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  • il y a 2 jours
Le vice-président de l'Assemblée nationale, député du Nord et vice-président du Rassemblement National était interrogé par Olivier Bost (RTL), Pauline Buisson (M6), Perrine Tarneaud (Public Sénat) et Loris Boichot (Le Figaro).
Regardez Le grand jury avec Olivier Bost du 19 avril 2026.

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Transcription
00:11Bonjour à tous, bienvenue dans ce Grand Jury, nous sommes en direct sur RTL et en direct également sur Public
00:18Sénat, canal 8 de la TNT.
00:20Bonjour Sébastien Chenu.
00:21Bonjour Monsieur.
00:22Vous êtes vice-président du Rassemblement National, député du Nord et vice-président de l'Assemblée Nationale.
00:28L'ERN et les patrons, est-ce une nouvelle histoire ? Un vrai rapprochement ? Demain, Jordan Bardella déjeune avec
00:36le MEDEF, Marine Le Pen dînait la semaine dernière avec des dirigeants du CAC 40 pour 2027.
00:42Allez-vous revoir votre programme ? Votre parti a organisé un séminaire sur l'élection présidentielle jeudi et vendredi.
00:50Et puis avant ces prochaines échéances, nous parlerons des prix du carburant, toujours d'actualité et de vos solutions.
00:57Bienvenue dans ce Grand Jury, Sébastien Chenu.
01:00A mes côtés pour vous interroger ce dimanche, Perrine Tarnot pour Public Sénat, Loris Boachot pour Le Figaro.
01:08Dans ce Grand Jury, Sébastien Chenu, nous reviendrons également sur cette semaine compliquée pour le gouvernement.
01:13Du 1er mai pour les boulangers à l'abandon de la loi Yadant contre l'antisémitisme.
01:18Ça sera notre séquence, ça se passe au Parlement et puis vous répondrez également à nos questions express.
01:25Le Grand Jury, l'actualité de la semaine.
01:29Et l'actualité c'est d'abord un soldat français mort hier au Liban, un soldat qui appartenait à la
01:34FINUL, la force intérimaire des Nations Unies au Liban.
01:38Tout laisse penser qu'il a été touché par un tir du Hezbollah, explique le gouvernement français.
01:43Sébastien Chenu, faut-il s'interroger sur notre participation à cette force de casque bleu ?
01:49Il faut d'abord avoir une pensée pour la famille du sergent-chef Florian Montorio de Montauban, ce fils de
01:57France qui est tombé pour maintenir la paix.
01:59Vous l'avez rappelé, la FINUL c'est une excroissance de l'ONU destinée à maintenir tant que faire se
02:05peut la paix au Liban.
02:06Liban confronté depuis maintenant des années au coup de boutoir du Hezbollah, cette organisation terroriste,
02:14et dans laquelle effectivement la France à travers la FINUL prend toute sa part parce que nous avons aussi une
02:19dette vis-à-vis des Libanais.
02:21Nous avons un lien avec le Liban et nous prenons toute notre part et je pense que c'est notre
02:25honneur de prendre toute notre part
02:26et c'est la honte et le scandale du Hezbollah que d'avoir tué l'un des nôtres, que d
02:31'avoir tué un fils de France.
02:33Si je vous pose la question de la présence, c'est se retrouver entre le feu du Hezbollah et le
02:38feu israélien, est-ce que c'est tenable aujourd'hui pour l'armée française ?
02:42C'est évidemment une situation excessivement complexe, mais c'est notre rôle que d'essayer de participer, je le disais,
02:48parce qu'on a aussi ce lien avec le Liban, que de participer à tout ce qui peut stabiliser la
02:52région.
02:52Et plus globalement, tout ce qui peut faire œuvre de paix, tout ce qui peut aller vers une médiation
02:58pour arriver à des moments d'accalmie dans cette partie du monde, eh bien la France doit y prendre sa
03:05part.
03:05Or on observe que le cessez-le-feu d'Israël et le Liban a été plusieurs fois violé.
03:10Qu'est-ce que vous pensez aujourd'hui de l'action que mène Israël au Liban ?
03:14Est-ce que vous donnez toujours raison à Benyamin Netanyahou ? Est-ce que vous estimez qu'il va trop
03:19loin ?
03:19Non mais Israël est dans une situation très particulière.
03:22Israël est un pays qui est menacé par l'Iran dans son existence propre et qui se défend.
03:28Israël est aussi attaqué dans ses frontières finalement par le Hezbollah, à travers le Liban.
03:32Et Israël mène depuis des années des guerres finalement un peu sur tous les fronts pour tenter de survivre.
03:38Aujourd'hui, on est dans une situation très particulière puisque les États-Unis ont pris une initiative
03:43qui est celle que nous connaissons et qui ne finit pas de s'enliser.
03:47La réalité, c'est que les buts de Donald Trump nous apparaissaient très interrogatifs.
03:54On n'a jamais bien compris ce que venait faire.
03:56Est-ce que Donald Trump venait pour protéger Israël de la menace existentielle qui pesait sur elle ?
04:02Est-ce qu'il venait pour renverser un régime iranien auquel cas la mission n'est toujours pas accomplie ?
04:08Est-ce qu'il venait pour empêcher l'Iran d'avoir accès à la bombe nucléaire ?
04:12Tout ça est resté très flou.
04:14Ou est-ce qu'il venait pour défendre des intérêts mercantiles ?
04:17Le résultat aujourd'hui, c'est que cette zone du monde est en train d'enflammer le monde entier
04:23et que nous, Français, nous en payons un certain nombre de conséquences très concrètes
04:27à travers les prix du carburant.
04:29Je pense qu'on en reparlera.
04:31Donc Israël est menacé, ça c'est la base du conflit.
04:33L'Iran cherchait à avoir la bombe nucléaire, c'est la base du conflit.
04:36Est-ce qu'on pouvait laisser ça se faire ?
04:38Probablement pas.
04:39Évidemment pas.
04:40On ne peut pas laisser d'un côté l'Iran aller vers le nucléaire et Israël se laisser menacer.
04:44Mais aujourd'hui, les initiatives américaines sont pour le moins floues.
04:49Et pourtant, la France, l'Union Européenne, essayent d'agir.
04:52Il y a eu une concertation à l'Elysée en cette fin de semaine.
04:56Emmanuel Macron qui a tenté de monter une coalition internationale pour sécuriser le détroit d'Hormuz.
05:01Réaction de Donald Trump.
05:03Restez loin, gardez vos distances.
05:05Nous n'avons donc plus aucun rôle possible à jouer, nous Européens et Français.
05:09Non, on a un rôle.
05:10D'abord, la France, elle a un rôle de médiation et d'interlocuteur vis-à-vis de nombreux pays.
