00:00Alors justement l'Italie qui a eu une politique en termes d'immigration, c'était le contraire de ce qu'avait annoncé Giorgia Melluli avec quand même un appel d'air important, c'est ce que nous a raconté Margot Faudéré tout à l'heure.
00:09Autre sujet mais quand même un tout petit peu lié à Annalisa Cappellini, des agents de l'ICE, l'agence américaine chargée d'arrêter les immigrants illégaux, seront présents au JO d'hiver qui se tiendront à Milan en février.
00:20L'ICE va donc opérer à l'étranger.
00:21Oui c'était l'inquiétude évidemment en Italie dès que l'info a fuité dans la presse. Est-ce qu'on va voir ces agents qu'on a vus impliqués dans des arrestations très musclées aux Etats-Unis opérer sur le sol européen ?
00:32Donc la réponse est oui effectivement, sauf que la réalité c'est que c'est une section très particulière de l'ICE qui va se déplacer à Milan.
00:39C'est la Homeland Security Investigations, donc c'est la partie dédiée aux enquêtes de sécurité intérieure.
00:44Ce sont ces agents-là qui vont s'ajouter aux agents du département d'Etat, les agents traditionnels on va dire, pour assurer uniquement la sécurité de la délégation américaine, en particulier de Marco Rubio et de J.D. Vance.
00:56Par ailleurs, il n'y a pas vraiment de nouveauté là-dedans parce que c'est exactement ce qui se passe à chaque fois qu'une délégation de ce niveau-là se déplace sur un événement international.
01:04Donc non, il n'y aura pas de contrôle de l'immigration sur le sol italien-européen comme on en a vu ces dernières semaines dans les villes américaines.
01:11Ça, c'est la porte-parole du département de la sécurité intérieure américain qui l'assure.
01:16Et puis, toutes les opérations de contrôle vont rester sous l'autorité italienne.
01:20L'ICE ne s'occupera que de supporter les forces de police italiennes, surtout pour le renseignement et l'information.
01:26Annalisa, tout ce qui touche à l'ICE devient épidermique.
01:28On a raconté aussi dans le journal les problèmes de Capgemini qui a un sujet réputationnel parce qu'ils ont un contrat aux États-Unis avec l'ICE.
01:35Là, il y a eu un débat politique autour de cette question.
01:37Effectivement, c'est la gauche surtout qui s'oppose à la présence de l'ICE sur le sol italien.
01:41A commencer par Giuseppe Sala, le maire de Milan.
01:44Écoutez ce qu'il disait.
01:49En tant que maire de Milan et en tant qu'Italien, je ne veux vraiment pas que cette force de police privée vienne à Milan.
01:55Il s'agit d'une force de police qui opère dans l'illégalité totale, outre le fait qu'elle tue des gens.
02:03Mais dans tous les cas, l'illégalité signifie également pénétrer dans les domiciles des citoyens sans aucun mandat.
02:09Ils rédigent leur propre mandat, ce qui est totalement incompatible avec notre façon de gérer la sécurité.
02:14Voilà donc la réaction de la gauche, mais la présence de l'ICE a créé l'embarras même à l'intérieur de la majorité de Georgia Meloni.
02:27Officiellement, il n'y a pas de problème.
02:28C'est ce que dit le ministre de l'Intérieur, Roberto Piantedosi.
02:31Toutes les délégations étrangères choisissent vers qui se tourner pour assurer leur sécurité.
02:35En réalité, on voit que le vernis d'une coalition qui est normalement très unie commence à se craqueler un peu.
02:39Certains parlent même d'une pure idiotie, c'est le cas de Maurizio Lopi, qui est un des grands noms de la droite en Italie.
02:45Ce qu'il y a, c'est qu'entre Georgia Meloni et tout ce qui touche à Donald Trump, il y a quand même une position d'équilibre.
02:50C'est compliqué pour elle.
02:51Mais oui, c'est sa stratégie.
02:53La stratégie de Georgia Meloni ces derniers mois, c'est celle de prendre le leadership en Europe,
02:56d'être très présente sur le dossier ukrainien, de travailler avec les Allemands,
03:00et en même temps, de garder cette relation privilégiée avec Donald Trump.
03:03C'est la seule en Europe d'ailleurs qui puisse vraiment parler à Donald Trump.
03:06C'est la seule que Donald Trump écoute.
03:07Donc jusque-là, sur tous les sujets un peu épineux, Georgia Meloni a été, il faut le dire, assez extraordinaire.
03:13Elle a réussi à se tenir à l'écart de tous ces sujets, à ne pas trop prendre position,
03:16à regarder ce qu'elle a dit avec les droits de douane.
03:18Elle les a critiqués, tout en restant assez modérés.
03:21Regardez à Davos, les Italiens ont été très silencieux, voire même absents, tout à fait absents.
03:25Mais cette fois-ci, Georgia Meloni pourrait bien être obligée de sortir de sa posture neutrale
03:29et de prendre une position claire.
03:30Merci beaucoup Annalisa Capellino.
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