- il y a 7 mois
- #sudradio
Avec Marc Touati, économiste, conseiller sur e-Toro
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00:00La France s'enfonce dans la dette publique qui vient d'atteindre un nouveau record,
00:033 482 milliards d'euros, une ascension vertigineuse,
00:07que nous allons tenter de comprendre avec l'économiste, conseiller sur Itoro, Marc Toitie.
00:11Bonjour.
00:12Bonjour.
00:13Bonjour Marc Toitie.
00:14Ça va, merci Marc Toitie.
00:15On essaie de finir l'année avec des bonnes nouvelles,
00:17mais du côté économique et financier, je pense que c'est pas forcément la joie.
00:24Marc Toitie, le débat budgétaire sévit depuis plusieurs mois,
00:29à plusieurs semaines de façon plus intensive, puisqu'il faut le voter.
00:33On voit les soubresauts, les hauts et les bas, l'Assemblée nationale et au Parlement.
00:36On a toujours ce chiffre de cette dette monumentale.
00:40Ce budget qui ne va pas être voté, on va passer par une loi spéciale.
00:43Marc Toitie, est-ce qu'à un moment donné, j'allais dire, c'est pas une PME la France,
00:47est-ce que la société France peut, comme l'avait dit François Fillon en son temps,
00:52je gouverne un pays en faillite, est-ce qu'une faillite d'État peut exister
00:56si, à un moment donné, la classe politique et les pouvoirs publics ne prennent pas les mesures nécessaires
01:00pour juguler, justement, ce déficit budgétaire ?
01:03La faillite, elle est déjà là depuis déjà plusieurs années.
01:07Et simplement, on ne veut pas l'avoir.
01:08Et puis surtout, il y a la Banque centrale européenne
01:10qui a utilisé ce qu'on appelle la planche à biais pendant le coronavirus.
01:13Ça continue encore.
01:14Vous voyez ce qui est passé depuis quelques jours ?
01:15C'est très intéressant, parce que depuis que je trouve que cette dette publique a explosé,
01:18parce que c'est ça le problème, c'est pas que l'augmentation de la dette qui est dangereuse,
01:21c'est que la dette augmente beaucoup plus que la richesse qu'on crée en France.
01:26Je vous donnais deux chiffres très simples, mais qui vont vous faire comprendre.
01:28Voilà, j'ai des chiffres de l'INSEE encore une fois.
01:31Donc depuis la fin 2019, la dette publique française a augmenté de quasiment 1 100 milliards d'euros.
01:37Vous vous rendez compte ? 1 100 milliards d'euros.
01:39C'est des choses complètement fous.
01:41Depuis simplement 2019.
01:43Marc-Toye, c'est la plus forte augmentation d'un mandat présidentiel ou non ?
01:47Est-ce que sous Mitterrand, sous Chirac, sous Sarkozy, il y avait aussi des hausses ?
01:52Est-ce que celle-là est beaucoup plus importante que les autres ?
01:54Alors, elle est plus importante, mais surtout le problème, c'est qu'elle est beaucoup plus importante
01:57par rapport à la création de richesse.
01:59Parce que si vous augmentez votre dette, et que dans le même temps,
02:02vous augmentez votre création de richesse plus que la dette, c'est pas grave.
02:05Mais tout le monde fait ça, ça peut passer.
02:07Et c'est là où ça devient très dangereux, c'est que ça, c'est du jamais vu.
02:10Donc on a des dettes publiques à augmenter de plus de 1 000 milliards d'euros,
02:131 100 milliards quasiment, et sur la même période,
02:15la richesse qu'on crée en France, qu'on appelle le PIB, si vous voulez,
02:19qui confle un petit peu le chiffre, ça a augmenté de 530 milliards.
02:25Rendez-vous compte, il manque 565 milliards d'euros
02:30qui ont disparu du circuit économique.
02:33C'est ça qui est très grave.
02:34Parce que la dette en elle-même, bon, ça peut se gérer.
02:37Le problème, c'est que c'est une dette à fond perdu.
02:40C'est une dette qui alimente la croissance.
