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  • il y a 4 heures
Clélie Mathias, accompagnée de la rédaction d’Europe 1, propose à la mi-journée un point complet sur l’actualité suivi de débats entre invités et auditeurs.

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Transcription
00:00Concernant le Grand Island, cette fois-ci, Donald Trump s'est aussi exprimé.
00:04Écoutez.
00:05Nous faisons le Dôme d'Or, nous faisons beaucoup de choses nécessaires.
00:10Si nous n'y allons pas, la Russie et la Chine vont y aller.
00:14Et il n'y a rien que le Danemark peut faire, mais nous, nous pouvons tout faire pour y remédier.
00:20Nous allons voir ce qu'il va se passer, mais vous savez, je ne suis pas le premier.
00:24Ça a été initié par le président Truman.
00:26Beaucoup de gens ne réalisent pas que c'est un sujet important depuis longtemps.
00:30Nous avons besoin d'une sécurité nationale, et l'Europe aussi.
00:35Alors, Xenia Federova, c'est la première fois, il me semble, qu'il fait un lien entre ce Dôme,
00:41ce Golden Dôme, donc ce Dôme qui est censé protéger les Etats-Unis,
00:45donc ce gigantesque projet américain, c'est un bouclier antimissile finalement,
00:49et le Groenland.
00:51Il parle, il inclut aussi l'Europe, pour une fois, quand même.
00:54Parallèlement, vous le savez, il y a une mission européenne qui inclut aussi des Français, des Allemands,
00:59et qui se met en place, et il va y avoir l'envoi de soldats militaires, notamment français,
01:05qui, au Groenland, c'est dans le cadre aussi de l'OTAN,
01:11et on pointe du doigt, aussi bien Donald Trump que cette mission européenne,
01:14puisque les Allemands l'ont dit, on pointe du doigt, la Chine et la Russie, cette fois, clairement.
01:19– Oui, mais je pense que c'est évident que ce n'est pas la menace russe ou chinoise
01:25qui mène Donald Trump à déclarer son position sur Groenland.
01:31– Là, il fait le lien, maintenant il fait le lien.
01:33– Oui, mais c'est une justification.
01:35– C'est un prétexte.
01:35– Franchement, c'est un prétexte.
01:37C'est important d'avoir un prétexte pour ne pas sembler trop, comment dire,
01:42trop greedy dans les yeux des communautés internationales.
01:45– Trop envieux, je cherche la traduction.
01:49– Oui, trop matérialiste.
01:51– Avile, avile, avile, merci, Julien.
01:54– Et je pense que c'est important, mais finalement,
01:58ni la Russie ni la Chine n'ont jamais déclaré son tiré pour Groenland.
02:02En revanche, la Russie a sa présence en Arctique.
02:08Et c'est exactement ça.
02:10En fait, l'Arctique, c'est important, c'est aussi la cible.
02:13Ils ont potentiel influence pour les États-Unis,
02:16pour la couverture du radar militaire, pour les ressources.
02:21Et en fait, c'est ça où la Russie a une très, très forte présence.
02:25Je pense la Chine aussi.
02:26Donc là, Donald Trump joue encore,
02:29cette joue politique, communication.
02:32Mais finalement, on sait très bien que pour lui,
02:35c'est une question future, stratégique.
02:37Groenland, c'est important pour les ressources.
02:40– Et c'est important pour les États-Unis.
02:41Mais est-ce que ce serait une ligne rouge,
02:43cette fois franchie par les États-Unis, pour la Russie ?
02:48Est-ce que là, si jamais Donald Trump mettait la main
02:51sur le Groenland d'une manière ou d'une autre,
02:53est-ce que la Russie dirait, voilà, stop, c'est pas possible ?
02:57Dire, oui, faire un genre de condamnation, oui, bien sûr.
03:01Agir militairement, non, je ne pense pas.
03:04Je pense que Donald Trump, encore une fois,
03:06il montre comment la loi internationale n'existe plus, en fait.
03:11Et ça donne certains prétextes pour autre puissance,
03:14grande puissance dans le futur.
03:16– Justement, donc c'est-à-dire que la Russie n'interviendra pas,
03:18même si Donald Trump…
03:19– Militairement, je ne pense pas.
03:21Franchement, il aura, bien sûr, une condamnation au sien de l'ONU,
03:25on peut imaginer ce genre de choses.
03:28Mais je ne pense pas que la Russie va faire une guerre,
03:31entrer dans une guerre mondiale avec les États-Unis,
03:35les plus grandes et en partant de membres de l'OTAN,
03:39à cause du Groenland.
03:40Après, l'envoi, les soldats européens, français,
03:46et je pense que selon Independent,
03:47même un soldat britannique qui va venir,
03:50c'est juste…
03:52C'est difficile à comprendre, en fait,
03:54pour quelles raisons ils vont envoyer ces soldats,
03:56parce que ça ne peut rien changer
03:58si les États-Unis décident de prendre Groenland par force.
04:02Parce que les États-Unis, évidemment,
04:03ont une grande armée et ce n'est rien à faire avec la puissance.
04:06– Oui, c'est sûr que ce n'est pas 15 militaires
04:08qui vont changer la donne,
04:09mais c'est symbolique,
04:10c'est pour renforcer,
04:11pour dire notre solidarité.
04:15Quelle est votre analyse ?
04:17– Justement, je pense que voir ces géants du monde
04:22s'arracher l'Europe,
04:24ou zioter en tous les cas,
04:25minima pour la Russie,
04:26zioter sur l'Europe,
04:28et Donald Trump, c'est plus que zioter,
04:30lui, il veut l'acheter à la découpe.
04:32Voir ce territoire-là se faire partager
04:34entre les puissances voisines,
04:37ça me fend le cœur,
04:37et je trouve qu'Emmanuel Macron a raison
04:39une fois n'est pas coutume,
04:41mais là, il a raison d'accélérer,
04:43je trouve que c'est d'ailleurs un meilleur prétexte que l'Ukraine,
04:45d'accélérer ce qu'il appelle l'Europe de la défense,
04:47c'est-à-dire une union stratégique,
04:49militaire, de défense,
04:51voire même d'attaque,
04:52des pays européens.
04:53Je pense que le Groenland est un très bon prétexte,
04:56au sens pas du tout critique du terme,
04:58c'est un très bon sujet pour entamer ce sujet-là.
05:02Donald Trump,
05:03je suis d'accord avec Zegna,
05:05là, utilise un prétexte,
05:06ça fait longtemps qu'il nous parle du Groenland,
05:07il n'a pas attendu la Russie et la Chine pour en parler.
05:09Ça fait longtemps qu'il veut se le procurer,
05:11si c'est pas par un achat,
05:12ce sera par d'autres moyens,
05:14il l'explique lui-même d'ailleurs,
05:15personne ne pourra faire grand-chose,
05:16c'est moi, si j'y vais,
05:18ce sera pour le bien de tous.
05:19On n'a pas besoin d'être vassalisé,
05:21plus qu'on ne l'est déjà aux Etats-Unis,
05:23on n'a pas besoin d'un parapluie américain au Groenland,
05:25et pour ça,
05:26parce qu'il n'y a plus de droits internationaux,
05:27et je suis encore d'accord avec Zegna,
05:29parce qu'il y a le réalisme qui s'impose,
05:30l'Europe doit redevenir une Europe puissance
05:32et coordonnée,
05:34pour pouvoir justement se passer
05:35du pseudo-parapluie américain
05:38et pouvoir résister aux différentes agressions
05:40ou tentations des pays voisins,
05:41des empires voisins.
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