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  • il y a 2 mois
Chaque jour, Marc Fauvelle vous accompagne de 19h à 20h dans 60 minutes Fauvelle sur BFMTV.

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00:00:00Bonsoir à tous, quand Donald Trump éparpille le monde façon puzzle, discours à la sulfateuse aujourd'hui à Davos.
00:00:06Il s'en prend à l'Europe, il s'en prend à Emmanuel Macron qui l'accuse de jouer les durs à cuire et il n'en démore pas sur le Groenland.
00:00:12C'est notre territoire, je veux, ce bout de banquise, mais il semble exclure désormais une prise de contrôle par la force.
00:00:19Les lignes sont-elles en train de bouger ? Quelle réponse de l'Europe ?
00:00:22On sera bien sûr à Davos dans quelques instants, au Groenland également avec nos envoyés spéciaux et tous nos spécialistes à suivre.
00:00:28C'est bien sûr l'événement de 60 Minutes ce soir encore et puis deux invités à suivre.
00:00:32Le vice-président du Rassemblement National, Sébastien Chenu, alors que son parti semble opérer un virage sur l'aile au sujet de Donald Trump
00:00:39et puis le ministre de l'Intérieur, Laurent Nunez. Que se passerait-il ?
00:00:42Tiens, par exemple, dans tous les commissariats de France, si on devait se passer bientôt d'un logiciel ou des logiciels de Microsoft.
00:00:4860 Minutes, c'est parti, à tout de suite.
00:00:49L'ouragan Donald Trump qui arrive à Davos.
00:01:01Il a fait sale comble, il a fait le show.
00:01:03Le président des Etats-Unis, Donald Trump, qui a évoqué tout d'abord le Groenland, on l'attendait.
00:01:06Cet instinct, cette obsession de la possession.
00:01:18Vous pouvez dire oui et nous serons très appréciatifs.
00:01:23Ou vous pouvez dire non et nous nous souviendrons.
00:01:27Le peuple américain a porté à sa tête un pré-adolescent.
00:01:31Emmanuel Macron, j'ai regardé l'hier avec ces magnifiques sunglasses.
00:01:34Qu'est-ce qui s'est passé ?
00:01:37Mais j'ai regardé à lui, c'est un peu difficile.
00:01:43Si il cible Emmanuel Macron, il cible celui qui lui résiste.
00:01:48Voilà, Donald Trump sur le ring de Davos.
00:01:51Images signées Pauline Sarafi et Sophie Herbé.
00:01:54Pour aller plus loin ce soir, Elsa Vidal, éditorialiste politique internationale à BFM TV.
00:01:59Sur ce plateau avec nous, bonsoir à vos côtés.
00:02:01Philippe Géli, directeur adjoint de la rédaction du Figaro.
00:02:03Bonsoir et ancien correspondant à Washington, Nicolas Bouzou.
00:02:07Bonsoir, économiste, fondateur du cabinet Asterès.
00:02:10Le général Olivier de Bavincov est avec nous.
00:02:12Bonsoir mon général, ancien chef d'état-major de la force internationale de l'OTAN.
00:02:17Et bonsoir Jean-Louis Bourlange, ancien président de la commission des affaires étrangères de l'Assemblée nationale.
00:02:23Soyez les bienvenus pendant qu'on aperçoit les toutes dernières images de Donald Trump qui n'a pas quitté Davos
00:02:27puisqu'il va y passer la nuit qui s'exprime à l'instant même après ce très long discours aujourd'hui à la tribune.
00:02:34On s'interrompra s'il dit quelque chose d'important, d'intéressant, notamment sur la question du Groenland.
00:02:39Il a dit beaucoup de choses cet après-midi à la tribune de Davos dans son discours.
00:02:44En quelques mots, Elsa Vidal, qu'est-ce qu'il faut en retenir ?
00:02:46On commencera par le fait qu'il a de lui-même écarté le recours à la force en disant que s'il le faisait, il serait inarrêtable
00:02:52mais que bon, il allait se retenir pour l'instant.
00:02:55Il demande, il exige plutôt des négociations ouvertes immédiatement sur l'achat du Groenland.
00:03:02Et puis ça a été un festival de tir à boulet rouge sur l'Europe, sur ses leaders, à commencer par Emmanuel Macron.
00:03:08Donc du grand Donald Trump qui a fait en sorte d'attirer toute la lumière sur lui.
00:03:13On s'inquiète ce soir ou ça va un peu mieux Nicolas Bouzou ?
00:03:16Non, non, ça ne va pas mieux du tout.
00:03:17Déjà, j'ai trouvé que ce discours était extrêmement décousu, fantasque.
00:03:22Je pense que ça vaut le coup d'amener les gens à regarder des extraits.
00:03:27Après, ce sont des méthodes de mafieux.
00:03:28C'est-à-dire que ce n'est pas simplement qu'on sort du multilatéralisme pour entrer dans l'ère du rapport de force.
00:03:33C'est qu'on est dans la menace permanente, notamment avec cette arme très souvent brandie des droits de douane
00:03:39qui, à mon avis d'ailleurs, on pourra approfondir si ça vous intéresse,
00:03:43mais est de moins en moins opératoire finalement parce qu'il y a énormément de recul du président Trump.
00:03:48Vous avez quand même aux États-Unis la Cour suprême qui va se prononcer ces prochains jours pour dire
00:03:52si ces droits de douane sont légaux ou pas du point de vue américain.
00:03:57Mais enfin, on voit bien qu'on est vraiment dans quelque chose qui...
00:03:59Moi, c'est vraiment le caractère très décousu, outrancier, sans qu'une tête, pardonnez-moi de vous le dire comme je pense.
00:04:06Ah oui, vous êtes aimable, oui.
00:04:08Je le dis avec un peu de modération.
00:04:09Philippe Géli, il parlait à qui aujourd'hui, Donald Trump ?
00:04:11Il nous parlait à nous, Européens ? Il parlait à ses électeurs aussi ?
00:04:15Pas tellement à ses électeurs.
00:04:16Je crois qu'il nous parlait à nous, essentiellement.
00:04:19Moi, ce qui m'a frappé, bien sûr, le côté fantasme, mais ça c'est inévitable avec Donald Trump,
00:04:24c'est en fait ce qu'il n'a pas dit et ce qu'il a dit à la place.
00:04:29C'est-à-dire qu'il n'est pas venu pour menacer le Groenland de l'usage de la force,
00:04:32mais il a mis dans la balance l'avenir de l'OTAN, de manière implicite, mais quand même assez directe,
00:04:37en disant on n'obtient jamais rien de l'OTAN, tout ce que je demande c'est un petit bout de terre glacée,
00:04:41et on me le refuse.
00:04:43Je pourrais utiliser la force, mais bon, en creux, si vous ne me le donnez pas,
00:04:48on s'en souviendra, et on s'en souviendra au moment où il faudra mettre en action la solidarité de l'OTAN.
00:04:55La deuxième chose qu'il n'a pas faite, c'est prononcer la rupture avec l'Europe,
00:04:59et à la place, il a fait la leçon aux Européens, il leur a prescrit la potion trumpiste
00:05:05pour sortir du mauvais chemin qu'ils ont emprunté.
00:05:10Et je trouve que c'était à souligner.
00:05:13Avec une phrase que j'ai notée sur l'Europe, l'Europe ne va pas dans la bonne direction,
00:05:17pour être honnête, ce n'est pas tout à fait la première fois qu'il dit ça,
00:05:20il dénonce l'Europe qui construit des éoliennes que plus personne ne veut acheter,
00:05:24et il dit sans nous, vous parleriez tous allemands,
00:05:27ce qui rappellera aux amateurs du Michel Sardou la chanson
00:05:30« Si les Ricains n'étaient pas là, vous seriez tous en Germanie », etc.
00:05:33Mais quel était le message général ?
00:05:35Venir dire à Davos, en Europe, sans nous, sans les Américains,
00:05:39vous seriez aujourd'hui à parler allemand.
00:05:41J'ai trouvé que ça faisait partie des éléments de provocation
00:05:45qu'on associe à la personnalité du président Trump.
00:05:49Éléments de provocation permanents.
00:05:51La vérité, c'est qu'il me semble que de l'autre côté du Channel,
00:05:55il y avait un homme qui s'appelait Churchill, Winston Churchill,
00:05:59et qu'il n'a pas attendu l'entrée en guerre des États-Unis
00:06:01pour se poser en défenseur des valeurs qui sont les nôtres.
00:06:05Et que le général de Gaulle, dès le 18 juin 1940,
00:06:08dès le 18 juin 1940, évoque d'ailleurs les ressources immenses
00:06:12que les États-Unis d'Amérique pourraient mettre à disposition
00:06:15de ce conflit qui devient un conflit mondial,
00:06:18et qu'ils n'ont pas été encore engagés,
00:06:20et que le général de Gaulle, lui aussi, dès le 18 juin 1940,
00:06:25s'érige face à la barbarie nazie qui menaçait l'ensemble de l'Europe.
00:06:30Donc j'ai trouvé qu'à la fois, il y avait un discours,
00:06:34je rejoins ce que dit Philippe, tout à fait,
00:06:37c'est un discours de frustration,
00:06:39car très très fort dans le propos du président Trump,
00:06:42très probablement, et là il faut rester sur les faits,
00:06:45parce que cette opération du Groenland qu'il a essayé de présenter
00:06:49comme une chose acquise et qui ne pouvait pas ne pas survenir,
00:06:54il s'avère qu'il y a un certain nombre de pays, dont le nôtre,
00:06:58qui se sont dressés et qui ont dit ça ne peut pas survenir.
00:07:02C'est ce qui a joué Jean-Louis Bourlange,
00:07:04si Donald Trump, j'ose pas dire recule,
00:07:06parce qu'on sait qu'il varie souvent,
00:07:08mais je reprends ces mots du jour,
00:07:09je veux un petit bout de banquise, c'est notre territoire,
00:07:11j'exige des négociations immédiates pour l'acquisition du Groenland,
00:07:14je veux un titre de propriété,
00:07:16a priori quand on envoie son armée,
00:07:17c'est pas pour avoir un titre de propriété,
00:07:20je n'utiliserai pas la force, inflexion ou pas ?
00:07:22Je me permettrais de dire un mot sur l'allusion,
00:07:25au fait que nous parlions allemand,
00:07:27je crois qu'il faut se rappeler que nous avons plus de morts,
00:07:32civiles et militaires, entre 39 et 45,
00:07:35que les Américains sur l'ensemble des fronts.
00:07:38Deuxièmement, si nous avons été dans cette situation-là,
00:07:42c'est parce que les Américains,
00:07:45après la Première Guerre mondiale,
00:07:47ont refusé de participer à une architecture de sécurité
00:07:50qui aurait été satisfaisante pour l'Europe
00:07:53et qui ont été profondément travaillés
00:07:56par des tendances pro-nazies.
00:07:58Regardez par exemple le comportement
00:07:59de l'ambassadeur des États-Unis à Londres,
00:08:02qui n'était autre que le père de John Kennedy
00:08:05et qui était ostensiblement pro-nazis.
00:08:08Donc je crois que dans ces affaires-là,
00:08:10nous étions au premier rang, nous en avons pris plein la figure,
00:08:13mais je crois que nous n'avons pas démérité,
00:08:15nous n'avons pas à rougir de nos participations
00:08:19aux deux moments où nous sommes engagés,
00:08:24c'est-à-dire en 1940, où nous avons perdu militairement,
00:08:27mais nous avons été courageux,
00:08:29et surtout à partir de 1942-1943,
00:08:32où nous avons participé à l'affaire.
00:08:34Donc je trouve que c'est indigne
00:08:36de traiter les morts français,
00:08:39comme d'ailleurs il traite les morts américains,
00:08:40il fallait voir ce qu'il disait sur les vétérans américains.
00:08:43– C'étaient des losers.
00:08:44– Alors sur le…
00:08:45– Moi je suis surtout frappé…
00:08:47– Sur le Groenland, oui.
00:08:47– Non mais je suis surtout frappé par ce discours,
00:08:49par ces discours de Trump,
00:08:51je ne les écoute presque plus,
00:08:53c'est n'importe quoi.
00:08:54C'est un homme qui est indigne sur le plan personnel,
00:08:58il a été évalué,
00:09:00son accroissement de fortune depuis qu'il a été élu,
00:09:03je crois, est d'un milliard 400 millions,
00:09:04nous sommes absolument énormes,
00:09:06il ment, il dit n'importe quoi,
00:09:09il a une attitude profondément irresponsable,
00:09:12il a une attitude hostile avec des alliés
00:09:14qui sont très attachés à son alliance,
00:09:17et il est profondément dangereux
00:09:20pour l'équilibre du monde.
00:09:22Alors sur le Groenland,
00:09:23c'est une lubie,
00:09:24je crois qu'il n'y a aucune raison objective
00:09:27pour lui de faire cela,
00:09:30on dit qu'il y aura des choses,
00:09:31les pétroliers n'ont aucune envie de se mettre là-dedans,
00:09:34ils trouvent qu'il y a assez de pétrole comme ça.
00:09:35– Vous voulez dire la sécurité ?
00:09:37– La sécurité, écoutez, c'est une vaste blague,
00:09:39ils ont une base énorme,
00:09:41ils en avaient, je crois,
00:09:42mon général, vous m'affirmerez,
00:09:44et ils les ont enlevées unilatéralement.
00:09:46– Si c'était si important que ça,
00:09:47ils n'auraient pas ramené les militaires à la maison.
00:09:49– Le Danemark, ça, c'est absolument pas un enjeu de sécurité,
00:09:52c'est uniquement un jeu de vanité,
00:09:56un effet waouh.
00:09:58Alors qu'est-ce qu'il va faire ?
00:09:58Évidemment, il mesure,
00:10:01et tout le monde lui fait mesurer autour de lui
00:10:02que ce sera une très, très grave crise
00:10:04avec les Européens.
00:10:07Et je termine en disant ce qui est frappant.
00:10:09Regardez son discours,
00:10:10écoutez son discours il y a quelques mois à l'ONU.
00:10:12À l'ONU, il s'adresse à tout le monde, en principe.