02:42Quand on voit nos dirigeants qui arrivent,
02:43« Ah, on va faire 0,9% de croissance »,
02:46c'est une croissance qui est achetée à crédit,
02:48qui est achetée par notre déficit.
02:49Vous voyez, c'est un peu comme l'orchestre sur le Titanic
02:51qui joue de la musique, alors que le Titanic est en train de sombrer.
02:53C'est exactement ça.
02:55– Marc Noaty, vous êtes en train de donner une leçon d'économie
02:57à la France en disant « Tu ne peux pas gagner,
02:59tu ne peux pas dépenser plus que tu ne gagnes ».
03:01C'est exactement comme la gestion d'un commerce ou de l'activité.
03:04Sauf que là, vous êtes en train d'expliquer
03:05que la disproportion entre les recettes et les pertes,
03:09ce qu'on appelle en économie entre la charge et le produit,
03:11est gigantesque.
03:13– C'est ça qui est grave, c'est ça qui est très dangereux.
03:15Si vous voulez, c'est que, on prend le cas allemand, par exemple,
03:19mais ça n'a pas été le cas.
03:20Il y a que les Allemands, depuis 2007, déjà ça a commencé,
03:23ils ont plus augmenté leur PIB que leur dette.
03:26Nous, regardez, depuis 2007,
03:28notre dette publique a augmenté de 180%.
03:31Depuis 2007, on a trois présidents,
03:34180% de hausse.
03:36Sur la même période, le PIB français a augmenté de 56%.
03:39C'est-à-dire, 3,1 fois plus de dette que de PIB.
03:45C'est ça qui ne colle pas.
03:46C'est ça qu'il faut arrêter.
03:48Donc là, il faut être clair, pour répondre à votre question,
03:49la première question,
03:50évidemment que l'État français est en faillite.
03:53Bien entendu, un État ne peut pas faire faillite,
03:54sauf en cas de guerre ou quelque chose comme ça.
03:56Évidemment, on ne va pas arrêter du jour au lendemain l'État.
03:58Mais ce qui compte, c'est que, là, aujourd'hui,
04:01on commence à prendre conscience,
04:02le monde commence à prendre conscience
04:04que la France ne joue pas le jeu.
04:06Et regardez ce qui se passe depuis quelques jours,
04:07les taux d'intérêt de la dette publique.
04:09Alors, j'allais y venir, Marc Toitie, ce qui signifie...
04:11L'autobisant, on est à 3,62%,
04:13c'est un plus haut depuis 2011,
04:16en pleine crise grecque à l'époque.
04:19Donc, ça veut dire que, attention, là, je pense qu'on est en train...
04:22Attendez, Marc Toitie, j'allais y venir, pour qu'on comprenne bien.
04:24Pour qu'on comprenne bien.
04:25Non seulement la dette augmente,
04:26donc 3 600 milliards et quelques,
04:28mais du coup, la dette augmentant,
04:30les intérêts de la dette augmentent proportionnellement.
04:33Et ça, c'est quelque chose qu'il faut...
04:34La date, peut-être qu'on ne la remboursera jamais,
04:36et ça, c'est une autre histoire.
04:37Mais en tout cas, les intérêts de la dette,
04:39il faut les payer régulièrement.
04:41Et les taux, non seulement ce montant augmente,
04:43mais les taux d'intérêt augmentent également.
04:45C'est ça qui est catastrophique.
04:46Tout à fait, exactement.
04:47Mais surtout, ça, ça rappelle,
04:48parce que j'entends encore certains économistes,
04:50bon, des économistes de salon,
04:52ou théoriciens, ou politiciens,
04:53bref, ce que vous voulez,
04:54ou même certains politiciens qui nous disent
04:56« Ah, mais la dette, on s'en fiche, ça ne coûte rien. »
04:59Mais comment on peut dire une telle ineptie ?
05:01Cette année, nous allons dépenser au moins 65 milliards d'euros
05:05juste pour payer les intérêts de la dette.
05:07Vous vous rendez compte, 65 milliards d'euros.
05:09Vous vous rendez compte, 65 milliards d'euros.