05:16Parce que nous, dans notre histoire, nous parlons à de nombreux pays et nous sommes en capacité.
05:20Je crois qu'il faut faire vivre cette capacité à parler au plus d'acteurs possibles.
05:24On a un rôle possible en prenant des initiatives.
05:27Celle qu'a voulu prendre le président de la République, nous ne la condamnons pas.
05:30Évidemment, tout ce qui va vers la paix est une bonne initiative.
05:34Mais Donald Trump, en réalité, nous montre qu'il ne respecte ni l'Union Européenne, ni la France.
05:38parce que nous sommes faibles, parce que nous avons été des puissances affaiblies.
05:43Affaiblies économiquement, affaiblies militairement.
05:46Et Donald Trump en profite.
05:48Vous disiez que vous ne voyez toujours pas les objectifs de guerre de Donald Trump.
05:53Au bout de sept semaines de frappe, qu'est-ce que le président américain a finalement obtenu ?
05:58Peut-être probablement d'avoir fait reculer l'armement nucléaire de l'Iran.
06:05Sans certitude pourtant, d'après les experts.
06:07Sans certitude, c'est pour ça que je dis probablement.
06:09Probablement d'avoir quand même fait vaciller le régime.
06:12Mais il appartiendra aux Iraniens avec notre aide, notre soutien.
06:16Là aussi, on a une dette vis-à-vis de l'Iran.
06:17Je vous rappelle que la France accueillait Khomeini en 79.
06:21Donc on doit au moins au peuple d'Iran d'essayer de les aider à se débarrasser de ce régime
06:25sanguinaire.
06:27Donc on peut considérer que ce régime a été affaibli, mais il est encore vivant.
06:31Et puis évidemment, pour le reste, on ne voit pas bien aujourd'hui les gains pour la paix,
06:38les gains pour les Iraniens, les gains pour l'Occident de cette situation évidemment.
06:42Sébastien Chenu, est-ce que vous dénoncez la suspension des sanctions contre le pétrole russe par Donald Trump ?
06:48Ce qui va redonner de l'argent à la Russie dans sa guerre contre l'Ukraine ?
06:52Non mais les sanctions vis-à-vis de la Russie, on a toujours considéré que si elles devaient avoir lieu,
06:57elles devaient être efficaces.
06:58Or, on se rend bien compte que le fait de ne pas acheter...
07:03Empêcher la Russie d'exporter du pétrole, ça peut être efficace.
07:06C'est pour ça que je vous dis, le fait de ne pas acheter de pétrole à la Russie peut
07:09être efficace,
07:10à la condition qu'il n'y ait pas de jeu de dupe et qu'on n'achète pas ce
07:14même pétrole à d'autres pays
07:15qui eux-mêmes s'approvisionnent auprès de la Russie et qu'on le paye finalement beaucoup plus.
07:19Donc, il y a quand même des jeux de dupe dans tous ces discours-là qui font qu'aujourd'hui,
07:24moi je suis toujours très méfiant.
07:25Donc pas de sanctions contre la Russie ?
07:27Si, les sanctions contre la Russie, elles sont maintenues.
07:29Les sanctions sur les avoirs sur la Russie, elles sont maintenues.
07:33Il faut continuer à faire pression sur la Russie, évidemment.
07:35Mais il faut aussi que ces sanctions, ce ne soient pas les Français qui les payent.
07:45Sébastien Chenul, le Rassemblement National avait cette semaine une réunion secrète de ses plus hauts cadres
07:51pour préparer l'élection présidentielle de 2027.
07:54Ça a fuité dans la presse.
07:55Vous ne connaissez pas encore votre candidat.
07:58Le jugement de Marine Le Pen, ça sera le 7 juillet.
08:01Qu'est-ce que vous pouvez préparer d'ici là pour l'élection présidentielle au RN ?
08:05La réunion n'est pas forcément secrète.
08:07Vous savez, on se voit tous régulièrement, les uns, les autres.
08:11On essaye de préparer, et c'est notre boulot, une élection présidentielle.
08:14Parce que nous, à l'avantage des autres partis politiques,
08:17nous avons une candidate, c'est Marine Le Pen.
08:19Et si la justice voulait priver Marine Le Pen de cette candidature,
08:23de cette rencontre avec les Français,
08:24eh bien le président de notre parti politique, Jordan Bardella,
08:27serait en capacité, serait capable de prendre la relève
08:30pour se présenter devant les Français et défendre nos idées.
08:32Alors au mois d'avril, vous faites quoi ?
08:34Quand même, on a une longueur d'avance sur beaucoup.
08:36Je vous rappelle qu'il y a combien ?
08:3740, 50 personnalités politiques françaises
08:40qui aujourd'hui ont déclaré qu'elles étaient candidates à la présidentielle.
08:43D'Aurore Berger à Dominique de Villepin,
08:44de Gabriel Attal à Édouard Philippe, de Bruno Retailleau.
08:46On peut faire la liste.
08:48Il manque peut-être Jean Lassalle, dont on n'entend plus vraiment parler.
08:51Mais nous, nous abordons les choses avec beaucoup de sérieux.
08:54C'est-à-dire que nous prenons, avec le temps que nous avons devant nous,
08:57des initiatives pour analyser d'abord pourquoi nous n'avons pas gagné la dernière présidentielle,
09:03analyser où nous en sommes aujourd'hui, analyser aussi les attentes des Français.
09:06Et je crois qu'il y a quelque chose aussi qui est...
09:08Et qu'est-ce qui sort de cette analyse ?
09:10C'est que non seulement, je pense, le rejet du macronisme est tellement fort
09:14que tout candidat, en tout cas moi c'est ma conviction,
09:17mais tout candidat qui aura travaillé, collaboré, participé à l'œuvre macroniste
09:22de destruction de notre pays, finalement est disqualifié, sera disqualifié.
09:28La deuxième chose, c'est que je crois, et c'est la première fois,
09:31que nous représentons, nous le Rassemblement National,
09:33notre candidate Marine Le Pen, notre président Jordan Bardella,
09:36un espoir pour des millions de Français.
09:38Vous êtes en train de nous dire que le chemin est déblayé vers l'Elysée
09:41pour le Rassemblement National ?
09:42Non, je suis en train de vous dire que c'est possible.
09:43Il est possible que les Français nous fassent confiance.
09:46Et quand je dis pour la première fois, nous représentons un espoir,
09:49aucun candidat n'a gagné la présidentielle sans représenter un espoir.
09:53Nous, pendant longtemps, on a représenté d'autres choses.
09:55Il faut d'ailleurs le conserver, la contestation d'un système, le souverainisme,
09:59on représente toujours tout ça.
