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##LA_FRANCE_DANS_TOUS_SES_ETATS-2026-01-15##

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News
Transcription
00:00:00Midi 14h, Sud Radio, la France dans tous ses états.
00:00:05L'expédition franco-danoise découvre à l'extrême nord du Greenland
00:00:08le corps d'un homme parfaitement conservé dans la glace de la banquille.
00:00:13Nous ne devons absolument pas sous-estimer la parole du président américain.
00:00:22Nous sommes dans un monde qui se dérègle.
00:00:24Nous évoluons dans un monde de grandes puissances avec une vraie tentation de se partager le monde.
00:00:32Si la souveraineté d'un pays allié était touchée, les conséquences en cascade seraient inédites.
00:00:42Je leur promets, le feu et la fureur.
00:00:46Bienvenue sur Sud Radio, nous sommes le jeudi 15 janvier 2026.
00:00:51La fusée, la France dans tous ses états va décoller parce que Julien Delmas va nous la mettre sur orbite.
00:00:57Julien c'est le spécialiste.
00:00:58Alors je ne sais pas si on dit en orbite ou sur orbite.
00:01:01Et puis Emmanuel Galasso dira, allô la Terre, est-ce que vous nous recevez ?
00:01:04C'est pour ça que vous allez l'appeler au 0826 300 300.
00:01:07Emmanuel Galasso il a toujours les pieds sur terre et il reçoit vos appels et vous les transmettrez
00:01:11parce que vous serez absolument passionné par ce qu'on va vous raconter aujourd'hui.
00:01:15Ou inquiet peut-être éventuellement.
00:01:16Et puis la fusée, je suis aux commandes de la fusée, je m'appelle Perico Légas, commandant de bord.
00:01:21Hier j'ai été à bord d'un vaisseau magnifique.
00:01:23Aujourd'hui c'est la fusée et la fusée.
00:01:26Mais est-ce que la fusée ce n'est pas Maud Coffler finalement ?
00:01:28Ah d'accord, carrément.
00:01:30Le missile de Sud Radio, voilà.
00:01:33Alors écoutez, de plus en plus de migrants veulent aller en Grande-Bretagne.
00:01:37Je ne dis pas que c'est vexant pour la France.
00:01:39Pourquoi ils ne veulent pas rester chez nous ?
00:01:41C'est un paradis pourtant la France.
00:01:43Eh bien ils sont de plus en plus nombreux.
00:01:44Est-ce l'effet de la politique un peu répressive que M. Retailleau a mise en place,
00:01:49qu'il est dû s'adrer de rester en situation irrégulière ?
00:01:53Ou est-ce que vraiment la France n'est plus tout attractive
00:01:55et ils veulent aller en Grande-Bretagne, ils veulent aller en Angleterre en franchissant la Manche ?
00:01:59On en discutera avec Nicolas Pouvreau-Monti, qui est le directeur de l'Observatoire de l'immigration.
00:02:05Est-ce que le gouvernement de la République peut se maintenir uniquement sur l'idée qu'une dissolution
00:02:10provoquerait des élections législatives et que donc certains députés ne retrouveraient pas leur siège ?
00:02:15Toujours est-il que les deux motions de censure ont été rejetées
00:02:17et qu'effectivement M. Lecornu a dit
00:02:20« Si, il y a une motion de censure, il y aura dissolution, vous serez obligés de repartir devant les censures. »
00:02:25Non, il n'a pas dit comme ça, mais il a voulu faire peur.
00:02:27Il a bien dit, il a même demandé aux ministres de l'Intérieur de préparer les élections législatives
00:02:31pour dire « Voilà, et puis il y a ceux qui se sont dit « Mais je ne vais pas retrouver mon poste. »
00:02:34Donc pas de motion de censure, on reste tranquillement sur nos sièges, le QVC sur nos sièges.
00:02:39Le principal, c'est de conserver la popote.
00:02:42Nous aurons alors très sérieusement, pendant une heure, nous recevrons Fariba Stoudi,
00:02:47intellectuelle écrivaine iranienne, qui est actuellement en France
00:02:50et avec elle nous partagerons évidemment cette émoi, ce désarroi,
00:02:53ce chagrin, la tragédie qui vit ce peuple et peut-être qu'on culpabilisera un petit peu.
00:02:59Est-ce que la France a bien été à la hauteur à chaque fois qu'elle a pu,
00:03:02entre nos amitiés avec le chat d'Iran, le fait qu'on ait reçu ensuite l'Ayatollah Khomeini à Naufle-le-Château ?
00:03:06Voilà, on évoquera toute cette situation affreusement douloureuse avec elle.
00:03:12Alors, vous avez vu, nous allons au Grand-Henland.
00:03:16Je suis sûr que le président Trump est déjà terrorisé.
00:03:18Il a peut-être déjà sauté dans One Force son avion pour fuir parce qu'il a peur de la France,
00:03:23surtout si c'est le général Richou qui prend la tête de l'escadron français,
00:03:27qui va, le général Richou qu'on voit souvent sur des télévisions françaises, la télévision.
00:03:31Voilà, H7 revisite l'histoire en expliquant que ce sont des méchants israéliens
00:03:35qui sont faits tués par des gentils palestiniens.
00:03:38La loi fast fashion suspendue qui nous protège de l'invasion de ces produits d'Extrême-Orient,
00:03:45notamment Chine, suspendue par la commission de Bruxelles parce que,
00:03:48mais oui, ça contrarie le libre-échange, les valeurs européennes qui fait qu'on a droit
00:03:53à la libre circulation des marchandises et de la publicité et les méchants français
00:03:58qui veulent empêcher les gentils chinois de nous envahir avec des produits de merde.
00:04:02Et puis les frères musulmans, alors Maud nous expliquera que le parquet a retiré
00:04:07certains chefs d'accusation et que donc le procès de Marine Le Pen
00:04:10pourrait prendre une nouvelle tournure contrairement à ce qu'on avait annoncé.
00:04:14Et puis ce projet, cette proposition de loi du parti républicain
00:04:18qui ferait que les frères musulmans seraient déclarés organisation terroriste.
00:04:23Je pensais que c'était déjà fait.
00:04:24On pensait tous.
00:04:25Et bien voilà.
00:04:26Voilà pour le menu du jour.
00:04:29Sud Radio.
00:04:30La France dans tous ses états.
00:04:32L'humeur de Péricault.
00:04:34Qui de l'œuf ou de la poule était avant ?
00:04:36Alors les Françaises ne pondent plus.
00:04:41Je ne parle pas de démographie.
00:04:43Et même si Maud n'est pas encore mère de famille,
00:04:45je ne doute pas qu'elle repeuplera la France avec des façons patriotiques.
00:04:48Je ne suis pas non plus une poule.
00:04:49Voilà, vous n'êtes pas une poule.
00:04:50Et quelquefois je me prends pour un coq, c'est vrai.
00:04:54Non, blague à part, incroyable.
00:04:57Pénurie d'œufs dans les grandes surfaces.
00:04:59Je l'ai vérifié moi-même.
00:05:02Je me souviens il y a 5 ou 6 ans, il y avait pénurie de beurre.
00:05:05Je n'arrive pas à dire pénurie.
00:05:06Pénurie de beurre.
00:05:07Et nous avions appris ensuite que c'était l'agro-industrie alimentaire
00:05:11qui faisait de la rétention pour faire monter les prix
00:05:15et faire un petit peu d'inflation.
00:05:17C'est incroyable.
00:05:17Bon, là on n'en est pas là.
00:05:18Il y a une forte demande de consommation d'œufs de la part de nos concitoyennes et de nos concitoyens.
00:05:24Pourquoi ? Parce que l'œuf c'est un aliment pas cher qui permet de contourner la balle bouffe.
00:05:28C'est un aliment très sain.
00:05:30L'œuf devait être remboursé par la sécurité sociale.
00:05:33Pas n'importe lequel, Machel Maud, Julien et Emmanuel.
00:05:36Les œufs marqués 00 ou 01, c'est-à-dire les œufs de plein air vraiment provenant de poules qui vivent dans la nature,
00:05:44qui sont élevés correctement.
00:05:45À partir de 2 et 3, c'est souvent des œufs qui viennent de poules qui sont en batterie.
00:05:50On touche un peu le système industriel.
00:05:52Ça n'en reste pas moins des œufs, même si la poule n'a pas été forcément nourrie avec de l'herbe sur un parcours sauvage,
00:05:58mais avec du granulé dont le contenu est un petit peu douteux.
00:06:00Toujours est-il que la demande est très forte, on a vendu 15,04 milliards d'œufs en 2024 en France.
00:06:08Vous vous rendez compte le nombre d'omelettes que ça a pu faire ?
00:06:11Et pourtant ce n'est pas assez puisque l'augmentation de la demande est de 4 à 5%.
00:06:16Il y a 4 à 5% d'augmentation tous les ans alors que la production n'augmente que de 1%.
00:06:20Donc on est obligé d'aller chercher, mais la honte, on est obligé d'aller chercher des œufs,
00:06:25notamment aux Pays-Bas ou en Allemagne, dans des pays de...
00:06:27Alors c'est le marché commun vous allez me dire.
00:06:29Mais quand même que la France soit en pénurie d'œufs, c'est vous dire à quel point notre agriculture est malade.
00:06:35Enfin la poule, gallia, gaulle, gallia, c'était le symbole de notre...
00:06:39Pour les Romains, c'était le symbole de notre pays, les gallinacées.
00:06:42Et nous manquerions de poules en France au point de ne pas avoir assez d'œufs pour nourrir la population.
00:06:46C'est quand même aberrant, c'est vous dire, dans quel état est l'agriculture ?
00:06:49Alors on nous explique, oui, mais il y a eu un coup de froid, il y a eu des intempéries,
00:06:55peut-être une plus forte demande au moment de l'année avec la tempête qui a empêché les transports, le coup des transports.
00:07:02Voilà. Enfin, toujours est-il qu'on est dans un système économique qui voit la France manquer d'œufs.
00:07:09C'est un signe avant-coureur qui n'est pas rassurant du tout.
00:07:12Donc surtout, continuez à manger des bons œufs, des bons œufs à la coque, en omelette, on peut vous donner des recettes.
00:07:18Les œufs bio, bien sûr, parce qu'ils sont, même s'ils sont en zéro, ils ne sont pas bio, en tout cas des poules de plein air.
00:07:23Et puis prions pour nos poules de France, veillons à ce qu'elles soient nombreuses, plus nombreuses pour nous nourrir.
00:07:28Et rappelons que c'est un aliment très sain, il vaut mieux manger 6 œufs, 12 œufs,
00:07:33il vaut mieux abuser quelque part de la consommation d'œufs que de manger des fast-foods américains qui font du mal à la santé.
00:07:38Alors que l'œuf, l'œuf de la poule de France, fait du bien à la patrie.
00:07:42Vive la France, vive les poules, vive les œufs de France.
00:07:43Et cocorico.
00:07:45Nous allons parler dans un instant de Sébastien Lecornu qui a échappé à deux motions de censure.
00:07:50Alors ce n'est pas vraiment un miracle, c'était assez attendu grâce à l'alliance des Républicains et du Parti Socialiste.
00:07:54On en parle dans un instant avec Guylain Bénessa.
00:07:56N'hésitez pas à nous appeler au 0826 300 300 en direct sur Sud Radio.
00:08:00On vous donne la parole.
00:08:08Les deux motions de censure déposées la semaine dernière par la France Insoumise et par le Rassemblement National en réaction à la prochaine signature du Mercosur
00:08:15ont été rejetées hier soir à l'Assemblée Nationale, sans surprise.
00:08:18Le Premier ministre Sébastien Lecornu se maintient donc à Matignon grâce aux députés des Républicains et les socialistes.
00:08:25Peut-on pour autant parler d'équilibre ?
00:08:27On en parle avec l'avocat et auteur d'un livre à paraître aux éditions L'Artilleur.
00:08:31Nouveau maître, histoire secrète des hommes qui vendent la France à l'Union Européenne en étant plein dedans.
00:08:36Bonjour Guylain Bénessa.
00:08:38Bonjour.
00:08:39Bonjour Guylain Bénessa, merci d'être sur Sud Radio aujourd'hui.
00:08:44Alors Guylain Bénessa, suffit-il de brandir la menace de la dissolution,
00:08:48c'est-à-dire de l'obligation de repartir devant les électeurs pour retrouver son siège de député,
00:08:53pour convaincre une partie des élus de l'Assemblée Nationale de ne pas voter la motion de censure ?
00:08:58Je vous rappelle que lorsqu'il s'est agi de valider le Mercosur, soit que la France ne ratifie ou ne le signe pas,
00:09:04tous les groupes avaient dit que si le Mercosur passe, il y aura inévitablement une motion de censure,
00:09:09parce que nous ne pouvons pas accepter que la France ne se défende pas assez vigoureusement
00:09:16pour empêcher la signature de ce traité félon.
00:09:21Finalement, de façon ambiguë, le Président de la République a dit que la France ne signera pas,
00:09:25mais finalement il va passer, et puis la motion de censure de la France Insoumise et du Rassemblement National n'est pas passée non plus.
00:09:33En fait, on a peur de la dissolution. C'est ce qu'il faut comprendre.
00:09:37Écoutez, c'est très simple en fait. On en a déjà parlé à votre antenne d'ailleurs, Péricault, je crois.
00:09:42Absolument.
00:09:43Ça fait un an et demi qu'on fait un jeu de dupe, qu'on joue un jeu de dupe, et ce jeu de dupe, en fait, il produit ses effets.
00:09:48Il produit ses effets parce que Macron a dissous il y a un an et demi,
00:09:51que personne n'avait vraiment sauté la machine depuis un an et demi, ce qui veut dire qu'elle joue,
00:09:56et il joue Emmanuel Macron d'une espèce de remplaçant éternel,
00:10:00c'est-à-dire qu'il a joué le coup Barnier, il tente le coup le cornu, et le cornu reste en place.
00:10:05Et en fait, le problème, c'est que plus on se rapproche de l'élection présidentielle, on va dire normale,
00:10:10qui a lieu en 2027, moins qui que ce soit n'a d'intérêt, en dehors de l'FI et du RN, de la dissolution.
00:10:16Pour quelles raisons ? Très simple.
00:10:18Parce que d'une part, ils vont encore perdre leur stock de députés, si je puis dire.
00:10:22Ça veut dire que LR et LPS n'ont absolument aucun intérêt à la dissolution aujourd'hui,
00:10:27qu'en plus la dissolution ne provoquera de moins en moins de débats autour de la démission d'Emmanuel Macron,
00:10:33puisque de toute façon l'élection a lieu dans maintenant un an, grosse masse, à peu de choses près.
00:10:37Ce qui veut dire que par la force des choses, même si la situation est apocalyptique,
00:10:41tout le système central se tient autour d'un accord implicite qui est, autant rester jusqu'au bout,
00:10:47parce qu'il n'y a pas de solution, moins il y a de solution, plus il vaut mieux que le système reste en place,
00:10:51plus le cornu tiendra, et plus Macron jouera les prolongations jusqu'en 2027.
00:10:55Si je comprends bien, il y a eu une motion de censure en décembre 2024 contre Michel Barnier.
00:11:01On s'est dit, bon, il n'y aura pas de dissolution, puisque finalement c'est François Bayrou qui a été nommé.
00:11:06François Bayrou est parti non pas sur une motion de censure, mais sur un refus de confiance,
00:11:10un vote de défiance, là aussi pas de dissolution.
00:11:14Le président de la République lui-même semble ne pas souhaiter refaire une dissolution.
00:11:19Pour autant, Guylain Bénessa, est-ce qu'on peut vivre, est-ce que ce gouvernement de la République,
00:11:23avec l'article 20 qui précise que c'est le gouvernement qui détermine les conduits de la politique de la nation,
00:11:27on va traîner comme ça sans majorité ?
00:11:30Regardez, on n'arrive pas à voter le budget.
00:11:32Vous pensez qu'on va pouvoir se traîner comme ça ?
00:11:33J'utilise vraiment spécialement l'expression traîner jusqu'à 2027.
00:11:38– Écoutez, là encore, très simple, j'ai envie de vous dire, on ne devrait pas,
00:11:43mais je vous répondrai, soyons objectifs, ça fait un an et demi qu'on joue à cela.
00:11:46Ça veut dire que ce petit jeu dure depuis l'été 2024, nous sommes en janvier 2026,
00:11:51moi j'avais fait le pari, malheureusement, que pour tout un tas de raisons liées aussi aux questions européennes,
00:11:55liées à la fragilité d'Emmanuel Macron, il jouerait le jeu de la prolongation.
00:11:59Cette prolongation, au fond, je vais vous dire, c'est très simple,
00:12:01cette prolongation profite, on va dire, au système tel qu'il est et Emmanuel Macron en premier lieu,
00:12:06parce que ça lui évite d'être sur le grill, il l'a été par moments, il ne l'est plus beaucoup aujourd'hui,
00:12:11et la guerre en Ukraine joue en sa faveur parce qu'elle crée un climat anxiogène,
00:12:15on veut encore moins de changements qu'avant, en quelque sorte,
00:12:18et en même temps, le problème, c'est que cette prolongation, elle dure si longtemps
00:12:21que la France, chaque jour un peu plus, s'enfonce,
00:12:24non pas seulement dans une crise institutionnelle, mais dans un marasme qui touche tout le monde.
00:12:28Ça fait que d'un côté, vous voyez bien qu'il y a évidemment la révolte des agriculteurs,
00:12:32la rébellion des agriculteurs contre un Mercosur sur lequel Macron a raconté à peu près tout et n'importe quoi,
00:12:38au fond, c'est l'empereur du en même temps, il l'est une nouvelle fois,
00:12:42je veux dire, il n'y a rien de nouveau.
