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  • il y a 7 semaines
Chaque jour, Marc Fauvelle vous accompagne de 19h à 20h dans 60 minutes Fauvelle sur BFMTV.

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00:00Des arbres couchés par milliers, au moins un mort, un blessé grave également et près d'un million de foyers toujours privés de courant ce soir et qui s'apprêtent à passer peut-être une nuit à la bougie ou au téléphone portable.
00:22La tempête Nils termine donc sa course en ce moment sur le sud-est. Elle s'approche également de la Corse. On va vous donner les dernières infos météo dans quelques instants après avoir balayé donc une partie de la moitié sud du pays.
00:33On ira évidemment sur le terrain ce soir encore avec toutes les équipes de BFM du côté de la Gironde, de l'eau, des Pyrénées-Orientales, en Savoie également où il y a un très fort risque d'avalanche.
00:43Certains maires ont même décidé de confiner la population interdite de sortir ce soir et toute la nuit en raison de ce risque d'avalanche.
00:50Sur ce plateau, Marc et Eleonore Boccarat, bonsoir à tous les deux, nos spécialistes météo, je le disais pour les dernières infos, et le lieutenant-colonel Francis Comas.
00:58Bonsoir, vous êtes porte-parole de la Fédération nationale des sapeurs-pompiers de France.
01:03On va aller d'abord du côté de la Gironde, du côté de Langon, précisément retrouver Nicolas Dumas.
01:09Vous avez pu, Nicolas, survoler les images de la tempête, images qui sont impressionnantes.
01:14Oui, on est parti de Biscarros aux alentours de 14h cet après-midi.
01:22On a survolé d'abord le département des Landes où on a vu du ciel, ces pins qui sont tombés au sol.
01:30Nicolas Dumas en Gironde, on voit les images de cet après-midi prise par l'hélicoptère, mais on ne vous entend plus.
01:42Images, je le disais, Eleonore, qui sont impressionnantes.
01:45On mesure bien les crues qui sont en cours et on n'a pas encore atteint le pic sans doute dans cette région.
01:51En effet, à Langon, en l'occurrence où il se trouve, on était sur 7,70 mètres et ça va encore monter.
01:57C'est vraiment une crue qui est importante et qui est encore en formation sur le secteur de la Garonne-Gérondine.
02:05On pourrait avoisiner probablement le record de 2019 avec 8,87 mètres.
02:11Donc ça, on n'en a pas fini du point de vue de cette vigilance rouge-crue pour Gironde, Élotte et Garonne.
02:16Elle court encore demain et elle court jusqu'à ce que des crues s'en suivent, mais on n'y est pas du tout pour l'instant.
02:19Voilà, dégâts crus en cours, notamment dans le bassin de la Garonne.
02:23Les dégâts, on les voit aussi dans de nombreuses villes.
02:25C'est le cas de Grissant, dans l'Aude où se trouve Pauline Sarafi pour BFM.
02:29Ces dégâts, vous les constatez ce soir encore.
02:34Effectivement, on est avec Marc Gossev sur une des routes principales de Grissant.
02:38Et vous allez le voir derrière moi, on peut encore observer les dégâts laissés par la tempête Nils.
02:44C'est ces images qu'il faut retenir de la tempête.
02:47Ces centaines d'arbres qui ont été déracinés un peu partout dans l'Aude, qui se sont parfois abattus sur la chaussée.
02:56Rien que sur cette route, on compte à peu près une dizaine d'arbres abattus qui ont cédé sous la force du vent.
03:02Là, on parle de rafales enregistrées à plus de 155 km heure, qui ont touché notamment tout le littoral de l'Aude jusqu'aux Pyrénées-Orientales.
03:11Désormais, ce soir, le vent a laissé place à la pluie.
03:15Et c'est cette pluie qui touche le département depuis plusieurs semaines, qui fragilise les sols.
03:19Ces sols qui sont gorgés d'eau et qui empêchent les racines de maintenir ces arbres en place sous la force du vent.
03:29Ce qu'on voulait vous dire également ce soir, c'est que dans l'Aude, il y a eu au total plus de 37 000 coupures d'électricité au cours de cette journée.
03:39Merci à vous, Marc.
03:40Où en est la tempête ce soir ? Elle se dirige vers le sud-est, elle s'approche de la Corse, elle y est déjà ?
03:44Oui, absolument. C'est la Corse actuellement qui, d'ailleurs, les deux départements corse sont les deux derniers départements à être placés en vigilance orange-vent violent,
03:52avec des rafales de vent qui peuvent encore dépasser les 150 à 160 km par heure.
03:57Vigilance maintenue jusqu'en toute fin de soirée, voire même jusqu'en milieu de nuit prochaine en ce qui concerne la Corse.
04:04Mais c'est vrai que le gros de la tempête est passé à la fois des côtes aquitaines jusqu'au sud-ouest et jusqu'au Roussillon,
04:10puisqu'on a localement dépassé les 160 à 180 km par heure entre l'Aude et les Pyrénées-Orientales.
04:15Mais les rafales de vent restent puissantes dans le domaine de la Tramontane.
04:18On a toujours des rafales de vent à près de 100 km par heure sur des sols qui sont complètement gorgés d'eau.
04:22Et lorsque les sols sont gorgés d'eau, les arbres, il suffit de rafales à 60, 70, 80 km par heure pour déraciner des arbres.
04:30Donc le gros de la tempête, c'est vrai, s'évacue vers la Corse, mais le risque sur la végétation est toujours bien réel.
04:36Voilà, on voit les records à l'antenne. Vous parlez des arbres déracinés au temps colonel.
04:41Il n'y a pas que les arbres qui ont été déracinés ces dernières heures.
04:43Je crois que vous êtes originaire de la région de Perpignan.
04:46Je vais vous montrer une image du stade de Perpignan.
04:48C'est le stade émégiral que les amateurs de rugby connaissent bien,
04:50mais auront peut-être un peu de mal à reconnaître là,
04:52parce que les poteaux de rugby ont été couchés par la tempête.
04:56Ça semble un peu fou.
04:57En fait, comme disait monsieur, ce qui a été couché par la tempête,
05:00c'est tout simplement les fondations des poteaux d'eau de rugby
05:02qui étaient dans un sol complètement de gorgée d'eau.
05:05Et il n'y a plus rien qui tient.
05:07Et c'est pour ça qu'en fait, il faut vraiment respecter les consignes de sécurité
05:10qu'on donne à la population, soit par FR-alerte, soit par les messages des préfets, etc.
05:15De ne pas sortir, puisqu'en fait, autant de personnes qui ne sortent pas,
05:19c'est autant de personnes qui ne s'exposent pas.
05:20Et autant d'interventions qu'on ne va pas faire.
05:22Et autant de sapeurs-pompiers qui ne vont pas risquer leur vie pour aller sauver des gens.
05:25On a vu ces images d'arbres tomber sur les routes,
05:28de routes qui sont par endroits, notamment sur le réseau des petites routes encore coupées ce soir.
05:33La priorité pour tous vos collègues ce soir sur le terrain, qu'est-ce que c'est ?
05:36La priorité, c'est les reconnaissances et le sauvetage de vie humaine, bien évidemment.
05:40Et puis ensuite, faire le tri entre ce qu'on doit pouvoir traiter tout de suite
05:44et ce qu'on traitera une fois que la crue sera passée.
05:47Là, on va traiter dans un premier temps le dégagement des routes
05:49avec les services de voirie, etc.
05:53On va traiter la protection des maisons,
05:55les toitures qui pourraient être impactées par la chute des arbres, etc.
05:59Et puis on va surveiller la montée des eaux,
06:01parce que là, comme le disait Madame, le problème est vraiment devant nous.
06:05Il est vraiment important que les gens ne sortent pas,
06:07qu'ils n'aillent pas voir la montée des eaux,
06:09qu'ils n'aillent pas s'exposer.
06:11Une voiture qui passe dans quelques centimètres d'eau peut se faire emmener.
06:14Et on a tous les ans, à chaque fois, des drames de personnes
06:17qui se sont emmenées dans les voitures et qu'on retrouve décédées quelques jours plus tard.
06:22Encore une image à vous montrer, désolé, c'est encore les Pyrénées-Orientales.
06:25Vous allez croire qu'on a fait uniquement pour vous d'un camion qu'on aperçoit là.
06:30C'est sur l'autoroute A9, on n'est pas très loin de Perpignan,
06:33ce camion couché par les rafales de vent.
06:36C'est vrai que quand on est en voiture derrière des camions,
06:37on voit qu'ils tanguent régulièrement, mais là encore, c'est impressionnant.
06:41Oui, oui, c'est la résistance au vent du camion qui est assez faible,
06:44enfin la prise au vent plutôt du camion qui est très forte
06:46et qui va faire que le véhicule va se retourner.
06:50Et encore une fois, j'insiste vraiment,
06:52là on a plus de 1050 sapeurs-pompiers qui sont mobilisés
06:55et de personnels militaires de la sécurité civile
06:57pour prêter main forte au service d'incendie et de secours départementaux.
07:01L'urgence est vraiment de rester chez soi,
07:03de ne pas emmener les enfants à l'école, de les garder à la maison
07:06et d'écouter les consignes préfectorales.
07:08C'est vraiment l'essentiel.
07:09On va prendre des nouvelles, oui pardon.
07:10Ce qui a été remarquable en fait sur cette tempête,
07:13c'est la durée des vents.
07:15En fait, ça n'a pas soufflé pendant une à deux heures.
07:17Si on regarde entre 6 et 7 heures ce matin à Perpignan,
07:20140 km par heure pour la rafale.
07:22Entre 7 et 8, on note 148.
07:24Entre 8 et 9, on note 148 km par heure.
07:27À nouveau, entre 9 et 10, 140 km par heure.
07:31Et donc pendant plusieurs heures,
07:32les vents ont soufflé en rafale à plus de 140 voire 150 km par heure.
07:36Et c'est ça qui explique en effet les dégâts importants.
07:38Et on voit là à 7 dans les routes sur le port de commerce,
07:41cette grue qui pèse des centaines de tonnes,
07:44qui s'est écrasée dans le port de commerce,
07:46heureusement, sans faire de victime.
07:48On va prendre des nouvelles de ces centaines de milliers de foyers,
07:52peut-être même près d'un million,
07:53qui sont encore privés de courant.
07:55Ce soir, puisque nous sommes avec le directeur de crise chez Enedis,
07:58Hervé Champenois, bonsoir monsieur.
07:59Il y avait à la mi-journée 900 000 foyers privés de courant.
08:02Est-ce que vous avez des chiffres plus récents ?
08:05Est-ce qu'il y en a toujours autant ce soir ?
08:07Oui, alors nous avons des chiffres plus récents.
08:10Et donc effectivement, avec cette tempête tout à fait exceptionnelle,
08:14de pluie, de vent et dans la durée,
08:17nous avons eu 900 000 clients privés d'électricité.
08:20Au moment où je vous parle, nous en avons réalimenté 350 000.
08:25grâce aux 3 000 personnes que nous avions pré-mobilisées hier
08:29et qui sont présentes aujourd'hui,
08:32également venues en renfort tout au long de la journée
08:35sur l'ensemble des lieux touchés par la crise.
08:39Donc 3 000 personnes en renfort,
08:41mais aussi des matériels, des kits pour aider au dépannage,
08:46des poteaux pour aider à la reconstruction
08:49et aussi des groupes électrogènes
08:51lorsque les pannes sont très longues à réparer.
08:56Et c'est ce qui nous a permis de réalimenter les clients,
08:59les 350 000.
09:01Et bien sûr, nous allons poursuivre dans la soirée
09:05et demain, les réparations.
09:09Et comme ça vient d'être dit par le lieutenant-colonel des pompiers,
09:12on intervient dans des conditions difficiles,
09:14des conditions difficiles d'accès en raison des inondations.
