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  • il y a 10 heures
Niccolo Somaschi, cofondateur de Quandela, était l'invité de Laure Closier, ce jeudi 22 janvier. Il a abordé, depuis le Forum de Davos, la révolution pour le quantique ainsi que les enjeux des débats géopolitiques pour les entreprises, dans Good Morning Business. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.

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Transcription
00:00Autre pépite française présente au forum de Davos sur cette édition, Candela, spécialiste du quantique,
00:05Laure Closier, on vous retrouve avec son co-fondateur.
00:08On est depuis Davos avec Niccolo Somaschi, vous êtes le patron de Candela, vous êtes dans la délégation française,
00:16vous êtes resté pour écouter Donald Trump. C'est quoi votre premier sentiment à la sortie de ce moment tant attendu quand même ici à Davos ?
00:24Alors, on est resté pour faire du business, pour chercher les partenaires et il y avait monsieur Donald Trump
00:29et j'ai eu le plaisir de les voir et d'écouter. Bien sûr, ce sont des grands mots, c'est une tactique, maintenant on le sait.
00:37De mon côté comme entrepreneur, on prend les contraintes et on essaie de trouver des opportunités.
00:45Et qu'est-ce qu'on sort ? Que c'est exactement le bon moment pour revoir nos politiques en Europe,
00:49pour revoir la stratégie d'innovation et pour revoir nos stratégies et des rapports de force avec les pays qui sont les alliés.
00:58C'est-à-dire que ça ne vous a pas du tout empêché, cette tension géopolitique, là sur ce moment de Davos,
01:04il y a un petit creux là après Donald Trump, de faire du business ?
01:07Exactement.
01:07Ce que vous étiez venu faire ?
01:08Exactement. Il y avait juste après des sessions qui parlaient des quantiques,
01:12j'ai discuté avec les CEOs d'IBM, j'ai discuté avec deux autres partenaires européens.
01:17C'était une discussion très ouverte, on parlait des sciences, on parlait des technologies, on parlait de l'industrie du quantique,
01:24à venir et il y a plein de partenariats à construire.
01:28Quand on dit 2026, ça sera l'année de la révolution du quantique, qu'est-ce qu'on dit quand on dit ça ?
01:34C'est-à-dire qu'on va arriver à un niveau de calcul jamais connu, c'est-à-dire que nous, tout un chacun, on va utiliser le quantique,
01:40qu'est-ce que ça veut dire ?
01:41Alors, chaque année, il y a des révolutions dans le quantique, on avance à une vitesse phénoménale,
01:46si on regarde les noms de publications, des démonstrations des constructeurs, des ordinateurs, des couches logicielles.
01:55Le 2026 va continuer à donner des preuves et ça, c'est exactement ce qu'on a besoin,
02:01c'est exactement ce que les marchés ont besoin, les investisseurs ont besoin,
02:05les décisionnaires ont besoin de montrer qui on est là, qui s'avance et donc donner une visibilité
02:11sur les gros valeurs qu'on va continuer à créer année par année.
02:15Mais concrètement, donnez-nous un exemple de ce qu'on va pouvoir faire dans les prochains mois avec le quantique ?
02:21Bien sûr, on a beaucoup de cas d'usage aujourd'hui avec nos partenaires et nos clients, Orange par exemple,
02:27on travaille sur la détection des malwares ou la détection d'anomalies,
02:31utilisant les machine learning quantiques et les machine learning classiques.
02:35Et on trouve des bonnes pistes pour améliorer la précision.
02:40Et vous savez, pour l'Europe, la cryptographie, l'inscription, donc les attaques, la cybersécurité,
02:48c'est devenu majeur.
02:49C'est majeur, c'est 200 milliards par an des problèmes qui peuvent causer l'Europe.
02:54Donc là, le quantique, ça permet d'aller plus vite que le méchant, si je puis dire ?
02:59Alors, l'ordinateur quantique, comme vous le savez, c'est un peu les poisons et la solution pour la cryptographie.
03:05Les ordinateurs, les grands ordinateurs quantiques vont nous permettre de casser les clés,
03:09mais aussi, on peut les protéger en avance de phase.
03:13Un autre cas d'usage que je trouve très, très important, c'est avec EDF, avec l'équipe technique,
03:18pour optimiser la distribution d'énergie des gros réseaux de distribution.
03:25Et on a eu, en 2025, l'Espagne, les gros blackouts, ça coûtait 1,8 milliard.
03:32Un journais de blackouts.
03:33Oui, on se souvient, oui.
03:35Pour des problèmes de précision, d'optimisation.
03:38Et donc, c'est exactement ces cas d'usage, aujourd'hui, qu'on peut tester.
03:41Ce n'est pas en production.
03:43Mais on aurait pu éviter le blackout, c'est-à-dire permettre aux interconnexions
03:46entre le renouvelable, le nucléaire, tout ça, de bien se faire.
03:49L'objectif, c'est de les éviter à venir.
03:53Merci beaucoup d'avoir été avec nous dans la matinale de l'économie depuis Davos.
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