00:12:44Les médecins libéraux sont également dans la rue depuis 10 jours ou 15 jours,
00:12:48le Mercosur égrène maintenant une espèce de folie européenne
00:12:50que tout le monde voit à grande échelle constamment,
00:12:54donc la France s'enfonce, mais à mesure que la France s'enfonce,
00:12:57Macron tient, Macron tient, et il emmène avec lui
00:13:00tous ceux qui rêvent de tenir plutôt que de sauver la France.
00:13:04Et le problème, à mon avis, c'est que l'extrême centre,
00:13:06cette espèce de démocratie minoritaire qu'on a mise en place,
00:13:09qui l'a mise en place, qui s'est constituée,
00:13:11a envie de rester le plus longtemps possible,
00:13:13et elle préfère rester plutôt que de tenter le coup de dynamiter quoi que ce soit
00:13:17et de modifier les choses en profondeur.
00:13:18Vous savez, au fond, plus on rêve de renverser la table,
00:13:21certains en rêvent, plus le système s'accroche pour ne rien renverser,
00:13:24parce que si vous renversez quoi que ce soit, la vaisselle est brisée,
00:13:28et ceux qui tiennent la vaisselle en main n'ont pas envie de la casser.
00:13:30D'autant que ça permet au président de la République
00:13:32de faire croire qu'il continue à présider la France,
00:13:34alors qu'en vérité nous sommes dans une situation,
00:13:36déjà dire, de cohabitation douce.
00:13:38Sébastien Lecourneu est un proche de lui,
00:13:40mais malgré tout, la majorité qui est derrière Sébastien Lecourneu
00:13:43n'est pas totalement macroniste,
00:13:45donc le président de la République peut prendre des dispositions.
00:13:48On dirait que lui-même n'a pas bien compris que la dissolution
00:13:50l'avait dessaisie du pouvoir exécutif à temps plein,
00:13:54si je peux m'exprimer ainsi,
00:13:55et il continue de temps en temps par des effets de manche.
00:13:57Alors évidemment, il a toujours le contrôle des armées,
00:13:59donc il peut toujours parler de guerre, d'intervention française,
00:14:02de dire j'envoie l'armée au Groenland.
00:14:05Pour autant, est-ce que les institutions de la 5ème République
00:14:07sont faites pour fonctionner de cette façon ?
00:14:10Là, en deux mots, le budget, s'il n'y a pas de majorité,
00:14:13ça sera des ordonnances ?
00:14:15C'est exactement ça, c'est-à-dire que la 5ème est corrompue à tous les bouts.
00:14:18Il y aura des ordonnances, moi je m'en doutais depuis le départ
00:14:22que de toute façon, on n'aurait pas d'autre choix
00:14:24que de trouver un mécanisme pour faire passer le budget par ordonnance,
00:14:27et d'autre part, sur les institutions, c'est très simple.
00:14:30Vous savez, on accable beaucoup aujourd'hui la 5ème en disant
00:14:32« elle date d'un autre temps, au fond, on n'a qu'à tout changer,
00:14:36ça ne marche plus ».
00:14:37En fait, ce n'est pas ça le problème.
00:14:39Le problème, c'est que quelles que soient les institutions,
00:14:41lorsque vous avez les mauvaises personnes aux mauvais endroits,
00:14:43on ne s'en sortira pas.
00:14:44C'est valable dans tous les domaines, je veux dire,
00:14:46ce n'est pas uniquement la France, ce n'est pas uniquement la 5ème.
00:14:49Et le problème, c'est que Macron aujourd'hui, Emmanuel Macron,
00:14:51sait parfaitement que ce qu'il fait, c'est le contraire
00:14:54de ce que le code génétique de nos institutions réclame.
00:14:57Vous savez, je tiens à cette petite phrase,
00:15:00qui n'est pas une petite phrase, bien qu'elle soit lancée rapidement,
00:15:03dans ces débats sur la 5ème République.
00:15:06Un jour, Alain Perfide demande à De Gaulle,
00:15:09qu'est-ce qu'on fera si demain, des élections législatives anticipées ont lieu
00:15:14et que le camp présidentiel perd ?
00:15:16Et De Gaulle répond très simple,
00:15:18il n'imagine même pas qu'un successeur oserait,
00:15:22oserait se maintenir dans une configuration où il aurait perdu.
00:15:25Oserait se maintenir.
00:15:27Or, entre-temps, on a inventé la cohabitation,
00:15:29qui est déjà le contraire exact de nos institutions,
00:15:31et aujourd'hui, on a l'étape finale,
00:15:34c'est un président qui ne cohabite même plus vraiment,
00:15:37un président qui fait mine de cohabiter
00:15:38avec quelqu'un qui est son majordome, Sébastien Lecornu,
00:15:42et qui, du coup, donne l'impression de cohabiter,
00:15:44alors qu'il fait l'exact inverse,
00:15:46à la fois même de la cohabitation,
00:15:47et encore pire, du fonctionnement régulier des institutions.
00:15:50Vous savez, le problème, Périgo Légas, il est terrible,
00:15:53le problème, c'est que tout homme qui a du pouvoir est porté en abusé,
00:15:57vous savez, via les formules de Montesquieu,
00:15:58et qu'aujourd'hui, Macron a le pouvoir,
00:16:00qu'il en abuse pour corrompre nos institutions,
00:16:03et qu'au bout, la question est de savoir
00:16:04est-ce qu'on arrivera encore à identifier ce qui marche bien
00:16:08lorsque l'homme, en responsable numéro un,
00:16:11la tête de gondole, fait tout marcher à l'envers ?
00:16:14Est-ce qu'il restera quoi que ce soit ?
00:16:16Peut-être des ruines, j'espère juste,
00:16:18j'en finis avec ça,
00:16:19j'espère juste que sur ces ruines,
00:16:21nous verrons qu'une fois Macron plus là,
00:16:23ces ruines peuvent renaître de leur sang,
00:16:25si je peux dire, pour faire marcher le pays à l'endroit.
00:16:26– Guylain Bélessa, je complète votre propos en vous précisant
00:16:30que non seulement le président de la République
00:16:32ne démissionne pas quand il a perdu les législatives,
00:16:35et c'est arrivé un nombre de fois depuis la mort du général de Gaulle,
00:16:38il ne démissionne même pas quand il perd le référendum.
00:16:40Alors que le général de Gaulle en 1969,
00:16:42personne ne lui demandait, il a dit
00:16:44si le référendum n'est pas adopté,
00:16:47je considérais que c'est un des aveux du peuple français,
00:16:50et comme mon autorité émane de l'autorité
00:16:52de la souveraineté du peuple français,
00:16:53je démissionne, il a tenu parole ce qu'il a fait,
00:16:55ce que Chirac n'a pas fait en 2005.
00:16:57Et je vous rappelle, et je vous redonne une petite phrase
00:16:59qui complétera votre ouvrage sur Nouveau Maître,
00:17:03Histoire secrète des hommes qui vendent la France à l'UE,
00:17:05à l'imperfide demande au général de Gaulle,
00:17:07mais qu'est-ce qui se passe s'il y a un traité international
00:17:09qui est contraire à nous ?
00:17:11Et de Gaulle lui répond,
00:17:12et bien quand on se fait couillonner,
00:17:13on dit non et on s'en va, c'est tout,
00:17:14on n'accepte pas de se faire couillonner.
00:17:16Or, je pense que le gouvernement français
00:17:17se fait couillonner par l'Europe depuis un certain temps,
00:17:20mais ça, ça sera à nos débats, vous reviendrez,
00:17:21quand vous aurez publié votre ouvrage,
00:17:24on vous recevra pour ça.
00:17:26Pour autant, on continue dans cette configuration,
00:17:30Sébastien Lecornu est assez à l'aise dans les sondages,
00:17:33or, on voit bien que la méthode de Cornu
00:17:34qui est celle de la conciliation, de la négociation, du dialogue,
00:17:38ben finalement ça ne marche pas.
00:17:39Parce qu'il y a toujours un des éléments,
00:17:41quand on déshabille Paul pour donner satisfaction au PS
00:17:43et contrarier les LR,
00:17:45ou quand on dit l'Ou-LR,
00:17:46je vous fais une concession, c'est le PS qui n'en veut plus,
00:17:48finalement, le Cornu c'est du pipeau.
00:17:52Le Cornu a été le dernier, on va dire,
00:17:55proche de Macron à pouvoir reprendre les gants,
00:17:58mais je vous rappelle, vous vous rappelez très bien,
00:17:59tout le monde se rappelle qu'il était resté 24 heures
00:18:01avant de revenir dans des conditions ubuesques lors de sa nomination.
00:18:04Il y avait eu la pantalonade de Bruno Le Maire,
00:18:06qui était pour faire démissionner Retailleau,
00:18:08on a compris le stratagème.
00:18:11Exactement, alors dans cette tambouille-là,
00:18:13Lecornu est finalement resté,
00:18:15il tient la barre comme il peut,
00:18:16mais en fait le problème, il est là encore simple,
00:18:18et je précise d'ailleurs que la plupart de nos problèmes sont simples,
00:18:21c'est que Lecornu a été choisi par Macron,
00:18:23donc avec l'histoire Le Maire,
00:18:25parce qu'il devait être l'homme de la conciliation.
00:18:26C'est son pote, Guylain, c'est son pote, on est d'accord, c'est son pote.
00:18:32Voilà, je disais que c'est le majordome,
00:18:35c'est-à-dire qu'il est fait pour faire ce que le Président lui demande de faire.
00:18:38Et le problème, il est là, il saute aux yeux,
00:18:42c'est qu'on ne peut pas gouverner en étant exclusivement un majordome,
00:18:45c'est-à-dire un homme de conciliation et de compromission.
00:18:49C'est pas possible.
00:18:50C'est-à-dire qu'au bout d'un moment, on le sait très bien,
00:18:52soit vous êtes un homme de chambre,
00:18:53donc vous êtes un parlementaire façon 4ème République,
00:18:56c'est-à-dire, il faut le dire, à laquer.
00:18:58Si vous êtes un laquer, pourquoi pas, vous vous arrangez dans les couloirs.
00:19:01On a eu des laquets de grand talent.
00:19:03Nicolas Sarkozy parlait de mon assistant pour François Fillon,
00:19:06vous savez, il avait dit c'est mon assistant.
00:19:09Et c'est exactement ça, c'est exactement ça.
00:19:11Le problème, il est qu'on ne peut pas à la fois être un laquer
00:19:13et gouverner un pays,
00:19:15d'autant plus dans une situation qui réclame une main ferme,
00:19:18puisque précisément, il n'y a pas d'accord,
00:19:20qu'il faut faire des arbitrages et qu'au moins il faut trancher.
00:19:23Et vu qu'on ne peut pas trancher parce que personne n'est d'accord,
00:19:26on a une chambre qui fonctionne à l'envers
00:19:28et on a un gouvernement qui est l'enregistrement
00:19:30d'une chambre qui fonctionne à l'envers.
00:19:32Donc évidemment, vu que tout est noyé,
00:19:34le problème, c'est que tant que l'homme responsable de cette noyade,
00:19:37Emmanuel Macron, est là, on ne peut rien faire.
00:19:39C'est pour ça que je dis toujours,
00:19:41on a beau marcher sur la tête à tous les endroits,
00:19:43à tous les niveaux,
00:19:44le problème, c'est que la tête pensante marche à l'envers
00:19:47et que tant que la tête pensante marche à l'envers,
00:19:49tout le reste en dégouline dans une noyade généralisée.
00:19:52Au fond, vous savez, le pire,
00:19:54c'est que Macron, par irresponsabilité,
00:19:57entraîne tout le monde avec lui
00:19:58et ceux qui acceptent de monter dans le Titanic,
00:20:00je me demande ce qu'il en restera
00:20:02à la fois de leur style,
00:20:04de leur comportement, de leur épaisseur,
00:20:06de la réalité de leur comportement,
00:20:08une fois que le Titanic sera au fond des eaux.
00:20:10scénario qui est à craindre.
00:20:12Merci Guylain Benassat d'avoir été avec nous
00:20:14et de nous avoir apporté votre témoignage.
00:20:16Je pense qu'on aura l'occasion de vous retrouver
00:20:18pour continuer à parler de politique française.
00:20:19A très vite.
00:20:21Les Pères Larive, restez bien avec nous.
00:20:23Dans un instant, nous parlerons de la France
00:20:25qui déploie l'armée au Groenland.
00:20:27Le discours du chef de l'État est en cours,
00:20:29devrait commencer dans un petit instant.
00:20:30Donc on essaiera de vous donner les éléments en direct.
00:20:33Et puis, juste après, nous parlerons immigration
00:20:36avec un score, un record assez triste
00:20:40de passage de la Manche des migrants
00:20:42entre la France et le Royaume-Uni.
00:20:43Pareil, on entrera dans le détail dans un petit instant.
00:20:45N'hésitez pas à réagir.
00:20:460826 300 300 en direct sur Sud Radio.
00:20:49A tout de suite.
00:20:5214h16.
00:20:54Sud Radio, la France dans tous ses états,
00:20:57les perles du jour.
00:21:00Allez, c'est l'information du jour.
00:21:02La France déploie son armée au Groenland
00:21:04dans le cadre d'une mission européenne, Péricault.
00:21:06Oui, le président de la République a décidé
00:21:08qu'il fallait intervenir au Groenland.
00:21:10Alors d'abord, il y a eu une mission diplomatique.
00:21:12Est-ce qu'on fait, est-ce qu'on installe
00:21:14un consulat à nuque ?
00:21:16Oui.
00:21:16Et puis là, c'est l'expédition d'un corps.
00:21:19Alors, on comprend effectivement l'idée.
00:21:22Il faut se positionner pour dissuader M. Trump
00:21:24d'annexer ou d'envahir le Groenland.
00:21:28Est-ce que pour autant, la présence d'un détachement
00:21:30d'armée française le dissuadera ?
00:21:32Je m'imagine.
00:21:34Donald, fais gaffe, parce qu'on arrive.
00:21:37Et attention, tu vas voir tes fesses
00:21:38si tu commences à nous embêter.
00:21:40Il y a Donald qui dit
00:21:41Oh là là !
00:21:42Non, je vous en prie, je vous en supplie.
00:21:44Venez pas, les Français.
00:21:45J'ai très peur de vous.
00:21:46J'ai très peur de vous, surtout si c'est le général Richou
00:21:48qui prend la tête du corps expéditionnaire.
00:21:50Les Américains vont être écrasés.
00:21:52Donc voilà, on a l'impression,
00:21:54on comprend la démarche diplomatique
00:21:56et ça permet au Président de la République
00:21:58qui aujourd'hui est en train de présenter ses voeux aux armées,
00:22:00on dirait un immense meeting électoral,
00:22:02ça permet au Président de la République d'exister
00:22:04et de montrer qu'il a encore la main mise
00:22:06sur les décisions militaires.
00:22:08Pour autant, la marge de manœuvre est étroite
00:22:09et surtout, ça semble ridicule.
00:22:12Toute l'Union Européenne n'est pas derrière la France,
00:22:15donc on est seul.
00:22:16Je ne sais pas quelle sera l'ampleur du détachement,
00:22:17150, 200, 300 hommes.
00:22:19Je ne pense pas que...
00:22:20Pour l'instant, 15 sur son place.
00:22:21Voilà, mais même si on allait un petit peu plus loin
00:22:23et avec des chasseurs alpins,
00:22:24avec des skis et des raquettes et des luges,
00:22:27je ne pense pas que ça suffira à dissuider,
00:22:29je ne suis pas diplomate,
00:22:31je ne pense pas que ça suffira à dissuider
00:22:33les Etats-Unis d'aller jusqu'au bout de leur idée.
00:22:38Et puis une terrible nouvelle
00:22:39illustrant l'état de nos hôpitaux.
00:22:41Deux patients sont morts sur leur brancaire
00:22:42aux urgences du CHU de Rennes.
00:22:44Alors, ça c'est une photo de la France en 2026.
00:22:48Vous vous levez le matin,
00:22:50vous avez un problème de santé,
00:22:51vous allez aux urgences de l'hôpital de Rennes,
00:22:53qui est un hôpital réputé.
00:22:56Rennes, c'est la préfecture régionale de la Bretagne.
00:22:59Et vous ne rentrez pas le soir chez vous
00:23:02parce que vous êtes morts dans les couloirs
00:23:04des hôpitaux de Rennes
00:23:07parce que les urgences sont en telle carence
00:23:10et en telle défaillance.
00:23:12Les urgences, vous vous rendez compte,
00:23:13le mot urgence,
00:23:14on vous laisse mourir dans un couloir.
00:23:16C'est un symbole,
00:23:17ce sont deux morts qui sont des tragédies.
00:23:19Et on voit les corps d'un terrain aujourd'hui
00:23:22dans une autre forme de tragédie.
00:23:24Et là, on voit les images
00:23:25qu'on se dit qu'on est dans un pays
00:23:27en voie de développement.
00:23:29On ne peut pas penser que c'est les hôpitaux
00:23:30de la République française à Rennes
00:23:32où on laisse crever les gens
00:23:34dans le couloir
00:23:35qui sont venus en urgence.
00:23:37Enfin, je ne sais plus dans quel monde on vit,
00:23:39je ne sais pas dans quelle France on habite.
00:23:41Voilà.
00:23:41Moi, ça me révolte.
00:23:42C'est indigne.
00:23:43Je pense aux familles qui ont perdu leurs proches
00:23:45alors qu'ils étaient allés se faire soigner
00:23:47dans un hôpital de la République française
00:23:49avec un système sanitaire prodigieux.
00:23:51Un gouvernement qui est là,
00:23:52un ministre de la Santé,
00:23:53et il y a deux personnes qui meurent
00:23:54aux urgences de Rennes.
00:23:56No comment, mais honte sur la France.
00:23:59La maison d'édition Hachette
00:24:00a rappelé ses manuels de révision
00:24:02Objectif BAC d'Histoire et Géographie
00:24:04pour falsification de l'histoire.