09:18En raison des arbres qui sont couchés sur la voirie.
09:24Et donc, lors de nos interventions,
09:26pour nous, pour nos prestataires qui travaillent avec nous,
09:28pour nos clients,
09:29la priorité et la sécurité sur nos interventions
09:32et pour les clients.
09:34On entend ce que vous nous dites sur les équipes
09:36qui ont été renforcées sur le terrain.
09:37Si je compte bien,
09:39il reste ce soir un peu plus d'un demi-million de foyers
09:41qui n'ont pas de courant, 550 000.
09:44Combien de temps faudra-t-il ?
09:46Est-ce que vous espérez que certains puissent être accordés
09:47dès ce soir ?
09:49Ou est-ce que ça durera un petit peu plus que ça ?
09:51Alors, effectivement,
09:53il en reste 550 000 qui sont privés d'électricité.
09:59Aujourd'hui, maintenant, à l'instant,
10:02comme ça vient aussi d'être dit,
10:04la tempête vient juste de quitter l'Occitanie.
10:08Et donc, on est sur les premières interventions
10:11dans cette région-là sur les diagnostics.
10:14Et notre objectif, maintenant,
10:17c'est d'avoir réalimenté ce soir 50 % des clients
10:22qui étaient privés d'électricité ce matin.
10:24Là, on est concentré sur cet objectif.
10:27Et donc, il en resterait 450 000 privés d'électricité ce soir.
10:31Donc, une progression de 200 000 par rapport à 18 heures
10:36au moment où je vous parle.
10:37Merci beaucoup, Hervé Champenois, pour ces derniers chiffres.
10:39Donc, 550 000 foyers toujours privés de courant
10:42et 100 000 parmi eux qui devraient être raccordés au réseau ce soir.
10:47Pour les autres, ce sera sans doute plus long.
10:49Quel conseil on peut donner dans ces cas-là ?
10:51500 000 foyers, ça veut dire 2-3 millions de personnes
10:54qui vont passer une nuit, je disais tout à l'heure, à la bougie.
10:56Bon, on n'est plus tout à fait à la bougie.
10:57Maintenant, c'est clair avec le téléphone portable,
10:59si tant est qu'il ait été branché dans la journée.
11:01C'est ça.
11:02C'est pour ça que chaque citoyen doit anticiper, en fait,
11:05ces phénomènes climatiques qui deviennent de plus en plus importants
11:07avec le réchauffement climatique.
11:09Préparer un kit de survie, préparer ses papiers.
11:13Il est plus important, faire des photos de sa maison,
11:15prendre les ordonnances pour les gens qui ont des médicaments
11:17au long cours à prendre, etc.
11:19Et puis, surélever les meubles.
11:20Et bien évidemment, si on peut évacuer avant une zone
11:23qu'on sait potentiellement inondée,
11:25c'est de l'évacuer avant que la montée des eaux arrive
11:28et qu'on soit obligé d'aller chercher les gens
11:30dans des conditions pas forcément les plus agréables qui soient.
11:33On va traverser toute la France pour aller du côté de la Savoie,
11:36à Tignes, où nous attend Arthur Descudet,
11:39puisque face au risque d'avalanche qui est ce soir au maximum sur les Alpes,
11:43le maire de la ville de Tignes a demandé à toute la population
11:46de rester à la maison.
11:47C'est le retour du confinement pour les habitants de Tignes
11:50jusqu'à demain matin, c'est ça ?
11:54Exactement, vous avez raison de le dire.
11:55C'est le retour du confinement dans cette station de Savoie,
11:58où on se trouve ici à Tignes,
12:00avec Jules Bedeau qui m'accompagne ce soir.
12:02Retour du confinement, donc dès ce soir, 23h,
12:05jusqu'à 6h du matin,
12:06avec ces risques très élevés d'avalanche.
12:09On est à 5 sur 5 de risques ici,
12:10c'est donc le maximum
12:12qui puisse arriver dans cette station de Savoie.
12:15Alors pour vous dire,
12:16cette alerte rouge pour avalanche,
12:18elle n'était pas arrivée en Savoie depuis maintenant 25 ans,
12:21nous indique Météo France ainsi que la préfecture.
12:24Le maire a donc pris cette décision de confiner toute la station,
12:27c'est-à-dire les commerçants, les hôteliers et surtout les vacanciers,
12:30parce que la zone de Bordeaux et de Lyon sont en vacances ici,
12:34dans cette station de Tignes.
12:36Nous, on a dû s'arrêter,
12:36regardez sur le bord de la route,
12:38parce que la route,
12:39juste après à seulement quelques mètres,
12:41quelques kilomètres,
12:41a été bloquée
12:43parce que des avalanches préventives
12:45ont été lancées
12:46de 18h à 19h,
12:47voilà pour alerter,
12:48et surtout pour prévenir
12:49pour que tout le monde puisse accéder à cette station
12:52donc dès demain matin,
12:53malgré cette alerte rouge
12:54qui se finira donc ce soir à 22h.
12:57Arthur Descudès,
12:58Jules Bedot à Tignes, en Savoie,
13:00il vous reste 4 heures avant d'aller au lit,
13:03ou en tout cas d'aller vous confiner
13:04comme tous les habitants de Tignes.
13:06C'est assez rare d'avoir un niveau d'alerte maximum,
13:09enfin on est au maximum pour les avalanches.
13:11Oui, pour une vigilance rouge,
13:13c'est la troisième fois
13:14que ça se produit
13:15depuis le début du dispositif,
13:17c'est-à-dire il y a 25 ans.
13:18Les Alpes avaient déjà été concernées en 2018,
13:21précédemment les Pyrénées en 2013,
13:23mais donc c'est uniquement
13:24la troisième fois que cela se produit,
13:26c'est une mesure exceptionnelle
13:27pour une situation qui est aussi exceptionnelle.
13:30On a de fortes chutes de neige,
13:32on est sur des quantités
13:33d'un mètre à un mètre cinquante de neige
13:35entre hier et demain matin,
13:37et surtout sur un manteau neigeux
13:39qui est particulièrement instable,
13:40donc cela peut laisser craindre
13:42effectivement de très fortes avalanches
13:43qui peuvent descendre jusque dans les vallées.
13:45On rappelle les dernières informations
13:46si vous nous rejoignez,
13:4719h06,
13:48un mort,
13:49un blessé grave
13:50dans cette tempête
13:51qui a balayé une grande partie du sud du pays,
13:54tempête qui est désormais sur le sud-est
13:56et vers la Corse, Marc.
13:57Absolument,
13:58qui est en direction de la Corse
13:59avec des rafales de vent
14:00qui dépassent les 150 km par an,
14:02donc le plus gros du vent
14:03maintenant est passé.
14:04On surveille à présent
14:05les fortes précipitations
14:06qui vont se maintenir
14:07pour ces prochains jours
14:08avec en effet une vigilance orange-crue,
14:11voire rouge dans certains départements
14:13et puis surtout
14:13une descente d'air polaire
14:16qui est prévue pour ce week-end
14:17avec un risque de neige
14:18jusqu'en pleine,
14:19notamment dans la nuit
14:20de samedi à dimanche.
14:22La neige qui pourrait s'inviter
14:23en tout cas de manière temporaire
14:24en direction de la Normandie,
14:26donc dans la nuit de samedi à dimanche
14:27et pourquoi pas dimanche matin
14:28aux premières heures de la matinée
14:30sur un axe allant du Massif central
14:31jusqu'à l'Île-de-France,
14:33jusqu'aux Hauts-de-France.
14:34Donc un très net refroidissement
14:36prévu pour ce week-end,
14:37mais assez rapidement,
14:39dès dimanche après-midi,
14:40les températures vont remonter
14:42par l'ouest,
14:42la pluie va revenir
14:43et a priori les précipitations
14:44devraient s'enchaîner
14:46au moins jusqu'au 18-20 février.
14:49Donc il n'y a pas vraiment
14:50d'amélioration en vue
14:51sur le front des pluies.
14:52Merci beaucoup à tous les trois.
14:53Dernier chiffre,
14:54dernière information
14:54que nous donnait tout à l'heure
14:55l'un des responsables d'Enedis,
14:57550 000 foyers
14:58toujours privés de courant.
14:59Ça concerne le sud-ouest,
15:00enfin l'Occitanie
15:01et la nouvelle Aquitaine,
15:04550 000
15:04dont 100 000
15:05devraient être raccordés
15:06ce soir pour les autres.
15:07Patience et prudence
15:09comme vous le disiez
15:09tout à l'heure.
15:10Merci beaucoup à tous les trois.
15:11Après la tempête Nils,
15:12la tornade Epstein,
15:13c'est l'autre événement
15:14bien sûr de 60 minutes.
15:16Ce soir,
15:16il y avait-il une French Connection
15:17dans cette affaire ?
15:18Dix jours après la publication
15:19des fichiers aux Etats-Unis,
15:21on commence à y voir
15:21un peu plus clair
15:22sur la toile tissée en France
15:24par Jeffrey Epstein.
15:26D'abord une information
15:27de dernière minute
15:27à vous donner
15:28qui concerne
15:29l'un des volets
15:30de cette affaire,
15:31c'est l'affaire Fabrice Cédan.
15:32Fabrice Cédan,
15:33c'est ce diplomate français
15:35détaché à l'ONU
15:36qui a échangé
15:37pendant des années
15:38des services
15:38et des documents
15:39avec Jeffrey Epstein.
15:41On savait
15:41qu'il avait été visé
15:42en 2013
15:43par une enquête
15:43du FBI
15:44pour avoir consulté
15:45des sites pédo-pornographiques
15:48et qu'il a ensuite
15:48pu rentrer en France
15:50sans qu'aucune sanction
15:51ne soit prise.
15:52Réaction ce soir
15:53d'Emmanuel Macron
15:55dans cette affaire
15:55sur Fabrice Cédan.
15:56Il est vrai que l'administration
15:57avait des informations
15:58il y a plusieurs années.
15:59Des choses
16:00auraient dû être faites.
16:02C'est ce que dit
16:02le chef de l'État
16:04ce soir sur cette affaire.
16:05C'est l'une des ramifications
16:07de l'affaire Epstein en France
16:08et on va avoir l'occasion
16:09d'en parler ce soir
16:09avec Raphaël Grabli,
16:10grand reporter à BFM TV,
16:12avec Ulysse Gosset,
16:13éditorialiste politique internationale
16:15à BFM,
16:16avec Bruno Jeudy,
16:17directeur délégué
16:17de la Tribune dimanche
16:18et éditorialiste à BFM.
16:20Bonsoir à tous les trois.
16:21Je regroupe mes...
16:22Oui, bonsoir,
16:22mais soyez les bienvenus
16:23sur ce plateau
16:23avec Dominique Rizek,
16:25je salue également,
16:25consultante police-justice à BFM
16:28et avec Marlène Schiappa.
16:29Bonsoir, ancienne ministre.
16:30Je signale que vous aviez réclamé
16:32en 2019
16:33l'ouverture d'une enquête
16:35en France sur Jeffrey Epstein.
16:36On en parlera tout à l'heure
16:37pour savoir ce que fait,
16:39ce que peut faire la justice
16:40aujourd'hui en France.
16:42On sait en tout cas,
16:43on sait en tout cas,
16:45Bruno Jeudy,
16:45que Jeffrey Epstein
16:46avait beaucoup d'amis,
16:47de relations,
16:48de contacts,
16:49ce qui ne veut pas dire
16:50que tous, évidemment,
16:51ont fait des choses répréhensibles.
16:52En France,
16:53c'était soit pour faire des affaires,
16:55soit possiblement des rabatteurs,
16:57puisque plusieurs noms
16:57sont désormais sortis.
