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##LA_FRANCE_DANS_TOUS_SES_ETATS-2025-12-15##

Catégorie

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News
Transcription
00:00:00On a déjà joué de la guitare électrique ?
00:00:01La gauche en guerre contre l'histoire de France.
00:00:04Un mot rouge dans les Hauts-de-Seine.
00:00:06La mairie vient d'annuler un spectacle pour enfants intitulé Histo-Rock.
00:00:10Comme on commence par les racines chrétiennes et monarchiques de la France,
00:00:14ils ont voulu annuler le spectacle.
00:00:16On parle d'un opéra rock éducatif pour promouvoir l'histoire de France.
00:00:19Voyons musique, on va apprendre le rock.
00:00:21Tu veux de l'héros ?
00:00:22Neuf conseillers municipaux sur 40 et ils ont réussi à tout saboter.
00:00:26Tu veux me détruire ?
00:00:27Tu sais combien ça coûte d'organiser un festival rock ?
00:00:29Mais c'est ridicule !
00:00:30C'était bien que t'aies tombé sur la tête.
00:00:34Lundi 15 décembre 2025, vous êtes sur Sud Radio-Reqpé,
00:00:38qui rit Colégas, soutenu, encouragé par Maud Coffler,
00:00:42qui est là, toujours de façon avec sa ferveur et sa détermination.
00:00:46Julien Delmas s'assure que la qualité technique soit irréprochable.
00:00:50Et Emmanuel Galasso attend vos appels.
00:00:53Je pense qu'il va déborder aujourd'hui, vous les sujets que nous allons traiter.
00:00:56Agriculteurs très en colère, mensonges d'État, promesses non tenues, promenade en bateau,
00:01:02Mercosur et maintenant évidemment l'épidémie bovine.
00:01:04Bon, c'est un feuilleton qui ne cesse de rebondir.
00:01:07La marmite explose à nouveau et nous en discutons entre 13 et 14 heures avec Bertrand Venteau,
00:01:12le nouveau président de la coordination rurale.
00:01:16Je pense qu'on se dira des choses fortes et vraies parce que la détresse est immense
00:01:20et que ces hommes et ces femmes sont exaspérés par la façon dont la classe politique les mène en bateau.
00:01:27La colère est donc légitime et l'agriculture est si importante pour nous.
00:01:30C'est un sujet qui sera toujours au sommet de notre actualité.
00:01:34Nous disions à l'instant qu'un spectacle de propagande, réactionnaire, mon Dieu !
00:01:39Ainsi, des élites gauches à Montrouge qualifient historiques la représentation signée Dimitri Casali
00:01:45qui met l'histoire de France en scène de façon, allez, drôle, un peu sympathique, un peu pédagogique.
00:01:49Mais forcément, mais forcément, si on commence à dire que le sentiment national est né avec les cathédrales
00:01:57qu'on met, on fait des références évidemment aux valeurs du Moyen-Âge,
00:02:00avec des acteurs qui sont grimés dans les costumes d'époque, le spectacle est adorable,
00:02:05et bien ça ne va pas du tout.
00:02:06Alors, si tout, alors attendez, entre nous, on chante la marseillaise dans le spectacle.
00:02:10On chante la marseillaise dans le spectacle.
00:02:12Donc, effectivement, pour les démocrates sectaires ou les sectaires démocratiques,
00:02:15et bien ça n'est pas tenable.
00:02:17Dimitri Casali est ici avec nous.
00:02:19Je vais l'interroger, je vais le mettre en examen, on va bien voir de quoi il s'agit.
00:02:22Voilà, Métavik, c'est pas exactement tel que les élus de gauche de Montrouge nous l'ont présenté.
00:02:29Nous disions l'autre jour que les marchés de Noël étaient accusés d'être une résurgence du nazisme,
00:02:34mais pas du tout !
00:02:36C'est Marquette in China, ce sont des produits, ce sont des marchés pour des produits chinois.
00:02:41Comment les produits asiatiques colonisent-ils sans limite cette tradition populaire
00:02:45pour écouler leur production merdique ?
00:02:48Nous aurons l'éclairage de Charles Huet, entrepreneur et pilier du Made in France,
00:02:52qui mène un combat courageux contre ces invasions déloyales.
00:02:56On restera sur Noël avec cette nouvelle tendance des cadeaux à crédit.
00:02:59Les gens n'ont pas assez de moyens, et donc de peur d'offrir des cadeaux pas à niveau,
00:03:05et bien ils empruntent de l'argent.
00:03:07Je verrai avec Maud Coffler, je crois qu'elle a fini de rembourser en 2022.
00:03:11C'est pour ça.
00:03:12Vous expliquerez comment ?
00:03:13Les sièges de TGV ont changé de numéro dans la nuit !
00:03:16400 volontaires sont allés.
00:03:17Oui, parce que pour simplifier, alors maintenant,
00:03:19le numéro de la voiture sera avec le numéro du siège.
00:03:23Ça sera beaucoup plus pratique, oui, oui.
00:03:25Par exemple, la place 25 de la voiture 5, ça sera place 525, vous voyez ?
00:03:30Vous avez vu les gens qui montent n'importe où dans le train,
00:03:33qui remontent, passent le voyage à remonter dans l'autre sens ?
00:03:36On verra comment les déchets parisiens.
00:03:4045 de gravats contre une petite poignée d'euros.
00:03:43Nos poubelles sont-elles corrompues ?
00:03:44On a des anciens employés passant au jugement,
00:03:47parce qu'ils ont accepté de recevoir du produit du BTP
00:03:52qui n'aurait pas dû être là.
00:03:54Et puis, ils s'ont fait un peu graisser la pâte.
00:03:55Ça s'appelle la fluidification des poubelles.
00:03:58Et puis, alors, nous reviendrons à la fin sur...
00:04:00On a longtemps douté du comportement de l'Église catholique pendant la guerre.
00:04:04Le papy XII a évidemment été sujet d'une controverse.
00:04:08Eh bien, 50 chrétiens ont été baptifiés à Notre-Dame.
00:04:1250 jeunes chrétiens français qui ont fait acte de résistance,
00:04:15voilà, sans faire parler d'eux, sans faire des mois.
00:04:18Ils se sont battus au nom de la liberté contre les nazis.
00:04:20Et nous reviendrons sur leur martyr et sur...
00:04:22Voilà, cette association entre les valeurs de l'Évangile
00:04:25et le combat contre le nazisme.
00:04:27Voilà pour le programme du jour.
00:04:29Appelez-nous au 0 826 300 300.
00:04:33Emmanuel Galasso est un garçon charmant.
00:04:35Il vous donnera la parole
00:04:37et vous pourrez échanger avec nos invités du jour.
00:04:40A tout de suite.
00:04:41Sud Radio.
00:04:43La France dans tous ses états.
00:04:45L'humeur de Pericot.
00:04:47Alors, je lisais ce matin une information.
00:04:51L'évolution météorologique fait qu'il y a beaucoup de choux-fleurs.
00:04:53Le choux-fleur est content en Bretagne.
00:04:55Donc, la production s'est multipliée.
00:04:58Donc, ils les ont sur les bras.
00:04:59Ils n'arrivent pas à les vendre.
00:05:01Donc, il y a un appel national.
00:05:03Vu l'actualité, ça ne sera peut-être pas la priorité.
00:05:06Mais le choux-fleur, ce n'est pas qu'il est en danger,
00:05:08c'est qu'il y en a beaucoup.
00:05:09Et je voulais revenir là-dessus parce que
00:05:10toute l'origine de nos crises agricoles depuis le début,
00:05:13je ne veux pas vous incriminer, compatriotes et chers compatriotes,
00:05:17concitoyennes et concitoyens,
00:05:18mais c'est quand même aussi aux consommateurs
00:05:20de prendre un petit peu le destin d'agriculture en main
00:05:22et de changer son comportement.
00:05:23C'est sûr que c'est facile d'aller chercher des aliments transformés
00:05:26dans la grande distribution des produits industriels.
00:05:29Je comprends que pour certains, il n'y a pas d'autre solution
00:05:30où il y a une question de temps et une question de moyens.
00:05:32Mais vraiment, si tous ceux qui pouvaient, au moins quelques fois par semaine,
00:05:38modifier leurs mœurs alimentaires,
00:05:41eh bien, il y aurait un impact énorme sur l'essor de notre agriculture,
00:05:44sur notre santé, sur le patrimoine alimentaire.
00:05:47Si on fait une équation simple,
00:05:49trois repas par jour en moyenne,
00:05:51entre 60 et 67 millions de consommateurs,
00:05:54on ne compte pas les bébés,
00:05:56vous faites une équation multipliée par jour,
00:05:58multipliée par mois, multipliée par an,
00:06:01ça fait 72 milliards d'actes alimentaires par an.
00:06:05Sur le territoire français,
00:06:06vous avez 72 milliards d'actes alimentaires par an.
00:06:10C'est un budget, c'est une somme,
00:06:11c'est une conséquence économique.
00:06:12Si 15 à 20% des consommateurs de France
00:06:16changeaient leur comportement alimentaire
00:06:18en faisant attention sur la traçabilité,
00:06:20d'où ça vient,
00:06:21s'ils cuisinaient un petit peu plus,
00:06:23le chauffeur, c'est pas cher,
00:06:24il faut juste prendre le temps de le cuisiner.
00:06:25Si on cuisinait un peu plus à la maison,
00:06:27des produits frais, achetés,
00:06:29et même si c'est un peu plus cher,
00:06:30dans la mesure où on le transforme nous-mêmes,
00:06:32il est moins cher.
00:06:32Le budget alimentaire, finalement,
00:06:34il est moins cher quand on fait la cuisine à la maison,
00:06:36quand on va acheter des produits de proximité
00:06:39qui respectent l'environnement.
00:06:40Si on s'imposait de temps en temps,
00:06:423, 4 fois par semaine,
00:06:446, 7 pour ceux qui le peuvent,
00:06:462 fois par semaine pour ceux qui le peuvent un peu moins,
00:06:48de faire attention à ce qu'on met dans notre assiette,
00:06:50eh bien, l'impact sur l'avenir,
00:06:52l'impact sur notre économie,
00:06:54l'avenir de nos agriculteurs,
00:06:55notre santé,
00:06:55le bonheur d'être à table,
00:06:56le bonheur d'être français
00:06:57serait totalement bouleversé.
00:06:59Donc, appel, appel cordial,
00:07:01appel convivial à la citoyenneté,
00:07:03à la responsabilité citoyenne du consommateur,
00:07:05achetez des produits français,
00:07:07en fonction de vos moyens,
00:07:08faites de plus en plus de transformations,
00:07:10chez vous,
00:07:10ne confiez pas cette transformation aux agro-industriels,
00:07:14prenez-leur, justement,
00:07:15ce supplément d'argent qu'ils vous prennent.
00:07:17Faites-le vous-même,
00:07:17c'est un bonheur de cuisiner des choux-fleurs,
00:07:19une omelette aux champignons,
00:07:21une soupe aux poireaux,
00:07:22pommes de terre,
00:07:22de temps en temps,
00:07:23c'est vraiment pas cher,
00:07:24ça prend un petit peu de temps,
00:07:25mais pas trop,
00:07:26vous vous renusciez autour de la table,
00:07:27vous vous faites plaisir,
00:07:28c'est sain pour la santé,
00:07:29c'est sain pour le pays,
00:07:30et ça peut peut-être permettre à nos agriculteurs
00:07:32qui sont en détresse,
00:07:33de voir un petit peu le bout du tunnel,
00:07:35donc voilà,
00:07:35c'est pas l'appel du 10 juin,
00:07:37c'est l'appel du 15 décembre,
00:07:38voilà,
00:07:38il s'agit juste de se mettre à table tous ensemble,
00:07:40et de partager les bonheurs de la France,
00:07:42et les bienfaits de nos terroirs,
00:07:43sans se ruiner,
00:07:44pour que tout le monde soit heureux,
00:07:45et que nos agriculteurs sortent la tête de l'eau.
00:07:47Un spectacle historique annulé par la gauche à Montrouge,
00:07:50on en parle avec son créateur Dimitri Kazali,
00:07:52dans un instant,
00:07:53dites-nous ce que vous en pensez en direct au 0826 300 300,
00:07:56à tout de suite sur Sud Radio.
00:07:59Midi 14h, Sud Radio,
00:08:01la France dans tous ses états,
00:08:03le fait du jour.
00:08:04Un spectacle de propagande réactionnaire,
00:08:07un dévoiement de l'histoire par l'extrême droite,
00:08:09c'est par ces mots légèrement excessifs
00:08:10que la gauche est parvenue à faire annuler
00:08:12un spectacle musical portant sur l'histoire de France,
00:08:15prévu ce jeudi à Montrouge,
00:08:16devant 1200 élèves d'écoles primaires.
00:08:19Et ces reproches ressemblent furieusement aux attaques
00:08:21ciblant chaque année le Puy du Fou,
00:08:22dont on parle si souvent.
00:08:23Alors une question se pose parmi tant d'autres,
00:08:25peut-on encore légender l'histoire de France
00:08:27pour donner envie aux jeunes,
00:08:29et au moins jeunes,
00:08:29de s'y intéresser,
00:08:31voire d'en être fiers ?
00:08:32C'est tout le sujet de cet entretien,
00:08:34avec le créateur du spectacle musical
00:08:35Historoc, Dimitri Kazali.
00:08:37Bonjour.
00:08:37Bonjour.
00:08:38Bonjour Dimitri Kazali.
00:08:39Je plaisantez à l'instant, vous et moi,
00:08:41je me disais que votre spectacle c'est bien Historoc,
00:08:43c'est pas Historiac,
00:08:44que vous l'avez baptisé.
00:08:44Et je vous disais à la rigueur,
00:08:46le terme de réactionnaire étant aujourd'hui plutôt valorisant,
00:08:49parce que c'est en devenir à des valeurs essentielles,
00:08:51quelque part,
00:08:52peut-être qu'il vous rende service,
00:08:53ces élus de gauche,
00:08:55de vous avoir montré...
00:08:56Toujours est-il que vous avez été censuré
00:08:58en République française.
00:09:01Alors vous n'avez pas de tenue de propos illicites,
00:09:03contraire à la loi,
00:09:04vous n'avez pas appelé à des comportements indignes
00:09:06de la part des citoyens,
00:09:08vous avez juste rappelé
00:09:09que l'histoire de France,
00:09:10c'est aussi le temps des cathédrales,
00:09:11une très belle chanson,
00:09:12je crois,
00:09:13qui a fait rêver nos enfants.
00:09:15De Saint-Louis et de Jeanne d'Arc.
00:09:17Et puis non,
00:09:18mais là quand même,
00:09:18vous poussez le bouchon un peu là,
00:09:19il paraît qu'on chante un marseillaise
00:09:21pendant votre spectacle à Maman Valé.
00:09:22Mais c'est ça qui est dingue.
00:09:23Mais vous n'êtes pas bien.
00:09:24Non, non, mais...
00:09:24Mais c'est absolument hallucinant,
00:09:27cette histoire.
00:09:28Je suis très, très, très,
00:09:29très en colère,
00:09:30parce que je pense que dans aucun pays au monde,
00:09:33vous avez dit,
00:09:34en République française,
00:09:34c'est ça,
00:09:35c'est exactement ça le problème aujourd'hui.
00:09:36Ah si, il y a des pays,
00:09:37mais ce n'est pas des démocraties,
00:09:39on est d'accord.
00:09:39Non, mais même,
00:09:40ils sont tous...
00:09:41Ils chantent tous leur histoire.
00:09:44Surtout,
00:09:45ils essaient de transmettre
00:09:46leur histoire à leurs enfants.
00:09:47Dimitri,
00:09:48surtout celui-là,
00:09:49c'est un livre révolutionnaire
00:09:50qui a accompagné
00:09:51tous les mouvements de libération
00:09:52sociaux de la terre entière.
00:09:54Non, mais je pense que
00:09:55dans aucun pays au monde,
00:09:57on aurait été censuré de la sorte.
00:09:58Surtout que j'ai fait mon travail d'historien,
00:10:00je suis un élève de Jean Tullard,
00:10:02et mon spectacle est extrêmement équilibré
00:10:04avec autant de chansons
00:10:05sur l'héritage monarchique et chrétien,
00:10:07autant de chansons
00:10:07sur l'héritage laïque et républicain.
00:10:09Et le tube du spectacle,
00:10:11tenez-vous bien,
00:10:12que les enfants plébiscitent,
00:10:14c'est Front Pop Pop Populaire
00:10:16sur Léon Blum.
00:10:17Donc la gauche sectaire,
00:10:19donc ces députés,
00:10:20ces élus LFI,
00:10:22écologistes et PS
00:10:24qui ont fait interdire mon spectacle,
00:10:25ne l'avaient déjà jamais vu,
00:10:27bien sûr,
00:10:28et n'étaient même pas au courant
00:10:29que justement le tube,
00:10:30c'était Léon Blum.
00:10:31Donc ils se tirent eux-mêmes
00:10:32une balle dans un pied.
00:10:33Dimitri,
00:10:34je ne suis pas sûr
00:10:34que Léon Blum
00:10:35se reconnaisse
00:10:36dans les propos
00:10:37de cette gauche.
00:10:38Oui, ça c'est sur
00:10:39le projet Léon Blum.
00:10:40Ça c'est un autre débat.
00:10:40Ou de ceux qui se disent
00:10:42à gauche aussi,
00:10:42voilà,
00:10:43c'était un homme,
00:10:43un humaniste tolérant
00:10:44et je pense qu'il aurait regardé
00:10:46votre spectacle avec engouement.
00:10:47Ce qui est grave,
00:10:48c'est ça,
00:10:48c'est que la gauche
00:10:49a réussi à culpabiliser
00:10:51l'histoire de France,
00:10:52a complètement délégitimé
00:10:54l'idée même de nation,
00:10:55on le voit très bien,
00:10:56avec ce qui se passe aujourd'hui.
00:10:59Et justement,
00:11:00en fait,
00:11:00ils sont en train de créer
00:11:01une réaction,
00:11:03une réaction,
00:11:04en fait,
00:11:04c'est grave,
00:11:05parce qu'on voit
00:11:06qu'avec ce genre
00:11:07d'action,
00:11:08parce qu'il parvient,
00:11:09c'est une minorité agissante
00:11:11qui parvient à ses femmes
00:11:12en spectacle
00:11:12et purement et simplement
00:11:14annulée.
00:11:14Mais ces valeurs ont été récupérées
00:11:16par d'autres partis politiques,
00:11:17ils ont tort,
00:11:17ils sont entrés 600 à 2,5
00:11:20dans certains sondages
00:11:21ou 1,7 ou 3,4,
00:11:23c'est parce qu'ils ont abandonné
00:11:24peut-être fondamentaux
00:11:25de la République et de la Nation
00:11:25à d'autres partis.
00:11:26Mais on a l'impression
00:11:28qu'ils n'ont pas compris
00:11:28ce que c'était contraire
00:11:30à leur intérêt.
00:11:31Absolument.
00:11:32Alors il y a cette volonté
00:11:33de biaiser l'histoire de France,
00:11:35de la culpabiliser,
00:11:36de la criminaliser
00:11:37et surtout,
00:11:38comme dit Mélenchon,
00:11:38mais à chaque fois,
00:11:40lui,
00:11:40il veut faire commencer
00:11:41l'histoire de France
00:11:41en 1789.
00:11:43Mais bon Dieu,
00:11:44on a 1,500 ans
00:11:46d'histoire de France avant,
00:11:47mais c'est complètement ridicule.
00:11:49On voit qu'il y a
00:11:49de la bêtise,
00:11:52ça c'est évident,
00:11:53mais aussi beaucoup
00:11:54dans les élus justement
00:11:55de Montrouge
00:11:55qui m'ont attaqué,
00:11:56énormément d'ignorance.
00:11:59Et je leur dis,
00:12:00faites-en autant,
00:12:02faites un spectacle
00:12:03comme historique.
00:12:04On voit bien
00:12:04qu'ils en sont
00:12:05strictement incapables,
00:12:06déjà parce qu'ils n'ont
00:12:07pas le niveau
00:12:07et ensuite,
00:12:08à force de vouloir
00:12:09casser l'histoire de France,
00:12:11justement,
00:12:12ils la remplacent
00:12:12par rien,
00:12:13ils ne proposent
00:12:13aucune autre alternative.
00:12:15C'est ça le problème
00:12:16de la gauche aujourd'hui.
00:12:18On a eu,
00:12:18non mais qui n'est pas
00:12:19la pire d'ailleurs.
00:12:20Non, non,
00:12:20on a eu quelques épisodes
00:12:21qui pouvaient évoquer
00:12:22cette sensibilité
00:12:23pendant la cérémonie
00:12:24d'ouverture des Jeux Olympiques.
00:12:25Oui,
00:12:26c'est exactement ça.