05:09L'année prochaine, ça sera au moins 70 milliards.
05:14Regardez, Péricault, je vais vous donner.
05:16Sur 15 ans,
05:17et en prenant les hypothèses optimistes de Bercy,
05:20sur 15 ans, la charge d'intérêt de la dette
05:23va atteindre, tenez-vous bien,
05:251000 milliards d'euros.
05:26Juste pour payer les intérêts de la dette.
05:29Donc comment on peut encore avoir des gens
05:31qui passent sur certaines chaînes ou autres
05:32qui disent « Ah, mais la dette publique, ça ne coûte rien. »
05:34C'est incroyable.
05:36Moi, ça fait des années que je dis simplement
05:38« C'est du bon sens, c'est même pas de l'économie. »
05:39C'est du bon sens.
05:41Et donc, je pense que, malheureusement,
05:42à part sur le sud de radio et d'autres radios et télé,
05:45heureusement, d'autres médias,
05:46il y a ma chaîne YouTube également.
05:47D'ailleurs, je vous invite,
05:47tous ceux qui nous écoutent, à y revenir.
05:49Parce que je vais faire un sujet justement sur ça aujourd'hui,
05:50sur la dette publique.
05:51On ira voir ça.
05:52Il faut bien prendre conscience
05:53que c'est ça qui est très dangereux aujourd'hui.
05:56C'est que vous avez cette charge
05:58d'Athédéric qui est en train d'augmenter
05:59et qui est en train de s'aggraver.
06:02C'est-à-dire que là,
06:03la France est la risée du monde.
06:05En plus, vous l'avez dit,
06:06il n'y a même pas de budget, etc.
06:07Il y a toutes les concessions qu'on a faites,
06:09finalement, à certains partis politiques
06:11pour ne même pas avoir de budget.
06:13Donc ça veut dire que le budget de 2026
06:14va être catastrophique.
06:16Il y aura plus de déficit qu'en 2025.
06:18Donc, évidemment, les investisseurs,
06:20qu'est-ce qu'ils se disent ?
06:20Parce que cette dette,
06:22il faut trouver des gens,
06:23des investisseurs
06:23qui veulent bien nous prêter de l'argent.
06:25Vous voyez ?
06:25Et bien là, ils vont dire,
06:26attendez, mais les gars,
06:27vous êtes bien gentils,
06:27mais vous n'êtes pas sérieux.
06:29Donc, c'est vrai que jusqu'à présent,
06:30on l'a encore vu ce matin,
06:31il y a la Banque Centrale Européenne
06:32qui intervient pour acheter
06:34la dette publique française
06:35pour ne pas que, justement,
06:36ça dérape trop sur les taux d'intérêt.
06:38Mais ça gagne.
06:39Les taux d'intérêt sont en train
06:40de...
06:41Marc-toi-ti.
06:421 000 milliards d'euros
06:45pour payer rien que les intérêts de la dette.
06:48Ça veut dire que si on transpose
06:49sur un calendrier,
06:50ça veut dire que la France travaille
06:52jusqu'à quoi ?
06:53Juin, juillet, août,
06:54uniquement pour payer
06:55les intérêts de sa dette.
06:57Et qu'elle travaille...
06:57Non, non, non.
06:58Ça, attendez.
06:59Les 1 000 milliards d'euros,
07:00c'est sur 15 ans.
07:01C'est sur 15 ans.
07:02Oui, oui, bah oui.
07:03Oui, mais ça veut quand même dire
07:04qu'à un moment donné,
07:04la France travaille.
07:06Vous savez, il y a des gens
07:06qui payent les impôts
07:07qui disent, moi, jusqu'au 30 juin,
07:08je travaille pour l'État.
07:09Oui, non, parce que ça, non.
07:11Ça, c'est par rapport
07:12au poids des dépenses publiques.
07:13Ça veut dire qu'effectivement,
07:14en France,
07:15il y a un poids des dépenses publiques
07:16d'environ 1 700 milliards d'euros.
07:19Et donc, c'est 58%.
