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  • il y a 6 minutes
Pascal Praud revient pendant deux heures, sans concession, sur tous les sujets qui font l'actualité. Une émission durant laquelle VOUS avez la parole. Vous pouvez réagir en appelant le 01.80.20.39.21 (appel non surtaxé) ou sur les réseaux sociaux d'Europe 1 (Facebook , X et Instagram).

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00:00Européen, Pascal Proévo.
00:02Il est à 17h16 et donc il y a ce chiffre aujourd'hui, le ministre de l'Intérieur qui dévoile les chiffres de l'immigration.
00:09La France a délivré donc 384 230 premiers titres de séjour l'an dernier.
00:15C'est une hausse de 11% sur un an, prédominance des motifs étudiants, des titres humanitaires.
00:20Alors les étudiants, je veux bien qu'on fasse venir plein d'étudiants, ça ne me dérange pas,
00:24mais souvent c'est un prétexte, vous le savez bien, ils ne sont pas plus étudiants bien souvent que moi, j'ai envie de dire.
00:31Ils sont là le premier trimestre dans les cours, on ne les voit plus jamais après,
00:34et puis ils profitent de beaucoup d'avantages parce qu'ils sont en France.
00:37Les titres délivrés pour motifs économiques ont reculé de 13%, c'est ça qui est extraordinaire.
00:41En fait, il n'y a qu'une immigration qui me paraît aujourd'hui valable, c'est l'immigration dite de travail.
00:46Elle représente l'immigration de travail, moins de 15%.
00:48Chaque année, cette immigration, je peux entendre les patrons qui disent on en a besoin, il n'y a pas de souci.
00:54Et puis les gens viennent et puis après ils repartent.
00:57Mais l'immigration de travail, elle repart après ?
00:59Non, idéalement, c'est ce qu'il préfère.
01:02Mais ça va augmenter, puisqu'on ne fait plus d'enfants.
01:04Pour ces preuves, vous êtes obsessionnel sur les enfants.
01:07Mais parce que c'est le sujet numéro 1, et ça sera automatique, il faut faire le choix.
01:11Si vous trouvez 4 heures d'immigration, il faut faire des enfants.
01:13Mais ne dites pas non plus qu'on ne fait plus d'enfants, c'est excessif, ce n'est pas vrai, les gens font quand même des enfants.
01:17Je n'ai pas dit qu'on ne fait plus d'enfants, effectivement, je suis au courant qu'il y a encore eu des naissances cette année.
01:21On fait un 80 ou un 85 enfants ?
01:24On n'a jamais fait aussi peu d'enfants depuis la sortie de la Seconde Guerre mondiale.
01:27Il y en a 650 000 quand même qui sont nées l'année dernière.
01:30Ah ben si, tout va bien, très bien.
01:31Mais je ne vous dis pas ça, je vous dites que vous êtes excessif.
01:34Il y a 650 000, on consomme plus de couches-culottes dans les EHPAD que pour les nouveau-nés.
01:42C'est statistique !
01:44Je suis désolé, mais c'est une information statistique !
01:47C'est indiscutible !
01:51L'Europe traverse une date de dénatalité !
01:54Non, non, ce n'est pas faux, c'est vrai !
01:56Bon, pour ces premiers titres de séjour, les premières nationalités demandeurs sont le Maroc, il y en a 36 000, et l'Algérie, 28 000.
02:04C'est-à-dire qu'on vient de donner 28 000 titres de séjour à un pays avec lequel nous sommes en conflit.
02:11Je vous assure, c'est incompréhensible.
02:12Et on est renouvellement, pour ceux qui...
02:14C'est incompréhensible.
02:15C'est pour ceux qui nous écoutent, on est dans un conflit majeur avec l'Algérie.
02:19On a quelqu'un qui s'appelle Christophe Glees qui est toujours otage.
02:23On a eu Boilem Sansal qui est retenu comme otage.
02:26Et nous, la France, on donne 28 000 titres de séjour.
02:29Alors, comment voulez-vous qu'on soit respecté dans le monde ?
02:34Mais il y a un moment, il faut être d'une dureté.
02:36Comment c'est même possible ?
02:38J'ai vu, par exemple, que Donald Trump, qui est si critiqué, il a suspendu pour 78 pays.
02:43Les visas.
02:44Les visas. 78 pays.
02:46On donne 250 000 visas par an à l'Algérie. 250 000 visas.
02:50Alors, vous avez vu que M. Sanchez, en Espagne, va régulariser 500 000 clandestins.
02:56Mais c'est ce que veut faire, d'ailleurs, Gérald Darmanin.
03:00Il a dit qu'il faut un moratoire, je crois, ou 3 ans.
03:04Gérald Darmanin a dit que sur 2 ou 3 ans, il fallait réduire l'immigration.
