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  • il y a 16 heures
Clélie Mathias, accompagnée de la rédaction d’Europe 1, propose à la mi-journée un point complet sur l’actualité suivi de débats entre invités et auditeurs.

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Transcription
00:0013h-14h, Europe 1 Info. Avec vous, Kéline Mathias et vos deux chroniqueurs du jour,
00:05Xenia Federova et Sébastien Ligné.
00:08Alors, on reprend nos discussions cette fois-ci sur la guerre entre l'Ukraine et la Russie.
00:12Il y a eu des pourparlers importants la semaine dernière à Abu Dhabi,
00:16entre délégations russes, ukrainiennes et américaines.
00:19C'était la première fois qu'il y avait les trois ensemble.
00:21Dans un esprit, dit Dmitri Peskov, le porte-parole du Kremlin, constructif. Écoutez-le.
00:26Je n'ai pas pris part aux discussions, mais vous voyez, si vous travaillez à un niveau très sérieux,
00:35il faut au moins que ce soit dans un esprit constructif.
00:41Je ne dirais pas qu'il y avait de la convivialité, c'est presque impossible à ce stade.
00:45Mais si vous essayez d'atteindre quelque chose par la négociation,
00:51vous devez parler de manière constructive.
00:53Alors, ce n'était pas si convivial que ça, visiblement.
01:00Mais en tout cas, c'était constructif, c'était l'état d'esprit.
01:03Il a poursuivi en disant qu'il serait erroné d'escompté des résultats significatifs
01:08après ses premiers contacts.
01:10Mais bon, Xavier Federova, ce sont quand même les premières négociations plus ou moins directes.
01:14C'est quand même un signe que l'on avance ou vous êtes pessimiste ?
01:17Non, non, je suis toujours, quand il y a des négociations, je suis toujours plutôt optimiste.
01:22Je pense que c'est une bonne chose.
01:24Je pense que quand on n'a pas les négociations ou les échanges, c'est pas bien.
01:28Ce que je vois sur ces négociations-là, c'est qu'ils sont en train de discuter les détails très importants
01:34dans les cas où les solutions sur les grands points, gros points,
01:40comme la question territoriale, comme la question de garantie de sécurité,
01:46la réponse sera trouvée.
01:48Je pense que ce qu'ils font aujourd'hui, c'est vraiment préparer la base
01:52pour que cet accord peut marcher.
01:56Après, il reste toujours ces points très importants qui sont les lignes rouges,
02:00comme pour la Russie, comme pour l'Ukraine.
02:02Et on parle de ce côté de Donbass qui est considéré par la Russie comme une partie russe,
02:08mais les Ukrainiens ne veulent pas les laisser.
02:11Et donc, la bataille continue.
02:13Et ça, c'est très important parce que la Russie demande que les forces ukrainiens partent de ce côté-là.
02:19La deuxième chose, c'est la question des garanties de sécurité.
02:22Je lis quelque chose de très intéressant aujourd'hui.
02:25Je lis que la Chine et la Russie sont échangées au niveau des ministères de la Défense,
02:30où la Chine, pour la première fois, a dit qu'il est prête à jouer un rôle
02:35dans les réglementations, solutions,
02:40de passer conflits, mais plutôt aller vers le chemin de paix
02:45et jouer un rôle, c'est-à-dire, si je ne me trompe pas dans mon analyse,
02:50c'est être présente en tant que force internationale.
02:53On peut imaginer que la Chine sera prête d'être présente sur les sols ukrainiens
02:58comme force, comme les casques bleus, comme les forces internationales,
03:01dans les lignes qui sont importantes, les lignes de connexion.
03:04La Chine est plutôt un allié de la Russie.
03:07Oui, mais à la base...
03:07Donc, il faudrait que l'Ukraine accepte d'avoir des Chinois.
03:10Je ne sais pas comment, si ce seraient des militaires ou pas, mais...
03:12Mais exactement, vous avez tout à fait raison,
03:14parce que c'est exactement la logique de la Russie,
03:16comment on a accepté les alliés de l'Ukraine
03:19qui sont sponsorisés à cette guerre depuis des années,
03:22les Européens, sur le sol ukrainien.
03:23Mais c'est sur leur sol ?
03:25Sur le sol ukrainien, pas en Russie, par exemple ?
03:27On ne sait pas, peut-être on parle des côtés de Donbass,
03:30qui n'est pas le sol ukrainien pour l'Ukraine,
03:33parce qu'il ne faut pas oublier qu'il y a eu le référendum aussi.
03:36Et donc, les gens qui sont votés,
03:37ils sont votés pour être attachés, rattachés à la Russie.