00:24:06Oui, c'est un manuel pro-scolaire,
00:24:09un dégât collatéral des éditions Hachette
00:24:12où on expliquait simplement aux enfants
00:24:14qu'il y avait 1000 colons israéliens
00:24:17qui s'étaient fait tuer à Gaza le 7 octobre
00:24:20et qu'en conséquence de quoi,
00:24:22l'armée israélienne était allée perpétrer
00:24:23quasiment un massacre
00:24:24contre la population de Gaza.
00:24:27On connaît la tragédie de ce 7 octobre.
00:24:30Oui, c'est la pire abomination
00:24:33qu'il y a eu contre les Juifs
00:24:34le 7 octobre 2023.
00:24:36Depuis la Shoah.
00:24:38Pour autant, la réponse du gouvernement israélien
00:24:40et ce qui s'est passé à Gaza
00:24:41évidemment soulève un énorme problème
00:24:43par rapport au fait que l'armée israélienne
00:24:45a commis des crimes de guerre.
00:24:47Certains disent des crimes contre l'humanité.
00:24:49Le terme de génocide a été utilisé.
00:24:51Mais que là, des éditeurs puissent mettre
00:24:53noir sur blanc à destination des enfants
00:24:55des écoles de France.
00:24:571000 colons juifs ont été tués
00:24:58comme si un peu, quelque part,
00:24:59ils l'avaient cherché.
00:25:00Et qu'en conséquence de quoi,
00:25:02l'armée israélienne s'est comportée
00:25:04de façon monstrueuse,
00:25:05je pense qu'il y a une juste mesure.
00:25:06Le président de la République a saisi.
00:25:08Il s'en est lui-même ému et indigné publiquement.
00:25:11Bon, on a peut-être l'idée
00:25:12de ce que serait le manuel scolaire
00:25:15s'il y avait un ministre de l'éducation nationale
00:25:17de la France insoumise.
00:25:18Puisque finalement, le contenu de ce texte,
00:25:21c'est exactement la propagande
00:25:22de la France insoumise
00:25:23sur le conflit entre Israël et les Palestiniens.
00:25:25J'espère qu'on trouvera un petit peu plus de sérénité
00:25:28et que les manuels scolaires à destination
00:25:29de nos enfants qui sont déjà
00:25:31dans une fabrique de crétins pour certains
00:25:32parce que l'enseignement de l'histoire est massacré.
00:25:34Je pense qu'on pourra redresser la tête
00:25:36et reprendre un petit peu le sens des réalités.
00:25:38Ils se mettent sur le trottoir, les fashion.
00:25:40On passe, nous.
00:25:41La proposition de loi visant à freiner
00:25:43l'essor de l'ultra-fast fashion
00:25:45est en suspens, bloquée,
00:25:46dans des discussions entre la France
00:25:48et la Commission européenne.
00:25:49Ah oui, le scandale Chine
00:25:50avec ses produits qui arrivent de Chine
00:25:51dans des conditions de totale déloyauté
00:25:54et évidemment de nocivité
00:25:56pour le consommateur français.
00:25:59Eh bien, on se disait
00:25:59« Enfin, le gouvernement français
00:26:01a pris des dispositions.
00:26:02Enfin, on va prendre des lois.
00:26:03On va s'impliquer.
00:26:04On va réguler.
00:26:05On va empêcher.
00:26:06On va protéger l'économie française.
00:26:08On va protéger le consommateur français
00:26:09avec des mesures qui sont,
00:26:11j'allais dire, le béabat du bon sens politique.
00:26:13Eh bien, vous avez la Commission européenne
00:26:15qui est là sur le sacro-saint principe
00:26:17du libre-échange,
00:26:19la libre-circulation des marchandises
00:26:20après le traité de Schengen
00:26:21en Union européenne,
00:26:22l'acte unique européen de 1986,
00:26:26béni et voulu par M. Jacques Delors,
00:26:28ancien ministre socialiste
00:26:29de l'économie et des finances
00:26:30qui a voulu que tout puisse circuler.
00:26:32Eh bien, aujourd'hui,
00:26:33on est dans la mouise
00:26:33et on a la Commission européenne
00:26:35qui, au lieu de protéger
00:26:36le consommateur européen
00:26:37et le consommateur français,
00:26:38dire « Eh bien, non,
00:26:39vous ne pouvez pas interdire
00:26:40aux produits Chine.
00:26:41La publicité, il faut l'autoriser.
00:26:43C'est la loi.
00:26:44Il faut le libre-échange.
00:26:45Bon, mais qu'on continue
00:26:45à aller dans le mur.
00:26:46C'est-à-dire,
00:26:47l'Europe est moribonde.
00:26:48On a vu hier avec Charles Gaff
00:26:50que l'euro n'était peut-être
00:26:51pas forcément la solution
00:26:52et qu'il a peut-être posé
00:26:53plus de problèmes
00:26:53qu'il a apporté de solutions.
00:26:55Et aujourd'hui,
00:26:55on a la Commission européenne,
00:26:57on a Mme Ursula von der Leyen
00:26:59qui est une très bonne ambassadrice
00:27:00des États-Unis en Europe
00:27:01qui nous interdit
00:27:03de défendre nos consommateurs
00:27:04et notre économie.
00:27:05J'espère que les Français
00:27:06en tireront les conséquences
00:27:07et que la classe politique
00:27:08à leur gouvernement
00:27:08a dit « On va trouver des solutions.
00:27:09Il faut trouver une réponse
00:27:10pour la Commission européenne.
00:27:11On va trouver une formule
00:27:12qui puisse la satisfaire. »
00:27:13Tout ça est abject.
00:27:15Honnêtement,
00:27:16c'est piteux.
00:27:17Je dis,
00:27:17c'est pas sérieux.
00:27:19Le procès des assistants
00:27:20parlementaires commence.
00:27:21Alors,
00:27:22il commence moins pire
00:27:23que prévu
00:27:23puisque le parquet
00:27:25aurait évacué
00:27:26deux chefs d'accusation
00:27:27qui évidemment
00:27:27soulagent un peu
00:27:29la position de Marine Le Pen.
00:27:30Et tout n'est pas perdu
00:27:31pour la candidate présumée
00:27:32à l'élection présidentielle.
00:27:33Le deuxième jour
00:27:33de son procès en appel hier,
00:27:35le procureur a estimé
00:27:36que Marine Le Pen
00:27:37avait été injustement condamnée
00:27:38en première instance
00:27:39pour complicité
00:27:40concernant une dizaine
00:27:41de contrats litigieux.
00:27:42Pour rappel,
00:27:43les juges de première instance
00:27:44avaient déclaré
00:27:44Marine Le Pen coupable
00:27:45de détournement de fonds publics
00:27:47et condamnée à 4 ans
00:27:48d'emprisonnement
00:27:48dont 2 fermes
00:27:49à 100 000 euros d'amende
00:27:50et une peine d'inéligibilité
00:27:51de 5 ans
00:27:52avec exécution provisoire.
00:27:53Mais certains contrats dénoncés
00:27:55datent en fait
00:27:55d'avant son avènement
00:27:56à la présidence
00:27:57du Front National en 2011
00:27:58et ne peuvent donc
00:27:59lui être imputés
00:28:00au titre de la complicité
00:28:01de détournement
00:28:02de fonds publics.
00:28:03Cette prise en compte
00:28:04pourrait donc amoindrir
00:28:05sa peine.
00:28:06Ce matin a débuté
00:28:07la troisième audience.
00:28:08Pour l'instant,
00:28:08les auditions sont en cours,
00:28:10notamment celle de Louis Alliot,
00:28:11très attendue
00:28:11cet après-midi.
00:28:13Fontaine,
00:28:13je ne boirai pas de ton eau,
00:28:15ne vendons pas la peau de l'ours
00:28:16avant qu'elle soit tuée,
00:28:18on verra bien.
00:28:19Et voilà.
00:28:20Peut-être que Jordan Bardella
00:28:20ne sera pas le remplaçant.
00:28:22Les jeux ne sont pas faits.
00:28:25Maud,
00:28:26il paraît que les frères musulmans
00:28:28pourraient être reconnus
00:28:29bientôt comme une organisation
00:28:30terroriste.
00:28:31Moi, je pensais que c'était fait.
00:28:32Il était plus que temps
00:28:33et on se demande franchement
00:28:33ce qui empêchait jusqu'à présent
00:28:34l'État et les députés
00:28:35de reconnaître le caractère
00:28:36terroriste de cette organisation
00:28:38même si pour l'instant,
00:28:39rien n'est fait.
00:28:39Pour l'instant,
00:28:40la commission des affaires
00:28:41européennes de l'Assemblée nationale
00:28:42a juste approuvé
00:28:43la proposition de résolution
00:28:45des Républicains
00:28:46visant donc à inscrire
00:28:47les frères musulmans
00:28:48sur la liste européenne
00:28:49des organisations terroristes.
00:28:51Mais cette proposition
00:28:52sera examinée en hémicycle
00:28:54le 22 janvier
00:28:55et il sera intéressant
00:28:56de voir qui s'y oppose.
00:28:57J'ai déjà ma petite idée.
00:28:58Je rappelle à toutes fins utiles
00:28:59que les frères musulmans
00:29:00sont une organisation transnationale
00:29:02dont l'objectif
00:29:02est d'imposer la loi islamique
00:29:04et de substituer
00:29:05aux États existants
00:29:06des régimes fondés
00:29:07sur la charia.
00:29:08C'est d'ailleurs ce que démontre
00:29:09le rapport dévoilé
00:29:10par Bruno Rotaillou
00:29:10l'an dernier.
00:29:11Et je rappelle qu'un sondage
00:29:12de l'Institut CSA
00:29:13pour CNews
00:29:14publié en avril dernier
00:29:15dévoilait que 88%
00:29:16des Français
00:29:17sont favorables
00:29:18à l'interdiction
00:29:19de l'organisation
00:29:19des frères musulmans
00:29:20en France.
00:29:21De temps en temps
00:29:21il s'agirait d'écouter
00:29:22la voix du peuple
00:29:23qui n'a pas vraiment envie
00:29:24d'être remplacée tout de suite.
00:29:25Eh oui, ils sont peut-être musulmans
00:29:26mais en tout cas
00:29:27ce ne sont pas nos frères.
00:29:28Vous restez avec nous
00:29:29parce que nous allons recevoir
00:29:30Nicolas Pouvron-Monti
00:29:31directeur de l'Observatoire
00:29:34de l'immigration.
00:29:35On va essayer de comprendre
00:29:35pourquoi il y a de plus en plus
00:29:36de migrants qui veulent aller
00:29:37en Grande-Bretagne
00:29:38en franchissant la Manche
00:29:38et pourquoi ils ne restent pas
00:29:40dans le paradis économique
00:29:41et social
00:29:41qu'est la République française.
00:29:42A tout de suite.
00:29:44Ils ont été secourus
00:29:49à avoir traversé la Manche
00:29:50pour rejoindre le Royaume-Uni.
00:29:52Un chiffre en hausse
00:29:53pour la deuxième année consécutive
00:29:54malgré les mesures
00:29:55du gouvernement britannique
00:29:56pour endiguer
00:29:56ces traversées clandestines.
00:29:58On en parle avec le directeur
00:29:59de l'Observatoire de l'immigration
00:30:00Nicolas Pouvron-Monti.
00:30:02Bonjour.
00:30:02Bonjour.
00:30:03Bonjour Nicolas Pouvron-Monti.
00:30:04Merci d'être sur Sud Radio
00:30:05avec nous en studio
00:30:06pour parler de ce phénomène
00:30:08de l'immigration
00:30:09qui passe par la France
00:30:10mais ils veulent d'abord
00:30:11aller en Angleterre.
00:30:13Première question
00:30:13pourquoi se précipiter en Angleterre ?
00:30:15Pourquoi ne restez-le pas chez nous ?
00:30:17On est quand même
00:30:17la République française
00:30:18par a dit fiscal et social.
00:30:20Bon, fiscal,
00:30:21non, j'allais dire social.
00:30:22Fiscal, c'est encore autre chose.
00:30:23D'abord, en deux mots,
00:30:25présentez-moi
00:30:25ce qu'est l'Observatoire
00:30:26de l'immigration.
00:30:27Quand a-t-il été fondé ?
00:30:28Par qui et pourquoi ?
00:30:29Bien sûr, écoutez,
00:30:29l'Observatoire de l'immigration
00:30:30et de la démographie,
00:30:31c'est un think tank
00:30:32assez classiquement
00:30:32un laboratoire d'idées
00:30:33qui a été créé
00:30:34il y a cinq ans maintenant
00:30:35afin d'apporter une vision
00:30:37rationnelle, dépassionnée,
00:30:39factuelle, réaliste aussi
00:30:40sur ces sujets migratoires
00:30:42et démographiques
00:30:42dont le moins qu'on puisse dire
00:30:43et qu'ils sont très présents
00:30:44dans le débat public.
00:30:45Hors clivage politique ?
00:30:46Hors clivage politique
00:30:46de manière absolument impartisane.
00:30:48L'immigration étant aujourd'hui
00:30:49un fait social total
00:30:50qui a des implications
00:30:51pour l'ensemble de notre vie
00:30:52en société.
00:30:54Pour répondre à votre question,
00:30:55l'attractivité migratoire
00:30:56du Royaume-Uni,
00:30:56elle vient de loin,
00:30:57elle ne date pas d'hier.
00:30:58Elle s'est néanmoins
00:30:59beaucoup renforcée
00:30:59depuis 20 ans.
00:31:01Trois raisons principales à ça.
00:31:03D'abord,
00:31:04la très grande facilité
00:31:05à vivre et travailler
00:31:06en clandestin
00:31:07quand on est au Royaume-Uni.
00:31:08Il y a moins de contrôles,
00:31:09j'ai envie de dire
00:31:10encore moins de contrôles
00:31:10qu'en France.
00:31:11Vous voulez dire
00:31:11qu'ils ont une législation
00:31:12plus souple que nous ?
00:31:13Notamment parce que
00:31:14la législation du travail
00:31:15de manière générale
00:31:16est plus souple.
00:31:16Ça rend aussi plus simple
00:31:17d'embaucher des clandestins
00:31:18et de travailler comme clandestins.
00:31:19Sur quels paramètres ?
00:31:20La culture anglo-saxonne ?
00:31:22J'allais dire une vision sociale
00:31:24un peu communautariste
00:31:26qui fait qu'on s'inquiète moins
00:31:27de l'étranger
00:31:28qui arrive via le Commodule.
00:31:29C'est ça.
00:31:30Ils sont habitués.
00:31:30Il y a une dimension très libérale
00:31:32dans l'approche
00:31:32du droit du travail
00:31:33qui date des années 80
00:31:34au Royaume-Uni
00:31:34mais qui n'a jamais été
00:31:35fondamentalement remise en cause.
00:31:37Absolument tout à fait.
00:31:37De la main d'oeuvre pas chère.
00:31:38Il faut faire finir
00:31:39de la main d'oeuvre pas chère.
00:31:39C'est ça.
00:31:40Et sur ce phénomène-là
00:31:41se greffe un deuxième facteur
00:31:42qui est que le Royaume-Uni
00:31:43est maintenant un pays
00:31:44très multiculturel
00:31:45où la part des communautés
00:31:46d'origine immigrée
00:31:46est très forte
00:31:47et beaucoup des gens
00:31:48qu'on retrouve à Calais
00:31:49vont rejoindre de la famille,
00:31:51un cousin, une connaissance,
00:31:52un ami qui est déjà
00:31:53au Royaume-Uni
00:31:53et un phénomène de diaspora.
00:31:55L'immigration crée l'immigration
00:31:56en vérité.
00:31:57C'est vrai en France aussi
00:31:58mais c'est très marqué
00:31:59au Royaume-Uni.
00:32:00Et puis il y a un troisième facteur
00:32:01qui est évidemment
00:32:01la langue anglaise
00:32:02qui est apprise
00:32:03à travers le monde
00:32:03et qui rend le Royaume-Uni
00:32:04plus instinctif
00:32:06comme destination visée.
00:32:07Qui sont ces migrants
00:32:08qui vont massivement
00:32:10vers la Grande-Bretagne
00:32:11qui donc, j'allais dire,
00:32:13les pauvres,
00:32:13on a vu les images,
00:32:14ils s'entassent dans des camps.
00:32:16Alors il y avait l'image de Calais
00:32:17avec la mer de Calais
00:32:19qui était inquiète
00:32:20et puis bon tout le littoral
00:32:21avec les transporteurs
00:32:22dans les camions.
00:32:22Enfin on a vu des tragédies humaines.
00:32:24Qui sont ces migrants ?
00:32:25Ce sont des gens
00:32:26qui juste traversent la France
00:32:27ou ce sont des gens
00:32:28qui n'ont pas trouvé
00:32:29satisfaction pour eux en France
00:32:31et qui essayent l'Angleterre
00:32:32ou ils viennent directement
00:32:33pour aller en Grande-Bretagne.
00:32:34La France n'est qu'un lieu de passage.
00:32:35Pour la plupart d'entre eux,
00:32:36le Royaume-Uni
00:32:37est le pays directement...
00:32:38L'objectif.
00:32:39Tout à fait.
00:32:39La France pourra être
00:32:40un pays de rebond
00:32:40pour certains d'entre eux.
00:32:41Ceux qui n'arriveront pas
00:32:42à traverser.
00:32:43Ceux qui finalement
00:32:44seront convaincus
00:32:44par les efforts déployés
00:32:46par l'administration française
00:32:47pour les convaincre
00:32:48de déposer une demande d'asile
00:32:49en France
00:32:50plutôt qu'au Royaume-Uni
00:32:50parce que généralement
00:32:51c'est l'objectif
00:32:52de demander l'asile.
00:32:54Ces profils,
00:32:55on les connaît un peu
00:32:56grâce aux enquêtes
00:32:56menées sur place.
00:32:57C'est des nationalités particulières ?
00:32:58Oui, alors il y a des nationalités
00:32:59qui sont très représentées.
00:33:00Des Afghans,
00:33:01des Syriens,
00:33:02des Érythréens,
00:33:03des Soudanais,
00:33:03des Somaliens.
