00:00On ne va pas dire du mal parce qu'on a envie de dire du bien des uns et des autres
00:04et on va parler de l'aventure de la bonne humeur, tiens, avec Michel Lejoyeux.
00:09D'abord, c'est un roman.
00:13Oui, c'est un roman.
00:14C'est la première fois que vous écrivez un roman ?
00:15C'est la première fois que je me lance dans l'idée de faire un roman.
00:18Pourquoi ? Parce que je pense que, justement, le bonheur, la bonne humeur,
00:21il y a quelque chose de très personnel.
00:23Je n'avais pas envie de faire un guide auquel tout le monde s'accroche,
00:26donc c'est un roman et on peut même choisir les chapitres qu'on a envie de lire et qu'on n'a pas envie de lire.
00:31Et c'est vraiment personnalisé.
00:33Je crois que, vraiment, on a chacun notre manière d'être de bonne humeur.
00:37Oui, mais alors, justement, vous qui avez écouté tant de gens,
00:39et je sais que Gilbert Collard, par exemple, est intéressé par la psychiatrie ou la psychanalyse,
00:44puisqu'il a connu, notamment, le fameux Lacan,
00:48qui était à la fois non pas...
00:51Vous n'êtes pas lacanien, vous.
00:52Je ne suis pas lacanien.
00:52Ça se voit, oui.
00:53Ah, parce que vous voyez, si les gens sont lacaniens tout de suite.
00:55Ah oui, je teste tout de suite.
00:56Et alors, comment vous voyez qu'il est lacanien ?
00:57À la manière dont il parle.
00:59Et alors ?
01:00Lacanien a des tics de langage.
01:01C'est-à-dire ?
01:02Il a une structure de la phrase qui est lacanienne, on est d'accord ?
01:05Ça se reconnaît tout de suite.
01:07Il n'a pas l'air d'accord, monsieur le joyeux.
01:09Bon, il n'a pas l'air d'accord.
01:11Mais la vraie question...
01:12Mon envie, c'est peut-être un peu l'inverse,
01:14c'est justement d'essayer d'exposer le plus clairement possible.
01:16Oui, voilà, mais les lacaniens ne sont pas clairs, on est d'accord.
01:18Je crois qu'il y a l'idée de garder la complexité dans le langage.
01:21Oui, voilà où il y a volonté.
01:26Qu'est-ce qui rend heureux ?
01:30Une fois qu'on a tout dit.
01:32Et moi, j'ai, je pense, une partie de la réponse.
01:35Alors moi, je vais vous dire ce qui, en tout cas, sort des études.
01:38Puisque j'ai essayé de faire ce bouquin à la fois en racontant une histoire
01:41et en appuyant sur les études.
01:43Il y a plusieurs choses.
01:44L'activité physique, ça a l'air tout simple, tout bête.
01:47Mais quand vous marchez dix minutes rapidement,
01:51on a mesuré ça, on fait votre score de bonheur
01:54avant et après dix minutes de marche rapide.
01:57Votre score de bien-être, d'estime de vous,
02:00augmente de 30% après dix minutes de marche rapide.
02:02Donc l'activité, c'est mieux que la sédentarité.
02:06La deuxième chose, c'est probablement d'être capable d'un peu de gratitude,
02:10d'être capable de savoir qui nous fait du bien dans la vie
02:13et à qui on peut dire merci.
02:16Troisième chose, c'est probablement le sens.
02:18Qu'on ait ce qu'on appelle des figures de résilience,
02:21des gens qu'on honore, des gens qu'on respecte.
02:23Il y a ceux qu'on aime et ceux qu'on n'aime pas.
02:26Et puis il y a des choses toutes nouvelles quand même.
02:28C'est là où notre discipline, qui est la psychiatrie,
02:30est passionnante, qui renvoie aussi à l'alimentation.