00:12:27C'était une très belle
00:12:28cérémonie,
00:12:29je ne dis pas le contraire,
00:12:29mais il y avait quelques épisodes
00:12:30qui étaient un petit peu
00:12:31mal à l'aise.
00:12:32Vous savez,
00:12:32Dimitri Casali,
00:12:33votre spectacle,
00:12:34je crois que de façon
00:12:35pédagogique,
00:12:36il est bien plus intéressant
00:12:37et enrichissant
00:12:38pour nos jeunes élèves.
00:12:40Ils en en prendront aussi,
00:12:41ils y vont,
00:12:41vous allez nous dire
00:12:42où est-ce qu'on peut
00:12:42aller le voir.
00:12:43Ils en en prendront bien plus
00:12:44que certains cours d'histoire
00:12:45qu'on a aujourd'hui
00:12:45où on efface,
00:12:47on maquille,
00:12:47on transforme tout,
00:12:48la propagande gauchiste.
00:12:50Trotsko gauchiste
00:12:50est emparé des cours d'histoire
00:12:51dans certains endroits.
00:12:52Il y a encore
00:12:53de merveilleuses preuves d'histoire
00:12:54et j'en connais,
00:12:55mais il y a des endroits
00:12:55où ce n'est plus
00:12:56l'histoire de France
00:12:56que l'on raconte,
00:12:57mais l'histoire d'une idéologie.
00:12:58C'est exactement ça
00:13:00le problème.
00:13:00Il faut revenir,
00:13:01moi je dis d'ailleurs
00:13:02dans mon dernier livre
00:13:03Quand la France perd la mémoire
00:13:04où vous m'aviez reçu gentiment,
00:13:06il faut revenir
00:13:07à un véritable récit
00:13:08et dans les chansons du spectacle
00:13:09je raconte une histoire,
00:13:11c'est ça qui est.
00:13:12Je raconte l'histoire
00:13:13justement de Saint-Louis,
00:13:14des cathédrales,
00:13:15de Jeanne d'Arc
00:13:17et puis de François 1er,
00:13:18de Louis XIV.
00:13:19Mais c'est mis en scène
00:13:20de façon,
00:13:20oui, spectaculaire,
00:13:22mais drôle,
00:13:23accessible,
00:13:24il y a un petit peu
00:13:25de recul quand même
00:13:26et pourtant on comprend bien
00:13:27l'enjeu de la scène.
00:13:28Mais dix musiciens
00:13:29sont fantastiques
00:13:30et il y a énormément
00:13:30d'humour
00:13:31et le chanteur principal
00:13:33s'appelle Mehdi Villier.
00:13:34Son père vient du Cantal
00:13:35et sa mère est algérienne
00:13:37et il est vraiment
00:13:38à mourir de rire
00:13:39et les enfants l'adorent.
00:13:41Vous voyez comment
00:13:41on fait passer le message
00:13:43de l'histoire de France.
00:13:44Donc venez voir l'histoire
00:13:45et surtout allez aussi
00:13:47sur Youtube,
00:13:48la chaîne Histoire de France
00:13:50et vous verrez
00:13:50qu'il n'y a rien de nauséable.
00:13:51Je vous dis qu'ils vous ont
00:13:52rendu un service.
00:13:53Vous savez quand un livre
00:13:53est interdit,
00:13:54en général par un tribunal,
00:13:55on se jette dessus.
00:13:57Maude.
00:13:57Dimitri Cazeli,
00:13:58est-ce qu'à partir
00:13:59de cet épisode
00:14:00ou même avant
00:14:00vous aviez déjà reçu
00:14:01si ce n'est des menaces
00:14:02au moins de la pression
00:14:03de certains élus
00:14:04ou militants ?
00:14:05On en connaît.
00:14:06Et est-ce qu'à contrario
00:14:07vous avez reçu
00:14:08des soutiens d'élus
00:14:09qui voudraient par exemple
00:14:10accueillir
00:14:11votre spectacle musical ?
00:14:13Alors pour l'instant
00:14:15les soutiens sont quand même
00:14:16très tièdes
00:14:16mais il y en a,
00:14:18ils existent effectivement.
00:14:19Je parlais tout à l'heure
00:14:21effectivement,
00:14:21nous serons le 15 janvier
00:14:23à Valence
00:14:23avec son fantastique maire
00:14:25Nicolas d'Aragon
00:14:26qui lui
00:14:27ne baissera pas sa culotte
00:14:29face à l'opposition.
00:14:30Ensuite bien sûr
00:14:32celui qui nous aide
00:14:33depuis toujours
00:14:34et qui est fabuleux
00:14:35c'est Philippe Juvin
00:14:36à la Garenne-Colombe
00:14:37ça va faire la quatrième fois
00:14:38qu'il nous recevra
00:14:39le 6 février
00:14:40j'invite tous les auditeurs
00:14:41à venir le 6 février
00:14:42à 20h30
00:14:43et d'autres personnalités
00:14:46comme David Lissnard
00:14:47nous a reçus
00:14:47deux fois à Cannes
00:14:49mais c'est vrai
00:14:49que globalement
00:14:50sur les 36 000 communes
00:14:52les maires sont
00:14:52très très tièdes
00:14:55et c'est bien dommage
00:14:56parce qu'on voit bien
00:14:57que justement
00:14:58il y a cette volonté
00:14:59de ne pas faire de vagues
00:15:01vous avez
00:15:01effectivement
00:15:02on avait eu
00:15:02déjà un problème
00:15:03récemment
00:15:04à Brissure-Marne
00:15:05dans la jolie ville
00:15:07de Charles-Has-Longul
00:15:08à Brissure-Marne
00:15:09et en fait
00:15:10il y a un travail
00:15:11de sable
00:15:12qui est terrible
00:15:14considérable
00:15:14auprès des professeurs
00:15:16dès qu'ils savent
00:15:16qu'il y a un concert
00:15:17d'E-Stock
00:15:18le syndicat
00:15:19Sud Éducation
00:15:20notamment
00:15:20va les voir
00:15:21et leur dit
00:15:22regardez c'est un spectacle
00:15:23réactionnaire et facho
00:15:24il ne faut absolument pas
00:15:25amener vos élèves
00:15:26au spectacle
00:15:27parce que les professeurs
00:15:28ont la liberté pédagogique
00:15:30et c'est les profs
00:15:31qui décident
00:15:31donc Charles-Has-Longul
00:15:32s'était retrouvé
00:15:33avec la moitié
00:15:34de la salle vide
00:15:35mais lui
00:15:35il est malin comme tout
00:15:36il est remarquable
00:15:37ce Charles-Has-Longul
00:15:38et il a appelé
00:15:39tout de suite
00:15:39toutes les écoles privées
00:15:41de Brissure-Marne
00:15:43et il a rempli
00:15:44en moins de dix
00:15:44et ça c'était fabuleux
00:15:46parce qu'ils étaient ravis
00:15:47Dimitri Casali
00:15:49on ne va pas se faire
00:15:50l'avocat du diable
00:15:50on va essayer
00:15:51de comprendre
00:15:52leur malaise
00:15:53qu'est-ce qu'il peut y avoir
00:15:54dans votre spectacle
00:15:55qui sera à la rigueur sujet
00:15:56une petite
00:15:57voilà
00:15:58une interrogation
00:15:59est-ce qu'il y a une scène
00:16:00particulière
00:16:00dont vous reconnaîtrez vous-même
00:16:02qu'elle est orientée
00:16:03ou qu'elle affirme quelque chose
00:16:04qui est un peu controversé
00:16:05je ne sais pas
00:16:06c'est l'ouverture
00:16:07l'ouverture
00:16:08avec le tableau
00:16:08des cathédrales
00:16:09effectivement
00:16:10on a toute la cathédrale
00:16:11de Notre-Dame
00:16:12qui s'affiche
00:16:12on chante
00:16:13effectivement
00:16:14Dieu sauve la France
00:16:16et ses cathédrales
00:16:17et cette phrase
00:16:18je pense qu'elle ne passe plus
00:16:19de parler de Dieu
00:16:21invoquer
00:16:21Dieu sauve la France
00:16:23et ses cathédrales
00:16:24dans le premier refrain
00:16:25et pourtant
00:16:26c'est magnifique
00:16:26on raconte
00:16:27qu'en 1144
00:16:28il y a un beau récit
00:16:29d'ailleurs
00:16:29dans cette chanson
00:16:30que c'est la consécration
00:16:32du sacre
00:16:32de la basilique
00:16:34Saint-Denis
00:16:35et comme tout le monde
00:16:36le sait
00:16:37ou chaque français
00:16:38devrait le savoir
00:16:39c'est la naissance
00:16:40de l'art gothique
00:16:41en France
00:16:42en fait
00:16:43qu'on appelait à l'époque
00:16:44l'art français
00:16:45et qui était justement
00:16:46connu
00:16:47de l'Espagne
00:16:48jusqu'en Lituanie
00:16:49où on disait
00:16:50bâtissez-moi une cathédrale
00:16:51ce sont les intellectuels
00:16:52du 19ème siècle
00:16:53entre Lionel Duc
00:16:54et la comtesse de Ségur
00:16:55qu'on dit c'est gothique
00:16:56parce qu'ils trouvaient ça barbare
00:16:57par rapport à l'art roman
00:16:58qui était pur
00:16:59mais à l'époque
00:16:59c'est tout sauf du gothique
00:17:00alors on dit gothique
00:17:01flamboyant quand même ensuite
00:17:02pour dire que c'est magnifique
00:17:03je pense qu'on a tous
00:17:04suffisamment pleuré
00:17:05on a tous vibré
00:17:06Notre-Dame était en feu
00:17:08et à cet instant-là
00:17:09de l'incendie
00:17:10elle représentait
00:17:10toutes les gloires de la France
00:17:12toute l'âme française
00:17:13ni gauche ni droite
00:17:14pour aller vous faire
00:17:15un mauvais procès
00:17:15pour dire
00:17:16parce que vous dites
00:17:16sauver la France
00:17:17Dieu sauve la France
00:17:18ça passe pas aujourd'hui
00:17:19en plus les cathédrales
00:17:20depuis la séparation
00:17:21de l'église et d'Etat
00:17:22en 1905
00:17:22les cathédrales
00:17:23sont la propriété
00:17:24de la république
00:17:24de tous les citoyens
00:17:26et nous contribuons
00:17:27à leur maintien
00:17:27donc un spectacle
00:17:28qui met en valeur
00:17:29ce patrimoine
00:17:29est un spectacle
00:17:30très important
00:17:31Petite question
00:17:32Dimitri Cazely
00:17:33si le spectacle musical
00:17:34qui est très connu
00:17:35Notre-Dame de Paris
00:17:36voyait le jour aujourd'hui
00:17:38on sait qu'ils ont repris
00:17:38la tournée
00:17:39donc ça veut dire
00:17:39que ça ne pose pas
00:17:40tant de problèmes que ça
00:17:41non plus de parler
00:17:42des cathédrales
00:17:43est-ce que vous pensez
00:17:44que ce serait interdit ?
00:17:47J'adore
00:17:48mais c'est un de mes préférés
00:17:49et bien il y a
00:17:50certains passages
00:17:51qui en 2025
00:17:53prêteraient justement
00:17:54à censure et tout
00:17:56mais c'est ça
00:17:56le grand drame
00:17:57de notre époque
00:17:58c'est que la liberté
00:17:59de création
00:18:00la liberté d'expression
00:18:01est entravée
00:18:02on ne peut plus rien dire
00:18:03on ne peut plus rien faire
00:18:04et c'est moi
00:18:04qui ai pris
00:18:05d'énormes précautions
00:18:07on a mis pratiquement
00:18:08trois ans
00:18:08avec Pedro Camaraza
00:18:09le chanteur du spectacle
00:18:11à écrire
00:18:12ce beau spectacle
00:18:13équilibré
00:18:14qui fait je vous dis
00:18:14il y a Léon Blum
00:18:15il y a les révolutions
00:18:16de 48
00:18:17de 1789
00:18:18il y a bien sûr
00:18:20les grands immigrés
00:18:20qu'on fait la France
00:18:21avec Joséphine Baker
00:18:22et Jacob
00:18:24Offenbach
00:18:24qui est présent
00:18:25voilà
00:18:26vous voyez
00:18:26donc c'est vraiment
00:18:27quelque chose
00:18:29on s'est donné
00:18:29un mal de chien
00:18:30et tout ça
00:18:31pour recevoir
00:18:32ces critiques
00:18:33complètement stupides
00:18:34mais c'est vraiment
00:18:35à se tirer une balle
00:18:36dans la tête
00:18:37en France
00:18:37je vous dis
00:18:38dans n'importe quel pays
00:18:39au monde
00:18:39que ce soit
00:18:40l'Angleterre
00:18:41les Etats-Unis
00:18:42ou même bien sûr
00:18:43la Chine
00:18:44ou même les autres pays
00:18:45imaginez en Turquie
00:18:47la Turquie
00:18:48vous le savez aujourd'hui
00:18:48met le paquet
00:18:49sur l'histoire ottomane
00:18:51justement
00:18:52en l'instrumentalisant
00:18:53en la biaisant
00:18:54et nous on fait des efforts
00:18:56pour mon devoir d'historien
00:18:57de la Sorbonne
00:18:58et tout
00:18:59et j'en prends plein
00:18:59la figure comme ça
00:19:01mais c'est vraiment
00:19:02redonnez-nous deux dates
00:19:03où on peut aller
00:19:04admirer ce spectacle
00:19:05Easter Rock
00:19:06donc le 15 janvier
00:19:08au théâtre de la ville
00:19:09de Valence
00:19:10grâce à Daragon
00:19:12et ensuite
00:19:13le 6 février
00:19:14à la Garenne-Colombe
00:19:16à 20h
00:19:17grâce à Philippe Juvin
00:19:19Easter Rock
00:19:20un spectacle
00:19:20qui sauve la France
00:19:21on l'affirme
00:19:22sur cette antenne
00:19:23vous restez avec nous
00:19:24parce qu'on va faire
00:19:25quelques paires
00:19:26et ensuite on recevra
00:19:27Charluette
00:19:28qui nous parlera
00:19:29qui nous expliquera
00:19:29comment les marchés de Noël
00:19:30sont souvent devenus
00:19:31du Market of China
00:19:32et n'hésitez pas
00:19:33à nous appeler
00:19:34au 0826 300 300
00:19:35pour réagir en direct
00:19:36à tout de suite
00:19:37sur Sud Radio
00:19:37Cette année
00:19:40la Sud Radio
00:19:41C'est le moment
00:19:42de tester votre chance
00:19:43de tenter votre chance
00:19:44pour emporter
00:19:45le cadeau de Noël quotidien
00:19:46de la France
00:19:46dans tous ses états
00:19:47Péricault
00:19:47Alors
00:19:48le Père Noël
00:19:49de Sud Radio
00:19:51et voici le cadeau
00:19:52que vous offre
00:19:53la France
00:19:53dans tous ses états
00:19:55deux forfaits de ski
00:19:56pour la station Péragut
00:19:58qui est une merveilleuse station
00:19:59auprès du Pic de Midi
00:20:01de Bigorre
00:20:02voilà
00:20:02pas loin de Bannière
00:20:03de Luchon
00:20:03dans les Hautes-Pyrénées
00:20:05c'est la station de ski
00:20:06voilà
00:20:07des belles Pyrénées
00:20:08entre Hautes-Pyrénées
00:20:09et Hautes-Garonne
00:20:09avec un domaine skiable
00:20:10de 51 pistes
00:20:12alors pour avoir
00:20:12pour gagner ce forfait
00:20:14ces deux forfaits de ski
00:20:15pour la station Péragut
00:20:17vous envoyez
00:20:18Sapin
00:20:18S-A-P-I-N
00:20:20par un SMS
00:20:21ou un texto
00:20:22c'est la même chose
00:20:23au 728
00:20:24728
00:20:25ou 72018
00:20:27vous le prennez
00:20:27dans tous les sens
00:20:28que vous voulez
00:20:28mais vous appuyez
00:20:29Sapin
00:20:29sur ce numéro
00:20:30et on se retrouve
00:20:31à la fin de l'émission
00:20:32pour savoir
00:20:32qui sont les heureux élus
00:20:33qui iront skier
00:20:34qui iront faire
00:20:35de la luge
00:20:36de la glisse
00:20:37à Péragut
00:20:37à tout de suite
00:20:38Sud Radio
00:20:40la France dans tous ses états
00:20:42les perles du jour
00:20:44fini la galère
00:20:47pour trouver son numéro de siège
00:20:49dans les trains SNCF
00:20:50le groupe a décidé
00:20:51de simplifier la numérotation
00:20:52des places
00:20:53cette nuit Péricault
00:20:54ma chère monde
00:20:55on se méfie toujours
00:20:55des réformes de la SNCF
00:20:57vous savez quand ils changent
00:20:57leur logiciel
00:20:58je me souviens de Socrate
00:20:59il y a 15 ans
00:21:00c'est toujours
00:21:00c'est fait par des polytechniciens
00:21:02c'est souvent quelquefois
00:21:03un peu compliqué
00:21:04là la logique
00:21:05elle est assez évidente
00:21:06le numéro de siège
00:21:08sera associé
00:21:09au numéro de la voiture
00:21:10si vous avez le siège 525
00:21:12c'est que vous irez
00:21:13voiture 5
00:21:14siège 25
00:21:14si vous avez le siège
00:21:16254
00:21:17c'est que vous aurez
00:21:17la place 54
00:21:18dans la voiture 2
00:21:19alors vous reportez
00:21:20d'une dizaine
00:21:21c'est la même chose
00:21:22si c'est la voiture 10
00:21:2311 12
00:21:23ça sera 255
00:21:24si c'est la voiture 12
00:21:25et si c'est la voiture 11
00:21:28ça sera 145
00:21:30si vous avez la place 45
00:21:32ça permettra aux gens
00:21:33qui sont sur le quai
00:21:34de ne pas monter
00:21:36vous savez les gens
00:21:36arrivent sur le quai
00:21:37ils s'assoient
00:21:37et puis ils montent
00:21:38dans la voiture
00:21:39qui se présente devant eux
00:21:40et puis ils disent
00:21:41ah c'est où ma place
00:21:41alors tout le monde
00:21:42avec les bagages
00:21:43et les ballages
00:21:43dans tous les sens
00:21:44et vas-y que je te traverse
00:21:45le TGV dans un sens
00:21:46ah ben non c'est la voiture 12
00:21:48hop je repars dans l'autre sens
00:21:49qui est en première
00:21:49je vous signale
00:21:50la voiture 6
00:21:51c'est effrayant
00:21:51plus ceux qui
00:21:5320 minutes avant l'arrivée du train
00:21:54pour gagner 40 secondes
00:21:56remontent le train
00:21:57pour être en voiture de tête
00:21:58pour sauter sur le quai plus vite
00:21:59parce qu'ils vont perdre du temps
00:22:00donc espérons
00:22:01ah ensemble ça nous exaspère ça
00:22:02c'est du vécu là
00:22:03non mais puis ça dérange
00:22:03les gens qui sont assis
00:22:04vous voyez
00:22:04je suis pas sûre
00:22:05que ça s'amplique réellement
00:22:0610 minutes avant
00:22:07on devrait fermer les portes
00:22:08on reste dans sa voiture
00:22:09et puis tu descend
00:22:10au moment de sortir
00:22:10gageons que cette
00:22:12nouvelle numérotation
00:22:13permettra ce nouvel étiquetage
00:22:15qui a été fait par 400
00:22:16valeureux dans la nuit
00:22:17ils font la caisse
00:22:18ils sont auto-étiquetés
00:22:19gageons que ça permettra
00:22:20aux usagers de la SNCF
00:22:22de trouver plus rapidement
00:22:23leur bonne place
00:22:23et de sortir au bon numéro
00:22:25avec du bon compartiment
00:22:27et voici un flash spécial
00:22:30de nouveaux radars
00:22:32seront installés
00:22:33en 2026
00:22:34boostés
00:22:35à l'intelligence artificielle
00:22:37l'IA
00:22:38au service
00:22:38des radars
00:22:39moi je rentre à pied
00:22:40
00:22:40et à tous les coups
00:22:42vous allez tous perdre
00:22:42votre permis
00:22:44mais avant de vous expliquer
00:22:45ce que cachent ces radars
00:22:46nouvelle génération
00:22:47petite clarification quand même
00:22:48la sécurité routière
00:22:49a tenu à préciser
00:22:50que ces radars
00:22:50figurent en effet
00:22:51dans le budget
00:22:52noir sur blanc
00:22:53mais rien ne dit
00:22:54qu'ils seront réellement
00:22:55installés en 2026
00:22:56la délégation interministérielle
00:22:58à la sécurité routière
00:22:59évoque une possibilité
00:23:00je referme cette parenthèse
00:23:02qui ressemble plus
00:23:02à un oui ni non
00:23:03qu'à une véritable mise à jour
00:23:04alors d'abord
00:23:05il faut se rappeler
00:23:05que le code de la route
00:23:06liste déjà 15 types d'infractions
00:23:08qui peuvent être constatés
00:23:09par radar automatique homologué
00:23:10dont le non-port de la ceinture
00:23:12le téléphone tenu en main
00:23:13et le non-respect
00:23:14des distances de sécurité
00:23:15le cadre légal existe donc
00:23:17mais c'est l'homologation
00:23:19qui fait défaut
00:23:20à ce jour
00:23:20aucun radar n'est homologué
00:23:22pour constater ces infractions
00:23:23de non-port de la ceinture
00:23:24en particulier
00:23:25ou de téléphone tenu en main
00:23:27au volant
00:23:27et le seul dispositif
00:23:28récemment homologué
00:23:29concerne les fameuses voitures
00:23:30les voitures
00:23:31je veux dire
00:23:32les voitures
00:23:32absolument
00:23:33donc en résumé
00:23:34la technologie
00:23:35pour que les radars flash
00:23:36de nouvelles infractions existent
00:23:38ces radars boostés
00:23:39à l'intelligence artificielle
00:23:40existent
00:23:40mais c'est encore
00:23:41le cadre réglementaire
00:23:43et l'homologation nécessaire
00:23:44qu'il reste à mettre en place
00:23:46les annonces d'un déploiement
00:23:47en 2026
00:23:48de ces radars nouvelle génération
00:23:49relèvent donc
00:23:50selon la sécurité
00:23:50routière
00:23:51pardon
00:23:52de l'extrapolation hâtive
00:23:53d'une simple hypothèse budgétaire
00:23:55ça ne veut pas dire
00:23:56qu'il faut en profiter
00:23:57pour faire n'importe quoi
00:23:58restez bien sûr
00:23:58responsables et vigilants
00:23:59surtout pendant les fêtes
00:24:00ouais c'est ça
00:24:01donc c'est un robot
00:24:01qui va commencer à nous fliquer
00:24:02ça commence à arriver