00:10:15Il n'a parlé que de l'Europe,
00:10:17et de façon extrêmement hostile.
00:10:19Regardez la fameuse NSS-20,
00:10:22le document « Sécurité et stratégie ».
00:10:28Il y a quelques allusions extrêmement courtes à la Chine.
00:10:31Alors on dit que c'est le grand enjeu.
00:10:33Tout est sur l'Europe.
00:10:34Alors il faudrait essayer de comprendre
00:10:36ce qui lui passe par la tête.
00:10:38Et je dois dire que moi,
00:10:39j'ai beaucoup de mal à décrypter
00:10:41la rationalité de tout cela,
00:10:44mais je suis en revanche très, très préoccupé
00:10:47par la très grande difficulté que nous avons,
00:10:50nous autres Européens,
00:10:51à avoir une attitude forte et cohérente.
00:10:53On va retourner à Davos,
00:10:55rejoindre l'un des envoyés spéciaux de BFM TV sur place.
00:10:58C'est Thierry Arnaud qui est avec nous.
00:11:00Est-ce que Donald Trump a jeté un petit froid
00:11:02après ce discours ce soir ?
00:11:03On peut dire, Marc, très clairement,
00:11:08que si la telle était comble
00:11:09et si tout le monde retenait son souffle avant qu'il arrive,
00:11:11ce n'est pas parce qu'elle était remplie
00:11:13de fans de Donald Trump prêts à exulter.
00:11:15C'est plutôt parce qu'on redoutait ce qu'il allait dire.
00:11:19Et au bout de cette heure et demie
00:11:20d'un discours qui est effectivement un peu parti
00:11:22dans tous les sens,
00:11:24c'est quand même le soulagement qui dominait
00:11:25parce que ce que l'on en a retenu,
00:11:27évidemment, c'est le sujet de votre conversation à l'instant.
00:11:30C'est le refus, le renoncement plus exactement
00:11:34au recours à la force au Grand Enland.
00:11:36Même si, sur le fond,
00:11:38chacun a compris que Donald Trump
00:11:39ne voulait pas complètement jeter l'éponge,
00:11:42qu'il demandait l'ouverture de négociations immédiates.
00:11:44Et il a eu en même temps aussi cette formule parfaitement claire
00:11:47dans laquelle il dit
00:11:48« Si vous me dites oui, je serai reconnaissant.
00:11:50Si vous me dites non, je serai m'en souvenir. »
00:11:53Sans souvenir, ça veut dire potentiellement
00:11:55des actions commerciales.
00:11:57Ça veut dire potentiellement aussi
00:11:59revisiter le rôle des Etats-Unis au sein de l'OTAN.
00:12:02C'est ce qu'il a laissé entendre
00:12:03en rappelant une nouvelle fois
00:12:04que de son point de vue à lui,
00:12:06l'OTAN n'existait que par les Etats-Unis.
00:12:09Les Etats-Unis qui donnaient tout
00:12:10et recevaient très peu en échange,
00:12:12sous-entendu, même pas sous-entendu d'ailleurs
00:12:14parce qu'il l'a dit explicitement,
00:12:16recevoir pour compensation, en quelque sorte,
00:12:20ce petit morceau de glace,
00:12:21comme il l'a appelé à l'occasion de ce discours,
00:12:23ce serait au fond de son point de vue
00:12:24la moindre des choses.
00:12:27Peu ou pas d'ablaudissements,
00:12:29des soupirs, parfois des grognements,
00:12:30parfois des rires qui n'étaient pas à l'avantage
00:12:32du président américain lorsqu'il s'est exprimé.
00:12:36Au bout du compte, il n'a pas convaincu,
00:12:38il n'a pas séduit Davos ce soir Donald Trump.
00:12:41Il l'a quand même un peu soulagé
00:12:42en ayant donc annoncé clairement, explicitement,
00:12:45qu'il renonçait à recourir à la force
00:12:46pour conquérir le Groenland.
00:12:48Thierry Arnaud avec Bruno Ferrault
00:12:50en direct de Davos pour BFM TV.
00:12:52Petite pic adressée aujourd'hui,
00:12:53Elsa Vidal, à Donald Trump,
00:12:56par Donald Trump, à Emmanuel Macron,
00:12:58qui dit, je l'ai vu hier avec ses lunettes de soleil.
00:13:00On rappelle que l'Élysée explique
00:13:01que le chef de l'État souffre depuis quelques jours
00:13:03maintenant d'un problème à l'œil.
00:13:05Je l'ai regardé hier avec ses belles lunettes de soleil.
00:13:08Il a joué le dur à cuire.
00:13:10Hier, dans son discours, Emmanuel Macron
00:13:11avait dit, je préfère le respect au brut.
00:13:15On en est là, dans la relation,
00:13:16dans le couple franco-américain ?
00:13:18Oui, définitivement, on est dans une lutte,
00:13:19pour le coup, de représentants,
00:13:21une lutte très individuelle.
00:13:23Il y a très probablement des éléments
00:13:25chez Emmanuel Macron
00:13:26qui irritent Donald Trump.
00:13:28D'une part, le fait qu'il représente
00:13:29ou qu'il coordonne une forme de résistance européenne.
00:13:32Et puis, très basiquement,
00:13:33je pense que cet homme vieillissant
00:13:35dont on discute la forme physique
00:13:37fait face à un dirigeant qui est jeune,
00:13:40qui a une présentation physique
00:13:41largement avantageuse par rapport à Donald Trump.
00:13:44Donald Trump est apparu très fatigué hier
00:13:45dans sa conférence de presse.
00:13:46qui dit régulièrement qu'il présente
00:13:48qu'il est très beau,
00:13:48qu'il est le plus beau des présidents,
00:13:50qui emmène la discussion sur ce terrain.
00:13:52Il y a une très forte rivalité
00:13:54qui prend un caractère un peu grotesque,
00:13:56il faut bien le dire.
00:13:57Et c'est malheureusement Donald Trump
00:13:58qui nous emporte sur cette pente.
00:14:00L'Europe, demain, va se réunir.
00:14:02Sommet extraordinaire prévu à Bruxelles,
00:14:03à peu près à cette même heure, évidemment.
00:14:05On le suivra ensemble en direct,
00:14:06si vous nous faites l'amitié d'être avec nous.
00:14:08Nicolas Bouzouk,
00:14:09qui aurait le plus à perdre
00:14:10entre les Américains et nous,
00:14:12les Européens, d'une guerre commerciale ?
00:14:13Les Américains ?
00:14:14Est-ce qu'on en est sûr de ça ?
00:14:15On en est absolument sûr.
00:14:16Ça vient d'être confirmé
00:14:17par plusieurs travaux de recherche
00:14:19qui portent sur les droits de douane
00:14:21qui ont été mis en œuvre
00:14:21depuis maintenant quasiment un an.
00:14:23Vous vous en souvenez,
00:14:24ce fameux jour de la libération,
00:14:26avec toutes les annonces de droits de douane.
00:14:29Ces droits de douane sont payés
00:14:30à 95-96% par les États-Unis,
00:14:33par les entreprises américaines
00:14:34et par les consommateurs américains.
00:14:36Et par les consommateurs américains,
00:14:37il faut le rappeler,
00:14:38les droits de douane,
00:14:39c'est une taxe massive sur soi-même,
00:14:42en réalité.
00:14:43Et donc,
00:14:44cette politique qui est complètement absurde
00:14:45du point de vue américain,
00:14:46d'ailleurs,
00:14:47on a aussi des travaux
00:14:48qui nous montrent
00:14:49que les problèmes industriels des États-Unis
00:14:52ont plutôt eu tendance
00:14:53à s'accroître depuis maintenant un an,
00:14:55notamment en raison
00:14:56de cette politique protectionniste.
00:14:59Et donc,
00:14:59il faut vraiment bien avoir ça en tête.
00:15:01Après,
00:15:02ce qu'il faut bien se dire aussi,
00:15:03c'est que l'Europe,
00:15:04économiquement,
00:15:05se sous-estime.
00:15:06L'Europe a des problèmes,
00:15:07pas beaucoup de croissance économique,
00:15:09des problèmes de finances publiques
00:15:10très importants,
00:15:11mais l'Europe,
00:15:12c'est le principal marché au monde.
00:15:14Ça n'est pas rien
00:15:14pour des entreprises américaines,
00:15:17et notamment les plus grandes.
00:15:19Je laisse le secteur de la tech à côté.
00:15:21On va en parler tout de suite.
00:15:21Mais les entreprises classiques
00:15:23de l'économie américaine,
00:15:24elles savent très bien,
00:15:25elles ont parfaitement compris
00:15:26que les droits de douane de Trump
00:15:28les pénalisaient.
00:15:30Et donc,
00:15:30elles ont besoin d'avoir des marchés
00:15:32comme le marché européen.
00:15:33Les Etats-Unis ont besoin de nous,
00:15:35donc les droits de douane,
00:15:3610%,
00:15:37etc.,
00:15:37ça n'ira pas plus loin.
00:15:38Je pense que ça peut aller
00:15:40beaucoup plus loin
00:15:40parce qu'on fait face à quelqu'un
00:15:41qui est absolument irrationnel
00:15:42et qui commence d'ailleurs
00:15:43tous ses discours
00:15:44en glorifiant l'économie américaine.
00:15:46Ce qui d'ailleurs,
00:15:47je ne suis pas psychologue,
00:15:48mais veut peut-être dire
00:15:49qu'il n'est pas complètement tranquille
00:15:50par rapport à cette affaire-là
00:15:51parce qu'il explique
00:15:54que l'économie américaine...
00:15:55Il n'est pas tranquille
00:15:57avec les sondages.
00:15:57Et les Américains le voient bien
00:15:59parce que cette politique tarifaire,
00:16:01elle fait quand même
00:16:01un peu d'inflation aux Etats-Unis.
00:16:03Je vous ai posé la question
00:16:04sur les gagnants et les perdants
00:16:05et c'est pour ça
00:16:06que Raphaël Graveline
00:16:06nous rejoint maintenant
00:16:07parce que Meta...
00:16:08Bonsoir Raphaël.
00:16:09Meta,
00:16:09c'est la maison mère
00:16:10de WhatsApp,
00:16:11Facebook,
00:16:11Instagram,
00:16:12tous les réseaux sur lesquels
00:16:14on est tous autour de la table.
00:16:15Oui,
00:16:16on est tous sur ce réseau.
00:16:16J'imagine.
00:16:18A prévenu,
00:16:18l'un des patrons ce matin de Meta
00:16:19dit
00:16:20attention,
00:16:21l'Europe,
00:16:23contre d'éventuelles sanctions européennes,
00:16:24vous risquez d'être les perdants.
00:16:26Oui,
00:16:26il a une autodestruction en fait d'ailleurs
00:16:28même si on résume un pour le patron.
00:16:29C'était le patron des affaires publiques
00:16:30de Meta.
00:16:31Je vous donne la citation,
00:16:32je pense qu'il serait particulièrement
00:16:34destructeur pour l'Europe
00:16:35de cibler la tech
00:16:36en représailles.
00:16:38Alors si on traduit,
00:16:39comprenez,
00:16:39les Européens ont davantage besoin
00:16:41de Facebook
00:16:42que Facebook a besoin des Européens.
00:16:44Alors il fait écho
00:16:45à la volonté de certains politiques.
00:16:47On a vu notamment le tweet
00:16:48de Raphaël Glucksmann
00:16:49de Place Publique
00:16:50qui a pour ambition
00:16:52de pénaliser justement
00:16:53Meta,
00:16:54Amazon,
00:16:55Google
00:16:55ou Microsoft
00:16:55avec donc des taxes,
00:16:57voire peut-être une interdiction
00:16:58dans l'Union Européenne.
00:17:00Je voudrais regarder ce message
00:17:01parce qu'il y a deux choses
00:17:02à regarder dans le tweet
00:17:03qui s'affiche.
00:17:03Évidemment ce que veut faire
00:17:04Raphaël Glucksmann,
00:17:06cibler les plateformes,
00:17:07mais aussi
00:17:08qui partage ce message.
00:17:11Yann Lequin
00:17:11qui partage ce message.
00:17:13Yann Lequin,
00:17:13vous ne le connaissez peut-être pas,
00:17:14en tout cas il n'est pas forcément
00:17:15connu du très grand public.
00:17:17Ce n'est pas n'importe qui.
00:17:18c'est le monsieur
00:17:19IA de Meta,
00:17:20du moins c'était le monsieur
00:17:21IA de Meta,
00:17:22un Français,
00:17:23un Breton évidemment,
00:17:25qui est revenu en France
00:17:26pour monter son entreprise.
00:17:28Il était chez Meta
00:17:28il y a encore quelques jours
00:17:29et il partage quand même
00:17:31aujourd'hui le tweet
00:17:32d'un politique français
00:17:33qui appelle finalement
00:17:34à sanctionner
00:17:35les plateformes.
00:17:36Il a dû partir un peu fâché
00:17:37avec son ex-employeur.
00:17:38C'est possible aussi.
00:17:40Si on se fâche avec Meta,
00:17:41quel est le risque pour nous ?
00:17:43Si on se fâche
00:17:43avec les plateformes de la tech,
00:17:45alors oui,
00:17:45la question c'est
00:17:46est-ce qu'on peut vivre
00:17:46sans Netflix ?
00:17:48Autour de la table,
00:17:49je pense qu'on peut imaginer
00:17:50qu'on peut vivre sans Netflix.
00:17:51Par contre,
00:17:52sans Windows,
00:17:53là ce serait beaucoup plus compliqué
00:17:55pour la défense,
00:17:58pour les hôpitaux
00:17:58et aussi pour nos entreprises.
00:18:00Et c'est d'ailleurs
00:18:01un constat assez fataliste
00:18:02que faisait ce matin
00:18:03Patrick Martin,
00:18:04le patron du Medef,
00:18:05il était sur France Inter.
00:18:07Je cite,
00:18:07il faut être très précautionneux,
00:18:09comprenez dans les sanctions.
00:18:10On est entré
00:18:11dans une forme de dépendance,
00:18:12il faut regagner
00:18:13en souveraineté,
00:18:14y compris technologique.