10:00Donc l'espoir, c'est ce qui ressort de votre séminaire,
10:01mais concrètement, est-ce que vous travaillez sur des éléments programmatiques d'ores et déjà ?
10:06Bien sûr, parce que le monde bouge, on voit bien le poids de l'international
10:11quand il fait irruption dans une campagne présidentielle française.
10:13Ce n'était pas forcément le cas les années passées.
10:16Un peu la dernière fois avec l'Ukraine,
10:18mais quand on regarde l'histoire des élections présidentielles,
10:20c'était souvent des intérêts domestiques
10:22qui présidaient au choix des Français.
10:26Aujourd'hui...
10:26Dans votre stratégie, qu'est-ce que vous ferez de plus ou de moins qu'en 2022 ?
10:29Puisque vous faisiez référence à un retour sur l'expérience de 2022 ?
10:32Alors, vous verrez bien, nous sommes en train de réfléchir à un certain nombre de propositions,
10:37mais je pense que la situation est plus dégradée encore qu'en 2022.
10:41Et que les problématiques auxquelles sont confrontées les Français,
10:43en matière de pouvoir d'achat, en matière d'insécurité au pluriel,
10:47sont beaucoup plus dégradées.
10:49Donc notre rôle, ça va être aussi de protéger notre pays et de protéger les Français.
10:52Ça veut dire aussi revoir vos promesses ?
10:54Revoir nos promesses, ça dépend lesquelles.
10:56Moi, je pense que...
10:58On va voir du carburant, mais par exemple, les baisses de TVA, massive...
11:01Ah ben non, ce sont des marqueurs très forts.
11:03Mais je crois que tout nous donne raison.
11:06Sur les baisses de TVA, on en parlera.
11:08Ou que ce soit la réforme des retraites, on en parlera.
11:10Tout nous donne raison aujourd'hui.
11:12On a déjà vu que les campagnes présidentielles pouvaient être compliquées
11:15pour le Rassemblement national.
11:18Dans la campagne 2022,
11:19Marine Le Pen avait dit à l'automne qu'elle avait le sentiment
11:22de traîner un troupeau d'éléphants morts
11:24parce qu'elle trouvait que vous n'étiez pas très bons,
11:26les dirigeants du Rassemblement national, à ce moment-là.
11:29Est-ce qu'un séminaire comme celui de jeudi et vendredi,
11:32c'est fait pour éviter d'avoir un troupeau d'éléphants morts ?
11:34Il faut toujours chercher à s'améliorer.
11:36D'autant plus lorsque les Français
11:39semblent se tourner, en tous les cas, vers nous
11:41et considérer que nous représentons un espoir possible.
11:45Et les Français seront plus exigeants de nous
11:47qu'ils ne le sont de tous ceux qui les ont trahis.
11:49Alors ça va nous obliger à être probablement
11:52meilleurs, à être plus pointus
11:54et puis avec toujours la vocation
11:55de rassembler les Français.
11:57Moi je suis marqué par le fait
11:58qu'Emmanuel Macron a quand même profondément divisé notre pays,
12:01que l'extrême gauche clive notre pays
12:03de façon très violente,
12:04avec des polémiques tous les quatre matins
12:06absolument insupportables.
12:08La perspective d'une arrivée du Rassemblement national
12:09au pouvoir fait peur à plus d'un Français sur deux
12:12encore aujourd'hui.
12:12Eh bien c'est à nous de les rassurer.
12:14Oui mais parce qu'il y a des Français
12:17qui de bonne foi
12:19peuvent avoir des réticences
12:20et pourquoi pas des peurs.
12:22C'est à nous de les rassurer,
12:23de leur expliquer que notre programme
12:24non seulement il est totalement républicain
12:26mais il vise à embarquer tous les Français
12:28à cette grande réconciliation nationale
12:30dont on a besoin.
12:32Enfin franchement,
12:33diviser les Français entre Français des villes,
12:34Français des champs,
12:35entre les jeunes, les vieux,
12:36les pauvres, les riches,
12:37c'est ce qu'a fait Emmanuel Macron
12:38pendant tant d'années.
12:39Nous on a une vocation
12:40à rassembler les Français.
12:42Ce socle de rassemblement,
12:43c'est nous qui le représentons.
12:45Ce n'est pas la France insoumise
12:46qui va rassembler les Français.
12:47Alors pour rassembler justement
12:48cette opération séduction,
12:50en ce moment,
12:51elle vise surtout le patronat.
12:53Demain, Jean-Barn Bardella
12:54va déjeuner avec le MEDEF.
12:56Quel est le but de ce rendez-vous ?
12:57Est-ce que c'est pour tester vos idées
12:59et les convaincre de vos idées ?
13:01Ou au contraire,
13:02vous allez aspirer peut-être
13:04prendre des idées du patronat
13:06pour essayer d'infléchir,
13:07améliorer votre programme ?
13:08D'abord, ça fait longtemps
13:09qu'on parle aux patrons,
13:11entre guillemets.
13:11Les patrons,
13:12c'est aussi les patrons de PME,
13:14de TPE.
13:14Et je crois que vous avez cité
13:15des enquêtes.
13:16On est majoritaire
13:18dans les intentions de vote
13:19sur les patrons,
13:20chez les patrons de PME.
13:20Mais ce qu'il faut encore
13:21pour voir,
13:21ce sont les grands patrons,
13:22notamment ceux du 440.
13:23On a vu que Marine Le Pen
13:24dînait la semaine dernière
13:26avec des grands patrons.
13:27C'est donc une normalisation
13:29des relations
13:30qu'on doit avoir
13:31avec les grands patrons.
13:32Tous les candidats
13:33à une présidentielle,
13:34tous ceux qui ont été élus
13:35ont rencontré,
13:36même M. Hollande,
13:37ont rencontré,
13:38qui faisaient de la finance
13:39son adversaire,
13:40ont rencontré
13:41les grands patrons.
13:42Et c'est normal
13:43d'avoir un échange.
13:44Un échange,
13:44ce n'est pas un alignement idéologique.
13:46Non, mais jusque-là,
13:46ils critiquaient
13:47votre programme économique.
13:48D'accord, mais ils peuvent
13:49le critiquer.
13:49Ils n'étaient pas à l'auteur
13:50des enjeux.
13:50Mais qu'ils se rassurent,
13:51nous pouvons aussi les critiquer.
13:52Moi, j'ai déjà rencontré
13:53Patrick Martin.
13:54Nous avons acté
13:54un certain nombre de désaccords.
13:55Et j'ai des désaccords
13:56très forts avec le MEDEF.
13:58Je pense que c'est en revanche
13:59notre rôle
14:00et le leurre aussi.
14:02Le leurre, pourquoi ?
