00:00Européen, Pascal Proévo.
00:02Il est à 17h16 et donc il y a ce chiffre aujourd'hui, le ministre de l'Intérieur qui dévoile les chiffres de l'immigration.
00:09La France a délivré donc 384 230 premiers titres de séjour l'an dernier.
00:15C'est une hausse de 11% sur un an, prédominance des motifs étudiants, des titres humanitaires.
00:20Alors les étudiants, je veux bien qu'on fasse venir plein d'étudiants, ça ne me dérange pas,
00:24mais souvent c'est un prétexte, vous le savez bien, ils ne sont pas plus étudiants bien souvent que moi, j'ai envie de dire.
00:31Ils sont là le premier trimestre dans les cours, on ne les voit plus jamais après,
00:34et puis ils profitent de beaucoup d'avantages parce qu'ils sont en France.
00:37Les titres délivrés pour motifs économiques ont reculé de 13%, c'est ça qui est extraordinaire.
00:41En fait, il n'y a qu'une immigration qui me paraît aujourd'hui valable, c'est l'immigration dite de travail.
00:46Elle représente l'immigration de travail, moins de 15%.
00:48Chaque année, cette immigration, je peux entendre les patrons qui disent on en a besoin, il n'y a pas de souci.
00:54Et puis les gens viennent et puis après ils repartent.
00:57Mais l'immigration de travail, elle repart après ?
00:59Non, idéalement, c'est ce qu'il préfère.
01:02Mais ça va augmenter, puisqu'on ne fait plus d'enfants.
01:04Pour ces preuves, vous êtes obsessionnel sur les enfants.
01:07Mais parce que c'est le sujet numéro 1, et ça sera automatique, il faut faire le choix.
01:11Si vous trouvez 4 heures d'immigration, il faut faire des enfants.
01:13Mais ne dites pas non plus qu'on ne fait plus d'enfants, c'est excessif, ce n'est pas vrai, les gens font quand même des enfants.
01:17Je n'ai pas dit qu'on ne fait plus d'enfants, effectivement, je suis au courant qu'il y a encore eu des naissances cette année.
01:21On fait un 80 ou un 85 enfants ?
01:24On n'a jamais fait aussi peu d'enfants depuis la sortie de la Seconde Guerre mondiale.
01:27Il y en a 650 000 quand même qui sont nées l'année dernière.
01:30Ah ben si, tout va bien, très bien.
01:31Mais je ne vous dis pas ça, je vous dites que vous êtes excessif.
01:34Il y a 650 000, on consomme plus de couches-culottes dans les EHPAD que pour les nouveau-nés.
01:42C'est statistique !
01:44Je suis désolé, mais c'est une information statistique !
01:47C'est indiscutible !
01:51L'Europe traverse une date de dénatalité !
01:54Non, non, ce n'est pas faux, c'est vrai !
01:56Bon, pour ces premiers titres de séjour, les premières nationalités demandeurs sont le Maroc, il y en a 36 000, et l'Algérie, 28 000.
02:04C'est-à-dire qu'on vient de donner 28 000 titres de séjour à un pays avec lequel nous sommes en conflit.
02:11Je vous assure, c'est incompréhensible.
02:12Et on est renouvellement, pour ceux qui...
02:14C'est incompréhensible.
02:15C'est pour ceux qui nous écoutent, on est dans un conflit majeur avec l'Algérie.
02:19On a quelqu'un qui s'appelle Christophe Glees qui est toujours otage.
02:23On a eu Boilem Sansal qui est retenu comme otage.
02:26Et nous, la France, on donne 28 000 titres de séjour.
02:29Alors, comment voulez-vous qu'on soit respecté dans le monde ?
02:34Mais il y a un moment, il faut être d'une dureté.
02:36Comment c'est même possible ?
02:38J'ai vu, par exemple, que Donald Trump, qui est si critiqué, il a suspendu pour 78 pays.
02:43Les visas.
02:44Les visas. 78 pays.
02:46On donne 250 000 visas par an à l'Algérie. 250 000 visas.
02:50Alors, vous avez vu que M. Sanchez, en Espagne, va régulariser 500 000 clandestins.
02:56Mais c'est ce que veut faire, d'ailleurs, Gérald Darmanin.
03:00Il a dit qu'il faut un moratoire, je crois, ou 3 ans.
03:04Gérald Darmanin a dit que sur 2 ou 3 ans, il fallait réduire l'immigration.
03:13Légal, hein.
03:13Légal, pas illégal.
03:15Parce que si vous réduisez l'immigration illégale, il faut fermer Schengen.
03:17Voilà, et qui dit immigration légale, dit tout ce qui va avec d'illégal.
