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  • il y a 3 minutes
Clélie Mathias, accompagnée de la rédaction d’Europe 1, propose à la mi-journée un point complet sur l’actualité suivi de débats entre invités et auditeurs.

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Transcription
00:00Un mot quand même de cette commission d'enquête sur l'audiovisuel public qui va reprendre ses travaux
00:04puisqu'il y a eu un mois de suspension, trêve de Noël j'allais dire aussi.
00:09Charles Aloncle cherche notamment à obtenir un certain nombre de documents.
00:13France Télévisions rechignera à lui transmettre ses documents.
00:16Écoutez Sébastien Chenu, député du Nord, vice-président du Rassemblement National,
00:20qui a apporté son soutien à Charles Aloncle, qui est le rapporteur 1.
00:23Pour rappel de cette commission d'enquête, il était au micro de Sonia Mabrouk,
00:26Sébastien Chenu ce matin sur CNews et Europe 1.
00:28De toute évidence, tout est fait pour compliquer la tâche de Charles Aloncle, député UTR,
00:32bien courageux, qui fait des auditions dans l'adversité la plus totale,
00:36y compris parfois de nos institutions.
00:39Charles Aloncle a bien du courage pour faire la lumière.
00:41On a l'impression que ça dérange de poser des questions à l'audiovisuel public,
00:44mais il va falloir s'y habituer.
00:46Parce que nous, on compte évidemment déranger l'audiovisuel public,
00:49le déranger jusqu'à privatiser.
00:51Alors, Thomas Bonnet, oui, on sourit, il se dit de manière assez claire.
00:55En tout cas, cette commission d'enquête sur l'audiovisuel public déchaîne les passions.
00:59Oui, et honnêtement, pour tout vous dire, je suis peut-être naïf,
01:01mais je ne pensais pas que ça prendrait ces proportions-là.
01:03Et en fait, la commission d'enquête, pour Charles Aloncle,
01:05c'est en train de devenir les 12 travaux d'Hercule.
01:07Il rencontre un nombre d'obstacles incroyables.
01:10Obstacles, vous l'avez dit, par la transmission,
01:11plutôt la non-transmission de certains documents,
01:14par les tirs qu'il reçoit, les critiques dont il est l'objet.
01:17Je pense par exemple à Nagui, qui a mis en cause le député Charles Aloncle
01:21d'une manière vraiment abjecte, en disant que c'était peut-être ses origines égyptiennes
01:24qui le conduisaient à vouloir s'intéresser au travail de Nagui,
01:27ce qui est une accusation en racisme, en réalité, qui est absolument abjecte.
01:30Charles Aloncle a un tort, c'est qu'il est membre d'un parti
01:33qui est allié au Rassemblement National.
01:34Et ça, aux yeux d'un certain nombre de militants, je dirais,
01:38de l'espace politique et médiatique,
01:40ça fait de lui quelqu'un qui n'a pas la voix au chapitre.
01:42Or, je trouve, d'un point de vue vraiment d'observateur de la vie politique,
01:46qu'il mène cette commission d'enquête de manière remarquable,
01:48en posant des questions, avec pugnacité, avec précision,
01:52il a travaillé les dossiers.
01:53C'est vrai que ça doit être dérangeant
01:54quand on est soumis à ce genre d'interrogations,
01:56mais il en va aussi de la bonne tenue de notre débat public.
01:59C'est de l'argent public, et il est tout à fait normal et légitime
02:01que les Français obtiennent des réponses
02:03sur la manière avec laquelle cet argent est dépensé.
02:05Donc je trouve que les procès intentés à Charles Aloncle
02:07sont absolument délirants, en comparaison avec son travail.
02:10Je crois qu'au contraire, ça renforce d'ailleurs sa posture.
02:13Ils lui font plus de publicité qu'il n'en demandait.
02:16Yvan Réoffol.
02:17J'ai très modestement théorisé la fin du système
02:20sous la pression des faits, des réalités, des évidences et de l'opinion,
02:23et là je vois que l'ébranlement du service public de l'audiovisuel
02:27fait partie de cette fin d'un monde, de cette fin d'un système.
02:30C'est-à-dire qu'il y avait un monopole de l'information,
02:32un monopole moral, un monopole institutionnel
02:34de la part de ce monde-là qui donnait la vérité officielle
02:38et qui d'abord a été ébranlée par l'apparition des réseaux sociaux,
02:42naturellement, qui commence à contourner cette parole-là,
02:44et puis surtout a été ébranlée par cette commission parlementaire
02:48qui est une commission qui demande des comptes.
02:49Jusqu'alors, l'audiovisuel public ne voulait pas demander des comptes
02:52à tout le monde, sauf à lui-même.
02:53Et là, vous avez une sorte de mouvement révolutionnaire
02:56qui oblige maintenant toutes ces grandes institutions,
02:58tout ce mandarinat,
03:00à s'excuser presque d'avoir,
03:03à ne pas avoir voulu entendre
03:04les griefs qui leur étaient reprochés
03:06et à vouloir s'expliquer notamment
03:07sur les sommes dispendieuses
03:09concernant le service public de l'audiovisuel
03:11qui sont distribuées aux journalistes,
03:13tant mieux pour eux.
03:14On apprend notamment qu'ils avaient eu 14 semaines de congés payés,
03:17que le salaire moyen, je crois, est de 60...
03:19Enfin, je ne sais plus exactement.
03:20Je crois que c'est 75 000 euros par an,
03:22ce qui est quand même une petite somme
03:23comparée à ce que gagne un journaliste,
03:27en règle générale,
03:28dans la presse écrite ou audiovisuelle, etc.
03:30Et donc, aujourd'hui,
03:31il me semble que tout ce monde-là s'effondre
03:32et moi, je l'applaudis.
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