14:02Parce qu'ils se disent
14:03qu'effectivement,
14:04si nous arrivons aux responsabilités,
14:06nous allons devenir
14:06naturellement leurs interlocuteurs.
14:08Il reste quand même
14:09très critique,
14:10Sébastien Chouin.
14:10On a vu, après le dîner
14:12entre Marine Le Pen
14:14et plusieurs patrons
14:15du CAC 40
14:15la semaine dernière,
14:16le journal L'Opinion
14:17raconte qu'ils sont ressortis
14:18consternés par le manque
14:20de réponses
14:21de Marine Le Pen.
14:23Écoutez, moi,
14:23je ne suis pas sur des sources
14:25qui alimentent ce genre
14:27d'articles.
14:27Sur la réduction des déficits,
14:29le financement
14:29de la protection sociale,
14:30la compétitivité,
14:32beaucoup de questions
14:32sont restées sans réponse.
14:34D'abord, ils auront des réponses
14:36aussi au moment
14:36de l'élection présidentielle.
14:38Mais je le disais,
14:39rencontrer les grands patrons
14:40ne signifient pas
14:41s'aligner sur eux.
14:43Nous, on ne promet pas
14:43une société sans impôts.
14:44Ça, c'est une évidence.
14:46Or, on a parfois
14:47le sentiment d'entendre
14:47la bouche d'un certain nombre
14:49de grands patrons
14:49qu'il ne faudrait
14:50qu'il n'y ait plus aucun impôt.
14:51On ne promet pas...
14:52Ce que vous voulez dire,
14:53c'est que quand les grands patrons
14:54vous rencontrent,
14:55c'est pour obtenir
14:55des faveurs fiscales.
14:56Pas seulement,
14:57mais en tout cas,
14:58ça fait partie souvent
14:58d'un certain nombre
14:59d'obsessions
14:59chez certains d'entre eux.
15:00On ne promet pas
15:01une société sans secteur public.
15:03Nous, on veut un État
15:05qui soit stratège.
15:05On ne veut pas un État
15:06qui soit obèse.
15:08On considère qu'effectivement,
15:09il y a des progrès à faire,
15:09notamment sur le fait
15:11de donner de l'oxygène
15:12à ceux qui travaillent,
15:13à ceux qui prennent
15:14de l'initiative,
15:15à la transmission aussi
15:16des sociétés.
15:17Souvent, c'est une interrogation
15:18des patrons.
15:19Comment transmettre
15:19sa société ?
15:20Là, on a des réponses.
15:21Là, on aura une offre à faire.
15:23Et là, je pense
15:24qu'on sera entendus.
15:25Vous avez encore
15:25beaucoup à faire
15:26pour être économiquement convaincants ?
15:27Mais je crois
15:28qu'on est crédible,
15:29si vous voulez.
15:29Alors, il y a plusieurs choses.
15:30D'abord, vous regardez
15:31la situation économique
15:32telle qu'elle est.
15:32Vous pouvez vous dire
15:33que tous ceux
15:33qui se sont revendiqués
15:34comme étant proches
15:35du patronat,
15:36du grand patronat.
15:37M. Macron était proche
15:38des grands patrons
15:39du CAC 40
15:39qui nous ont dit
15:40matin, midi et soir
15:41qu'ils étaient des as
15:42de la finance.
15:43Ils ont mis la France
15:44dans un État économique
15:45et financier
15:46qui devrait leur faire honte.
15:48Donc, si vous voulez,
15:48moi, je veux bien
15:49qu'on nous fasse
15:50tous les procès en disant
15:50qu'on est moins crédibles
15:52que les autres sur l'économie.
15:53Moi, ce que je vois,
15:54c'est que ceux
15:54qui étaient censés être
15:55les plus crédibles
15:56ont ruiné le pays.
15:57Ils ont ruiné notre pays.
16:02des visions idéologiques
16:03des choses.
16:03On est des pragmatiques
16:04et c'est probablement
16:05ce qui en ennuie beaucoup.
16:06Mais on a effectivement
16:08des convictions.
16:09Est-ce qu'il est très étatique ?
16:10Parce que c'est un des reproches
16:11qui peut être fait aussi
16:12à Marine Le Pen,
16:12c'est d'avoir une vision
16:13très étatique,
16:15finalement,
16:15très centralisée
16:16de son programme économique.
16:18Non, Marine Le Pen,
16:19elle est pour un État stratège.
16:20Elle a dit,
16:20un État stratège,
16:21c'est un État qui vient corriger
16:22ou réguler un certain nombre
16:23de dysfonctionnements
16:25pour ne pas tout laisser
16:26au marché.
16:27Mais pour autant,
16:28nous considérons
16:29que la liberté d'entreprendre,
16:30la liberté de créer,
16:32de travailler.
16:33Nous, on dit toujours,
16:33on défend la France du travail.
16:34Les Français qui bossent,
16:36les Français qui ont travaillé,
16:37les retraités
16:38ou ceux qui voudraient le faire
16:39et qui sont soumis,
16:40effectivement,
16:41à un certain nombre de contraintes
16:42qui les empêchent,
16:42type les boulangers,
16:44qui les empêchent de travailler.
16:45Donc oui,
16:46nous, on souhaite défendre
16:47le travail.
16:47C'est une valeur.
16:48Alors, c'est vrai
16:49qu'on est totalement en opposition,
16:50par exemple,
16:50avec la gauche
16:51qui défend le droit à la paresse.
16:52Nous, on défend
16:53le droit à bosser,
16:55à vivre dignement
16:56de son travail
16:56et un État stratège à côté.
16:58Bah oui, ça marche.
16:59Pro-business,
16:59c'est ce que vous nous dites.
17:00Pro-business,
17:01nous, on est pour la croissance.
17:02Un peu comme l'Italie
17:04de Giorgia Meloni.
17:05Non, mais on n'a pas de modèle.
17:07Nous, on est pour la croissance.
17:08D'ailleurs,
17:08Jordan Bardella,
17:08elle a dit plusieurs fois,
17:10on est favorable
17:11à ce qui est de la croissance.
17:12Ça aussi,
17:12ça nous différencie beaucoup
17:13de la gauche décroissante
17:15avec lesquelles on sera amené,
17:17j'espère,
17:17à confronter nos propositions.
17:19On est pour la réindustrialisation
17:20du pays
17:20et j'en profite.
17:21D'ailleurs,
17:22parce que j'en fais un devoir,
17:24j'ai reçu
17:26les syndicats
17:27Force Ouvrière
17:29cette semaine
17:30dans le Nord
17:30puisque Stellantis,
17:31vous l'avez vu,
17:33annonce en tous les cas
17:34des réductions d'emplois
17:34possibles à Poissy
17:35et ça fait partie
17:36de ces bijoux
17:38de l'industrie française
17:39que l'Union Européenne
17:40est en train de ruiner.