07:21Donc, ça veut dire que
07:22jusqu'à plus de la moitié de l'année,
07:24on travaille effectivement
07:25que pour l'État.
07:25Vous voyez ce que je veux dire ?
07:26D'accord.
07:26Donc, et après...
07:27Donc, c'est différent.
07:28Il faut bien prendre conscience.
07:29Vous avez la dépense publique.
07:30Ça, c'est voilà, tous les ans.
07:31Et après, comme on a plus de dépenses
07:33que de recettes,
07:34donc, il y a un déficit.
07:35Et ensuite, la somme de ces déficits,
07:37c'est ce qu'on appelle la dette.
07:39Pourquoi il y a autant de dettes ?
07:40C'est parce que,
07:41comme chaque année,
07:42on a des déficits,
07:43plus il faut payer les intérêts de la dette,
07:44mais ça s'accumule.
07:45Vous voyez ?
07:46C'est une fuite en avant dramatique.
07:49Tous les pays du monde
07:49font l'inverse.
07:50Ils ont dit stop,
07:51il faut arrêter cette fuite en avant.
07:53Vous voyez, on parle de l'Argentine,
07:54on dit même l'Argentine,
07:55l'Italie, le Portugal,
07:56enfin, tous ces pays-là ont dit
07:57stop, on arrête les bêtises.
07:59Et nous, on continue.
08:00Nous, on continue.
08:01Alors, les causes,
08:02Marc-Touati, les causes,
08:03je pense que le modèle social français,
08:05c'est Jean-Pierre Levade,
08:06je crois que je vous le disais
08:07une fois précédente,
08:08Jean-Pierre Levade dit
08:09nous avons, nous avons,
08:11nous sommes allés chercher
08:11à l'extérieur de la France
08:13des richesses que nous ne produisons plus
08:15en France
08:16pour financer, payer le modèle social.
08:19Le dérapage, il est là,
08:20le fameux pognon dingue
08:21dont parlait Emmanuel Macron un jour.
08:23Les causes, c'est quoi ?
08:23C'est ça.
08:24Le dérapage a commencé quand ?
08:25Je crois que c'est 1974,
08:26la dernière fois où le budget de l'État
08:28est à l'équilibre.
08:29Mais ensuite, c'était acceptable.
08:31Quand est-ce que ça a basculé
08:32dans des proportions inacceptables ?
08:34Le dérapage, il a commencé
08:35avec Mitterrand en 1981
08:37quand effectivement,
08:38il a ouvert la boîte de Pandore.
08:39Il a quitté Attali et Consorce
08:40qui maintenant disent
08:41c'est grave, etc.
08:42Mais c'est eux qui ont mis
08:43la France dans un état.
08:44En fait, ils découvrent
08:45qu'on peut emprunter
08:46sur les marchés extérieurs
08:47et en avant la musique.
08:48Donc ils disent, c'est formidable,
08:49on peut emprunter.
08:49Donc à l'époque,
08:50la dette publique,
08:50c'était 20% de notre PIB.
08:52Donc ils ont ouvert la boîte de Pandore.
08:53Et après, personne ne l'a refermé.
08:55Aucun président.
08:56Ils ont même continué.
08:58Il faut le savoir.
08:59C'est une volonté française,
09:01c'est un modèle français
09:02de dire, on va faire
09:03de la fuite en avant.
09:04Et comme nous sommes là,
09:05on estime que comme nous sommes la France,
09:07on faudra toujours
09:08nous traiter de l'argent.
09:09Et après, effectivement,
09:09il y a eu la zone euro.
09:10Et là, si vous voulez,
09:11aujourd'hui, on bloque la zone euro.
09:13On dit, si la BCE ne nous aide pas,
09:16si les Allemands, l'Italiens
09:17ne nous aide pas,
09:18on fait sauter la zone euro.
09:19Parce que c'est ce qui va se passer
09:20à la fin.
09:21Si la France vraiment a des problèmes
09:22pour rembourser sa dette,
09:24parce qu'on me dit,
09:24oui, la France n'est pas la Grèce.
09:25Effectivement, la France n'est pas la Grèce.