17:00Est-ce qu'il y avait,
17:01à notre degré de connaissance,
17:02c'est-à-dire à J plus 10,
17:03J plus 11,
17:04même après la publication
17:05de ces fichiers,
17:07une Friends Connection
17:08dans l'affaire Epstein ?
17:10C'est encore peut-être
17:11très tôt de dire ça.
17:13Ce qui est certain,
17:14c'est que les déclarations
17:14de Jean-Noël Barraud
17:16d'hier, il me semble,
17:18sont quand même assez troublantes,
17:20puisque lui-même indique
17:21qu'il y aurait sans doute
17:22d'autres diplomates
17:23qui sont peut-être concernés,
17:26visés d'une manière
17:27ou d'une autre
17:28par cette affaire Epstein
17:32dont on voit
17:33les ramifications
17:34et l'aspect tentaculaire.
17:36c'est au moins deux diplomates
17:38déjà dont les noms apparaissent.
17:41L'un, clairement,
17:42dans les mails,
17:44c'est le premier,
17:45un ancien conseiller
17:50à la cellule diplomatique
17:51à l'époque de Nicolas Sarkozy.
17:53Et puis celui
17:53dont on a pris l'identité hier,
17:57lui qui était diplomate
17:59en poste à l'ONU.
18:03Donc Jean-Noël Barraud
18:04nous dit qu'ils vont regarder,
18:06il va y avoir une sorte
18:07de voir
18:09s'il y a d'autres conseillers
18:12diplomatiques,
18:12d'autres diplomates
18:13qui auraient eu des liens
18:14avec Jeffrey Epstein,
18:17parce qu'évidemment,
18:18Jeffrey Epstein,
18:19on voit bien
18:20qu'il avait plusieurs catégories
18:21de personnalités
18:22qu'il visait,
18:23les diplomates,
18:24parce qu'évidemment,
18:25on voit bien
18:25tout ce qu'il cherchait
18:27à avoir des documents,
18:28est-ce qu'après,
18:29on ne va pas tomber
18:30dans les fantasmes ?
18:33Enfin,
18:33on voit bien
18:34qu'il était quand même
18:34en lien aussi
18:35avec les Russes,
18:36en lien aussi
18:37avec les Israéliens,
18:38les services secrets,
18:38donc on ne sait pas exactement.
18:39Et puis,
18:39il y a les politiques,
18:41ça c'est la deuxième catégorie,
18:42et puis la troisième catégorie
18:43qui était un peu
18:44les people.
18:45Donc,
18:45il y a trois catégories,
18:46trois cibles
18:47de Jeffrey Epstein,
18:48et dans ces trois cibles,
18:49les diplomates,
18:51c'est un souci,
18:52plus qu'un souci,
18:53que relève
18:54Jean-Noël Barraud.
18:54Et la question
18:57qu'on se pose,
18:57c'est pourquoi
18:58ses prédécesseurs
18:58ne l'ont pas fait,
19:00et qu'aujourd'hui,
19:01il a fallu
19:01que ses mailles sortent.
19:02Et pourquoi on découvre ça
19:0213 ans après ?
19:03Je redonne les faits,
19:04Ulysse Gosset,
19:042013,
19:05cet homme,
19:05Fabrice Edan,
19:05est donc détaché
19:07du Quai d'Orsay,
19:08en poste aux Nations Unies,
19:10il est pris par le FBI
19:12pour avoir consulté
19:13des vidéos
19:14à caractère pédiopernographique,
19:16et ensuite,
19:17on ne sait pas vraiment
19:17ce qui se passe,
19:18si ce n'est qu'il rentre en France
19:19sans jamais être ennuyé
19:20ou sans même
19:20qu'une enquête
19:24était à l'époque
19:25le ministre des Affaires étrangères.
19:27C'est Laurent Fabius,
19:27qu'est-ce qu'il vous dit ?
19:28Eh bien,
19:29qu'il n'a aucun souvenir
19:30de cette affaire
19:31en ajoutant
19:32ce type d'affaires,
19:33ça ne remonte pas
19:34jusqu'au ministre.
19:34Mais lui dit
19:35qu'il n'en savait rien
19:36et qu'il a découvert
19:37dans les journaux
19:38cette semaine
19:39que le FBI,
19:40dit-il,
19:41avait ouvert une enquête
19:42contre Fabrice Edan.
19:44Une enquête d'ailleurs
19:45qui, pour l'instant,
19:46n'a révélé que
19:47des soupçons
19:47entre guillemets
19:48de consultations
19:49de sites pédiopernographiques
19:50à plusieurs reprises
19:51avec des dates,
19:52des exemples très concrets.
19:55Mais, en fait,
19:56il n'y a pas eu
19:57de charge
19:57et de poursuite
19:58du FBI
19:58contre Fabrice Edan.
20:00Sauf que
20:01la situation
20:02était jugée
20:02suffisamment grave
20:03pour que l'ambassadeur
20:04de France
20:05aux Nations Unies,
20:06dont il ne dépendait
20:07pas directement,
20:08juge mieux
20:09pour la France,
20:10je dirais,
20:10de l'exfiltrer,
20:12c'est-à-dire de lui dire
20:13c'est fini.
20:13Cet ambassadeur,
20:14il s'appelait Gérard Haro,
20:15il est toujours en vie aujourd'hui,
20:16il a expliqué
20:16qu'il l'avait renvoyé
20:18en France
20:19en réclamant
20:20un suivi psychologique.
20:21Oui, alors,
20:22Fabrice Edan
20:24au Quai d'Orsay,
20:25on nous dit
20:25qu'il n'y a aucune trace
20:26ni de sanctions administratives
20:28ni de suivi psychologique
20:31qui aura été recommandé,
20:32aucune trace,
20:33notamment,
20:33de message
20:34de l'ambassadeur
20:34Gérard Haro
20:35aux Nations Unies.
20:36Donc,
20:37si l'ambassadeur Haro
20:39a effectivement
20:39préconisé
20:40un suivi psychologique,
20:41il ne l'a pas écrit.
20:43En tout cas,
20:43jusqu'à preuve du contraire,
20:44on verra s'il y a des mails
20:45qui ont été adressés ou pas.
20:46Mais donc,
20:46c'est le Quai d'Orsay,
20:48si vous voulez,
20:48dans la tourmente.
20:49L'enquête administrative
20:49a été lancée
20:52Jean-Noël Barraud.
20:53Ça y est,
20:54depuis hier.
20:55Et donc,
20:55il y a toute une série de gens
20:56qu'il va falloir,
20:57comment dire,
21:00essayer de leur demander
21:01ce qui s'est passé vraiment.
21:02En particulier,
21:03le responsable de la DRH
21:04de l'époque.
21:05Alors,
21:05c'est un personnage important
21:06puisque c'est Jean-Claude Poinbeuf
21:08qui est maintenant
21:08ambassadeur,
21:10qui est, pardon,
21:11président de l'Institut Pasteur
21:12et le directeur général
21:14de l'administration,
21:15Yves Saint-Jour.
21:15Donc,
21:15c'est deux personnages
21:16importants du Quai d'Orsay
21:18qui, à l'époque,
21:18étaient en fonction
21:19et qui sont responsables,
21:21justement,
21:21de toutes les nominations,
21:23les affectations.
21:25Et c'est eux
21:25qui ont dû récupérer,
21:26entre guillemets,
21:27Fabrice Edant à l'époque.
21:28Mais il faut bien rappeler une chose,
21:29c'est qu'il n'est pas rentré
21:30au Quai d'Orsay.
21:31Il a été envoyé
21:32à l'UNESCO
21:33en disponibilité.
21:35Toujours détaché du ministère
21:36à l'UNESCO.
21:36En disponibilité.
21:37Donc,
21:38la France n'avait pas
21:38de responsabilité particulière
21:40sauf qu'il y a clairement eu
21:41un manquement
21:42de clairvoyance
21:43lorsqu'il est rentré à Paris.
21:45On aurait dû agir,
21:46soit faire une enquête,
21:47soit effectivement un suivi,
21:48soit peut-être prendre
21:49des mesures administratives
21:50à son égard.
21:50Marlène Chapin,
21:51je sais qu'une enquête
21:51est en cours,
21:52mais sur le principe
21:54de ce qu'on sait
21:54avec certitude,
21:55c'est-à-dire cet homme
21:56qui est suspecté
21:56par le FBI
21:57de regarder des vidéos
21:58dont je rappelle
21:59que c'est un délit
22:00en France comme aux Etats-Unis
22:01et qui revient en France
22:02sans, a priori,
22:04qu'il ne se passe rien
22:05et qui poursuit d'ailleurs
22:06sa carrière
22:07jusqu'en début de la semaine
22:09où il a dû,
22:09il était parti dans le privé
22:10chez Engie
22:11chez Engie
22:12et il a été suspendu
22:13quand Mediapart
22:14a sorti ces informations.
22:15Est-ce qu'il y a quelque chose
22:16qui cloche ?
22:17C'est un euphémisme,
22:18effectivement,
22:18je trouve ça proprement scandaleux
22:20et de surcroît,
22:21j'apprends qu'il avait été
22:21détaché à l'UNESCO.
22:23L'UNESCO,
22:23c'est quand même aussi
22:24des politiques liées
22:25à l'enfance et à la jeunesse,
22:26donc je m'interroge
22:28sur ce choix
22:28qui a été fait.
22:29Mais en fait,
22:30le vrai problème,
22:31si vous voulez,
22:31c'est qu'on découvre
22:32une omerta
22:32qui a duré pendant des années
22:34avec des gens
22:35qui se sont couverts
22:36manifestement
22:37les uns les autres,
22:38vous avez,
22:38vous montrez
22:39les photos
22:40de ce dossier,
22:41je trouve curieux
22:42qu'un prédateur sexuel
22:44criminel
22:44qui se rend compte
22:45de ce qu'il est en train de faire
22:46et cette manie
22:47de faire des photos
22:48de tout ce qu'il fait
22:49comme s'il voulait
22:49en laisser des traces
22:50qui permettent aujourd'hui
22:51d'ailleurs de découvrir
22:52ce qui s'est passé.
22:52Bien sûr,
22:53mais comme le disait Bruno Jeudy,
22:54ça ouvre la porte
22:56à toute interprétation
22:57jusqu'à la plus folle
22:59et complotiste,
23:00mais en fait,
23:00aujourd'hui,
23:00on est dans une zone grise,
23:02démêler le vrai du faux
23:03est très difficile
23:03et je crois qu'on a
23:04terriblement besoin
23:05justement de la presse
23:06et de la justice
23:07pour pouvoir démêler
23:09le vrai du faux
23:09et dire ce qui s'est
23:10réellement passé
23:11et condamner les personnes
23:13qui ont commis ces crimes.
23:14Voilà,
23:14ça c'était pour le volet diplomatique,
23:16j'essaie de mettre
23:16des petites cloisons
23:17pour qu'on ne mélange pas tout
23:18et je sais que cette affaire
23:19est assez complexe à suivre
23:21et que vous le faites
23:21très très bien
23:22ces derniers jours
23:22mais pas toujours
23:23quand on mélange tous les noms
23:24et qu'on met tout
23:25sur la place publique.
23:25J'en viens maintenant
23:26à l'aspect
23:26pédocriminel possible.
23:29On sait que Jeffrey Epstein
23:30avait des liens
23:31avec la France,
23:32Dominique,
23:32on sait qu'il y avait
23:33par exemple
23:34des rabatteurs potentiels
23:36un homme qui est mort en prison
23:36qui s'appelle Jean-Luc Brunel
23:37qui s'occupait de mannequin
23:39et un autre homme
23:39qui est toujours en vie aujourd'hui
23:40qui est aujourd'hui soupçonné
23:42qui s'appelle Daniel Siad
23:43qui est en tout cas
23:44sous le coup
23:45d'une plainte pour viol
23:46déposée à Paris
23:47en début de semaine.