03:13Légal, hein.
03:13Légal, pas illégal.
03:15Parce que si vous réduisez l'immigration illégale, il faut fermer Schengen.
03:17Voilà, et qui dit immigration légale, dit tout ce qui va avec d'illégal.
03:21Mais Sarah Salmane vient de dire un truc très juste.
03:23Georgia Melloni, elle a fait exactement pareil, elle a régularisé 500 000 personnes.
03:27Georgia Melloni, hein.
03:28Mais je ne vous parle pas de Georgia Melloni, je vous parle de la France, en fait.
03:30Mais 500 000 personnes qui sont régularisées en Italie sont demain en France.
03:32Donc, en fait, tout ça est lié.
03:34Ne m'engueulez pas.
03:35Non, mais je ne vous engueule pas.
03:36Mais si, mais pourquoi ?
03:37Tout ce que je dis, vous vous paraît bête, là, depuis 5 minutes.
03:40Mais pas du tout, je ne vous dis pas que c'est bête.
03:42Je vous dis que vous me parlez fort.
03:44Donc, elle a régularisé 500 000 personnes.
03:47Pourquoi Georgia Melloni a régularisé 500 000 personnes ?
03:49Mais je me fiche de ce que fait Georgia Melloni.
03:50Je vous dis qu'en France, pourquoi nous régula, pourquoi nous donnons votre question ?
03:55Mais quand c'est Jean Millet qui parle d'un exemple comparatif, vous dites que c'est intéressant ?
03:58Vous avez tort de vous en ficher.
03:59Parce qu'on est dans un espace qui s'appelle l'Union Européenne,
04:02où il n'y a plus de frontières,
04:03et où quelqu'un qui est régularisé en Espagne, comme le dit Richard Melloni,
04:05il est après-demain à Paris.
04:07Et Georgia Melloni, si elle régularise 500 000 personnes,
04:10c'est parce qu'il n'y a plus d'Italiens.
04:11Il y a une baisse de la natalité en Italie majeure,
04:14et que même sa politique nataliste ne fonctionne plus,
04:16et que donc elle a eu la pression des patrons qui lui ont dit
04:18qu'on n'a plus de main-d'oeuvre. Et donc tout ça est lié.
04:20Mais j'entends ce que vous dites,
04:21et je comprends les conséquences de sa politique,
04:26mais il n'empêche que je n'y peux rien,
04:28parce que ça se passe en Italie.
04:29Non, non, on peut arrêter Schengen, par exemple.
04:32On peut arrêter Schengen, si vous voulez,
04:34mais moi, ce qui m'intéresse, c'est la France.
04:36On peut agir sur le gouvernement français, sans doute.
04:39Lui peut agir sur le réel.
04:40Et il n'agit pas sur le réel.
04:42Les gens qui arrivent en France, ils passent par où avant ?
04:45À part la frontière.
04:46Ils passent par l'Italie, par Menton.
04:47Ils passent par l'Espagne, ils passent par la Grèce.
04:50J'entends ce que vous dites, mais ce n'est pas le même débat.
04:53C'est exactement le même débat.
04:54Qu'est-ce qu'on fait pour ne pas avoir...
04:56Écoutez, expliquez-lui que ce n'est pas le même débat.
04:58C'est pas le même débat.
05:00Non, ce n'est pas le même débat.
05:01Là, j'attaque le gouvernement français.
05:04Je crois que la question...
05:05Mais en revanche, les conséquences, vous avez évidemment raison.
05:08L'immigration viendra par l'Italie,
05:10viendra par d'autres pays.
05:11Je l'entends, mais c'est un autre débat.
05:14Moi, ce que je dis, pourquoi la France,
05:16qui est en conflit avec l'Algérie,
05:18donne 28 000 titres à l'Algérie.
05:20Voilà, c'est ça mon débat.
05:22C'est ça.
05:22Mais c'est absolument scandaleux.
05:24Mais on donne aussi 250 000 visas.
05:26Eh bien, c'est ça mon débat.
05:27Mais moi, je...
05:28C'est pas faux, ce que vous dites, mais c'est pas mon débat.
05:31C'est très simple.
05:33Donc, d'un côté...
05:34Non, la parole, il me la reprend tout le temps.
05:35Non, allez-y, Gilbert Collard.
05:37Moi, je comprends tout à fait la question de Pascal.
05:40Parce que c'est ce qui est au cœur des secrets,
05:43pour ne pas dire des combines,
05:45entre guillemets, avec beaucoup de prudence,
05:47de la politique française.
05:49Je le prends à mon compte, vraiment.
05:53Je me dis, moi, parfois,
05:54qu'est-ce que ça cache ?
05:56Pourquoi ?
05:57On n'arrive pas à comprendre.