00:18:16Finalement,
00:18:16on n'a peut-être pas
00:18:17les moyens
00:18:18de ces sanctions
00:18:19qui pourraient finalement
00:18:20nous revenir
00:18:20comme un boomerang.
00:18:21Général, d'ailleurs,
00:18:22est-ce que militairement
00:18:23les Français
00:18:24pourraient se passer
00:18:25des Américains ?
00:18:25Est-ce que si,
00:18:27pour une raison
00:18:27ou pour une autre,
00:18:28ça allait loin,
00:18:29est-ce que nos avions
00:18:29décolleraient encore ?
00:18:30Est-ce que nos chars
00:18:31pourraient encore circuler ?
00:18:33Ou est-ce que tous les logiciels
00:18:34sont Microsoft
00:18:35et que les Américains
00:18:36ont la clé de nos chars ?
00:18:39Vous me posez
00:18:40la question sérieusement ?
00:18:41Oui.
00:18:43Vous pensez sincèrement
00:18:44que pour ce qui concerne
00:18:45nos avions,
00:18:47Dassault a donné
00:18:48depuis 70 ans
00:18:51la clé des avions
00:18:53aux Américains ?
00:18:54Sincèrement,
00:18:55vous le pensez ?
00:18:55Je peux approfondir
00:18:56ma question ?
00:18:56Vous l'imaginez ?
00:18:57Parce que votre réponse
00:18:57est très claire.
00:18:58Est-ce que c'est le cas
00:18:59de nos voisins ?
00:19:00Non, mais vous me posez
00:19:01la question pour la France.
00:19:03Vous dites,
00:19:03on peut faire fonctionner
00:19:04l'armée parfaitement.
00:19:05Sincèrement,
00:19:05si vous pensez
00:19:06l'effort qui a été consenti
00:19:08par la France,
00:19:09donc par les Français,
00:19:10par nous tous,
00:19:11depuis 1958
00:19:13pour reconstruire...
00:19:14Même avant,
00:19:15même sur la Quatrième République,
00:19:16la préparation
00:19:17était quand même forte.
00:19:18M. Bourlange est plus compétent
00:19:21que moi
00:19:21sur l'historique politique
00:19:23des choses.
00:19:24Mais en tous les cas,
00:19:24depuis 1958,
00:19:26sous l'influence
00:19:27et l'impulsion
00:19:27du général de Gaulle
00:19:28pour reconstruire
00:19:29un outil autonome
00:19:30de décision,
00:19:32cet effort,
00:19:32aujourd'hui,
00:19:33porte ses fruits.
00:19:35Alors,
00:19:35c'est vrai
00:19:35que nous avons maintenant
00:19:37une armée plutôt
00:19:37échantillonnaire,
00:19:39comme dit le chef
00:19:39d'état-major,
00:19:40à juste titre.
00:19:41Mais nous avons gardé
00:19:42l'ensemble des compétences
00:19:43et les filières industrielles
00:19:45sont maîtrisées,
00:19:46j'allais dire,
00:19:47dans le moindre détail.
00:19:48En tous les cas,
00:19:48c'est ce que je peux dire
00:19:49ici ce soir.
00:19:50D'où ma deuxième question.
00:19:51Vous nous dites,
00:19:52aucun problème,
00:19:52on n'est pas interdépendants.
00:19:53Est-ce que c'est le cas aussi
00:19:54de nos voisins
00:19:55et alliés européens ?
00:19:57C'est moins le cas
00:19:58parce que ça a été
00:19:59une volonté politique
00:20:01que ça ne le soit pas.
00:20:02À dire vrai,
00:20:03l'Allemagne est une grande
00:20:04puissance industrielle,
00:20:05nous le savons tous,
00:20:07la Grande-Bretagne,
00:20:08les Pays-Bas également,
00:20:09l'Italie également,
00:20:10qui est une grande
00:20:11puissance industrielle.
00:20:13Et on aurait pu imaginer
00:20:14que ces pays
00:20:16qui nous sont très proches,
00:20:17par beaucoup d'aspects,
00:20:18qui ont vécu
00:20:19les mêmes horreurs
00:20:20de l'histoire
00:20:21en face de nous
00:20:22ou à nos côtés,
00:20:23ça la dépend des moments,
00:20:24et choisi la même politique
00:20:26d'indépendance nationale.
00:20:28Ça n'a pas été le cas.
00:20:29C'est une décision réfléchie
00:20:30qu'ils ont mûrement pesée
00:20:32et ils ont essayé
00:20:33au contraire
00:20:34d'arrimer
00:20:34l'allié américain
00:20:36en soit fabriquant
00:20:38sous licence,
00:20:39très souvent,
00:20:40de l'armement américain
00:20:41qui est fabriqué
00:20:42sous licence
00:20:42dans ces pays,
00:20:43soit en achetant
00:20:45tout simplement
00:20:46des équipements américains
00:20:47pour les équipements
00:20:48qui étaient trop complexes
00:20:49ou trop difficiles
00:20:51à maîtriser
00:20:52sur le sol
00:20:52de ces différents pays.
00:20:53J'ai senti que je vous ai
00:20:54un peu blessé
00:20:55sur la question
00:20:56est-ce que l'armée française
00:20:57est dépendante en général ?
00:20:58Là, j'ai attaqué
00:21:00le cœur de...
00:21:01Je pensais qu'on avait été
00:21:02tous les deux
00:21:02dans les mêmes écoles
00:21:03et qu'on avait appris
00:21:04le même catéchisme.
00:21:06Mais je voulais en avoir
00:21:06le cœur net.
00:21:07Raphaël Grappi, pardon.
00:21:08Je suis dit
00:21:09sur nos voisins,
00:21:11on parlait des logiciels,
00:21:12il y a aussi les logiciels
00:21:13notamment du F-35
00:21:14pour nos voisins
00:21:15qui vont acheter
00:21:15ces avions F-35.
00:21:17Là, c'est un petit peu différent
00:21:18si je ne dis pas de bêtises.
00:21:20Non, mais c'est ce que je viens
00:21:21de dire.
00:21:21C'est ça, les Américains
00:21:22peuvent bloquer les F-35
00:21:23à distance de nos voisins.
00:21:26Je suis tout à fait d'accord
00:21:27avec ce que vient de dire
00:21:27le général, tout à fait.
00:21:29Mais je crois qu'il faut
00:21:30faire une distinction
00:21:30entre l'Allemagne
00:21:31et le Royaume-Uni.
00:21:33Je pense que l'Allemagne
00:21:34n'avait pas vraiment le choix.
00:21:36L'identité allemande
00:21:37telle qu'elle s'est reconstruite,
00:21:40elle s'est reconstruite
00:21:40sur une union très profonde
00:21:43avec les États-Unis
00:21:44et en fait,
00:21:45l'idée qu'elle abandonnait
00:21:47une autonomie militaire
00:21:48qui avait produit quand même
00:21:50à l'époque antérieure
00:21:52de grands ravages.
00:21:53Et donc, on peut comprendre
00:21:54l'attitude allemande.
00:21:56Merckx, d'ailleurs,
00:21:57est en train de dire
00:21:58peut-être qu'un temps,
00:21:59il faut voir autrement.
00:22:00Les Britanniques,
00:22:01c'est différent.
00:22:02La grande expérience
00:22:03traumatique,
00:22:04traumatisée pour nous,
00:22:06traumatisante, pardon,
00:22:08pour les Anglais
00:22:08et nous,
00:22:09ça a été Suez.
00:22:11La façon dont on s'est fait
00:22:12rembarrer
00:22:13par les Russes
00:22:14et les Américains
00:22:15au moment de l'expédition
00:22:16de Suez.
00:22:17Et là, nous avons eu
00:22:17deux attitudes différentes.
00:22:19Les Français ont choisi
00:22:21l'Europe,
00:22:22ils ont signé
00:22:22le traité de Rome,
00:22:23ils sont engagés
00:22:24dans la réconciliation
00:22:25franco-allemande
00:22:25et ils ont essayé
00:22:27de constituer
00:22:27une force européenne.
00:22:29Les Britanniques
00:22:30ont vraiment choisi
00:22:31le grand large
00:22:31pour reprendre
00:22:32l'expression de Churchill,
00:22:33ont refusé l'Europe,
00:22:35ensuite,
00:22:35ils ont été obligés
00:22:35de s'y intégrer
00:22:36parce que ça avait marché
00:22:38et ils s'en sont retirés
00:22:40quand ils pensaient
00:22:41que ça ne marcherait plus,
00:22:42ce qui n'est pas tout à fait
00:22:42le cas,
00:22:43mais là,
00:22:43c'est différent.
00:22:44Et là,
00:22:44on voit bien
00:22:45à quel point
00:22:46les Britanniques
00:22:47sont dans une situation
00:22:48de très grande inquiétude.
00:22:51Ils n'arrivent pas,
00:22:52quand on discute avec eux,
00:22:53on a discuté
00:22:54dans des colloques récents
00:22:55avec eux,
00:22:55ils n'arrivent pas
00:22:56à admettre
00:22:58véritablement
00:22:59que la situation
00:23:00des relations spéciales
00:23:02avec les États-Unis,
00:23:03ça appartient au passé.
00:23:05Puisqu'on en est donc
00:23:05à chercher
00:23:07quelle va être
00:23:07la riposte européenne,
00:23:08la décision devrait,
00:23:09pourrait être prise demain
00:23:11lors de ce sommet
00:23:12des 27 ?
00:23:13Daniel Cohn-Bennit
00:23:13est avec nous
00:23:14comme tous les mercredis.
00:23:16Bonsoir,
00:23:16Dany,
00:23:16ravi de vous retrouver.
00:23:17Vous,
00:23:17vous avez une idée
00:23:19pour faire pression
00:23:21sur les États-Unis ?
00:23:23Oui,
00:23:23parce que vous voyez bien,
00:23:24tout le monde dit
00:23:25oui,
00:23:25mais si on fait ceci,
00:23:26on va le payer comme cela.
00:23:28C'est difficile.
00:23:29Moi,
00:23:29je crois qu'il faut frapper
00:23:31là où Trump
00:23:32est vraiment
00:23:33totalement vulnérable.
00:23:35c'est son égo.
00:23:37Et pour attaquer
00:23:38son égo,
00:23:39il faut que les Européens
00:23:40disent une chose
00:23:40très simple.
00:23:42Le Groenland
00:23:43n'est pas négociable.
00:23:44À partir de là,
00:23:45où tu arrêtes,
00:23:47où nous,
00:23:48nous n'irons pas
00:23:49à ta Coupe du Monde.
00:23:50Nous boycotterons
00:23:51la Coupe du Monde
00:23:52et nous ferons,
00:23:54à l'exemple
00:23:55de son Conseil
00:23:58de la paix,
00:23:59nous ferons
00:23:59une Coupe du Monde
00:24:01du droit international
00:24:02avec les Canadiens
00:24:05et avec les Mexicains
00:24:06et les matchs
00:24:08qui auraient dû
00:24:08avoir lieu
00:24:09aux États-Unis
00:24:10auront lieu
00:24:11en Europe.
00:24:12Ce n'est pas un problème.
00:24:14Et donc,
00:24:15nous ferons
00:24:15une alternative
00:24:16à ton vœu
00:24:19de toute puissance.
00:24:20Et si les Européens
00:24:21réfléchissent
00:24:23cinq minutes,
00:24:24ça,
00:24:24c'est une arme
00:24:25à laquelle
00:24:26il ne peut pas répondre
00:24:27et il ne saura
00:24:28pas répondre.
00:24:29Parce qu'une Coupe du Monde
00:24:31sans les Européens,
00:24:32ce n'est plus
00:24:32une Coupe du Monde.
00:24:33Les Brésiliens
00:24:34s'ajoutent à nous
00:24:35et c'est fini.
00:24:36Alors,
00:24:36il jouera contre,
00:24:37je ne sais pas,
00:24:38le Salvador,
00:24:39les États-Unis,
00:24:40la Colombie,
00:24:42je ne sais pas.
00:24:42Ça n'intéressera personne.
00:24:44Jean-Louis Boulange
00:24:45vient de rajouter
00:24:45malicieusement
00:24:46le Venezuela
00:24:47sur la liste
00:24:47des adversaires.
00:24:48Absolument.
00:24:49Et le Venezuela,
00:24:50très bien.
00:24:51Et voilà.
00:24:52Donc,
00:24:52je veux dire par là
00:24:53que ça paraît ridicule.
00:24:56Mais cet homme
00:24:57est ridicule.
00:24:59Et il n'y a que
00:24:59une contre-offensive
00:25:02qu'il attaque
00:25:02personnellement
00:25:04dans son égo.
00:25:04Il dit
00:25:05« On ne veut pas.
00:25:07Aujourd'hui,
00:25:07nous n'avons pas été
00:25:08aux Jeux Olympiques,
00:25:09par exemple,
00:25:10à Moscou.
00:25:11Il y a eu
00:25:12des boycotts
00:25:13intéressants.
00:25:14Eh bien,
00:25:14dans la situation mondiale
00:25:16aujourd'hui,
00:25:17un carton rouge
00:25:18pour les États-Unis
00:25:19et nous organisons
00:25:21une autre Coupe du Monde. »
00:25:22Je crois que ça,
00:25:24il n'y a pas de réponse
00:25:25avec méta,
00:25:26sans méta,
00:25:27avec window,
00:25:28sans window.
00:25:29Il ne peut pas
00:25:30avoir une Coupe du Monde
00:25:32dans cette situation
00:25:33aux États-Unis.
00:25:34Philippe Géli,
00:25:34vous êtes d'accord ?
00:25:35Il faut attaquer
00:25:35Donald Trump
00:25:36à l'égo,
00:25:37dit Daniel Cohn-Bendit,
00:25:37sur des sujets
00:25:38qui lui tiennent à cœur.
00:25:39Écoutez,
00:25:39l'expérience m'a montré
00:25:41un paradoxe,
00:25:42c'est que les gens
00:25:42qui ont un très gros égo
00:25:43n'ont aucun amour propre.
00:25:45Et ça a l'air paradoxal,
00:25:47mais ils sont prêts
00:25:48à n'importe quoi
00:25:48pour arriver à leur fin.