00:24:04c'est bien vulgarisé
00:24:05non mais attendez
00:24:06ensuite ça va être un robot
00:24:07en moto
00:24:07qui va nous arriver
00:24:08qui va nous poursuivre
00:24:09qui va nous arrêter
00:24:09il existe déjà
00:24:10les voitures radars
00:24:11je sais bien
00:24:11non mais attendez
00:24:12à quand la fessée en public
00:24:14parce qu'on aura dépassé
00:24:15la vitesse limitée
00:24:15par un instrument en métal
00:24:17avec des mains comme ça
00:24:18bon enfin bon
00:24:19vive le progrès
00:24:20vive le progrès
00:24:21les fêtes de Noël
00:24:25pèsent lourdement
00:24:26sur certains budgets
00:24:27à tel point que
00:24:2741% des français
00:24:29ont recours
00:24:29à l'emprunt
00:24:30pour acheter leurs cadeaux
00:24:31oui vous vous rendez compte
00:24:32parce que vous savez pourquoi
00:24:33parce que 59% des français
00:24:35craignent que ce soit
00:24:36pas assez chic
00:24:37et comment faire plaisir
00:24:39aux gens de la famille
00:24:40aux amis à Noël
00:24:41et bien on s'endette
00:24:42un petit peu
00:24:42pour acheter des cadeaux
00:24:44qui soient dignes
00:24:45des gens qui vont les recevoir
00:24:46sur quels critères
00:24:47c'est toujours une hésitation
00:24:50on sait que 84% des français
00:24:52disent qu'ils veulent
00:24:53c'est une enquête flash
00:24:54pour Immensi
00:24:5584% des français
00:24:57veulent faire plaisir
00:24:58en priorité
00:24:59c'est le but
00:24:59voilà
00:24:5959%
00:25:02toujours 59%
00:25:03ils ont peur d'être radins
00:25:04dans leurs cadeaux
00:25:05d'être jugés
00:25:05le mieux c'est de ne pas en faire
00:25:06à ce moment-là
00:25:07boire un petit cadeau
00:25:08voilà
00:25:09et alors 22% des français
00:25:11malgré tout
00:25:12pour être dignes
00:25:14de ce soir-là
00:25:15de ce jour des cadeaux
00:25:16se retrouvent à découvert
00:25:17à la fin du mois
00:25:18alors certains sont allés
00:25:19piocher sur le livret d'épargne
00:25:21ils sont allés casser
00:25:21le cochon
00:25:23casser la tirelire
00:25:23d'autres disent
00:25:24ben tant pis
00:25:25on dépasse le seuil
00:25:26le seuil bancaire
00:25:27et on se retrouve à la découver
00:25:29c'est un vrai
00:25:30c'est un vrai
00:25:31et moi c'est cadeau de Noël
00:25:31non
00:25:32le cadeau de Noël
00:25:33c'est un instant de convivialité
00:25:35de partage
00:25:35voilà
00:25:36alors si on a les moyens
00:25:37on fait des beaux cadeaux
00:25:38on va pas se ruiner
00:25:39pour des cadeaux
00:25:39l'important c'est
00:25:40le geste
00:25:41l'important c'est
00:25:42d'être là tous ensemble
00:25:43sous le sapin de Noël
00:25:44d'être ensemble
00:25:44de partager plutôt
00:25:45un bon repas
00:25:46voyez
00:25:46amener un petit peu
00:25:48je sais pas
00:25:48un peu de foie gras
00:25:49enfin c'est le même problème
00:25:50finalement
00:25:50c'est que ça coûte cher
00:25:51le bonheur de Noël
00:25:53c'est une fête familiale
00:25:54c'est une fête religieuse
00:25:55c'est une fête sentimentale
00:25:56avec des valeurs chrétiennes
00:25:58même si aujourd'hui
00:25:58c'est ouvert à toutes les religions
00:25:59voilà
00:26:00l'important c'est
00:26:01d'être ensemble
00:26:01le partage
00:26:02ne vous inquiétez pas
00:26:03si votre cadeau
00:26:04n'est pas à la hauteur
00:26:05que vous espériez
00:26:06pour les destinataires
00:26:08deux ex-employés
00:26:11des déchetteries de Paris
00:26:12sont jugés aujourd'hui
00:26:14parce qu'ils touchaient
00:26:15de l'argent
00:26:15pour laisser passer
00:26:16des professionnels
00:26:17du BTP
00:26:18ce qui est interdit
00:26:18mais les accusés
00:26:19se présentent
00:26:20comme les boucs émissaires
00:26:21d'un système bien rodé
00:26:22nos poubelles
00:26:23sont-elles corrompues ?
00:26:25alors là décidément
00:26:25on pensait
00:26:26qu'il pourrait y avoir
00:26:26de la corruption
00:26:27mais là donc
00:26:27on amène des sacs de gravats
00:26:29en général
00:26:30c'est le BTP
00:26:31un bâtiment
00:26:31travaux publics
00:26:32qui ont des zones
00:26:33de déchets très particuliers
00:26:34mais souvent c'est compliqué
00:26:35c'est loin
00:26:36c'est onéreux
00:26:36donc on soudoie un peu
00:26:38les employés
00:26:38des déchetteries
00:26:39là c'était sur la ville de Paris
00:26:42et on leur dit
00:26:42allez contre une petite pièce
00:26:43tu me laisses passer
00:26:44on met les gravats
00:26:45ben finalement
00:26:45ça s'est découvert
00:26:46il y a eu donc procédure
00:26:48il y a deux anciens employés
00:26:49qui vont passer
00:26:50en justice
00:26:52pour avoir accepté
00:26:53des gravats
00:26:53qu'ils n'auraient pas
00:26:54dû être déposés
00:26:55à cet endroit là
00:26:55et puis on apprend
00:26:57parce que les langues
00:26:58se délient
00:26:58effectivement
00:26:58c'est un système
00:27:02je ne vais pas dire
00:27:03que c'est une mafia
00:27:03mais enfin on s'est rendu compte
00:27:04qu'il y avait un réseau
00:27:05il y avait des pratiques
00:27:05plus anciennes
00:27:06il ne serait que
00:27:07les boucs émissaires
00:27:08de cette pratique illicite
00:27:10et pourtant
00:27:11et pourtant
00:27:12c'est peut-être
00:27:12une pratique
00:27:13plus répandue
00:27:15que l'on ne pense
00:27:15on va tout savoir
00:27:16avec le procédé
00:27:17on aura
00:27:17mais alors si maintenant
00:27:18on commence à faire du fric
00:27:19avec nos poubelles
00:27:20vos poubelles
00:27:20vous les jetez normalement
00:27:21vous ne les vendez pas
00:27:22vous ne les vendez pas
00:27:22oui oui non non
00:27:23pas encore
00:27:24et puis une bonne nouvelle
00:27:2750 catholiques
00:27:28martyrisés
00:27:29et assassinés
00:27:29par les nazis
00:27:30il y a 80 ans
00:27:31ont été béatifiés
00:27:32ce week-end
00:27:32à Notre-Dame de Paris
00:27:33c'est un vrai sujet
00:27:35ma chère Maude
00:27:36puisque le comportement
00:27:37de l'église catholique
00:27:38en particulier catholique
00:27:40pendant la guerre
00:27:41a été sujette à caution
00:27:42par le comportement
00:27:44ou le non comportement
00:27:45du pape Pie XII
00:27:46auquel on a reproché
00:27:47de ne pas dénoncer
00:27:48avec assez de véhémence
00:27:50les camps de concentration
00:27:51la déportation des juifs
00:27:52même si beaucoup
00:27:53beaucoup de prélats
00:27:55je pense à Mgr Saliège
00:27:57archevêque de Toulouse
00:27:58qui lors des premières
00:28:00déportations de juifs
00:28:00a fait dans sa lettre
00:28:01épiscopale un appel
00:28:02il a été d'ailleurs
00:28:04ennuyé après
00:28:05en disant
00:28:06voilà
00:28:06tout chrétien
00:28:07doit s'opposer
00:28:07à cette forme
00:28:09de dénigrement
00:28:11de racisme
00:28:12de haine
00:28:12contre des co-religionnaires
00:28:13ce sont des êtres humains
00:28:14juifs ou pas juifs
00:28:16on n'a pas les traités
00:28:16comme ça
00:28:17et on se disait
00:28:18bon à l'église catholique
00:28:19finalement
00:28:19elle a un peu
00:28:21fermé les yeux
00:28:21elle a un peu
00:28:22baissé les bras
00:28:22ce n'est pas vrai
00:28:23voilà
00:28:24beaucoup de catholiques
00:28:25ont fait comme les français
00:28:26ils étaient dans l'attentisme
00:28:27ils attendaient
00:28:27mais beaucoup se sont mobilisés
00:28:29dans la discrétion
00:28:30beaucoup de prêtres
00:28:31ont caché des juifs
00:28:32et si
00:28:33si l'hécatombe
00:28:34justement antisémite
00:28:35nazie en France
00:28:36n'a pas eu
00:28:37les conséquences
00:28:39qu'elle aurait pu avoir
00:28:39c'est parce que
00:28:40beaucoup de chrétiens
00:28:41se sont mobilisés
00:28:42au nom de la foi
00:28:42ils l'ont empêché
00:28:43et là
00:28:43nous avons 50 chrétiens
00:28:45alors il y a des prêtres
00:28:46il y a des moines
00:28:47il y a des scouts
00:28:48des jeunes gens
00:28:49des 16-17 ans
00:28:51qui ont été jugés
00:28:52condamnés
00:28:53fusillés
00:28:54il y en a un
00:28:54qui a été décapité
00:28:55à Dresde
00:28:55qui a été déporté
00:28:56donc les chrétiens
00:28:57de France
00:28:57se sont mobilisés
00:28:58et aujourd'hui
00:29:00on leur rend hommage
00:29:01c'est un petit peu tard
00:29:02c'est toujours étonnant
00:29:04lorsque ça arrive si tard
00:29:05mais c'est très bien
00:29:05en tout cas
00:29:06que ça intervienne enfin
00:29:07et surtout
00:29:08le débat reste ouvert
00:29:09oui
00:29:10oui d'accord
00:29:10peut-être que
00:29:11l'église a fermé les yeux
00:29:12on connaît cet épisode
00:29:14de ce franciscain allemand
00:29:16ce moine allemand
00:29:16qui a aidé les résistants
00:29:19il était
00:29:20ça a donné un film
00:29:21ça a donné
00:29:22le franciscain de Bourges
00:29:24joué par
00:29:25l'acteur
00:29:27Andy Kruger
00:29:28qui montrait que même
00:29:28dans le clergé allemand
00:29:29il y en a qui se sont mobilisés
00:29:31pour éviter
00:29:33limiter
00:29:33la catastrophe nazie
00:29:34et là
00:29:35il faut rendre hommage
00:29:36à l'église de France
00:29:38parce que
00:29:39ces prêtres ne disaient rien
00:29:40ceux qui ont caché des juifs
00:29:42ceux qui ont permis
00:29:42à des résistants
00:29:43de passer
00:29:44je pense à une communauté juive
00:29:47qui
00:29:47ils arrivaient d'Allemagne
00:29:49et d'Alsace
00:29:49quand je dis une communauté
00:29:51ils étaient un groupe
00:29:51ils sont arrivés trop tard
00:29:52après la fermeture
00:29:53de la ligne de démarcation
00:29:55dans le département
00:29:56de l'Allier
00:29:57et donc ce sont des paysans
00:29:58et des prêtres locaux
00:29:59qui les ont cachés
00:30:00quasiment pendant toute la guerre
00:30:01donc voilà
00:30:02rendons à César
00:30:03ce qui est à César
00:30:03et à Dieu
00:30:04ce qui est à Dieu
00:30:04et rendons hommage
00:30:06à ces prêtres
00:30:06à ces chrétiens
00:30:07qui ont donné la vie
00:30:09pour certains
00:30:09pour que l'honneur de la France
00:30:11voilà
00:30:12et au nom des droits
00:30:13de l'homme de l'époque
00:30:14et surtout au nom
00:30:14des valeurs de l'évangile
00:30:16qui sont très claires
00:30:17sur cette question
00:30:17ont pris des risques
00:30:19et ont donné leur vie
00:30:20pour que des juifs
00:30:21soient protégés
00:30:22et des résistants soient protégés
00:30:23voilà ce qu'on avait à dire
00:30:24sur cet épisode historique
00:30:26ma chère Maud
00:30:26vous restez bien avec nous
00:30:28dans un instant
00:30:29nous allons parler
00:30:29des marchés de Noël
00:30:31vitrine du Made in China
00:30:32avec Charluette
00:30:33qui est entrepreneur
00:30:34et expert du Made in France
00:30:35n'hésitez pas
00:30:36à poser vos questions
00:30:36au 0826 300 300
00:30:39ou à témoigner
00:30:39à tout de suite
00:30:40sur Sud Radio
00:30:41Sud Radio
00:30:42Sud Radio
00:30:43la France dans tous ses états
00:30:45les marchés de Noël
00:30:46sont-ils devenus
00:30:47des temples du Made in China
00:30:48et de la malbouffe
00:30:49fini les centons
00:30:50les chichis
00:30:51et la mise en valeur
00:30:52des artisans locaux
00:30:53la plupart des marchés de Noël
00:30:54est désormais gangrené
00:30:54par le Made in partout
00:30:56sauf en France
00:30:56à des prix exorbitants
00:30:58on en parle avec un expert
00:30:59et un ambassadeur
00:31:01du Made in France
00:31:02Charluette
00:31:02bonjour
00:31:03bonjour Charluette
00:31:04oui au début
00:31:05je me souviens
00:31:06quand les marchés de Noël
00:31:07ont commencé à devenir
00:31:08une tendance régulière
00:31:09je me suis dit
00:31:09ça va être l'occasion
00:31:10pour la production française
00:31:11les petits artisans
00:31:12les petits producteurs
00:31:13d'aller vendre leurs produits
00:31:14puis ça a été le cas aussi
00:31:16puis on a vu à un moment donné
00:31:17que par facilité
00:31:18on importait des produits
00:31:19en même temps
00:31:20qu'ils soient
00:31:21à hauteur du pouvoir d'achat
00:31:22des moins dix ans
00:31:23donc
00:31:23et ensuite
00:31:24il y a eu évidemment
00:31:25controverse
00:31:26bon la dernière
00:31:27c'est soi-disant
00:31:27que ça serait de résurgence
00:31:28comme c'est une tradition allemande
00:31:30que les allemands
00:31:31ont gardé pendant la guerre
00:31:32c'est devenu nazi
00:31:33enfin bon ridicule
00:31:34du coup je vous dis
00:31:34ils rendent service
00:31:35ils rendent service
00:31:36y compris au mauvais
00:31:37marché de Noël
00:31:38est-ce que la situation
00:31:39des marchés de Noël
00:31:40le contenu
00:31:41l'offre
00:31:42a évolué
00:31:42depuis une dizaine d'années
00:31:44on peut dire
00:31:44alors effectivement
00:31:45c'est un
00:31:46c'est une
00:31:47c'est une opportunité commerciale
00:31:49décisive
00:31:50qui est encore sous-exploitée
00:31:51pour nos producteurs locaux
00:31:53alimentaires comme non alimentaires
00:31:55artisanaux
00:31:56ah vous dites sous-exploitée
00:31:57sous-exploitée
00:31:58parce que
00:31:58je pensais le contraire
00:31:59voyez qu'au contraire
00:32:00en fait
00:32:00ça se développe
00:32:02le nombre de marchés de Noël
00:32:04croit
00:32:05maintenant
00:32:05la place du Made in France
00:32:07dans ces marchés de Noël
00:32:08ces marchés de Noël
00:32:09en vérité
00:32:09selon moi
00:32:10devraient être exclusivement
00:32:12réservés aux produits locaux
00:32:14c'est le principe
00:32:15on est d'accord
00:32:15au départ
00:32:16un petit guérite
00:32:18un petit cabane
00:32:18c'est la logique
00:32:20c'est ce qu'attendent
00:32:21les consommateurs
00:32:22ça va avec la magie de Noël
00:32:23des produits locaux
00:32:24sains
00:32:25ça accompagne
00:32:26une expérience touristique
00:32:29on se déplace
00:32:30en Alsace
00:32:30à Paris
00:32:31ou ailleurs
00:32:31pour découvrir
00:32:32les monuments
00:32:33l'histoire
00:32:34et tant qu'à faire
00:32:35les savoir-faire
00:32:36et les terroirs
00:32:37les expertises locales
00:32:38on sait
00:32:39où le plus ancien
00:32:39c'est Strasbourg
00:32:40je pense
00:32:41exactement
00:32:41c'est en Alsace
00:32:44qu'on a nos marchés de Noël
00:32:45les plus majeurs
00:32:47mais effectivement
00:32:49il y a eu une tendance
00:32:50qu'à un moment donné
00:32:50il y avait vraiment de tout
00:32:51ça devenait un petit peu
00:32:53l'usine
00:32:54et on voit
00:32:56une inflexion
00:32:57quand même
00:32:57désormais
00:32:58en tout cas
00:32:59dans certaines villes
00:32:59et Paris en particulier
00:33:00est à féliciter
00:33:01les édiles
00:33:04la municipalité
00:33:05a décidé de faire
00:33:07moins mais mieux
00:33:08moins de chalets
00:33:10peut-être sur moins longtemps
00:33:12mais réserver ça
00:33:14à des produits
00:33:15fabriqués en France
00:33:15place de l'hôtel de ville
00:33:17en ce moment
00:33:17vous avez un marché de Noël
00:33:19qui est réservé
00:33:19il y a peu
00:33:21de guérite
00:33:22mais ce n'est que
00:33:24des produits artisanaux
00:33:25fabriqués
00:33:26de produits fabriqués
00:33:27à Paris
00:33:28Charles Huet
00:33:29rappelez-nous
00:33:29quel est le protocole
00:33:30quand on est un exposant
00:33:31quand on est un commerçant
00:33:32un producteur
00:33:33un artisan
00:33:33on veut être présent
00:33:35sur un marché de Noël
00:33:36quel est le protocole
00:33:37administratif
00:33:38c'est la mairie
00:33:39qui décide
00:33:40il y a une patente
00:33:41est-ce qu'il y a un contrôle
00:33:42est-ce qu'il y a un cahier
00:33:42des charges
00:33:43qui peut varier
00:33:44d'une commune à l'autre
00:33:44je suppose
00:33:45exactement
00:33:45un marché de Noël
00:33:47à organiser
00:33:48de toute façon
00:33:48c'est des coûts
00:33:49et c'est une occupation
00:33:51du domaine public
00:33:52donc c'est évidemment
00:33:52d'abord à la charge
00:33:53de la municipalité
00:33:54qui choisit ou non
00:33:56de faire payer
00:33:57à l'organisateur
00:33:58ou qui le répercutera
00:34:01sur les exposants
00:34:02ou directement aux exposants
00:34:03s'il s'en charge lui-même
00:34:04il décide de faire payer
00:34:05une patente
00:34:05plus ou moins importante
00:34:06le marché de Noël
00:34:08sur les Champs-Elysées
00:34:09par exemple
00:34:09quand il était géré
00:34:12par Marcel Campion
00:34:13Bertrand Delonoye
00:34:14qui est un grand leader
00:34:16des faits de forage
00:34:18avec un grand roux
00:34:19des tuileries
00:34:20qui a été l'organisateur
00:34:23et le seul répondant
00:34:25à l'appel d'offres publiques
00:34:28pour organiser
00:34:29le marché de Noël
00:34:29des Champs-Elysées
00:34:30la redevance publique
00:34:32est variée
00:34:33entre 700 000 euros
00:34:34et 1 million d'euros
00:34:35pour organiser
00:34:35pendant 6 semaines
00:34:36150 à 200 chalets
00:34:39sur les Champs-Elysées
00:34:39donc c'est un budget
00:34:40à ça
00:34:41vous ajoutez
00:34:411,5 million d'euros
00:34:42à débourser
00:34:43pour installer
00:34:45et louer
00:34:46150 chalets
00:34:46500 000 euros
00:34:48pour sécuriser le lieu
00:34:49500 000 euros
00:34:49pour la logistique
00:34:50d'installation
00:34:51et désinstallation
00:34:51vous avez directement
00:34:53avant de faire
00:34:54le premier centime de bénéfice
00:34:56il faut amortir
00:34:57tous ces investissements
00:34:57vous avez un ticket d'entrée
00:34:59à 2,5 millions minimum
00:35:00pour le marché de Noël
00:35:02de Paris
00:35:02sur les Champs-Elysées
00:35:03quand il était
00:35:04sur les Champs-Elysées
00:35:05ce qui n'est plus le cas
00:35:05puisque quand ils ont voulu
00:35:06renouveler l'appel d'offres
00:35:08et bien ils ont voulu
00:35:09changer beaucoup de choses
00:35:11et les équipes
00:35:13du salon du Made in France
00:35:14dont je faisais partie
00:35:15à l'époque en 2018
00:35:15ont même été sollicitées
00:35:17pour les aider
00:35:18à faire un marché de Noël
00:35:19beaucoup plus qualitatif
00:35:20beaucoup plus local
00:35:20beaucoup plus responsable
00:35:21beaucoup plus traçable
00:35:22in fine
00:35:23le résultat
00:35:24c'est qu'il n'y a pas
00:35:25une marché de Noël
00:35:26sur les Champs-Elysées
00:35:27il a été rapatrié
00:35:28dans les Tuileries
00:35:29c'est pas plus mal
00:35:30parce qu'à ce moment-là
00:35:30il y a eu aussi
00:35:31les Gilets jaunes
00:35:31et aux Tuileries
00:35:34on n'est plus qu'à
00:35:35une petite centaine
00:35:37de chalets
00:35:38donc ils ont divisé
00:35:39quasiment par deux
00:35:39alors il y a une offre
00:35:41évidemment
00:35:42est-ce qu'il y a
00:35:42un cahier des charges
00:35:43mis en place
00:35:43par les communes
00:35:44qui peut varier
00:35:45d'une commune à l'autre
00:35:46je vous le disais tout à l'heure
00:35:47avec plus ou moins
00:35:48d'exigences
00:35:48sur le contenu de l'offre
00:35:50est-ce que ce sont des produits
00:35:50qui ont une valeur
00:35:51artisanale, locale
00:35:52ou est-ce qu'il y a des communes
00:35:54où c'est beaucoup plus souple
00:35:55alors que vous payez
00:35:55la patente
00:35:56vous avez droit
00:35:56à votre...