00:33:05Des profils qui sont
00:33:06globalement à 80%
00:33:07des hommes adultes.
00:33:09Paramètres linguistiques aussi.
00:33:10La langue anglaise
00:33:10est assez installée
00:33:11dans ces pays-là.
00:33:12Bien sûr,
00:33:12qui joue absolument tout à fait.
00:33:13Alors il y a des phénomènes
00:33:14de plus ou moins haute marée
00:33:15selon l'actualité géopolitique.
00:33:16Il y a eu beaucoup de Syriens
00:33:17pendant longtemps.
00:33:18Il y a eu plus d'Afghans
00:33:19depuis 4 ans.
00:33:20Mais globalement,
00:33:21on reste sur ces nationalités-là
00:33:22qui ont déjà des diasporas
00:33:24importantes au Royaume-Uni.
00:33:25Et ces diasporas,
00:33:26j'y reviens,
00:33:26jouent vraiment un rôle
00:33:27d'attractivité
00:33:28dans les pays d'origine
00:33:29pour rejoindre l'Angleterre.
00:33:30Nicolas Pouvromonti,
00:33:31dites-moi,
00:33:32est-ce que les Anglais
00:33:32ne commencent pas,
00:33:33et on le sait,
00:33:34ils ne commencent pas
00:33:34un peu à en avoir marre,
00:33:35la société anglaise ?
00:33:36Elles ne commencent pas
00:33:36à s'inquiéter ?
00:33:37Il n'y a pas un mouvement
00:33:38de, j'allais dire,
00:33:46si je puis dire,
00:33:47dans une grande trahison démocratique
00:33:49qui est que les Britanniques
00:33:50en l'espace de 15 ans
00:33:51ont voté 5 fois
00:33:52pour réduire drastiquement
00:33:53l'immigration
00:33:54avec le Brexit
00:33:55qui s'est fait largement
00:33:56sur cette question.
00:33:57Je vais y venir.
00:33:58C'est un des éléments
00:33:59du vote du Brexit,
00:34:00c'est de protéger,
00:34:00c'est un protectionnisme
00:34:01contre une immigration massive.
00:34:03Ils l'utilisent à bon escient
00:34:04ou finalement,
00:34:05ce n'est pas bien utilisé ?
00:34:06Le vrai problème,
00:34:07c'est qu'il y a eu ce vote
00:34:07pour le Brexit,
00:34:08il y a eu 4 majorités électorales
00:34:09pour le parti conservateur
00:34:10qui a fait campagne
00:34:11pour une restriction
00:34:11de l'immigration.
00:34:12Avec Boris Johnson à la tête
00:34:13et au départ.
00:34:14Tout à fait,
00:34:14avec Theresa May
00:34:14puis Boris Johnson.
00:34:16Et la vraie difficulté,
00:34:18c'est que le système
00:34:18d'immigration
00:34:19mis en place post-Brexit,
00:34:21au lieu de tarir les flux,
00:34:22les a accélérés
00:34:23de façon spectaculaire.
00:34:24Comment se fait-il ?
00:34:24En l'espace de 3 ans,
00:34:262022-2024,
00:34:27le Royaume-Uni a reçu
00:34:28une immigration nette
00:34:28de 2 millions de personnes.
00:34:30C'est sans comparaison,
00:34:30y compris...
00:34:312 millions de personnes.
00:34:322 millions de personnes.
00:34:32En France, c'est quoi la moyenne ?
00:34:34Alors, sur les dernières années...
00:34:35Les vrais chiffres.
00:34:36C'est ça.
00:34:36En ajoutant les différentes
00:34:38catégories d'entrées,
00:34:39on est sans doute
00:34:39entre 400 et 500 000 par an.
00:34:41Par an.
00:34:41C'est ça.
00:34:41Combien de départs ?
00:34:43Alors, selon l'INSEE,
00:34:45pour 3 immigrés qui entrent,
00:34:46il y a un immigré qui part.
00:34:47Donc, on peut envisager
00:34:48que sur cette période,
00:34:49il y a environ 130 000 immigrés
00:34:50qui sont partis par an.
00:34:51Donc, la balance des paiements
00:34:51est relativement acceptable.
00:34:53En tout cas,
00:34:54elle est historiquement élevée
00:34:55au regard de nos propres critères,
00:34:56mais elle est sans comparaison
00:34:57avec ce que le Royaume-Uni a connu.
00:34:58Et pourquoi cette accélération ?
00:35:00Globalement,
00:35:00parce qu'on a voulu mettre en place
00:35:02un système à point à l'australienne,
00:35:04vous savez,
00:35:04selon les niveaux de qualification,
00:35:05etc.
00:35:06Mais on a mis des critères
00:35:07qui étaient très très faibles.
00:35:08C'est-à-dire que,
00:35:09typiquement,
00:35:09avoir un titre
00:35:10pour être salarié qualifié
00:35:11au Royaume-Uni,
00:35:12ça impliquait vraiment pas grand-chose
00:35:13en termes de rémunération.
00:35:15On a fixé des objectifs
00:35:16d'immigration étudiante très forte.
00:35:17On fait la même erreur en France
00:35:18d'ailleurs actuellement.
00:35:19Et donc,
00:35:20ça a conduit à un emballement de l'immigration
00:35:21qui a été essentiellement
00:35:22un emballement légal.
00:35:23Est-ce qu'il y a plus de boulot pour autant ?
00:35:24Est-ce que l'économie britannique
00:35:26est à ce point
00:35:27plus dynamique que la nôtre,
00:35:28qu'il y ait plus de propositions d'emplois,
00:35:30quitte à ce que ce soit
00:35:31des emplois précaires ?
00:35:31Oui, bien sûr.
00:35:32Ce qui est certain,
00:35:33c'est que le taux de chômage
00:35:34au Royaume-Uni
00:35:34est structurellement plus faible
00:35:35que chez nous.
00:35:37La situation de l'économie britannique
00:35:38depuis 2-3 ans
00:35:39n'est pas excellente.
00:35:40On est dans une forme
00:35:41de stagnation,
00:35:42en vérité.
00:35:43Et donc,
00:35:43ça crée des éléments aussi
00:35:44de tension sociale.
00:35:45Problème de sécurité ou non,
00:35:46du coup ?
00:35:46Problème de sécurité,
00:35:47bien sûr.
00:35:48L'un des grands marqueurs
00:35:50de cette traversée dans la Manche,
00:35:51c'est le fait que les migrants
00:35:57ont des phénomènes de focalisation
00:35:58notamment sur les hôtels
00:35:59hébergeant ces demandeurs d'asile.
00:36:01D'abord sur leur coût,
00:36:02ça va dépasser
00:36:02les 10 milliards de livres par an.
00:36:03Donc l'Abeas Corpus
00:36:04est toujours dans l'esprit
00:36:05des institutions britanniques.
00:36:06C'est ça.
00:36:07Un sens des libertés civiles
00:36:08très accentué.
00:36:09Et par ailleurs,
00:36:10effectivement,
00:36:10des craintes liées à la sécurité
00:36:12autour de ces hôtels
00:36:12pour demandeurs d'asile.
00:36:14Il y a eu un certain nombre
00:36:14de crimes qui ont été
00:36:15globalement assez couverts,
00:36:17commis par des demandeurs d'asile
00:36:18hébergés dans ces hôtels.
00:36:19Et donc,
00:36:20le gouvernement de Keir Starmer,
00:36:21il essaye de répondre
00:36:22aux inquiétudes de son électorat
00:36:24qui est globalement
00:36:24un électorat populaire.
00:36:26Et il y a un certain nombre
00:36:26de mesures qui ont été annoncées
00:36:27ces derniers mois
00:36:28pour tarir notamment
00:36:29l'attractivité pour l'asile.
00:36:32Les titres de séjour
00:36:33de nos réfugiés,
00:36:34leur durée a été divisée par deux.
00:36:35C'était cinq ans,
00:36:36ce sera deux ans et demi.
00:36:37Pour que ces réfugiés
00:36:38obtiennent un statut
00:36:39de résident permanent,
00:36:40cinq ans suffisait,
00:36:41ce sera 20 ans.
00:36:42Les allocations vont être supprimées
00:36:43pour certains demandeurs d'asile,
00:36:45ceux qui peuvent travailler
00:36:45et qui ne le font pas.
00:36:47Et la volonté, en vérité,
00:36:47c'est de tarir
00:36:48cette attractivité
00:36:49du Royaume-Uni.
00:36:50Et il y a beaucoup
00:36:50de leçons à en tirer
00:36:51parce qu'il s'agit là
00:36:51d'un gouvernement travailliste,
00:36:52d'un gouvernement de centre-gauche.
00:36:54Avec ce paradoxe que la ville de Londres
00:36:54a élu un maire
00:36:56qui est plutôt ouvert
00:36:57à la mondialisation,
00:36:58exactement comme New York.
00:36:59Londres a annoncé
00:37:00la couleur de New York,
00:37:01mais que l'opinion britannique
00:37:02n'est pas dans ce sens.
00:37:04M. Farage,
00:37:04le leader de l'opposition,
00:37:05j'allais dire souverainiste,
00:37:06est en train de gagner des points
00:37:08dans les sondages.
00:37:09Bien sûr,
00:37:10et il le fait essentiellement
00:37:11sur ce sujet de l'immigration.
00:37:12Et typiquement,
00:37:14l'une des propositions fortes
00:37:15de Nigel Farage en la matière,
00:37:16c'est la sortie du Royaume-Uni
00:37:17de la Convention européenne
00:37:18des droits de l'homme
00:37:19qui n'est pas l'Union européenne.
00:37:20Le Royaume-Uni est toujours
00:37:21dans la Convention européenne
00:37:22des droits de l'homme
00:37:22qui a de lourdes implications
00:37:24en termes de limitations
00:37:25de lutte contre l'immigration irrégulière.
00:37:28Et là où on voit
00:37:28que le Premier ministre Starmer
00:37:29essaye aussi de traiter cette question,
00:37:31c'est qu'il a co-signé
00:37:32juste avant Noël
00:37:33une tribune
00:37:34avec la Première ministre danoise,
00:37:35Maître Frédéric Seine,
00:37:36qui est, comme lui,
00:37:37de centre-gauche,
00:37:38social-démocrate,
00:37:38appelant à une réforme
00:37:40de la Convention européenne
00:37:41des droits de l'homme
00:37:41sur ces sujets d'immigration.
00:37:43Donc on sent qu'il essaye finalement
00:37:44d'éteindre l'écho
00:37:47que trouve Farage dans l'opinion
00:37:48parce qu'en vérité,
00:37:48la CEDH, c'est un vrai sujet.
00:37:50Ça l'est au Royaume-Uni,
00:37:51ça l'est aussi évidemment en France.
00:37:52Quand les sociodémocrates
00:37:53sont rattrapés par le réel,
00:37:54tout d'un coup,
00:37:55ils se mettent à ouvrir les yeux,
00:37:56ce qui n'est pas néglige
00:37:58à vous donner
00:37:58de la manifestation à Londres.
00:37:59Oui, bien sûr.
00:38:00Elle avait beaucoup plus impressionné,
00:38:02j'allais dire,
00:38:03les politiciens français
00:38:04ont pensé que les politiciens anglais
00:38:05ont pensé que c'était d'ailleurs
00:38:07un démontage vidéo,
00:38:08est-ce que c'était bien un trucage ?
00:38:10Non, non, c'était bien
00:38:11le peuple anglais
00:38:11qui sortait dans la rue
00:38:12pour manifester.
00:38:14Pas sa haine ni sa colère,
00:38:15juste son ras-le-bol.
00:38:17Oui, vraiment,
00:38:17je pense que le terme de trahison
00:38:19que j'évoquais
00:38:19reflète globalement
00:38:20le sentiment
00:38:21qui animait les manifestants.
00:38:23Et il y avait notamment
00:38:24des craintes très fortes
00:38:25liées, pour le coup,
00:38:27aux enjeux culturels
00:38:28générés par cette immigration
00:38:30qui étaient très présents
00:38:31dans les slogans
00:38:31de la manifestation.
00:38:32Et ça, c'est un autre effet
00:38:33imprévu et sans doute
00:38:35indésiré de l'immigration
00:38:36post-Brexit,
00:38:37c'est qu'il y a eu
00:38:37un recul très fort
00:38:38de l'immigration européenne.
00:38:39Il y a même un départ net
00:38:40de citoyens européens.
00:38:41Il y a plus de citoyens européens
00:38:42qui quittent le Royaume-Uni
00:38:43que de citoyens européens
00:38:44qui n'y arrivent.
00:38:45Et donc, l'accélération
00:38:46très forte de l'immigration
00:38:47que je viens d'évoquer,
00:38:48elle est portée globalement
00:38:49par l'Inde,
00:38:50le Pakistan,
00:38:51le Nigeria,
00:38:53des pays...
00:38:54Ça, c'est les pays
00:38:55du Commonwealth.
00:38:55Bien sûr, c'est ça,
00:38:56le Commonwealth,
00:38:57mais qui, du coup,
00:38:58renforcent le grand doute
00:38:59autour du modèle
00:39:00multiculturel britannique
00:39:01parce que la distance culturelle,
00:39:03malgré la langue anglaise,
00:39:04est quand même
00:39:04beaucoup plus forte
00:39:04qu'avec des Polonais
00:39:06ou des Lituaniens
00:39:07qui étaient très présents
00:39:07dans les années 2000,
00:39:08par exemple.
00:39:08En tout cas,
00:39:09les problèmes sont posés
00:39:10dans des termes très concrets
00:39:11à la société britannique.
00:39:14Nicolas Pouvre-Monti,
00:39:15je vous demanderai
00:39:16de revenir bientôt
00:39:16pour disserter
00:39:18un petit peu
00:39:18sur les chiffres
00:39:19de l'immigration en France,
00:39:20l'impact sur l'emploi.
00:39:22Et il paraît
00:39:22que si nous n'avions plus
00:39:23d'immigrés,
00:39:24nous n'aurions plus
00:39:24de main-d'oeuvre.
00:39:25Donc on a besoin d'eux
00:39:26et même en démographie,
00:39:27il paraît que c'est
00:39:27les immigrés
00:39:28qui...
00:39:29C'est l'immigration
00:39:30qui permet...
00:39:30C'est la solution magique.
00:39:31La solution magique.
00:39:31Bon, on décryptira ça
00:39:33avec sereinement.
00:39:34Ce sera avec Jean-Marc.
00:39:35Ici, c'est le parlons vrai.
00:39:36On dira les choses
00:39:37telles qu'elles sont
00:39:37de façon à ce que nos auditeurs
00:39:39fassent, j'allais dire,
00:39:41la part des choses
00:39:42entre ce qui est
00:39:42une bonne immigration,
00:39:43une mauvaise immigration
00:39:45et une immigration choisie.
00:39:46Problème auquel,
00:39:47en tout cas,
00:39:47est confrontée la Grande-Bretagne.
00:39:48Merci d'avoir été avec nous,
00:39:50Nicolas Pouvre-Monti.
00:39:51Je vous dis à très bientôt.
00:39:52Et vous restez avec nous
00:39:53surtout parce que je reçois
00:39:54une femme extraordinaire,
00:39:56Fariba Astrami,
00:39:57intellectuelle,
00:39:58écrivain iranienne.
00:39:59Évidemment,
00:39:59nous allons partager avec elle
00:40:00la souffrance de ce peuple.
00:40:02Nous allons avoir
00:40:02des nouvelles de Téhéran,
00:40:04de ce qui se passe là-bas
00:40:05et nous allons comprendre
00:40:06quel est l'enjeu
00:40:07politique international
00:40:08entre la France et l'Iran.
00:40:10Oui, c'est un pays lointain.
00:40:11Pour autant,
00:40:12nous avons des liens historiques
00:40:13et culturels avec l'Iran.
00:40:14Peut-être peut-on culpabiliser
00:40:16d'avoir accueilli
00:40:17l'Ayatollah Khomeini
00:40:18à l'époque
00:40:18et dont le régime
00:40:19se maintient aujourd'hui
00:40:21dans le sang
00:40:21et les atrocités.
00:40:23Nous ferons ce point
00:40:24avec Fariba Astrami.
00:40:26Vous nous appelez
00:40:27au 0 826 300 300.
00:40:29Emmanuel Galasso
00:40:29attend votre appel.
00:40:31N'hésitez pas à poser
00:40:32toutes les questions
00:40:32que vous avez envie
00:40:33de poser
00:40:34sur cette épouvantable situation
00:40:36pour un pays formidable
00:40:37qui est l'Iran.
00:40:38Merci, à tout de suite.
00:40:39Midi 14h,
00:40:40Sud Radio,
00:40:41la France dans tous ses états,
00:40:44le face-à-face.
00:40:45Vous ne pouvez pas imaginer
00:40:49ce qui se passe en Iran.
00:40:52Des milliers et des milliers
00:40:53de personnes ont été tuées,
00:40:56des amis,
00:40:56des proches.
00:40:59Ils tuent tout le monde
00:41:00en Iran.
00:41:01Vous êtes bien
00:41:06sur Sud Radio.
00:41:08Perico Légas
00:41:09reçoit
00:41:10Fariba Astridi.
00:41:13C'est une femme
00:41:13exceptionnelle.
00:41:16Je suis très flatté,
00:41:17très honoré
00:41:18de vous recevoir,
00:41:18Fariba Astridi.
00:41:19Nous ne pouvions pas
00:41:20dans la France
00:41:21dans tous ses états
00:41:21où nous avons plutôt
00:41:22une prédilection
00:41:23à parler des sujets
00:41:25qui sont intérieurs
00:41:25à la France.
00:41:26Mais les liens historiques
00:41:27et culturels
00:41:28entre la France
00:41:29et l'Iran
00:41:29sont réels.
00:41:31La tragédie
00:41:31auxquelles on assiste
00:41:32sur nos écrans
00:41:33est épouvantable.
