56Alors, moi, je parle de victoire très sereinement,
16:00puisque les sénateurs ont remis en cause
16:02les conditions d'accès,
16:04vous savez, qui étaient particulièrement permissives,
16:08on va dire, dans le texte de l'Assemblée.
16:10Maintenant, pour répondre totalement à votre question,
16:12est-ce que c'est une vraie victoire sur le long terme ?
16:14Le texte reviendra, quoi qu'il arrive,
16:16à l'Assemblée fin février.
16:17Et là, il y aura à nouveau un débat,
16:19voir si les débats qui existent au Sénat,
16:21qui existent dans la société civile,
16:22qui existent médiatiquement,
16:24feront changer d'avis certains députés,
16:25comme ça avait été déjà le cas.
16:27Vous savez, le texte a été voté deux fois
16:29à l'Assemblée à quelques années d'intervalle.
16:31Il y avait déjà plusieurs députés
16:32qui avaient changé d'avis.
16:33Peut-être que les sénateurs,
16:34par leurs interrogations et leurs votes,
16:38participent, en effet, à ce débat.
16:39On suivra de près,
16:41mais c'est une victoire sur le texte
16:44pour ceux qui se mobilisent
16:46pour la suppression de ce texte sur l'aide à mourir.
16:50Lancé le 8 janvier,
16:51la classe optimum plus de la SNCF
16:54refuse les enfants de moins de 12 ans.
16:57La communication de la SNCF
16:59le fait savoir par une phrase
17:00qui a fait beaucoup réagir, je cite,
17:02pour garantir un maximum de confort
17:04à bord de l'espace dédié.
17:06Les enfants ne sont pas acceptés.
17:08Question, Gamrea Cluzel,
17:10pourquoi cette disposition est-elle inquiétante ?
17:13Parce que la SNCF a une vocation
17:15de service public.
17:16Jusqu'à présent, c'était des clubs de vacances.
17:18Vous savez, nous en avions beaucoup parlé
17:20l'été dernier,
17:20mais c'était des clubs privés.
17:22Donc, on peut dire qu'à la limite,
17:23ils étaient libres de faire ce qu'ils voulaient.
17:25Là, c'est assez différent.
17:26Le train, c'est évidemment différent.
17:29Donc, de quoi s'agit-il d'une nouvelle offre
17:30pour remplacer le service business première
17:32et qui veut attirer une clientèle
17:34de professionnels
17:35désirant rester tranquilles ?
17:38Alors, ce qui est amusant,
17:41ou pas, ou en tout cas intriguant,
17:42c'est que de nombreux politiques
17:43de tous les bords,
17:45ça mérite de le mettre d'accord,
17:47se sont indignés,
17:47vraiment de tous les bords.
17:49Il y a eu la haut-commissaire à l'enfance,
17:50Sarah El Haïry, qui a réagi.
17:52C'est vrai qu'on accrédite l'idée
17:53que les enfants sont responsables
17:57de l'inconfort des adultes.
17:58Et elle a demandé à rencontrer Jean Castex.
18:00Alors, il y a eu Marion Maréchal,
18:02également, sur les réseaux sociaux.
18:03Elle a dit,
18:03« Dans un moment où notre pays
18:05a tellement besoin d'enfants,
18:06que la SNCF,
18:07détenue par l'État français,
18:09diffuse un tel message anti-famille,
18:11est lamentable. »
18:12À chaque fois, on en appelle à Jean Castex.
18:13Il y a eu Benjamin Lucas,
18:15vous voyez, c'est de l'autre côté.
18:16Il a écrit,
18:16« Scandale, la SNCF veut lancer
18:18une classe interdite aux enfants. »
18:21Il y a eu Bartholomé Lenoir,
18:23UDR, à peu près le même discours.
18:25Et je note celui de Bruno Retailleau.
18:27Il s'est écrié,
18:28« Exclure les enfants,
18:29c'est exclure l'avenir. »
18:32L'espace Nokia dans les trades,
18:33la SNCF,
18:34c'est tout ce que la France
18:35ne doit pas devenir.
18:37Alors, de fait,
18:37s'il n'a pas tort,
18:38c'est un peu symbolique,
18:39si vous voulez.
18:40Parce qu'à un moment
18:40où les chiffres de la dénatalité,
18:42on peut dire les chiffres
18:42de la dénatalité,
18:43où nous en sommes,
18:44viennent de tomber,
18:45c'est quand même très baroque
18:47comme initiative.
18:48Vous savez,
18:49la France en marche
18:50ressemble à un train
18:51de la SNCF,
18:52souvent en retard,
18:53souvent à l'arrêt,
18:53et ruineuse par les Français,
18:55parce que les prix de la SNCF,
18:57c'est comme les impôts,
18:58et peu accueillante
19:00avec les enfants.
19:03Alors, hier soir,
19:04après le tollé,
19:04visiblement,
19:05la SNCF n'avait pas anticipé
19:06le tollé,
19:08eh bien,
19:08elle a changé,
19:09elle a comme modifié
19:10sa communication,
19:12précisant que l'espace calme
19:14était accessible
19:15à partir de 12 ans,
19:16donc c'est vraiment
19:17les enfants,
19:17disons, en bas âge,
19:19et que les plus petits
19:20étaient bien sûr
19:21bienvenus dans le reste du train
19:22et que par ailleurs,
19:23ça ne concernait
19:25que 8%.
19:26Est-ce qu'il n'est pas légitime
19:29que les gens aient envie
19:31de travailler quand même
19:33sans bruit dans le train ?
19:35Alors,
19:36beaucoup de bruit pour rien ?
19:37Alors non,
19:38non pas beaucoup de bruit pour rien
19:39parce que ça souligne
19:41un état d'esprit général,
19:43c'est une discrimination
19:44sans stricte du mot,
19:44vous savez,
19:45on nous reballe les oreilles
19:45toute la journée
19:46avec des tas de discriminations
19:47contre lesquelles
19:48il faudrait lutter,
19:50eh bien là,
19:50c'est parfaitement décomplexé
19:51et assumé,
19:52donc être puérophobe,
19:54c'est socialement admis
19:55et être par voie de conséquence
19:58maternophobe,
19:59ça vaut aussi pour le père,
20:01eh bien c'est admis aussi
20:02parce qu'évidemment,
20:03exclure les enfants,
20:03c'est aussi exclure les parents.
20:07C'est une portion de population
20:09qu'on peut donc exclure,
20:11c'est possible en France.
20:12Alors précisons,
20:13et ça l'a fait beaucoup réagir,
20:14vous l'avez signalé,
20:15que les animaux de compagnie
20:16sont en revanche acceptés
20:18avec un billet animal
20:19de 10 euros.
20:20C'est ça.
20:21Alors pourtant,
20:21moi je peux témoigner,
20:22j'aime beaucoup les chats,
20:23mais j'ai fait un trajet
20:25Paris-Montoban
20:26avec un chat
20:27qui miaulait
20:29sans discontinuer
20:30dans son habitacle,
20:30alors peut-être
20:31qu'il avait le mal de mère,
20:31le pauvre,
20:32mais le fait est
20:33que c'est quand même
20:33compliqué de travailler,
20:34ça c'est clair.
20:36Et c'est vrai que le message envoyé,
20:37c'est les enfants me dérangent
20:39et ils me dérangent
20:40plus que les animaux.
20:42Pourtant,
20:43si l'on admet
20:44que les enfants
20:44sont nécessaires à la société,
20:45même si on n'en a pas soi-même,
20:47eh bien,
20:48on doit les tolérer,
20:50pas les mettre au banc
20:50de cette société
20:51à laquelle ils sont utiles.
20:53Moi je crois que nous sommes
20:53pris dans un cercle vicieux,
20:56moins nous avons d'enfants,
20:57moins nous sommes habitués
20:58à l'agitation inhérente
20:59à l'enfance,
21:01et moins nous les supportons,
21:03et donc moins nous avons d'enfants.
21:04Donc vous voyez,
21:05c'est vraiment
21:06un cycle infernal.
21:09D'ailleurs,
21:09les personnes âgées
21:10le savent bien,
21:10vous savez,
21:10les personnes âgées
21:11dont les enfants ont grandi
21:12et ont quitté la maison,
21:13eh bien,
21:14quand leurs enfants reviennent,
21:15elles s'étaient habituées
21:16à l'ordre,
21:17au calme,
21:17et quand ils reviennent
21:18pendant les vacances
21:19avec les petits-enfants,
21:20eh bien,
21:20il y a un moment
21:21de réadaptation,
21:22eh bien,
21:22la France est cette personne âgée,
21:24sauf qu'elle n'a plus
21:25ni enfants,
21:26ni petits-enfants.