00:25:50Je ne dis pas
00:25:50que boycotter
00:25:52ne froisserait pas
00:25:54Donald Trump.
00:25:55Je ne suis pas sûr
00:25:56que ça réglerait
00:25:56tous nos problèmes.
00:25:58On est vraiment
00:25:58dans un rapport
00:25:59de force intégrale
00:26:00désormais
00:26:01entre l'Europe
00:26:02et les États-Unis.
00:26:04C'est grave,
00:26:05ça dépasse
00:26:06les enjeux
00:26:07de la Coupe du Monde
00:26:07de foot.
00:26:08C'est grave
00:26:08parce que
00:26:09les deux prix,
00:26:10les deux exigences
00:26:11de Donald Trump
00:26:12constituent des lignes rouges
00:26:13pour les Européens.
00:26:15Un, le Groenland,
00:26:16et on voit bien
00:26:16que tout...
00:26:18D'abord,
00:26:18il ne s'arrêterait pas là.
00:26:20La suite,
00:26:20ça serait Saint-Pierre-et-Miquelon,
00:26:21pourquoi pas ?
00:26:22Ou n'importe lequel
00:26:23des territoires
00:26:24d'outre-mer français
00:26:25qui sont vastes
00:26:27et fragiles,
00:26:29difficiles à défendre.
00:26:30Donc,
00:26:30il ne s'arrêterait pas là.
00:26:32Et c'est pourquoi
00:26:34ça doit rester
00:26:35une ligne rouge.
00:26:36Et comme vous le disiez,
00:26:37derrière la discussion
00:26:39sur l'État
00:26:40et les autres,
00:26:41c'est le droit européen
00:26:42qui est en jeu.
00:26:43Si on cède
00:26:44sur le droit européen
00:26:45et si on cède
00:26:45sur l'intégrité territoriale,
00:26:47il n'y a plus
00:26:47rien
00:26:49pour arrêter
00:26:50Donald Trump.
00:26:51Alors,
00:26:51qu'il faille une riposte,
00:26:52je pense qu'il en faut une.
00:26:54Qu'il faille la doser,
00:26:55je pense qu'il faut la doser
00:26:56parce que quand même,
00:26:57l'économie européenne
00:26:59est relativement dépendante
00:27:00des États-Unis.
00:27:01Il faut bien l'admettre.
00:27:02Et
00:27:03qu'on utilise
00:27:06le ressort
00:27:06du sport,
00:27:07pourquoi pas ?
00:27:07Je ne pense pas
00:27:08que ça réglera
00:27:08tous nos problèmes.
00:27:10Mais bon.
00:27:10Général,
00:27:11vous vouliez réagir ?
00:27:12Oui,
00:27:13je partage entièrement
00:27:14les deux points
00:27:14de sous ligne,
00:27:15Philippe Géli,
00:27:15ça me semble tout à fait essentiel.
00:27:17Mais un troisième point
00:27:18qui est sous-jacent
00:27:19dans ce discours d'aujourd'hui,
00:27:21c'est que,
00:27:22il faut le dire
00:27:23à nos compatriotes,
00:27:24l'OTAN,
00:27:25l'Alliance de l'Atlantique Nord,
00:27:26qui dure depuis
00:27:2870 ans
00:27:29et des poussières,
00:27:31ça a permis
00:27:32de préserver la paix.
00:27:34On ne fabrique pas
00:27:35un outil
00:27:36comme l'Alliance Atlantique
00:27:38pour faire en sorte
00:27:39que les militaires
00:27:39s'amusent entre eux,
00:27:41se cordonnent entre eux,
00:27:42mettent au point
00:27:42des procédures,
00:27:43achètent de l'armement,
00:27:45des munitions ensemble,
00:27:46savent travailler ensemble,
00:27:47ce n'est pas du tout
00:27:48le sujet.
00:27:48Il y a un tout petit objectif
00:27:48au bout.
00:27:49Il y a un tout petit objectif
00:27:50qu'il ne faut pas oublier
00:27:51et là,
00:27:51la façon dont il joue
00:27:52avec l'OTAN
00:27:54en menaçant,
00:27:55menaçant implicitement
00:27:57et explicitement
00:27:58de nous le faire payer
00:27:59très cher,
00:28:00en fait,
00:28:01il joue
00:28:01avec ce qui est
00:28:02le plus au cœur
00:28:03de ce que se représente
00:28:05l'OTAN
00:28:06pour les Européens
00:28:07qui y croient tous,
00:28:09les Français,
00:28:09les Allemands,
00:28:10les Britanniques.
00:28:11C'est la paix.
00:28:12Derrière tout ça,
00:28:13c'est l'architecture
00:28:14de sécurité,
00:28:15c'est les grands équilibres
00:28:16de puissance
00:28:16et c'est la paix.
00:28:18Et c'est ça
00:28:18qui est fondamental.
00:28:19Et entendre le président américain,
00:28:21actionnaire majoritaire
00:28:22de l'OTAN,
00:28:23jouer avec cet outil
00:28:24qui a permis
00:28:24de préserver la paix
00:28:25sur un continent
00:28:26en Europe
00:28:27qui a été tellement meurtri
00:28:29par les guerres,
00:28:30c'est incroyable.
00:28:31Justement,
00:28:31l'Institut Elab
00:28:32a réalisé aujourd'hui
00:28:33un sondage
00:28:34pour le compte
00:28:35de BFM TV
00:28:35sur le Groenland,
00:28:37sur le climat
00:28:37actuel international.
00:28:3880% des Français
00:28:39s'inquiètent
00:28:40d'une possible
00:28:40intervention militaire
00:28:41américaine au Groenland.
00:28:43Un peu plus de 6 Français
00:28:44sur 10
00:28:44sont favorables
00:28:45à l'envoi
00:28:46de troupes françaises
00:28:47sur place.
00:28:48Je rappelle qu'il y a
00:28:48déjà quelques dizaines
00:28:49de militaires,
00:28:50notamment une quinzaine
00:28:51de chasseurs alpins.
00:28:52Et quand on interroge
00:28:53les Français
00:28:53sur notre relation
00:28:54avec les États-Unis,
00:28:554%, 4% disent aujourd'hui
00:28:58les Américains
00:28:58sont nos alliés,
00:29:004%.
00:29:0050% des partenaires
00:29:02avec lesquels
00:29:02il faut rester prudent
00:29:03et 44%,
00:29:05un ennemi
00:29:06qui pourrait menacer
00:29:07l'Europe.
00:29:08Elsa Vidal,
00:29:08vous demandez
00:29:10si vous êtes dans
00:29:10les 4,
00:29:10les 44 ou les 50
00:29:11et 4% des alliés.
00:29:14Oui, alors ça
00:29:14c'est quand même
00:29:15particulièrement intéressant
00:29:16et en même temps,
00:29:17moi ce qui me frappe
00:29:18et vous allez comprendre
00:29:18pourquoi,
00:29:19c'est une forme
00:29:19de paradoxe.
00:29:20A la fois nous sommes
00:29:21très circonspects
00:29:23et très inquiets
00:29:23à la perspective
00:29:24de déployer
00:29:25après un cessez-le-feu
00:29:26des troupes européennes
00:29:27en Ukraine
00:29:28quand nous sommes
00:29:29en confrontation
00:29:30et non pas en guerre
00:29:31avec la Russie,
00:29:32mais nous nous sentons
00:29:33justifiés
00:29:34à nous confronter
00:29:35aux États-Unis.
00:29:35Et ça,
00:29:36c'est quand même
00:29:36un héritage
00:29:37de plusieurs décennies
00:29:38de guerre froide
00:29:39où les Français
00:29:40ont véritablement
00:29:41reproché aux États-Unis
00:29:42une forme hégémonique
00:29:43de pouvoir.
00:29:44Donc on pourrait appeler ça
00:29:45un anti-américanisme français
00:29:46qui là vient servir
00:29:48de fond à la population
00:29:49pour dire
00:29:50non,
00:29:50trop c'est trop.
00:29:51finalement être brutalisé
00:29:52par les Russes
00:29:53ok,
00:29:53ça n'a jamais été
00:29:54les membres
00:29:55d'une même alliance
00:29:56mais être brutalisé
00:29:56au sein de cette alliance
00:29:58qui nous marche dessus
00:29:59un allié difficile
00:30:00les États-Unis
00:30:01et bien ça réveille
00:30:02un réflexe français
00:30:03qui dans ce moment-là
00:30:04nous sert
00:30:05et sert aussi
00:30:06à nos dirigeants.
00:30:07Nicolas,
00:30:07sur ce chiffre
00:30:084% des Français
00:30:09disent que les Américains
00:30:09sont nos alliés.
00:30:10Oui,
00:30:11je suis dans la majorité
00:30:14de Français
00:30:14mais justement
00:30:15je pense qu'il y a
00:30:16un moyen
00:30:16de répliquer
00:30:17aux attaques américaines
00:30:18sans pénaliser
00:30:19notre économie.
00:30:20c'est d'aller
00:30:21approfondir des relations
00:30:22avec d'autres pays
00:30:23des relations économiques
00:30:24et commerciales
00:30:24avec d'autres pays
00:30:25Je ne vous sens pas loin
00:30:26de parler du Mercosur.
00:30:27Oui,
00:30:28absolument.
00:30:28Je vous connais un peu
00:30:29autant sur l'armée
00:30:30je suis pas bon
00:30:30autant sur le Mercosur
00:30:31je vous connais.
00:30:32Je pense qu'on est
00:30:32complètement à contre-courant
00:30:33de l'histoire.
00:30:34C'est-à-dire
00:30:35il faut aller chercher
00:30:36des marchés
00:30:36en Amérique latine
00:30:37en Amérique du Sud.
00:30:37Regardez ce qu'a fait
00:30:38le Premier ministre canadien
00:30:39la semaine dernière.
00:30:40Il est allé en Chine
00:30:41il est allé signer
00:30:43un traité commercial
00:30:44en Chine
00:30:44en disant aux Chinois
00:30:45OK pour un peu plus
00:30:47de voitures électriques
00:30:48chinoises au Canada
00:30:49et en contrepartie
00:30:51plus d'agriculture
00:30:52et en particulier
00:30:53une huile canadienne
00:30:54plus d'agriculture canadienne
00:30:56en Chine.
00:30:58Et les Canadiens
00:30:59ils sont très demandeurs
00:31:00d'un approfondissement
00:31:01des relations économiques
00:31:02des coopérations
00:31:03aujourd'hui
00:31:04avec le Royaume-Uni
00:31:05et avec l'Union Européenne.
00:31:07Donc il y a
00:31:07un magnifique coup
00:31:08à jouer en matière
00:31:09de coopération scientifique
00:31:10d'investissement
00:31:11de coopération commerciale
00:31:13ce qui isolera
00:31:14tant que l'administration
00:31:15Trump sera là
00:31:16les Etats-Unis.
00:31:17Et ce sera le mot de la fin
00:31:18pour ce soir
00:31:19en attendant évidemment
00:31:20les derniers développements
00:31:20puisque Donald Trump
00:31:21s'exprime encore
00:31:22en ce moment même
00:31:24à Davos
00:31:26et que demain
00:31:26je vous rappelle donc
00:31:2719h sommet européen
00:31:28sommet des 27 extraordinaires
00:31:30à Bruxelles.
00:31:31Merci beaucoup
00:31:32à tous les 6
00:31:32d'être venus ce soir
00:31:33sur ce plateau.
00:31:34Un autre rendez-vous
00:31:35également à suivre
00:31:3621h ce soir
00:31:37Quartier Général
00:31:38c'est la nouvelle émission
00:31:39de BFM TV
00:31:40présentée par Maxime Switek
00:31:42face à Trump
00:31:43la riposte
00:31:44ou la soumission
00:31:44avec comme invité
00:31:46notamment ce soir
00:31:47l'ancien président
00:31:48François Hollande
00:31:4921h donc ce soir
00:31:51sur l'antenne
00:31:51de BFM TV
00:31:52c'est maintenant
00:31:53le vice-président
00:31:54du Rassemblement National
00:31:55de l'Assemblée Nationale
00:31:56qui nous rejoint
00:31:57Sébastien Chenu
00:31:58qui est également
00:31:59député du Nord
00:32:00bonsoir monsieur Chenu
00:32:02bonsoir monsieur
00:32:02merci d'être avec nous
00:32:03vous avez sans doute
00:32:04entendu la fin
00:32:06de nos échanges
00:32:06il y a quelques instants
00:32:07Donald Trump
00:32:08qui s'en prend à nouveau
00:32:09à l'Europe
00:32:10aujourd'hui à Davos
00:32:11qui redit
00:32:12qu'il veut mettre
00:32:12la main sur le Groenland
00:32:14qui exige des négociations
00:32:15c'est le terme
00:32:16qu'il a employé
00:32:17pour l'acquérir
00:32:18est-ce qu'il faut
00:32:19le laisser négocier
00:32:20l'acquisition du Groenland ?