00:41:34Elle nous fait penser
00:41:35à celle du 7 octobre
00:41:36sur d'autres paramètres.
00:41:37Mais c'est aussi éprouvant,
00:41:38c'est aussi émouvant.
00:41:40Vous êtes iranienne.
00:41:42Vous êtes archéologue
00:41:43de formation,
00:41:44écrivain, essayiste,
00:41:45romancière, poète.
00:41:46On peut dire
00:41:46que vous êtes une intellectuelle.
00:41:47Une intellectuelle
00:41:48ouverte et humaniste.
00:41:50Grand reporter,
00:41:50bien entendu.
00:41:51Vous connaissez bien
00:41:52la situation
00:41:53parce que vous êtes
00:41:54passé par Israël.
00:41:55Évidemment,
00:41:56vous connaissez
00:41:56la situation iranienne.
00:41:58Vous connaissez
00:41:58les liens
00:41:59avec la France
00:42:01et l'Iran.
00:42:03Et puis,
00:42:03vous êtes la fille
00:42:04de Moselle Ashtroudi
00:42:06qui est une figure
00:42:06qui était un religieux,
00:42:08je crois.
00:42:08Non, non, non.
00:42:09Mon grand-père
00:42:09était un grand ayatollah
00:42:11démocrate
00:42:12et votre père
00:42:15était un grand scientifique,
00:42:17un universitaire.
00:42:18Donc, vous connaissez
00:42:19les questions religieuses,
00:42:20bien entendu,
00:42:20et ce qu'est le chiisme,
00:42:21et le rôle des ayatollahs.
00:42:23Et tous les ayatollahs
00:42:24iraniens ne sont pas,
00:42:25j'allais dire,
00:42:26les fervents de terreur
00:42:28que l'on connaît
00:42:29parce qu'on parlera
00:42:30du chiisme
00:42:31qui est plutôt
00:42:31une lecture,
00:42:32un peu,
00:42:33une forme d'ouverture
00:42:34dans l'islam.
00:42:35Le débat est ouvert.
00:42:36Et vous êtes auteur,
00:42:38autrice,
00:42:39de la guerre des douze jours
00:42:41qui paraîtra au mois de mars.
00:42:42Vous reviendrez,
00:42:43on vous réinvitera
00:42:44Fariba,
00:42:45à Schroudi
00:42:45pour parler de ce livre.
00:42:46Je vais vous poser
00:42:47une question simple.
00:42:49On va parler
00:42:50de l'association
00:42:50Moshe-Lach-Troudi
00:42:52pour la présenter.
00:42:54Je voudrais vous poser
00:42:54une question simple déjà.
00:42:56Comment un pays,
00:42:57et c'est vrai pour la Turquie
00:42:59et la civilisation ottomane,
00:43:01comment un pays
00:43:01comme l'Iran,
00:43:02la Perse,
00:43:03qui est un symbole,
00:43:04ce qui est une des plus belles
00:43:05civilisations orientales,
00:43:06qui participe
00:43:07des fondations
00:43:08de notre civilisation,
00:43:09même si on dit
00:43:09qu'on est
00:43:10éléno-jidéo-chrétien,
00:43:12le rôle de la Perse,
00:43:14les lettres persanes,
00:43:15je fais allusion
00:43:15à plein de choses.
00:43:16Comment se fait-il
00:43:17que ce pays
00:43:18qui a été,
00:43:18j'allais dire,
00:43:19un exemple de civilisation,
00:43:21d'évolution,
00:43:21d'harmonie,
00:43:22de culture,
00:43:24puisse aboutir
00:43:25avec une population,
00:43:26un peuple aussi digne,
00:43:27aussi fier,
00:43:28et aussi noble,
00:43:29à une situation
00:43:30de telle barbarie ?
00:43:33Évidemment,
00:43:34ce n'est pas en deux minutes
00:43:35que je pourrais expliquer
00:43:36l'histoire iranienne,
00:43:37mais disons très,
00:43:38très,
00:43:39de façon très absolue.
00:43:39C'est comme on peut basculer
00:43:40après avoir été ce que l'on était.
00:43:42Il faut savoir que
00:43:43dès le XVIe siècle,
00:43:45quand l'erreur ou pas erreur,
00:43:47les safavites,
00:43:48ont déclaré le chisme
00:43:50religion de l'État,
00:43:53jusque-là,
00:43:54c'était effectivement
00:43:55le sunnisme
00:43:56l'emportait en Iran.
00:43:57à partir de ce moment-là,
00:44:00le clergé
00:44:01et la royauté
00:44:03ont tenu les deux,
00:44:05c'était les deux pôles
00:44:06du pouvoir
00:44:07de l'Iran.
00:44:09Mais les religieux
00:44:10l'orniaient toujours
00:44:12pour prendre
00:44:13le pouvoir
00:44:14absolu en Iran.
00:44:16Et quand je dis
00:44:17les religieux,
00:44:17je ne parle pas évidemment
00:44:18des religieux
00:44:19les plus ouverts,
00:44:21les plus gnostiques,
00:44:22les plus...
00:44:23Je parle vraiment
00:44:23de cette faction
00:44:24qui, le long des siècles d'ailleurs,
00:44:28le safavite,
00:44:29c'est le XVIe siècle.
00:44:30Le long des siècles,
00:44:32s'est radicalisé
00:44:33et voulait vraiment
00:44:35un gouvernement
00:44:36totalement religieux.
00:44:38Là-dessus,
00:44:39je reviendrai
00:44:39deux minutes également
00:44:41sur la révolte constitutionnelle.
00:44:44On en a beaucoup parlé
00:44:45avec notre ami commun,
00:44:48avec André Bercoff
00:44:50à une des émissions.
00:44:51L'Iran a basculé
00:44:54à ce moment-là.
00:44:55Il ne faut pas oublier,
00:44:56vous avez parlé justement
00:44:57de cette civilisation
00:44:59qui était à la pointe
00:45:00de beaucoup de choses.
00:45:01C'était la première
00:45:02constitution
00:45:03du Moyen-Orient.
00:45:05C'était une révolution
00:45:06constitutionnaliste
00:45:08avec
00:45:08beaucoup de sang
00:45:10ont été versés.
00:45:11Mon grand-père
00:45:11à ce moment-là,
00:45:12qui était un grand ayatollah,
00:45:14était pour la constitution
00:45:15et je tiens à le dire.
00:45:17On est en quelle année
00:45:18cette constitution ?
00:45:191906.
00:45:20la révolution constitutionnelle.
00:45:22Donc,
00:45:24hélas,
00:45:25cette révolution constitutionnelle
00:45:27a été également déviée,
00:45:28finalement,
00:45:29la royauté.
00:45:31L'ancienne monarchie.
00:45:33L'ancienne monarchie
00:45:33des Qadjars.
00:45:34Pas celle des Qadjars.
00:45:37Il y a eu quand même
00:45:37une constitution.
00:45:39Encore une fois,
00:45:39je le dis,
00:45:40la première
00:45:40du Moyen-Orient.
00:45:43À ce moment-là,
00:45:44effectivement,
00:45:44il y a eu quand même
00:45:46des changements
00:45:47et on arrive
00:45:48à l'époque
00:45:48de...
00:45:50Mais,
00:45:51les institutions,
00:45:52une partie,
00:45:52une grande partie
00:45:53des institutions
00:45:54étaient encore...
00:45:55L'Iran a commencé
00:45:57à se...
00:45:57Je ne dirais pas
00:45:58la modernisation
00:45:59est venue avec
00:45:59les achats,
00:46:00mais une partie
00:46:01du pouvoir
00:46:03était toujours tenue
00:46:04par le clergé
00:46:04et dans la Constitution,
00:46:06il y avait toujours
00:46:06le regard du clergé
00:46:07sur les lois.
00:46:08Alors,
00:46:09sans faire de comparaison
00:46:09inappropriée
00:46:10avec la République française,
00:46:11où nous avons en 1905
00:46:12la loi de séparation
00:46:13des états,
00:46:14le chiisme,
00:46:15l'islam,
00:46:16est la religion d'état
00:46:17en Iran
00:46:18ou c'est,
00:46:19j'allais dire,
00:46:19une institution annexe
00:46:21où elle participe
00:46:22à la gestion d'état ?
00:46:23C'est devenu une religion d'état
00:46:23à partir de la révolution,
00:46:25à partir de...
00:46:27C'était une...
00:46:27C'était...
00:46:29Si vous voulez,
00:46:30c'était une religion
00:46:31qui avait droit de regard
00:46:33sur les affaires
00:46:36de...
00:46:36Mais...
00:46:37Sociale et privée,
00:46:38on allait dire,
00:46:38voilà.
00:46:38Elle est devenue
00:46:39religion de l'état
00:46:40à partir de la révolution islamique.
00:46:42Donc,
00:46:42une religion politique.
00:46:43Absolument.
00:46:44Parce qu'elle est
00:46:44une religion politique
00:46:45et là,
00:46:46elle s'est immissée...
00:46:48Et pourquoi on est arrivé
00:46:48à ça également,
00:46:491953...
00:46:52Oui.
00:46:53Avec le docteur Massadeg.
00:46:54Exactement.
00:46:55Qui était une forme
00:46:55d'émancipation
00:46:56de souveraineté d'Iran.
00:46:57Et là, ça aurait pu changer
00:46:58la face du Moyen-Orient.
00:47:01Deux fois, justement,
00:47:01la constitution iranienne...
00:47:03De 1906...
00:47:04Et la...
00:47:05Et l'arrivée au pouvoir
00:47:06du docteur Mossadegh.
00:47:07L'arrivée de Mossadegh.
00:47:08Coup d'État CIA.
00:47:10Il est dans les non-alignés
00:47:11avant les non-alignés.
00:47:12Absolument.
00:47:13Avant que ce soit
00:47:13Nasser ou Nehru.
00:47:14Absolument.
00:47:14Il essaie de créer
00:47:15une émancipation de l'Iran
00:47:17vis-à-vis des puissances...
00:47:18Totalement.
00:47:19Entre guillemets coloniales.
00:47:20Pétrolières.
00:47:21Essai.
00:47:22Essai.
00:47:22Ce sont les firmes...
00:47:23Le gouvernement britannique
00:47:24avec les firmes pétrolières
00:47:25puisqu'il avait nationalisé
00:47:26le pétrole iranien
00:47:28qui le font tomber
00:47:28avec la complicité
00:47:30et c'est là où Reza Palavi
00:47:32est revenu
00:47:33qui, au début,
00:47:34Reza Palavi était vraiment...
00:47:36Il voulait...
00:47:36Il était assez démocrate.
00:47:37C'était un jeune roi
00:47:38très aimé.
00:47:39Très aimé.
00:47:40Il faut le dire.
00:47:41Après, il y a eu vraiment
00:47:42un changement total.
00:47:44Élevé à l'occidental,
00:47:45ouvert avec des valeurs modernes.
00:47:47Totalement.
00:47:48Il aimait beaucoup Ronsard,
00:47:49paraît-il.
00:47:50Mais à ce moment-là,
00:47:52les choses ont basculé
00:47:53de façon...
00:47:54Ou malheureusement...
00:47:55Exactement.
00:47:56Qui a accouché
00:47:57d'une révolution islamique
00:47:59et ça a été
00:48:00la...
00:48:00Je ne dirais pas
00:48:02la fin de la Perse.
00:48:04La raison
00:48:05ou c'est la résistance culturelle
00:48:09qui, aujourd'hui,
00:48:10montre à quel point
00:48:11les racines de cette culture
00:48:12sont grandes.
00:48:13Donc, depuis,
00:48:15on est depuis 47 ans
00:48:17un pouvoir
00:48:19répressif,
00:48:22un pouvoir
00:48:22sinon totalitaire
00:48:24mais autoritaire
00:48:26à un point
00:48:26et un pouvoir clérical
00:48:28mais avec énormément
00:48:29de lutte
00:48:31entre le peuple
00:48:34et le pouvoir
00:48:35et au sein du pouvoir.
00:48:36Fariba, je te dis,
00:48:37comment une société
00:48:38aussi évoluée,
00:48:39aussi culturée
00:48:40que celle
00:48:41sans que ce soit général,
00:48:42il y a aussi une classe
00:48:43défavorisée en Iran
00:48:44mais le chat d'Iran
00:48:45laisse un État
00:48:46relativement moderne,
00:48:47comment une classe politique
00:48:48évoluée,
00:48:49quand même habituée
00:48:49aux valeurs démocratiques
00:48:50a pu se laisser berner
00:48:51par les ayatollahs chiites
00:48:531979,
00:48:54l'ayatollah comédie
00:48:55qui finalement leur fait croire
00:48:56on va dégager le chat
00:48:58et on va faire une société
00:48:59harmonieuse
00:48:59de tolérance et autres.
00:49:01Comment les partis politiques
00:49:02de gauche,
00:49:02les partis républicains,
00:49:03les partis démocrates
00:49:04ont pu se laisser avoir
00:49:05par les ayatollahs ?
00:49:06Écoutez,
00:49:06quand vous voyez un Foucault
00:49:08qui,
00:49:09Dieu sait,
00:49:10l'intelligence de Foucault
00:49:11Michel Foucault,
00:49:11le philosophe français
00:49:12a vraiment été emballé
00:49:15par cette révolution
00:49:16et mon ami
00:49:17Feu Shogon,
00:49:18un très grand philosophe
00:49:20qui a quand même dit
00:49:22dix mille fois après,
00:49:23il a dit
00:49:23bon,
00:49:24si je devais me saigner
00:49:25je le ferais
00:49:26mais qui a vu en Roménie
00:49:28un Gandhi
00:49:29du chiisme.
00:49:31Je pense qu'effectivement
00:49:33ce que vous avez dit,
00:49:35ce côté gnostique
00:49:36du chiisme
00:49:37a pu faire croire
00:49:40que...
00:49:41Mais d'abord
00:49:42méconnaissance de Roménie...
00:49:43Revenons là-dessus,
00:49:43le chiisme
00:49:44est une dissidence
00:49:45de l'islam
00:49:46donc le prophète Ali,
00:49:47c'est un...
00:49:48Est-ce qu'on peut dire
00:49:50que les chiites
00:49:51sont les protestants,
00:49:52sont les réformateurs
00:49:52de l'islam
00:49:53donc porteurs de valeurs
00:49:54peut-être plus humanistes,
00:49:55plus progressistes
00:49:56que les sunnites ?
00:49:57Une partie,
00:49:57mais une partie minoritaire.
00:50:01Est-ce que c'est ça
00:50:01qui peut induire en erreur ?
00:50:02Est-ce que c'est cet aspect-là
00:50:03qui a pu induire en erreur
00:50:04les partis démocratiques ?
00:50:05Je pense que c'était
00:50:07un mélange de choses.
00:50:09Il y avait déjà
00:50:09le fait que
00:50:11les erreurs d'appréciation
00:50:12sont terribles
00:50:13par rapport au...
00:50:15Enfin, au sein de...
00:50:16de la gauche iranienne,
00:50:19les erreurs d'appréciation
00:50:21et puis la base,
00:50:23la base de la société
00:50:24était profondément religieux.
00:50:29C'est eux qui ont mené,
00:50:30effectivement,
00:50:31qui ont mené
00:50:34Roménie au pinacle.
00:50:38Ils l'ont vu,
00:50:40ses portraits dans la lune
00:50:41et vous voyez
00:50:43le mouvement révolutionnaire.
00:50:44et puis le fait
00:50:47que le chat
00:50:47n'avait laissé
00:50:48aucune place
00:50:49à une sorte de...
00:50:53même mini-démocratie
00:50:55pour qu'il y ait...
00:50:57Vous voyez,
00:50:58donc ça accouchait d'une...
00:50:59C'est trop complexe
00:51:00pour le dire
00:51:00mais dans pas mal
00:51:01de mes livres,
00:51:02je l'explique.
00:51:03Alic a mené,
00:51:04il est l'arme de Dieu,
00:51:04etc.
00:51:05Et il y a
00:51:06d'excellents
00:51:06d'autres livres
00:51:07de journalistes
00:51:09aussi bien
00:51:10que sociologues iraniennes
00:51:12qui le disent.
00:51:12Farida Astrodi,
00:51:12on a une heure
00:51:12pour passer ensemble,
00:51:13on va y revenir.
00:51:14Vous restez avec nous,
00:51:15vous êtes sur Sud Radio,
00:51:15je reçois Farida Astrodi,
00:51:17je vais la qualifier
00:51:18d'intellectuelle iranienne
00:51:22et en tout cas
00:51:23experte de la situation.
00:51:25Vous nous appelez
00:51:25au 0 826 300 300,
00:51:28vous nous posez des questions.
00:51:29Est-ce que la situation
00:51:30en Iran,
00:51:31est-ce que la tragédie iranienne
00:51:32vous touche ?
00:51:33Est-ce que vous avez envie
00:51:34de comprendre un peu plus
00:51:35ce qui se passe
00:51:36et quels sont les liens historiques
00:51:37avec la France et l'Iran
00:51:39qui permettent
00:51:39que nous nous inquiétions
00:51:40même au niveau institutionnel
00:51:42sur ce qui va se passer
00:51:42dans ce pays.
00:51:43A tout de suite,
00:51:43on vous retrouve.
00:51:47Midi 14h,
00:51:48Sud Radio,
00:51:50la France dans tous ses états.
00:51:52Perico Légas reçoit
00:51:53Fariba Astrodi,
00:51:55intellectuelle,
00:51:56archéologue,
00:51:56écrivain,
00:51:57essayiste,
00:51:58fille de Mosselle Astrodi.
00:52:00Astrodi.
00:52:01Astrodi.
00:52:02Jusons.
00:52:02Fariba témoigne aujourd'hui
00:52:06de la souffrance
00:52:07du peuple iranien.
00:52:08Nous décryptons avec elle
00:52:09la réalité
00:52:09de cette situation
00:52:11absolument épouvantable.
00:52:13On est en train
00:52:13de mettre les points
00:52:14sur les i's
00:52:15de certains malentendus
00:52:16qu'il y a pu y avoir.