23:48Je crois qu'il faut raconter
23:49un peu ça.
23:50Une enquête avait déjà été ouverte
23:51en 2019.
23:53C'est l'association
23:54Innocence en danger
23:55qui avait révélé
23:56les comportements
23:57d'un homme
23:58qui s'appelait
23:59Jean-Luc Brunel
24:00qui s'appelait
24:01parce qu'il s'est suicidé
24:02qui était proche du couple
24:04Epstein
24:04lui et sa femme
24:05Jason Maxwell
24:06et cette association
24:09parlait d'abus sexuels
24:11présumés de Brunel
24:12de soupçons de viol
24:13sur deux femmes
24:14à son domicile parisien
24:16sous couvert
24:17de séances photos
24:19qu'il prétextait
24:20réalisées.
24:21Ces jeunes femmes
24:22disaient qu'elles avaient été
24:23droguées
24:23puis violées.
24:25Il leur avait présenté
24:26une lune de ces femmes
24:28au couple Epstein
24:29qui les avait invitées
24:30à Saint-Tropez
24:30puis ensuite
24:31dans son appartement
24:32son appartement
24:33du couple Epstein
24:35à New York.
24:37La justice française
24:38avait à l'époque
24:38demandé des informations
24:40aux Américains.
24:42Les Américains
24:42avaient collaboré,
24:44avaient donné
24:44des informations
24:45à la France
24:46et une perquisition
24:48avait eu lieu
24:49chez Jeffrey Epstein
24:51vous l'avez dit
24:51proche de Jean-Luc Brunel.
24:53Dans l'appartement parisien.
24:54dans l'appartement parisien
24:55d'Epstein
24:56au 22
24:57Avenue Foch
24:58perquisition fructueuse
24:59deux ordinateurs
25:01Mac
25:01des clés USB
25:02nombreuses photos
25:02de jeunes femmes
25:03voire très jeunes
25:04CD-ROM
25:05avec 62 noms
25:06de femmes
25:074500 mails
25:08dans la boîte
25:08d'Epstein
25:09qui faisaient référence
25:10à Jean-Luc Brunel.
25:11Donc la collusion
25:12entre les deux hommes
25:13n'était plus du tout...
25:14Le réseau est établi.
25:15Il n'y a plus de doute là-dessus.
25:16Le réseau est établi.
25:18Certains mails échangés
25:19sont sans ambiguïté.
25:20Décembre 2020
25:21Brunel écrit
25:22il est mis en examen
25:23pour viol sur mineur
25:25et il écrit un mail
25:27à Epstein
25:28en lui disant
25:29voilà j'ai trouvé une fille
25:30pour toi.
25:32Et puis ensuite
25:33de Brunel
25:34on passe à Siad
25:35à Daniel Siad.
25:37Alors Daniel Siad
25:37c'est un autre personnage
25:38qui est très actif aussi
25:40dans le recrutement
25:41de jeunes femmes
25:42officiellement
25:43ce sont des mannequins
25:44mais des femmes plus jeunes.
25:46lequel Daniel Siad
25:48a par la voix de son avocate
25:50fait savoir aujourd'hui
25:51qu'il n'avait rien à voir
25:52dans ce dossier.
25:53Epstein
25:54ou en tout cas
25:54rien de récréhensible.
25:55Qui est effectivement
25:56présumé innocent
25:57et qui est désormais
25:57je disais tout à l'heure
25:58visé par une plainte
26:01pour viol
26:01par une femme suédoise.
26:02Par une femme suédoise
26:03on a entendu sur BFM TV
26:05cette semaine.
26:06Et bien
26:06donc Brunel
26:08lui s'est suicidé en prison
26:09il est incarcéré à la santé
26:11on l'a retrouvé
26:12en décembre 2021
26:13suicidé dans sa cellule
26:16et curieusement
26:17et bien
26:18il y a eu
26:18extinction de l'action publique.
26:20Je dis curieusement
26:20parce que
26:21juridiquement
26:22c'est normal
26:23mais le dossier
26:24était tellement fourni
26:25que la justice française
26:26aurait pu continuer
26:28poussée par des personnes
26:29comme vous
26:30madame la ministre
26:30aurait pu
26:31décider quand même
26:32de poursuivre.
26:34Mais c'est ce que vous dites
26:34aujourd'hui
26:35Marlène Chapa
26:35vous dites
26:35au vu de ce faisceau
26:37il faut que la justice
26:39s'emparer.
26:39Je rappelle qu'une plainte
26:40est déposée
26:40mais pour l'instant
26:41il n'y a pas d'enquête
26:42préliminaire
26:42ouverte
26:43on suppose
26:44que des gens
26:45aujourd'hui
26:46travaillent
26:47pour voir quelle piste
26:48ils peuvent explorer
26:48mais du point de vue
26:49de la justice
26:49on n'en est nulle part.
26:50En fait vous savez
26:51qu'il y a une séparation
26:52des pouvoirs
26:52mais vous savez aussi
26:53que les responsables
26:54politiques sont fondés
26:55à saisir le procureur
26:56de la République
26:56en vertu de l'article 40.
26:58C'est ce qu'on appelle
26:58l'article 40.
26:59Voilà l'article 40
27:00du code de procédure pénale
27:01et c'est ce que nous avions
27:02fait à l'époque
27:02avec Adrien Taquet
27:03pourquoi en fait
27:04d'ailleurs
27:05ce n'est même pas
27:05qu'on est fondé
27:06c'est qu'on est obligé
27:06de le faire en réalité
27:07normalement
27:08tout élu
27:09qui a connaissance
27:10d'un fait de ce type
27:11doit le signaler.
27:12Nous nous n'avions pas
27:12connaissance de fait
27:13mais nous entendions
27:14des témoignages
27:15nous lisions des choses
27:16nous voyions
27:17qu'il avait un appartement
27:18à Paris
27:18ça nous interrogeait
27:19sur la possibilité
27:20c'est pour ça
27:21que nous avons fait
27:21un article 40
27:22au procureur de la République
27:23et demandé à la justice
27:25d'ouvrir à l'époque
27:26une enquête
27:26avec Adrien Taquet
27:27qui était secrétaire d'Etat
27:28à la protection de l'enfance.
27:29C'était le venet Brunel
27:30C'est ce que réclame
27:32aujourd'hui
27:32l'association
27:33Innocence en danger
27:34Tout à fait
27:34Est-ce que vous comprenez
27:35qu'aujourd'hui
27:36il n'y ait pas d'enquête ouverte ?
27:38Non
27:38Non je ne le comprends pas
27:39Quelle explication
27:40on peut donner à ça ?
27:41Mais je n'ai pas d'explication
27:42pardon
27:42et le problème
27:43si vous voulez
27:43c'est que comme
27:44nous n'avons pas d'explication
27:45on va là aussi
27:46aller chercher
27:47les explications
27:47les plus fantaisistes
27:49Et des gens peuvent se dire
27:50c'est la preuve
27:51que la justice
27:51veut cacher des choses
27:52Bien sûr qu'il y a un complot
27:52qu'il y a des gens
27:53qui sont mouillés
27:56dans cette histoire
27:56et c'est très difficile
27:57encore de faire la différence
27:59quand vous entendez
27:59par exemple
28:00le témoignage
28:00de Melinda French Gates
28:02qui raconte
28:03ce qu'elle a découvert
28:04sur son mari
28:04etc
28:05L'ex-épouse de Bill Gates
28:07et on sait que Bill Gates
28:08est cité
28:09à de nombreuses reprises
28:10Il y a un mail
28:11où il demande
28:11des antibiotiques
28:12pour sa femme
28:13parce qu'il a peur
28:13d'avoir contracté
28:14une IST
28:15et donc il veut lui donner
28:16le traitement
28:17On est quand même
28:18dans des délires
28:19graves
28:20Et Melinda Gates
28:21dit d'ailleurs
28:21que ça a été une raison
28:22du divorce entre eux
28:23Bien sûr
28:23et donc on a besoin
28:25de la justice
28:25justement pour ça
28:26Jeffrey Epstein
28:27qui affirme
28:28que Bill Gates
28:29lui a dit ça
28:30C'est dans ce sens-là
28:31c'est Jeffrey Epstein
28:32qui au moment
28:32où il se fache
28:33avec Bill Gates
28:34C'est au moment
28:36où Epstein se fache
28:36avec Bill Gates
28:37Ça démontre à quel point
28:38on a besoin
28:38d'être très précis
28:39à quel point
28:39on a besoin de la justice
28:40parce qu'on ne peut pas
28:41tous faire notre propre enquête
28:42Je continue à tourner
28:43les pages jaunes
28:44des fichiers Epstein
28:46avec vous
28:46Raphaël Grabli
28:47puisqu'on découvre
28:48quasiment chaque jour
28:49des noms de personnalités françaises
28:50Je rappelle
28:51qu'être cité
28:52dans les fichiers Epstein
28:53ne veut pas dire
28:54qu'on est coupable
28:54de quoi que ce soit
28:55On découvre notamment
28:56des artistes aujourd'hui
28:57Oui des artistes
28:58effectivement
28:58je rappelle
28:59on n'est pas dans le volet
29:00pédocriminel
29:01en tout cas
29:02pas d'après ce qu'on peut lire
29:03dans les emails
29:04de façon directe
29:05Il y a effectivement
29:06deux artistes
29:07qui sont cités
29:08Il y a Frédéric Chalin
29:08qui est chef d'orchestre
29:10qui a rencontré
29:11Jeffrey Epstein en 2012
29:12Alors il dit
29:13qu'il l'a rencontré
29:14par l'intermédiaire
29:15de sa compagne
29:15qui était au collège
29:16avec Jeffrey Epstein
29:17Effectivement
29:18il y a des échanges
29:19qui ressortent
29:21notamment quand
29:21Jeffrey Epstein
29:22demande à Frédéric Chalin
29:23de lui trouver
29:24une traductrice à Paris
29:25On est le 12 septembre 2013
29:28Ce que dit Frédéric Chalin
29:29Je t'ai trouvé
29:30et je le cite
29:30Je t'ai trouvé
29:31une fille formidable
29:32pour ton prochain séjour
29:33à Paris
29:34étudiante en philosophie
29:3521 ans
29:36Elle ressemblait un petit peu
29:37à l'actuelle
29:38femme de Polanski
29:40entre parenthèses
29:41donc c'est
29:41Emmanuel Seignet
29:42dont il parle
29:43Et puis
29:44cinq jours plus tard
29:45et ça c'est intéressant
29:46Jeffrey Epstein
29:47répond à Frédéric Chalin
29:49On comprend en fait
29:50que la rencontre
29:51n'a pas eu lieu
29:52et la question
29:53que pose Epstein
29:54c'est que s'est-il passé
29:55avec elle
29:55Google
29:57sous-entendu
29:58Est-ce qu'elle m'a
29:58Google-isé
29:59et elle a découvert
30:00ma condamnation
30:00C'est ça ?
30:01Ce qu'il faut rappeler
30:01c'est qu'à l'époque
30:02il y a des articles
30:03sur une première
30:04condamnation
30:04de Jeffrey Epstein
30:05en Floride
30:06pour avoir
30:07fait appel
30:09à une prostituée
30:10mineure
30:11ça c'est en ligne
30:12depuis 2008
30:13sur des sites
30:13comme le New York Times
30:14et donc on comprend bien
30:15qu'à ce moment-là
30:17Epstein est bien conscient
30:18qu'on peut être amené
30:19à le googler
30:20et d'ailleurs
30:21c'est ce que dit Frédéric Chalin
30:22dans un communiqué
30:23aujourd'hui
30:24sur cette histoire
30:25il dit
30:25cette jeune femme
30:26qui était censée
30:27donc être une traductrice
30:28heureusement
30:29cette jeune femme
30:29a été plus méfiante
30:31que moi
30:31et ce rendez-vous
30:32n'a jamais eu lieu
30:33sachant que par ailleurs
30:34Frédéric Chalin
30:36précise
30:36je dis et je répète
30:37que je n'ai rencontré
30:38Epstein
30:38que quatre fois
30:39pas une de plus
30:40Est-ce qu'on sait
30:41si Frédéric Chalin
30:41connaissait la condamnation
30:43de 2008 ?