21:28Alors,
21:28ce qu'il faut noter,
21:29c'est que déjà
21:30les jeunes professionnels,
21:31en principe,
21:32qui se lancent
21:33dans la parentalité,
21:34la procréation,
21:35sont déjà freinés
21:36de mille façons
21:37par tous ces coups
21:40qui sont autant
21:40d'éléments dissuasifs,
21:41le coût économique,
21:42le coût écologique,
21:43par une société atomisée,
21:45Mathieu en parlait
21:46tout à l'heure,
21:47qui empêche les rencontres,
21:48qui met des barrières
21:48entre les hommes
21:49et les femmes.
21:50Moi, je vois,
21:50quand j'arrive avec mon livre,
21:51les gens me disent
21:52oui, mais bon,
21:52pour avoir un enfant,
21:53il faut être deux,
21:53c'est vrai, bon.
21:54Et par la somme
21:56d'injonctions aussi
21:57qui leur tombent sur la tête
21:58dès que madame est enceinte,
21:59parce que, pardon,
21:59je suis extrêmement réactionnaire,
22:01mais pour moi,
22:01c'est madame qui est enceinte,
22:02l'hypermédicalisation,
22:03l'interdiction de consommer
22:05ou boire ceci ou cela,
22:06de voyager trop longtemps
22:07en voiture,
22:08de se déplacer
22:08loin d'une maternité
22:09de Nivoa,
22:10de Nivoa,
22:11etc.
22:12Et ensuite,
22:12par tout ce que l'on exige
22:14implicitement des parents.
22:15Vous savez,
22:16il y a une pression sociale
22:17qui fait qu'aujourd'hui,
22:18il faut des activités scolaires,
22:20un investissement personnel.
22:21Incroyable,
22:22il ne faut jamais
22:22que l'enfant s'ennuie,
22:23il faut qu'ils aient
22:23une chambre tout seul,
22:24il faut des summer camp,
22:26des anniversaires
22:26dans des skate games,
22:27des sports d'hiver,
22:28j'en passe et des meilleurs.
22:29Et si ensuite,
22:30on leur envoie le message
22:31« Vous n'êtes pas les bienvenus
22:33dans tel vadugon
22:34car vos enfants enquiquinent
22:35le monde »,
22:36eh bien évidemment,
22:36ça vient rajouter de la charge.
22:38Alors,
22:38il faut reconnaître aussi,
22:39peut-être,
22:40Gabriel Cluzel,
22:41qu'aujourd'hui,
22:42beaucoup d'enfants
22:42sont mal élevés,
22:44insupportables.
22:45On comprend peut-être
22:46que les adultes,
22:47j'aime bien Marc Menand
22:49qui dit oui.
22:49Et on comprend peut-être
22:52que les adultes
22:53n'aient pas envie
22:53de voyager avec eux.
22:54Est-ce qu'il n'y a pas
22:55justement un changement
22:57des profils des enfants
22:58aujourd'hui ?
22:59Alors,
22:59c'est vrai qu'il faut
23:00en tenir compte.
23:02Moi,
23:02tout aujourd'hui,
23:02j'ai eu des messages
23:03de gens qui m'ont dit
23:04« Oui, mais vous savez,
23:06quand les enfants sont mal élevés,
23:07c'est très pénible
23:08de voyager avec eux. »
23:09Et cela s'entend.
23:11Il est vrai que normalement,
23:12il y a une sorte de pacte social
23:13dans cette acceptation
23:15des enfants dans le train
23:16ou dans les lieux publics.
23:17Du reste,
23:17c'est que pour être accepté,
23:18il faut être acceptable.
23:19et donc éduquer.
23:21Alors,
23:21je rappelle quand même
23:22que cette éducation,
23:23elle concerne les enfants
23:23un peu grandés
23:24parce que quand vous avez
23:25un nourrisson
23:25qui a une otite
23:26et qu'il hurle,
23:28ce n'est pas une question
23:29d'éducation.
23:30Maintenant,
23:30vous pouvez aussi aller
23:31dans le couloir
23:31pour le bercer
23:33comme lorsqu'on téléphone.
23:35Alors,
23:35quant aux autres,
23:36on va quand même dire
23:37qu'un enfant,
23:37ça s'agite
23:38et ça fait du bruit.
23:39C'est comme ça.
23:42Il faut en tenir compte.
23:43C'est un postulat de base.
23:45Mais il y a un sujet
23:45d'éducation.
23:46Vous savez,
23:46à notre époque écolo-végane,
23:49on oublie qu'un enfant,
23:51c'est comme un petit plan.
23:52Il lui faut un tuteur
23:54parce que l'autorité,
23:55c'est devenu,
23:55pour ainsi dire,
23:56une valeur fasciste.
23:57Et puis,
23:58être autoritaire,
23:58ce n'est pas drôle.
23:59Personne n'a envie
24:00d'être autoritaire.
24:00On a envie d'être aimé
24:01de nos enfants,
24:02de les embrasser,
24:02mais pas d'être autoritaire.
24:04Et c'est vrai aussi
24:04pour l'école.
24:05Il n'y a pas d'autre lieu
24:06en dehors de la famille
24:07où ils apprennent
24:08à faire silence.
24:09Vous demandez au professeur,
24:10il y a un brouhaha
24:11incessant.
24:13Et donc,
24:14c'est vrai que
24:15toutes ces classes
24:16ressemblent,
24:17je ne sais pas si vous avez lu
24:18le petit chose
24:19d'Alphonse Dodé,
24:20il est complètement dépassé,
24:21ses punitions sont démotinétisées
24:23comme un assignat de l'enquête.
24:24Je me souviens
24:25de cette phrase d'Alphonse Dodé.
24:26C'est vrai qu'ils n'apprennent plus
24:28à faire silence.
24:29Donc ça,
24:30c'est un fait.
24:31On est passé de l'enfant roi
24:32à l'enfant tyran.
24:33Et les tyrans,
24:34qu'est-ce qu'on a envie
24:35de faire avec eux ?
24:36De les faire taire
24:37et de les envoyer en exil,
24:38loin du wagon business.
24:42Mais une fois cela...
24:43J'ai bien la tête de Mathieu.
24:44Vous n'êtes pas d'accord ?
24:48Non, je suis absolument d'accord.
24:48J'imaginais où je pourrais
24:49les envoyer.
24:51Les enfants tyran.
24:52Oui,
24:52et puis on peut même dire
24:53que vous savez,
24:55tout cela date
24:56et que les enfants,
24:57les parents des enfants
24:58n'ont pas toujours eux-mêmes
24:59eu des bases d'éducation
25:01et ils savent ce qu'est l'autorité.
25:03Donc c'est vraiment compliqué.
25:05Mais il est un fait quand même,
25:07convenons-en,
25:07qu'on peut rapprocher
25:09cette communication
25:10pour le moins maladroite
25:11de la SNCF
25:12d'un projet de loi
25:13récemment écarté
25:14par le Sénat.
25:15Dans cette communication,
25:16il est question
25:17de confort optimum.
25:19On préfère ne pas être dérangé
25:21par les enfants
25:21et on préfère aussi
25:23pour notre confort
25:24ne pas être dérangé
25:25par le spectacle
25:26de la fin de vie.
25:28J'aime bien rendre à César
25:30ce qui est à César.
25:31Il y a un journaliste
25:32de Valeurs Actuelles
25:32qui m'a fait rire
25:33qui s'appelle Marc Enault
25:34et qui dit
25:35que ceux qui se plaignent
25:36aujourd'hui des enfants
25:37dans l'espace public
25:38signent un papier
25:39renossant aux cotisations
25:40des jeunes adultes
25:41de demain
25:42pour leur retraite.
25:44Ils n'auront qu'à compter
25:45sur celle de leurs poissons rouges
25:46et de leurs chiens
25:47mais ça risque
25:47de ne pas faire lourd.
25:49C'est un peu dur
25:50mais reconnaissons
25:51que c'est un peu vrai.
25:52Merci pour votre regard
25:54ma chère Gabrielle Cluzel.
25:56Marc Menon, lors du lancement
25:58de sa campagne à Strasbourg
25:59Charlotte, on vient d'apprendre
26:00que quelques 134 000 déplacés
26:03dans le nord-est de la Syrie
26:04après les affrontements
26:05entre l'armée et les Kurdes
26:07des conséquences pour nous.
26:09En France, on en parle avec vous
26:10dans un instant
26:11on va s'arrêter sur cette question.
26:13Marc Menon, on va écouter
26:14Alima, menaceur deuxième
26:16sur la liste LFI à Strasbourg
26:19qui critique la gauche
26:22d'être raciste.