00:52:18Fariba,
00:52:19le pouvoir
00:52:20des ayatollahs
00:52:21s'appuie aujourd'hui
00:52:23essentiellement,
00:52:24bien sûr,
00:52:24on parle des Pajdaran,
00:52:26des gardiens de la révolution,
00:52:27de la gendarmerie.
00:52:27vous expliquez très précisément
00:52:30que ce sont surtout
00:52:31des civils,
00:52:32quelquefois des repris
00:52:33de justice,
00:52:33que le pouvoir investit
00:52:35d'un pouvoir de police
00:52:36qui ont libre cours,
00:52:37qui se comportent
00:52:38comme ils veulent,
00:52:39exactement comme la Gestapo
00:52:40avait investi à un moment donné
00:52:41des voyous
00:52:42pour combattre la résistance.
00:52:43Et ce sont ces corps-là,
00:52:45pas forcément les institutions,
00:52:47les forces de l'ordre
00:52:47sur lesquelles il peut y avoir
00:52:48un débat interne,
00:52:49un doute,
00:52:49ce sont eux
00:52:50qui sont les nervis du régime
00:52:51et qui commettent
00:52:52les atrocités
00:52:53que l'on voit à la télévision.
00:52:54Alors,
00:52:54on va quand même
00:52:55commencer par le début.
00:52:57Il ne faut pas oublier
00:52:58que ce pouvoir
00:52:59est répressif.
00:53:00Il l'a toujours été.
00:53:02Donc,
00:53:02il y avait ici,
00:53:03au début de la révolution,
00:53:04ce que je vous ai expliqué,
00:53:05c'est pour dire
00:53:06que si au début
00:53:06de la révolution,
00:53:07il y avait des forces
00:53:08idéologiques aveugles
00:53:10qui pour M. Khomeini
00:53:11et après,
00:53:12même pour M. Kamenei,
00:53:14étaient capables
00:53:15de donner leur vie,
00:53:16étaient capables
00:53:17de mourir,
00:53:18étaient capables...
00:53:19Ça,
00:53:19c'est les forces idéologiques
00:53:20qui ont existé
00:53:21fanatisées depuis le début.
00:53:23Ça a beaucoup changé.
00:53:25Ça a beaucoup changé.
00:53:26D'abord,
00:53:26l'évolution
00:53:27de la société civile iranienne,
00:53:29le fait qu'il y a eu
00:53:31des enchantements
00:53:32au sein même
00:53:33de ces forces
00:53:34à cause des problèmes
00:53:36de pénurie de tout...
00:53:39En 47 ans de dictature,
00:53:40on s'imagine
00:53:41qu'il y a des gens
00:53:41qui sont déçus.
00:53:43À cause,
00:53:43en plus,
00:53:44du fait que
00:53:45la corruption
00:53:47est terrifiante.
00:53:48Donc,
00:53:49ce que j'étais en train
00:53:50de vous expliquer
00:53:51pour vous dire ça,
00:53:51c'est que là
00:53:53où j'entends très souvent,
00:53:56soit par ignorance,
00:53:56soit parfois
00:53:57parce qu'ils veulent dire
00:53:58que les gardiens
00:54:01de la Révolution
00:54:01sont les forces
00:54:02idéologiques du régime...
00:54:03Oui,
00:54:04on entend ça
00:54:04sur les plateaux
00:54:04de télévision...
00:54:05Tout le temps,
00:54:06tout le temps.
00:54:06C'est une confusion.
00:54:07C'est une confusion.
00:54:09Je ne dis pas
00:54:09qu'ils ne sont pas
00:54:10la force idéologique
00:54:11du régime,
00:54:12mais qu'est l'idéologie.
00:54:13Je suis d'abord
00:54:14pour parler
00:54:14des gardiens
00:54:15de la Révolution.
00:54:15Les gardiens
00:54:16de la Révolution
00:54:16font partie
00:54:17du corps de l'armée,
00:54:18avec l'armée régulière.
00:54:19On les appelle
00:54:20les passes d'armes.
00:54:21Et les bassiches
00:54:22qui sont sous contrôle
00:54:24des gardiens
00:54:24de la Révolution.
00:54:25Ceux,
00:54:26ils n'interviennent
00:54:27qu'en dernier lieu.
00:54:28Au départ,
00:54:29quand il y a
00:54:30des manifestations,
00:54:32c'est les forces
00:54:32anti-émeutes
00:54:33de la gendarmerie
00:54:34et de la police,
00:54:35comme partout ailleurs.
00:54:37Ces gens-là,
00:54:38ils ont des plaques.
00:54:39Ils ont des chefs,
00:54:41ils ont des sous-chefs,
00:54:42ils ont des exécutants.
00:54:43Donc,
00:54:44à la rigueur,
00:54:45quand ils font des fautes,
00:54:47je ne dis pas
00:54:47qu'on les arrêtera forcément.
00:54:48Ils mettent l'or,
00:54:49ils tirent,
00:54:50on est d'accord.
00:54:51Mais ce n'est pas
00:54:51la perversité
00:54:52de ce mal-là.
00:54:53Il y a eu énormément
00:54:54de défections.
00:54:56Il faut savoir
00:54:56que beaucoup ont refusé
00:54:58de tirer,
00:54:59notamment sur le peuple,
00:55:00en 2018,
00:55:02en 2019,
00:55:03et également,
00:55:06également,
00:55:06surtout,
00:55:07le mouvement
00:55:08Femmes-Vie-Liberté.
00:55:09Oui,
00:55:09on se souvient.
00:55:10À ce moment-là,
00:55:11qu'est-ce qui se passe ?
00:55:12À ce moment-là,
00:55:13quand les choses vont mal
00:55:16et que ça dégénère,
00:55:18le pouvoir,
00:55:20sur ordre du pouvoir judiciaire,
00:55:23donne,
00:55:24au sein des gardiens
00:55:26de la Révolution,
00:55:27et des services secrets.
00:55:28Des services secrets
00:55:30du ministère de l'Intérieur,
00:55:34et des services secrets
00:55:35des gardiens de la Révolution.
00:55:36L'ancienne sabac du chat,
00:55:38si je puis dire,
00:55:38mais reconvertie
00:55:39à la sauce des ayatollahs.
00:55:40On dit sabama maintenant.
00:55:41Mais,
00:55:42et ces gens-là,
00:55:43ils ne sont pas forcément
00:55:44d'accord d'abord entre eux
00:55:45et chacun a ses accointances
00:55:48avec tel ayatollah,
00:55:49avec telle politique,
00:55:51avec tel...
00:55:52Il ne faut pas croire.
00:55:53Il faut pouvoir expliquer
00:55:55aux gens que
00:55:56les méchants,
00:55:57globalement,
00:55:58les méchants,
00:55:59le pouvoir,
00:56:00le régime,
00:56:01est répressif
00:56:02au sein de cette répression,
00:56:04il faut comprendre
00:56:05qui fait quoi.
00:56:06Alors,
00:56:06qui fait le sale travail ?
00:56:07Alors,
00:56:07justement,
00:56:07le sale travail,
00:56:08quand ça dégénère
00:56:09à ce point-là,
00:56:10c'est-à-dire au départ,
00:56:11déjà,
00:56:11la répression est chez
00:56:12les forces anti-émeutes.
00:56:15Bien sûr.
00:56:15Je ne les justifie pas.
00:56:16Bien sûr.
00:56:16Mais les forces anti-émeutes
00:56:18ici aussi peuvent
00:56:19de temps en temps éborner,
00:56:20comme on a vu
00:56:21pendant les Gilets jaunes,
00:56:22mais ils ne le font pas exprès.
00:56:23Ce qu'on appelle des bavures.
00:56:24Voilà.
00:56:24Enfin,
00:56:25des bavures,
00:56:25parfois,
00:56:26là-bas,
00:56:26c'est beaucoup plus féroce.
00:56:28C'est beaucoup plus féroce.
00:56:29C'est absolument
00:56:30beaucoup plus féroce.
00:56:31Il ne faut pas quand même
00:56:32qu'en paraison n'ait pas raison.
00:56:33Néanmoins.
00:56:34Mais quand ils refusent
00:56:36de tirer dans le tas,
00:56:39là interviennent
00:56:40les civils,
00:56:41ce qu'on appelle
00:56:41les civils,
00:56:42c'est-à-dire,
00:56:42on les appelle en Iran
00:56:43les civils,
00:56:44c'est-à-dire,
00:56:44ils n'ont pas d'uniforme.
00:56:47C'est eux qu'on voit
00:56:48qui viennent avec les motards.
00:56:50C'est une milice
00:56:50mais sans uniforme.
00:56:51Une police secrète
00:56:52quelque part du pouvoir.
00:56:53Je ne sais même pas
00:56:54qui ils sont.
00:56:54Comment ils sont choisis ?
00:56:55Comment ils sont choisis ?
00:56:56Alors,
00:56:56justement,
00:56:57ils sont choisis d'abord
00:56:58parmi la lille de la société
00:57:01et parfois...
00:57:02La paix grand-père.
00:57:03Absolument.
00:57:04Et parfois,
00:57:05ce qui est terrifiant,
00:57:06et j'ai eu des noms
00:57:07dans le livre
00:57:08Ali Khamenei,
00:57:10les larmes de Dieu,
00:57:10je donne des noms.
00:57:12De temps en temps,
00:57:13M. Khamenei,
00:57:14gracie sa sainteté.
00:57:16Ah, c'est le guide suprême
00:57:17qui décide
00:57:18que tel ou tel
00:57:18peut être intégré
00:57:19dans cette place.
00:57:20Non, non, non.
00:57:21Ce n'est pas quand même
00:57:21un choix parce qu'il a
00:57:22d'autres choses à fouetter.
00:57:23Mais le pouvoir judiciaire,
00:57:25M. Egei,
00:57:26qui a une...
00:57:27C'est le...
00:57:28C'est un des aides
00:57:30les plus abjectes
00:57:31qu'on puisse imaginer
00:57:32dans la vie présente
00:57:34et d'autres instances.
00:57:37Présente des listes
00:57:38à M. Khamenei
00:57:39qui ne regarde pas
00:57:40qui est qui, forcément.
00:57:41Et parfois,
00:57:41il regarde...
00:57:42Je n'en sais rien.
00:57:43Je ne suis pas dans...
00:57:43En tout cas,
00:57:43il les gracie.
00:57:44Mais il les gracie.
00:57:45Et il y a eu plusieurs fois
00:57:48où on a su
00:57:49qui on avait gracié
00:57:51et comment ça a été dénoncé.
00:57:53Et une fois qu'ils sont graciés,
00:57:54évidemment,
00:57:55le régime peut les intégrer.
00:57:57Souraïssi,
00:57:58Souraïssi,
00:57:59Femme, Vie, Liberté,
00:58:00ça a été un des moments
00:58:01où ils se sont le plus
00:58:03servis
00:58:04de ces nervis du pouvoir
00:58:06qui sont absolument
00:58:07terrifiants.
00:58:08Sur le site de l'association,
00:58:10on a montré...
00:58:10Ce sont des mercenaires arabes
00:58:12qui sont tout simplement
00:58:13des militants religieux chiites
00:58:14qui viennent d'Irak,
00:58:15de Syrie,
00:58:16qui complètent cet organisme.
00:58:17Voilà.
00:58:18Ça, c'est l'autre force.
00:58:19C'est-à-dire...
00:58:20Et on a eu,
00:58:21je pense que c'était en 2019,
00:58:24ça a été enregistré
00:58:25où ces forces de...
00:58:29ces nervis
00:58:30parlaient en arabe entre eux.
00:58:31Entre eux.
00:58:31Parce que les forces
00:58:34d'anti-émeutes,
00:58:36les forces de la police,
00:58:37il y a eu des fections,
00:58:38il y a eu...
00:58:38Et ça, c'est donc
00:58:39le réseau chiite
00:58:40extra-iranien.
00:58:41Extra-iranien.
00:58:42C'est les chiites
00:58:42du Proche-Orient
00:58:43qui se rassemblent.
00:58:44Mais c'est pour dire
00:58:44que les forces
00:58:45au sein des...
00:58:48même des forces anti-émeutes,
00:58:50je le sais,
00:58:50je l'ai vu de mes propres yeux
00:58:51quand j'étais en Iran
00:58:52en 2019.
00:58:54Ils refusaient
00:58:55de tabasser parfois.
00:58:56Et effectivement...
00:58:58Donc il y a une conscience
00:58:59dans les forces de l'ordre,
00:59:00à un moment donné,
00:59:00il y a une conscience politique.
00:59:02Ou peut-être la peur.
00:59:03La peur de dire
00:59:04que si ça continue comme ça,
00:59:05on vient...
00:59:05J'en sais rien.
00:59:06Je ne suis pas dans leur tête.
00:59:07Fariba Strody,
00:59:08nous avons Serge,
00:59:09un auditeur de Sud Radio
00:59:10qui nous appelle
00:59:11de Livry-Yargan.
00:59:12Bonjour Serge.
00:59:14Bonjour.
00:59:15Bonjour.
00:59:16Que vous inspire
00:59:16la situation en Iran ?
00:59:18Eh bien, je peux vous assurer
00:59:19que c'est un mauvais film
00:59:21et que c'est super effrayant.
00:59:23Ce que dit cette dame.
00:59:24Son témoignage
00:59:24est super effrayant.
00:59:26Et j'aurais une question
00:59:27à poser.
00:59:29Qu'est-ce que ça a donné
00:59:30de convoquer
00:59:32les ambassadeurs d'Iran
00:59:33en Europe
00:59:34et notamment en France ?
00:59:36Et en question supplémentaire,
00:59:40en Europe,
00:59:41on rallie à la France
00:59:45et à différents pays
00:59:47pour contrer Donald Trump
00:59:49au Groenland.
00:59:51Mais qu'est-ce que fait l'Europe
00:59:52pour les Iraniens ?
00:59:54Oui, mais qu'est-ce que...
00:59:55On a compris.
00:59:56Merci Serge pour votre question
00:59:57qui est pertinente.
00:59:59Fariba Strody,
01:00:00Est-ce que l'Europe diplomatique,
01:00:02est-ce que l'Europe politique
01:00:02prend les moyens nécessaires
01:00:04pour essayer d'aider
01:00:05le peuple iranien
01:00:06à sortir de cette épouvante
01:00:07à votre tragédie ?
01:00:08L'Europe et surtout la France
01:00:08auraient pu jouer un rôle
01:00:09très important.
01:00:10Je ne dis pas qu'ils ne l'ont pas fait.
01:00:12Mais là,
01:00:13écoutez,
01:00:14c'est évidemment
01:00:15dans une situation
01:00:15de terreur comme ça
01:00:17de couper les relations diplomatiques.
01:00:20D'abord,
01:00:21ils ne le peuvent pas forcément.
01:00:23La France ne le peut pas.
01:00:24On a deux otages encore
01:00:25de compatriotes
01:00:26à l'ambassade.
01:00:27D'accord ?
01:00:28En plus,
01:00:28est-ce que ça aide
01:00:29immédiatement ou pas ?
01:00:32Je n'en sais rien.
01:00:33En revanche,
01:00:34ce que l'Europe
01:00:34et la France en particulier
01:00:37pourraient faire,
01:00:39ce que,
01:00:39je veux dire,
01:00:40avec tout le respect
01:00:41que je n'ai pas
01:00:42pour Donald Trump,
01:00:43mais ces menaces
01:00:44en disant
01:00:45je fais ceci,
01:00:45je fais cela,
01:00:46je fais cela,
01:00:47pour l'instant,
01:00:48la République islamique
01:00:52a reculé
01:00:53pour ne pas
01:00:53tuer les gens.
01:00:56il y a,
01:00:57je ne sais pas,
01:00:5810 000 prisonniers
01:00:59et pour l'instant,
01:01:01il n'y a pas
01:01:01d'exécution
01:01:02comme il y a eu
01:01:03à Gogo
01:01:05en 2000.
01:01:07On va y revenir.
01:01:08Mais ce que peut faire,
01:01:10c'est d'abord
01:01:10de se ressaisir
01:01:12en général
01:01:14et en particulier
01:01:15peut-être sur l'Iran.
01:01:16Ils ont été absents
01:01:17pendant des années
01:01:19et des années.
01:01:19ils ont fait
01:01:21l'effort
01:01:22pour
01:01:24effectivement
01:01:24renouer
01:01:25un dialogue
01:01:26avec l'Iran,
01:01:27avec les réformateurs,
01:01:29avec Rouhani
01:01:29durant
01:01:31en 2015
01:01:32quand il y a eu
01:01:33les accords nucléaires.
01:01:35Ils ont fait un effort
01:01:36et après
01:01:37quand effectivement
01:01:38les Etats-Unis
01:01:40se sont retirés
01:01:42de cet accord,
01:01:44ils n'ont pas eu
01:01:45la force
01:01:46de dire
01:01:46nous,
01:01:47on va peut-être
01:01:47rester pour aider.
01:01:49On y revient
01:01:49dans quelques instants.
01:01:51Vous êtes sur ce radio
01:01:51à Pénou
01:01:52si vous estimez
01:01:53que l'Europe
01:01:54et la France
01:01:54n'ont pas joué
01:01:55un rôle suffisant
01:01:56dans la solution
01:01:57de la tragédie iranienne.
01:01:58Est-ce qu'on est
01:01:58solidaires de ce peuple
01:01:59de façon pertinente ?
01:02:01Et si vous avez
01:02:01des questions
01:02:02à poser à Fariba
01:02:03Achtroudi,
01:02:04elle y répondra
01:02:04parce que le sujet
01:02:05non seulement est douloureux
01:02:06et tépineux
01:02:07et nécessite des éclaircissements
01:02:08que nous n'avons pas forcément
01:02:09aujourd'hui
01:02:10dans le débat public.
01:02:12A tout de suite
01:02:12sur ce radio.
01:02:13La France dans tous ses Etats.