30:44Est-ce qu'il en dit
30:44quelque chose
30:45aujourd'hui ?
30:46Quand on voit ce mail
30:47du 17 septembre 2013
30:49où Jeffrey Epstein
30:51dit
30:51elle n'a pas voulu venir
30:52Google pour l'interrogation
30:54on peut imaginer
30:55qu'à ce moment-là
30:56c'est une référence
30:57au fait qu'il y ait
30:57des traces
30:58de cette situation
31:00sur Google
31:01après
31:02il y a aussi
31:03une excuse
31:04entre guillemets
31:05qui revient
31:06c'est d'ailleurs
31:07ce que disait
31:07Caroline Lang
31:08et ce que disent
31:08plusieurs personnes
31:10Caroline Lang
31:11la fille de Jack Lang
31:12soupçonnée
31:13de blanchiment
31:14de France
31:14dans l'un des volets
31:16qui dit elle
31:16moi j'ai su
31:17il a fini par me dire
31:18mais il m'a dit
31:19qu'il s'était fait soigner
31:20et j'ai considéré
31:21qu'il fallait lui laisser
31:23une autre chance
31:25il m'a promis
31:25que les faits
31:26n'étaient pas
31:26se décrits
31:26dans la presse
31:27et ça revient
31:27plusieurs fois
31:28ce discours
31:29notamment dans
31:30l'explication
31:31de dire
31:32Jeffrey Epstein
31:32en fait
31:32oui il m'a dit
31:33qu'effectivement
31:34il avait été condamné
31:35en 2008
31:35mais qu'il avait
31:37payé sa dette
31:39et qu'il fallait
31:40lui laisser
31:40une deuxième chance
31:42effectivement
31:42c'est un discours
31:43qui revient
31:44assez régulièrement
31:45si vous avez dit ça
31:46au milieu des années 2000
31:48si vous l'aviez croisé
31:49j'ai été condamné
31:50l'affaire est complexe
31:52j'ai purgé ma peine
31:53j'ai fait 13 mois de prison
31:53ce qu'il a fait
31:54je n'aurais pas ouvert
31:55un compte avec lui
31:56dans un paradis fiscal
31:57pardon
31:57mais un moment
31:58il y a quand même
31:59une concordance de fait
32:00oui oui
32:01non mais parce que là
32:01on est
32:02je me
32:04pardon
32:05je ne trouve même pas
32:05mes mots en fait
32:06tellement c'est absolument
32:07terrible
32:07et je me dis
32:08je pense en réalité
32:09là aux gens
32:10qui ont vécu
32:11de la pédocriminalité
32:12dans des réseaux
32:13ou pas dans des réseaux
32:14et qui entendent
32:15cette légèreté
32:16face à ces fers
32:17enfin Jacques Lang
32:17a été ministre
32:18de l'éducation nationale
32:19de l'éducation nationale
32:20pardon mais je ne peux pas
32:21ne pas lier ça
32:23à toute autre affaire
32:24de pédocriminalité
32:25au scandale du périscolaire
32:26à la tolérance
32:27Jacques Lang qui dit
32:27qu'il ne connaissait pas
32:28contrairement à sa fille
32:29qu'il ne connaissait pas
32:30la condamnation
32:31je ne le crois pas
32:33voilà
32:33la justice le dira
32:34après comme je vous le disais
32:35c'est difficile
32:35parce qu'on est chacun
32:36mis en situation
32:37d'être le procureur
32:38de tout le monde
32:39donc la situation
32:39est très difficile
32:40mais moi
32:41j'en ai marre
32:43si vous voulez
32:43d'entendre
32:44je me bats contre
32:44les violences sexuelles
32:45depuis longtemps
32:46j'ai eu affaire
32:47en face de moi
32:48quand j'ai voulu passer
32:49l'âge de consentement
32:50à 15 ans
32:50quand j'ai voulu
32:51allonger les délais
32:52de prescription
32:52sur les viols
32:53commis sur mineurs
32:54parce que le président Macron
32:55avait pris cet engagement
32:56près de Flavie Flamand
32:57à l'époque
32:57en disant
32:58écoutez c'est pas
32:59les femmes n'ont pas
32:59et les enfants
33:00quand ils deviennent adultes
33:01ils n'ont pas assez de temps
33:02pour aller déposer plainte
33:03et on le voit
33:03avec cette affaire Epstein
33:04on voit toutes les personnes
33:06qui ont honte
33:07qui ne veulent pas
33:08voir leur visage
33:09leur nom
33:09parfois leur famille
33:10ne savait pas
33:11que ces jeunes filles mannequins
33:12étaient tombées
33:12dans des situations
33:13de trafic sexuel
33:14les photos
33:14elles considèrent pour certaines
33:16qu'elles sont humiliantes
33:17pour elles
33:17elles ne veulent pas les voir
33:18et vous avez des gens
33:19qui révèlent
33:20aujourd'hui
33:20qui prennent
33:21qui trouvent le courage
33:22de parler
33:22aujourd'hui
33:23de ce qu'ils ont vécu
33:23il y a longtemps
33:24c'est pour ça
33:25que j'avais fait cette loi
33:25pour allonger
33:26des laits de prescription
33:27et à l'époque
33:28j'avais eu face à moi
33:29des gens qui étaient
33:30opposés à ça
33:30qui étaient opposés
33:32à ce que renforcent
33:32les sanctions
33:33et je ne peux pas
33:34m'empêcher
33:34de me dire
33:35aujourd'hui
33:36je découvre
33:37que certains avaient
33:37des liens plus ou moins
33:38directs avec Epstein
33:40donc je pense que là
33:41il y a un énorme
33:42ménage à faire
33:43on a besoin que
33:44tout soit fait
33:45que la justice passe
33:46et qu'il y ait des condamnations
33:47très strictes
33:47On recevait hier
33:48sur ce plateau
33:48Tristan Bannon
33:49qui avait été la première
33:50accusation
33:50de Dominique Soscan
33:51et Sandra Muller
33:52qui a lancé
33:52le hashtag
33:53et on leur a demandé
33:55si c'était pour elles
33:56une sorte de mythe ou deux
33:57ce qui se passait
33:58elles étaient d'ailleurs
33:59assez nuancées
34:00sur cette question
34:01mais on leur a aussi
34:02fait remarquer
34:03qu'il n'y avait aujourd'hui
34:04à l'heure actuelle
34:05qu'une seule plainte
34:06une seule plainte
34:07déposée en France
34:08par cette ancienne mannequin
34:09suédoise
34:10prescrite
34:11mais une seule
34:12après dix jours
34:13comment vous expliquez ça ?
34:17Alors plusieurs choses
34:17d'abord il y a de l'intimidation
34:18moi j'ai travaillé
34:20quand j'étais au gouvernement
34:21avec notamment
34:21des associations
34:22de jeunes mannequins
34:23qui travaillent
34:24contre la traite
34:24des êtres humains
34:25et contre les violences sexuelles
34:26vis-à-vis des jeunes mannequins
34:27et des jeunes artistes
34:28je les ai reçus
34:29d'ailleurs je les avais vus
34:30à New York
34:31dans un déplacement à l'ONU
34:32et je les avais vus
34:33également dans mon ministère
34:34et elle m'expliquait
34:35qu'il y avait de l'intimidation
34:36on voit que toutes les personnes
34:38qui à l'époque
34:39il y a dix ans
34:39vingt ans ou plus
34:40ont été des lanceurs
34:41et des lanceuses d'alerte
34:42sur les violences sexistes
34:43et sexuelles
34:44ont été décrédibilisées
34:45souvenez-vous
34:46dans l'affaire Mazneff
34:47la psychologue
34:49ou l'autrice
34:49pardon je ne sais plus
34:50qui était son métier
34:50qui face à Mazneff
34:52lui dit
34:52vous êtes un abuseur d'enfants
34:54vous violez des petites filles
34:55etc
34:55elle disparaît ensuite
34:58elle est quand seule
34:59à l'époque
34:59c'est comme ça que ça se passe
35:00et donc il y a des gens
35:01qui ont été intimidés
35:02on a fait croire
35:03que des femmes étaient folles
35:04parce qu'elles prenaient la parole
35:05on les a décrédibilisées
35:07et donc je comprends
35:08qu'aujourd'hui
35:08pour certaines personnes
35:09ce soit douloureux
35:10de prendre la parole
35:11je vous signerai
35:11qu'on sera dans quelques instants
35:13en direct
35:13avec une autoconsœur
35:14du Point
35:15Capus Rande
35:17ces dernières semaines
35:18dans l'île du diable
35:19l'île privée
35:20de très près
35:21Epstein
35:22dans les îles vierges américaines
35:23qui nous racontera
35:24ce qu'elle y a vu
35:24précisément
35:25est-ce qu'on en dit
35:26aussi aujourd'hui
35:27mais je vous donne d'abord
35:28la parole Dominique
35:29parce que vous voyez
35:29lever la main
35:30depuis tout à l'heure
35:30en fait
35:31Eba Carlson
35:31donc ce mannequin
35:32qui avait 20 ans
35:33en 1990
35:34et qui a été violé
35:35qui dit avoir été violé
35:37par Daniel Siad
35:39les faits sont prescrits
35:40elle a été violée
35:41dans un cabanon
35:42près d'une piscine
35:42mais ça veut dire
35:43qu'une enquête préliminaire
35:45est toujours possible
35:46et c'est compliqué pour elle
35:48parce que
35:48il n'y a pas de
35:49la justice ne réagit pas
35:51Yael Broun-Pivet
35:52a dit la justice
35:52comment ?