02:34On a découvert que le fait de manger des restes,
02:37quand vous vous faites la cuisine une fois pour la semaine,
02:41et que vous mangez ce qui reste au bout d'une semaine,
02:45vous êtes plus déprimé que si vous faites un repas tous les jours,
02:52un repas frais, et il y a étonnamment...
02:54Ah bah ça oui, c'est logique ça.
02:56Voilà, c'est logique, mais ça pue.
02:59Et le vin, un verre de petit...
03:00Vous savez, moi je suis quand même addictologue,
03:03donc si vous êtes capable de tenir un verre...
03:05Tout le monde !
03:06Tout le monde !
03:07C'est pas que les chiens !
03:08Mais c'est-à-dire que si vous avez fait, je sais pas,
03:10une tarte le dimanche soir,
03:12vous pouvez vous resservir de la tarte le lundi soir.
03:14Si vous avez fait une salade,
03:15vous pouvez mettre dans un Tupperware, etc.
03:16Il y a des plats qu'on peut manger pendant 4 jours !
03:20Les gens qui nous écoutent mangent des restes !
03:22Des restes !
03:23Mais pas des restes humains !
03:26Pas des restes des gens !
03:28Il faut que je réponde !
03:30J'ai pas entendu la question de M. Collard !
03:32Qu'est-ce qu'il vous a interpellé ?
03:33Il me parle du vin !
03:34Le vin, c'est le plus sournois des amis de la bonne humaine !
03:39Parce qu'un verre de vin,
03:41on en a tous fait l'expérience,
03:42ça rend gai, ça rend euphorique !
03:44Pas un verre de vin, ça c'est pas vrai,
03:46ça rend pas euphorique un verre de vin !
03:48Trois peut-être, mais pas un verre de vin !
03:50Mettons trois, ça dépend de la tolérance !
03:51Non, vous n'avez pas bu !
03:52Non, non, j'ai bu, j'ai bu !
03:54C'est pas euphorique !
03:55En revanche, être au bord de l'ivresse,
03:59ça peut être agréable,
04:00mais juste au bord,
04:01il ne s'agit pas de rouler sous la table !
04:03Et la consommation...
04:04On ne peut pas bien travailler le lundi !
04:05Il y a des données imparables !
04:08La consommation régulière de vin
04:11a une quantité toxique,
04:13une quantité va augmenter
04:15la fréquence des maladies dépressives.
04:17Donc le vin, c'est vraiment...
04:18Oui, mais quelle quantité alors ?
04:20Oui, quelle quantité ?
04:21Parce que visiblement,
04:21il boit beaucoup, monsieur Collard !
04:23Non, je ne vois pas !
04:24C'est probablement moins un sujet de quantité
04:26qu'un sujet d'obligation.
04:28Tant qu'on va boire du vin
04:29pour une occasion, ponctuellement,
04:31quand on a un rendez-vous obligatoire,
04:34tous les soirs,
04:35avec son verre,
04:36qui devient un peu son thérapeute ou son copain,
04:38là, on est à risque de dépresser.
04:40Non, mais moi, je ne suis pas d'accord avec vous.
04:41Là, pardonnez-moi,
04:42je ne suis pas d'accord avec vous,
04:44parce qu'à 21h ce soir,
04:47je vais sortir.
04:48Très souvent, le soir, je dîne.
04:50Je prends un verre de vin.
04:52Et c'est un plaisir !
04:53C'est un plaisir !
04:55Comme ça pourrait être un plaisir
04:56d'avoir un verre !
04:58Et ce plaisir-là,
05:00alors, si on te l'enlève,
05:02évidemment, ce n'est pas un drame,
05:03tu ne vas pas mourir,
05:04mais c'est comme une cigarette.
05:06C'est-à-dire que tu peux tout faire
05:07avec modération.
05:09Tu n'en fumes qu'une
05:10si tu ne fumes pas le paquet.
05:12Et ce que je peux combattre parfois,
05:14c'est qu'on peut être raisonnable,
05:18à la fois dans une cigarette
05:19et dans un verre de vin,
05:21et ni devenir un fumeur invétéré,
05:25ni devenir un alcoolique potentiel.