01:02:16Perico Légas
01:02:17reçoit
01:02:17Fariba Achtroudi.
01:02:19Nous parlons
01:02:20de la tragédie iranienne.
01:02:21Fariba est iranienne,
01:02:24intellectuelle,
01:02:25fille de Moselle Achtroudi.
01:02:28Son témoignage
01:02:29est émouvant
01:02:30parce que Fariba Achtroudi,
01:02:32vous vivez cette situation
01:02:33comme si vous y étiez.
01:02:34D'ailleurs,
01:02:34vous allez probablement
01:02:36essayer de repartir
01:02:36en Iran.
01:02:37Vous avez des témoignages
01:02:38assez concrets.
01:02:39Vous nous expliquez
01:02:40là à l'instant
01:02:41que le régime se maintient
01:02:42avec des moyens
01:02:43épouvantables
01:02:44dont il a encore
01:02:45le contrôle.
01:02:46malgré que certaines
01:02:47forces de sécurité
01:02:48commencent à douter
01:02:49de la légitimité
01:02:50de ce régime.
01:02:51Écoutez,
01:02:52même au sein du pouvoir,
01:02:53il y a beaucoup de gens
01:02:53qui doutent.
01:02:54Mais cette terreur,
01:02:55il ne faut pas croire
01:02:56que c'est face
01:02:57simplement
01:02:58à la population.
01:03:01Il y a une terreur
01:03:01interne aussi.
01:03:02Je veux dire,
01:03:04si vous permettez,
01:03:05je termine
01:03:06sur ce que l'auditeur
01:03:07a demandé.
01:03:09c'est que quand je dis
01:03:11la France et l'Europe
01:03:13peuvent jouer un rôle,
01:03:15un très grand diplomate
01:03:17ami qui me disait
01:03:18même aujourd'hui
01:03:19la France devrait,
01:03:20ce que j'ai dit,
01:03:21maintenant,
01:03:21ce n'est pas à moi
01:03:22de savoir ce que la France
01:03:23pourrait faire.
01:03:24S'ils ont la volonté...
01:03:28D'intervenir directement ?
01:03:30D'intervenir,
01:03:31non,
01:03:32mais effectivement
01:03:33de peser plus,
01:03:34d'avoir le poids.
01:03:37Je veux dire,
01:03:38on critique
01:03:40M. De Villepin
01:03:42quand il dit
01:03:42que les Iraniens
01:03:43n'ont peut-être pas besoin
01:03:44de l'extérieur
01:03:45pour se libérer,
01:03:47simplement aidons ce peuple.
01:03:49Il a sûrement des idées.
01:03:50On n'a qu'à aller lui demander
01:03:51qu'est-ce qu'il propose.
01:03:54Donc,
01:03:54là-dessus,
01:03:55je termine
01:03:56et revenir
01:03:57à ce que vous dites
01:03:58et oui,
01:04:01c'est que la terreur
01:04:02c'est même
01:04:03au sein du pouvoir.
01:04:04Vous savez,
01:04:04je suis très critique
01:04:05aujourd'hui.
01:04:06J'avais écrit
01:04:06une lettre ouverte
01:04:07à...
01:04:09Je voulais écrire
01:04:10une lettre ouverte.
01:04:11J'ai donné une lettre
01:04:11à M. Pézechkian
01:04:13en disant
01:04:13vous aviez dit
01:04:15et je comptais le lui dire
01:04:16la dernière fois
01:04:17que j'étais en Iran,
01:04:18je comptais le lui dire
01:04:18face à face
01:04:19en lui disant
01:04:20dans votre promesse
01:04:22de campagne
01:04:22vous aviez dit
01:04:23du président Pézechkian.
01:04:25Absolument.
01:04:26que si vous étiez
01:04:28un serviteur du peuple
01:04:29et que vous vouliez
01:04:30servir le peuple
01:04:31et Gajur
01:04:33je pense qu'il avait
01:04:34vraiment cette intention
01:04:36mais que si vous
01:04:37n'y arrivez pas
01:04:38vous alliez démissionner.
01:04:40Pourquoi vous ne démissionnez pas ?
01:04:41Et très sincèrement
01:04:43hier je me suis dit
01:04:43il doit avoir peur.
01:04:44Oui.
01:04:45S'il démissionne
01:04:46ils sont capables
01:04:46de les égouiller.
01:04:47Absolument.
01:04:47Considérément que c'est
01:04:48une trahison du régime.
01:04:48Mais de le voir
01:04:49à côté de EGI
01:04:50et de...
01:04:51évidemment
01:04:52là c'est la fin
01:04:53pour moi.
01:04:54À mon sens
01:04:55je vais pas avoir tort.
01:04:56C'est la fin
01:04:57de sa crédibilité
01:05:00après ce massacre.
01:05:01Farid Bajtroudi
01:05:02ça a été le cas
01:05:03de beaucoup
01:05:03de présidents iraniens
01:05:04qui étaient otages
01:05:05qui venaient
01:05:07avec des dispositions
01:05:08pendant la campagne électorale
01:05:09et on a vu
01:05:09qu'ils n'ont pas pu aller
01:05:10jusqu'au bout.
01:05:11Farid Bajtroudi
01:05:12si le président
01:05:13des Etats-Unis
01:05:14passe à l'acte
01:05:15donc là aujourd'hui
01:05:16on se dit
01:05:16le gouvernement iranien
01:05:18semble dire
01:05:19nous ne procéderons pas
01:05:20à des exécutions
01:05:21de manifestants
01:05:22on se dit
01:05:23bon donc la menace
01:05:24de Trump
01:05:24leur fait peur
01:05:25ils vont faire attention
01:05:27à ne pas franchir
01:05:28le seuil limite
01:05:29est-ce que pour autant
01:05:30une intervention américaine
01:05:31telle qu'on a pu le voir
01:05:32il y a quelques semaines
01:05:33par rapport
01:05:34au conflit israélien
01:05:35quand on a bombardé Téhéran
01:05:36est-ce qu'une intervention
01:05:38militaire
01:05:38sur le terrain
01:05:39des Etats-Unis
01:05:40pourrait avoir
01:05:41des conséquences
01:05:42positives
01:05:43ou tragiques
01:05:44sur la situation
01:05:45en Iran ?
01:05:46Écoutez
01:05:46terrible
01:05:46je pense terrible
01:05:48il y a quelques mois
01:05:49écoutez
01:05:50même si la situation
01:05:52a vraiment radicalement changé
01:05:53moi quand j'étais
01:05:54sous le déluge
01:05:55des bombes
01:05:56pendant la guerre
01:05:58de 12 jours
01:05:58je l'écris dans ce livre
01:06:00j'ai vu
01:06:02effectivement
01:06:03pas une cohésion
01:06:05j'ai vu une cohésion
01:06:06sociale
01:06:07pas
01:06:08derrière le régime
01:06:11le régime a essayé
01:06:12encore une fois
01:06:12de dire non
01:06:13mais pour
01:06:14l'Iran
01:06:15ce qu'on voit aujourd'hui
01:06:16dans les manifestations
01:06:17organisées par le pouvoir
01:06:18il y a certainement encore
01:06:20des gens
01:06:20des Iraniens
01:06:21très sincères
01:06:22quelle part de la population
01:06:22pourrait estimer
01:06:23un quart est encore
01:06:24légitime
01:06:25par rapport
01:06:25au loyau
01:06:25écoutez
01:06:26ils ont eu
01:06:26ici il y a eu
01:06:2816 millions de votes
01:06:29disons
01:06:30là dessus
01:06:31sur un corps électoral
01:06:33de 30 millions
01:06:34je crois que c'est comme ça
01:06:3580 millions
01:06:36enfin 80 millions
01:06:37pas tous
01:06:38disons au moins
01:06:3960 millions
01:06:40oui mais je veux dire
01:06:40donc il y a peut-être
01:06:4130 millions
01:06:42sur 80 millions
01:06:42de chiites
01:06:43d'Iraniens
01:06:44je pense même pas
01:06:4530 millions
01:06:45mais peu importe
01:06:47mais si vous voulez
01:06:48est-ce que
01:06:49on a
01:06:50j'ai perdu le fil
01:06:52mais
01:06:52aujourd'hui
01:06:54s'il y a
01:06:55d'abord
01:06:56il y a deux jours
01:06:57sur un plateau
01:06:58quelqu'un me jurait
01:06:59enfin quelqu'un jurait
01:06:59vous demandez
01:07:00si l'intervention
01:07:01des Etats-Unis
01:07:02aurait un effet positif
01:07:04malgré tout
01:07:04pour déstabiliser
01:07:05le régime
01:07:06ou pas
01:07:06d'abord ce n'est pas
01:07:07si simple
01:07:08secondo
01:07:09je pense que
01:07:10c'est extrêmement dangereux
01:07:12le fait que
01:07:15les Etats-Unis
01:07:17Monsieur Trump
01:07:18avec ce qu'on connaît
01:07:19de lui
01:07:20à ce côté
01:07:23un peu spontané
01:07:25un peu
01:07:25dingue
01:07:27j'allais dire
01:07:27de dire des choses
01:07:28et son contraire
01:07:30le fait qu'il fait peur
01:07:32aux Iraniens
01:07:32c'est une bonne chose
01:07:33absolument une bonne chose
01:07:35ça c'est acquis
01:07:35néanmoins
01:07:37il y a eu quand même
01:07:38énormément de dégâts
01:07:40il ne faut pas oublier
01:07:41que le fait de dire
01:07:43on va venir
01:07:43on va venir
01:07:44il y a des gens
01:07:44qui comptaient là-dessus
01:07:47mais là il ferait quoi
01:07:48il ciblerait quoi
01:07:49s'il intervenait
01:07:50alors s'il cible
01:07:51parce que ce n'est pas
01:07:52terminé encore
01:07:52s'il cible
01:07:53ça va être des cibles
01:07:56soit de personnes
01:07:57soit d'endroits
01:07:58soit effectivement
01:07:59de
01:08:00mais là
01:08:03là également
01:08:03pour localiser
01:08:04le guide de la révolution
01:08:05où il a dû se planquer
01:08:06de façon
01:08:06non ce n'est pas une question
01:08:07de planquer
01:08:08c'est que ça risque
01:08:10de dégénérer
01:08:10un peu partout
01:08:12parce que si le guide
01:08:13n'a pas beaucoup
01:08:13de soutien en Iran
01:08:15il n'en a même
01:08:16très peu
01:08:17pratiquement rien
01:08:18il a encore
01:08:20des
01:08:20je ne sais pas
01:08:22si vous avez vu
01:08:23même en Inde
01:08:24il y a eu des manifestations
01:08:25pro-Khamenei
01:08:26pour l'Iran
01:08:27ou je ne sais quoi
01:08:28avec des images
01:08:30de Khamenei
01:08:30déjà ça
01:08:31secondo
01:08:32on ne sait pas
01:08:35comment les gardiens
01:08:36ceux qui sont vraiment
01:08:38alors cette partie
01:08:39des gardiens
01:08:39de la révolution
01:08:40idéologique
01:08:42comment ils vont
01:08:42réagir
01:08:43et surtout
01:08:44qui va mener
01:08:45ce bateau
01:08:46qui est déjà
01:08:46qui tangue
01:08:47vous voyez ce que je veux dire
01:08:48déjà
01:08:48donc je n'en sais rien
01:08:50ce qui pourrait
01:08:51être bénéfique
01:08:53je sais en même temps
01:08:54que ça ne peut pas
01:08:55continuer comme ça
01:08:56ça ne peut absolument
01:08:57pas continuer comme ça
01:08:58parce que
01:08:59même s'ils ont
01:08:59ils disent qu'ils ont
01:09:00calmé la répression
01:09:01d'abord à quel prix
01:09:02il y a eu
01:09:03des
01:09:03disons
01:09:06des
01:09:06on est sur
01:09:08quel chiffre là
01:09:09on est sur
01:09:09peut-être
01:09:101, 2, 3 000
01:09:11peut-être
01:09:12écoutez 3 000 c'est sûr
01:09:13mais c'est sous-estimé
01:09:143 000 c'est déjà
01:09:153 500
01:09:16c'est déjà les ONG
01:09:17très sérieuses
01:09:18qui le disent
01:09:18mais c'est certainement
01:09:19sous-estimé
01:09:20alors d'autres
01:09:20parlent de 12 000
01:09:21c'est peut-être
01:09:22là aussi
01:09:23mais donc
01:09:24pour terminer
01:09:26juste un mot
01:09:27c'est de dire que
01:09:28effectivement
01:09:29la situation
01:09:29est extrêmement
01:09:31délicate
01:09:32il faut tout faire
01:09:33avant tout
01:09:34pour que ça cesse
01:09:35qu'on cesse
01:09:36ce bain de sang
01:09:38qui disent
01:09:39ça a cessé
01:09:39on n'en sait rien
01:09:402
01:09:41qu'il n'y ait pas
01:09:41d'exécution capitale
01:09:43encore
01:09:43alors peut-être que là
01:09:44les menaces du président Trump
01:09:45ont peut-être eu un effet
01:09:46qui va dans ce sens
01:09:48certainement
01:09:48Fariba
01:09:49nous avons Khaled
01:09:50qui nous appelle
01:09:51auditeur de Sud Radio
01:09:52qui nous appelle de Paris
01:09:53bonjour Khaled
01:09:53bonjour bonjour
01:09:55bonjour à Perico les gars
01:09:56c'est bonjour à Fariba
01:09:57Khaled vous vous sentez
01:09:59éprouvé par ce qui se passe
01:10:00en Iran
01:10:00oui je vais vous dire
01:10:02pourquoi
01:10:02en fait j'ai eu
01:10:03l'occasion de visiter
01:10:057 fois l'Iran
01:10:06c'est un
01:10:08c'est un amour
01:10:09que j'ai envers ce pays là
01:10:11oui
01:10:11j'ai visité
01:10:12beaucoup beaucoup de villes
01:10:13et j'ai été vraiment
01:10:13toujours émerveillé
01:10:14par ce pays
01:10:15et en fait
01:10:17je suis dans l'aérien
01:10:19ça fait 30 ans
01:10:20que j'ai été carré
01:10:21dans l'aérien
01:10:22et je suis trop déplorable
01:10:25malheureusement
01:10:26avec ce qui se passe
01:10:27et merci d'abord Fariba
01:10:28d'insister sur le fait
01:10:29qu'on n'est pas sûr
01:10:30de ce qui se passe
01:10:31j'ai des amis iraniens
01:10:33qui me disaient
01:10:33totalement la même chose
01:10:34et en fait
01:10:35ce que je déplore
01:10:36c'est que
01:10:37quand la compagnie iranère
01:10:38avait commandé
01:10:39une multitude
01:10:40de Boeing
01:10:41et de Airbus
01:10:41afin de se développer
01:10:43c'était il y a
01:10:45quelques années de ça
01:10:46et tout a été annulé
01:10:48tout a été annulé
01:10:49pas par le
01:10:50comment dire
01:10:50pas par le
01:10:51le gouvernement iranien
01:10:53mais par
01:10:54l'occident
01:10:55et en fait
01:10:57c'est une manne
01:10:58c'est une manne
01:10:59d'argent
01:11:00qui manque
01:11:01pour le pays
01:11:01bien qu'ils arrivent
01:11:02très bien à se débrouiller
01:11:03lorsque j'étais là-bas
01:11:05je voyais qu'il y avait
01:11:06des coréens
01:11:06des japonais
01:11:07il y avait des russes
01:11:09mais ils arrivaient
01:11:09très bien à se débrouiller
01:11:10malgré toutes les sanctions
01:11:11c'est une sanction
01:11:13économique
01:11:13vous avez raison
01:11:14c'est une sanction
01:11:15c'est une forme d'embargo
01:11:16qui a été imposée à l'Iran
01:11:18et qui a fait du mal
01:11:18à l'économie iranienne
01:11:19terriblement
01:11:20terriblement
01:11:21alors Khaled
01:11:23mon pays
01:11:24est une merveille
01:11:26et mon peuple
01:11:27et cette résilience
01:11:28et on en parlera
01:11:31plus tard
01:11:33les historiens
01:11:34en parleront
01:11:35en détail
01:11:36ce qui s'est passé
01:11:37mais il y a deux choses
01:11:38Khaled
01:11:38il ne faut pas oublier
01:11:39également
01:11:40la corruption
01:11:40jusqu'à l'os
01:11:42de ce gouvernement
01:11:43de ce régime
01:11:44de ce régime
01:11:45pardonnez-moi absolument
01:11:46vous ne savez pas Khaled
01:11:48qu'à chaque fois
01:11:49quand il y a effectivement
01:11:50qu'il y a eu des ouvertures
01:11:52qu'il y a eu
01:11:52il y a une petite partie
01:11:54qui est allée à la population
01:11:55le reste
01:11:56vous n'avez pas idée
01:11:57des milliards
01:11:58qui sont partis en fumée
01:11:59on croit que les sites
01:12:00étaient des gens vertueux
01:12:01que les religieux
01:12:02les ayatollahs
01:12:02dans leur intégrité
01:12:03dans leur austérité
01:12:05on se dit
01:12:05mais ce sont des parangons
01:12:06de vertu
01:12:07vous faites des idées
01:12:08là-dessus
01:12:09on ne va pas revenir
01:12:10sur le schiste
01:12:11puis vous voulez
01:12:11jironiste bien entendu
01:12:12mais on pourrait penser
01:12:13qu'effectivement
01:12:14il y a une rigueur religieuse
01:12:15en général
01:12:17malheureusement
01:12:17le clergé
01:12:18en général
01:12:20est rarement vertueux
01:12:21pardonnez-moi
01:12:21où qu'il soit
01:12:22où qu'il soit
01:12:23donc pour revenir Khaled
01:12:24c'est ça
01:12:25vous voyez
01:12:27les Iraniens
01:12:27sont tenus
01:12:28entre
01:12:29deux étaux
01:12:31la corruption intérieure
01:12:33l'incurie
01:12:34et vous n'avez pas idée
01:12:36du népotisme
01:12:38de ce pouvoir
01:12:38quand il y a eu