17:42Donc, effectivement,
17:42faire du patriotisme économique,
17:44protéger nos filières françaises
17:46d'automobiles,
17:47c'est s'opposer
17:47à un certain nombre
17:48de directions
17:49qu'a pris l'Union Européenne,
17:50qu'a accepté la France
17:51et qu'a validé
17:52parfois Stellantis.
17:53Donc, oui,
17:54nous avons des différences
17:55et nous avons des propositions
17:56à faire sur ces sujets.
17:57Mais avec 3 400 milliards
17:58d'euros de dette,
17:59est-ce que vous aurez
17:59les moyens de faire
18:00tout ce que vous promettez,
18:01notamment la baisse
18:02de la TVA
18:03sur les produits
18:04de première nécessité,
18:04le maintien du régime
18:05de retraite
18:05et de la sécurité sociale ?
18:06Est-ce que tout sera possible
18:07dans ce contexte
18:08extrêmement contraint
18:09sur le plan budgétaire ?
18:10Mais nous allons aussi,
18:12et c'était, je crois,
18:12le cadre programmatique
18:14dans lequel nous avons présenté
18:15notre contre-budget.
18:16En tous les cas,
18:17ce que proposait
18:18Jean-Philippe Tanguy,
18:19c'était aussi
18:19des milliards d'économies.
18:20Nous, on ne souhaite pas
18:22réformer le pays
18:23à périmètre constant.
18:24C'est-à-dire que
18:25si vous nous livrez
18:25ces propositions-là
18:27en disant
18:27mais rien ne change par ailleurs,
18:28non, c'est intenable.
18:29Évidemment, il y a des choses
18:29qui vont changer par ailleurs.
18:30La contribution nette
18:31à l'Union européenne
18:32ou supplémentaire
18:33à l'Union européenne,
18:346 milliards de plus
18:35encore cette année,
18:36effectivement,
18:36c'est 6 milliards
18:37qu'on peut garder immédiatement
18:38pour réinjecter
18:39dans le pouvoir d'achat
18:40des Français.
18:40Sur le quinquennat à venir,
18:41Sébastien Chenu,
18:42pour rester dans une courbe
18:44où on revient
18:45à un déficit maîtrisé,
18:47ça veut dire qu'il faut faire
18:4715 à 20 milliards d'euros
18:49d'économies par an.
18:50Une fois que vous avez fait
18:5115 milliards d'euros
18:52d'économies sur l'immigration,
18:53c'est votre chiffrage.
18:55Une fois que vous avez fait
18:56effectivement 6 milliards
18:57d'économies
18:57sur la contribution européenne
18:58et puis on verra
18:59les conséquences que ça a,
19:00où sont les économies
19:01que vous trouvez ?
19:02Mais il y en a d'autres.
19:03Les agences d'État,
19:04la suradministration de l'État,
19:06le millefeuille territorial,
19:08un certain nombre
19:09de subventions...
19:10Il y a un certain nombre
19:10qui rapporte entre guillemets
19:11pas immédiatement
19:14et c'est quand même
19:1515 à 20 milliards par an
19:16à trouver.
19:16L'idée, c'est aussi
19:17de relancer de la croissance,
19:18faire rentrer par exemple
19:19plus de jeunes
19:20sur le marché de l'emploi
19:21plus vite,
19:22faire rentrer,
19:23faire permettre
19:23à des gens plus âgés
19:24de continuer
19:25leur activité professionnelle
19:26plus longtemps.
19:27Tout ça aussi,
19:28ce sont des moteurs
19:29de croissance.
19:30En fait, on est en panne.
19:30D'ailleurs, vous avez vu
19:31que le gouvernement
19:31a révisé encore une fois
19:33ses prévisions de croissance.
19:34Elles seront évidemment
19:35plus faibles
19:35que ce qu'il nous avait annoncé.
19:38On n'est pas dans la même logique.
19:40Si vous voulez nous dire
19:40que nous, ce que nous proposons,
19:42c'est dans le même cadre,
19:43non, ce ne sera pas
19:43dans le même cadre.
19:44On n'est pas là
19:44pour faire la même politique.
19:46Donc effectivement,
19:47on va mener des combats
19:48que les autres n'ont pas menés.
19:49Est-ce que vous y échapperez
19:50à la pression
19:51sur les taux d'emprunt ?
19:52Parce qu'aujourd'hui,
19:53la dette est quasiment
19:53le premier budget en France.
19:56Comment vous faites
19:57pour échapper à ça ?
19:57Il faudra envoyer des signaux
19:59à tous ceux
20:00qui nous prêtent de l'argent ?
20:01Envoyer des signaux,
20:02c'est d'abord aussi
20:03faire en sorte de donner...
20:04des réformes structurelles, non ?
20:04Ce sont ce que j'ai à dire,
20:05des réformes structurelles
20:06qui nous permettent
20:07de retrouver de l'oxygène
20:08dans notre pays.
20:09Quand on dit
20:09qu'on est un pays suradministré
20:11avec des milliers d'agences,
20:13il y a eu un rapport,
20:14je ne sais plus
20:15de quelle structure,
20:17sur les agences d'État
20:18qui indiquaient les milliards
20:19que ça coûtait par an,
20:20on ne récupère pas forcément
20:21tout tout de suite,
20:22mais enfin,
20:22on sait que là,
20:23on a de quoi gratter.
20:24Donc là,
20:25ce sont des réformes structurelles.
20:26Après, il y a des réformes
20:27à court terme,
20:27à moyen terme,
20:28à long terme,
20:29mais on n'est pas là
20:30pour faire la même politique.
20:31Il y a un point
20:32que les marchés attendent,
20:34notamment, entre autres,
20:35c'est la réforme des retraites.
20:38On a pu lire
20:38que le nouveau conseiller spécial
20:40de Jordan Bardella,
20:41François Durvich,
20:42dans une interview au Figaro,
20:45n'a pas dit un non catégorique,
20:46un départ à la retraite
20:47à 67 ans.
20:48Qu'en pensez-vous ?
20:49Est-ce qu'il y a
20:49une inflexion possible
20:50du programme
20:51du Rassemblement National ?
20:52Non, non,
20:52Marine Le Pen
20:53a toujours indiqué
20:54que 42 annuités
20:55permettraient de partir
20:56à partir de 62 ans.
20:58C'est toujours
20:58la position du Rassemblement.
21:00National.
21:01C'est la position
21:01aujourd'hui
21:02du Rassemblement National
21:03et c'est la position
21:04que développe aussi
21:04et que défend Jordan Bardella.