00:35:57ça varie
00:35:58d'une commune à l'autre
00:36:00demandez à vos équipes municipales
00:36:03quels sont les critères
00:36:04dans votre ville
00:36:05et choisissez peut-être
00:36:06votre bulletin de vote
00:36:07en mars prochain
00:36:08en fonction de ça
00:36:08parce qu'il y a des villes
00:36:10qui...
00:36:10comment voulez-vous le savoir ?
00:36:12ça se demande
00:36:14ça doit être
00:36:15à mon avis public
00:36:15en conseil municipal
00:36:16des citoyens
00:36:18engagés
00:36:19et curieux
00:36:19doivent pouvoir
00:36:20obtenir ces informations
00:36:21parce que c'est
00:36:22la vie
00:36:23de leur ville
00:36:24il y a des villes
00:36:26qui préfèrent
00:36:27faire une petite patente
00:36:28et des produits locaux
00:36:31parce que
00:36:31les producteurs locaux
00:36:32ont moins de marge
00:36:33donc ont moins de possibilité
00:36:34aussi d'acheter
00:36:35enfin de payer une licence
00:36:36et un loyer
00:36:37pour un mois
00:36:38ou un mois et demi
00:36:38trop élevé
00:36:39et puis il y a des municipalités
00:36:41qui préfèrent
00:36:42maximiser les ressources financières
00:36:44qu'elles peuvent tirer de ça
00:36:45et du coup
00:36:45là qu'ils auront
00:36:46des produits
00:36:47de moins bonne qualité
00:36:48parce que
00:36:49les commerçants
00:36:50ils vont faire plus de marge
00:36:51donc on va avoir
00:36:52beaucoup de produits importés
00:36:52là vous nous donniez
00:36:53les tarifs parisiens
00:36:54qui sont au sommet
00:36:55puisque je suppose
00:36:56que c'est juteux
00:36:57d'avoir un marché de Noël
00:36:59à Paris
00:36:59et on comprend pourquoi
00:37:00quel est le critère moyen
00:37:02le prix moyen
00:37:03d'une patente
00:37:04dans une préfecture
00:37:05par exemple
00:37:06Bordeaux
00:37:06Toulouse
00:37:07ou Marseille
00:37:09ou à Strasbourg
00:37:10est-ce que vous avez
00:37:10les prix par exemple
00:37:11j'ai pas les prix
00:37:12mais en gros
00:37:12c'est entre combien
00:37:13et combien
00:37:13et c'est quoi
00:37:14c'est la période
00:37:15c'est la surface
00:37:16c'est la période
00:37:17c'est un chalet
00:37:18en moyenne
00:37:19c'est 9 mètres carrés
00:37:19un chalet
00:37:20et les marchés
00:37:21font en moyenne
00:37:22un mois
00:37:23c'est souvent un mois et demi
00:37:24c'est parfois plus court
00:37:26c'est parfois quelques jours
00:37:27ou un week-end
00:37:28c'est un loyer municipal
00:37:29le temps de la période
00:37:30d'exposition
00:37:30exactement
00:37:31c'est assez similaire
00:37:32à un salon
00:37:32au salon du Médicran
00:37:33c'est la foire de Paris
00:37:35c'est une foire
00:37:35on va dire en quelque sorte
00:37:36exactement
00:37:37c'est un modèle de foire
00:37:38avec des organisateurs
00:37:39de foire
00:37:40qui doivent installer
00:37:42des stands
00:37:43des chalets
00:37:43organiser une logistique
00:37:44une sécurité
00:37:45qui ont des coûts fixes
00:37:47et qui
00:37:47qui
00:37:48qui
00:37:48qui
00:37:48qui
00:37:49en tout cas
00:37:49c'est pas le dé
00:37:50alors est-ce que la tentation
00:37:51pour une municipalité
00:37:52est de dire
00:37:52moi
00:37:52l'essentiel
00:37:53c'est de faire
00:37:54rentrer de l'argent
00:37:54dans les caisses
00:37:56de la commune
00:37:57je suis moins regardant
00:37:58que d'autres
00:37:59pour peu
00:38:00que l'exposant
00:38:00me donne
00:38:01me paye ma patente
00:38:02et d'autres qui disent
00:38:03non
00:38:03j'ai une image
00:38:04à maintenir
00:38:05de ce marché Noël
00:38:05pour ma ville
00:38:06si c'est vraiment
00:38:07du produit
00:38:08d'Asie du Sud-Est
00:38:09qui est importé
00:38:10dans des conditions
00:38:11chiinesques
00:38:12vous voyez ce que je veux dire
00:38:13je fais les yeux à Chine
00:38:14moi j'en veux pas
00:38:15il y a des municipalités
00:38:16où on a ce seuil de qualité
00:38:18et puis d'autres
00:38:19on est moins regardant
00:38:19ça c'est évident
00:38:20ben exactement
00:38:21mais c'est assez similaire
00:38:22aux pratiques
00:38:23de la commande publique
00:38:24c'est à dire
00:38:24est-ce que
00:38:25en tant qu'acheteur public
00:38:26je veux gratter des centimes
00:38:29excusez-moi de l'expression
00:38:30ou est-ce que je veux
00:38:31incarner mes engagements
00:38:33c'est à dire
00:38:33est-ce que je veux avoir
00:38:34l'impact
00:38:35que je prône par ailleurs
00:38:36en tant que maire
00:38:37l'impact sur l'emploi
00:38:38sur le financement
00:38:39de mails sociales
00:38:39sur la cohésion territoriale
00:38:41le maintien de nos savoir-faire
00:38:42la réduction de son empreinte carbone
00:38:44si je veux tout ça
00:38:45et bien je peux faire aussi
00:38:46des marchés de Noël
00:38:47gratuits
00:38:49ou quasiment gratuits
00:38:50puisque l'occupation
00:38:51du domaine public
00:38:51ce n'est pas un coût
00:38:52en soi
00:38:52c'est vrai que ça attire du monde
00:38:54et que c'est bon pour toute la communauté
00:38:55est-ce que pour autant
00:38:56les pouvoirs publics
00:38:57le gouvernement carrément
00:38:58pourraient réglementer
00:39:00ça de façon plus stricte
00:39:00est-ce que le préfet
00:39:01pourrait mettre
00:39:02un arrêté préfectoral
00:39:03en disant
00:39:03il y a un certain seuil
00:39:05de qualité
00:39:05ou d'authenticité
00:39:07dans le localisme
00:39:08ou la qualité artisanale
00:39:09ou c'est du libre-échange
00:39:11c'est du libre-marché
00:39:12dès lors que vous avez
00:39:13un stand
00:39:14qui est proprement tenu
00:39:14vous vendez ce que vous voulez
00:39:15après ça c'est des
00:39:16le préfet ne peut agir
00:39:18que sur demande de l'état
00:39:20donc si demain à Bercy
00:39:21il n'y a pas de réglementation
00:39:23il n'y a aucune réglementation
00:39:24il faut que le produit
00:39:25ne soit pas dangereux
00:39:26c'est ça
00:39:27il n'y a aucune réglementation
00:39:28additionnelle
00:39:29aux règles habituelles
00:39:30du commerce
00:39:31on est dans le droit commun
00:39:31du commerce
00:39:32et on a la diversité
00:39:34des pratiques
00:39:35entre les différents
00:39:36marchés de Noël
00:39:37comme on a
00:39:38une variété
00:39:40de niveaux
00:39:40de taxes
00:39:42d'habitation
00:39:43ou de taxes foncières
00:39:43ou de pratiques commerciales
00:39:45en fonction des villes
00:39:46je crois que
00:39:49ce qui est important
00:39:50c'est que les municipalités
00:39:52profitent de ce moment
00:39:54pour faire du beau
00:39:55faire du bon
00:39:57faire du local
00:39:58ça ne coûte pas plus cher
00:39:59de mettre des lumières
00:40:01chaleureuses et rouges
00:40:02et aux couleurs de Noël
00:40:03que des lumières blanches
00:40:06et bleues
00:40:07et froides
00:40:07si on veut
00:40:10soutenir
00:40:11ces commerçants
00:40:12locaux
00:40:13on peut
00:40:14leur proposer
00:40:16un stand
00:40:17qui met particulièrement
00:40:18en exergue
00:40:19les produits
00:40:20s'ils étaient appropriés
00:40:21voilà
00:40:21maintenant
00:40:22il y a aussi
00:40:23des sujets
00:40:23il faut aussi trouver
00:40:24les producteurs
00:40:26made in France
00:40:26qui malheureusement
00:40:27se font de plus en plus rares
00:40:27qui seraient disponibles
00:40:29sur cette période là
00:40:30parce que c'est un coût
00:40:31d'opportunité
00:40:31en plus du loyer
00:40:33il va falloir payer
00:40:33soit passer un mois
00:40:37à travailler dans son chalet
00:40:38je voyais l'autre jour
00:40:39à la télévision
00:40:39il me semble que c'était
00:40:40sur France 3
00:40:41c'était le marché de Colmar
00:40:42vous avez dit
00:40:43cet artisan
00:40:43qui sculpte des objets
00:40:44en bois
00:40:45des jouets en bois
00:40:46il va choisir son bois
00:40:47lui-même
00:40:48dans les forêts alsaciennes
00:40:49il le travaille
00:40:49à la maison
00:40:50c'est du fait maison
00:40:51il vient vendre ses produits
00:40:52qui sont vraiment
00:40:53fabriqués de façon artisanale
00:40:55et il disait
00:40:55je souffre
00:40:56parce qu'à 4,50m de mon stand
00:40:58à moi
00:40:58il y a aussi des jouets en bois
00:41:00qui viennent soit
00:41:01des pays de l'Est
00:41:01soit d'au-delà d'Europe
00:41:03qui sont vendus
00:41:04à 40-50% moins cher
00:41:06et les gens
00:41:06évidemment
00:41:07le portefeuille pèse
00:41:08dans ces cas là
00:41:09ils vont acheter des produits
00:41:10qui sont des produits
00:41:11fabriqués en usine
00:41:12dans des conditions
00:41:12quelquefois contestables
00:41:13et moi
00:41:14je peux toujours me ramener
00:41:15avec mon bois alsacien
00:41:17est-ce qu'il y aurait moyen
00:41:18je ne vais pas dire
00:41:19faire du protectionnisme
00:41:20de taxer
00:41:20mais de dire
00:41:21à ces revendeurs
00:41:23attendez
00:41:23là on va mettre
00:41:24une petite taxe
00:41:25parce qu'on ne va pas
00:41:26on va y aller
00:41:26je ne sais pas
00:41:27s'il faut une taxe
00:41:28il faut une politique claire
00:41:29et d'affichage
00:41:31de la traçabilité
00:41:31de l'origine
00:41:32et de positionnement
00:41:35de ces marchés
00:41:35c'est-à-dire qu'on ne peut pas avoir
00:41:37effectivement
00:41:39des produits
00:41:40alimentaires traditionnels
00:41:43et à côté ça
00:41:44un fast-food
00:41:44on ne peut pas avoir
00:41:45des produits
00:41:46made in France de qualité
00:41:47à côté de ça
00:41:47des produits importés
00:41:48low cost
00:41:49pour même
00:41:50l'image du marché
00:41:51l'image de la ville
00:41:53et l'expérience
00:41:54du client
00:41:55du visiteur
00:41:56c'est compliqué
00:41:57et ça
00:41:59c'est à la main
00:41:59des mairies
00:42:00un maire
00:42:01ne contreviendrait
00:42:04à aucune loi
00:42:04s'il
00:42:05exigeait
00:42:07s'il intitulait
00:42:08son marché de Noël
00:42:08marché de Noël local
00:42:09et qu'en conséquence
00:42:10il n'accueillait
00:42:11comme exposant
00:42:12et vendeur
00:42:13que des produits
00:42:14est-ce qu'on peut aller
00:42:15plus loin Charluette
00:42:16et décider
00:42:16puisqu'il y a
00:42:16le salon du made in France
00:42:18à Paris
00:42:19en novembre
00:42:20non non
00:42:21je veux dire
00:42:21puisqu'on peut créer
00:42:22on peut instituer
00:42:24un marché du made in France
00:42:25est-ce qu'il pourrait y avoir
00:42:25des marchés de Noël
00:42:27spécialement made in France
00:42:28soit en annexe de l'autre
00:42:30soit des communes
00:42:31qui diraient
00:42:31nous on se marie
00:42:32avec made in France
00:42:33et vous aurez la garantie
00:42:35vous n'avez pas besoin
00:42:35de regarder de stand en stand
00:42:36vous avez la garantie
00:42:37avec nous
00:42:38d'avoir du made in France
00:42:39sur le marché de Noël
00:42:39je pense qu'effectivement
00:42:40par souci de simplicité
00:42:42et de clarté
00:42:43de l'image
00:42:43et du message
00:42:44et de l'expérience
00:42:45beaucoup de maires
00:42:46gagneraient
00:42:47à faire ce choix là
00:42:48notre marché de Noël
00:42:50est peut-être
00:42:50un peu plus petit
00:42:51que l'année dernière
00:42:52mais il n'y a que
00:42:53des produits français
00:42:53et prioritairement
00:42:54des produits de ma ville
00:42:55et puis des produits
00:42:56de ma région
00:42:57et puis des produits français
00:42:58il faut juste décider
00:42:59politiquement
00:42:59et ça se décide
00:43:02au niveau de chaque municipalité
00:43:03qui connaît aussi
00:43:04le pouvoir d'achat
00:43:05et les attentes
00:43:06de ses habitants
00:43:08et que les producteurs
00:43:08made in France
00:43:09se mobilisent
00:43:09pour être présents
00:43:10ce qui n'est pas simple
00:43:12et pour ça
00:43:13il faut clairement
00:43:13baisser la partie
00:43:15qui est ponctionnée
00:43:17par la collectivité locale
00:43:18le loyer
00:43:19la collectivité locale
00:43:20tout se négocie
00:43:21tout se négocie
00:43:22en tout cas
00:43:22le message est lancé
00:43:23on le suit
00:43:24pour cette année 2025
00:43:26c'est fait
00:43:26mais voilà
00:43:27on espère qu'il y aura
00:43:28de plus en plus
00:43:29de marchés made in France
00:43:29dans les marchés
00:43:30de Noël français
00:43:30et que les produits
00:43:32de nos artisanats
00:43:33seront mis en valeur
00:43:33parce que ça fait plaisir
00:43:34aux gens
00:43:35d'acheter des produits français
00:43:36et comme vous le disiez
00:43:37sur l'alimentaire
00:43:38ça ne tient qu'à nous tous
00:43:39auditeurs consommateurs
00:43:40de mettre sous le sapin de Noël
00:43:43des cadeaux locaux
00:43:44pour soutenir
00:43:44tous nos artisans
00:43:45nos fermiers
00:43:47et nos industriels
00:43:48merci Charles Hubert
00:43:48vous restez avec nous
00:43:49surtout parce que nous recevons
00:43:50Bertrand Vantot
00:43:52président de la coordination rurale
00:43:53et nous allons évidemment débattre
00:43:55de la tragédie agricole
00:43:57à laquelle nous sommes confrontés
00:43:58vous nous appelez au
00:43:590 826 300 300
00:44:02vous êtes sur Sud Radio
00:44:12il est 13h03
00:44:13nous allons discuter
00:44:17échanger
00:44:18partager des avis
00:44:19des informations
00:44:20sur la tragédie agricole
00:44:22la énième tragédie agricole
00:44:23celle la porte sur
00:44:24évidemment cette épidémie
00:44:25de dermatose
00:44:27nous attendons
00:44:29la présence de Bertrand Vantot
00:44:30qui est sur le terrain
00:44:31bien entendu
00:44:32je le suppose très mobilisé
00:44:33qu'on va avoir en direct
00:44:34le président de la coordination rurale
00:44:37mais nous avons en studio
00:44:38à côté de nous
00:44:39un témoin
00:44:40un témoin un peu original
00:44:41qui est
00:44:42la journaliste Noémie Allioua
00:44:45reporter au journal du dimanche
00:44:48on connait Noémie surtout
00:44:49pour ses prises de position
00:44:50ses enquêtes
00:44:51ses études sur l'antisémitisme
00:44:53le racisme
00:44:53la tragédie
00:44:54du Proche-Orient
00:44:55et elle est allée
00:44:56avec cet oeil neuf
00:44:57cet oeil un petit peu extérieur
00:44:59Noémie est allée dans l'Ariège
00:45:01elle est allée voir l'élevage
00:45:02qui a été euthanasié
00:45:03l'autre jour
00:45:04et Noémie témoigne
00:45:05de la détresse
00:45:06de la souffrance
00:45:07justement
00:45:07avec son oeil extérieur
00:45:09elle n'est pas
00:45:09elle n'est pas justement
00:45:10impliquée
00:45:12j'allais dire
00:45:13dans les enjeux
00:45:14parce que quand on est journaliste
00:45:14et qu'on va voir
00:45:15cette situation
00:45:16on a envie de prendre parti
00:45:17et Noémie nous apporte
00:45:18un témoignage très émouvant
00:45:19très bouleversant
00:45:20dans le JDD
00:45:21on va en discuter avec elle
00:45:23Noémie vous êtes resté
00:45:24combien de temps sur place
00:45:25en Ariège ?