01:12:40ouverture
01:12:41même
01:12:41un tout petit peu
01:12:42d'ouverture
01:12:43à l'époque de Rouhani
01:12:44je vivais là-bas
01:12:45vous n'avez pas idée
01:12:47à qui on donnait
01:12:48les postes clés
01:12:50dans telle ou telle
01:12:52administration
01:12:53ou telle ou telle
01:12:54donc il n'y a que le secteur privé
01:12:56qui aurait pu sauver ce pays
01:12:58vous voulez dire Fariba
01:12:58que le marché des avions
01:13:00aurait servi
01:13:00les intérêts de particuliers
01:13:01et pas forcément
01:13:02la société irradienne
01:13:03il y a deux choses
01:13:04je dis qu'effectivement
01:13:05il y a les sanctions
01:13:06de l'étranger
01:13:09ceux qui veulent absolument
01:13:10à tout prix
01:13:11étouffer l'Iran
01:13:12oui
01:13:13et il y a le fait que
01:13:16déjà
01:13:16à l'intérieur du pays
01:13:18également
01:13:18quand il y a eu
01:13:19des peu de mini ouvertures
01:13:20des milliards de dollars
01:13:22sont partis en fumée
01:13:23on ne sait pas où
01:13:24bien sûr
01:13:24et que l'argent
01:13:25ne va pas forcément
01:13:27à la population
01:13:28aux infrastructures
01:13:29la preuve
01:13:30c'était vrai sur le chat également
01:13:31vous êtes d'accord
01:13:32non pas tout à fait
01:13:33il s'est enrichi quand même
01:13:35de façon gigantesque
01:13:36non non pas tout à fait
01:13:37il y a eu
01:13:38sous le chat
01:13:39il y a quand même eu
01:13:40je veux dire
01:13:41on ne manquait pas d'air
01:13:42on ne manquait pas d'eau
01:13:43c'est clair
01:13:44c'est clair
01:13:45mais la famille royale
01:13:46et ils avaient assez volé
01:13:48pour pouvoir après
01:13:50s'occuper du
01:13:50on va dire ça comme ça
01:13:51je suis d'accord
01:13:51eux ils volent
01:13:52et ils ne s'arrêtent pas
01:13:54je veux dire justement
01:13:55je me souviens
01:13:56donc on ne peut pas
01:13:57mettre tout
01:13:59le
01:14:00c'est les deux
01:14:01c'est les deux
01:14:02combinés
01:14:03qui fait que
01:14:04qui trinquent
01:14:05et n'oublions pas
01:14:06que effectivement
01:14:07partout dans le monde
01:14:09les sanctions
01:14:10ne servent
01:14:13le pouvoir
01:14:14parce qu'après
01:14:14il y a
01:14:15ils veulent
01:14:15il y a une partie du pouvoir
01:14:16qui adore les sanctions
01:14:17parce que
01:14:18après qu'est-ce qui se passe
01:14:19c'est un prétexte
01:14:20non non
01:14:20pour eux
01:14:21c'est un prétexte
01:14:22pas simplement un prétexte
01:14:23parce qu'après
01:14:24il y a
01:14:24les spéculateurs
01:14:26il y a le détournement
01:14:27d'argent
01:14:28il y a le
01:14:29donc au sein
01:14:30des gardiens
01:14:31de la révolution
01:14:31qui tiennent
01:14:3260%
01:14:34de l'économie
01:14:35du pays
01:14:35les sanctions
01:14:36c'est une merveille
01:14:37parce qu'ils détournent
01:14:38après
01:14:39ça leur donne l'occasion
01:14:39de détourner
01:14:40donc on ne peut pas
01:14:41et c'est extrêmement difficile
01:14:44de dire que tout vient
01:14:46non non
01:14:46les
01:14:46ces gens
01:14:51ont montré
01:14:51à quel point
01:14:52ils étaient incapables
01:14:53on est
01:14:54vous nous appelez
01:14:59au 0826
01:15:00300 300
01:15:01la tragédie iranienne
01:15:02vous touche
01:15:03vous avez des éclaircissements
01:15:04vous avez des questions
01:15:05à poser à Fariba
01:15:06elle y répondra
01:15:07vous appelez
01:15:08Emmanuel Galasso
01:15:09au 0826
01:15:10300 300
01:15:10on attend
01:15:11vos appels
01:15:11à tout de suite
01:15:11Sud Radio
01:15:13Midi 14h
01:15:16Sud Radio
01:15:17la France
01:15:18dans tous ses états
01:15:20Perico Légas
01:15:20reçoit Fariba
01:15:21Ashtroudi
01:15:23membre de l'association
01:15:25représentante de l'apparition
01:15:26Mohsen Ashtroudi
01:15:27très importante
01:15:28et auteur de la guerre
01:15:29de 12 jours
01:15:30aux éditions Chèvrefeuille
01:15:32qui paraîtra au mois de mars
01:15:33vous reviendrez
01:15:34Fariba Ashtroudi
01:15:35pour nous parler du contenu
01:15:36de cet ouvrage
01:15:37si je ne suis pas en Iran
01:15:38si vous n'êtes pas en Iran
01:15:39mais on pourra le faire
01:15:40par téléphone
01:15:41s'il faut éventuellement
01:15:42nous attendons éventuellement
01:15:44l'intervention
01:15:45des états unis
01:15:46le président Trump
01:15:47a dit
01:15:47bon j'ai eu des garanties
01:15:48comme quoi il n'y aurait pas
01:15:49de manifestants
01:15:50qui soient abattus
01:15:51quand le président
01:15:53des états unis
01:15:54quand l'Amérique
01:15:54intervient en Iran
01:15:55comme elle l'a fait
01:15:56elle vient vraiment
01:15:58au secours du peuple iranien
01:15:59de ce que devrait être
01:16:01la démocratie iranienne
01:16:03de la tragédie
01:16:03du peuple iranien
01:16:04ou elle vient
01:16:05parce que monsieur Netanyahou
01:16:06a besoin
01:16:07d'attaquer son pire ennemi
01:16:08qui est l'Iran
01:16:08est-ce que
01:16:09ici on est dans le parlons vrai
01:16:10je n'ai pas d'a priori
01:16:11je veux jure savoir la vérité
01:16:13et quand on voit
01:16:14le fils du chat
01:16:15Reza Shah
01:16:16qui brandit
01:16:16et qui est là
01:16:17un peu soutenu par Israël
01:16:19est-ce que c'est une immiction
01:16:20j'allais dire
01:16:21du problème israélien
01:16:22qui se sert
01:16:23de l'inimitié
01:16:24de l'hostilité
01:16:26de l'Iran
01:16:26pour régler ses comptes personnels
01:16:28et monsieur Trump
01:16:29serait dans ce sens
01:16:29il serait complice
01:16:30de cette duplicité
01:16:32il a montré
01:16:33qu'il n'écoutait pas toujours
01:16:34Netanyahou jusqu'au bout
01:16:36d'abord je tiens à dire
01:16:37que je ne parle pas d'Israël
01:16:39je parle du gouvernement
01:16:40Netanyahou
01:16:40Israël n'est pas Netanyahou
01:16:42et même sur le 7 octobre
01:16:43on parle bien du gouvernement
01:16:44Netanyahou
01:16:44et pas de l'État d'Israël
01:16:46là effectivement
01:16:47je vais dire aussi bien
01:16:49pendant la guerre de 12 jours
01:16:50c'était le désir
01:16:51de monsieur Netanyahou
01:16:52qu'aujourd'hui
01:16:53c'est le désir
01:16:54de monsieur Netanyahou
01:16:55alors que
01:16:56effectivement
01:16:57comme je vous ai dit
01:16:58Trump ne l'écoute pas
01:17:00j'ajouterais
01:17:02qu'effectivement
01:17:02les appels
01:17:03totalement irresponsables
01:17:05de monsieur Reza Pahlavi
01:17:06envers lesquels
01:17:08je n'ai aucune animosité personnelle
01:17:09il a légitimité politique
01:17:11ou historique
01:17:11ou rien du tout
01:17:12il a légitimité
01:17:13d'être le fils de son père
01:17:15mais je veux vous dire
01:17:16qu'entre les royalistes
01:17:18extramuros
01:17:19et les royalistes
01:17:19intramuros
01:17:20ils ne sont pas du tout d'accord
01:17:21depuis
01:17:21les royalistes
01:17:23intramuros
01:17:24même s'ils sont
01:17:25très nostalgiques
01:17:26de l'époque de son père
01:17:27depuis qu'il a été
01:17:29en Israël
01:17:29et depuis
01:17:30les bombardements
01:17:31ils se sont désolidarisés
01:17:32de monsieur Pahlavi
01:17:33donc pour revenir
01:17:35à cette
01:17:35à cette
01:17:36responsabilité
01:17:39de monsieur Pahlavi
01:17:40en appelant
01:17:40ce qui ne justifie
01:17:41en rien
01:17:42l'arbitration
01:17:42du régime
01:17:44je veux dire
01:17:44le régime aurait pu
01:17:45réprimer de la même manière
01:17:47même s'il n'avait pas appelé
01:17:48bien entendu
01:17:49même s'il n'avait pas appelé
01:17:50mais
01:17:50quelqu'un qui se dit
01:17:52homme de la transition
01:17:53ne peut pas se permettre
01:17:55de dire aux gens
01:17:56main de mieux
01:17:56aller dans la rue
01:17:57et prenez les centres-villes
01:17:59d'abord ça ne veut rien dire
01:18:00c'est facile de sa place
01:18:01non mais ça veut dire quoi
01:18:02de prendre les centres-villes
01:18:03ils y sont dans les centres-villes
01:18:04alors
01:18:05et ces gens-là
01:18:05étaient au pouvoir
01:18:07le nombre de personnes
01:18:08je parle
01:18:09peu de ceux
01:18:10qui m'appellent de l'Iran
01:18:11pour ne pas les mettre en danger
01:18:13mais je veux vous dire
01:18:13deux choses
01:18:14d'abord
01:18:15j'entends beaucoup
01:18:17de journalistes
01:18:18qui disent
01:18:19on a entendu
01:18:20on nous appelle
01:18:21en disant
01:18:21que l'Amérique
01:18:22attaque
01:18:23moi on m'appelle
01:18:24en disant
01:18:24espérons que l'Amérique
01:18:25n'attaque pas
01:18:26ni les uns
01:18:27ni les autres
01:18:28c'est pas
01:18:29l'avis
01:18:30de 10 personnes
01:18:31ou 20 personnes
01:18:32qui comptent
01:18:33c'est de savoir
01:18:33effectivement
01:18:34où va-t-on
01:18:34mais le nombre de gens
01:18:36qui m'ont là
01:18:37récemment
01:18:38au téléphone
01:18:39quand je leur ai posé
01:18:40directement
01:18:41la question
01:18:42en disant
01:18:42est-ce qu'il y a vraiment
01:18:44beaucoup d'infiltrés
01:18:45comme à l'époque
01:18:45de la guerre de 12 jours
01:18:47j'étais
01:18:48présente là
01:18:49j'ai vu
01:18:50et j'ai vu moi-même
01:18:51dans un bled perdu
01:18:52ils avaient
01:18:53arrêté
01:18:54de pauvres pelés
01:18:56d'ailleurs
01:18:56je sais pas
01:18:57ils ont été exécutés
01:18:58sûrement
01:18:59parce qu'à l'époque
01:18:59ils exécutaient
01:19:00sur les gens
01:19:00vous parlez d'argent
01:19:00du Mossad
01:19:01ou non
01:19:01pour être très concret
01:19:02c'était
01:19:02c'était
01:19:02deux afghans
01:19:06à qui on donne
01:19:07de l'argent
01:19:08à qui ils ont donné
01:19:08de l'argent
01:19:09certainement
01:19:09soit le Mossad
01:19:11de toute façon
01:19:12de l'extérieur
01:19:12ils l'ont dit
01:19:13on les avait arrêtés
01:19:15avec des bombes
01:19:16artisanales
01:19:16pour faire
01:19:18je sais pas
01:19:18faire péter quoi
01:19:19ça permet aux aïtolah
01:19:21de dire qu'il y a
01:19:21une intervention étrangère
01:19:23qui s'immise
01:19:23dans les affaires
01:19:24intérieures
01:19:24bien sûr
01:19:25les agents de Mossad
01:19:26de toute façon
01:19:26ne vont pas là-bas
01:19:28ils achètent
01:19:30et pour faire grabuge
01:19:32et pour que
01:19:32ça donne
01:19:34à la rigueur
01:19:35soit une guerre civile
01:19:36soit
01:19:36encore une fois
01:19:37je le dis
01:19:38je ne justifie pas
01:19:39en disant que c'est à cause de ça
01:19:40que les aïtolahs
01:19:41tirent sur la population
01:19:43ils l'ont fait avant ça
01:19:44nous sommes d'accord
01:19:44mais néanmoins
01:19:45je parle surtout
01:19:46de la responsabilité
01:19:47d'un Iranien
01:19:48qui a été
01:19:49qui n'arrête pas
01:19:50de dire que son père
01:19:51a quitté l'Iran
01:19:52pour ne pas
01:19:53être responsable
01:19:56d'un bain de sang
01:19:56oui bien sûr
01:19:57moi Madreza
01:19:57par la vie
01:19:58c'est pas que pour ça
01:20:00qu'il a quitté l'Iran
01:20:00mais quelqu'un
01:20:01qui
01:20:02alors justement
01:20:03vous savez à l'intérieur
01:20:04les Iraniens
01:20:04de l'intérieur
01:20:05me disaient
01:20:06il trahit même son père
01:20:07donc comment peut-on demander
01:20:10un homme de transition
01:20:11peut demander aux Iraniens
01:20:12mains nues
01:20:13aller dans les rues
01:20:15et Trump va arriver
01:20:16c'est cynique
01:20:19c'est horrible
01:20:20c'est terrible
01:20:20on va parler de la situation
01:20:22aujourd'hui tragique
01:20:23à l'intérieur de l'Iran
01:20:24il y a bien entendu
01:20:25des pénuries
01:20:26il y a des situations
01:20:27j'allais dire
01:20:28sociales
01:20:29humanitaires
01:20:30absolument épouvantables
01:20:31est-ce qu'il est urgent
01:20:32aujourd'hui
01:20:32non seulement
01:20:33on fasse tomber ce régime
01:20:34bien sûr
01:20:34c'est une autre échelle
01:20:35est-ce qu'on peut aider
01:20:36à un moment donné
01:20:37ce peuple
01:20:38il y a des gens
01:20:38qui sont en train
01:20:39d'avoir faim
01:20:39il y a des coupures
01:20:41de tous
01:20:41les besoins vitaux
01:20:42il y a une tragédie humanitaire
01:20:43qui est en train
01:20:44de se préparer
01:20:44vous savez depuis
01:20:45depuis
01:20:4640
01:20:4935 ans
01:20:50presque 40 ans
01:20:51l'association
01:20:53avec des moyens
01:20:54de bord
01:20:55essaye de faire
01:20:56l'association
01:20:56Moshe
01:20:57Moshe
01:20:57www.mo-normalha.com
01:21:03je vous en prie
01:21:04allez voir notre site
01:21:05pour voir qu'avec des moyens
01:21:07de bord
01:21:08on n'est que 10 volontaires
01:21:09et on a des membres
01:21:11en Iran
01:21:12qui prennent des risques
01:21:13énormes pour nous
01:21:14pour aller au secours
01:21:16du peuple iranien
01:21:17pour être des relais
01:21:19bien sûr
01:21:19pour être
01:21:19pendant le mouvement
01:21:22Femmes, Vie, Liberté
01:21:23les Français
01:21:24et les Françaises
01:21:26parce qu'on n'a
01:21:27aucune subvention
01:21:28on ne veut
01:21:28aucune subvention
01:21:29parce que moi
01:21:30je rentre en Iran
01:21:30je sors
01:21:31pour qu'on n'ose pas
01:21:33me dire
01:21:34que je suis
01:21:35à la solde de l'étranger
01:21:36on n'a que de l'aide
01:21:38des populations
01:21:40on a acheminé
01:21:4220 000 euros
01:21:43en Iran
01:21:43pour venir en aide
01:21:44aux étudiants
01:21:45et étudiantes
01:21:46iraniens
01:21:46le dernier mot
01:21:48qu'on m'a dit
01:21:48au téléphone
01:21:49on a besoin d'argent
01:21:50maintenant c'est un autre problème
01:21:52comment l'acheminer
01:21:53parce qu'on est coupé
01:21:53mais oui
01:21:55ils ont besoin de tout
01:21:56ils n'ont pas de médicaments
01:21:58ils n'ont pas d'avocat
01:22:00ils sont coupés de tout
01:22:01si vous pouvez nous aider
01:22:03le message est entendu
01:22:05Fariba Astridi
01:22:06je vous réinviterai
01:22:07je vous réinviterai
01:22:08parce que évidemment
01:22:08ce dossier n'est pas clos
01:22:09et bien sûr
01:22:10nous sommes solidaires
01:22:11de la tragédie
01:22:12que vit le peuple iranien
01:22:13et nous espérons
01:22:14une solution rapide
01:22:15merci d'être venu
01:22:16d'avoir accepté
01:22:17cette invitation
01:22:17je rappelle le titre
01:22:18de votre prochain livre
01:22:19La guerre de 12 jours
01:22:19aux éditions Chèvrefeuille
01:22:20nous nous retrouvons
01:22:24lundi et demain
01:22:25c'est André Bercoff
01:22:26le grand André Bercoff
01:22:27qui prend la suite
01:22:28de la France
01:22:28dans tous ses états
01:22:29bon week-end
01:22:30merci Fariba
01:22:31une fois de plus
01:22:31et nous restons en contact
01:22:32pour suivre cette actualité
01:22:34merci à vous
01:22:35pour la jeunesse iranienne
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