35:53si une enquête est ouverte
35:54même si les faits sont prescrits
35:55la victime présumée
35:56va être entendue
35:57oui
35:57et son violeur présumé aussi
35:59bien sûr
36:00c'est-à-dire qu'on décidera
36:01de la prescription
36:01à la fin
36:02ou on arrête dès le début
36:03monsieur Siad
36:04sera entendu aussi
36:05oui on peut absolument le faire
36:06et elle sera confrontée
36:07alors
36:07oui elle peut être confrontée
36:09si elle accepte
36:10la confrontation
36:10elle peut être confrontée
36:11alors ce qui est important
36:13c'est que
36:14on a
36:14Yael Broun-Pivet
36:15qui dit la justice
36:16doit être saisie
36:16Maude Bergeron
36:17la porte-parole du gouvernement
36:18Maude Bréjon
36:18Maude Bréjon pardon
36:19je l'appelle
36:21Bergeron
36:22c'est pas la CFDT
36:23qui a encouragé les femmes
36:24qui avaient été victimes
36:25pardon
36:26je redeviens sérieux
36:28qui avaient été victimes
36:29dans des affaires liées
36:30au dossier Epstein
36:31à se faire connaître
36:31mais comment ces femmes
36:33peuvent-elles se faire connaître
36:34alors qu'il n'y a pas
36:34d'enquête en cours
36:35donc le seul moyen
36:36c'est d'aller rejoindre
36:37cette association
36:38si l'association
36:39Innocence en danger
36:40mais qui a demandé
36:41la réouverture du dossier
36:43et où on se parle
36:44il n'est toujours pas
36:45mais c'est curieux
36:46que la justice
36:46n'a pas encore bougé
36:47il y a une manière
36:49de saisir
36:50et justement
36:50de se faire connaître
36:51il y a une plateforme
36:51qu'on avait créée
36:52quand j'étais au gouvernement
36:53qui s'appelle
36:53arrêtonslesviolences.gouv.fr
36:55qui existe toujours
36:56bien sûr qui existe
36:57vous avez des policiers
36:58des gendarmes
36:59et également des psychologues
37:0024h sur 24
37:017 jours sur 7
37:02et j'encourage
37:03des personnes
37:03qui seraient témoins
37:04ou victimes de ces faits
37:06à saisir la police
37:07et la gendarmerie
37:08en se saisissant
37:09de cette plateforme
37:09elles peuvent le faire
37:10de chez elles
37:11sans sortir
37:11c'est tout à fait possible
37:12Je continue à tourner
37:13les pages des fichiers Epstein
37:15avec vous
37:15Raphaël Graby
37:16il y a un nom
37:17dont on parle beaucoup
37:18ça ne veut pas dire
37:19encore une fois
37:20quoi que ce soit
37:20mais je le dis à chaque fois
37:214000 fois dans les fichiers Epstein
37:22c'est une femme
37:23qui s'appelle
37:23Ariane de Rothschild
37:24Oui alors là
37:25pour le coup
37:25on est dans des relations
37:26financières Ariane de Rothschild
37:28elle est dirigeante
37:29du groupe suisse
37:30Edmond de Rothschild
37:31une très importante
37:31d'une des plus grandes
37:32banques d'affaires d'Europe
37:34elle rencontre
37:36Jeffrey Epstein
37:36en 2013
37:37par l'intermédiaire
37:38d'Olivier Collomb
37:39Olivier Collomb
37:40on en a déjà parlé
37:40c'est un diplomate
37:41anciennement
37:43proche de Nicolas Sarkozy
37:45qui a régulièrement
37:47échangé avec
37:47Jeffrey Epstein
37:48et ce qui est intéressant
37:49et on voit bien
37:50comment se tisse
37:51ce réseau
37:52Jeffrey Epstein
37:53qui est aussi
37:53un homme d'affaires
37:54en fait
37:54il devient au fil des années
37:56une sorte de conseiller
37:57officieux
37:58pour Ariane de Rothschild
38:00il est notamment
38:01l'intermédiaire
38:02aussi avec
38:03l'administration américaine
38:04par exemple
38:05quand des banques européennes
38:06sont visées par des amendes
38:07pour avoir
38:08entre guillemets
38:09couvert potentiellement
38:10de l'élévation fiscale
38:11à ce moment-là
38:12le groupe arrive
38:13à faire réduire
38:14diviser son amende
38:14par deux
38:15Jeffrey Epstein
38:16il reçoit
38:17une entreprise
38:17de Jeffrey Epstein
38:18immatriculée
38:19aux îles vierges américaines
38:20reçoit par exemple
38:21en 2015
38:2125 millions de dollars
38:23du groupe Edmond de Rothschild
38:24donc c'est vraiment
38:25aussi une affaire
38:26de gros sous
38:26et il y a même
38:27des mails
38:28qui suggèrent
38:29que Epstein
38:30évoque une possible vente
38:32cherche à devenir
38:33en fait
38:33intermédiaire
38:34pour que le groupe
38:35soit vendu
38:35évoquant une commission
38:36de 5%
38:37on imagine
38:39les montants
38:39qui peuvent être
38:40en jeu
38:42sachant que cette vente
38:42n'a jamais lieu
38:44effectivement d'ailleurs
38:45le groupe Edmond de Rothschild
38:46a communiqué
38:47ils ont reconnu
38:48l'existence
38:48je cite
38:49d'une relation professionnelle
38:50entre les deux personnalités
38:52sur laquelle
38:53je cite à nouveau
38:54une relation d'ordre
38:54personnel
38:56plus personnel
38:56s'est installée
38:57au fil des années
38:58et Ariane de Rothschild
39:00qui assure
39:00n'avoir aucune connaissance
39:02du comportement personnel
39:04de monsieur Epstein
39:05on parlait tout à l'heure
39:06de l'appartement parisien
39:07de Jeffrey Epstein
39:08où il passait plusieurs semaines
39:09ou plusieurs mois par an
39:10d'où d'ailleurs
39:10il est parti
39:12le jour où il a été arrêté
39:14à son arrivée
39:14aux Etats-Unis
39:16il y a un autre lieu
39:17important dans le parcours
39:18de Jeffrey Epstein
39:18c'est son île
39:20son île privée
39:21c'est ce lieu
39:22qu'a pu visiter
39:22notre consœur du point
39:24Claire Ménial
39:25qui est en ligne avec nous
39:26bonsoir Claire
39:26merci beaucoup
39:27d'être avec nous
39:28vous racontez
39:29dans le numéro du point
39:30cette semaine
39:31ce que vous avez vu
39:32sur cette île
39:33qui a tout sur le papier
39:34pour être une île paradisiaque
39:36mais qui a sans doute
39:36été le lieu de l'enfer
39:38le lieu des orgies
39:39d'abord à quoi ressemble-t-elle Claire ?
39:42Alors de l'extérieur
39:43en fait ce qu'on voit
39:43quand on s'approche en bateau
39:45c'est un endroit
39:46qui a dû être sauvage
39:47magnifique
39:47parce que la végétation
39:49est absolument magnifique
39:50dans les environs
39:52mais ça a été très
39:53on va dire discipliné
39:57il a rasé
39:59une grosse partie
39:59de la végétation
40:00ce que vous voyez là
40:02apparemment
40:02ce sont les allées
40:04au bord de la piscine
40:05les palmiers
40:07sont plantés
40:08au bord de l'eau
40:09presque
40:09presque au niveau de l'eau
40:11c'est très étrange
40:11et ils sont plantés
40:12tout droit
40:12et c'est en fait
40:13parce que
40:14ça forme une sorte
40:15de barrière légale
40:16à partir de là
40:17vous êtes dans
40:18sa propriété privée
40:19c'est la loi
40:20dans les îles Vierges
40:21c'est une propriété privée
40:22à partir de la première
40:23végétation
40:24qu'est-ce que les gens
40:26que vous avez rencontrés
40:26sur cette île
40:28savaient de ce qui se passait
40:29derrière ces murs
40:30derrière ces palmiers
40:31alors d'abord
40:32cette île
40:33c'est une île privée
40:34donc on ne peut pas y aller
40:35vous parlez à des gens
40:36qui sont dans les îles
40:37alentour
40:38donc moi j'étais à Saint-Jean
40:39et
40:40personne ne parle
40:42enfin c'est très très compliqué
40:44de faire parler les gens
40:44je pense qu'il y a eu
40:47une époque
40:48
40:49il y a eu une forme
40:50de
40:51de stupeur
40:53mais pas tout à fait
40:53très honnête
40:54disons que tout le monde
40:55savait ce qui se passait
40:57absolument tout le monde
40:58c'est à dire
40:58il y a une serveuse
40:59de restaurant
41:00qui m'a dit
41:01bah oui
41:01tout le monde disait
41:02c'est l'île du pédophile
41:03quand je suis arrivée
41:03il y a 25 ans
41:05mais je ne suis pas sûre
41:06qu'ils se rendaient compte
41:06de l'ampleur
41:07et je ne suis pas sûre
41:08qu'ils se rendaient compte
41:09de ce que ça renvoyait
41:10comme image
41:11de le fait
41:12que tout le monde
41:13se soit tu
41:13donc c'est très difficile
41:14de faire parler les gens
41:15ils sont très fermés
41:16il faut imaginer
41:17que cette île
41:18donc privée
41:19c'était une petite entreprise
41:21aussi
41:21c'est à dire
41:22beaucoup beaucoup de monde
41:23des prestataires
41:24il y avait même une piste
41:25je crois
41:25d'hélicoptère
41:26pour qu'ils puissent
41:27arriver là
41:28c'était une entreprise
41:29au service d'Epstein
41:30et de son entreprise
41:33liée au sexe
41:34c'était bien ça
41:35l'idée de cette île privée
41:37alors en fait
41:39il y a plusieurs aspects
41:40il y a évidemment
41:41que ce qui se passait
41:42sur l'île
41:43personne ne pouvait le voir
41:44d'autant que
41:45sur le tard
41:46il a acheté
41:47Great St James
41:48ce que vous voyez
41:49c'est Little St James
41:51donc c'est l'île
41:51sur laquelle il vivait
41:53qui était sa résidence principale
41:54il a acheté l'île
41:55d'à côté
41:55Great St James
41:56ce qui garantissait
41:57encore plus d'intimité
41:58sachant qu'il y a
41:59certaines victimes
42:00qui avaient essayé
42:01de fuir à la nage
42:01par exemple
42:02ça c'était plus une possibilité
42:03donc il y a évidemment
42:04le côté intimité
42:06caché aux yeux du monde
42:07qui jouait
42:07l'autre côté
42:09c'est qu'il avait
42:10développé son business
42:12dans les îles Vierges
42:13c'est un endroit
42:15les îles Vierges
42:15donc il y a un territoire
42:16incorporé
42:18aux Etats-Unis
42:18avec des lois particulières
42:21il y a un abattement fiscal
42:22de 90%
42:24des entreprises
42:25si elles s'y installent
42:27avec
42:27il faut satisfaire
42:28certains critères
42:29employés
42:2910 personnes
42:31dont au moins
42:3380%
42:33qui soient locales
42:35c'est un peu moins
42:37pour les entreprises
42:37et services financiers
42:38donc c'est un énorme business
42:40d'installer
42:41des entreprises là-bas
42:42pour bénéficier
42:43de ces abattements fiscaux
42:44et c'est d'ailleurs là
42:45aux îles Vierges américaines
42:46qu'avait été montée
42:47la fameuse société offshore
42:48entre Jeffrey Epstein
42:49et Caroline Lang
42:51qui a valu à Jack Lang
42:52de démissionner
42:52et à Caroline Lang
42:53de démissionner
42:54dans la foulée
42:55elle est devenue quoi
42:56cette île
42:56aujourd'hui
42:57cette maison
42:58absolument gigantesque
42:59elle existe encore
43:01des gens viennent
43:02par curiosité
43:04essayent de voir
43:05ce qui a pu s'y passer
43:06c'est une propriété
43:08de privé
43:09elle a été rachetée
43:10par un milliardaire
43:12de l'île Saint-Jean
43:13qui s'appelle Stephen Decoff
43:14en mai 2023
43:16et apparemment
43:17absolument rien n'a changé
43:18il veut le développer
43:20il en a tiré
43:21évidemment un très bon prix
43:22parce que c'est un peu
43:23des îles maudites
43:24il a racheté les deux îles
43:25pour il me semble
43:2660 millions
43:28au lieu des 125
43:29demandés initialement
43:30et pour l'instant
43:31il n'a absolument
43:32rien changé
43:33mais l'idée
43:33est d'en faire
43:33un resort 5 étoiles
43:35de luxe
43:36Merci beaucoup Claire Ménial
43:38je renvoie à l'article
43:38que vous signez
43:39cette semaine
43:39dans le point
43:40Marlène Schepa
43:41tout le monde savait
43:42d'une des habitantes
43:43c'était la maison du pédophile
43:44C'est absolument terrible
43:47mais ça nous montre aussi
43:48l'espèce de tolérance
43:50en fait
43:50vis-à-vis des violences
43:52sexuelles
43:53de façon générale
43:53et vis-à-vis des violences
43:54sexuelles contre les enfants
43:55vous faisiez mention
43:56de MeToo récemment
43:58j'ai envie de dire
43:59que le fait
43:59que la société s'indigne
44:01face aux violences sexuelles
44:02contre les femmes
44:03est quand même très récent
44:04ça fait à peine
44:04une dizaine d'années
44:05qu'on a commencé
44:06à parler vraiment
44:07à prendre ce sujet
44:08à bras-le-corps
44:08et en faire
44:09un sujet de société
44:10et tous ensemble
44:11à faire une transformation
44:12j'ai l'impression
44:13qu'il y a eu quand même
44:13une tolérance
44:14pardon mais je refais le lien
44:15avec d'autres affaires
44:16de pédocriminalité
44:17Madsnef
44:18le scandale du périscolaire
44:19dans les écoles
44:21à Paris
44:22et encore d'autres
44:23ça nous montre
44:23qu'il y avait quand même
44:24une énorme tolérance
44:25vis-à-vis des violences sexuelles
44:26contre les enfants
44:27donc j'espère qu'en tout cas
44:28pas le même regard
44:29qu'aujourd'hui