00:45:25Je suis restée trois jours sur place
00:45:27et je suis partie assez tôt
00:45:28et c'est ce que je vous racontais
00:45:29juste avant le début de l'antenne
00:45:31c'est que tout part de Sud Radio
00:45:32parce que c'est sur Sud Radio
00:45:34dans l'émission de Valérie Expert
00:45:35que j'ai fait une chronique
00:45:36la semaine dernière
00:45:37un petit peu
00:45:37disons-le par hasard
00:45:38on voyait simplement
00:45:40une dépêche AFP
00:45:41qui raconte
00:45:42un affrontement
00:45:43entre 300 gendarmes
00:45:45et des paysans
00:45:47qui se battent
00:45:47pour défendre leurs vaches
00:45:48et donc je vois simplement
00:45:49cette actualité
00:45:50à ce moment-là
00:45:52il y a très peu de médias
00:45:53qui en parlent
00:45:53ou en tout cas surtout
00:45:54des médias régionaux
00:45:55des médias locaux
00:45:56je me dis quand même
00:45:57cette histoire est incroyable
00:45:58des hommes qui se battent
00:45:59pour leurs vaches
00:45:59et qui affrontent des gendarmes
00:46:01c'est-à-dire qu'on a
00:46:01à la fois des gens
00:46:02qui nous nourrissent
00:46:03qui affrontent des gens
00:46:04qui nous protègent
00:46:04et donc cette image
00:46:06terrible
00:46:06me surprend
00:46:07et je me dis
00:46:08je vais faire ma chronique
00:46:09là-dessus
00:46:09chez Valérie Expert
00:46:10parce que c'est quelque chose
00:46:11d'intéressant
00:46:12et donc je commence
00:46:13à m'y intéresser comme ça
00:46:14c'est vrai de façon
00:46:15un petit peu hasardeuse
00:46:16à mesure où vous avez raison
00:46:17de le préciser
00:46:17c'est pas du tout
00:46:18mon domaine d'expertise
00:46:19mais malgré tout
00:46:21comme de nombreux journalistes
00:46:23je m'intéresse
00:46:24à l'état du pays
00:46:25et surtout
00:46:26disons-le
00:46:27j'ai le cœur brisé
00:46:28quand j'entends
00:46:29les premiers témoignages
00:46:29des gens qui nous racontent
00:46:30ce qu'ils vivent
00:46:31c'est humainement
00:46:33c'est douloureux
00:46:34et donc en tant que journaliste
00:46:35on a simplement envie
00:46:36de leur donner la parole
00:46:37et donc dans cette affaire
00:46:38je ne suis même pas actrice
00:46:40ni témoin
00:46:40simplement je leur tends
00:46:41le micro
00:46:42et c'est ce que j'ai essayé
00:46:43de faire dans ces deux pages
00:46:44dans le JDD
00:46:44Vous avez touché du doigt
00:46:46et des yeux
00:46:47et par la parole
00:46:48des hommes et des femmes
00:46:49en souffrance
00:46:49qui se battent
00:46:50pour préserver un patrimoine
00:46:51ils ne sont absolument pas
00:46:52responsables
00:46:53de ces dégâts sanitaires
00:46:55il y avait des précédents
00:46:56avec la vie pavière
00:46:57on a vu des agriculteurs
00:46:58des éleveurs se battre
00:46:59la population
00:46:59s'interposait
00:47:01entre les forces de l'ordre
00:47:02et les élevages
00:47:03de canards
00:47:04et c'est la population
00:47:05qui a gagné
00:47:06qui a gagné
00:47:07le ministre de l'agriculture
00:47:08et l'état
00:47:08avait dû faire marche arrière
00:47:09on n'avait pas finalement
00:47:10euthanési ces élevages
00:47:11de canards
00:47:12touchés par la grippe pavière
00:47:13parce qu'ils ne l'étaient pas
00:47:14contaminés
00:47:14c'est le principe de précaution
00:47:16qui est mis en cause
00:47:16là ce sont des bovins
00:47:17certains élevages de vaches
00:47:18on a plus de liens
00:47:19avec une vache
00:47:20qu'avec un canard
00:47:21il y a plus de relations humaines
00:47:22certaines donnent de prénoms
00:47:23certains gendarmes
00:47:25certains policiers
00:47:26ont dit
00:47:26nous ça nous fait mal au coeur
00:47:27ils ont témoigné
00:47:28de façon discrète
00:47:29mais ils ont témoigné
00:47:29ça nous fait mal au coeur
00:47:31de devoir rétablir l'ordre
00:47:33et de nous affronter
00:47:34à des gens
00:47:34qui représentent un peu
00:47:35nous-mêmes
00:47:36c'est une certaine idée
00:47:38de la France
00:47:39que l'on est en train
00:47:39d'attaquer
00:47:40quand on attache ces gendarmes
00:47:40c'est une situation
00:47:41dramatique
00:47:42terrible
00:47:42et douloureuse
00:47:43et vous avez raison aussi
00:47:44de préciser
00:47:45et de rappeler
00:47:45le lien qui unit
00:47:48les paysans
00:47:48à leurs animaux
00:47:49parce que
00:47:49beaucoup de gens
00:47:50qui vivent dans les villes
00:47:50et moi aussi
00:47:51on n'imagine pas
00:47:52ce que ça peut représenter
00:47:53ce lien affectif
00:47:54parce qu'on se dit
00:47:55finalement
00:47:55leurs animaux vont à l'abattoir
00:47:57ils sont destinés
00:47:58à mourir
00:47:59à être mangés
00:48:00à être transformés
00:48:00en steak haché
00:48:01et donc
00:48:01par définition
00:48:02il n'y a pas de lien
00:48:04qui se crée
00:48:04c'est d'instinct
00:48:05ce qu'on peut imaginer
00:48:06quand on ne connait pas
00:48:07le monde rural
00:48:08et ça fait partie
00:48:08des choses que j'ai découvert
00:48:09en allant discuter
00:48:10avec ces gens
00:48:11parce que vous avez raison
00:48:12de le rappeler
00:48:12ils leur donnent des noms
00:48:13ces vaches
00:48:14ces animaux
00:48:15ils ont des caractères
00:48:16ils ont des personnalités
00:48:17ils en prennent soin
00:48:18ils se lèvent à 4-5h du matin
00:48:20pour les soigner
00:48:21pour s'occuper d'elles
00:48:22ils se lèvent la nuit
00:48:23pour savoir qu'elles vont bien
00:48:24ils les font accoucher
00:48:25ils les accompagnent
00:48:26tout au cours de leur vie
00:48:27tout en sachant
00:48:28qu'elles sont destinées
00:48:29ensuite
00:48:29à terminer
00:48:31dans notre ventre
00:48:32à être mangées
00:48:33mais malgré tout
00:48:34et c'est ça qui est beau
00:48:35c'est ça qui est étonnant
00:48:36quand on vient de l'extérieur
00:48:38c'est de découvrir
00:48:38ce lien affectif
00:48:40qui existe
00:48:41entre les éleveurs
00:48:42et leurs bêtes
00:48:43et leurs vaches
00:48:44et leurs veaux
00:48:44alors là vous étiez
00:48:45sur l'élevage d'Ariège
00:48:46j'étais dans le Doubs
00:48:47oui
00:48:48dans le Doubs et dans le Jura
00:48:49c'était juste avant
00:48:50je suis partie en fait
00:48:51juste avant
00:48:52l'affaire de l'Ariège
00:48:52c'était celui qui a des fréalachronique
00:48:53vous êtes allé dans le Doubs
00:48:54dans le Jura
00:48:54vous avez rencontré
00:48:55le même genre de situation
00:48:57le même genre de souffrance
00:48:58oui exactement la même chose
00:48:59les mêmes revendications
00:49:00d'ailleurs assez contradictoires
00:49:02parce que par définition
00:49:03une corporation
00:49:03n'est pas non plus un parti
00:49:05et des gens peuvent avoir
00:49:06des idées différentes
00:49:07certains par exemple
00:49:08réclament une vaccination
00:49:09totale du Feptel
00:49:10d'autres réclament
00:49:11un abattage
00:49:13qui soit partiel
00:49:14et qui ne soit pas total
00:49:15il y a des revendications diverses
00:49:16on va avoir
00:49:17un patron de syndicats
00:49:19les syndicats eux-mêmes
00:49:19ne sont pas tous d'accord
00:49:20on le sait là-dessus
00:49:22mais ce qu'il y a
00:49:23de commun
00:49:24quand vous traversez la France
00:49:26et que vous écoutez
00:49:27ces paysans
00:49:27c'est l'amour de la nature
00:49:29l'amour des bêtes
00:49:30et le sentiment
00:49:32de mépris social
00:49:33il y a un vrai sentiment
00:49:34ils le vivent comment justement
00:49:35ils se sentent méprisés
00:49:36par l'état
00:49:37ils se sentent déconsidérés
00:49:39ils ont l'impression
00:49:40qu'on n'est pas conscient
00:49:41de l'ampleur
00:49:42de la tragédie
00:49:42qu'ils vivent
00:49:43et certains se résignent
00:49:45totalement
00:49:46il y a un sentiment
00:49:47de mépris social
00:49:48qui est terrible
00:49:49et ça se cristallise
00:49:50autour de la figure
00:49:51de la ministre de l'agriculture
00:49:52Annie Gennevar
00:49:52qui est très critiquée
00:49:54et il n'y a pas un paysan
00:49:55que je n'ai pas rencontré
00:49:56qui ne m'a pas parlé
00:49:56de deux choses
00:49:57la ministre de l'agriculture
00:49:58et le maire Cossure
00:49:59ce sont deux choses
00:50:00qui reviennent toujours
00:50:01dans la conversation
00:50:02qui sont considérées
00:50:03aujourd'hui comme
00:50:04pas comme des amis
00:50:06mais en tout cas
00:50:06comme des figures
00:50:07qui vont à l'encontre
00:50:09de leurs intérêts
00:50:10voilà je crois
00:50:11qu'on a Bertrand Vanteau
00:50:12en ligne
00:50:13est-ce que vous nous recevez
00:50:15Bertrand Vanteau ?
00:50:17Oui
00:50:17Bonjour Bertrand Vanteau
00:50:18merci d'être à l'antenne
00:50:19de Sud Radio
00:50:20je suppose que vous êtes
00:50:21sur les terrains
00:50:22en première ligne
00:50:23confrontés à la colère
00:50:25et à la souffrance
00:50:26des agriculteurs
00:50:27des agriculteurs
00:50:27des éleveurs
00:50:28où en est-on aujourd'hui
00:50:30à l'heure qu'il est
00:50:30dans l'évolution
00:50:31du conflit
00:50:33est-ce que vous sentez
00:50:34de la part du gouvernement
00:50:35une éventuelle possibilité
00:50:37de faire une pause
00:50:38sur l'euthanasie
00:50:40systématique des élevages ?
00:50:43Je ne sens pas
00:50:43honnêtement
00:50:44je ne sens pas
00:50:45la ministre de l'agriculture
00:50:46à vouloir lâcher
00:50:46c'est pour ça
00:50:47qu'on a interpellé
00:50:48le Premier ministre
00:50:49pour qu'il vienne
00:50:50régler ce conflit là
00:50:50je ne la sens pas lâcher
00:50:52parce qu'elle est tellement
00:50:54tenue par le réseau
00:50:55FNSEA
00:50:56qu'elle ne veut pas évoluer
00:50:58et elle a tort
00:50:58de ne pas vouloir évoluer
00:50:59parce qu'elle peut encore
00:51:00se rattraper
00:51:01et éviter l'abattage
00:51:02par principe de précaution
00:51:04d'animaux qui sont sains
00:51:05et déployer la vaccination
00:51:06c'est ce qu'elle doit faire
00:51:06le plus rapidement possible
00:51:08comment vous expliquez
00:51:10cette collusion
00:51:10entre la FNSEA
00:51:11vous allez me dire
00:51:12elle est ancienne
00:51:12la co-gestion
00:51:13de l'agriculture française
00:51:15par la FNSEA
00:51:16quand ce n'était pas
00:51:16la FNSEA
00:51:17qui désignait elle-même
00:51:18le ministre de l'agriculture
00:51:19mais là aujourd'hui
00:51:20on ne comprend pas
00:51:21pourquoi la FNSEA
00:51:22c'est des éleveurs
00:51:23ils sont en totale phase
00:51:24avec cette logique
00:51:26d'abattage systématique
00:51:27il n'y a pas un débat
00:51:29qui s'est ouvert
00:51:29au sein de la FNSEA
00:51:30elle-même ?
00:51:32je crois qu'il y a
00:51:33des problèmes
00:51:34entre la base
00:51:35et le haut du réseau
00:51:36qui m'ont peu déconnecté
00:51:38après ça c'est les histoires
00:51:39qui les confirment
00:51:40moi je ne vais pas me mêler
00:51:41leurs histoires
00:51:42en tout cas c'est sûr
00:51:43cette base doit être déçue
00:51:44mais il y a des intérêts financiers
00:51:46qui doivent nous échapper
00:51:47et c'est vraiment
00:51:48un sujet
00:51:49et donc vous considérez
00:51:51que la ministre
00:51:52est à l'écoute
00:51:53qu'elle se fait quasiment
00:51:54dicter son comportement
00:51:55par la FNSEA
00:51:57en fait ça se fait dicter
00:52:00son comportement
00:52:01par la FNSEA
00:52:02par la Fédération nationale
00:52:03des groupements
00:52:04de défense sanitaire
00:52:05et elle a également
00:52:06de très très mauvais conseillers
00:52:08ça se sent
00:52:09ça se sent
00:52:09qu'elle est très mal conseillée
00:52:10par des gens
00:52:11qui ne vont pas
00:52:12à l'approche
00:52:12de courir
00:52:12elle a besoin
00:52:14de solliciter
00:52:14ses conseillers
00:52:15c'est elle qui doit trancher
00:52:16et d'arrêter
00:52:17ses conseillers
00:52:18elle doit nous écouter
00:52:19elle doit écouter
00:52:20la profession agricole
00:52:21qui demande
00:52:21la vaccination
00:52:22et l'arrêt
00:52:23des abattages animaux
00:52:24qui sont sains
00:52:24c'est une catastrophe
00:52:25pour les éleveurs
00:52:26ça va être une catastrophe
00:52:27pour la filière viande
00:52:28c'est une catastrophe
00:52:29pour la balance commerciale
00:52:30de la France
00:52:30et ça donne une très très
00:52:32mauvaise image
00:52:32à l'international
00:52:33et au niveau européen
00:52:34de ce qui est fait
00:52:35aujourd'hui en matière politique
00:52:36sur la DNC
00:52:37en France
00:52:38Bertrand Vanto
00:52:39quel est l'argument majeur
00:52:40sur le thalasile
00:52:42l'abattage obligatoire
00:52:43et systématique
00:52:44de la totalité
00:52:45du troupeau
00:52:45qui professe
00:52:47cette vision
00:52:48de la situation
00:52:50en fait
00:52:52c'est une interprétation
00:52:53de la réglementation européenne
00:52:54qui est franco-française
00:52:55et qui est basée
00:52:55sur le principe
00:52:56de précaution
00:52:57donc en fait
00:52:59vous regardez
00:53:00ce qui se passe
00:53:00très honnêtement
00:53:01en Italie
00:53:02ou en Espagne
00:53:03l'approche
00:53:04n'est pas du tout la même
00:53:04on nous dit
00:53:05c'est l'Europe
00:53:05non ce n'est pas l'Europe
00:53:06c'est l'application
00:53:07franco-française
00:53:08alors là c'est sur la DNC
00:53:10mais je vous rassure
00:53:10sur la tuberculose
00:53:11c'est exactement pareil
00:53:12parce que là aussi
00:53:13il y a un carnage
00:53:14sans nom
00:53:14qui est en train de s'opérer
00:53:15et vous avez le même problème
00:53:17sur l'approche des phytos
00:53:18de la gestion de l'eau
00:53:19et des produits vétérinaires
00:53:20en France
00:53:21c'est ça l'histoire
00:53:22elle est là
00:53:22et le principe de précaution
00:53:24a tellement diffusé
00:53:25dans les strates de décision
00:53:26qu'on est un peu perdu
00:53:28d'ailleurs
00:53:28je vais vous dire
00:53:29quand vous voyez
00:53:30le conseiller
00:53:31du président de la République
00:53:32qui est sous lèvement de la terre
00:53:33il devait dégager
00:53:34suite au salon de l'agriculture
00:53:36il est toujours là
00:53:37donc ces gens là
00:53:38sont ensemble
00:53:39et font que la France
00:53:40bientôt ne produira plus rien
00:53:42et surtout
00:53:43les bons produits de qualité
00:53:44qu'on avait
00:53:45qui faisaient
00:53:46l'emblème
00:53:47de notre gastronomie
00:53:48reconnue
00:53:48au patrimoine
00:53:48de l'UNESCO
00:53:49c'est incroyable
00:53:51que
00:53:52j'allais dire
00:53:53ces enjeux
00:53:54ces souffrances
00:53:54durent depuis des décennies
00:53:55on a l'impression
00:53:57que chaque année
00:53:58on repart à zéro
00:53:58il y a des promesses
00:54:00il y a des engagements
00:54:00publics
00:54:01gouvernementaux
00:54:02et finalement
00:54:02rien ne se met en place
00:54:04ou si peu
00:54:05ben à fait
00:54:08quand on regarde
00:54:09sur la partie
00:54:09sur le monde agricole
00:54:10le monde agricole
00:54:11s'est structuré
00:54:13à l'époque
00:54:13du développement agricole
00:54:14autour de la FNSEA
00:54:16de ces satellites
00:54:16et tout le monde
00:54:18est contaminé
00:54:18c'est-à-dire que le ministère
00:54:19de l'agriculture
00:54:19est contaminé
00:54:20et n'arrive pas
00:54:21à se remettre en question
00:54:22avec une approche
00:54:22pragmatique de l'agriculture
00:54:24la composante
00:54:25qui a aussi des syndicats
00:54:26qui ont progressé
00:54:27qui ont apparu
00:54:27et ils sont restés bloqués
00:54:29dans les années 60
00:54:30aujourd'hui
00:54:31c'est pas ça qu'il nous faut
00:54:32aujourd'hui on a besoin
00:54:33de liberté
00:54:34pour les agriculteurs
00:54:35on a besoin de détricoter
00:54:36ce qui nous encadre
00:54:37ce qui nous entrave
00:54:37et là
00:54:38il est temps d'écouter
00:54:39réellement
00:54:40la coordination rurale
00:54:41parce qu'on veut
00:54:42libérer l'agriculture française
00:54:43il faut vraiment
00:54:44que la ministre nous écoute
00:54:45et arrête
00:54:46de nous tenir à l'écart
00:54:47moi je l'ai rencontré
00:54:48la semaine dernière
00:54:48j'ai pas un accueil magistral
00:54:50et dès que la rencontre
00:54:51a été finie
00:54:51l'assistante nous a dit
00:54:53bon il est temps
00:54:53que vous sortiez
00:54:54alors je trouve
00:54:55que c'est pas tellement correct
00:54:55avec le premier syndicat de France
00:54:57sachant qu'on est capable
00:54:58de critiquer
00:54:58de revendiquer
00:54:59mais aussi de proposer
00:55:00et on lui a fait des propositions
00:55:02et il est vraiment temps
00:55:02qu'elle nous écoute
00:55:03parce que la colère
00:55:04grossit
00:55:04et même si elle s'arrête
00:55:06peut-être
00:55:06pour le Noël
00:55:07et pour le Janvier
00:55:08ce dont je ne suis pas sûr
00:55:10il pourrait bien
00:55:11qu'au mois de Janvier
00:55:12ça reprenne de l'ampleur
00:55:13mais qu'on n'en a jamais connu
00:55:14Bertrand Vanto
00:55:15vous restez avec nous
00:55:15on se retrouve dans quelques instants
00:55:17on continuera à parler
00:55:18de cette crise agricole
00:55:19et surtout de la perception
00:55:20que les agriculteurs
00:55:22ont aujourd'hui
00:55:22de la diversité syndicale
00:55:23ils ont découvert
00:55:24qu'il n'y avait peut-être
00:55:25pas qu'une seule voix
00:55:25pour s'exprimer
00:55:26à tout de suite
00:55:27vous nous appelez
00:55:27au 0 826 300 300
00:55:29je suis persuadé
00:55:30que beaucoup d'entre vous
00:55:31se sentent concernés
00:55:32ou sont sensibles
00:55:32à cette thématique
00:55:33et on continue l'émission
00:55:34Nous sommes avec
00:55:41Bertrand Vanto
00:55:42président de la coordination rurale
00:55:44qui est sur le terrain
00:55:45et avec Noémie Aoulia
00:55:46qui elle est allée voir
00:55:47dans le Doubs
00:55:48et dans le Jura des éleveurs
00:55:50Maud Coffler
00:55:51vous avez une question
00:55:51pour Bertrand Vanto
00:55:52Bertrand Vanto
00:55:53juste avant la pause
00:55:54vous disiez
00:55:55que la colère
00:55:56des paysans
00:55:56des agriculteurs
00:55:57pourrait prendre une ampleur
00:55:58qu'on n'a jamais connue
00:55:59sachant que ça avait déjà pris
00:56:01une ampleur assez impressionnante
00:56:02ces deux dernières années
00:56:03qu'est-ce que vous voulez dire par là ?
