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  • il y a 9 heures
Xavier-Laurent Salvador : «Il y a 71 universités en France, avec environ 30.000 personnes par université. Ce sont des villes totalement abandonnées en terme de gestion, par le politique et par la population qui ne s'y intéresse pas.»

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Transcription
00:00Je pense que les témoignages qu'on a entendus ce soir sont extrêmement intéressants
00:02parce qu'ils révèlent une réalité.
00:04On assiste et on constate aujourd'hui une hégémonie dans les campus,
00:07mais qui est le résultat d'un déficit dans la gouvernance des établissements.
00:12Et je voudrais simplement dire cette chose très rapidement,
00:15c'est que l'immersion dans les campus aujourd'hui,
00:18il faut bien comprendre que 56 à 60% de la population le vit.
00:21La jeunesse à 56% est formée dans les campus.
00:24Vous parliez d'un contre-pouvoir, une université.
00:27Il y a 71 universités en France.
00:29Une université, ce sont 25 000 étudiants, 5 000 personnels, ce sont 30 000 personnes.
00:34Ce sont des villes qui sont totalement abandonnées en termes de gestion
00:38et par le politique et par la population qui ne s'y intéresse pas.
00:42C'est-à-dire une des raisons pour lesquelles nous, on espère être l'interface
00:44et faire comprendre ce qui se passe dans les campus.
00:46Mais il faut bien comprendre qu'aujourd'hui, lorsque vous élisez un président d'université,
00:50vous avez parlé par exemple des processus électoraux,
00:53aujourd'hui vous élisez quelqu'un qui se retrouve sans compétence managériale,
00:56sans formation, à la tête d'une ville de 30 000 habitants.
01:00Et la réalité aujourd'hui, c'est que les hommes politiques que nous avons ne viennent pas de l'université.
01:06C'est une des raisons pour lesquelles ils n'y entrent pas.
01:08Ils ne savent pas ce qui s'y passe.
01:10Et beaucoup des gens voient encore dans l'université ce qu'elle était il y a 50 ou 60 ans.
01:15Les campus ont changé, je crois qu'on en a la preuve aujourd'hui.
01:17Il faut acter la situation qui fait que nous formons aujourd'hui 60% d'une jeunesse
01:22qui demain occupera des postes peut-être de cadres ou d'ingénieurs.
01:25Et le problème, c'est que si on ne se césit pas collectivement de rétablir les conditions propices
01:31à un véritable débat ou la possibilité de pouvoir se contredire,
01:34c'est l'essence même de l'université que de se contredire,
01:38eh bien nous abandonnerons une jeunesse à la déshérence.
01:41Et là, ce dont nous parlons ce soir, ce n'est pas toute l'université,
01:44c'est la réalité des usagers.
01:46Et cette réalité-là, elle révèle une fracture profonde
01:49dont il faut que nous prenions conscience collectivement.
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