00:00Comme tous les vendredis après le journal de 7h30, bonjour Emmanuel Galasso.
00:04Bonjour Maxime Lido.
00:05Parlons foot avec un match avant-hier qui s'est interrompu en cause des chants homophobes provenant des tribunes.
00:11Et ce n'est malheureusement pas une première cette saison Emmanuel.
00:14Oui c'était la totale, mercredi soir à Saint-Symphorien où Metz recevait l'Anse.
00:18On a eu droit à des insultes, des jets de projectiles, des chants homophobes.
00:21Le match a été interrompu à trois reprises.
00:23Alors insultes et jets de projectiles, bon j'allais dire ça reste marginal.
00:28Mais les chants homophobes on y a droit tous les week-ends, on y a droit dans tous les stades.
00:32Et en fait c'est toujours le même schéma.
00:34Les ultras entonnent leur triste tube, la ligue ont tant...
00:38Je m'arrête là et je laisse le langage fleuri aux ultras, on devine.
00:42A ce moment-là les arbitres ils ont une consigne très simple.
00:44Interrompre le match, attendre que le champ s'arrête.
00:46Ensuite le match reprend, le champ reprend.
00:49C'est une espèce du jeu de chat et de la souris sauf qu'on regarde un match de Ligue 1, pas Tom et Jerry.
00:52On n'est pas venu là pour ça.
00:53Et pendant ce temps les dirigeants de la ligue restent dans leur tour d'ivoire.
00:57On voit un petit peu les arbitres au casse-pipe pour faire le sale boulot.
01:01Et en fait ils attendent que la situation pourrisse.
01:03Ils espèrent que la guerre d'usure entre eux et les ultras tourne en leur faveur.
01:06Et je ne trouve pas ça très glorieux.
01:07Je trouve ça même un peu lâche pour être honnête de la part des dirigeants de la LFP.
01:11Et pour revenir un petit peu...
01:12Oui parce que surtout que ça remonte à des mois et des mois déjà cette affaire d'ultra.
01:14Exactement, ça remonte au mois d'avril précisément.
01:16Quand Bruno Rotailleau qui était à ce moment-là ministre de l'Intérieur
01:18avait demandé tout simplement la dissolution des groupes ultras.
01:22et la LFP tout de suite.
01:23La première réaction qu'ils avaient eue c'était se ranger du côté de Bruno Rotailleau.
01:26Et ça les ultras ils l'ont jamais pardonné.
01:28Jamais pardonné à la LFP.
01:30Et donc leur manière de contester c'est de chanter cette chanson.
01:33C'est leur manière de montrer leur colère depuis maintenant six mois.
01:37Donc tous les ultras un petit peu de manière solidaire chantent tout ça.
01:40Et 90% du stade, c'est-à-dire les non-ultras et 100% des gens qui sont devant leurs ultras.
01:44Les vrais fans amoureux du football, les spectateurs.
01:46Ils sont otages, les vrais fans, de ce bras de fer un petit peu stérile entre les ultras.
01:52Et la LFP, ça me rappelle un petit peu cette scène Maxime, je sais que vous êtes cinéphile.
01:55Le bon, la brute et le truand.
01:57C'est le final avec cette musique magnifique d'Aigno Morricone
01:59où ils se retrouvent les trois en triangle.
02:01Alors pour la brute et le truand, je vous laisserai partir les rôles Maxime, je m'y risquerai pas.
02:06Mais c'est sûr que le bon, c'est les amoureux du foot.
02:09C'est les amoureux du foot qui se retrouvent une fois de plus
02:10à payer les pots cassés, à subir une situation dont ils n'ont rien demandé.
02:15Et contrairement au scénario de Sergio Leone,
02:17je pense que les balles perdues, elles seront pour le bon cette fois.
02:19Donc plus sérieusement, je dis stop.
02:21Il faut vraiment que les ultras, les représentants de politiques concernées,
02:25les dirigeants de la LFP, renouent le dialogue
02:26pour arrêter cette mascarade une bonne fois pour toutes.
02:29Parce que vraiment, on n'en peut plus de ces arrêts de match intempestifs
02:32qui polluent aujourd'hui notre championnat.
02:33Et en effet, ça n'est pas pour ravir les vrais amoureux du foot dont vous êtes, mon cher Emmanuel Galasso.
02:37Parlons foot tous les vendredis après le journal de 7h30.
02:40Il est 7h39.
02:41Et dans un instant, Sud Radio vous explique cet accord, en effet,
02:45entre le vote historique du côté du Rassemblement National
02:48qui dénonce les accords de 1968
02:50et qui mieux que Xavier Driancourt, ancien ambassadeur de France à Alger,
02:55pour nous expliquer la situation, à savoir, après ce vote,
02:59après cette décision historique à l'Assemblée Nationale,
03:02quitte désormais de ce qui peut se passer ?
03:03Est-ce que ça veut dire qu'on revient au régime d'avant ?
03:06Est-ce que ça a de véritables conséquences ?
03:08À quoi peut-on s'attendre dans les prochains jours, prochaines semaines, prochains mois ?
03:11On lui posera la question.
03:12Il est 7h40.
03:13Et merci de vous réveiller et même de commencer votre journée en compagnie de Sud Radio.
03:17C'est un plaisir d'être avec vous.
03:18Il est 7h40.
03:19À tout de suite.
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