00:32:22non mais la méthode
00:32:23et les objectifs
00:32:25de Donald Trump
00:32:26ne sont pas acceptables
00:32:27la réalité
00:32:28c'est que Donald Trump
00:32:29poursuit une logique
00:32:31qu'il a entamée
00:32:31avec le Venezuela
00:32:32que nous avons contesté
00:32:34on était un peu seul
00:32:36d'ailleurs
00:32:36à émettre
00:32:37quelques réserves
00:32:38sur la capacité
00:32:40qu'a eu Donald Trump
00:32:40à mettre la main
00:32:41sur le Venezuela
00:32:42puisqu'on nous disait
00:32:43vous êtes moins trumpiste
00:32:45maintenant
00:32:46qu'Emmanuel Macron
00:32:47donc cette logique
00:32:48en fait
00:32:49elle se poursuit
00:32:49et donc il n'est pas
00:32:51logique
00:32:52acceptable
00:32:52correct
00:32:53de laisser Donald Trump
00:32:54nous imposer
00:32:55des règles du jeu
00:32:57des règles commerciales
00:32:58et bien entendu
00:32:59on doit réagir
00:33:00on doit réagir
00:33:01c'est ce que vous dites
00:33:02quelle forme ça doit prendre
00:33:03est-ce qu'il faut
00:33:04hausser le ton
00:33:05est-ce qu'il faut
00:33:06rompre un peu
00:33:08les relations diplomatiques
00:33:09est-ce qu'il faut
00:33:09des sanctions économiques
00:33:10dans toute la palette
00:33:11qui est sur la table
00:33:12aujourd'hui
00:33:12et on voit bien
00:33:12que l'Europe hésite
00:33:13avant d'appuyer sur un bouton
00:33:14qu'est-ce que vous
00:33:15vous réclamez
00:33:16pour d'abord
00:33:16les Etats-Unis
00:33:17restent un pays ami
00:33:18je pense que c'est important
00:33:19de le dire
00:33:19vous vous faites partie
00:33:20je ne sais pas si vous étiez
00:33:21en coulisses à ce moment-là
00:33:224% des Français
00:33:23seulement aujourd'hui
00:33:23disent les Etats-Unis
00:33:24sont nos alliés
00:33:25vous faites partie
00:33:26les 4%
00:33:26j'ai dit ami
00:33:27et je pense que c'est un pays
00:33:29allié en cas de coup dur
00:33:35les Etats-Unis
00:33:35nous donnerait
00:33:37le coup de main nécessaire
00:33:39je n'ai pas de doute
00:33:40là-dessus
00:33:40mais c'est un pays
00:33:41qui est dirigé
00:33:42par un président
00:33:44excessivement agressif
00:33:46excessivement expansionniste
00:33:48et qui a des véléités
00:33:49qui nous font du tort
00:33:51comment on y répond
00:33:51alors d'abord
00:33:52c'est économique
00:33:53Donald Trump
00:33:54il comprend que
00:33:55le rapport de force
00:33:55la réponse
00:33:57elle doit d'abord
00:33:57être économique
00:33:59évidemment
00:34:00il y a un accord cadre
00:34:01qui a été voté
00:34:02par l'Union Européenne
00:34:03entre les Etats-Unis
00:34:04et l'Union Européenne
00:34:05en juillet dernier
00:34:06je rappelle que nous
00:34:06celui qui imposait
00:34:07aux produits européens
00:34:08exporter vers les Etats-Unis
00:34:09des taxes à 15%
00:34:10voilà je rappelle que nous
00:34:11avec Jordan Bardella
00:34:12nos députés
00:34:13se sont opposés
00:34:14à l'époque
00:34:14à cet accord cadre
00:34:15on devrait quand même
00:34:17faire pression
00:34:17demander
00:34:18la France devrait faire pression
00:34:19sur l'Union Européenne
00:34:20pour revenir sur cet accord cadre
00:34:21donc on revient
00:34:22on supprime l'accord
00:34:23de protectionnisme américain
00:34:25oui
00:34:25il faut je crois
00:34:27aller montrer
00:34:28ce dont on est capable de faire
00:34:29on devrait de l'autre côté
00:34:31faire en sorte
00:34:32de demander
00:34:33de faire pression
00:34:35d'avoir une politique
00:34:35qui incite
00:34:37les pays européens
00:34:38à se doter
00:34:39du matériel de défense
00:34:40français
00:34:40je pense que là aussi
00:34:42je veux dire
00:34:43j'ai vu quand même
00:34:44un gouvernement
00:34:45en tout cas Emmanuel Macron
00:34:46ne rien dire
00:34:47lorsque l'Australie
00:34:49a signé
00:34:50un achat
00:34:50de matériel de défense
00:34:52avec les Etats-Unis
00:34:53alors que c'était avec nous
00:34:53qu'elle devait le signer
00:34:54au début
00:34:56je pense qu'il faudrait quand même
00:34:57qui active l'outil
00:34:57le fameux outil
00:34:59anti-coercition
00:35:00qui prévoit
00:35:00de punir
00:35:01les entreprises américaines
00:35:02en Europe
00:35:02mais bien sûr
00:35:03ça fait partie
00:35:03des réponses
00:35:04de la palette de réponses
00:35:06et puis je vais vous dire
00:35:07la réalité
00:35:08c'est que
00:35:08puisque Donald Trump
00:35:09ne comprend que les rapports
00:35:10de force
00:35:11il faut nous-mêmes
00:35:12être fort
00:35:13et notre pays
00:35:14a été affaibli
00:35:15par des années
00:35:16de politique macroniste
00:35:17que ce soit
00:35:18l'acceptation
00:35:19de normes
00:35:20qui tuent notre agriculture
00:35:22pas seulement l'agriculture
00:35:22d'ailleurs
00:35:23que ce soit
00:35:24une politique
00:35:25de décroissance
00:35:26au sein de l'Union Européenne
00:35:27qui est portée par certains
00:35:28et qui est relayée ici
00:35:29il faut retrouver
00:35:30la force
00:35:31de la vigueur
00:35:32de la croissance
00:35:33de la capacité
00:35:34à réindustrialiser le pays
00:35:35je vous rappelle
00:35:36que l'année
00:35:37qui s'achève
00:35:372025
00:35:3868 000 défaillances
00:35:40d'entreprises
00:35:41dans notre pays
00:35:41alors ça aussi
00:35:43Emmanuel Macron
00:35:44joue un peu
00:35:44les fiers à bras
00:35:45mais il a beaucoup
00:35:46abîmé
00:35:47notre capacité
00:35:48France
00:35:48à être fort
00:35:49dans l'Europe
00:35:50les durs à cuire
00:35:51c'est ça ?
00:35:51Je ne compare pas
00:35:52Emmanuel Macron
00:35:55a abîmé notre capacité
00:35:56à être forte
00:35:57dans l'Europe
00:35:57et du coup
00:35:58abîme aussi
00:35:59la capacité
00:36:00à l'Europe
00:36:00à être elle-même forte
00:36:01vis-à-vis de Trump
00:36:02donc vous voyez
00:36:03la palette
00:36:04elle est large
00:36:05elle est nécessaire
00:36:08mais j'ai noté
00:36:09quelques inflexions
00:36:10quand même
00:36:10de Trump ce soir
00:36:11la réalité
00:36:12c'est qu'on l'a senti
00:36:13sur le Groenland
00:36:13reculer un peu
00:36:15ce qu'il a reculé
00:36:16l'avantage avec Donald Trump
00:36:17c'est qu'il est très lisible
00:36:18il dit
00:36:19ce qu'il a envie de faire
00:36:20et il fait
00:36:21ce qu'il dit
00:36:22quand il avait dit
00:36:23je m'attaquerai au Groenland
00:36:24il fallait le prendre au sérieux
00:36:25c'est ce que nous avions dit
00:36:26très lisible
00:36:27ça se reste à démonter
00:36:28parce qu'il change souvent la vie
00:36:30vous dites
00:36:30j'ai noté
00:36:30Sébastien Chenu
00:36:31des inflexions
00:36:32chez Donald Trump
00:36:33des inflexions
00:36:34est-ce qu'il n'y en a pas
00:36:34en ce moment
00:36:35au sein de votre parti
00:36:36au sein du Rassemblement National
00:36:38sur votre relation
00:36:39à Donald Trump ?
00:36:41Écoutez
00:36:41nous
00:36:41quand on a contesté
00:36:43Donald Trump
00:36:43par exemple
00:36:44sur le Venezuela
00:36:45ça c'était il y a 15 jours
00:36:46parce que c'était
00:36:48une question fondamentale
00:36:49c'est il y a 15 jours
00:36:51que le RN a décidé
00:36:51de couper
00:36:52non
00:36:53je vous rappelle
00:36:54que lorsqu'il a été élu
00:36:55je l'ai même dit
00:36:56j'étais là le soir
00:36:56des élections présidentielles
00:36:57quand il a été élu
00:36:58le numéro 2 du parti
00:36:59est allé à la cérémonie
00:37:01d'un restitur
00:37:01oui mais ça
00:37:03on peut aller aux cérémonies
00:37:03je vous ai dit
00:37:04que les Etats-Unis
00:37:04étaient un pays ami
00:37:05je vous ai dit
00:37:06le jour
00:37:06j'étais même sur le plateau
00:37:07j'ai dit
00:37:08Donald Trump
00:37:09défend les intérêts
00:37:10des américains
00:37:11ne nous faisons
00:37:11aucune illusion
00:37:13mais il faut être
00:37:14pragmatique
00:37:15ce sont vos propos
00:37:18effectivement sur ce plateau
00:37:19Donald Trump
00:37:20incarne un vent de liberté
00:37:21qui souffle
00:37:21sur toutes les démocraties occidentales
00:37:24ça c'est Jordan Bardella
00:37:26il y a moins d'un an
00:37:26mais c'est vrai aussi
00:37:27parce que Donald Trump
00:37:29on sent bien le vent
00:37:30sur les démocraties occidentales
00:37:31ce qui plaît
00:37:32chez Donald Trump
00:37:33pour ceux qui
00:37:34sont très clients
00:37:36j'ai jamais été très client
00:37:37mais je reconnais un truc
00:37:38c'est que sa capacité
00:37:40de liberté
00:37:41c'est sa capacité à dire
00:37:42j'ai envie de faire
00:37:43je vais faire
00:37:44c'est à faire bouger
00:37:44les lignes
00:37:45alors que nous
00:37:46on a une Europe
00:37:46et une France
00:37:47qui croulent
00:37:48sous la dette
00:37:49et sous l'immigration
00:37:49et qu'on est tétanisés
00:37:51par les normes
00:37:52regardez sur le Mercosur
00:37:53ce qui est intéressant
00:37:53de voir en ce moment
00:37:54on a obtenu des victoires
00:37:56sur le Mercosur
00:37:57je dis nous
00:37:57parce que sans les députés
00:37:58Rassemblement National
00:37:59il n'y avait pas de victoire
00:38:00il y avait les autres groupes aussi
00:38:01mais non
00:38:02on est 25 députés RN
00:38:04s'il n'y avait pas eu
00:38:04les 25 voix
00:38:05ça s'est joué à 10 voix
00:38:06ça ne passait pas
00:38:07mais ce que je veux dire
00:38:07c'est qu'à la fin
00:38:08dans cette Union Européenne
00:38:10c'est les juges
00:38:11qui font la loi
00:38:11c'est les juges
00:38:12qui décident
00:38:12etc
00:38:13Donald Trump
00:38:14lui
00:38:14il avance
00:38:15il fonce
00:38:16mais vous avez que cette phrase
00:38:17Donald Trump incarne
00:38:18avant de liberté
00:38:19qui sont sur toutes les démocraties
00:38:20occidentales
00:38:21elle a mal vieillie
00:38:22je vous en donne une
00:38:23qui a mal vieillie
00:38:24c'est quand Emmanuel Macron
00:38:26disait il y a 15 jours
00:38:27sur le Venezuela
00:38:27grosso modo
00:38:28il ne condamnait pas Trump
00:38:29on parle pas de Emmanuel Macron
00:38:31on parle du RN
00:38:31d'accord mais M. Fauvel
00:38:32Emmanuel Macron
00:38:33il est président de la République
00:38:34il est la voix de la France
00:38:35donc si vous voulez
00:38:36quand j'entends Gabriel Attal
00:38:37quand je dis ce que
00:38:37disait Gabriel Attal
00:38:38il y a 15 jours
00:38:39l'ancien Premier ministre de la France
00:38:40et aujourd'hui
00:38:41il doit quand même
00:38:43être très mal
00:38:44Gabriel Attal
00:38:45il nous reste
00:38:45un peu plus de 3 minutes
00:38:46pour évoquer le procès
00:38:47ça passe vite en bonne compagnie
00:38:49ça passe toujours très vite
00:38:503 minutes
00:38:50le procès en appel
00:38:51de Marine Le Pen
00:38:52qui est entendu
00:38:53hier et aujourd'hui
00:38:55avec certains témoignages
00:38:57qui mettent
00:38:58un peu à mal
00:38:59sa défense
00:39:00je pense notamment
00:39:01à un cas
00:39:01c'est le cas de Julien Audoul
00:39:02qui à l'époque
00:39:04était assistant parlementaire
00:39:05d'une députée européenne
00:39:06de votre parti
00:39:07donc payée par l'Europe
00:39:08à Strasbourg
00:39:09ou à Bruxelles
00:39:09et qui à la même époque
00:39:11était
00:39:11on l'a découvert
00:39:12pendant le procès
00:39:13également sur l'organigramme
00:39:14du parti à Paris
00:39:15ce qui veut bien dire
00:39:17que c'est l'Europe
00:39:18qui a payé
00:39:18il était même
00:39:19conseiller spécial
00:39:20de Marine Le Pen
00:39:21ça veut dire
00:39:21que c'est l'Europe
00:39:22qui a payé
00:39:22non
00:39:22c'est à dire
00:39:24que vous pouvez avoir
00:39:25des fonctions
00:39:25dans un parti politique
00:39:26et avoir une fonction
00:39:27professionnelle ailleurs
00:39:28ça ça me semble
00:39:28vous avez raison
00:39:29mais dans le procès
00:39:30on a aussi appris
00:39:31c'est Julien Audoul
00:39:32qui le dit
00:39:33à la barre
00:39:34je n'ai pas travaillé
00:39:35pour ma députée européenne
00:39:37car elle ne me donnait pas de travail
00:39:38mais ça c'est leur relation de travail
00:39:39et du coup il travaillait
00:39:40ou s'il n'avait pas de travail
00:39:42à Strasbourg
00:39:42il était en télétravail
00:39:43d'après ce que j'ai compris
00:39:44mais moi j'ai des collaborateurs
00:39:45moi j'ai des collaborateurs
00:39:46si je leur donne du travail
00:39:47ils vont être très occupés
00:39:48et je pense qu'ils sont très occupés
00:39:49si je leur donne pas de travail
00:39:50je pense qu'ils vont réussir
00:39:51à s'occuper
00:39:51alors j'entends ce que vous dites
00:39:52vous dites ce soir
00:39:53il était en télétravail
00:39:55parce que quand on est en télétravail
00:39:56on communique par texto
00:39:58par coup de fil
00:39:59l'enquête
00:39:59ça a été dit
00:40:00à la barre du tribunal de Paris
00:40:01a établi qu'en un an et demi
00:40:03il a eu
00:40:04avec l'eurodéputé
00:40:05pour qui il travaillait
00:40:0612 communications
00:40:07dont la plus longue
00:40:08attendez
00:40:09dont la plus longue
00:40:10a duré 4 minutes
00:40:11et 17 secondes
00:40:1212 communications
00:40:13en un an et demi
00:40:14en télétravail
00:40:15ça au-delà du fait
00:40:16que ni vous ni moi
00:40:17ne soyons capables
00:40:17de refaire le procès
00:40:18c'est l'enquête
00:40:19ça c'est la relation
00:40:20entre Julien Odoul
00:40:22ce député
00:40:23et une parlementaire
00:40:24qui ne l'est plus aujourd'hui
00:40:25c'est leur relation
00:40:26d'employeur
00:40:27à employer
00:40:28quel rapport
00:40:28avec Marine Le Pen
00:40:29Marine Le Pen
00:40:31n'a pas organisé
00:40:32la relation de travail
00:40:33entre cette députée
00:40:34et ce collaborateur
00:40:35vous le voyez bien
00:40:36c'est là aussi
00:40:36où sincèrement
00:40:38il faut dire la chose
00:40:39en fait Marine Le Pen
00:40:40ce qu'elle dit
00:40:41elle dit
00:40:42j'ai entendu
00:40:42ce que le tribunal
00:40:43nous reproche
00:40:44ce que le jugement
00:40:44de première instance
00:40:45nous reproche
00:40:45mais il n'y a pas
00:40:46d'intention délibérée
00:40:47de moi
00:40:48de moi Marine Le Pen
00:40:49présidente du Rassemblement
00:40:50national
00:40:51de contourner la loi
00:40:53ou plutôt les règles
00:40:54du Parlement européen
00:40:55règles qui ont évolué
00:40:56en plus
00:40:57en cours de mandat
00:40:58c'est exactement
00:40:58ce que j'entends parfait
00:40:59dans ce que vous dites
00:40:59Sébastien Chenuil
00:41:00mais il y a un autre élément
00:41:02qui a été rendu public
00:41:03pendant le procès
00:41:04on est en juin 2014
00:41:05c'est Jean-Luc Chaffozer
00:41:06qui est eurodéputé
00:41:07qui s'inquiète
00:41:08je vous laisse ça
00:41:09mais qui s'inquiète
00:41:10de la possible illégalité
00:41:12de ce dispositif
00:41:13il se demande
00:41:13si ce n'est pas
00:41:14des emplois fictifs
00:41:14il écrit au trésorier
00:41:16du parti
00:41:17Valrande Saint-Just
00:41:18en disant
00:41:18on va se faire allumer
00:41:19réponse du trésorier
00:41:21du parti
00:41:22de votre parti
00:41:23je crois bien
00:41:24que Marine
00:41:25sait déjà tout cela
00:41:26et donc
00:41:26elle ne le valide pas
00:41:27et c'est ce qu'elle dit
00:41:28ça veut dire qu'elle était
00:41:29au courant
00:41:29que vous alliez
00:41:30entre guillemets
00:41:31vous faire allumer
00:41:31non ça veut dire
00:41:32qu'elle ne le valide pas
00:41:33il n'y a pas la réponse
00:41:33de Marine Le Pen
00:41:34d'ailleurs Marine Le Pen
00:41:35dit elle-même
00:41:35qu'elle n'a jamais répondu
00:41:36il n'y a jamais de trace
00:41:37d'une réponse de sa part
00:41:39à ce genre de textos
00:41:41etc.