26:23Il faudrait qu'on prenne
26:26notre émancipation
26:27de cette gauche
26:28celle qui nous met
26:30sous tutelle
26:31la gauche moralisatrice
26:33du racisme
26:34mais qui ne voit pas
26:35qu'elle est raciste.
26:37Nous exclure
26:38de la représentativité
26:41du peuple
26:41ne marchait plus.
26:43Le temps où les enfants
26:44démigrés étaient mis
26:46au bon de la société
26:47est révolu.
26:48Cette gauche appréciée
26:56par les bourgeois
26:57nous a démontré
26:58à plusieurs fois
26:59ses trahisons.
27:02Elle nous a démontré
27:03à plusieurs fois.
27:04La gauche
27:05qui se prétend
27:06antiraciste
27:07peut-elle survivre
27:09à une telle fracture interne ?
27:11Non mais déjà
27:12vous voyez
27:12on a un discours
27:14d'une représentante
27:16représentante
27:17ou qui espère
27:18être la représentante
27:19du peuple français.
27:21Elle ne parle pas
27:22la langue française.
27:24C'est-à-dire que
27:24elle écorche
27:26ce qui est fondamentalement
27:28viscéralement
27:29ce qui doit nous unir
27:30ce dont on doit être fier
27:32notre culture.
27:34Quand elle dit
27:35nous les racisés
27:36il n'y a pas plus raciste
27:38que ça.
27:39Quand je parle des blancs
27:40quand je parle des arabes
27:41quand je parle des noirs
27:43quand je parle de ceux
27:44que je considère
27:45comme étant
27:46comme moi français
27:47je ne dis pas
27:48il y a des gens de couleur.
27:50Je m'en fous des couleurs.
27:52Je suis français.
27:53Je veux que demain
27:54nous puissions
27:55ensemble
27:56avoir une émancipation
27:57intellectuelle
27:58un désir de liberté
28:00un désir de respect
28:01que nous soyons
28:02portés par un espoir
28:04par une fraternité
28:05par une égalité
28:07entre guillemets.
28:08Il n'y a pas du tout cela là.
28:09C'est l'exclusion
28:10pour l'exclusion.
28:11Elle va plus loin
28:12dans son discours
28:12puisqu'elle fait référence
28:14vous savez qu'à Strasbourg
28:15la maire écolo
28:16avait sur ses affiches
28:17une femme voilée.
28:20Alors elle dit
28:20elle dit
28:21cette femme
28:23est française
28:24comme je suis
28:25nous exclure
28:27de la représentativité
28:29du peuple.
28:31Mais quelle est
28:31cette représentativité
28:33du peuple ?
28:33Ma chère madame
28:34quand vous représentez
28:36le peuple
28:37vous représentez
28:38des gens
28:38qui n'ont pas
28:39une appartenance
28:40communautaire.
28:41vous représentez
28:43un élan
28:44vous représentez
28:45une culture
28:46vous représentez
28:47des mœurs
28:47là vous représentez
28:48une rupture
28:49donc vous n'êtes
28:50surtout pas
28:51française
28:52ayez conscience
28:53de cela
28:54et puis tout à l'heure
28:55notre ami Mathieu
28:56nous a parlé
28:57de l'attitude
28:58hostile aux femmes
29:00c'est pas une attitude
29:01hostile aux femmes
29:02que de les afficher
29:04dans une différence
29:05de les afficher
29:06dans une exclusion
29:07vous vous rendez compte
29:08où nous en sommes
29:10et ils sont là
29:11dans ce préchipréchat
29:12ayant l'impression
29:14de revendiquer
29:15quelque chose
29:16d'extraordinaire
29:17qui serait un élan
29:18de liberté
29:19qui est un élan
29:19de fermeture.
29:21Voilà où nous en sommes
29:23ils sont racistes
29:24mais ce qui est extraordinaire
29:26c'est qu'à la France
29:27insoumise
29:27c'est pas la première fois
29:29n'oublions pas
29:30avec France
29:32notre chef d'édition
29:34on a retrouvé
29:36les propos
29:37de Rimey Assam
29:38l'antiracisme
29:40a besoin
29:40de voix
29:41et de visage
29:42incarné
29:43et non pas
29:43de porte-parole
29:45éloigné
29:47de sa réalité
29:49cette époque
29:50du porte-parole
29:51
29:51nous la voulons
29:52révolue
29:53car tout est fait
29:54sans nous
29:55tout ce qui est fait
29:57sans nous
29:57est fait contre nous
29:58c'est à dire
29:59là il n'y a pas
29:59d'exclusion
30:00vous n'êtes pas racisé
30:02vous n'êtes plus français
30:03alors le grand remplacement
30:05dont parlent les uns
30:06et les autres
30:07dont on ricane
30:08dont on dit
30:08arrêtons ces foutaises
30:10il n'est pas là
30:11mais ça va encore
30:12plus loin que ça
30:13parce que ce
30:14grand remplacement
30:15et l'infiltration
30:17islamiste
30:18qui n'apparaît pas
30:19dans le rapport
30:19masculiniste
30:21de tout à l'heure
30:22ça se traduit comment ?
30:23Oh dans des petits faits
30:24de rien du tout
30:25il y avait un double papier
30:26aujourd'hui
30:27dans le Parisien
30:28nos confrères
30:29parlaient
30:29des agents pénitentiaires
30:31vous allez dire
30:32il est fou
30:33le menant où il s'en va
30:34et à son âge
30:34il faut qu'il aille
30:35se coucher de bonne heure
30:36non non attendez
30:36dans ce papier
30:38on nous parle
30:39du fait
30:39qu'il y a
30:41une nécessité
30:42de faire
30:43rejurer
30:44le serment
30:45pour mieux
30:46contrôler les agents
30:47qu'on avait oubliés
30:48alors avant
30:49on jurait
30:50et bien maintenant
30:51pour ne pas
30:53offusquer
30:54les
30:55tendances
30:57religieuses
30:57de certains
30:58on ne jure
30:59on ne jure plus
30:59désormais
31:00on s'engage
31:02on s'engage
31:04à
31:04il n'est pas question
31:06de jurer
31:07vous voyez
31:07on n'est plus dans le glissement
31:08on est dans une autre société
31:10c'est à dire que
31:12la laïcité
31:13admettait
31:14que le principe de jurer
31:15c'était pas religieux
31:16il y avait une sorte
31:17de vertu
31:18quand on jure
31:19c'est que l'on a
31:20conscience
31:21de prendre un engagement
31:22que c'est son moi profond
31:24qui est là
31:25que c'est donc
31:26une probité
31:30dans ce que l'on prononce
31:32ça on s'en fout
31:33ça devient
31:33je declare
31:34je veux
31:35c'est à dire
31:36qu'on est véritablement
31:37dans la renonciation
31:39à nous-mêmes
31:39donc
31:40dans notre renonciation
31:42à la France
31:43et je ne vois pas
31:44madame
31:45menaceur
31:48menaceur
31:49je ne vois pas
31:50où est la représentativité
31:52du peuple
31:52dans tout ça
31:53et donc
31:54je m'offusque
31:55et je me sens
31:56exclu
31:57moi le blanc
31:58juste
31:59peut-être
32:00je ne sais pas
32:00qui peut me répondre
32:01je ne comprends pas
32:02pourquoi personne
32:03ne porte plainte
32:04pour racisme
32:05ah bah oui
32:05je ne sais pas
32:07c'est étonnant non ?