21:05Vous êtes en désaccord
21:06avec le conseiller économique ?
21:07Je ne sais pas,
21:08je n'ai jamais entendu
21:08dire cela,
21:10je ne sais pas d'où ça sort.
21:11Dans une interview au Figaro,
21:12il n'est pas du tout
21:12un non catégorique,
21:14un départ beaucoup plus tard.
21:15Les conseillers peuvent avoir
21:16des idées,
21:16mais ce sont encore
21:17les dirigeants politiques
21:18et les élus
21:19qui tranchent ces idées.
21:20Je crois que Marine Le Pen
21:21a tranché cela
21:21depuis très longtemps.
21:22On parlait des grands patrons.
21:23Les grands patrons,
21:24eux, sont favorables
21:25à l'immigration.
21:26Pourriez-vous vous convertir
21:28à une immigration économique
21:29choisie ?
21:31Non, parce qu'il n'y a pas
21:32d'immigration économique
21:33qui vaille aujourd'hui.
21:35On voit bien
21:35qu'on a un problème
21:36d'immigration très fort
21:38dans notre pays.
21:38On accueille 500 000 personnes
21:39par an.
21:40On a un problème démographique aussi.
21:41Oui, j'y viens,
21:42mais c'est une majorité
21:44de ces personnes
21:45qui arrivent sur notre pays
21:45viennent pour des raisons
21:46non pas pour travailler,
21:48puisque beaucoup
21:48restent au chômage,
21:49une majorité sont sans emploi,
21:51mais pour des raisons sociales.
21:52On accueille des étudiants
21:54qui sont en réalité
21:56de faux étudiants
21:57qui ensuite se maintiennent
21:58sur le pays.
21:59On ne renvoie pas
21:59les délinquants étrangers.
22:01Je crois que le chiffre
22:04qui m'a été communiqué
22:05dernièrement
22:06sur les expulsions
22:07d'OQTF
22:09est absolument ridicule
22:11et devrait faire honte
22:12au ministre de l'Intérieur
22:13depuis le mois de janvier.
22:14Donc, aujourd'hui,
22:15nous accueillons
22:16trop d'immigration,
22:17une immigration
22:18qui n'est pas
22:18une immigration de travail
22:19et nous avons un énorme problème
22:21aussi avec le regroupement familial.
22:22Non, à une immigration de travail.
22:23Oui, aujourd'hui,
22:24nous n'avons pas besoin
22:25d'une immigration du travail.
22:26Pourquoi ?
22:26Parce qu'en fait,
22:27c'est le confort,
22:28c'est la paresse absolue
22:29des dirigeants
22:30qui revendiquent cet appel
22:31à l'immigration du travail
22:33à ne pas former chez nous
22:34des médecins,
22:35des ingénieurs,
22:36des chaudronniers,
22:37c'est-à-dire
22:37à ne pas se remettre en cause.
22:39Eh bien, moi,
22:39je peux vous dire
22:39qu'en fait, là encore,
22:40on ne compte pas réformer le pays
22:42à périmètre constant
22:42tant qu'on ne formera pas
22:44chez nous des médecins.
22:45Vous vous souvenez
22:45des French doctors
22:46qui, il y a 30 ans,
22:48allaient parcourir le monde
22:49et faisaient la fierté de la France.
22:50Aujourd'hui,
22:51il n'y a plus un médecin
22:51qui, aujourd'hui,
22:53sort des universités françaises.
22:55Il y a assez peu de médecins
22:56qui sortent des universités françaises.
22:57Résultat,
22:58d'autres viennent.
22:58Les pays,
22:59d'où viennent ces médecins,
23:00finiront par nous en vouloir,
23:02de les priver
23:03de leurs forces vives.
23:04Formons des médecins,
23:06formons des chaudronniers,
23:07réhissons l'apprentissage
23:09et nous réglerons ce problème.
23:12Sébastien Chenu,
23:12les prix à la pompe
23:13restent très élevés.
23:14Vous défendez toujours
23:15l'idée d'une baisse de la TVA.
23:17Roland Lescure,
23:18le ministre de l'économie,
23:19estime aujourd'hui
23:20dans la tribune
23:20que la baisse de la TVA,
23:22c'est du gâchis d'argent public.
23:23Ça arrose tout le monde,
23:24y compris ceux qui n'en ont pas besoin.
23:27Est-ce que vous êtes en désaccord
23:29avec ces propos du ministre ?
23:32Il y a un problème sémantique.
23:32Roland Lescure parle
23:33de l'argent public.
23:34Enfin, la TVA,
23:35c'est l'argent des Français
23:37qui est collecté.
23:38C'est un impôt.
23:39La TVA,
23:40ce n'est pas de l'argent public
23:41qui tombe du ciel.
23:42La baisse de la TVA,
23:42c'est une baisse de recettes.
23:43D'accord.
23:44Enfin, il y a déjà un problème.
23:46C'est-à-dire que c'est de l'argent
23:47qui est pris dans les poches
23:48des Français
23:48et Roland Lescure considère
23:50que c'est de l'argent public
23:51dont on fait ce qu'on veut.
23:51Vous comprenez la remarque
23:52qu'il y a derrière.
23:54Le gouvernement dit
23:55que votre proposition,
23:56elle arrose tout le monde.
23:57Pour reprendre cette expression,
23:58elle n'est pas suffisamment ciblée.
24:00C'est sûr qu'eux,
24:01pour arroser,
24:01ils n'arrosent personne.
24:01C'est sûr qu'à part tondre
24:03les Français
24:03et les laisser en panne
24:05devant la pompe à essence,
24:06il n'y a pas grand-chose
24:07qui a été proposé.
24:08Il y a des professions
24:08qui ont des aides
24:09suivi aujourd'hui.
24:11Je note que la France
24:13est probablement
24:14le pays européen
24:15qui a fait preuve
24:17du moins d'imagination,
24:19d'idées
24:19pour aider les Français
24:21à aujourd'hui
24:23pouvoir faire leur plein
24:24dans des conditions
24:25et à des prix acceptables.
24:26Aujourd'hui,
24:27il y a quelques arnaques
24:28qui sont des aides
24:29ou alors des emprunts.
24:34Un emprunt pour payer une taxe,
24:35il faut quand même le faire.
24:35Un emprunt sur lequel
24:36on va payer des taux d'intérêt.
24:38On va rembourser
24:38des taux d'intérêt.
24:39Donc ça,
24:40si ce n'est pas une arnaque
24:40pour les entreprises,
24:42je ne sais pas ce que c'est.
24:42Et pour le reste,
24:43c'est l'éternel bricolage
24:45qui en général
24:45fait très mal
24:46aux finances publiques.