00:41:41de quelqu'un qui ensuite
00:41:42sincèrement
00:41:43nous a quitté
00:41:44nous contesté
00:41:45etc.
00:41:46nous on ne peut pas
00:41:46ni vous ni moi
00:41:47refaire le procès ici
00:41:49vous avez raison
00:41:50et pour ça il y a la justice
00:41:51ni le fond
00:41:51mais simplement
00:41:52ce qui est sûr
00:41:53dans ce procès
00:41:54ce qui est sûr
00:41:54pas d'emploi fictif
00:41:55tous ces gens ont travaillé
00:41:56vous parliez de Géodule
00:41:57il a travaillé
00:41:58il a travaillé
00:41:59il a travaillé
00:42:02il n'y a pas d'emploi fictif
00:42:03il n'y a pas d'enrichissement personnel
00:42:04il n'y a pas eu
00:42:04un rond
00:42:05un euro
00:42:06qui est passé
00:42:07dans la poche de Marine Le Pen
00:42:08il n'y a pas d'enrichissement personnel
00:42:09Marine Le Pen dit
00:42:10vous me dites
00:42:11que tout ça
00:42:11n'est pas conforme
00:42:12aux règles du Parlement européen
00:42:13règles qui ont évolué
00:42:13je l'entends
00:42:14je vous dis
00:42:15qu'il n'y a aucune volonté
00:42:16délibérée de ma part
00:42:17de contourner des règles
00:42:18du Parlement européen
00:42:19donc on a
00:42:20cette différence
00:42:21d'appréciation
00:42:22avec le Parlement européen
00:42:23avouez que pour une différence
00:42:25d'appréciation
00:42:25sur des collaborateurs
00:42:26dont encore une fois
00:42:27Marine Le Pen
00:42:27n'était pas l'employeur
00:42:29on n'avait pas de relation
00:42:30directe avec eux
00:42:30la sanction
00:42:31elle est quand même un peu lourde
00:42:32on verra ce que dit la justice
00:42:33merci beaucoup Sébastien Chenu
00:42:35d'être venu
00:42:35ce soir sur ce plateau
00:42:36avant d'accueillir
00:42:37dans quelques instants
00:42:37le ministre de l'Intérieur
00:42:38Laurent Nunez
00:42:39à nouveau détour
00:42:39si vous nous rejoignez
00:42:40à l'instant même
00:42:40par Davos
00:42:41où nous attend Thierry Arnaud
00:42:43Davos
00:42:44où Donald Trump
00:42:44s'en est donc pris
00:42:45aujourd'hui
00:42:45fortement
00:42:47à l'Europe
00:42:48et à Emmanuel Macron
00:42:49et il n'en démore pas
00:42:51par ailleurs
00:42:51sur le Groenland
00:42:52Oui vous avez raison
00:42:55mais tout de même
00:42:56au beau milieu
00:42:57de ce discours fleuve
00:42:58qui nous a emmené
00:42:58du Venezuela à l'Ukraine
00:42:59en passant par la Sobalie
00:43:01et qui a effectivement
00:43:02beaucoup tapé
00:43:03sur l'Europe
00:43:04beaucoup tapé
00:43:05sur le président français
00:43:06à propos du prix
00:43:07du médicament
00:43:08ce qui a d'ailleurs été
00:43:08démenti par l'Elysée
00:43:10il y a quelques minutes
00:43:11maintenant
00:43:11au beau milieu de ce discours
00:43:12il en est finalement
00:43:12et enfin venu au sujet
00:43:14que tout le monde attendait
00:43:15le Groenland
00:43:16pour nous dire
00:43:17et le soulagement
00:43:18était perceptible
00:43:19lorsqu'il a prononcé
00:43:20ces mots
00:43:20pour nous dire
00:43:21que les Etats-Unis
00:43:22renonçaient à conquérir
00:43:24le Groenland
00:43:25par la force
00:43:25écoutez
00:43:26Seuls les Etats-Unis
00:43:29peuvent protéger
00:43:30cette terre gigantesque
00:43:32ce morceau colossal
00:43:33de glace
00:43:34le développer
00:43:35l'améliorer
00:43:36et faire en sorte
00:43:37qu'il soit bénéfique
00:43:38pour l'Europe
00:43:38et sûr pour l'Europe
00:43:40et bon pour nous
00:43:41c'est pourquoi je demande
00:43:43l'ouverture
00:43:43de négociations immédiates
00:43:44afin de discuter
00:43:46à nouveau
00:43:46de l'acquisition
00:43:47du Groenland
00:43:48par les Etats-Unis
00:43:49tout comme nous avons acquis
00:43:51de nombreux autres territoires
00:43:52au cours de notre histoire
00:43:53tout comme l'ont fait
00:43:54de nombreux pays européens
00:43:55il n'y a rien de mal à cela
00:43:56alors pas de soldats
00:43:59pour aller planter
00:44:00le drapeau américain
00:44:01au Groenland
00:44:02mais vous l'avez entendu
00:44:03un président
00:44:03qui reste exigeant
00:44:05qui demande
00:44:05l'ouverture
00:44:06de négociations immédiates
00:44:07et qui lance
00:44:07cet avertissement
00:44:08aux Européens
00:44:09si vous dites
00:44:09oui je serai
00:44:10très satisfait
00:44:11si vous dites non
00:44:12je serai mon souvenir
00:44:13Thierry Arnaud
00:44:15Bruno Ferro
00:44:15envoyé spécial
00:44:16de BFM TV
00:44:17à Davos
00:44:18bonsoir Laurent Nunez
00:44:19bonsoir
00:44:19on parlait tout à l'heure
00:44:20de ce sondage du jour
00:44:214% des Français
00:44:23considèrent que les Etats-Unis
00:44:24sont encore nos alliés
00:44:26je ne vais pas vous poser la question
00:44:27vous allez me dire
00:44:27je suis ministre
00:44:27je ne peux pas répondre
00:44:28mais est-ce que vous
00:44:30ministre de l'Intérieur
00:44:31vous travaillez encore
00:44:32aujourd'hui avec les Etats-Unis
00:44:33par exemple
00:44:33dans les questions de terrorisme ?
00:44:36Oui bien sûr
00:44:37les services de renseignement
00:44:39notamment
00:44:40et de police
00:44:41travaillent avec les services
00:44:42des Etats-Unis
00:44:43bien sûr
00:44:43donc quelque part
00:44:44on est quand même
00:44:45encore alliés
00:44:46le téléphone fonctionne
00:44:47il y a quand même
00:44:48des difficultés en ce moment
00:44:49on ne peut pas le nier
00:44:50mais voilà
00:44:50les services
00:44:51en matière de lutte
00:44:53contre le terrorisme
00:44:53en matière de lutte
00:44:54contre la délinquance
00:44:55il y a énormément
00:44:55d'échange avec de nombreux pays
00:44:56et heureusement
00:44:57il faut s'en féliciter
00:44:58il y a quelques années
00:44:59la gendarmerie a quitté
00:45:01Microsoft
00:45:01pour un logiciel libre
00:45:03on sait que l'une des questions
00:45:04sur la table en ce moment
00:45:05c'est de savoir
00:45:05s'il faut sanctionner
00:45:06les GAFAM
00:45:07si demain on arrête Microsoft
00:45:09dans tous les commissariats
00:45:11de France
00:45:11il se passe quoi ?
00:45:13on a aussi nos propres dispositifs
00:45:16on a notre propre système
00:45:17d'information
00:45:18non on n'a pas du
00:45:19Made in France partout
00:45:20mais on essaie d'avoir
00:45:21des outils souverains
00:45:22le plus possible
00:45:22ce qui veut dire
00:45:24qu'on ne saurait pas
00:45:26se passer des américains
00:45:27aujourd'hui
00:45:28pour assurer l'ordre
00:45:28en France
00:45:29ce serait difficile
00:45:30écoutez
00:45:30on n'en est pas là
00:45:31du tout
00:45:32on n'en est pas là du tout
00:45:33on a des systèmes
00:45:34qui sont extrêmement sécurisés
00:45:35ce qu'il faut vraiment
00:45:36retenir c'est ça
00:45:36c'est que
00:45:37tous nos systèmes
00:45:38d'information
00:45:39qu'utilisent
00:45:40les forces de sécurité intérieure
00:45:41sont toujours
00:45:42sécurisés
00:45:44contrôlés
00:45:44et homologués
00:45:45et on y veille
00:45:46évidemment
00:45:46avec beaucoup
00:45:46beaucoup d'attention
00:45:47on l'a vu
00:45:48encore récemment
00:45:49avec une intrusion
00:45:50qu'on a eue
00:45:50sur nos systèmes
00:45:51et qui ont impliqué
00:45:53une réaction immédiate
00:45:54de l'ensemble
00:45:55de mes collaborateurs
00:45:56pour mettre un terme
00:45:56à cette attaque informatique
00:45:58Laurent Nunez
00:45:58une magistrate française
00:45:59qui s'appelle Magali Lafourcade
00:46:00affirme avoir été approchée
00:46:02il y a quelques mois
00:46:02par deux émissaires américains
00:46:04membres de l'administration Trump
00:46:06elle dit qu'ils étaient convaincus
00:46:07que la justice française
00:46:08voulait à tout prix
00:46:10écarter Marine Le Pen
00:46:11la présidentielle
00:46:11c'était juste après
00:46:12son premier procès
00:46:14et elle dit
00:46:15qu'il cherchait ce jour-là
00:46:16des éléments
00:46:17pour accréditer cette thèse
00:46:18récemment
00:46:19on sait que c'est le président
00:46:20du tribunal judiciaire de Paris
00:46:21qui a mis en garde
00:46:22contre une possible ingérence américaine
00:46:24cette fois-ci
00:46:25lors du second procès
00:46:26le procès en appel
00:46:27qui a lieu en ce moment-là
00:46:28en ce moment même
00:46:28vous êtes responsable
00:46:29vous en France
00:46:30en tant que ministre de l'intérieur
00:46:31de l'organisation des élections
00:46:32est-ce que vous vous inquiétez
00:46:33d'une possible ingérence américaine ?