44:30en tout cas on fermait les yeux
44:31on considérait que c'était
44:32des affaires privées
44:33etc
44:33aujourd'hui j'espère
44:34qu'on ne considère plus
44:36que ce sont des affaires privées
44:37et j'espère qu'enfin
44:38on va considérer ça
44:39comme des crimes gravissimes
44:40qu'il faut évidemment signaler
44:42dès lors qu'on en a connaissance
44:43et je termine juste
44:44en m'adressant aux personnes
44:45qui vous regardent
44:46et qui connaîtraient
44:47qui se diraient
44:47comme on se disait là
44:48c'était l'île du milliardaire
44:49pédophile
44:49ceux qui se disent
44:50ah bah tiens
44:51là-bas au 2D
44:52c'est l'appart
44:53du voisin pédophile
44:54signalez-le en fait
44:55signalez-le à la police
44:56à la gendarmerie
44:57et sauvez des vies
44:58d'enfants
44:59de jeunes filles
44:59et de jeunes garçons aussi
45:00Raphaël Grabli
45:01Oui dans la médiatisation
45:02de cette affaire aussi
45:04il y a vraiment
45:05cette île
45:05elle est assez essentielle
45:06parce qu'il y a vraiment
45:07ceux qui sont allés sur l'île
45:08et ceux qui ne y sont pas allés
45:09et ça se joue aussi
45:11beaucoup là-dessus
45:11C'est-à-dire
45:12ceux qui y sont allés
45:12ne peuvent pas dire
45:13je ne savais pas
45:14En tout cas
45:15c'est extrêmement compliqué
45:16beaucoup de choses
45:17se jouent là-dessus
45:18par exemple
45:18au niveau français
45:20à ma connaissance
45:21à part Jean-Luc Brunel
45:23aucun français par exemple
45:25n'a été sur cette île
45:26mais aux Etats-Unis
45:27notamment
45:28il y a beaucoup de choses
45:29qui se jouent là-dessus
45:30les mails par exemple
45:31qui sortent sur Elon Musk
45:33qui à un moment donné
45:34demandés à aller sur cette île
45:36sont les mails
45:37en fait les plus incriminants
45:38et toute une partie
45:39de la défense
45:40de ceux qui sont
45:41dans ces fichiers
45:42même si évidemment
45:43on rappelle
45:43qu'être dans ces fichiers
45:44en soi ça ne veut pas dire
45:44grand chose
45:45mais en tout cas
45:45ceux qui vraiment
45:46dont les fichiers montrent
45:47qu'ils entretenaient
45:47une liaison
45:48parfois amicale
45:50avec Jeffrey Epstein
45:50le fait d'être allé
45:52sur cette île
45:53ça joue énormément
45:54dans la défense
45:55des personnes
45:55qui sont visées
45:56j'ajouterais par rapport
45:57à ce que dit Raphaël
45:58que dans la tribune dimanche
45:59on a pu interroger
46:01l'un des participants
46:02un des policiers
46:03qui a participé
46:03à la perquisition
46:04avenue Foch
46:05et le policier
46:07nous dit
46:07que quiconque
46:09est venu
46:09dans cet appartement
46:10ne pouvait pas
46:11ignorer la vie
46:12de débauche
46:12parce que le salon
46:13de massage
46:14parce que les photos
46:15des jeunes filles
46:15sur les murs
46:16parce que
46:17sans doute
46:18des caméras
46:19dans au moins
46:20deux pièces
46:21donc eux-mêmes
46:22disent qu'ils ne pouvaient
46:23pas ignorer
46:24qui étaient
46:25les pratiques
46:27caméras
46:28qui ont sans doute
46:28été perquisitionnées
46:29en 2019
46:30puisqu'on sait
46:30que les ordinateurs
46:31ont été pris
46:31les caméras aussi
46:32excusez-moi
46:33ça fait deux jours
46:33que je m'étonne
46:34de cette question
46:34mais ça veut dire
46:35que quelque part
46:35peut-être en France
46:36il y a aujourd'hui
46:37sans doute
46:37les disques durs
46:38de Jeffrey Epstein
46:39et les caméras
46:40de surveillance
46:40de son appartement
46:41à Paris
46:42espérons-le
46:42il y a un grève décelé
46:45au tribunal de Paris
46:46dans lequel doivent
46:48avoir été
46:50regardés
46:51tous les éléments
46:51qui ont été
46:52perquisitionnés
46:52et qui peuvent
46:54collaborer
46:54à la manifestation
46:55de la vérité
46:56dans d'autres affaires
46:57aujourd'hui
46:58souhaitons
46:58que ces éléments
46:59aient été gardés
47:00parce que quand la justice
47:01dit extinction
47:02de l'action publique
47:03en raison de la mort
47:05de monsieur Brunel
47:06on peut dire aussi
47:07quelqu'un peut dire
47:08aux grèves du tribunal
47:09tous ces éléments
47:10ne nous serviront plus
47:11qu'est-ce qu'on va en faire
47:12est-ce qu'on va les garder
47:13il aimait vivre à Londres
47:14et à Paris
47:15il a passé jusqu'à
47:164 mois par an
47:17à Paris
47:17ça il ne faut pas l'oublier
47:19Emmanuel Macron
47:20a donc réagi ce soir
47:21à l'affaire Fabrice Edans
47:22au diplomate détaché
47:24à l'ONU
47:24qui en 2013
47:25a été ciblé
47:26par une enquête
47:27du FBI
47:27pour avoir consulté
47:29des contenus
47:30pédopornographiques
47:31je vous propose
47:31d'écouter
47:32sa toute première réaction
47:33ce soir sur BFM
47:34c'est inacceptable
47:36et il faut comprendre
47:37pourquoi ça n'a pas été fait
47:38plus tôt
47:38le ministre a eu raison
47:39de prendre les dispositions
47:40qu'il a prises
47:41et je lui ai demandé
47:42qu'il fasse toute la clarification
47:43pour savoir comment
47:44compte tenu de ce qui apparemment
47:46était su
47:47les dispositions
47:47n'ont pas été prises plus tôt
47:48mais moi je réagis comme vous
47:50j'ai découvert
47:51comme vous cette affaire
47:53je pense que la réaction
47:53qui a été prise
47:54a été la bonne là
47:55mais s'il est vrai
47:57que l'administration
47:58avait des informations
47:58il y a plusieurs années
47:59des choses auraient dû être faites
48:01et donc là dessus
48:01j'ai demandé au ministre
48:02qu'il puisse lancer une inspection
48:03et qu'on puisse faire la clarté
48:05sur tout cela
48:06C'est inacceptable
48:07qu'on découvre en quelque sorte
48:08Élise Gosset
48:09ces choses d'aujourd'hui
48:10puisque l'actuel ministre
48:12des affaires étrangères
48:13a bien lancé
48:14une enquête administrative
48:15d'une part
48:16et le fameux article 40
48:18c'est-à-dire un signalement
48:18à la justice
48:19Marlène Chapa
48:19nous rappelait tout à l'heure
48:20ce que c'est
48:21Oui, pour la déclaration
48:22du président
48:22ce qui est important
48:23c'est qu'il reconnaît
48:25que c'est aussi
48:25une affaire française
48:26vous savez
48:26la dernière déclaration
48:27qu'il avait faite
48:28au salon du vin
48:29à Paris
48:30c'était de dire
48:30c'est une affaire américaine
48:31laissons les Américains
48:33s'en débrouiller
48:33si j'ose dire
48:34C'est un peu plus
48:35une affaire européenne
48:36ou française ces derniers jours
48:37C'est une affaire française aussi
48:38même si pour l'instant
48:39il ne pointe que le quai d'Orsay
48:41qui est dans la tourmente
48:42et effectivement
48:43il salue l'initiative
48:45de Jean-Noël Barraud
48:45qui a demandé
48:46une enquête
48:47qui a saisi le procureur
48:48en vertu de l'article 40
48:49et on peut s'attendre
48:50à ce que
48:51les diplomates de l'époque
48:52qui étaient responsables
48:53encore une fois
48:53de la DRH
48:54de l'administration centrale
48:55l'un est ambassadeur en Thaïlande
48:58l'autre est président
48:59de l'Institut Pasteur
48:59ils vont être
49:00très certainement
49:01convoqués
49:02interrogés
49:02pour aller vite
49:03pour comprendre
49:04ce qui s'est passé
49:04et on va également
49:05réouvrir le dossier
49:06parce qu'il y a quand même
49:07un dossier
49:07sur ce secrétaire
49:09aux affaires étrangères
49:10Fabrice Aydan
49:11dans ce dossier
49:12il n'y a
49:12rappelons-le
49:13aucune sanction administrative
49:14aucune demande
49:16d'entretien psychologique
49:17et un parcours professionnel
49:18qui a continué pendant
49:18l'autre personne
49:19qui va devoir
49:20certainement répondre
49:21aux locataires
49:21c'est l'ambassadeur
49:22Haro
49:23qui était à l'époque
49:23le patron
49:24de la représentation française
49:25à l'ONU
49:26lui n'avait pas
49:27sous sa tutelle direct
49:29Fabrice Aydan
49:29puisqu'il dépendait
49:30des Nations Unies
49:32mais néanmoins
49:32c'est lui qui lui a
49:33intimé l'ordre
49:34de rentrer à Paris
49:35au plus vite
49:36en 48 heures
49:37il a vu Fabrice Aydan
49:39il le connaît
49:39il peut maintenant raconter
49:40s'il est interrogé
49:41ce qui s'est vraiment passé
49:42à l'époque
49:43c'est bien une affaire française
49:44c'est bien une affaire
49:45en tout cas
49:45qui aujourd'hui
49:46embarrasse le quai d'Orsay
49:47mais est-ce que c'est vraiment
49:48une affaire américaine
49:48c'est la question
49:49qu'on se pose
49:50ces derniers jours
49:50on va aller la poser
49:51Antoine Lard
49:52qui est le correspondant
49:52de BFM TV
49:54aux Etats-Unis
49:55qui suit tout ça
49:55évidemment
49:56heure par heure
49:57bonsoir Antoine
49:58est-ce que cette affaire
49:59cette affaire Epstein
50:00elle fait la une
50:01chez vous en ce moment
50:02aux Etats-Unis
50:02ou est-ce qu'on est
50:03sur toute autre chose
50:04alors aujourd'hui
50:10non
50:10mais c'est quand même
50:11une affaire
50:12qui fait la une
50:12de l'actualité
50:13de façon intermittente
50:14et ce depuis
50:15de très longs mois
50:16en fait
50:16les Etats-Unis
50:17et les Américains
50:18ont suivi de très près
50:19à l'automne dernier
50:20déjà
50:20cette bataille au Congrès
50:21pour forcer Donald Trump
50:22à publier les dossiers
50:24Epstein
50:25et cette loi
50:25qui a été votée
50:26par les Républicains
50:27qui se sont joints
50:27aux Démocrates
50:28ça a fait beaucoup de bruit
50:29ça fait plusieurs mois aussi
50:30que les victimes
50:31de Jeffrey Epstein
50:32s'expriment à haute voix
50:33à travers des conférences de presse
50:34devant le Congrès
50:35ou dans les médias
50:36où elles sont régulièrement invitées
50:37hier encore
50:38l'audition de Pam Bondy
50:39a été diffusée
50:40par plusieurs chaînes info
50:41à l'exception de Fox News
50:42qui a fait l'impasse
50:43et ce qui est très frappant
50:44en tout cas aux Etats-Unis
50:45c'est qu'il y a très peu de têtes
50:47qui sont tombées
50:47après ces nouvelles révélations
50:49pourtant il y a des personnalités
50:51de premier plan
50:52qui sont citées
50:53Elon Musk par exemple
50:55dont on voit
50:56qu'il était en lien
50:57avec Epstein
50:57après 2008
50:58après la première condamnation
50:59pour des faits de pédophilie
51:00du financier
51:01Elon Musk
51:02se mêle notamment à Epstein
51:03pour éventuellement
51:05se rendre dans son île
51:05il parle de participer
51:06à une fête
51:07je cite
51:07débridée
51:08il y a Howard Lutnik
51:10aussi
51:10le ministre du commerce
51:12qui a été pris
51:13en flagrant délit
51:14de mensonge
51:15il dit qu'il avait coupé
51:15les liens avec Epstein
51:16qui était son voisin
51:17à New York
51:18on se rend compte
51:18que finalement
51:19il a été sur son île
51:20alors lui il dit
51:20qu'il ne s'est rien passé
51:21qu'il a été sur son île
51:22dans le cadre d'un séjour
51:24en famille
51:24avec sa femme
51:25et ses enfants
51:26mais tout de même
51:27il a menti
51:27il y a des appels
51:27à la démission
51:28mais pour le moment
51:29l'administration Trump
51:30dit qu'il n'est pas question
51:31qu'il quitte son poste
51:32Bill Gates également
51:32a été cité
51:33et il y en a d'autres
51:34comme ceux-là
51:35alors qu'en Europe
51:36le simple fait
51:37d'avoir côtoyé Epstein
51:38peut mettre fin
51:39à une carrière
51:39on voit qu'aux Etats-Unis
51:41et bien ce n'est pas le cas
51:42et que les riches
51:43et les puissants
51:44continuent de bénéficier
51:44d'une forme d'impunité
51:45et c'est ce qui frappe
51:46notamment certains
51:47journalistes américains
51:48Merci beaucoup Antoine Hollard
51:49en direct des Etats-Unis
51:50hier vous le disiez
51:51c'est Pam Bondy
51:52la ministre de la Justice
51:53de Donald Trump
51:54qui a été entendue
51:55par le Congrès
51:57ça a été très très long
51:58ça a duré 4 heures
51:59elle n'a pas passé
52:00un très très très bon moment
52:01notamment sous le feu
52:02des critiques des démocrates
52:03et puis il y a une image
52:04également qui reste
52:05de cette audition
52:06vous allez nous la montrer
52:07Raphaël
52:08cette image
52:09elle est extrêmement forte
52:10Exactement
52:11on voyait à l'écran
52:12il y a quelques secondes
52:12les victimes
52:13des victimes
52:14de Jeffrey Epstein
52:15qui se levaient
52:16et Pam Bondy
52:17qu'on voit là
52:17au premier plan
52:18qui refuse
52:19de leur faire face
52:21pourquoi ?