00:56:06Je veux dire que
00:56:07face à la mort
00:56:08qui est programmée
00:56:09et qu'on nous programme
00:56:10on n'a pas envie
00:56:11de mourir en silence
00:56:12et que
00:56:12pour nous
00:56:14notre métier
00:56:14il est noble
00:56:15et on a fait ce métier-là
00:56:16pour être libre
00:56:17et pour ne pas être contraint
00:56:19pour la plupart qu'on est
00:56:19effectivement
00:56:21face à la mort
00:56:22vous avez deux choix
00:56:23soit vous la subissez
00:56:24soit vous êtes en réaction
00:56:25donc aujourd'hui
00:56:26il y a une vraie colère
00:56:27qui est en train de monter
00:56:27vous avez aussi
00:56:29une inquiétude des jeunes
00:56:30des jeunes qui sont
00:56:31en établissement de formation
00:56:32qui sont très inquiets
00:56:33qui sont en train de nous rejoindre
00:56:34qui nous rejoignent sur les mouvements
00:56:35ou qui font
00:56:35dans les lycées agricoles
00:56:37parce qu'ils sont inquiets
00:56:37pour leur avenir
00:56:38ils croient en l'agriculture
00:56:39ils croient en enlever des vaches
00:56:41ils croient en faire pousser du blé
00:56:42et là aujourd'hui
00:56:43le message que leur envoie
00:56:44le gouvernement français
00:56:45est de dire
00:56:46vous n'avez plus d'avenir
00:56:47donc
00:56:47l'inquiétude est grande
00:56:49elle est en train de gagner
00:56:50toute la société rurale
00:56:51qui est derrière nous
00:56:53et donc oui
00:56:54effectivement
00:56:54il y a une grande colère
00:56:56qui se lève
00:56:56et qui est silencieuse
00:56:57mais qui se manifeste aussi
00:56:59sur des manifestations
00:57:00et je ne souhaite vraiment pas
00:57:02que ça soit hors de contrôle
00:57:03parce que ce n'est pas ma vision
00:57:05mais il faut vraiment
00:57:06qu'on ait une réponse politique
00:57:07de la part de la
00:57:07ministre de l'agriculture
00:57:09mais je crois qu'elle n'a pas envie
00:57:10de nous répondre
00:57:10je crois que vraiment
00:57:11je fais une fois de plus appel
00:57:13à Sébastien Lecornu
00:57:13qui est notre premier ministre
00:57:14pour venir trancher ce dossier-là
00:57:15qui est très très très compliqué
00:57:17et très lourd de conséquences
00:57:19s'il n'est pas tranché rapidement
00:57:20qui est allé sur le terrain
00:57:28on se souvient de la conférence de presse
00:57:30devant la mode de paille
00:57:30c'est lui qui a pris le dossier
00:57:32à bras-le-corps
00:57:33et bon
00:57:33même si ça n'a rien donné
00:57:35on avait quand même la dimension
00:57:37que c'est le sommet de l'État
00:57:38qui était consciente
00:57:39qu'il fallait faire quelque chose
00:57:40Noémie Aulia
00:57:40oui j'avais une question
00:57:41juste pour vous
00:57:42une question un peu technique
00:57:43par rapport à ce que vous disiez
00:57:44vis-à-vis de la ministre
00:57:46de l'agriculture
00:57:46parce que
00:57:47en fait son argument à elle
00:57:48pour dire qu'elle est contre
00:57:49la vaccination obligatoire
00:57:51et totale du cheptel
00:57:51c'est qu'en fait ensuite
00:57:52ça risque d'empêcher le commerce
00:57:55parce que
00:57:56le risque
00:57:58c'est qu'on ne puisse plus
00:57:59ensuite commercer véritablement
00:58:00parce qu'on va se transformer
00:58:01en zone non indemne
00:58:02et ce sera le cas
00:58:03pour toute la France
00:58:04qu'est-ce que vous répondez à ça
00:58:05c'est-à-dire le risque
00:58:06si on accède
00:58:07si la ministre décide
00:58:09d'accéder à votre requête
00:58:10qu'on ne puisse plus
00:58:11ensuite commercer
00:58:12tout d'abord
00:58:14il faut déclasser la maladie
00:58:15parce que c'est une maladie
00:58:16qui est classée A
00:58:17donc on va déclasser
00:58:17et là après
00:58:18on n'aura plus de problème
00:58:19et puis après
00:58:20c'est des accords
00:58:20à négocier
00:58:21avec
00:58:22nos partenaires
00:58:24commerciaux historiques
00:58:25voilà
00:58:26c'est pas très compliqué
00:58:27en fait
00:58:27il y a juste à déclasser la maladie
00:58:29et faire des accords
00:58:30bilatéraux
00:58:30avec nos partenaires historiques
00:58:31c'est son travail de ministre
00:58:33c'est un travail
00:58:34qu'elle a à faire
00:58:34avec ses conseillers
00:58:35si ça ne lui vient même pas
00:58:37à l'oreille
00:58:37d'avoir pensé à ça
00:58:39c'est qu'il y a un problème
00:58:39je vous dis
00:58:40elle est très très mal conseillée
00:58:42le classement consisterait
00:58:44une fois qu'on a un cas
00:58:45de contamination
00:58:46dans un élevage
00:58:47on isole cet élevage
00:58:48on le confine
00:58:49on abat l'animal contaminé
00:58:52et ensuite on suit
00:58:53l'évolution de la maladie
00:58:54dans l'élevage
00:58:54pour savoir s'il y a contamination
00:58:55ou pas
00:58:56avant de passer
00:58:57à l'euthanasie générale
00:58:58il y a peut-être
00:58:59on peut faire peut-être
00:59:00des choses en deux temps
00:59:00oui après il y a deux choses
00:59:03il y a la partie
00:59:04des zones aujourd'hui
00:59:05qui ne sont pas touchées
00:59:06qu'il faut absolument
00:59:07essayer de vacciner
00:59:08le plus tôt possible
00:59:08et il y a le traitement
00:59:09aujourd'hui de la maladie
00:59:10où les cas explosent
00:59:11et où effectivement
00:59:12il faut regarder
00:59:12ce qui est possible
00:59:13en termes de dérogation
00:59:15pour ne pas abattre
00:59:16tout le cheptel
00:59:16en plus vous avez un sujet
00:59:17qui est très technique
00:59:18c'est à dire que vous avez
00:59:19par exemple un lot
00:59:20qui est contaminé
00:59:20et les éleveurs aujourd'hui
00:59:21sont en train de rentrer
00:59:23leurs animaux
00:59:23donc vous ne pouvez avoir
00:59:24qu'un lot qui est touché
00:59:25avec 20 animaux
00:59:25vous mettez tout
00:59:26dans le même bâtiment
00:59:27et vous avez vos 200 bovins
00:59:28qui sont contaminés
00:59:29c'est ce qui s'est passé
00:59:30dans le doux
00:59:30c'est ce qui s'est passé
00:59:31aussi en Ariège
00:59:32et là vous tuez
00:59:32les animaux pour rien
00:59:33donc il y a un vrai travail
00:59:34de fond à faire
00:59:35de construction
00:59:36si la ministre est d'accord
00:59:37mais il faut vraiment
00:59:38qu'elle se réveille
00:59:39pour épargner un maximum
00:59:40d'animaux
00:59:40et avoir une approche sanitaire
00:59:42qui est totalement différente
00:59:43et qui épargne aussi bien
00:59:44les éleveurs que leurs animaux
00:59:45c'est un drame
00:59:46ce qui se passe
00:59:47aberration suprême
00:59:49lorsque l'élevage est abattu
00:59:51bien entendu
00:59:51la vache contaminée
00:59:52l'animal contaminé
00:59:53il va à l'écarissage
00:59:57et que les bêtes abattues
00:59:59qui sont saines
00:59:59leur viande est comestible
01:00:01et on pourrait les consommer
01:00:02or tout est envoyé
01:00:03à la destruction
01:00:03Oui
01:00:05contrairement à la tuberculose
01:00:07où vous avez une partie
01:00:07des animaux
01:00:08qui partent
01:00:09qui sont consommés
01:00:10et bien là effectivement
01:00:10ça part pas à la consommation
01:00:11mais en fait
01:00:12ce qu'il faut surtout retenir
01:00:13c'est que c'est une maladie
01:00:14qui est arrivée
01:00:14il faut prendre le recul nécessaire
01:00:16elle va certainement
01:00:17se disséminer
01:00:18mais dans l'instant
01:00:18ce qu'on utilise
01:00:19est à mon avis
01:00:20beaucoup trop brutal
01:00:20et met en péril
01:00:21la balance commerciale française
01:00:23met en péril aussi
01:00:24des familles d'agriculteurs
01:00:25le principe de précaution
01:00:27ne fait que trop durer
01:00:28en France
01:00:29dans l'approche des maladies
01:00:30aujourd'hui il faut
01:00:31prendre du recul
01:00:32il faut agir
01:00:33sauver un maximum
01:00:33de vaches
01:00:34d'éleveurs
01:00:35parce qu'on va en avoir besoin
01:00:37et l'approche
01:00:38n'est pas du tout
01:00:39la bonne
01:00:41il faut sortir
01:00:41de ce massacre organisé
01:00:43où on nous dit
01:00:44qu'il n'y a que 3000 animaux
01:00:45qui aujourd'hui
01:00:45ont été abattus
01:00:46mais au final
01:00:47quand ça va se repartir
01:00:48dans toute la France
01:00:49ce qui risque d'être le cas
01:00:50vous aurez peut-être
01:00:52des centaines
01:00:52de milliers d'animaux
01:00:54du moins des dizaines
01:00:55de milliers d'animaux
01:00:55qui vont être abattus
01:00:56regardez l'exemple
01:00:57de la tuberculose
01:00:58on en fait tuer
01:00:58depuis 40 ans
01:00:59et ça n'a pas régulé le problème
01:01:00la maladie est toujours là
01:01:01elle est maltraitée
01:01:02donc aujourd'hui
01:01:04il faut que le protocole évolue
01:01:06il y a des revendications syndicales
01:01:08les ultras aussi
01:01:09ont fait des revendications
01:01:10ce soir
01:01:11si la ministre
01:01:12ne lâche pas du lest
01:01:14c'est au premier ministre
01:01:16de trancher ce sujet
01:01:17sinon la France
01:01:18va être
01:01:19risque d'être bloquée
01:01:21nous avons un auditeur
01:01:23de Sud Radio
01:01:23qui nous appelle
01:01:24c'est Benoît
01:01:24qui nous appelle
01:01:25de Montesquieu
01:01:26bonjour Benoît
01:01:27vous êtes en zone agricole
01:01:28ou non ?
01:01:29vous êtes en zone agricole ?
01:01:31ah oui en zone agricole
01:01:32depuis 5 générations
01:01:33en faisant que de l'élevage
01:01:35que vous inspire cette situation ?
01:01:37cette tragédie ?
01:01:38la situation
01:01:39on l'a vit
01:01:40aujourd'hui
01:01:41on l'a vit très mal
01:01:41on a été défendre
01:01:44l'éleveur
01:01:44dans l'arrière
01:01:45je bois avec mon fils
01:01:46on a pris des grenades
01:01:47mais comme jamais
01:01:48on a été pris vraiment
01:01:49comme des
01:01:50mais on n'a même pas de mots
01:01:52pour le dire
01:01:53on a été repoussé
01:01:55on a été
01:01:56enfin voilà
01:01:56mais aujourd'hui
01:01:58on vit avec la peur
01:01:59voilà
01:02:00et puis c'est la peur
01:02:02parce que si ça continue comme ça
01:02:04alors bientôt en Occitanie
01:02:05en France
01:02:06mais il n'y aura plus une vache quoi
01:02:07vous êtes toujours en activité
01:02:08Benoît ?
01:02:10ah oui moi je suis en activité
01:02:11j'ai mes deux fils derrière
01:02:13qui reprennent
01:02:14mais je ne sais pas quoi leur dire
01:02:15je vous dis franchement
01:02:16je ne sais plus quoi leur dire
01:02:17c'est un élevage ?
01:02:18voilà
01:02:18vous avez
01:02:19oui
01:02:20élevage de limousine
01:02:21donc en race allaitante
01:02:23à viande
01:02:23oui en viande
01:02:25voilà
01:02:26vous êtes
01:02:26on est à le Tarn-et-Garonne
01:02:27on n'est pas
01:02:28on n'est pas encore retouchés
01:02:30mais ça va venir
01:02:31on le sait
01:02:32on le sait
01:02:32vous êtes affilié à un syndicat
01:02:34ou pas
01:02:34ou vous êtes indépendant ?
01:02:35ah oui
01:02:36CR82
01:02:37bon voilà
01:02:38on est des gens
01:02:40aujourd'hui
01:02:40on fait partie des fous furieux
01:02:43mais on défend une cause
01:02:44on est là pour défendre une cause
01:02:46et puis on la défendra
01:02:48parce que si ce soir
01:02:49moi je vous dis franchement
01:02:50la ministre
01:02:51elle n'a rien à venir faire
01:02:52elle n'a pas à venir en Occitanie
01:02:54aujourd'hui
01:02:54si elle n'a pas des bonnes choses
01:02:56à nous dire
01:02:56mais qu'elle reste à Paris
01:02:57en tout cas vous confirmez
01:02:59elle a du sang sur les mains
01:03:01cette femme aujourd'hui
01:03:02a fait
01:03:02le gouvernement
01:03:03a du sang sur les mains
01:03:04enfin disons
01:03:06façon de parler
01:03:06effectivement
01:03:07en toutes les manières
01:03:07il sait qu'il est responsable
01:03:09et on sait bien
01:03:09que des mesures
01:03:10ou réduites prises
01:03:10je vais en discuter avec
01:03:11Bantre-en-Venteau
01:03:12on suppose qu'on aurait pu prévoir
01:03:13cette tragédie avant
01:03:14et qu'on attend toujours
01:03:16que la catastrophe soit en place
01:03:17avant de prendre
01:03:18des mesures efficaces
01:03:18en tout cas
01:03:19Benoît
01:03:20on vous sent très mobilisé
01:03:21dans votre territoire également
01:03:22il y a une mobilisation générale
01:03:23vous sentez que la prise de conscience
01:03:24est collective ?
01:03:26oui
01:03:26oui
01:03:27on est très très mobilisé
01:03:28et puis je pense
01:03:30qu'on va surtout
01:03:30se mobiliser
01:03:32et ça va exploser
01:03:33j'en ai peur
01:03:35je vous le dis franchement
01:03:36mais ça va exploser
01:03:37on en est tous conscients
01:03:38et je pense qu'au gouvernement
01:03:39ils le savent aussi
01:03:40c'est la raison pour laquelle
01:03:41le Premier ministre
01:03:42Sébastien Lecornu
01:03:43a peut-être envisagé
01:03:44qu'on pouvait proposer
01:03:46disons un moratoire
01:03:47à l'application des Mercosur
01:03:49Bétro-en-Venteau
01:03:49qu'est-ce que vous répondez à Benoît
01:03:52qu'il est dans le bon sens
01:03:52évidemment
01:03:53il a une
01:03:54il a complé
01:03:55vous savez
01:03:55on a des gens qui travaillent
01:03:58qui travaillons
01:03:58qui voulont qu'une seule chose
01:03:59c'est travailler
01:04:00et sauver nos élevages
01:04:01on est profondément
01:04:02respectueux de l'Etat
01:04:03à partir du moment
01:04:04où il nous respecte
01:04:05on a la trouille aussi
01:04:06moi je vous le dis honnêtement
01:04:07j'ai vraiment la trouille
01:04:08que ça parte dans n'importe quoi
01:04:10et j'en ai pas envie
01:04:11et c'est là
01:04:12où on a besoin de politiques
01:04:13qui viennent nous rassurer
01:04:14prennent des mesures d'urgence
01:04:16traitent le problème rapidement
01:04:17j'en appelle
01:04:18je suis fatigué de me répéter
01:04:21mais c'est au Premier Ministre
01:04:22de prendre le manche
01:04:23sinon ça va mal finir
01:04:24et j'en ai vraiment pas envie
01:04:25j'aime la France
01:04:26j'aime le métier qu'on fait
01:04:28et je trouve qu'on n'est pas pris
01:04:30en considération
01:04:30vous promettez que je suis
01:04:31j'en ai gros sur la patate
01:04:33et on vit dans la trouille
01:04:35moi je suis éleveur aussi
01:04:36on vit dans la trouille
01:04:37que cette maladie arrive
01:04:37et on en est prêt même
01:04:38à être obligé de mentir
01:04:40si on a la maladie
01:04:41pour pas faire battre nos animaux
01:04:42vous vous rendez compte ?
01:04:44Le Président de la République
01:04:45a fait savoir
01:04:46qu'il soutenait
01:04:47les agriculteurs
01:04:48qu'il était solidaire
01:04:49de leur détresse
01:04:50comment vous l'interprétez
01:04:51ce message ?