32:08étonnant
32:08parce que personne
32:09ne porte plainte
32:09par contre
32:10pour racisme
32:10d'un autre camp
32:11oui
32:11voilà
32:12mais ce qui est formidable
32:12c'est que Mélenchon
32:13à son âge
32:15il n'est peut-être pas menacé
32:16mais ça
32:17ça crée
32:17organisation
32:18ça veut dire que demain
32:20comme d'ailleurs
32:21l'a vécu ce jour
32:22où Rima Assam
32:23prenait la parole
32:24vous aimez vous
32:25elle était là
32:26elle était
32:26statifiée
32:29en disant
32:29c'est pas possible
32:30parce que soudain
32:31on lui disait
32:32casse-toi
32:32on n'a plus besoin de toi
32:34mais vous noterez
32:35si je peux me permettre
32:35par le mot
32:36il y a un basculement
32:37et elle est fille en ce moment
32:38elle est fille bascule
32:39d'une stratégie
32:40islamo-gauchiste
32:41on pourrait dire classique
32:42à une stratégie
32:42explicitement racialiste
32:44c'est ça
32:44donc c'est la mobilisation
32:45explicite des catégories
32:46racisées dans leur vocabulaire
32:48donc la volonté
32:49de faire émerger
32:49un peuple racial
32:50en France
32:51on le note
32:52dans toute une série
32:52d'éléments
32:53de la campagne
32:53des municipales
32:54ce qu'on appelle
32:55le remplacement
32:56grand ou petit
32:57mais c'est le remplacement
32:58merci beaucoup
33:00Marc Menon
33:00pour votre regard
33:01Charlotte Dornelas
33:02on voit naître
33:03depuis quelques jours
33:04une inquiétude
33:05au sujet
33:06d'un éventuel
33:08retour
33:08des djihadistes
33:09de l'état islamique
33:10ou leur famille
33:11qui était
33:12jusqu'à présent
33:13retenu
33:14dans les camps
33:15kurdes
33:15en Syrie
33:16d'où vient
33:17cette inquiétude
33:19et bien
33:19vous avez donné
33:20une information
33:22juste avant
33:22que Marc ne parle
33:23on vient d'apprendre
33:24l'ONU vient de déclarer
33:25qu'il y avait
33:25134 000 déplacés
33:27selon les chiffres
33:28qu'elle a
33:28dans le nord-est
33:29de la Syrie
33:30en raison des affrontements
33:31entre les kurdes
33:32les forces démocratiques
33:34syriennes
33:34qui sont majoritairement
33:35aujourd'hui poussées
33:37par les kurdes
33:37et l'armée syrienne
33:39du nouveau gouvernement
33:41syrien
33:42alors le week-end
33:43dernier
33:43ce gouvernement
33:44poussé très clairement
33:45par la Turquie
33:46à qui il a fait allégeance
33:47et on connaît
33:48les velléités
33:49de la Turquie
33:49dans la région
33:50un laissé-faire
33:51des américains
33:52très clairs
33:52qui ne sont pas intervenus
33:53malgré leurs promesses
33:54sur le terrain
33:55et un affaiblissement
33:56démographique
33:57au sein
33:58de ces forces démocratiques
34:00depuis la chute
34:01de Bachar el-Assad
34:02puisqu'il y a beaucoup
34:02de mouvements
34:03évidemment de population
34:03dans cette région-là
34:05et bien l'armée syrienne
34:06a infligé une défaite
34:07aux kurdes
34:08qui sont pourtant
34:09armés et soutenus
34:10qui étaient soutenus
34:11depuis des années
34:12par les Etats-Unis
34:13et leur coalition
34:14anti-djihadiste
34:15internationale
34:15raison pour laquelle
34:16il y a beaucoup
34:16d'émotions
34:18qui ne s'est pas traduit
34:19en acte
34:20ces derniers jours
34:21alors lundi
34:22un accord a été signé
34:23à distance
34:24entre le nouveau
34:25président syrien
34:26Al-Shara
34:26et le chef kurde
34:28qui avait été représenté
34:29dans lequel les kurdes
34:31acceptaient
34:31de céder
34:32deux des provinces
34:33dans lesquelles
34:34ils étaient autonomes
34:35jusqu'à maintenant
34:36contre une promesse
34:37qui avait d'ailleurs
34:38été faite par les Etats-Unis
34:39à leur égard
34:40l'accord a été
34:41en plusieurs points
34:42il est question évidemment
34:43de pétrole
34:44de gaz
34:44de maîtrise
34:45des postes frontières
34:46et on revient
34:48sur la volonté
34:48d'intégrer
34:49l'armée
34:50enfin d'intégrer
34:50des unités kurdes
34:51à l'armée
34:52vous savez la question
34:53c'est est-ce qu'il y a
34:54dislocation ou pas
34:55de la Syrie
34:56ou unité nationale
34:57je vous la fais très très
34:58rapidement
34:58mais c'est un désaccord
34:59qui n'est entre les kurdes
35:00et le nouveau président
35:02et le nouveau président syrien
35:02alors lundi soir
35:03il y a eu un appel
35:04entre le président syrien
35:05et Donald Trump
35:06Donald Trump essayant
35:07de préserver
35:08sans intervenir
35:09au secours des kurdes
35:10les intérêts des kurdes
35:12ça n'a absolument rien changé
35:13un accord a été signé
35:14entre les deux
35:14et le lendemain
35:15les forces syriennes
35:16poursuivaient leur offensive
35:17dans le nord-est du pays
35:19et même un peu plus
35:20à l'ouest
35:20en descendant
35:21en Syrie
35:23et c'est dans ce contexte
35:24qu'il y a donc
35:24les déplacements
35:25de population
35:26que déplore l'ONU
35:27aujourd'hui
35:27et que les kurdes
35:29ont rejeté
35:29la validité de l'accord
35:31le lendemain
35:31le lendemain matin
35:32ils ont rejeté
35:33la validité de l'accord
35:34qu'ils avaient passé
35:34la veille
35:35et qu'ils ont annoncé
35:36être contraints
35:38de se retirer
35:39du fameux camp d'Al-Hol
35:40dont on a beaucoup
35:41entendu parler
35:42qui est le camp
35:42le plus gros
35:43qui abrite
35:44les familles de djihadistes
35:46de l'état islamique
35:47donc les femmes
35:48et les enfants
35:48le camp est absolument
35:50immense
35:50il y a 24 000 personnes
35:51au total
35:52on a beaucoup parlé
35:52de 30 000 personnes
35:53ces dernières années
35:54mais les Irakiens
35:55ont récupéré
35:55quasiment tous leurs ressortissants
35:57ces derniers mois
35:5824 000 personnes au total
35:59donc 15 000 Syriens
36:00et environ
36:016 500 femmes
36:03et enfants étrangers
36:06alors il y a
36:0642 nationalités
36:07mais il y a parmi eux
36:08évidemment des occidentaux
36:09et parmi ces occidentaux
36:11au moins administratifs
36:13des français
36:13alors la première inquiétude
36:16c'est celle-ci
36:16mais ce n'est pas tout
36:17la question se pose
36:18également très directement
36:19pour les prisonniers
36:20qui sont d'anciens combattants
36:22de l'état islamique
36:23vous savez au moment
36:23de la chute de l'état islamique
36:24on a séparé
36:25les combattants
36:27de leur famille
36:27de leurs proches
36:28femmes et enfants
36:29les femmes et les enfants
36:31ont été mis dans ces fameux
36:32camps de prisonniers
36:32et les djihadistes
36:33eux ont été mis directement
36:34dans des prisons
36:35les Kurdes
36:36en géraient
36:37on va dire
36:387 aujourd'hui
36:40et qui sont
36:41évidemment
36:41il y a une interrogation
36:42sur ces prisons également
36:43alors évidemment
36:44on aime bien regarder
36:45ce qui se passe là
36:46parce que
36:47lorsqu'on regarde après
36:48ce qui se passe en France
36:49c'est trop tard
36:49donc regardons bien
36:50où sont ces combattants
36:52Charlotte Dornela
36:53s'ils ne sont pas
36:54eux-mêmes
36:55dans les camps de prisonniers
36:57aujourd'hui
36:57abandonnés par les Kurdes
36:58alors ils sont donc
36:59dans ces fameuses prisons
37:01mais comme il y a bataille
37:02on va dire
37:03entre
37:03il y a guerre
37:04entre les Kurdes
37:05et l'armée syrienne
37:06pour avoir le contrôle
37:07sur ces zones là
37:09selon l'accord
37:10passé
37:11le jour
37:12et contesté
37:13le lendemain
37:13l'état syrien
37:14devenait responsable
37:15de ces prisons
37:16et donc
37:17des prisonniers
37:18djihadistes
37:19en ce qui concerne
37:20la France
37:20il y a une
37:21bonne nouvelle
37:23dans ce
37:24dans ce décor
37:25on va dire
37:26c'est que la France
37:27avait déjà fait transférer
37:28en Irak
37:2957 de ces djihadistes
37:30qui étaient enfermés
37:32dans le nord-est de la Syrie
37:33ces dernières semaines
37:34ou mois
37:34ils les avaient déjà
37:35transférés en Irak
37:36notamment depuis
37:37la chute du régime syrien
37:38et donc
37:39la
37:39comment dire
37:40l'angoisse d'instabilité
37:42on va dire
37:43dans le pays
37:44mais elle compte en revanche
37:45la France
37:45plusieurs femmes et enfants
37:47dont nous avons régulièrement
37:48parlé ici
37:49certains sont déjà
37:50rentrés au compte-gout
37:51vous savez la France
37:51y était opposée
37:53mais la France
37:53y était opposée
37:54dans
37:55extrêmement discrètement
37:57mais la seule fois
37:58où il y a eu
37:59un débat politique
38:00qui a été amorcé
38:00sur la déchéance
38:01de nationalité
38:02des combattants
38:02qui étaient partis
38:04faire la guerre
38:05notamment une coalition
38:06dont faisait partie
38:06la France
38:07le débat a été rejeté
38:09immédiatement
38:09et les inquiétudes
38:11aujourd'hui
38:11sont de plusieurs ordres
38:12les inquiétudes