00:46:36On s'inquiète
00:46:36de toutes les ingérences
00:46:37pendant les périodes électorales
00:46:39les risques d'ingérence
00:46:40de déstabilisation
00:46:41de notre pays
00:46:41sont toujours très fortes
00:46:43et on est attentif
00:46:44à tout type d'ingérence
00:46:45voilà
00:46:45c'est la meilleure réponse
00:46:46que je peux vous faire
00:46:47il n'y a pas plus d'inquiétude
00:46:49sur une ingérence américaine
00:46:51les moments d'élection
00:46:52sont des moments
00:46:53où on peut déstabiliser
00:46:54notre pays
00:46:54diffuser de fausses informations
00:46:56sur la régularité du scrutin
00:46:58sur ce qui se passe
00:46:59dans notre pays
00:46:59on peut amplifier
00:47:01les mouvements sociaux
00:47:01pour donner une impression
00:47:02de chaos
00:47:03voilà
00:47:03donc il y a toujours
00:47:04évidemment des états
00:47:05qui diffusent
00:47:06des fausses informations
00:47:06on sait que c'est une spécialité
00:47:08russe de très haut niveau
00:47:08et on se méfie de tout le monde
00:47:10voilà
00:47:10en matière de lutte
00:47:12en matière de protection
00:47:13de la souveraineté nationale
00:47:14on se méfie évidemment
00:47:15de tout le monde
00:47:15bien sûr
00:47:16il y a une vigilance particulière
00:47:17avant les municipales
00:47:18du mois de mars
00:47:18par exemple sur cette question
00:47:19ou c'est plutôt quelque chose
00:47:21qui concerne uniquement
00:47:21les scrutins nationaux
00:47:22et la présidentielle
00:47:23d'une manière générale
00:47:24il y a une vigilance
00:47:25pour tous les scrutins
00:47:26y compris pour les scrutins locaux
00:47:28surtout que c'est un scrutin important
00:47:30le scrutin des municipales
00:47:31donc voilà
00:47:31il y a une vigilance
00:47:32pour tous les scrutins
00:47:33tous types de scrutins
00:47:34je voudrais qu'on parle
00:47:35des narcotrafics
00:47:36Laurent Nunez
00:47:37quatre Colombiens
00:47:38lourdement armés
00:47:39ont été arrêtés
00:47:40le week-end dernier
00:47:40à Lyon
00:47:41ils s'apprêtaient
00:47:42semble-t-il
00:47:43à commettre
00:47:43un règlement de compte
00:47:44dans le cadre
00:47:44d'un trafic de stupéfiants
00:47:46les enquêteurs parlent
00:47:47de teur à gages
00:47:48qui ont été recrutés
00:47:48là-bas en Colombie
00:47:50recrutés par des dealers
00:47:51est-ce que Lyon
00:47:52est en train de devenir
00:47:53le nouveau Marseille ?
00:47:55Lyon on n'est pas en train
00:47:55de devenir le nouveau Marseille
00:47:56et à Marseille
00:47:57on fait beaucoup de choses
00:47:58on démantèle beaucoup de réseaux
00:47:59on interpelle beaucoup de monde
00:48:00et on démantèle
00:48:02beaucoup de points de deal aussi
00:48:03et on interpelle effectivement
00:48:05beaucoup d'auteurs
00:48:06de règlements de compte
00:48:06voilà
00:48:07donc
00:48:07le cas que vous citez
00:48:09est un cas qui est quand même
00:48:10assez atypique
00:48:11c'est effectivement
00:48:12je resterai prudent
00:48:13parce qu'il y a une enquête
00:48:14judiciaire en cours
00:48:14moi je resterai prudent
00:48:15mais il semblerait qu'effectivement
00:48:16pour commettre un règlement de compte
00:48:17des individus de nationalité
00:48:19colombienne
00:48:19aient été recrutés
00:48:20voilà
00:48:21donc c'est bien pour ça
00:48:23qu'on mène une action résolue
00:48:24et déterminée
00:48:25pour lutter contre les trafics
00:48:26et les réseaux
00:48:26qui commettent des règlements de compte
00:48:28autour de ces trafics
00:48:29et c'est bien pour cela
00:48:30que nous les démantelons
00:48:31nous interpellons les personnes
00:48:33on voit bien
00:48:34que si on n'y met pas un terme
00:48:35on peut rapidement avoir
00:48:36un système
00:48:37qui prendrait une ampleur
00:48:38qui laisserait à penser
00:48:39qu'on est dans un état mafieux
00:48:40mais ça n'est pas le cas
00:48:41parce qu'on travaille énormément
00:48:42et on interpelle
00:48:43et on démantèle
00:48:44beaucoup beaucoup de réseaux
00:48:45Est-ce que vous diriez
00:48:45que vous serez le ministre
00:48:46qui fera reculer
00:48:48le narcotrafic en France
00:48:48je ne parle même pas
00:48:49de le supprimer
00:48:50mais est-ce que
00:48:51vous avez la certitude
00:48:53qu'avec les moyens
00:48:54aujourd'hui déployés
00:48:54on peut au moins
00:48:55commencer à grignoter
00:48:56à reprendre des bouts de quartier
00:48:58et à faire baisser
00:48:59aujourd'hui cette menace
00:49:00qui pèse sur
00:49:01pas mal de quartiers en France
00:49:03ou est-ce que c'est impossible
00:49:04aujourd'hui de dire
00:49:05on est en train de gagner
00:49:06au cœur de la bataille
00:49:06Moi je n'emploie jamais
00:49:07ces mots-là
00:49:08la lutte contre le narcotrafic
00:49:11c'est une guerre
00:49:12on gagne beaucoup de batailles
00:49:13on gagne beaucoup de batailles
00:49:14on va continuer à engailler
00:49:16et évidemment moi
00:49:16l'objectif
00:49:17que m'a fixé d'ailleurs
00:49:18le Premier ministre
00:49:19le Président
00:49:19c'est de faire effectivement
00:49:20reculer le narcotrafic
00:49:21et on va s'y employer
00:49:22et le narcotrafic
00:49:23c'est pas une fatalité
00:49:24il y a des territoires
00:49:25que nous avons reconquis
00:49:27malheureusement
00:49:27j'emploie le mot
00:49:28parce que c'est le terme
00:49:28regardez ce qui s'est passé
00:49:30à Ville-Orbanne
00:49:31dans certains quartiers
00:49:32il y a des quartiers de Marseille
00:49:33aussi où le calme est revenu
00:49:35regardez ce qui a été fait
00:49:37à Saint-Ouen
00:49:37en Seine-Saint-Denis
00:49:38donc voilà
00:49:38on va continuer ce travail
00:49:40évidemment moi
00:49:40mon but et mon objectif
00:49:41et j'y arriverai
00:49:42c'est de faire reculer
00:49:43le narcotrafic
00:49:44oui on fera reculer
00:49:44le narcotrafic
00:49:45on a des outils
00:49:46on a des outils juridiques
00:49:47on a des outils humains
00:49:48on a des moyens techniques
00:49:49on a des procédures judiciaires
00:49:50on a un PNACO
00:49:51au niveau judiciaire
00:49:52le nouveau parquet
00:49:52anticriminalité
00:49:53on a aussi une structure
00:49:55un état-major
00:49:56qui maintenant
00:49:57réunit tous les services
00:49:58en charge
00:49:59de la lutte contre le narcotrafic
00:50:00qui échange en permanence
00:50:01des renseignements
00:50:02donc on a les outils
00:50:03on a les moyens
00:50:04et il faut y aller
00:50:05vous savez
00:50:05il y a un sondage récent
00:50:06puisque vous avez cité
00:50:07un sondage tout à l'heure
00:50:08en début de notre interview
00:50:09il y a un sondage récent
00:50:10qui disait que
00:50:1170% des français
00:50:13pensent que nous avons
00:50:14les moyens
00:50:14de lutter contre le narcotrafic
00:50:15et je confirme
00:50:16nous avons les moyens
00:50:17et c'est ce que nous faisons
00:50:18tous les jours
00:50:18et on va continuer
00:50:19on apprend il y a quelques instants
00:50:21monsieur le ministre de l'Intérieur
00:50:22qu'une femme a été abattue
00:50:24ce soir
00:50:24à Nice
00:50:25dans sa voiture
00:50:27avec son enfant
00:50:28semble-t-il
00:50:28à côté
00:50:29est-ce que vous avez
00:50:30des informations ?
00:50:30non j'ai pas cette information
00:50:32elle doit venir de tomber
00:50:33je ne l'ai pas eue encore
00:50:33on parlait du narcotrafic
00:50:36on parlait des élections municipales
00:50:38il y a quelques mois
00:50:39le président de la commission
00:50:40des comptes de campagne
00:50:42monsieur Charpy
00:50:42s'était inquiété
00:50:43de possible ingérence
00:50:44là encore
00:50:45des trafiquants
00:50:46dans la campagne
00:50:47des municipales
00:50:47soit en infiltrant
00:50:49certaines listes
00:50:49soit en faisant pression
00:50:51sur des candidats
00:50:52ou sur des élus
00:50:53est-ce que vous avez
00:50:54des faits
00:50:54là-dessus
00:50:55où on est toujours
00:50:56simplement dans une forme
00:50:56d'inquiétude
00:50:57qui n'a pas été prouvée ?
00:50:58non on est toujours
00:50:59dans une inquiétude
00:51:00qui n'a pas été prouvée
00:51:00mais on est quand même
00:51:01extrêmement attentif
00:51:02vous savez à partir du moment
00:51:03où vous avez les individus
00:51:04des narcotrafiquants
00:51:05qui commettent des homicides
00:51:07qui font pression
00:51:08qui commettent des extorsions
00:51:09qui font pression
00:51:10sur un certain nombre
00:51:10de commerçants
00:51:11pour les raqueter
00:51:13tout simplement
00:51:13c'est une possibilité
00:51:15que nous n'exclions pas
00:51:16évidemment
00:51:17on y travaille
00:51:17encore une fois
00:51:18c'est en luttant
00:51:19contre le narcotrafic
00:51:20qu'on mettra un terme
00:51:20à tout cela
00:51:21demain
00:51:22à l'Assemblée nationale
00:51:23les députés vont examiner
00:51:24une proposition de loi
00:51:25des républicains
00:51:26qui doit accorder
00:51:26aux forces de l'ordre
00:51:27une présomption
00:51:28de légitime défense
00:51:29lorsqu'ils font usage
00:51:30de leur arme
00:51:31est-ce que ça veut dire
00:51:32que les policiers
00:51:32et les gendarmes
00:51:33si cette loi est votée
00:51:35ne seront pas déjusticiables
00:51:36comme les autres ?
00:51:38non pas du tout
00:51:38d'abord
00:51:39les policiers
00:51:40et les gendarmes
00:51:40il ne faut pas présumer
00:51:41qu'ils utilisent leur arme
00:51:42ça ne fait jamais plaisir
00:51:43à un policier
00:51:44ou à un gendarme
00:51:44d'utiliser son arme
00:51:45c'est quand il est
00:51:46dans un contexte d'intervention
00:51:47et que sa vie
00:51:48est mise en danger
00:51:49ou celle des autres
00:51:50est mise en danger
00:51:50et qu'il accomplit
00:51:51c'est une mission
00:51:52donc d'abord
00:51:53c'est une proposition de loi
00:51:55qui est déposée
00:51:56notamment par les parlementaires
00:51:58des républicains
00:52:00du groupe LR
00:52:01et qui vise à créer
00:52:03effectivement
00:52:03une présomption
00:52:04de légitime défense
00:52:05au profit des policiers
00:52:05et des gendarmes
00:52:06qui aura le soutien
00:52:07du gouvernement
00:52:08et donc le soutien
00:52:08du ministre de l'Intérieur
00:52:09puisque je serai au banc
00:52:10mais ce que vous avez dit
00:52:11lors de l'examen en commission
00:52:12je la soutiens
00:52:13à titre personnel
00:52:14ce qui était étonnant
00:52:15parce qu'on avait envie
00:52:15de vous demander
00:52:16l'avis du ministre
00:52:17ça veut dire
00:52:17qu'elle sera probablement
00:52:18adoptée
00:52:18je m'exprime
00:52:20avec beaucoup de prudence
00:52:21puisqu'il y a eu
00:52:22des réunions interministérielles
00:52:23et cette position
00:52:23a été validée
00:52:24donc le gouvernement
00:52:24sera favorable
00:52:25à cette proposition de loi
00:52:26mais attention
00:52:27ce sera une présomption
00:52:28d'usage légitime
00:52:29des armes
00:52:30vous savez que
00:52:30dans la législation actuelle
00:52:32vous avez d'un côté
00:52:33la légitime défense
00:52:34qui concerne tout le monde
00:52:38un texte qui prévoit
00:52:39des cas d'usage possible
00:52:41des armes
00:52:42par les policiers
00:52:42et les gendarmes
00:52:43par exemple
00:52:43quand il y a un individu
00:52:45qui commet un périple meurtrier
00:52:46un individu qui commet
00:52:47un refus d'obtempéré
00:52:48et dont on pense
00:52:49qu'il serait susceptible
00:52:50avec son véhicule
00:52:51de porter atteinte
00:52:51à l'intégrité physique
00:52:52de personne
00:52:53dans ces conditions-là
00:52:54la loi permet aux policiers
00:52:56de faire usage
00:52:56de leurs armes
00:52:57et la présomption
00:52:58c'est simplement
00:53:00quelque chose
00:53:01qui considérera
00:53:02que dans ces cas-là
00:53:03quand un policier
00:53:04aura fait usage
00:53:05de son arme
00:53:06la légitimité
00:53:07de cet usage
00:53:08sera présumé
00:53:09et donc
00:53:10n'importe qui
00:53:11évidemment
00:53:11pourra apporter
00:53:12la preuve du contraire
00:53:12mais il sera présumé
00:53:14avoir utilisé
00:53:15son arme
00:53:16dans les conditions
00:53:16prévues par la loi
00:53:17évidemment
00:53:17c'est une évolution
00:53:19significative
00:53:19à laquelle
00:53:20le gouvernement
00:53:21adhère
00:53:22donc je mettrai
00:53:22évidemment demain
00:53:23un avis favorable
00:53:24c'est une mesure
00:53:25qui était je pense
00:53:25attendue
00:53:26par les policiers
00:53:27et les gendarmes
00:53:27par les organisations
00:53:28syndicales
00:53:29et je crois que
00:53:29c'est une bonne mesure
00:53:32c'est une bonne mesure
00:53:32c'est une avancée
00:53:33significative
00:53:34j'en conviens
00:53:34vous entendez les arguments
00:53:35des opposants
00:53:36à cette loi
00:53:36qui disent avec ça
00:53:37il y aura forcément
00:53:38plus de tirs
00:53:39les policiers
00:53:40ou les gendarmes
00:53:40hésiteront moins
00:53:41à dégainer
00:53:42leur arme
00:53:43et qui dit plus de tirs
00:53:44dit aussi plus de risque
00:53:45de bavure
00:53:47d'accident
00:53:47non parce que
00:53:48les conditions
00:53:50d'usage
00:53:51de l'arme
00:53:51ne sont pas
00:53:52modifiées
00:53:53d'une possibilité
00:53:54on présumera
00:53:54simplement
00:53:55que l'usage
00:53:55a été légitime
00:53:56et c'est pas une présomption
00:53:57irréfragable
00:53:58au sens qu'on peut démontrer
00:53:59on peut apporter
00:54:00la preuve du contraire
00:54:01et n'importe quel parquet
00:54:02n'importe quel témoignage
00:54:04pourra conduire
00:54:05à évidemment
00:54:05faire tomber
00:54:06cette présomption
00:54:07donc voilà
00:54:07simplement ça évite
00:54:08une mise en cause
00:54:09par principe
00:54:10des policiers
00:54:11qui ont fait usage
00:54:11de leurs armes
00:54:12des policiers
00:54:12ou des gendarmes
00:54:13qui ont fait usage
00:54:13de leurs armes
00:54:14et je crois vraiment
00:54:15que c'est une évolution
00:54:15significative
00:54:16Vous préparez
00:54:17Laurent Nunez
00:54:18une loi sur la sécurité
00:54:19du quotidien
00:54:19qui doit notamment
00:54:20donner de nouveaux pouvoirs
00:54:22aux policiers municipaux
00:54:23est-ce que vous pouvez
00:54:24nous dire très concrètement
00:54:25ce qu'ils auront droit
00:54:25de faire
00:54:26si cette loi est adoptée
00:54:28qu'ils n'ont pas le droit
00:54:28de faire aujourd'hui ?