01:04:54Oui enfin il nous soutient
01:04:56mais enfin derrière
01:04:57le Mercosur il a signé
01:04:59donc il a dit
01:05:00non non
01:05:00jamais chinerai
01:05:01mais il a signé
01:05:01non je pense que
01:05:02Emmanuel Macron
01:05:03vous savez l'agriculture
01:05:04ça lui importe peu
01:05:05il n'est pas là dedans
01:05:06peut-être qu'on a un espoir
01:05:08avec le Premier Ministre
01:05:09et Emmanuel Macron
01:05:10est à la fin de ses mandats
01:05:11c'est quelqu'un
01:05:13qui aime le libre commerce
01:05:14qui n'est pas capé
01:05:16pour aller lutter
01:05:17justement sur les négociations
01:05:18commerciales
01:05:19comme le fait Trump
01:05:20ou comme vers Poutine
01:05:22ou le président chinois
01:05:23c'est à dire qu'il est
01:05:24très respectueux de l'OMC
01:05:25alors que les autres disent
01:05:26il y a des secteurs
01:05:27auxquels il ne faut pas toucher
01:05:28il n'a pas su protéger
01:05:29notre agriculteur française
01:05:30il n'a pas de consensus
01:05:31au niveau de l'Europe
01:05:32pour nous protéger
01:05:33du Mercosur
01:05:33et aujourd'hui
01:05:34ce qu'il envoie sur le Mercosur
01:05:35c'est juste pour essayer
01:05:36de calmer la colère paysanne
01:05:38en accord avec son armée
01:05:39Arnaud Rousseau
01:05:40mais ce n'est que ça
01:05:41je ne pense pas
01:05:42qu'Emmanuel Macron
01:05:43aime l'agriculture française
01:05:45malheureusement
01:05:46j'aurais été heureux
01:05:47qu'il aime
01:05:47et qu'il nous défend
01:05:48encore écrit
01:05:49mais il n'est pas capé
01:05:50pour aller négocier
01:05:51au niveau international
01:05:53pour nous défendre
01:05:54que ce soit
01:05:55la viande bovine
01:05:56le cognac
01:05:57tout un tas de productions
01:05:58dont les céréales
01:05:59c'est mon avis
01:06:00et puis là
01:06:01à la fin de son mandat
01:06:02donc on va
01:06:03s'il n'y a pas de choses
01:06:04qui se passent
01:06:04pendant 12 mois
01:06:05on va encore souffrir
01:06:06on entend votre colère
01:06:08votre désarroi
01:06:09vous restez avec nous
01:06:10on continue cette conversation
01:06:11on appelle nos auditeurs
01:06:12à nous joindre
01:06:13au 0826 300 300
01:06:15pour partager avec vous
01:06:16cette colère
01:06:17et cette détresse
01:06:18midi 14h
01:06:21Sud Radio
01:06:22la France dans tous ses états
01:06:24nous sommes avec
01:06:26Bertrand Vanto
01:06:27président de la coordination rurale
01:06:29récent président
01:06:29de la coordination rurale
01:06:31qui est le syndicat
01:06:31qui est en train
01:06:32d'avoir le vent en poupe
01:06:33la FNSEA est restée
01:06:35très longtemps
01:06:35avec un monopole
01:06:36de représentation
01:06:37et aujourd'hui
01:06:38le monde agricole
01:06:39a compris que
01:06:39la diversité existait
01:06:40comme en politique
01:06:41il y a la confédération paysanne
01:06:43plutôt classée à gauche
01:06:44la FNSEA
01:06:45qui a co-géré
01:06:46très longtemps
01:06:46l'agriculture française
01:06:47et dont on peut considérer
01:06:48qu'elle a une partie
01:06:49des responsabilités
01:06:50et des dégâts
01:06:51et de la détresse
01:06:51dans laquelle
01:06:52l'agriculture française
01:06:53aujourd'hui
01:06:53est plongée
01:06:55et puis la coordination rurale
01:06:56qui existe
01:06:57et qui en tout cas
01:06:58aujourd'hui
01:06:58mène le combat
01:06:59Bertrand Vanto
01:07:00ce que je dis
01:07:01le monde agricole
01:07:03a compris
01:07:03qu'il ne fallait pas
01:07:04mettre tous ses oeufs
01:07:05dans les mêmes paniers
01:07:05et que la FNSEA
01:07:07qui a été
01:07:07entre guillemets
01:07:08le syndicat officiel
01:07:09très longtemps
01:07:09aujourd'hui
01:07:10n'est pas le seul
01:07:11à savoir défendre
01:07:12la cause agricole française
01:07:13et qu'il y a même
01:07:13d'autres façons
01:07:14de se battre
01:07:14et d'autres revendications
01:07:16apportées
01:07:16qui sont très différentes
01:07:17de ce que la FNSEA
01:07:18a apporté depuis 50 ans
01:07:20Oui oui
01:07:22après aujourd'hui
01:07:23la FNSEA
01:07:24est un syndicat de filières
01:07:26il faut le savoir
01:07:27donc était au service
01:07:29des filières
01:07:29plus des fois
01:07:30que des paysans
01:07:31bon il y a quelques
01:07:31différences
01:07:32il y a quand même
01:07:33des gens qui étaient
01:07:34qui défendaient
01:07:35leur territoire
01:07:35et leurs paysans
01:07:36mais c'était pas
01:07:36franchement ça
01:07:37aujourd'hui
01:07:39oui elle a un pied à terre
01:07:41parce que
01:07:42elle a souvent dit
01:07:43oui oui
01:07:43c'est à dire que
01:07:44toi par exemple
01:07:45je me rappelle
01:07:46d'une chose
01:07:46qui m'avait marqué
01:07:47quand Christiane Lambert
01:07:48avait signé un accord
01:07:49avec WWF
01:07:50déjà c'était mal parti
01:07:51et dans les négociations
01:07:53qu'on a eues
01:07:53sur les produits
01:07:55phytosanitaires
01:07:56sur les produits vétérinaires
01:07:57sur également
01:07:58l'accès à l'eau
01:07:59en vouloir compenser
01:08:00avec les écologistes
01:08:01et les décroissants
01:08:02des fois
01:08:02essayer de trouver un accord
01:08:03on en est arrivé
01:08:04à des sujets
01:08:04comme Sainte-Soline
01:08:05c'est à dire que
01:08:06vous avez mis 20 ans
01:08:07et à la fin
01:08:08les écolos
01:08:08sont retournés contre vous
01:08:09et les agriculteurs
01:08:11qui pensaient être défendus
01:08:12par la FNSEA
01:08:13se sont retrouvés piégés
01:08:14la stratégie n'était pas bonne
01:08:16il fallait refuser
01:08:16il fallait dire non
01:08:17on ne discutera pas
01:08:18avec les écologistes
01:08:20ce n'est pas la peine
01:08:20et ça n'a pas été fait
01:08:22voilà
01:08:22alors après
01:08:23je ne suis pas là
01:08:24pour Willy Pandey
01:08:25en permanence la FNSEA
01:08:26j'estime qu'aujourd'hui
01:08:27on a des choses à proposer
01:08:28effectivement
01:08:29on a un discours
01:08:29qui peut être dur
01:08:30mais qui est en opposition
01:08:31avec ceux qui veulent
01:08:32nous avoir la peau
01:08:33et qui sont les décroissants
01:08:35j'assume totalement
01:08:36ce que je dis
01:08:36voilà
01:08:37c'est un changement de méthode
01:08:38c'est un changement de paradigme
01:08:40et puis j'espère
01:08:40que ça va faire
01:08:41tâche d'huile
01:08:42sur les politiques
01:08:43et dire regardez
01:08:43l'agriculteur française
01:08:45ne veut pas mourir
01:08:45les vrais sujets sont là
01:08:47on veut continuer à pouvoir produire
01:08:48et en vivre
01:08:49c'est un vrai sujet
01:08:50et aujourd'hui
01:08:50on doit le prendre à bras le corps
01:08:51et aujourd'hui
01:08:52je dois bien reconnaître
01:08:53que c'est la CR
01:08:54qui le prend à bras le corps
01:08:55et puis
01:08:55je ne suis pas tout le temps
01:08:57d'accord avec la Confédération Paysanne
01:08:58on a de gros désaccords
01:08:59mais sur la gestion de la DNC
01:09:01comme quand il y a eu
01:09:02la grève du lait en 2008
01:09:03il y a des sujets
01:09:04sur lesquels on peut se rassembler
01:09:05et on se rassemble aussi des fois
01:09:06avec la FNSEA
01:09:08je prends l'exemple
01:09:08des études HMUC
01:09:10c'est un nom très barbare
01:09:11mais qui était
01:09:11des choses qui nous entravent
01:09:13pour l'accès à l'eau
01:09:13en particulier en Poitou-Charentes
01:09:15où on s'est entendu avec eux
01:09:16pour avancer
01:09:16nous l'important
01:09:17c'est de défendre
01:09:18l'agriculture française
01:09:19les paysans français
01:09:20pour qu'on soit encore là de moins
01:09:21et qu'on souffle le moins possible
01:09:23regardez
01:09:24ce que fait l'Italie
01:09:25avec ses agriculteurs aujourd'hui
01:09:26ou même l'Espagne
01:09:27l'Etat
01:09:29les régions
01:09:30le tissu économique
01:09:31est derrière ses agriculteurs
01:09:32et ce qui permet
01:09:33de conserver de la production
01:09:34nous ce qu'on demande aujourd'hui
01:09:36c'est que l'Etat
01:09:36change la façon de nous approcher
01:09:38soit à nos côtés
01:09:40à nous défendre
01:09:41et qu'elle mette aussi
01:09:42un peu d'ordre
01:09:42dans ses services
01:09:43parce qu'il faut reconnaître
01:09:44qu'on a des entraves
01:09:45qui viennent des fois
01:09:46des fonctionnaires
01:09:47qui sont soit dans les ministères
01:09:49soit dans les services déconcentrés
01:09:50ou soit dans les agences
01:09:52et les offices
01:09:52donc aujourd'hui
01:09:53il y a un vaste chantier
01:09:54pour que l'Etat
01:09:55soit à nos côtés
01:09:56change la vision des choses
01:09:58et il y a des économies à faire
01:10:00et surtout changer
01:10:02l'état d'esprit
01:10:02de fonctionnaires
01:10:03qui nous accompagnent
01:10:04pour nous simplifier la vie
01:10:05pas pour nous entraver
01:10:06ce qu'ils attendent peut-être aussi
01:10:08c'est que leur ministre
01:10:09fasse le travail nécessaire
01:10:11mais regardez
01:10:12ce qui se passe dans les conseillers
01:10:13des ministres
01:10:14ils sortent tous
01:10:15de la même école
01:10:16ils n'ont souvent pas
01:10:17connu le terrain
01:10:18et les territoires ruraux
01:10:19c'est ce qui nous manque
01:10:20et regardez
01:10:21on le voit pertinemment
01:10:22dans les conseillers sanitaires
01:10:24de Mme la ministre de l'Agriculture
01:10:27c'est des gens
01:10:28qui ont fait des écoles vétérinaires
01:10:29mais qui n'ont jamais été praticiens
01:10:30comme nos vétos
01:10:31qu'on a en campagne
01:10:32ceux-là
01:10:33ils nous connaissent
01:10:33et ceux-là
01:10:34on les respecte
01:10:35nos vétos praticiens
01:10:35sont des alliés
01:10:36mais ceux qui sont
01:10:37qui ont été issus
01:10:38et qui n'ont jamais
01:10:39connu la rurale
01:10:40et qui conseillent
01:10:41parce qu'ils ont fait
01:10:42une école vétérinaire
01:10:43la ministre
01:10:43nous amène
01:10:44dans l'impasse
01:10:44dans laquelle on est
01:10:45faisons confiance
01:10:46aux paysans localement
01:10:47aux vétérinaires ruraux
01:10:49le peu qu'ils restent
01:10:50parce que c'est
01:10:51c'est nos vrais partenaires
01:10:52ils sont à côté de nous
01:10:53et ils travaillent
01:10:547 jours sur 7
01:10:55il n'y a pas de filet
01:10:56et c'est nos vrais partenaires
01:10:57et ceux-là
01:10:58on les aime
01:10:58il n'y a pas de sujet
01:10:59sur ça
01:11:00Beaucoup d'adhérents de base
01:11:01de la FNSEA
01:11:02partagent votre avis
01:11:03ils ne le disent pas publiquement
01:11:04j'en connais
01:11:05mais ils me disent
01:11:05effectivement
01:11:05aujourd'hui
01:11:06la position
01:11:07de la coordination rurale
01:11:09devrait être en partie
01:11:10être celle de la FNSEA
01:11:12Maud Coffler
01:11:12Bertrand Manteau
01:11:13vous espérez un impact
01:11:14sur la société française
01:11:15vous en voulez beaucoup
01:11:16aux politiques
01:11:16Annie Gennevar
01:11:17Emmanuel Macron
01:11:18Sébastien Lecornu
01:11:18en première ligne
01:11:19le grand rendez-vous
01:11:20entre politique
01:11:21et agriculteur
01:11:22et la société
01:11:23c'est le salon de l'agriculture
01:11:24qui a lieu
01:11:25chaque année en février
01:11:26vu comme c'est parti
01:11:28est-ce que vous
01:11:29même si c'est symbolique
01:11:30est-ce que vous
01:11:31vous ambitionnez
01:11:32de boycotter
01:11:33le salon de l'agriculture ?
01:11:35Déjà
01:11:35vu comme c'est parti
01:11:36il y a de grandes chances
01:11:37qu'il n'y ait pas de bovins
01:11:37au salon de l'agriculture
01:11:38Vous êtes toujours là Bertrand Manteau ?
01:11:41Désolé
01:11:41Pas de problème
01:11:42ça fait partie des réalités
01:11:44du direct
01:11:44je pense que vous êtes
01:11:45vous-même en contact
01:11:46avec vos amis
01:11:48vos alliés
01:11:48vos militants
01:11:49et que la situation est tendue
01:11:51la prochaine étape
01:11:52là c'est quoi ?
01:11:53Est-ce qu'il y a
01:11:53une entrevue prévue ?
01:11:55Alors la ministre
01:11:55vient en Haute-Garonne
01:11:58est-ce qu'il y a
01:11:59une rencontre prévue ?
01:12:00D'abord est-ce qu'il y a
01:12:00une intersyndicale ?
01:12:01Pour l'instant
01:12:02même si la FNSEA n'y est pas
01:12:04est-ce qu'avec la confédération
01:12:06syndicale
01:12:06vous pouvez envisager
01:12:07une démarche commune ?
01:12:09Et ensuite
01:12:09est-ce qu'il y a
01:12:10un rendez-vous prévu
01:12:11en haut lieu ?
01:12:12Vous avez interpellé
01:12:12le Premier ministre
01:12:13est-ce que vous avez
01:12:14une réponse à cette demande
01:12:15à l'heure qu'il est ?
01:12:16Alors
01:12:17toujours aucun appel
01:12:18du cabinet du Premier ministre
01:12:19ni même du Premier ministre
01:12:20donc je ne sais pas
01:12:21j'ai l'impression que
01:12:22c'est pas très compliqué
01:12:23pour avoir mon numéro
01:12:23moi je n'ai pas le sien
01:12:24Il faut qu'il réfléchisse vite
01:12:28mais en tout cas
01:12:30oui
01:12:30on peut s'entendre
01:12:31effectivement
01:12:32avec la Confédération Paysanne
01:12:33avec une partie aussi
01:12:34de la base
01:12:35de les DFDSEA
01:12:35qui ont signé
01:12:37des protocoles
01:12:39avec nous
01:12:39les ultras
01:12:40en font partie
01:12:41il n'y a pas de sujet
01:12:41tant qu'on construit
01:12:42pour sauver l'élevage
01:12:43il n'y a aucun problème
01:12:44voilà
01:12:45il y a des démarches locales
01:12:47qui ont été construites
01:12:48en intersyndicale
01:12:49et c'est très bien
01:12:49quand c'est comme ça
01:12:50parce que la cause est juste
01:12:51et la cause mérite
01:12:52qu'on se rassemble
01:12:53sur des sujets
01:12:53dans ce style
01:12:54voilà
01:12:55on n'est pas là
01:12:55pour s'entretuer non plus
01:12:56c'est pas le but
01:12:57on est tous paysans
01:12:58Derrière vous
01:12:59un beau paysage
01:13:00du limousin
01:13:00vous êtes en Vienne
01:13:01je suppose
01:13:02là ou non
01:13:02vous êtes chez vous
01:13:03Je voulais savoir
01:13:09quelle était votre activité
01:13:10à vous personnellement
01:13:10Alors moi
01:13:12j'ai des vaches limousines
01:13:14j'ai un associé
01:13:15et puis on a un salarié
01:13:16j'ai une centaine
01:13:17de vaches limousines
01:13:18en système naissant
01:13:19agresseur
01:13:19c'est à dire que
01:13:20en fait
01:13:20tout part pour la boucherie
01:13:22quand on a fini
01:13:23c'est un beau métier
01:13:26c'est un métier qui est dur
01:13:26mais c'est un beau métier
01:13:27bon hier soir
01:13:28j'ai eu un problème
01:13:28sur une vache
01:13:29ça s'appelle
01:13:30un renversement de matrice
01:13:31voilà
01:13:32plus le reste
01:13:32mais qu'est-ce qu'on est bien
01:13:34quand on est au milieu de nos vaches
01:13:35je vous promets
01:13:35qu'on ne souhaiterait pas
01:13:36être engagé syndicalement
01:13:37on souhaiterait que tout aille bien
01:13:38parce que
01:13:39qu'est-ce que ça peut
01:13:40alors on a nos ennuis
01:13:41mais qu'est-ce qu'on est au calme
01:13:42quand on est au milieu
01:13:42et surtout on a fait ce métier là
01:13:44pour être libre
01:13:45et plus ça vient
01:13:45puis on a entravé
01:13:46et moi je ne veux pas ça
01:13:47pour les jeunes qui arrivent
01:13:48je veux qu'ils soient libres chez eux
01:13:49qu'ils soient heureux
01:13:50d'élever leurs animaux
01:13:51de faire des cultures
01:13:52de faire des pommes
01:13:53faut des serres escarquants
01:13:54c'est intenable
01:13:55déjà qu'on n'a pas
01:13:56pour la plupart de rentabilité
01:13:57si en plus on est contraint
01:13:58par du réglementaire
01:13:59enfin c'est les revendications
01:14:00de 2024
01:14:01elles n'ont pas été traitées
01:14:03elles n'ont pas été traitées
01:14:03la DNC
01:14:04la DNC est le révélateur
01:14:06mais ça n'a pas été traité
01:14:07les politiques l'ont dit
01:14:08oui oui vous inquiétez pas
01:14:09ça n'a pas été traité
01:14:10à part la loi Duplon
01:14:11qui nous a amené en plus
01:14:12le reste n'a pas été traité
01:14:13Bertrand Venteau
01:14:14l'agriculture française
01:14:15cumule le record
01:14:17des promesses non tenues
01:14:18et des engagements non respectés
01:14:20nous sommes en ligne
01:14:21avec Paul
01:14:22Paul nous appelle de Damazan
01:14:24Paul vous êtes touché
01:14:25par le mouvement agricole ?
01:14:27Mais moi je suis agriculteur
01:14:28alors je salue notre président national
01:14:30parce que moi je suis adhérent
01:14:31à la CR47
01:14:32bien sûr
01:14:33donc moi je suis arrasé
01:14:35dans un petit village
01:14:35à côté de Damazan
01:14:36moi j'ai 72 ans
01:14:37donc je vois les choses
01:14:38avec une autre vision
01:14:40comme le dit Bertrand
01:14:41moi je voudrais me battre
01:14:42pour nos jeunes
01:14:42aujourd'hui on est victime
01:14:44de trahison
01:14:44on a créé des coopératives
01:14:46c'est à dire la mise en commun
01:14:48de nos moyens de production
01:14:48pour valoriser mieux
01:14:50parce qu'il fallait plus de volume
01:14:51pour pouvoir attaquer
01:14:52la grande distribution
01:14:52les marchés mondiaux et autres
01:14:54nos coopératives nous ont trahis
01:14:55nous ont créé des coûts
01:14:57énormes temps
01:14:58en nous prenant
01:14:59la plus-value
01:15:00on a des normes
01:15:03qui ne cessent de s'empiler
01:15:04qui font que chaque fois
01:15:05même si on ne veut plus investir
01:15:06parce qu'on est
01:15:07on est en fin de carrière
01:15:09on est obligé d'investir
01:15:11pour continuer à produire
01:15:12ils nous changent les normes
01:15:13donc on est obligé
01:15:14de continuer à produire
01:15:14on a énormément de difficultés
01:15:17à recruter des salariés
01:15:18moi je fais des fraises
01:15:20donc nous on s'est remis en question
01:15:21mais non ça mal
01:15:22parce que dans les années 80-90
01:15:23on sortait trois fois par semaine
01:15:25pour les vidéos
01:15:25on a fait des manifestations
01:15:28on n'arrêtait pas
01:15:29le monde paysan
01:15:30et maltraité
01:15:31et méprisé
01:15:32quand on a la chance
01:15:33d'être autour d'une table
01:15:35de pouvoir exprimer
01:15:36nos problèmes
01:15:36on a l'impression
01:15:37qu'ils nous ont compris
01:15:37non non
01:15:38les fonctionnaires
01:15:39reprennent la main derrière
01:15:40et ils font quand même
01:15:41que ce qu'ils veulent
01:15:42ils sont formatés
01:15:43et ils sont incapables
01:15:44d'empathie
01:15:45parce qu'aujourd'hui
01:15:46moi ce que je trouve
01:15:46dramatique
01:15:47c'est de voir ces images
01:15:48de force de l'ordre
01:15:49face à des agriculteurs
01:15:50ça c'est terrible
01:15:52c'est la France qui travaille
01:15:54face à la France qui travaille
01:15:55nous on respecte les règles
01:15:56et là aujourd'hui
01:15:57on se retrouve face à des CRS
01:15:59pour pouvoir continuer
01:15:59à faire notre métier
01:16:00est-ce que c'est légitime
01:16:01aujourd'hui en France
01:16:02d'avoir des forces de l'ordre
01:16:03pour abattre les bovins
01:16:04est-ce que les forces de l'ordre
01:16:05n'ont pas autre chose à faire
01:16:06c'est plus urgent
01:16:07Paul, je disais au début de l'émission
01:16:09que des policiers
01:16:10et des gendarmes
01:16:11ce sont pas officiellement
01:16:12les policiers peuvent le faire
01:16:13par leur biais syndical
01:16:14les gendarmes sont des soldats
01:16:16mais enfin
01:16:17beaucoup d'entre eux
01:16:17témoignaient de leur écœurement
01:16:19de devoir pratiquer
01:16:20ce genre de forme de répression
01:16:22ils disaient
01:16:23nous avons protégé
01:16:24les paysans à Sainte-Soligne
01:16:25contre les ultra-gauchistes
01:16:26et maintenant c'est nous
01:16:27qui sommes obligés de sévir
01:16:28et de réprimer
01:16:29un monde agricole
01:16:31un monde rural
01:16:31des paysans
01:16:32dont nous sommes
01:16:32souvent ce sont nos familles
01:16:33en tout cas nous nous sentons
01:16:35plus solidaires
01:16:35de la cause de ces paysans
01:16:37que de ceux
01:16:37qui nous donnent l'ordre
01:16:38de les réprimer
01:16:38qu'est-ce que ça vous inspire
01:16:40Bertrand Banteau ?
01:16:42j'étais en arrière
01:16:45j'ai touché de partir
01:16:47avant le déploiement de force
01:16:48mais j'ai eu le témoignage
01:16:49de mes collègues
01:16:49ils l'ont très mal vécu
01:16:51alors l'argument de la ministre
01:16:52en disant
01:16:52il y a des black box
01:16:53qui étaient au milieu
01:16:54ok mais bon
01:16:55les forces de l'ordre
01:16:55elles savent reconnaître
01:16:56des paysans des black box
01:16:58donc c'était pas la même mission
01:17:00je l'ai très très mal vécu
01:17:02on l'a tous très mal vécu d'ailleurs
01:17:04n'importe quelle tendance syndicale
01:17:05on l'a très mal vécu
01:17:06c'est rare qu'un gendarme me dise
01:17:08ça me fait mal au coeur
01:17:09de devoir réprimer des gens
01:17:10dont je partage peut-être la cause
01:17:11ou dont je comprends le combat
01:17:13non mais c'est
01:17:16je veux dire
01:17:17sur le ministre de l'intérieur
01:17:18
01:17:19le préfet
01:17:20et je sais pas
01:17:21si la ministre de l'agriculture
01:17:22a été assignée
01:17:24ce qui s'est passé là-bas
01:17:25mais ça a été
01:17:26en vouloir autant à ces paysans
01:17:29je sais plus ce qu'il faut faire moi
01:17:30moi je sais plus ce qu'il faut faire
01:17:32quand un pays
01:17:32s'en prend
01:17:33à ce qui permet de le nourrir
01:17:34on parle de réarmement militaire
01:17:36mais le réarmement agricole de la France
01:17:38il est où ?