38:12elles sont évidemment
38:13parmi les français
38:14mais également
38:15parmi les autorités
38:16elles sont de plusieurs ordres
38:18d'abord le désordre
38:19évidemment
38:19le risque de fuite
38:20de corruption
38:21de complicité
38:22dans un tel environnement
38:25ensuite le comportement
38:26qu'il faut attendre
38:27redouter
38:28ou espérer
38:29du gouvernement syrien
38:30qui est quand même dirigé
38:31par un ancien djihadiste
38:32lui-même
38:32et de ses hommes
38:34vis-à-vis des détenus
38:35eux-mêmes
38:35qui ont combattu
38:37pour l'état islamique
38:38alors il y a eu
38:38des guerres mortelles
38:39entre les différentes
38:40factions islamistes
38:41en Syrie
38:42c'est absolument vrai
38:43le président syrien
38:44lui-même
38:44est passé par l'état islamique
38:45il est aussi passé
38:46par d'autres factions
38:47il y a malgré tout
38:48une interrogation
38:49de la simple prudence
38:51vis-à-vis de cette question-là
38:53et même s'il ne les libère pas
38:55la question de leur retour
38:56dans leur pays administratif
38:58encore une fois
38:58donc pour certains
38:59la France
38:59va inévitablement se poser
39:01l'Irak
39:02et la Syrie
39:03ayant régulièrement dit
39:04qu'ils n'avaient pas vocation
39:05à garder les djihadistes
39:06du monde entier
39:07ce qui est sûr
39:08et pour mettre tout le monde
39:09d'accord
39:10sur la
39:10on va dire
39:12la nécessaire
39:13ou la prudente
39:14inquiétude
39:14ces derniers jours
39:15c'est que
39:16depuis deux jours
39:17Damas et
39:18les autorités kurdes
39:19s'accusent déjà mutuellement
39:20d'être responsables
39:21de la fuite
39:22de 200 djihadistes
39:23donc ils s'accusent mutuellement
39:24d'avoir ouvert la prison
39:25ou d'avoir laissé
39:26les portes de la prison
39:27s'ouvrir
39:27en tout cas ce qui est sûr
39:28c'est qu'il y a 200 djihadistes
39:29le chiffre est estimé
39:30par le renseignement américain
39:32qui sont déjà
39:33dans la nature
39:33200 djihadistes
39:34200 djihadistes déjà
39:36dans la nature
39:36Charlotte
39:37mais comment réagit
39:38la communauté internationale
39:40au sujet de ce risque majeur
39:42pour la sécurité
39:42de la région
39:43mais également des pays
39:44d'origine
39:44de ces combattants
39:45ou de leur famille
39:46Alors vous l'avez dit
39:47les forces armées américaines
39:49ont annoncé hier
39:50qu'elles avaient lancé
39:51une opération
39:51qui vise à transférer
39:52les détenus
39:53de l'état islamique
39:54depuis le nord-est
39:55de la Syrie
39:56vers des centres
39:58de détention sécurisés
40:00en Irak
40:00avec le soutien
40:02et la collaboration
40:03des autorités irakiennes
40:04ce que donc la France
40:05a déjà fait
40:06ces derniers mois
40:07à ce jour
40:08selon leur communication
40:09150 de ces prisonniers
40:11seraient déjà transférés
40:12en Irak
40:12mais ils espèrent
40:13en transférer
40:14jusqu'à 7000
40:15donc ça fait quand même
40:17encore des forces
40:18assez vives
40:19alors évidemment
40:20parmi eux
40:21il y a des Syriens
40:22des Irakiens
40:22et des gens
40:23encore une fois
40:23de dizaines de nationalités
40:25mais les frontières
40:27leur font assez peu peur
40:28dans un sens
40:28mais assez peu peur
40:29dans l'autre aussi
40:30il faut que tout le monde
40:30garde ça à l'esprit
40:31aussi
40:32c'est pas l'attachement
40:33à la France
40:33qui leur donne envie
40:34de rentrer en France
40:34si vous voyez
40:35ce que je veux dire
40:35ce faisant
40:38ils ont confirmé
40:38évidemment la légitimité
40:40des inquiétudes
40:40aujourd'hui
40:41je cite
40:41l'autorité américaine
40:43faciliter le transfert
40:44ordonné
40:44et sécuriser
40:45des détenus
40:45de l'état islamique
40:46est essentiel
40:47pour empêcher
40:48une évasion
40:48qui représenterait
40:49une menace directe
40:50pour les Etats-Unis
40:51évidemment
40:51ce sont les autorités
40:52américaines qui parlent
40:53et pour la sécurité régionale
40:55évidemment des pays
40:55qui ont déjà payé
40:56un lourd tribut
40:57avec l'état islamique
40:58mais la question
40:59du retour des familles
41:00ou de ces combattants
41:01eux-mêmes
41:02pour ceux qui ont
41:03la nationalité française
41:05aujourd'hui
41:06va forcément
41:07se poser
41:08à nouveau
41:08or en juin dernier
41:10le collectif
41:10des familles unies
41:11vous savez
41:11c'est les familles
41:12notamment
41:13qui se préoccupent
41:14de leurs petits-enfants
41:15qui sont nés
41:16ou qui ont grandi
41:16dans les camps
41:17affirmer qu'il y avait
41:18encore une cinquantaine
41:19de femmes
41:19et 120 enfants
41:20qui ont la nationalité
41:22française
41:22dans ces camps syriens
41:23seules trois femmes
41:25et dix enfants
41:25sont revenus
41:26depuis ça
41:27or la question
41:27est extrêmement épineuse
41:28en Syrie
41:29même le nouveau gouvernement
41:30depuis un an
41:31n'a pas su
41:32quoi faire
41:33des prisonniers
41:34non seulement
41:34des prisonniers
41:35anciens combattants
41:36de l'état islamique
41:36mais de leur famille
41:37également
41:37qui sont encore
41:38dans les camps de prisonniers
41:39aujourd'hui
41:40le travail d'enquête
41:41évidemment
41:42n'a pas été effectué
41:43depuis toutes ces années
41:44on a une seule certitude
41:45c'est que la section
41:46des femmes étrangères
41:47je ne vous parle même pas
41:47des anciens combattants
41:48de l'état islamique
41:49les femmes étrangères
41:49dans le camp
41:51étaient jusque récemment
41:52jugées comme ultra radicalisées
41:54au sein du camp
41:55par l'administration
41:56du camp de prisonniers
41:57elle-même
41:58et les organisations humanitaires
42:00nous expliquaient
42:00la direction du camp
42:01n'y pénétraient
42:03même plus
42:03ces dernières années
42:04Merci beaucoup
42:06Charles Rodenella
42:07de suivre avec précision
42:08ce dossier
42:10et cette actualité internationale
42:11qui nous impacte
42:12en parlant d'actualité internationale
42:14qui nous impacte
42:15nous allons recevoir
42:15tout de suite
42:16Nicolas Conquer
42:17Nicolas Conquer
42:18qui est porte-parole
42:19des Républicains
42:20en Versy
42:21en France
42:22une organisation
42:23qui représente
42:24les Républicains
42:26Américains
42:26vivant en France
42:27merci infiniment
42:28d'être là
42:29on a plusieurs questions
42:30à vous poser
42:30alors vous avez emmené
42:31votre livre
42:32qu'on voit ici
42:32à l'antenne
42:33je vais vous poser
42:34des questions
42:34sur votre livre
42:35dans un instant
42:35mais d'abord
42:35peut-être
42:36j'ai envie de vous poser
42:36peut-être des questions
42:37d'abord
42:37un peu sur l'actualité
42:39puisque Donald Trump
42:40rythme un peu
42:41l'actualité
42:42au niveau international
42:44d'abord
42:45le conseil de paix
42:48le conseil de paix
42:49pour un Gaza
42:49est-ce que selon vous
42:50qui a été voulu
42:52par Donald Trump
42:52c'est un outil diplomatique
42:54ou bien au contraire
42:55c'est un coup politique
42:56ce conseil de paix
42:57dont tout le monde parle
42:58clairement
42:59on est dans un outil diplomatique
43:00qui va permettre
43:00de sortir de la paralysie
43:02dans laquelle
43:03s'était engoncée
43:04l'ONU
43:04avec ses vétos
43:05chino-russe
43:06on est arrivé
43:08dans des situations
43:08où on l'a vu
43:09ils étaient incapables
43:10de gérer l'ensemble
43:11des conflits
43:11qui éclataient
43:11sur la surface
43:12de la terre
43:12et notamment
43:13on l'a vu
43:14sur le dossier
43:14avec la Palestine
43:15sur laquelle
43:16déjà en 2020
43:17Donald Trump
43:17est arrivé
43:18en mettant
43:19une organisation
43:20assez similaire
43:20avec les accords
43:21d'Abraham
43:22sur lesquels
43:22il est parvenu
43:23à mettre autour
43:24de la table
43:24Israël
43:25et les pays arabes
43:26pour stabiliser
43:27cette région
43:27et désormais
43:28il est dans une vision
43:29étendue
43:30avec d'autres partenaires
43:33par Jared Kushner
43:33le fils de l'ambassadeur
43:34américain à Paris
43:35qui a cette capacité
43:36à pouvoir réunir
43:38les différentes parties
43:39prenantes
43:39aussi bien
43:40la communauté juive
43:41et l'État d'Israël
43:41que les communautés arabes
43:43en vue de garantir
43:45cette stabilité
43:45et je pense que c'est
43:46désormais
43:46une vraie impulsion
43:47qu'il faut arriver
43:48à mener
43:48en dehors de cette ONU
43:50qui est un machin
43:51où il y a beaucoup
43:52de bavasserie
43:53et peu de décisions
43:54que des résolutions
43:55mais qui sont souvent
43:56outrepassées
43:56Vous êtes en train
43:57de nous dire
43:57que Donald Trump
43:58cherche là
43:59à construire
44:00à affaiblir
44:01peut-être
44:01l'ONU
44:02en créant justement
44:03ce conseil de paix ?