00:54:29Alors d'abord
00:54:30il y a deux choses
00:54:31on travaille sur deux projets
00:54:32de loi
00:54:32il y a un projet de loi
00:54:33deux projets de loi
00:54:33du gouvernement
00:54:34il y en a un qui
00:54:35effectivement concerne
00:54:35les polices municipales
00:54:37dont on espère
00:54:38qu'il sera adopté
00:54:39avant les élections municipales
00:54:40donc je le présenterai
00:54:41dans 15 jours
00:54:42au Sénat
00:54:43en première lecture
00:54:43donc c'est un projet
00:54:44du gouvernement
00:54:45c'est le ministre de l'Intérieur
00:54:46qui le défend
00:54:46et qui vise à augmenter
00:54:48les prérogatives
00:54:49des policiers municipaux
00:54:51notamment leur permettre
00:54:52on augmente les hypothèses
00:54:54dans lesquelles
00:54:54ils peuvent constater
00:54:55des infractions
00:54:56notamment des délits
00:54:57et notamment pour les délits
00:54:58qui touchent à la tranquillité
00:54:59publique de nos concitoyens
00:55:00les ventes sauvettes
00:55:02les occupations illicites
00:55:03de halls d'immeubles
00:55:04l'usage de stupéfiants
00:55:06ils pourront donc
00:55:07constater des délits
00:55:08et les verbaliser
00:55:09au moyen de l'amende
00:55:10forfaitaire délictuelle
00:55:11ça c'est pour le projet de loi
00:55:12sur les polices municipales
00:55:13évidemment c'est quelque chose
00:55:14qui va faire monter en puissance
00:55:16les policiers municipaux
00:55:18qui travaillent en parfaite
00:55:19coordination
00:55:20avec les policiers nationaux
00:55:21avec les gendarmes
00:55:22et pour la tranquillité
00:55:23pour la sécurité
00:55:24de nos concitoyens
00:55:25c'est évidemment un plus
00:55:25et puis il y a un autre projet
00:55:27un projet de loi
00:55:27qu'on a appelé
00:55:28le projet de loi
00:55:29dit de sécurité du quotidien
00:55:31qui sera discuté lui
00:55:32après les élections municipales
00:55:34et qui vise à créer
00:55:36un véritable choc d'autorité
00:55:37c'est-à-dire que sur un certain
00:55:38nombre de thématiques
00:55:40comme les rodéos
00:55:41comme les rêves partis
00:55:42comme les violences
00:55:44dans les stades
00:55:44on va durcir
00:55:45les sanctions applicables
00:55:47et les prérogatives
00:55:48des préfets
00:55:48pour mieux les réprimer
00:55:50et donc c'est un texte
00:55:51qui est extrêmement important
00:55:52c'est notamment dans ce texte
00:55:53qu'on aura les dispositions
00:55:54qui visent à lutter
00:55:54contre l'usage abusif
00:55:56du protoxyde d'azote
00:55:57donc voilà
00:55:57on veut créer un choc d'autorité
00:55:59Vous allez légiférer là-dessus
00:55:59c'est ce qu'on appelle
00:56:00avec un raccourci
00:56:02le gaz hilarant
00:56:02on voit les dégâts
00:56:03que ça fait aujourd'hui
00:56:04parce qu'aujourd'hui
00:56:04c'est extrêmement facile
00:56:05de s'en procurer
00:56:06qu'est-ce que vous allez faire là-dessus ?
00:56:08Eh bien écoutez
00:56:08actuellement
00:56:08la réglementation
00:56:10est quasiment inexistante
00:56:12sur l'utilisation du protoxyde d'azote
00:56:13Ce sont les petites bonbonnes
00:56:14qu'on achète
00:56:15pour faire de la mousse chantilly
00:56:16on l'utilise soit
00:56:17dans les milieux médicaux
00:56:19soit en cuisine
00:56:21effectivement
00:56:21pour faire notamment
00:56:22la chantilly
00:56:23et qui sont détournés
00:56:24de leur usage
00:56:25et qui alternent le discernement
00:56:27on a eu beaucoup d'accidents
00:56:28très graves
00:56:29accidents routiers
00:56:30très graves
00:56:30Qu'est-ce qu'on peut faire ?
00:56:31Interdire la vente ?
00:56:32Parce que les personnes
00:56:33avaient consommé le protoxyde d'azote
00:56:34donc notre idée
00:56:35c'est évidemment
00:56:36d'en interdire
00:56:37l'usage des tournées
00:56:38tout simplement
00:56:39d'en interdire
00:56:40le port et le transport
00:56:41quand on n'a pas
00:56:42de raison de le faire
00:56:44et évidemment
00:56:45d'en interdire
00:56:45la consommation
00:56:46et ce sera un délit
00:56:47c'est-à-dire qu'actuellement
00:56:48Pardon ?
00:56:48En interdire le port et le transport
00:56:50à tout le monde ?
00:56:51À tout le monde oui
00:56:51Parce que si on fait ces courses
00:56:52et qu'on ramène
00:56:53des petits bombes de gaz
00:56:54Si vous n'avez pas de bonne raison
00:56:55de le porter
00:56:56ce sera le cas
00:56:56mais c'est surtout
00:56:57la consommation
00:56:57Mais c'est surtout
00:56:58la consommation
00:56:59c'est-à-dire que vous savez
00:57:00les personnes qui en le consomment
00:57:02l'utilisent dans un ballon
00:57:04de baudruche
00:57:04et inhalent ce produit
00:57:06et bien on pourra
00:57:07réprimer cette consommation
00:57:09Avec des tests ?
00:57:10Et ce sera un délit
00:57:11ce sera un délit
00:57:12et donc les policiers
00:57:13et les gendarmes
00:57:13pourront réprimer ce délit
00:57:15et c'est extrêmement important
00:57:16que nous puissions rapidement
00:57:18avoir ce dispositif
00:57:19législatif en vigueur
00:57:20évidemment ce sera une mesure
00:57:21de sécurité du quotidien
00:57:22qui est très attendue
00:57:24Actuellement il y a des maires
00:57:26qui prennent des arrêtés
00:57:27des préfets qui prennent
00:57:28des arrêtés pour l'interdire
00:57:29mais on reste sur
00:57:30du contraventionnel
00:57:31donc c'est une amende
00:57:32Là avec le délit
00:57:33on va beaucoup plus loin
00:57:34et c'est évidemment
00:57:34la possibilité de placer
00:57:35parfois les personnes
00:57:36en garde à vue
00:57:37En tout cas on aura
00:57:37des textes beaucoup plus répressifs
00:57:38Mais il y aura des tests
00:57:39pour détecter la présence
00:57:41c'est possible ça ?
00:57:41Les tests ne sont pas encore au point
00:57:42mais on y travaille
00:57:43La semaine dernière
00:57:45Laurent Nunez
00:57:46un homme de 35 ans
00:57:47est mort dans un commissariat
00:57:49à Paris
00:57:50où il avait été placé
00:57:50en garde à vue
00:57:51l'avocat de sa famille
00:57:53dénonce des violences policières
00:57:55et il s'appuie notamment
00:57:56sur une vidéo
00:57:56sur laquelle on distingue
00:57:58un policier à genoux
00:57:59qui semble lui donner
00:58:00des coups de poing
00:58:01alors qu'il est plaqué au sol
00:58:02Une information judiciaire
00:58:04a été ouverte
00:58:05dans cette affaire
00:58:05pour violences volontaires
00:58:06ayant entraîné la mort
00:58:07D'après les premiers éléments
00:58:09avec quelques jours de recul
00:58:11maintenant dont vous disposez
00:58:11est-ce que c'est une bavure policière ?
00:58:13Non, je l'ai dit hier
00:58:14à l'Assemblée nationale
00:58:15en répondant à une question
00:58:16d'actualité
00:58:16de manière très calme
00:58:18il y a eu une interpellation
00:58:19effectivement
00:58:20de M. Dira
00:58:21dans la nuit du 14 au 15
00:58:23il est décédé
00:58:24évidemment c'est un drame
00:58:25Mais vous confirmez
00:58:26qu'il y a bien eu des coups
00:58:27qui ont été portés ?
00:58:27Laissez-moi terminer
00:58:28la personne a été interpellée
00:58:30donc il est trouvé
00:58:31en poste
00:58:31il avait de faux papiers
00:58:33il a refusé la palpation
00:58:35l'interpellation s'est faite
00:58:37dans les conditions
00:58:37qu'on voit sur une vidéo
00:58:39qui a été filmée
00:58:39par un particulier
00:58:40il a été conduit ensuite
00:58:41au commissariat
00:58:41où il a fait un malaise
00:58:43il est décédé
00:58:43donc il y a un rapport
00:58:45d'autopsie
00:58:46l'IGPN a été saisi
00:58:48le parquet est saisi
00:58:49le parquet a communiqué
00:58:50un certain nombre d'éléments
00:58:51à date on ne connaît pas
00:58:52les causes de la mort
00:58:53il y a des investigations
00:58:55enfin des analyses
00:58:56pardon complémentaires
00:58:57qui ont été demandées
00:58:58qui nous permettront
00:58:59de faire toute la lumière
00:58:59sur cette affaire
00:59:01Est-ce que les caméras
00:59:02des policiers
00:59:02étaient activées ?
00:59:03Non, les caméras piétons
00:59:05n'étaient pas activées
00:59:06on a une caméra
00:59:06qui est filmée
00:59:07par un particulier à l'extérieur
00:59:09qui montre effectivement
00:59:10que des coups ont été portés
00:59:11donc ça je ne le nie
00:59:12évidemment pas
00:59:13et en revanche
00:59:15de là à dire
00:59:16que ces coups
00:59:16ont entraîné sa mort
00:59:17il y a un pacte
00:59:18dont j'ai dit
00:59:18que je ne franchissais pas
00:59:20il faut attendre
00:59:21que la justice
00:59:22fasse son travail
00:59:23qu'on ait toutes
00:59:23les expertises médicales
00:59:24c'est la position
00:59:25dans laquelle je me place
00:59:26voilà moi je suis respectueux
00:59:27de l'état de droit
00:59:28et j'attends évidemment
00:59:28d'en savoir plus
00:59:29sur ces faits
00:59:30et connaître
00:59:31les causes exactes
00:59:32de la mort
00:59:33qui au moment où on se parle
00:59:34ne sont pas connues
00:59:34donc je ne veux pas
00:59:35que l'on jette l'opprobre
00:59:36sur ces policiers
00:59:37tant qu'ils n'ont pas
00:59:38tant que leur responsabilité
00:59:39n'a pas été établie
00:59:40si tant est qu'elle devait l'être
00:59:41si tant est qu'elle devait l'être
00:59:43merci beaucoup
00:59:44Laurent Nunez
00:59:44ministre de l'intérieur
00:59:45invité de 60 minutes ce soir
00:59:46un rendez-vous à vous donner
00:59:47sur l'antenne de BFMTV
00:59:4821h
00:59:49quartier général
00:59:50Maxime Switek
00:59:51c'est le titre de cette nouvelle émission
00:59:53que vous nous proposez tout à l'heure
00:59:54avec un principe très simple
00:59:58Marc ce soir
00:59:59on va placer
01:00:006 experts BFMTV
01:00:01face à la crise internationale
01:00:03que nous traversons
01:00:04autour du Groenland
01:00:04et ces 6 experts
01:00:06auront 2 heures
01:00:07pour proposer aux téléspectateurs
01:00:08un plan de riposte
01:00:09un plan détaillé
01:00:10que ce soit militaire
01:00:11commercial
01:00:11diplomatique
01:00:13on va en parler
01:00:14avec nos experts évidemment
01:00:15et pour nourrir leurs réflexions
01:00:16qu'ils vont avoir en direct
01:00:17ce soir
01:00:18un certain nombre d'invités
01:00:19et notamment
01:00:20François Hollande
01:00:21l'ancien président de la République
01:00:22qui a eu à prendre
01:00:23ce genre de décision lourde
01:00:24il sera avec nous
01:00:25dans le quartier général
01:00:25ça débute à 21h
01:00:26C'est parti !
01:00:27C'est parti !
01:00:27C'est parti !
01:00:31– Sous-titrage FR 2021
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