52:21Parce que Pam Bondy
52:22et le ministère de la Justice
52:23est accusé d'avoir
52:24aussi diffusé
52:26les noms de victimes
52:27dans tous ces documents
52:28de ne pas avoir protégé
52:29les noms de victimes
52:30Ce qui paraît complètement fort
52:31Alors voilà
52:32le ministère de la Justice
52:33plaide l'erreur
52:34mais au moment
52:34où on interroge
52:35Pam Bondy
52:35et où on lui demande
52:37de présenter ses excuses
52:38pour ces erreurs-là
52:39vous avez
52:40ces victimes
52:41qui se lèvent
52:42et Pam Bondy
52:43qui refusent
52:43effectivement
52:44de leur faire face
52:44ça c'est une image
52:45qui circule
52:47depuis 24 heures
52:48qui est extrêmement forte
52:49Ulysse ?
52:50Oui je dirais même
52:51que cette audition
52:52interroge
52:53parce que les démocrates
52:54accusent tout simplement
52:55l'attenté général
52:56et le ministère de la Justice
52:57d'être un instrument
52:58de vengeance
52:59de Donald Trump
53:00et la ministre
53:01a refusé
53:02de s'excuser
53:02au contraire
53:03elle a insulté
53:04les démocrates
53:04en leur disant
53:05qu'ils faisaient office
53:06de caniveau
53:07et qu'en fait
53:08ils ne s'intéressaient pas
53:09aux victimes
53:09mais effectivement
53:10elle est formellement
53:11accusée par les témoins
53:13d'avoir révélé leur nom
53:14par les victimes
53:15et donc
53:16c'est une affaire
53:17qui prend une dimension
53:17très importante
53:18et on voit bien
53:19que dans tout cela
53:20il a fallu quand même
53:21un vote du congrès
53:22une loi
53:22le 19 décembre dernier
53:23pour obliger
53:24la ministre de la Justice
53:25à publier tous ses emails
53:27mais là il y en a tellement
53:28si vous voulez
53:29que cette transparence
53:30se transforme parfois
53:31en opacité
53:31alors 3 millions
53:32de fichiers publiés
53:33il y a maintenant
53:34un peu moins de deux semaines
53:35et on a pu voir
53:36et lire un peu partout
53:37sur les réseaux sociaux
53:39notamment
53:39mais pas uniquement
53:40que certains avaient disparu
53:41que des fichiers
53:43qu'on pouvait trouver
53:44il y a encore dix jours
53:44n'étaient plus là aujourd'hui
53:45et notamment des fichiers
53:46concernant
53:47ça va faire plaisir
53:48à Verlaine Chappard
53:49Emmanuel Macron
53:50qu'en est-il vraiment
53:51on précise
53:52c'est des fichiers
53:57qui évoquent
53:58Emmanuel Macron
53:59il n'y a pas eu de mail
54:00entre Emmanuel Macron
54:02et Jeffrey Epstein
54:02ou même de proches
54:03le nom d'Emmanuel Macron
54:04figure
54:04le nom d'Emmanuel Macron
54:06en figure
54:06ils ont vraiment disparu ?
54:08oui mais en fait
54:08c'est la suite
54:09de ce qu'on vient de dire
54:09sur Pam Bondi
54:10pourquoi ?
54:11parce qu'il y a eu
54:11des documents
54:12dont les caviardages
54:13justement le caviardage
54:14donc le fait de masquer
54:15les noms
54:15était incomplet
54:16il y a notamment
54:17des noms de victimes
54:18qui sont apparus
54:18il y a aussi des noms
54:19parce que ces documents
54:19c'est finalement
54:20un amalgame
54:22entre des sources
54:23du FBI
54:23des dépositions
54:24et donc dans certains cas
54:25il y avait des noms
54:26de victimes
54:26qui étaient mal caviardés
54:27des noms de policiers
54:29aussi américains
54:30qui étaient mal caviardés
54:31et en fait
54:31ce qui se passe
54:32c'est que depuis maintenant
54:32quelques jours
54:33de temps en temps
54:34vous avez plusieurs milliers
54:36de fichiers
54:36qui sont supprimés
54:38puis remis en ligne
54:39avec un caviardage
54:40correct
54:41donc tout ce qui avait
54:42disparu reviendra
54:43mais biffé
54:43et donc effectivement
54:44il y a eu des fichiers
54:45contenant le nom
54:46d'Emmanuel Macron
54:47qui ont disparu
54:47mais parce qu'il y avait
54:48d'autres informations
54:49qui étaient sur ces fichiers
54:50et en fait
54:51tous les fichiers
54:52on va dire
54:53tous les noms
54:54touchés par ces fichiers
54:55en fait
54:55ont en partie
54:56disparu sur quelques documents
54:58donc c'est pas spécifique
54:59en fait
54:59à Emmanuel Macron
55:01mais c'est effectivement
55:02le fait
55:02en une phrase
55:03pour qu'il n'y ait pas de confusion
55:04pour les gens qui nous écoutent
55:05en fait
55:05ce n'était pas des échanges
55:06bien sûr
55:06entre le président
55:07de l'arrivée
55:08qui étaient sur les mails
55:09je préfère être claire
55:10on parle de lui
55:11mais comme d'ailleurs
55:12une ancienne Miss France
55:13où elle découvre
55:13qu'on a parlé d'elle
55:14en fait dans les mails
55:16si vous faites le moteur de recherche
55:17il y a des noms qui sortent
55:18parce que des gens
55:19parlent d'autres gens
55:20ce ne sont pas des liens
55:21en aucun cas
55:21parce qu'on apprend
55:22qu'Emmanuel Macron
55:23c'était l'un des objectifs
55:24entre guillemets
55:25de Jeffrey Epstein
55:25il voulait absolument
55:26le rencontrer
55:27il voulait se faire inviter
55:28à l'Elysée
55:29ce qui n'a pas eu lieu
55:30il est passé par qui pour ça
55:31on le sait
55:31et bien par Fabrice Aydan
55:33à l'eux-mêmes
55:34comme aussi
55:35en fait
55:37Epstein cherche à rencontrer
55:39Bruno Le Maire
55:40qui l'arrive à attirer
55:41une fois chez lui
55:42à New York
55:43pour en prétextant
55:44un rendez-vous
55:44avec des milieux économiques
55:45en 2013
55:46et Bruno Le Maire
55:47dit je me suis rendu compte
55:48et je suis parti
55:48et ça c'est par Olivier Collomb
55:49qui a travaillé
55:51qui est un diplomate
55:51Nicolas Sarkozy
55:53lequel Olivier Collomb
55:54aussi était chargé
55:56par Epstein
55:57de faire rencontrer
55:58Nicolas Sarkozy
55:59par Epstein
56:00ça n'a pas fonctionné
56:01non plus
56:01mais en fait Epstein
56:03cherche en permanence
56:04à rencontrer
56:05les politiques
56:06les plus puissants possibles
56:07et à tisser
56:08un peu plus sa toile
56:09on le voit
56:09parfois au service
56:11du sexe
56:13et de ce qu'il voulait faire
56:14et parfois aussi
56:15pour faire des
56:15et pour des faits parfaits
56:16pour être pénis
56:17pardon c'est pas du sexe
56:18pour des investissements financiers
56:19et parfois
56:20pour des investissements
56:20financiers
56:21ou juste parfois
56:22pour connaître des gens
56:23qui vont lui permettre
56:24de connaître
56:25encore d'autres personnes
56:26si vous voulez en savoir plus
56:27d'abord je vous remercie
56:27tous les cinq
56:28d'être venus sur ce plateau
56:28ne partez pas tout de suite
56:30attendez il y a encore
56:30une seconde
56:31Dominique je vous vois
56:31en train de partir
56:32avec vos feuilles
56:32rendez-vous à 21h
56:3421h pour un nouveau numéro
56:37de L'In Rouge
56:37consacré à cette affaire Epstein
56:39tout à l'heure
56:39c'est français pris
56:40dans le scandale
56:42et puis à suivre également
56:43dans un instant
56:43le 20h de BFM TV
56:45avec l'excellente
56:46Alice Darfeuil
56:47très belle soirée
56:48et puis à tous
56:48le 20h de BFM
56:49je vous souhaite
56:51le 21h de BFM
56:52et à la fin
56:52de la fin
56:53et à la fin
56:53le 21h de BFM
56:55et à la fin
56:56ça va bien
56:56un petit peu
56:57donc ça va bien
56:57tout à l'heure
56:58c'est ça va bien
56:59et à la fin
56:59et à la fin
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