24:47Nous,
24:48on est toujours
24:48sur la même proposition.
24:51Cette proposition,
24:51elle ne date pas d'hier.
24:53Elle était déjà
24:53dans le programme présidentiel
24:54de Marine Le Pen.
24:56de 2022
24:57qui est une baisse
24:58de la TVA
24:59mais aussi de la TICP
25:00qui permettrait évidemment
25:02aux Français
25:02de faire un certain nombre
25:03d'économies
25:04directement à la pompe.
25:04Vous ne croyez pas du tout
25:05à l'électrification
25:06pour l'avenir ?
25:07Mais l'électrification,
25:09ce ne sera pas au mois de juin.
25:11Les Français,
25:12ils ont du mal
25:12à mettre de l'essence
25:13au mois d'avril,
25:14au mois de mai,
25:14au mois de juin.
25:15Je veux dire,
25:16ce sont des projections.
25:18Vous y croyez ou pas ?
25:20L'électrification,
25:22on va vers l'électrification
25:23mais on ne pourra pas
25:25tout électrifier.
25:25Et d'ailleurs en automobile,
25:26puisque tout à l'heure
25:27on parlait d'automobile,
25:28c'est une catastrophe.
25:29Si on se dit qu'effectivement
25:30on impose électrification
25:32à 2030,
25:33c'est la ruine
25:33de notre économie
25:35de l'automobile
25:36et de l'industrie
25:36de l'automobile.
25:37Et je pense évidemment
25:38au secteur de Hordain
25:39dans ma circonscription.
25:41attention aux fausses bonnes idées,
25:43aux impasses dans lesquelles
25:44ce gouvernement nous met,
25:45dans lesquelles il nous conduit
25:46et qui fait qu'à la fin
25:47les Français
25:48sont privés
25:50d'une essence
25:51au prix auquel
25:52ils devraient pouvoir
25:53l'acheter,
25:54se retrouvent
25:55à payer en même temps
25:56un gaz et une électricité
25:57très chères
25:57parce que les gouvernements
25:58les ont mis dans des impasses.
26:00Le système,
26:00le marché européen
26:01d'électricité
26:02dont on n'est pas sorti
26:02même temporairement,
26:03etc.
26:04fait qu'en fait
26:04ce sont les Français
26:05qui à la fin
26:06se retrouvent prisonniers
26:07de ses choix.
26:08Cette semaine,
26:08il y a eu un vif échange
26:09entre Marine Le Pen
26:10et Edouard Philippe.
26:11Alors c'est probablement
26:12en vue de 2027
26:12mais Edouard Philippe
26:14a vivement réagi
26:15à une attaque
26:15de Marine Le Pen
26:16en listant tous vos revirements
26:17sur le nucléaire
26:19mais aussi sur à peu près
26:20tous les grands sujets
26:21écrit-il
26:22Euro, Frexit,
26:23IVG,
26:23Retraite,
26:24Autant,
26:24Zuckman et Jean Passe
26:25écrit le candidat Horizon.
26:27Est-ce que c'est faux
26:28ce que dit Edouard Philippe ?
26:29Oui, Edouard Philippe
26:30raconte souvent n'importe quoi
26:31pour essayer de masquer
26:32son bilan
26:33dont il a du mal
26:33à se défaire.
26:37Il traîne son bilan
26:38comme un boulet
26:39et vous savez
26:39c'est un peu
26:40comme les mauvais élèves
26:41et il dit
26:41ben moi
26:42je suis très mauvais
26:43mais il y en a des autres
26:44il faudrait regarder
26:45parce qu'ils ont pu
26:46faire des choses.
26:47Le monde a beaucoup changé
26:48les évolutions
26:49je pense par exemple
26:51évidemment
26:52à la sortie
26:53de l'Union Européenne
26:54dont on nous a reproché
26:55d'avoir changé
26:57de position
26:57enfin aujourd'hui
26:58je crois qu'on est
26:59dans la sphère politique
27:00ceux qui sont
27:00les plus contestataires
27:02de ce qu'est
27:02l'Union Européenne.
27:03Vous n'avez tout revirement
27:05là dans l'année.
27:06Non mais il y a eu
27:06des évolutions normales
27:07le monde a changé
27:09il y a eu des évolutions normales
27:10mais en fait
27:11nous sommes toujours
27:11contestataires
27:12de l'organisation
27:13telle qu'elle est
27:13de l'Union Européenne
27:14nous sommes toujours
27:15contestataires
27:16de la façon dont l'Etat
27:17étouffe l'économie
27:18nous sommes toujours
27:19contestataires
27:19de la façon dont le pouvoir
27:20d'achat des Français
27:21est entamé
27:22à chaque fois que ces
27:23faux bons élèves du système
27:24sont aux manettes.
27:25Édouard Philippe a participé
27:26à la ruine du pays
27:28chapeau en tous les cas
27:29souvenons-nous
27:29les gilets jaunes etc.
27:30Le Rassemblement National
27:31toujours contestataire
27:32on verra ça
27:33dans la seconde partie
27:34du Grand Jury
27:34avec Sébastien Chenu
27:36vice-président du parti
27:37à tout de suite
27:38après une tourée.
27:48Suite du Grand Jury
27:49présentée par Olivier Bost
27:52Sébastien Chenu
27:53le vice-président
27:54du Rassemblement National
27:55député du Nord
27:56et vice-président
27:57de l'Assemblée Nationale
27:59et notre invité
27:59Perrine Tarnot
28:01de Public Sénat
28:02et Loris Boechaud
28:03du Figaro
28:03sont à mes côtés
28:04pour vous interroger.
28:06Le Grand Jury
28:08ça se passe au Parlement
28:10Du projet de loi
28:11sur l'antisémitisme
28:13en passant par le travail
28:14le 1er mai
28:15jusqu'au rejet de la loi
28:16sur les ruptures conventionnelles
28:17ou la suppression
28:18des ZFE
28:19la semaine
28:21a été compliquée
28:22pour Sébastien Lecornu
28:24le Premier ministre
28:25doit-il retoubler
28:27Sébastien Chenu
28:28redouter
28:29une motion de censure
28:30à un moment
28:30ou à un autre ?
28:32Pourquoi pas ?
28:33Je veux dire
28:33nous on ne s'empêche
28:34de rien
28:35et on ne s'interdit rien
28:36Ça se passe mal
28:37comme ça au Parlement ?