03:41Au début, ils voulaient avoir une indépendance,
03:43mais après huit ans des conflits, c'était fatiguant.
03:47Non mais c'est intéressant, ce que vous nous dites là,
03:49si la Chine décide d'intervenir en tout cas,
03:51ou de peser dans les négociations,
03:54ça rajoute un élément supplémentaire.
03:55Une question, est-ce que les Etats-Unis sont prêts d'accepter ça ?
03:57Parce qu'on attend Donald Trump qui dit tout le temps
03:59que c'est la Chine la cible abductive and the bad guy.
04:04Donc je pense que c'est très intéressant,
04:05et c'est pour ça que je suis optimiste,
04:07je pense que les choses bougent.
04:09Vous êtes aussi optimiste, Xavier Ligne ?
04:11Un peu moins, parce que j'ai quand même l'impression
04:15que depuis le début de l'année, en septembre,
04:18tous les mardis, avec Xenia et vous, Klely,
04:21on parle de ce conflit ukrainien,
04:23et à chaque fois...
04:23On essaye en tout cas, et de le rendre intelligible.
04:25Et à chaque fois, on en revient toujours à le vrai point rouge,
04:29et la vraie limite aujourd'hui dans les négociations,
04:31c'est la question des territoires.
04:33Et tant qu'on n'aura pas une avancée sur les territoires,
04:36c'est-à-dire demain, quel territoire est russe,
04:38quel territoire est ukrainien,
04:40nous n'avancerons pas vers la paix.
04:42On peut continuer comme ça longtemps,
04:43beaucoup de mardis.
04:44Mais oui, parce que là, j'ai quand même l'impression
04:45que même dans les négociations,
04:46ça tourne autour un peu du pot.
04:47Alors ils disent, oui, en effet,
04:48les territoires vont être abordés.
04:50Mais quand ?
04:50Quand est-ce qu'on va aborder
04:51ces territoires ?
04:51Là, il y a une nouvelle réunion dimanche.
04:54Parce que oui, mais parce que...
04:55Rappelez-vous de la promesse
04:57de Volodymyr Zelensky
04:58d'organiser des référendums,
05:00voire des élections,
05:01au sujet de la cessation de territoires.
05:04On en attendait beaucoup parler
05:05il y a quelques mois.
05:06J'entends moins parler du mot référendum
05:08et élection autour de ces territoires
05:10depuis quelques jours.
05:11Je ne sais pas pourquoi.
05:12Volodymyr Zelensky qui dit aussi,
05:13il espère que ce nouveau cycle
05:15de pourparlers de discussions
05:16ne sera pas utilisé de façon,
05:17je cite, cynique par Moscou
05:19pour retarder de nouvelles mesures
05:20de pression sur la Russie
05:21qui pourraient être efficaces.
05:22Les nouvelles mesures de pression
05:24sur la Russie.
05:24Oui.
05:25Ils parlent de...
05:27Sanctions ?
05:27Oui.
05:28Les sanctions,
05:30ça fait déjà des années
05:31que la Russie vit sous sanctions.
05:33Ça fait des années
05:34et que la Russie se débrouille.
05:37Je ne pense pas
05:38qu'il y ait des sanctions
05:39qui ne sont pas faciles,
05:41évidemment,
05:41mais la Russie s'est adaptée.
05:43Je ne pense pas
05:43que les sanctions
05:44vont jouer un grand rôle.
05:45Je pense que la Russie
05:46n'est pas isolée.
05:47La Russie a tous ses pays
05:50du sud global
05:50avec qui elle travaille.
05:52Non, je pense qu'il va passer.
05:53Si on ne trouve pas,
05:54si Zelensky toujours reste
05:56dans ces points
05:56que les forces ukrainiennes
05:58ne vont pas partir de Donbass,
05:59la Russie va continuer
06:00et éventuellement va reprendre
06:02ces territoires qui n'est pas
06:03sous le contrôle de la Russie
06:04aujourd'hui.
06:04Autre territoire qui nous intéresse,
06:06on a quelques minutes,
06:07le Groenland.
06:08Demain, Emmanuel Macron
06:09va recevoir la première
06:09ministre du Danemark
06:10et le premier ministre
06:11du Groenland.
06:12Écoutez, Catherine Vautrin,
06:13la ministre des Armées
06:13qui a réagi à ce sujet.
06:16Elle était sur RTL ce matin.
06:17Je l'ai,
06:18comme beaucoup d'entre vous,
06:19entendu depuis deux jours.
06:21Je voudrais insister
06:21sur la façon
06:23dont l'Europe s'est mobilisée.
06:24Le Groenland a choisi
06:25le Danemark.