05:27Parce que ça n'apporte rien.
05:28Mais nous, regardez...
05:28Comment ça, ça n'apporte rien ?
05:29La cigarette, ça n'apporte rien.
05:31Du plaisir.
05:32Mais ça n'apporte rien, ça n'apporte rien.
05:34Déjà, je ne ferai pas un parallèle
05:35entre la cigarette et le vin.
05:36Mais c'est un plaisir !
05:38Pourquoi vous dites ça n'apporte rien ?
05:39Développer cette idée,
05:40vous allez la développer après la pause.
05:42Évidemment que ça n'apporte rien,
05:43mais qu'est-ce que ça apporte de vivre ?
05:45On va tous mourir aussi ?
05:46On peut dire ça, cher ami ?
05:49La cigarette, on peut s'en passer,
05:50l'alcool aussi, on peut s'en passer.
05:51Mais on peut se passer de tout !
05:52Non, pas de tout !
05:53On ne peut pas vous passer de manger,
05:55par exemple,
05:55on ne peut pas vous passer de bord de l'eau,
05:56je pourrais dire...
05:57Oui, mais on peut...
05:58Non, non, mais non !
05:59À part les choses naturelles,
06:00on peut se passer de l'amour,
06:01on peut se passer de faire des câlins
06:04à son chéri.
06:05Ça sert à quoi ?
06:06Mais ça ne détruit pas la santé.
06:09Europe 1.
06:10Pascal Crowe et vous.
06:11Il est 17h49.
06:13On est donc avec M. Le Joyeux,
06:14L'Aventure de la bonne humeur.
06:15Alors, je vais quand même résumer votre livre,
06:17parce que L'Aventure de la bonne humeur
06:18est centrée autour du personnage de Maria Garry,
06:21une pianiste à fleurs de peau
06:22qui refuse de se laisser guider
06:23par sa tristesse
06:24et cherche une sérénité durable.
06:27Et tout le livre tourne autour
06:28de Maria Garry,
06:30qui est cette pianiste.
06:32Alors, je pourrais citer,
06:33effectivement,
06:34quelques passages de votre livre.
06:37En tant que médecin,
06:38j'ai moi-même passé de nombreuses années
06:39à recevoir en consultation
06:40des femmes et des hommes malheureux.
06:42Mossad.
06:42J'aime bien, d'ailleurs,
06:43cette expression, Mossad.
06:44Pas cette expression, d'ailleurs.
06:45Cet adjectif.
06:46qui ignorait pourquoi ils étaient
06:48d'aussi mauvaise humeur.
06:49À travers Maria,
06:50c'est aussi leur histoire
06:51que je souhaite raconter,
06:52ainsi que leur combat
06:53pour reconquérir la joie.
06:54Mais vous pensez que
06:55ce n'est pas une question de nature ?
06:57Vous pensez que,
06:58par exemple,
06:59je vois monsieur,
07:02comment dire,
07:03à côté de vous,
07:03monsieur Millet.
07:04En fait,
07:05il paraît Mossad,
07:07comme ça.
07:07Il paraît sombre.
07:09Et il paraît même...
07:10Il y a quelque chose
07:11de surant chez lui.
07:12On sent qu'il est sans espoir
07:14sur l'humanité.
07:15Mais il est joyeux.
07:17C'est un pessimiste gay.
07:19Je le vois bien comme ça.
07:20Il est joyeux.
07:20Il est vivant.
07:21Il est content d'être avec nous.
07:23Mais il ne faut pas
07:23qu'il se pose trop de questions.
07:25Parce que là,
07:25il va déprimer.
07:26La base,
07:27c'est quand même
07:27cette phrase d'Alain.
07:28Le pessimisme est de nature.
07:30Tout nous pousse
07:31à être pessimiste,
07:31que ce soit les événements,
07:33que ce soit notre existence,
07:34que ce soit les aléas
07:35de l'existence.