44:04Non déjà
44:05elle est placée
44:05sous sa tutelle
44:06c'est une organisation
44:07internationale
44:09qui est reconnue
44:09d'une part
44:10par l'ONU
44:10et qui d'une certaine manière
44:12vient la compléter
44:13et sans doute
44:13avec un côté
44:14plus pragmatique
44:15qu'on doit quand même
44:16reconnaître
44:17à Donald Trump
44:18sur cet élan-là
44:18je pense qu'on le voit
44:20il y a déjà
44:20la capacité
44:21de faire monter
44:22à bord
44:22des différents pays
44:23certains qui ont exprimé
44:24un rejet
44:25et qui assument
44:26une posture
44:26d'autres qui sont encore
44:28dans une position silencieuse
44:29qui un peu
44:29qui jaugent
44:30et qui vont sans doute
44:31venir renforcer
44:32cette décision
44:33c'est sûr qu'il y a
44:34le lancement
44:35de quelque chose
44:35d'important
44:36on dit
44:36il y avait un ticket
44:37à l'entrée
44:37qui était assez significatif
44:38un milliard de dollars
44:40mais qui a hauteur
44:41des coûts
44:43et de la responsabilité
44:43qui va être attendue
44:44l'enjeu
44:44c'est pas juste
44:45de mettre
44:45un drapeau
44:46dans sa bio Twitter
44:47juste parce que
44:48c'est à la mode
44:49c'est vraiment
44:49de savoir
44:50qu'il y a une responsabilité
44:51qui va être adossée
44:51à ça
44:52et que vous ne pouvez pas
44:53juste faire assurer
44:54un effort
44:55de sécurisation
44:56et de défense
44:57par le plus gros poisson
44:59qui serait les Etats-Unis
45:00donc si vous avez
45:01une contribution
45:01vous êtes responsabilisé
45:02et vous êtes en mesure
45:04de pouvoir assurer
45:04une sécurité
45:05Nicolas Conquer
45:06avant de parler
45:07de votre livre aussi
45:08j'aimerais vous entendre
45:09peut-être
45:09à propos du regard
45:11de Donald Trump
45:12sur les Européens
45:13est-ce que selon vous
45:15les Européens
45:16sont encore alliés
45:17de Donald Trump ?
45:19Alors au-delà de Donald Trump
45:20je pense que c'est
45:20l'histoire d'amitié
45:22entre la France
45:23et les Etats-Unis
45:24dont on fête
45:24le 250e anniversaire
45:26car rappelons-le
45:26la France a été
45:27le premier allié
45:28historique des Etats-Unis
45:29donc c'est une rénovation
45:31un peu tumultueuse
45:31où il y a eu
45:32un peu des je t'aime
45:33moi non plus
45:33avec des périodes
45:34de rapprochement
45:35et éloignants
45:35mais aujourd'hui
45:36Donald Trump
45:37il assume pleinement
45:38ses racines européennes
45:39il le dit par lui-même
45:40et ensuite
45:40il reconnaît
45:41la culture
45:42dont les Etats-Unis
45:43ont été alimentés
45:44il s'inscrit vraiment
45:45dans ce grand mouvement
45:46occidental
45:47sur lequel il reconnaît
45:48que l'Europe
45:49est maîtresse
45:50de civilisation
45:51et il souhaite
45:52à la renforcer
45:53et d'ailleurs
45:53quand on voit
45:54ces menaces
45:54qui sont exprimées
45:55dans un document
45:56stratégique
45:56où il dit
45:57les pays européens
45:58sont en menace
46:00d'effacement
46:00civilisationnel
46:01c'est quelque chose
46:01qu'il redoute
46:02il nous estime
46:03en première ligne
46:04et on rappelle juste
46:05à cet égard
46:05que Donald Trump
46:06son premier voyage
46:07avant même d'être investi
46:08il y a tout juste un an
46:09c'était à Notre-Dame de Paris
46:10au cœur
46:11de la civilisation occidentale
46:12mais il a mis Paris
46:13et la chrétienté
46:14sur le devant
46:14de la scène internationale
46:15alors sur le Grand Land
46:19Donald Trump
46:19annonce un futur accord
46:21sur l'île
46:22et met en pause
46:23la guerre commerciale
46:24en quoi consiste cet accord ?
46:26alors tout d'abord
46:26on peut remarquer
46:27qu'il y a eu
46:27une espèce d'emballement
46:28beaucoup agité
46:30par les médias
46:31de vat en guerre
46:32agité par Donald Trump
46:33peut-être que là
46:35il faut recontextualiser
46:35Donald Trump
46:36c'est un animal politique
46:37c'est un schoman
46:38mais pas que
46:38c'est quelqu'un
46:39qui est un businessman pragmatique
46:40et ça fait quand même
46:41longtemps qu'il est en politique
46:42ça fait quand même
46:4210 ans qu'il est là
46:43on devrait quand même
46:44arriver à discerner
46:45un petit peu
46:45certaines de ses approches
46:46et on l'a vu
46:47à différentes occasions
46:47j'en parle assez longuement
46:48dans mon livre
46:49sur cette rhétorique
46:50ce style
46:51ces exigences maximalistes
46:52et il est important
46:53d'arriver à jauger
46:54et surtout de comprendre
46:56un peu
46:56si on joue
46:57sur la même partition
46:58ou si on est
46:58complètement à contre-temps
46:59suivez mon regard
47:00en direction d'Ica d'Orsay
47:01ou ailleurs
47:01maintenant
47:02c'est effectivement
47:04il a opté
47:04pour une approche pragmatique
47:06après des menaces
47:06qui visaient
47:07des sanctions
47:08des barrières tarifaires
47:09dont personne ne souhaitait
47:10moi le premier
47:11à savoir une escalade
47:12et bien il les a levées
47:13par pragmatisme
47:14parce que c'est quelqu'un
47:14qui résonne
47:15dans l'ordre du réel
47:16et qui n'est pas juste
47:17dans l'idéologie
47:18donc il met en place
47:20des menaces
47:20où il annonce
47:21il fait preuve de menace
47:22comme il le fait
47:23dans différentes situations
47:24et de fait
47:25il arrive
47:26dans une accélération
47:27une compression du temps
47:29à un accord
47:29qui pour l'instant
47:30est un accord cadre
47:31qui au final
47:32va quand même
47:33pouvoir bénéficier à l'Europe
47:34et je le dis
47:34dans la note
47:35qui est sortie
47:35avec notre institut
47:36transatlantique
47:37Western Arc
47:37de pouvoir sécuriser
47:39ce carrefour stratégique
47:40que va être
47:40le Groenland
47:41et notamment sortir
47:42d'une dépendance
47:43russe et chinoise
47:44notamment par rapport
47:44aux terres rares
47:45et avec ce carrefour stratégique
47:47qui va être au moins
47:48aussi important
47:48que l'a été
47:49le canal de Panama
47:50au 19ème siècle
47:51dans le siècle à venir
47:51on suivra tout ça
47:53et on va maintenant
47:53parler de votre livre
47:54parce qu'il est passionnant
47:56et révèle beaucoup de choses
47:57peut-être sur des questions
47:58qu'on peut se poser
47:59sur la France
48:00alors dans votre livre
48:01qu'on va revoir
48:01vous racontez donc
48:03l'Amérique de Trump
48:04de l'intérieur
48:04une Amérique qui doute
48:06qui revendique
48:06une Amérique qui s'oppose
48:08frontalement à ses élites
48:09ça nous parle
48:10tout ça
48:10et puis vous partez
48:12d'une idée forte
48:12l'Amérique n'est pas seulement
48:14un pays qu'on observe
48:15c'est un miroir
48:16vous dites dans votre livre
48:17publié chez Fayard
48:18un miroir qui renvoie
48:19aussi à qui ?