05:58On est en conflit avec l'Algérie,
06:00il nous botte le cul en permanence,
06:03il nous humilie,
06:04on n'a pas d'intérêt primordiaux à l'éménager.
06:08Non, absolument.
06:08Et on continue à faire la politique de la courbette.
06:12Il y a une explication.
06:14Pas forcément.
06:14Mais c'est quoi, alors, l'explication ?
06:15Mais c'est ce que dit...
06:16Maître Collard n'a pas tort, mon cher Pascal.
06:18Mais il n'y a pas forcément une explication,
06:20c'est notre sadomasochisme,
06:21dit parfois Gilles-William-Gosnadel.
06:23Non, mais ça, c'est vrai pour les personnalités,
06:26mais pas pour les politiques des élargiques.
06:27Concernant singulièrement l'immigration algérienne,
06:30Maître Collard a raison.
06:31Sabrina Medjabert.
06:32Il appartient au président de la République
06:34de déchirer ces fameux accords de 1968,
06:36qui ont été étudiés de très près
06:38par le député Charles Rodwell,
06:40et qui vous expliquent très bien
06:41qu'en réalité, lorsque vous lisez le rapport,
06:43ou même les accords de 68,
06:44vous vous rendez compte qu'il n'y a aucune frontière terrestre
06:46entre la France et l'Algérie,
06:47que même une personne en situation irrégulière sur le sol,
06:50ayant commis même des meurtres,
06:51ou faisant peur, par exemple,
06:53ou participant à un trafic de drogue,
06:55a l'obligation de voir son titre de séjour
06:56renouvelé par la préfecture.
06:58Donc, il y a de véritables, comment dire,
07:01noyaux,
07:03scotables, enfin, des espèces de zones d'ombre,
07:06comme ça, au sein des accords franco-algériens,
07:08que seul le président de la République
07:09peut abroger.
07:12Comme moi, je n'ai pas d'explication à vous donner,
07:15je n'entre jamais dans des explications.
07:17Le droit des étrangers sanctuarisé par le droit d'asile,
07:19le regroupement familial,
07:20le CZ,
07:21la CEDH,
07:23la CEDH,
07:24c'est le Quai d'Orsay,
07:25c'est le Quai d'Orsay,
07:26on a baissé de moitié les visas pour l'Algérie,
07:28ça a duré six mois.
07:30Évidemment, les relations se sont détériorées,
07:32et puis je ne vous parle même pas
07:33de la reconnaissance du Maroc
07:36sur le Sahara occidental,
07:38et de la rencontre des bouts de Macron,
07:39qui s'est très mal passée
07:40quand il lui a annoncé cela.
07:41Le Quai d'Orsay pense,
07:43et c'est donc idéologique,
07:45que baisser les visas,
07:46baisser les titres de séjour,
07:47moins régulariser,
07:48ne fonctionne pas,
07:50et que c'est en étant une carpette,
07:52un paillasson,
07:52en étant ventre à terre,
07:54qu'on réussira à retrouver
07:56des rapports à peu près normaux
07:57avec l'Algérie,
07:58et sortir Christophe Glez.
08:00Donc on ne veut pas enclencher le bras de fer,
08:02et on a bien vu toute la période
08:04où Bruno Rotaillot était ministre de l'Intérieur,
08:05on lui a mis sur le dos
08:07le fait que Boilem Sansal
08:08soit sorti au bout seulement
08:09d'un an,
08:10qu'on ait dû passer par l'Allemagne
08:11pour le sortir de là,
08:12donc voilà,
08:13c'est idéologique,
08:15c'est idéologique,
08:15il pense que ça ne fonctionne pas.
08:17On peut dire la même chose du Mali,
08:18pays déclaré ennemi de la France,
08:20qui se déclare ennemi de la France,
08:21et qui continue à envoyer
08:22ces maliens.
08:24Oui, mais l'Algérie,
08:25pardonnez-moi,
08:26c'est un autre rapport,
08:28on a un rapport avec l'Algérie
08:29qui est quand même particulier,
08:31on sait ce qui se dit en Algérie
08:33sur la France,
08:34on entend la rente victimaire,
08:38selon l'expression qui est employée.
08:40Et c'est un pays,
08:41après c'est une relation
08:42effectivement très particulière,
08:43mais vous avez donné les chiffres,
08:44c'est-à-dire que c'est une partie du problème,
08:46ce n'est pas tout le problème.
08:47Je suis d'accord avec vous,
08:48mais ce problème m'intéresse,
08:50et c'est pourquoi je le trouve,
08:51en fait je le trouve symbolique,
08:52je le trouve symbolique
08:54de notre faiblesse.
08:55C'est-à-dire que vous avez
08:56une France
08:58qui ne fait pas entendre
09:00son autorité.
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