07:36L'optimisme est de combat.
07:37Donc ce n'est pas
07:38parce qu'on a une nature
07:40qui nous pousse au pessimisme
07:41qu'on ne peut pas faire
07:42soit une sorte
07:43de grand combat existentiel,
07:44soit, ce que je propose
07:45dans mon livre,
07:45des petits combats quotidiens
07:47qui vont relancer l'optimisme.
07:49Et alors Maria,
07:50qu'est-ce qu'elle fait ?
07:51Qu'est-ce qu'elle fait Maria ?
07:52Elle fait plein de choses.
07:53Elle rencontre quelqu'un
07:54qui lui donne des livres,
07:55notamment.
07:56Elle va apprendre,
07:57parce qu'on apprend
07:58beaucoup de certaines lectures.
08:00Elle apprend,
08:01par exemple,
08:02ça a l'air comme ça,
08:02un gros mot,
08:03mais elle apprend de Spinoza
08:04qui a des passions toxiques.
08:05Et Spinoza lui apprend
08:07qu'il y a trois passions toxiques.
08:09L'argent,
08:10la recherche permanente
08:10de l'argent,
08:11parce que c'est compliqué.
08:13Ah oui,
08:13c'est ce que je dis
08:14à Gauthier Lebrecht.
08:16Il commence mal dans la vie,
08:17il pense qu'il y a l'argent.
08:19Ce que Spinoza appelle
08:20la luxure,
08:21mais qui est en fait
08:22le besoin de séduire
08:23tout le monde,
08:24de plaire à tout le monde.
08:25Vous savez ça,
08:26on ne plaît jamais
08:27à tout le monde.
08:28Ça, je vous confirme.
08:29Je peux vous en parler.
08:31Je peux même vous faire
08:33une thèse là-dessus.
08:34Vous auriez l'envie
08:35de plaire à tout le monde
08:35que...
08:35Non, moi je m'en fuge.
08:37T'as envie de plaire
08:38à ceux à qui t'as envie de plaire.
08:40Et le troisième,
08:41dont on dit
08:43que c'est finalement
08:43probablement le plus toxique,
08:44qui est la quête
08:45des honneurs et du pouvoir,
08:46parce que c'est une sorte
08:47de passion raisonnable,
08:49mais qui en fait
08:50peut détruire une vie.
08:51Donc elle apprend ça.
08:52Elle apprend
08:54avec une cuisinière
08:55à faire des recettes.
08:57Alors je ne vous redis plus
08:57de faire des plats
08:58tous les jours.
08:59Mais par exemple,
09:00prendre du temps
09:01face à une boisson chaude.
09:04Vous voyez,
09:04on va prendre un petit quart d'heure
09:06face à un thé
09:07avec une capacité
09:09qu'on développe
09:10qui s'appelle
09:10la pleine conscience.
09:12Je ne vais pas avaler un café
09:13sans m'en rendre compte,
09:15je vais avoir
09:15une pleine conscience
09:16de ce thé,
09:17probablement aussi
09:17une pleine conscience
09:18de mon corps,
09:19d'un petit carré de chocolat
09:20que je vais prendre en même temps.
09:22Et cette capacité
09:23à vivre l'instant présent
09:24va contribuer
09:25à la faire aller bien.
09:26Alors il y a des leçons
09:27sur le cerveau aussi,
09:28la biologie,
09:29les émotions,
09:30l'humeur.
09:30Avant d'accepter
09:31l'aide de quiconque,
09:32il lui faut comprendre
09:33ce qui se passe précisément
09:34dans son cerveau
09:35quand elle est de bonne
09:36ou de mauvaise humeur.
09:37C'est très compliqué
09:38le cerveau
09:39parce qu'aujourd'hui,
09:41aucun paramètre biologique
09:43n'est utilisé en pratique.