48:21à la France
48:22vous décrivez
48:23comment le trumpisme
48:24s'est enraciné
48:25comment il a transformé
48:26le rapport à l'autorité
48:27il a transformé
48:29le rapport aux médias
48:30à l'identité
48:31et vous posez
48:32une question
48:33très française
48:34en fait
48:34est-ce que
48:35c'est un phénomène
48:36comparable
48:37ce phénomène
48:38comparable
48:38est possible
48:39chez nous
48:40alors effectivement
48:41je bénéficie
48:41d'un poste d'observation
48:42assez singulier
48:43parce qu'à la fois
48:44je suis un observateur
48:45et j'ai pu être acteur
48:46aussi en politique
48:47tant américaine
48:48que française
48:48et c'est justement
48:50en allant sur le terrain
48:51que j'ai pu entendre
48:51quasiment mot pour mot
48:52des préoccupations
48:53que j'avais entendues
48:54dans les plaines du Midwest
48:55dont je suis originaire
48:56et ça m'a permis
48:57de concevoir
48:58ou de laisser entendre
48:59que même si tout phénomène
49:00n'est pas superposable
49:01il peut avoir une cause commune
49:03qui n'est pas seulement américaine
49:04pas seulement française
49:05mais peut-être
49:05liée à tout l'arc occidental
49:06et donc on le voit
49:08que Donald Trump
49:09c'est pas cette soudaine poussée
49:11de fièvre
49:11qu'on nous avait annoncé
49:12cet accident de l'histoire
49:13au contraire
49:14non seulement il a été élu
49:15mais il a fait le plus grand
49:16comeback historique
49:17et donc il faut s'interroger
49:18sur ses causes
49:19et donc Donald Trump
49:20est un héritier de ce mouvement-là
49:21qui le précédait
49:22c'est très bien présenté
49:23dans le livre de Mathieu Bocoté
49:24aussi
49:25pour justement montrer
49:26qu'il a incarné
49:29il incarne tout ce mouvement
49:30et notamment
49:30cette fameuse bataille
49:32cette guerre culturelle
49:33un phénomène qui a été prononcé
49:34d'ailleurs
49:35et qui a sans doute
49:36suscité pas mal de rejets
49:37au début des années 90
49:38lorsque c'est mentionné
49:39par Pat Buchanan
49:40avec cette notion
49:41de paléoconservatisme
49:42qui prend le contre-pied
49:43du néoconservatisme
49:44où désormais
49:45on revient aussi
49:46à des questions
49:46vraiment beaucoup plus fortes
49:47sur l'identité
49:47et la souveraineté
49:48plutôt que la liberté
49:50dans le sens libre-échange
49:51on en finit avec
49:52le simple affairisme
49:54qui était vraiment
49:54l'identité
49:56du parti républicain
49:56américain
49:57et donc on trouve
49:58des échos
49:59et des résonances particulières
50:01notamment dans cette France
50:02qui vit des fractures
50:04alors parlez-nous
50:04de la France justement
50:05ses fractures
50:06ses colères
50:06ses inspirations
50:08justement quel parallèle ?
50:10le parallèle
50:11c'est qu'on vit
50:12tout d'abord
50:12un moment particulier
50:13avec une forte crise
50:14institutionnelle
50:15un pays qui doute
50:16qui est en proie
50:17à des questions
50:20de fractures territoriales
50:22d'une part
50:22une crise de la représentativité
50:24une fatigue démocratique
50:26un pouvoir qui s'use
50:27et qui appelle
50:28d'une certaine manière
50:29une réponse
50:30par une incarnation forte
50:31et une capacité aussi
50:32à donner une vision
50:33de verticalité
50:33ça sera vraiment
50:34un enjeu d'identité
50:35et de civilisation
50:36plutôt qu'un simple
50:38projet technocratique
50:39comme on nous vend
50:39depuis l'ère du macronisme
50:40donc il y a sans doute
50:41une volonté
50:42sans pour autant
50:43transposer un phénomène américain
50:45parce que c'est pas
50:45ce pour quoi je milite
50:46moi-même en tant que
50:47franco-américain
50:48je sais ce qui peut
50:49fonctionner dans un sens
50:51ou dans un autre
50:51mais c'est pas le copier-coller
50:52donc ça nécessite forcément
50:54de s'attacher
50:55au siècle
50:56et au temps dans lequel
50:57on vit
50:57comme le disait
50:57le général de Gaulle
50:58alors une question
50:59avant la dernière question
51:00de Mathieu Bocotet
51:01est-ce que ça veut dire
51:01que nous vivons
51:02des deux côtés
51:03de l'Atlantique
51:03peut-être une bascule comparable
51:05mais évidemment
51:06et c'est pas nouveau
51:07c'est depuis
51:08les révolutions
51:09qu'on a vécues
51:09on a ces idées
51:11qui circulent
51:12entre la France
51:12l'Angleterre
51:13et les Etats-Unis
51:14ça peut nous déplaire
51:15mais de fait
51:15on est alimenté
51:16par ces courants
51:17souvent en miroir
51:18souvent en opposition
51:19mais les phénomènes
51:21trouvent une racine commune
51:22et je pense qu'aujourd'hui
51:22ils peuvent trouver
51:23sans doute
51:24une voie similaire
51:25Alors vous l'aurez noté
51:27dans la campagne présidentielle
51:28Donald Trump
51:28a parlé beaucoup
51:29d'immigration
51:29de frontières
51:31d'économie
51:31de pouvoir d'achat
51:32et très peu
51:32de politique étrangère
51:33sauf pour dire
51:34qu'il était le président
51:35de la paix
51:35êtes-vous surpris
51:36par son activisme
51:37en politique étrangère
51:38aujourd'hui ?
51:39Non mais je trouve
51:39que c'est assez cohérent
51:40d'une part
51:41même avec son premier mandat
51:43où il n'a pas déclenché
51:44de nouvelles guerres
51:44mais il a eu des interventions
51:45très ciblées
51:46justement pour sécuriser
51:48des intérêts nationaux
51:49ou des intérêts américains
51:50sans céder aux pressions
51:51du complexe militaire-industriel
51:53on leur aurait pu dire
51:54tiens il n'y a pas d'adulte
51:55dans la chambre
51:56il va se faire contrôler
51:57par des conseillers bellicistes
51:58les fameux faux cons de guerre
51:59il a tant bien que mal
52:00résisté
52:01et même par rapport
52:02à ce qu'on peut dire
52:02au Venezuela
52:02à l'heure où on parle
52:03il n'y a aucun soldat
52:04ni Halliburton
52:06ou d'autres complexes
52:07militaires-industriels
52:08qui sont en train
52:08de s'implanter
52:10sur le territoire vénézuélien
52:11Je vais vous poser la question
52:14que tout le monde se pose
52:15parce qu'on voit
52:16une petite houppette
52:17trumpienne sur votre livre
52:18mais alors c'est qui
52:19le Trump français ?
52:20Vous en voyez un ?