03:21Mais Sarah Salmane vient de dire un truc très juste.
03:23Georgia Melloni, elle a fait exactement pareil, elle a régularisé 500 000 personnes.
03:27Georgia Melloni, hein.
03:28Mais je ne vous parle pas de Georgia Melloni, je vous parle de la France, en fait.
03:30Mais 500 000 personnes qui sont régularisées en Italie sont demain en France.
03:32Donc, en fait, tout ça est lié.
03:34Ne m'engueulez pas.
03:35Non, mais je ne vous engueule pas.
03:36Mais si, mais pourquoi ?
03:37Tout ce que je dis, vous vous paraît bête, là, depuis 5 minutes.
03:40Mais pas du tout, je ne vous dis pas que c'est bête.
03:42Je vous dis que vous me parlez fort.
03:44Donc, elle a régularisé 500 000 personnes.
03:47Pourquoi Georgia Melloni a régularisé 500 000 personnes ?
03:49Mais je me fiche de ce que fait Georgia Melloni.
03:50Je vous dis qu'en France, pourquoi nous régula, pourquoi nous donnons votre question ?
03:55Mais quand c'est Jean Millet qui parle d'un exemple comparatif, vous dites que c'est intéressant ?
03:58Vous avez tort de vous en ficher.
03:59Parce qu'on est dans un espace qui s'appelle l'Union Européenne,
04:02où il n'y a plus de frontières,
04:03et où quelqu'un qui est régularisé en Espagne, comme le dit Richard Melloni,
04:05il est après-demain à Paris.
04:07Et Georgia Melloni, si elle régularise 500 000 personnes,
04:10c'est parce qu'il n'y a plus d'Italiens.
04:11Il y a une baisse de la natalité en Italie majeure,
04:14et que même sa politique nataliste ne fonctionne plus,
04:16et que donc elle a eu la pression des patrons qui lui ont dit
04:18qu'on n'a plus de main-d'oeuvre. Et donc tout ça est lié.
04:20Mais j'entends ce que vous dites,
04:21et je comprends les conséquences de sa politique,
04:26mais il n'empêche que je n'y peux rien,
04:28parce que ça se passe en Italie.
04:29Non, non, on peut arrêter Schengen, par exemple.
04:32On peut arrêter Schengen, si vous voulez,
04:34mais moi, ce qui m'intéresse, c'est la France.
04:36On peut agir sur le gouvernement français, sans doute.
04:39Lui peut agir sur le réel.
04:40Et il n'agit pas sur le réel.
04:42Les gens qui arrivent en France, ils passent par où avant ?
04:45À part la frontière.
04:46Ils passent par l'Italie, par Menton.
04:47Ils passent par l'Espagne, ils passent par la Grèce.
04:50J'entends ce que vous dites, mais ce n'est pas le même débat.
04:53C'est exactement le même débat.
04:54Qu'est-ce qu'on fait pour ne pas avoir...
04:56Écoutez, expliquez-lui que ce n'est pas le même débat.
04:58C'est pas le même débat.
05:00Non, ce n'est pas le même débat.
05:01Là, j'attaque le gouvernement français.
05:04Je crois que la question...
05:05Mais en revanche, les conséquences, vous avez évidemment raison.
05:08L'immigration viendra par l'Italie,
05:10viendra par d'autres pays.
05:11Je l'entends, mais c'est un autre débat.
05:14Moi, ce que je dis, pourquoi la France,
05:16qui est en conflit avec l'Algérie,
05:18donne 28 000 titres à l'Algérie.
05:20Voilà, c'est ça mon débat.
05:22C'est ça.
05:22Mais c'est absolument scandaleux.
05:24Mais on donne aussi 250 000 visas.
05:26Eh bien, c'est ça mon débat.
05:27Mais moi, je...
05:28C'est pas faux, ce que vous dites, mais c'est pas mon débat.
05:31C'est très simple.
05:33Donc, d'un côté...
05:34Non, la parole, il me la reprend tout le temps.
05:35Non, allez-y, Gilbert Collard.
05:37Moi, je comprends tout à fait la question de Pascal.
05:40Parce que c'est ce qui est au cœur des secrets,
05:43pour ne pas dire des combines,
05:45entre guillemets, avec beaucoup de prudence,
05:47de la politique française.
05:49Je le prends à mon compte, vraiment.
05:53Je me dis, moi, parfois,
05:54qu'est-ce que ça cache ?
05:56Pourquoi ?
05:57On n'arrive pas à comprendre.
05:58On est en conflit avec l'Algérie,
06:00il nous botte le cul en permanence,
06:03il nous humilie,
06:04on n'a pas d'intérêt primordiaux à l'éménager.