06:26Le Danemark est un pays
06:27souverain,
06:28membre de l'alliance
06:29de l'OTAN.
06:30Et ce qui est très important,
06:31c'est évidemment
06:32que les pays de l'alliance
06:34se respectent
06:35et les Européens
06:36ont montré
06:37cette volonté de respect.
06:38Alors après,
06:39la montée en tension
06:40de la semaine dernière,
06:41les choses sont un peu calmées,
06:41mais la crise n'est pas
06:42pour autant terminée,
06:43Sébastien Ligné.
06:44Totalement.
06:45On a quand même entendu
06:46Donald Trump
06:47la semaine dernière
06:47nous expliquer
06:48qu'un deal
06:48avait été passé
06:49avec le Groenland
06:51grâce à l'OTAN.
06:52On nous expliquait
06:53que des territoires
06:54allaient être cédés,
06:56que des bases militaires
06:57supplémentaires
06:58pourraient être construites,
06:58que finalement,
07:00les Etats-Unis
07:00pourraient exploiter
07:01certaines ressources
07:02du Groenland.
07:03On remarque
07:04une semaine plus tard
07:04que ce deal
07:05n'a pas vraiment avancé
07:06et surtout que les Danois
07:07vous expliquent
07:07qu'ils n'ont pas vraiment
07:08été inclus
07:09dans les discussions
07:10autour de ce deal
07:11qui s'est fait
07:11entre l'OTAN
07:12et les Etats-Unis.
07:13Je pense que l'OTAN
07:14est quand même
07:15à la solde
07:16des Américains
07:17et c'est assez facile
07:18de passer un accord
07:19entre l'OTAN
07:19et les Américains.
07:21Le problème,
07:21ça reste que feront
07:22les Danois,
07:22que feront les Groenlandais
07:24et que feront l'Europe.
07:25Je n'ai pas l'impression
07:26que la situation
07:26est beaucoup bougée
07:28depuis le Forum de Davos.
07:29En effet,
07:30le ton a un petit peu baissé.
07:31On n'est plus
07:32dans des invectives permanentes
07:33mais la situation au sol,
07:35je pense qu'elle est
07:35toujours aussi bloquée.
07:36Que pourra dire demain
07:37Emmanuel Macron
07:38aux Danois
07:39et aux Groenlandais ?
07:40Je ne sais pas
07:42qui, mon ami Macron,
07:42peut dire.
07:42Mais il va rassurer
07:43évidemment sur le soutien
07:45des Européens.
07:45Je pense qu'il va garder
07:47la même ligne,
07:48évidemment.
07:49Mais vous savez,
07:50Donald Trump,
07:51si je peux revenir
07:52sur ces sujets,
07:53il a commencé
07:54par ses déclarations
07:56très fortes
07:56qu'il va répondre
07:57et ajouter
07:58Groenland aux Etats-Unis.
07:59Finalement,
08:00on sait très bien
08:01que Donald Trump,
08:02c'est quelqu'un
08:02qui connaît très bien
08:04de négocier.
08:05Donc,
08:05il commence par dire
08:06les choses inacceptables.
08:08Je pense aujourd'hui,
08:09il a ce qu'il veut.
08:10Je pense que l'OTAN,
08:12c'est un message.
08:13En fait,
08:13on n'a pas besoin
08:14de Danemark
08:14pour décider
08:16la future
08:17de Groenland.
08:18Et juste une autre chose,
08:19même si les Groenlandais
08:20sont vraiment
08:21contre tout ça,
08:23il y a quand même
08:24une rupture entre Groenlandais
08:26et Danois
08:27parce qu'il y a
08:29cette mémoire
08:30des choses
08:31assez horribles
08:32qui les Danois
08:32ont fait
08:33contre les Groenland.
08:34Par exemple,
08:34la stérilisation
08:35des jeunes filles
08:37pour qu'ils ne puissent pas
08:38avoir les enfants
08:39sans leur consommant.
08:40Alors,
08:40je n'ai pas vu encore tout ça.
08:41Je vais aller regarder
08:42les dossiers.
08:43Ça,
08:43c'est le passé,
08:44mais en fait,
08:44ça reste dans les mémoires
08:46et en fait,
08:46je pense que ça sera compliqué
08:47pour Danemark
08:48si les États-Unis
08:50continuent comme ça.
08:52Ça peut être compliqué pour eux.
08:53Merci beaucoup
08:54Sébastien Ligny
08:55et Xenia Federova
08:56d'avoir participé
08:57à ce débat.
08:58J'ai reçu.
08:58J'ai reçu.
08:58J'ai reçu.
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