52:21Alors je n'aurais pas
52:21la prétention de dire que c'est moi
52:22même si mes enfants trouvent
52:23que ça ressemble
52:24à une folie capillaire
52:25mais je leur ferais
52:27mais en fait
52:28l'enjeu c'est surtout
52:29de décrire un moment
52:30et d'identifier
52:31des personnes qui sont déjà
52:33en politique ou non
52:34qui pourraient sans doute
52:35avoir des révélations
52:36mais sans doute voir
52:37qu'il y a une figure de synthèse
52:38et qu'on n'est pas
52:39en train de chercher un double
52:40mais on ne manque pas de talent
52:42et donc j'ai tout un portrait robot
52:44pour ensuite voir
52:45si je vous donne
52:46l'alchimie gagnante
52:47pour moi c'est un besoin
52:48de verticalité
52:49mais aussi une nécessité
52:50de transgression
52:51on n'en peut plus
52:52de ce consensus mou
52:53de cet immobilisme
52:54et d'accepter
52:55avec résignation
52:56une situation telle qu'elle est
52:57donc il faut redonner
52:58sa grandeur
52:58parce que la France
52:59a encore beaucoup
52:59à apporter au monde
53:00et il y a une forte soif
53:02d'incarnation
53:02je vais vous demander
53:03de nous faire le mot de la fin
53:05dans un instant
53:05après le JT de Michael Dorian
53:08effectivement on n'en peut plus
53:09de cet immobilisme
53:11mais de quoi la France
53:12a besoin concrètement
53:13peut-être un résumé
53:14de ce portrait robot
53:15peut-être dans un instant
53:17après la chronique
53:18de Mathieu Bocoté
53:19qui va s'arrêter
53:20sur la famille
53:21qui est l'ennemi
53:21selon Geoffroy
53:22de la guinerie
53:23le coup de poing
53:24de Mathieu Bocoté
53:25juste après le JT
53:27de 20h
53:28de Michael Dorian
53:29bonsoir à Christine
53:31bonsoir à tous
53:32le meurtrier
53:33du père Olivier Mer
53:35a été condamné
53:35à 30 ans
53:36de réclusion criminelle
53:37la peine est assortie
53:38d'une peine
53:38de sûreté de 20 ans
53:40et d'une interdiction définitive
53:41de territoire français
53:43la cour d'assises de Vendée
53:44n'a pas retenu
53:45l'altération
53:45de son discernement
53:46au moment des faits
53:47lors de son réquisitoire
53:48l'avocate générale
53:49a affirmé
53:50que depuis son arrivée
53:51en France
53:51ce ressortissant
53:52Rwandais
53:53de 45 ans
53:53n'avait cessé de mentir
53:54et que sa vraie personnalité
53:56était celle d'un criminel
53:58sans foi ni loi
53:58le palestinien accusé
54:00d'avoir agressé
54:01le rabbin Elie Lemel
54:02à Neuilly-sur-Seine
54:03condamné à 30 mois
54:04de prison
54:04dont 12 avec sursis
54:05le 6 juin dernier
54:07l'homme âgé
54:08d'une vingtaine d'années
54:08avait jeté une chaise
54:09au visage de ce rabbin
54:10installé à la terrasse
54:11d'un café
54:12le procureur avait requis
54:133 ans de prison
54:14mais la peine a été atténuée
54:15en raison des antécédents
54:16psychiatriques
54:17du prévenu
54:17le tribunal reconnaît
54:19par ailleurs
54:19les violences
54:20à caractère antisémite
54:21et puis encore
54:22un accident de train
54:23en Espagne
54:24le troisième
54:24en moins d'une semaine
54:25ce jeudi
54:26un train de banlieue
54:27a percuté une grue
54:28près de Carthagène
54:29dans le sud-est du pays
54:30le bilan est de plusieurs
54:32blessés légers
54:32on apprend par ailleurs
54:33que deux nouveaux corps
54:34ont été retrouvés
54:35dans l'un des deux trains
54:36impliqués dans la collision
54:37survenue dimanche
54:38en Andalousie
54:39un drame qui fait état
54:40désormais de 45 morts
54:42hier le syndicat
54:43des conducteurs
54:44de trains espagnols
54:44a appelé à trois jours
54:45de grève
54:46les 9, 10 et 11 février
54:47ils exigent
54:48des mesures
54:49pour garantir
54:50la sécurité ferroviaire
54:52merci à beaucoup
54:53à Michael Dorian
54:55dans un instant
54:55je reviens vers vous
54:56Nicolas Conquer
54:57qui peut être
54:59le Trump français
55:01je voudrais une petite
55:02réponse claire
55:03je vous laisse réfléchir
55:04d'abord
55:05Mathieu Bocoté
55:06le coup de poing final
55:07Geoffroy de Laguinerie
55:08est un intellectuel
55:09qui compte à gauche
55:10de la gauche
55:11il a récemment déclaré
55:12la guerre à la famille
55:14ce n'est pas la première fois
55:15mais il faut-il s'en surprendre
55:16alors c'est une information
55:17qu'on doit à Boulevard Voltaire
55:18alors globalement
55:19le 15 janvier
55:21il y avait un colloque
55:22à l'Assemblée nationale
55:22organisé par LFI
55:24et l'Institut La Boétie
55:25qui est leur think tank
55:26le titre
55:27l'amitié pour faire peuple
55:29donc cette idée
55:29que l'amitié doit être
55:30la relation sociale centrale
55:32et dans ce colloque
55:33on nous explique
55:34que pourquoi l'amitié
55:35est-elle moins importante
55:37que le couple
55:37moins importante
55:38que la famille
55:39est-ce qu'on ne doit pas
55:40refaire la société
55:41sur la base
55:41de l'amitié
55:42plutôt que de la famille
55:43et Geoffroy de Laguinerie
55:45qui est cet intellectuel
55:46qui a déjà été reçu
55:46sur France Inter
55:47qui compte à gauche
55:48et qui a déjà dit
55:49qu'elle était favorable
55:49à la censure
55:50notamment
55:51que la pensée de droite
55:52n'existait pas
55:53donc voilà
55:53quelqu'un dont les idées
55:54sont entendues
55:55dans son camp
55:56il nous dit
55:56je cite
55:57le progressisme
55:58doit se définir
56:00comme un anti-familialisme
56:01un anti-familialisme
56:03tout comme un anti-capitalisme
56:04et un anti-racisme
56:05dit-il
56:06alors là
56:07qu'est-ce qu'il nous dit
56:07il faut déconstruire
56:08les dispositifs
56:09juridiques
56:10et administratifs
56:11et financiers
56:12qui soutiennent
56:13la famille
56:14donc là
56:15par exemple
56:15il donne un exemple
56:16donc globalement
56:17une fiscalité
56:17pour la famille
56:18mauvais
56:19il nous pose la question
56:21pourquoi existe-t-il
56:22dans la fonction publique
56:23des dispositifs
56:24de rapprochement
56:25de conjoints
56:26et pas de rapprochement
56:27d'amis
56:27il pose la question
56:28il nous demande
56:29pourquoi il y a
56:29un regroupement familial
56:31pour les immigrés
56:31mais pas un regroupement
56:33amical
56:33et dans cette logique
56:35on l'aura compris
56:36c'est le contractualisme
56:37intégral
56:37c'est la fin
56:38de la verticalité
56:39c'est la fin
56:39de la transmission
56:40c'est la fin
56:41de la culture
56:41c'est l'extinction
56:42démographique programmée
56:43disons-le
56:44c'est une société
56:45à terme sans enfants
56:46une société
56:46le vieillard agonisant
56:48heureuse de disparaître
56:49c'est l'hépatisation
56:50de la France
56:51il appréciera
56:52merci pour le coup de poing
56:54final de Mathieu Bocoté
56:55un dernier mot
56:57d'abord
56:57Charles Aloncle
56:59le rapporteur
57:00de la commission
57:01dans l'enquête
57:01sur l'audiovisuel public
57:02a été censuré
57:03sur les réseaux sociaux
57:05c'est inédit
57:06quand même
57:06pour un député
57:07de la République
57:08comme on n'a pas
57:10de temps de parole
57:11je lui ai posé la question
57:12il répond
57:13à cette censure
57:14inédite
57:14sur Twitter
57:15et sur Instagram
57:16vous verrez
57:18à sa réponse
57:18que je mettrai en ligne
57:20dans un instant
57:20juste après
57:21face à l'info
57:22qui est le Trump français
57:24avant de savoir
57:25qui c'est pourquoi
57:26et pourquoi maintenant
57:27mais en soi
57:27il faut juste se dire
57:28que Trump
57:28c'est pas un modèle
57:29à copier
57:29mais c'est surtout
57:30un symptôme à comprendre
57:31et c'est une réponse
57:32à nos sociétés occidentales
57:34en crise
57:34ça répond à un besoin
57:35d'incarnation
57:36j'ai des gens
57:37qui sauront peut-être
57:38se reconnaître
57:39à travers mes lignes
57:40à travers ce portrait robot
57:41je ne veux pas donner
57:42un adoubement
57:43à qui que ce soit
57:44mais ça répond
57:45à une vraie volonté
57:45et c'est un espoir
57:47d'ordonner
57:47cette grandeur
57:48à la France
57:49d'une part
57:49donc le
57:49make France great again
57:50si vous voulez
57:51en anglais dans le texte
57:52et également
57:53de pouvoir apporter
57:54encore une fois
57:55au monde
57:56ce qu'à la France
57:56a donné
57:57Merci Nicolas Conquer
57:58d'avoir été notre invité
57:59merci à tous
58:00l'un des pros de Pascal Praud
58:01excellente soirée
58:02sur CNews
58:03Merci à tous
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