09:27Pour une raison simple.
09:28C'est que la Grèce
09:28était à l'époque de la crise grecque
09:29350 milliards d'euros.
09:31Donc c'était gérable.
09:33Nous, c'est 3500 milliards.
09:34Vous voyez, il y a un zéro en plus.
09:35Alors Marc Toiti,
09:36même l'UFMI ne pourra pas venir
09:39soutenir la France.
09:40Si je comprends bien,
09:41Marc Toiti,
09:42on sait que l'euro
09:43a des avantages considérables,
09:45que sans lui,
09:46l'histoire économique
09:47de l'Europe et de la France
09:48aurait été tout à fait différente.
09:49Pour autant,
09:50vous êtes en train de nous expliquer
09:51à juste titre
09:51qu'il y a des effets parvaires.
09:53C'est qu'on se réfugie
09:53sur le fait qu'on est dans l'euro
09:54et on peut envoyer,
09:56j'allais dire,
09:56on peut taper dans la caisse
09:57de l'emprunt sans limite
09:59puisque comme on est,
09:59c'est l'euro,
10:00on a l'air insolide,
10:01on est intouchable.
10:02Et ça va encourager
10:02des gouvernements
10:03et des présidents de la République
10:04à surenchérir sur la dette.
10:07Que des Français.
10:07Que des Français.
10:08Enfin, depuis ces dernières années.
10:10Parce que, effectivement,
10:11jusqu'aux années,
10:11jusqu'à la crise,
10:12on va dire,
10:12de 2008-2010
10:13avec la crise grecque,
10:15là, effectivement,
10:15tous les pays,
10:21ils ont réduit leur dette.
10:23Aujourd'hui,
10:23il y a même des excédents publics
10:25en Grèce, par exemple,
10:26au Portugal,
10:27à Chypre,
10:27en Italie,
10:28ils ont un excédent
10:29hors charge d'intérêt de la dette.
10:30Vous voyez ?
10:30Donc, tous les pays du Sud,
10:31entre guillemets,
10:32du Club Med,
10:33comme on les appelait à l'époque,
10:34ils ont compris.
10:35Sauf nous.
10:36Donc, nous,
10:36le cancre aujourd'hui
10:37de la zone euro,
10:39il faut le dire,
10:39c'est la France.
10:41Et c'est ça qui est très dangereux,
10:42c'est que,
10:42on croit que,
10:44j'entends encore certains économistes
10:45dire,
10:46mais il ne se passera rien,
10:47la France,
10:47ça peut faire des déficits,
10:48il ne se passera rien.
10:49Ben si, justement,
10:50je pense que là,
10:51c'est la fin du film.
10:52C'est l'Antitanie
10:53qui est en train de sombrer.
10:54Et donc,
10:54c'est la fin du film
10:55parce que,
10:55on est les derniers.
10:56Marc-Toy,
10:57si c'est la fin du film,
10:58si c'est la fin du film,
10:59il y a des mesures à prendre.
11:00On n'a pas de chaloupe,
11:01il y a un trou dans le bateau.
11:03Quelle est aujourd'hui
11:04la première mesure restrictive
11:05qu'il faut pour,
11:07on ne va pas dire résorber la dette,
11:09pour éviter cette hémorragie épouvantable ?
11:12Est-ce qu'il y a des mesures concrètes
11:13sur le budget,
11:14sur le modèle social,
11:15sur le protectionnisme
11:16de notre économie ?
11:18Quelle serait la décision urgente
11:19médicale, chirurgicale à prendre ?
11:21Bien sûr.
11:22Alors, moi,
11:22ça fait déjà une dizaine d'années
11:23que j'avais créé
11:23ce que j'appelle
11:24la thérapie de choc bienveillante
11:26parce qu'il ne faut pas
11:27se faire mal pour se faire mal.
11:28Il ne faut pas faire une saignée.
11:29La TCB.
11:31Thérapie de choc bienveillante.
11:33C'est-à-dire qu'il faut être bienveillant.
11:34Pourquoi ?
11:35Parce qu'aujourd'hui,
11:36la France va extrêmement mal.