01:17:39il est où ?
01:17:39si on rentre en guerre
01:17:41si on rentre en guerre
01:17:41on fait comment ?
01:17:42si ça continue comme ça
01:17:43on produira même plus la moitié
01:17:45de ce qu'on doit consommer en France
01:17:46vous imaginez
01:17:47on parle de réarmement militaire
01:17:49mais on met pas les moyens
01:17:50sur la cause agricole
01:17:51je parle pas d'alimentaire
01:17:52je parle d'agricole
01:17:53la souveraineté
01:17:54elle est énergétique
01:17:55militaire
01:17:56et elle est aussi
01:17:57au niveau de l'alimentation
01:17:59quand vous n'avez pas
01:18:00ces trois choses là
01:18:01vous êtes un pays qui est vulnérable
01:18:02et moi je souhaite pas
01:18:03que la France soit un pays vulnérable
01:18:04et l'arme agricole
01:18:05est une véritable arme
01:18:06Bertrand Vanto
01:18:07vous savez que
01:18:08les statistiques
01:18:09qui arrivent
01:18:10annoncent que peut-être
01:18:11pour la première fois
01:18:11la balance du commerce extérieur
01:18:14de l'agriculture française
01:18:14sera en déficit
01:18:15nous aurons importé
01:18:16plus de produits alimentaires
01:18:18que nous n'en exporterons
01:18:19c'est quelque chose
01:18:19qui est très inquiétant quand même
01:18:20c'est inquiétant
01:18:23mais c'était prévisible
01:18:23parce que quand on n'a pas pu
01:18:24développer nos outils de production
01:18:26qui étaient des réserves d'eau
01:18:27pour s'adapter
01:18:28aux changements climatiques
01:18:29quand on a été attaqué
01:18:30et qu'une porcherie
01:18:31ne s'est pas faite
01:18:33quand un bâtiment
01:18:34où il y avait des vaches laitières
01:18:35ne s'est pas fait
01:18:35parce qu'on a eu des oppositions
01:18:36ou des entraves
01:18:37et bien tout ça
01:18:38à terme
01:18:40c'est du franco-français
01:18:42mais nous a rendu
01:18:43à décourager nos paysans
01:18:45et a fait qu'on ne produit
01:18:46plus rien
01:18:47c'est un facteur essentiel
01:18:48et aujourd'hui
01:18:49pour inverser la tendance
01:18:51et bien c'est ce que je vous disais
01:18:52tout à l'heure
01:18:52on a besoin que tout le monde
01:18:54État, collectivité
01:18:55soit à nos côtés
01:18:56pour nous aider
01:18:57et pas nous entraver
01:18:58il faut qu'il y ait
01:18:59une simplification réglementaire
01:18:59il faut qu'il y ait
01:19:01une simplification juridique
01:19:02il faut donner espoir
01:19:04aux paysans
01:19:06il faut qu'ils se sentent
01:19:06soutenus
01:19:07aujourd'hui
01:19:07vous voyez bien
01:19:08les gendarmes
01:19:09ont été envoyés
01:19:10face à nous
01:19:11les paysans sont respectueux
01:19:12des forces de l'ordre
01:19:14c'est des gens
01:19:15qu'on respecte
01:19:17parce que
01:19:17pour nous
01:19:18ils concernent
01:19:18une certaine valeur
01:19:19et là aujourd'hui
01:19:20on n'a plus envie
01:19:21de les respecter
01:19:21par rapport à ce qui s'est passé
01:19:22en arrière
01:19:23et c'est un problème
01:19:24et on sait que vous pourriez
01:19:25faire du mal
01:19:25Bertrand Vanto
01:19:26vous restez avec nous
01:19:27on va discourir
01:19:28pendant cette dernière tranche
01:19:31de l'écart
01:19:32entre écologie politique
01:19:33et écologie agricole
01:19:34à votre avis
01:19:35c'est pas forcément
01:19:35la même chose
01:19:36à tout de suite
01:19:36vous restez avec nous
01:19:37et vous nous appelez
01:19:38au 0 826 300 300
01:19:40vous êtes sur Sud Radio
01:19:41avec Pécricoligas
01:19:43qui reçoit en différé
01:19:45Bertrand Vanto
01:19:46président de la coordination
01:19:48rurale
01:19:49nous sommes en train
01:19:49de débattre
01:19:50de faire l'inventaire
01:19:53des tragédies agricoles
01:19:54qui bousculent la France
01:19:55et là on est vraiment
01:19:56au coeur du sujet
01:19:57parce que la colère
01:19:58la colère est immense
01:19:59Bertrand Vanto
01:20:01est-ce que vous pensez
01:20:03qu'à un moment donné
01:20:04le gouvernement
01:20:04sera contraint
01:20:06à faire preuve
01:20:07de bon sens
01:20:08et de raison
01:20:08et trouvera les moyens
01:20:10pour apaiser la situation
01:20:12c'est ce que je souhaite
01:20:15c'est ce que je souhaite
01:20:16au plus profond de moi
01:20:17c'est ce qu'on souhaite tous
01:20:18mais il faut qu'ils tendent la main
01:20:20il faut arrêter
01:20:21de rester bloqué
01:20:22il faut qu'ils prennent
01:20:23contact avec nous
01:20:24qu'ils nous consultent
01:20:26et qu'ils prennent
01:20:26des décisions très rapides
01:20:27en particulier sur la DNC
01:20:29la DNC c'est le
01:20:30c'est comment dire
01:20:32c'est ce qui a fait
01:20:33exploser la situation
01:20:33mais il y a beaucoup
01:20:34de sujets à traiter
01:20:35qui n'ont pas été traités
01:20:36depuis 2024
01:20:37et aujourd'hui
01:20:38c'est pas faire
01:20:38des grandes messes
01:20:39comme le grand réveil alimentaire
01:20:40qu'il nous faut
01:20:41c'est agir
01:20:41et trancher
01:20:42voilà
01:20:43ils doivent faire des économies
01:20:45ils doivent mettre dans l'axe
01:20:48les fonctionnaires
01:20:49à nous aider
01:20:49pas nous entraver
01:20:50je vous promets
01:20:51qu'au quotidien
01:20:51qu'on soit syndicaliste
01:20:52ou président de chambre
01:20:53d'agriculture
01:20:54c'est un enfer
01:20:55pour aller défendre
01:20:56nos paysans
01:20:56face à l'administration
01:20:57des collectivités locales
01:20:58ou des agences d'état
01:20:59c'est tous les jours
01:21:00moi je reçois
01:21:02tous les mercredis
01:21:03quand je suis président
01:21:04de chambre aussi
01:21:04tous les mercredis
01:21:05j'ai la journée complète
01:21:06à dépatouiller
01:21:07des problèmes
01:21:08où on entrave
01:21:08des jeunes
01:21:09qui ont voulu s'installer
01:21:10qui n'ont pas eu
01:21:10droit à des aides
01:21:11parce qu'il y a une interprétation
01:21:13qui a été faite
01:21:13par un fonctionnaire
01:21:14et qui s'est trompé
01:21:15c'est épuisant
01:21:18le réglementaire
01:21:18nous tue
01:21:19Jean-Jacques
01:21:21qui nous appelle
01:21:22de Beaumont-de-Lomagne
01:21:24dans un beau territoire
01:21:25entre Gascogne
01:21:26Gévaudan
01:21:27et Kercy
01:21:27en Tarn-et-Garonne
01:21:29Jean-Jacques
01:21:29vous êtes impliqué
01:21:30dans le monde agricole
01:21:31ou non ?
01:21:33Oui
01:21:33bonjour Péricault
01:21:34donc je voudrais
01:21:35d'abord me remercier
01:21:36sur le radio
01:21:37vous êtes le porte-voix
01:21:38de notre détresse
01:21:39dans cet âge obscur
01:21:41et moi je suis agriculteur
01:21:43je suis
01:21:43producteur de céréales
01:21:45et éleveur de poulet
01:21:46et donc on est toujours
01:21:50en grippe aviaire
01:21:50et on est toujours
01:21:52sous le joug
01:21:52et le risque
01:21:53de cette maladie
01:21:54donc je pense
01:21:56qu'il y a une grande similitude
01:21:59dans le comportement
01:22:01du gouvernement
01:22:01au début
01:22:02le gouvernement
01:22:03comme on était touché
01:22:05que le sud-ouest
01:22:05ils sont partis du principe
01:22:07qu'on ne pouvait pas vacciner
01:22:09à cause toujours
01:22:10de cette fameuse exportation
01:22:12et donc
01:22:14ce n'était pas possible
01:22:15la vaccination
01:22:16ne pouvait pas exister
01:22:17tout ça
01:22:17mais quand à un moment donné
01:22:19les gros élevages
01:22:20de l'ouest de la France
01:22:21ont été touchés
01:22:22ça a été l'affolement total
01:22:24à partir de là
01:22:25il a fallu vacciner
01:22:26tout le territoire
01:22:27et notamment
01:22:28bien sûr
01:22:29les canards
01:22:29et les dindas
01:22:31donc du coup
01:22:32aujourd'hui
01:22:33il y a toujours
01:22:33un peu de grippe
01:22:34mais c'est
01:22:35pas contenu
01:22:36c'est assez
01:22:37contenu
01:22:38disons
01:22:38qu'on fait très attention
01:22:40en termes de biosécurité
01:22:41et à ce titre
01:22:43je voulais dire
01:22:44que
01:22:44concernant cette biosécurité
01:22:46je pense que le gouvernement
01:22:47dans le cadre
01:22:47de la DNC
01:22:48n'a pas fait correctement
01:22:49son boulot
01:22:50parce qu'il n'a visé
01:22:52que les producteurs
01:22:53les éleveurs bovins
01:22:55et dans ce truc-là
01:22:57il fallait bloquer
01:22:59aussi bien la circulation
01:23:00des équins
01:23:01que la circulation
01:23:02des ovins
01:23:05et caprins
01:23:06parce que
01:23:07quand on a eu
01:23:07la grippe aviaire
01:23:08on a arrêté
01:23:09les foires aux oiseaux
01:23:10on a arrêté
01:23:11les marchés
01:23:12on a tout arrêté
01:23:13par rapport à ça
01:23:14et il fallait
01:23:15une biosécurité totale
01:23:16et je crois
01:23:17qu'elle n'a pas été
01:23:17correctement mis en place
01:23:18et c'est pour ça
01:23:19que je pense
01:23:20qu'on a le feu
01:23:20aujourd'hui
01:23:21C'est vrai Jean-Jacques
01:23:22que la grippe aviaire
01:23:24a été traitée
01:23:24on le voit après coup
01:23:25n'a pas été forcément
01:23:26traitée de façon
01:23:27cohérente et courageuse
01:23:28et on s'est même
01:23:29quelques fois posé la question
01:23:30si certains n'avaient pas
01:23:31intérêt à ce que
01:23:32la situation s'aggrave
01:23:33pour éradiquer
01:23:34une forme d'agriculture
01:23:35proche des réalités
01:23:37Bertrand Vanteau
01:23:38aujourd'hui
01:23:39la vaccination
01:23:40semble être
01:23:41une des solutions
01:23:42d'espoir
01:23:43un élevage
01:23:44qui est vacciné
01:23:45mais pourtant
01:23:46trois semaines
01:23:47avant que l'effet
01:23:47de vaccination
01:23:48vous pouvez vous en tenir
01:23:49en disant non
01:23:50une fois que c'est vacciné
01:23:51arrêtons d'abattre
01:23:52un élevage
01:23:53qui a été contaminé
01:23:54Bien évidemment
01:23:56que c'est ce qu'il faudrait faire
01:23:58alors tout le monde
01:23:58se cache derrière un règlement
01:23:59mais c'est l'interprétation
01:24:00qu'on fait dans l'aglement
01:24:02qui est importante
01:24:02aujourd'hui
01:24:03ce qui s'est passé
01:24:03dans le doux
01:24:04n'a jamais dû se produire
01:24:05il faut prendre du recul
01:24:06vous voyez
01:24:07ce qu'a dit
01:24:08mon collègue éleveur avant
01:24:09l'approche sanitaire
01:24:10des maladies en France
01:24:12est une catastrophe
01:24:12parce qu'elle est basée
01:24:14sur le principe de précaution
01:24:15et c'est là
01:24:16on a besoin
01:24:16de changement de logiciel
01:24:17et de véritables
01:24:18épidémiologistes
01:24:19qui ont connu
01:24:20l'international
01:24:21pour venir conseiller
01:24:22nos décideurs
01:24:22parce qu'il y a un manque
01:24:24de charisme
01:24:25et il y a un manque
01:24:25d'ouverture
01:24:26tout le monde se cache
01:24:26à se protéger
01:24:27et à se protéger
01:24:28on ne tranche pas
01:24:29et le rôle du politique
01:24:30c'est de trancher
01:24:31d'écouter effectivement
01:24:32de consulter
01:24:33mais d'avoir aussi
01:24:34de bons conseillers
01:24:34qui ont une vision globale
01:24:36qui ont une vision mondiale
01:24:37et qui sont des vrais
01:24:38mais vraiment
01:24:39des vrais professionnels
01:24:40et qui peuvent
01:24:41orienter de façon efficace
01:24:43là aujourd'hui
01:24:44quand vous avez été
01:24:45en France
01:24:45vous mettez un parapluie
01:24:46un deuxième parapluie
01:24:47un troisième
01:24:48et en fait
01:24:48vous ne réglez pas
01:24:49les problèmes
01:24:49et les problèmes continuent
01:24:51et quand les problèmes
01:24:51continuent
01:24:52ils ne sont pas réglés
01:24:52Je vais se demander
01:24:53Bertrand Vanto
01:24:54si le principe de précaution
01:24:55qui est un principe fondamental
01:24:56important pour la santé publique
01:24:58quelquefois
01:24:59n'est pas invoqué
01:25:01pour des raisons
01:25:02plus politiques
01:25:03qu'économiques
01:25:03qu'il n'est pas souvent
01:25:04au service des lobbies
01:25:06plus qu'au service
01:25:06des agricultures
01:25:07c'est à se poser la question
01:25:08on ne jette pas l'anathème
01:25:09mais en tout cas
01:25:10on a de bonnes raisons
01:25:11de douter
01:25:11qu'est-ce que vous en pensez ?
01:25:14Moi je ne suis pas
01:25:14complotiste dans l'âme
01:25:15loin de là
01:25:16mais quand vous regardez
01:25:16ce qui s'est passé
01:25:17le principe de précaution
01:25:19a fait que la France
01:25:22et l'Europe
01:25:22sont de plus en plus
01:25:24dépendants
01:25:25effectivement
01:25:26de nations étrangères
01:25:27on le voit
01:25:28en exemple du gaz russe
01:25:30vous pouvez
01:25:31enfin
01:25:31c'est
01:25:32voilà
01:25:33le lobby de la décroissance
01:25:35le lobby de la décroissance
01:25:36a infusé
01:25:36et donc
01:25:37il a eu son résultat
01:25:40Allez on vous laisse
01:25:41de nouveau
01:25:41vous mettre
01:25:42sur silencieux
01:25:45et on reprend
01:25:45cet entretien
01:25:46avec vous Bertrand Vanto
01:25:47Bertrand Vanto
01:25:48vous voulez dire
01:25:48que l'Europe
01:25:49ne vous a pas protégé
01:25:50que la fameuse
01:25:51préférence communautaire
01:25:52qui était là
01:25:52pour garantir
01:25:53un marché commun
01:25:54intérieur à l'Europe
01:25:56finalement tout ça
01:25:56c'est un leurre
01:25:57et que vous êtes exposé
01:25:58à une concurrence déloyale
01:25:59qui vous assassine
01:26:00Exactement
01:26:02et aujourd'hui
01:26:03on n'a pas de protectionnisme
01:26:04de façon européenne
01:26:05donc c'est un vrai sujet
01:26:07là je veux bien
01:26:09qu'on discute
01:26:09de la PAC actuelle
01:26:10comme elle est faite
01:26:11c'est une PAC
01:26:12qui est basée
01:26:13sur le Green Deal
01:26:13donc le Green Deal
01:26:14c'est une politique
01:26:15de décroissance
01:26:16donc on ne peut pas
01:26:16s'en sortir
01:26:17aujourd'hui
01:26:17ce qu'il faut
01:26:18sur les productions
01:26:19qui sont aidées
01:26:19et aidées par la PAC
01:26:20c'est un soutien à la production
01:26:21quand vous produisez
01:26:22vous avez une garantie
01:26:23de ne pas vendre à perte
01:26:25c'est ce que prenait
01:26:26la coordination rurale
01:26:27en 92
01:26:28en disant
01:26:28attention on va être détricoté
01:26:29on aura plus soutien de prix
01:26:31et avec ce soutien de prix
01:26:32on va mourir
01:26:32parce que les aides à la surface
01:26:33qui ont été mises en place
01:26:34feront qu'on sera moins nombreux
01:26:36qu'on ne gagnera plus d'argent
01:26:37et c'est très dangereux
01:26:38donc aujourd'hui
01:26:39il faut réinverser
01:26:40la politique agricole européenne
01:26:41et il faut qu'elle nous aide
01:26:42à produire
01:26:43et nous protège
01:26:44quand on n'est pas sur un marché
01:26:45qui est garanti
01:26:45par la PAC
01:26:46il faudra qu'elle nous protège
01:26:50c'est les secteurs
01:26:51qui ne sont globalement pas aidés
01:26:52et sur tout ce qui est
01:26:53les autres productions
01:26:54il faut vraiment
01:26:54qu'on ait protectionnistes
01:26:55et éclairés
01:26:56quand on regarde
01:26:56ce qui se passe
01:26:57aussi bien en Chine
01:26:58qu'aux Etats-Unis
01:26:59et pourtant
01:26:59qu'on n'a pas du tout
01:27:00la même politique
01:27:01ils défendent fortement
01:27:02l'agriculteur et leurs producteurs
01:27:03par des prix qui sont garantis
01:27:05aux consommateurs
01:27:06et aux citoyennes
01:27:07et aux citoyens
01:27:07qui doivent vous défendre
01:27:08Maud Coffler
01:27:09Bertrand Venteau
01:27:09je rappelle que vous êtes
01:27:10président de la coordination rurale
01:27:12demain la ministre
01:27:13de l'agriculture
01:27:14Annie Genvers
01:27:14sera l'invité
01:27:15de la matinale de Sud Radio
01:27:16si vous aviez une question
01:27:18à lui poser
01:27:18ce serait laquelle ?
01:27:20Comment vous dire
01:27:24quand est-ce qu'elle va prendre
01:27:25à bras le corps
01:27:26le problème de la DNC
01:27:27arrêter de consulter
01:27:28de trancher
01:27:28parce que c'est urgent
01:27:30et d'apporter une réponse
01:27:31qui correspond aux demandes
01:27:33des éleveurs
01:27:33sur le terrain
01:27:33c'est la seule question
01:27:35que j'ai à lui poser
01:27:35et qu'elle arrête
01:27:36de se cacher
01:27:37derrière des choses
01:27:39qui sont la réglementation
01:27:40européenne et tout
01:27:40son rôle de ministre
01:27:41c'est de trancher
01:27:42et c'est surtout d'écouter
01:27:43les deux syndicats minoritaires
01:27:45qui nous demandent
01:27:46et qui pèsent plus
01:27:47de la moitié des voix
01:27:47aujourd'hui en France
01:27:48largement
01:27:48et de nous écouter
01:27:50nous écouter sur la DNC
01:27:51et qu'elle tranche
01:27:53elle a été habituée
01:27:54à la co-gestion
01:27:54voilà c'est comme ça
01:27:56il faut qu'elle en sorte
01:27:57il faut qu'elle nous écoute
01:27:57sinon je le souhaite
01:27:59vraiment pas
01:28:00il va y avoir le feu
01:28:01en France
01:28:02et j'en ai pas envie
01:28:03je vous promets
01:28:03que j'en ai pas envie
01:28:04mais on sent
01:28:05la colère qui est arrivée
01:28:06à un point
01:28:07on en a vu d'autres
01:28:08mais là on sent
01:28:09que la souffrance
01:28:09est quand même extrême
01:28:10vous savez
01:28:10Bertrand Vanto
01:28:11les ministres de l'agriculture
01:28:12passent
01:28:13les crises restent
01:28:14mais on sent
01:28:14que vous êtes mobilisés
01:28:15en première ligne
01:28:16merci d'avoir été
01:28:17sur Sud Radio
01:28:17on reste à l'écoute
01:28:18de cet enjeu
01:28:19bien entendu
01:28:19vous êtes ici
01:28:20chez vous
01:28:21si vous avez besoin
01:28:21de nous rappeler
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