06:08Non, absolument.
06:08Et on continue à faire la politique de la courbette.
06:12Il y a une explication.
06:14Pas forcément.
06:14Mais c'est quoi, alors, l'explication ?
06:15Mais c'est ce que dit...
06:16Maître Collard n'a pas tort, mon cher Pascal.
06:18Mais il n'y a pas forcément une explication,
06:20c'est notre sadomasochisme,
06:21dit parfois Gilles-William-Gosnadel.
06:23Non, mais ça, c'est vrai pour les personnalités,
06:26mais pas pour les politiques des élargiques.
06:27Concernant singulièrement l'immigration algérienne,
06:30Maître Collard a raison.
06:31Sabrina Medjabert.
06:32Il appartient au président de la République
06:34de déchirer ces fameux accords de 1968,
06:36qui ont été étudiés de très près
06:38par le député Charles Rodwell,
06:40et qui vous expliquent très bien
06:41qu'en réalité, lorsque vous lisez le rapport,
06:43ou même les accords de 68,
06:44vous vous rendez compte qu'il n'y a aucune frontière terrestre
06:46entre la France et l'Algérie,
06:47que même une personne en situation irrégulière sur le sol,
06:50ayant commis même des meurtres,
06:51ou faisant peur, par exemple,
06:53ou participant à un trafic de drogue,
06:55a l'obligation de voir son titre de séjour
06:56renouvelé par la préfecture.
06:58Donc, il y a de véritables, comment dire,
07:01noyaux,
07:03scotables, enfin, des espèces de zones d'ombre,
07:06comme ça, au sein des accords franco-algériens,
07:08que seul le président de la République
07:09peut abroger.
07:12Comme moi, je n'ai pas d'explication à vous donner,
07:15je n'entre jamais dans des explications.
07:17Le droit des étrangers sanctuarisé par le droit d'asile,
07:19le regroupement familial,
07:20le CZ,
07:21la CEDH,
07:23la CEDH,
07:24c'est le Quai d'Orsay,
07:25c'est le Quai d'Orsay,
07:26on a baissé de moitié les visas pour l'Algérie,
07:28ça a duré six mois.
07:30Évidemment, les relations se sont détériorées,
07:32et puis je ne vous parle même pas
07:33de la reconnaissance du Maroc
07:36sur le Sahara occidental,
07:38et de la rencontre des bouts de Macron,
07:39qui s'est très mal passée
07:40quand il lui a annoncé cela.
07:41Le Quai d'Orsay pense,
07:43et c'est donc idéologique,
07:45que baisser les visas,
07:46baisser les titres de séjour,
07:47moins régulariser,
07:48ne fonctionne pas,
07:50et que c'est en étant une carpette,
07:52un paillasson,
07:52en étant ventre à terre,
07:54qu'on réussira à retrouver
07:56des rapports à peu près normaux
07:57avec l'Algérie,
07:58et sortir Christophe Glez.
08:00Donc on ne veut pas enclencher le bras de fer,
08:02et on a bien vu toute la période
08:04où Bruno Rotaillot était ministre de l'Intérieur,
08:05on lui a mis sur le dos
08:07le fait que Boilem Sansal
08:08soit sorti au bout seulement
08:09d'un an,
08:10qu'on ait dû passer par l'Allemagne
08:11pour le sortir de là,
08:12donc voilà,
08:13c'est idéologique,
08:15c'est idéologique,
08:15il pense que ça ne fonctionne pas.
08:17On peut dire la même chose du Mali,
08:18pays déclaré ennemi de la France,
08:20qui se déclare ennemi de la France,
08:21et qui continue à envoyer
08:22ces maliens.
08:24Oui, mais l'Algérie,
08:25pardonnez-moi,
08:26c'est un autre rapport,
08:28on a un rapport avec l'Algérie
08:29qui est quand même particulier,
08:31on sait ce qui se dit en Algérie
08:33sur la France,
08:34on entend la rente victimaire,
08:38selon l'expression qui est employée.
08:40Et c'est un pays,
08:41après c'est une relation
08:42effectivement très particulière,
08:43mais vous avez donné les chiffres,
08:44c'est-à-dire que c'est une partie du problème,
08:46ce n'est pas tout le problème.
08:47Je suis d'accord avec vous,
08:48mais ce problème m'intéresse,
08:50et c'est pourquoi je le trouve,
08:51en fait je le trouve symbolique,
08:52je le trouve symbolique
08:54de notre faiblesse.
08:55C'est-à-dire que vous avez
08:56une France
08:58qui ne fait pas entendre
09:00son autorité.
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