11:37On voit ce qui se passe
11:37avec les agriculteurs,
11:39l'ensemble des Français,
11:40le chômage est en train d'augmenter.
11:41Donc, moi, je dis, attention,
11:42il faut bien sûr baisser
11:43la dépense publique.
11:44Ça, c'est inévitable.
11:45Et notamment,
11:45les dépenses de fonctionnement.
11:47Parce que qu'est-ce qu'il y a
11:48le plus augmenté
11:48ces dernières années ?
11:49De l'État.
11:49Ce sont les dépenses de fonctionnement.
11:51Pas que d'État,
11:51toute la puissance publique.
11:53Oui, de l'État
11:54et des collectivités territoriales.
11:55Bien sûr, oui, bien sûr.
11:56On a 50 milliards d'euros.
11:58Bon, je n'ai pas le temps
11:59de faire le détail,
12:00mais on a 50 milliards d'euros
12:01de réduction de dépenses publiques,
12:04de fonctionnement.
12:04Et dans le même temps,
12:05on réduit également les impôts.
12:07Et ça, c'est faisable.
12:08Et ça, c'est faisable.
12:09Ensuite, ensuite, les impôts.
12:10Regardez ce qu'on fait.
12:11Regardez ce qui s'est passé
12:11en Argentine.
12:12Regardez ce qui s'est passé
12:13en Italie.
12:14Regardez ce qui s'est passé
12:14au Portugal.
12:15Regardez ce qui s'est passé
12:15en Grèce.
12:16Même en Allemagne.
12:17Vous voyez ce que je veux dire ?
12:18Même en St-Unis.
12:19Et les impôts ?
12:20Les impôts, alors ?
12:21Les impôts, il faut également
12:22les baisser.
12:22Il faut les baisser.
12:23Moi, ce qui aujourd'hui
12:24m'effraie, si vous voulez,
12:25c'est quand je vois
12:26ce cafarnaum à l'Assemblée nationale,
12:29ce cirque, pour dire la vérité,
12:30on est en train de dire
12:31bon, alors, OK,
12:32on va peut-être augmenter
12:32un petit peu les impôts-là,
12:34puis augmenter un peu
12:35les dépenses publiques.
12:35Mais il faut arrêter.
12:37Nous sommes numéro un
12:38du monde.
12:38Et le modèle social ?
12:39Numéro un du monde.
12:40Non, mais le modèle social,
12:41il faut l'améliorer.
12:42L'améliorer, voilà.
12:43Il ne fonctionne plus.
12:44Quand on voit que
12:45on n'a jamais eu autant
12:47de dépenses sociales
12:48ou de dépenses publiques
12:49et que le taux de pauvreté augmente,
12:51c'est qu'il y a un problème.
12:52C'est que ce modèle,
12:52il ne marche plus.
12:56On espère que ce gouvernement
12:59prendra les mesures.
13:01Oui, bien sûr.
13:01On espère que ce gouvernement...
13:03Aujourd'hui,
13:03aujourd'hui,
13:04il n'y a personne.
13:05Personne qui propose ça,
13:06malheureusement.
13:07Et a fortiori,
13:08les dirigeants actuels,
13:09eux, ils veulent gagner du temps.
13:10Ils veulent garder leur poste.
13:12Mais ce n'est pas sérieux,
13:14comme je le dis à chaque fois.
13:15C'est-à-dire,
13:15on est en train
13:16de prendre en otage
13:18les Français.
13:19On a bien compris.
13:20Et c'est très dangereux.
13:21On a bien compris.
13:22Et ça ne nous rassure pas.
13:22Merci, Marc Toiti,
13:23d'avoir été avec nous
13:24pour donner ces nouvelles
13:25très précises.
13:26et courageuses à la fois
13:27parce qu'il faut dire les choses.
13:28Vous restez avec nous.
13:29Je reçois le colonel Michel Goya
13:30avec lequel nous allons décrypter
13:32dans du Parlons Vrai
13:33la situation en Ukraine
13:35et les origines de cette guerre
13:37et les conséquences de cette guerre.
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