09:44C'est-à-dire un psychiatre
09:45ne va pas vous dire
09:46tiens, je vous fais une image
09:47de votre cerveau
09:48et je vais savoir
09:48si vous avez un cerveau
09:49de bonne ou de mauvaise humeur.
09:51Donc tout ce que nous avons
09:52est vraiment du champ
09:52de la recherche.
09:53Il y a quelques données.
09:56L'inpertinence est autour
09:57de l'adrénaline.
09:58Quand on est stressé,
09:59on a de l'adrénaline qui monte.
10:01Mais de là à la faire baisser,
10:02en tout cas,
10:03on n'a pas aujourd'hui
10:03un paramètre simple
10:05comme pour le diabète
10:06ou comme pour d'autres maladies.
10:08Donc ça va vraiment être
10:09le mode de vie
10:09qui va jouer.
10:10Bon, qu'est-ce qu'ils ont fait
10:11de leur bonne humeur ?
10:13Un carré de chocolat,
10:14c'est ce que vous disiez
10:14notamment en janvier,
10:16alors en février,
10:16un gâteau fait maison.
10:17Qui sont vraiment les personnages
10:18de ces aventures
10:19de la bonne humeur ?
10:20Comme le lecteur leur a compris,
10:22Marianne n'est pas
10:22une véritable patiente
10:23dont le dossier médical
10:24leur a été divulgué.
10:25Elle est, comme les autres
10:26protagonistes de cet ouvrage,
10:28un personnage de fiction
10:29inspiré par des situations
10:30et des témoignages
10:30qui, eux, sont bien réels.
10:32Bon, vous êtes plutôt
10:33de bonne humeur,
10:33vous, Gilbert Collard.
10:36Ah ben, ça dépend
10:36des moments.
10:38Il y a des moments
10:39où quand je suis avec vous
10:40entouré de gens intelligents,
10:42comme c'est le cas,
10:43en ce moment,
10:44je suis de bonne humeur.
10:44Mais vous diriez
10:45que vous êtes une bonne nature,
10:46Sarah ?
10:47Moi, je suis paulien.
10:48C'est un paul dans un épître,
10:51une épître, je ne sais plus.
10:52qui recommande
10:53d'avoir la joie.
10:55Et un, c'est...
10:56Et il y a de la joie.
10:57Moi, je suis contente
10:58avec pas grand-chose, en vrai.
10:59Ah, arrêtez.
11:00Pas grand-chose.
11:01Alors là, attendez.
11:03Alors là, vous voyez,
11:04tout le monde a dit,
11:05vous êtes...
11:06Alors, vous êtes une...
11:07Non, vous ne pouvez pas dire ça.
11:08Tu ne vous crois que c'est un riche, là ?
11:09Non, vous n'allez pas,
11:10vous allez dans des beaux endroits.
11:12Mais je peux aussi aller
11:12dans des restos.
11:14On parlait de l'Indien
11:15avec Guenek, l'autre fois.
11:16Mais enfin, vous pourriez
11:18aller, par exemple,
11:19avec Guenek,
11:20que vous l'appelez l'Indien.
11:22Non, on va à l'Indien.
11:23Non, on va à l'Indien.
11:24Je ne suis pas indien, moi.
11:26Non, mais est-ce que
11:26vous pourriez aller
11:27au Feu Zandoré ?
11:30C'est quoi ?
11:31Ou au Merleblanc
11:32dans un hôtel
11:33de troisième catégorie
11:34ou de quatrième catégorie
11:35en vacances ?
11:37Oui, par exemple.
11:38Ah, voilà.
11:39Un Formule 1,
11:40c'est peut-être
11:40un peu excessif.
11:41Un Formule 1,
11:41c'est sur l'autoroute.
11:42Si tu veux aller...
11:43On ne va pas y passer.
11:44Un Formule 1 ?
11:44Bon, en tout cas...
11:45Mais est-ce que vous,
11:45vous allez au Formule 1 ?
11:46Ah ben, tu parles.
11:48Il en a une.
11:49Je n'en ai pas.
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