28:38Mais force est de constater
28:39que le Premier ministre
28:40nous démontre
28:41une impuissance totale
28:43quand il est incapable
28:44de convaincre
28:46la représentation nationale
28:47de voter
28:47une proposition
28:48de son propre camp
28:50sur le 1er mai
28:51sur le fait
28:51de pouvoir travailler
28:52dans des conditions
28:54très spécifiques
28:55sur la base du volontariat
28:56etc
28:57un certain nombre
28:58de travailleurs
28:58il n'est même pas capable
28:59de le faire voter
29:01au Parlement
29:02c'est qu'il est
29:03dans une impuissance totale
29:04Donc finalement
29:05les boulangers et le fleuriste
29:06auront le droit
29:06de travailler
29:08cette année
29:09ça ne passera pas
29:10par une proposition de loi
29:11mais un accord a été trouvé
29:12Oui c'est un accord
29:13qui fait qu'il n'y aura
29:14pas de sanctions
29:15donc c'est une liberté
29:16qu'on donne
29:16à un certain nombre
29:17de professionnels
29:17je regrette moi
29:18que par exemple
29:18les bouchers et les poissonniers
29:20n'aient pas été associés
29:21à la réflexion
29:22parce qu'ils sont aussi
29:23finalement
29:24dans la même catégorie
29:24de professionnels
29:25et ils pourraient
29:26le revendiquer
29:27sur la base du volontariat
29:28en étant payé double
29:29je crois qu'il y avait
29:30effectivement 75%
29:31des français
29:32en tous les cas
29:32des professionnels concernés
29:33qui étaient favorables
29:34donc il fallait aller vers cela
29:36quand les français
29:37veulent travailler davantage
29:38en étant mieux payés
29:39je vous rappelle que quand même
29:40et nous on a soutenu ça
29:41donc il n'y a pas de raison
29:42de faire une polémique
29:43mais quand même
29:45même s'il y a une différence
29:46dans le rapport au travail
29:46je le disais tout à l'heure
29:47entre ceux qui revendiquent
29:48le droit à la paresse
29:48nous revendiquent
29:49le droit au travail
29:50pour chacun
29:51c'est pas la remise
29:52en cause d'une tradition
29:531er mai
29:53moi je suis très attaché
29:55à ce que le 1er mai
29:56soit un jour chômé
29:58férié
29:58et payé
29:59et rémunéré
30:00mais il y a
30:01pour un certain nombre
30:02d'abord de domaines essentiels
30:03dans lesquels des français
30:03travaillent
30:04dans les hôpitaux
30:05etc
30:05dans la police
30:06on peut les lister
30:07et puis il y a des français
30:08qui veulent travailler
30:09c'est pour ça qu'on se dit
30:10que sur la base du volontariat
30:12en étant payé double
30:13effectivement
30:14on ne va pas mettre des PV
30:15à des gens qui veulent travailler
30:17et surtout qui peuvent se retrouver
30:18eux-mêmes
30:18avec des concurrences
30:19un peu déloyales
30:20il y a
30:20cela dit plusieurs choses
30:21finalement
30:22du rapport au travail
30:23dans notre société
30:24je disais
30:24on n'a pas la même
30:25vision des choses
30:26par rapport à la gauche
30:28et son droit à la paresse
30:29mais il y a aussi
30:29une problématique salariale
30:30dans notre pays
30:31tout à l'heure
30:32on parlait
30:32des propositions
30:33que le Rassemblement National
30:34pouvait porter
30:35dans le cadre
30:35d'une élection présidentielle
30:36je vous rappelle
30:36que nous nous portons
30:37avec Marine Le Pen
30:38depuis déjà longtemps
30:39une proposition
30:40d'augmentation du salaire
30:41de 10%
30:42pour tous les français
30:43jusqu'à deux fois le SMIC
30:44en échange d'un gel
30:46des cotisations patronales
30:47c'est-à-dire
30:47qu'il n'y a pas de perdant
30:48dans ces cas-là
30:49et bien moi je pense
30:50que ces problématiques salariales
30:51on n'y échappera pas
30:52les français doivent pouvoir
30:53vivre dignement
30:54de leur boulot
30:55doivent pouvoir mieux
30:56gagner leur vie
30:57tous les français
30:58pas uniquement
30:59les français qui sont au SMIC
31:00parce que quand on gagne
31:012000 ou 2200 euros
31:02on n'est pas riche
31:03on a du mal à s'en sortir
31:05surtout avec la flambée
31:06de l'essence
31:06et je pense qu'il faut
31:07d'urgence
31:07avec les partenaires sociaux
31:09mettre ces problématiques
31:11ces propositions
31:11sur le débat
31:12Juste une parenthèse
31:13sur votre proposition
31:14ça veut dire qu'un gel
31:15des cotisations patronales
31:17ceux qui n'appliquent pas
31:18plus 10%
31:20sur les salaires
31:21verront
31:22leur charge augmentée
31:24Non
31:25je viens de le dire
31:25c'est une liberté
31:26c'est une discussion
31:27à avoir entre les partenaires sociaux
31:29et le gouvernement
31:30ce n'est pas une obligation
31:32c'est ouvrir
31:33des possibilités
31:35Toujours est-il
31:36qu'il va falloir
31:36attendre un an
31:37pour que
31:38ces diverses propositions
31:39puissent être discutées
31:40et la présidentielle
31:41comment vous voyez
31:42les choses d'ici un an ?
31:43Est-ce que le gouvernement
31:43de Sébastien Lecornu
31:44peut tenir une année supplémentaire ?
31:46Il va y avoir notamment
31:47le moment crucial
31:48du vote du budget
31:49à l'automne prochain
31:50est-ce qu'il faut
31:51qu'il y ait un accord
31:52pour que la France
31:53puisse tenir jusqu'à
31:54la présidentielle ?
31:55En fait
31:56il joue l'usure
31:58finalement
31:58il joue le temps
32:00il joue la montre
32:00ils l'ont fait
32:01durant tout l'automne dernier
32:03durant toute cette année dernière
32:04et finalement
32:05à quoi aura servi
32:05les 5 années
32:06de ce deuxième quinquennat
32:09d'Emmanuel Macron ?
32:10Sur la situation spécifique
32:11de la fin de quinquennat
32:11est-ce que pour vous
32:12une loi spéciale
32:13finalement sur le budget
32:14jusqu'à la présidentielle
32:15ça serait une option possible ?
32:17Ou alors est-ce qu'il faut ?
32:19Je veux dire
32:19on va voir deux choses
32:20on va voir l'état du pays
32:21à l'automne
32:22où est-ce qu'on en sera
32:23en termes de croissance
32:24en termes d'accès
32:26effectivement
32:26en termes de capacité
32:28à emprunter
32:28sur les marchés internationaux
32:29à quel taux on va emprunter
32:30en termes de dettes
32:31où est-ce qu'on en sera
32:32et quelles sont les propositions
32:33que fera le gouvernement
32:34en fonction de l'état du pays
32:37ils laissent tout filer
32:38aujourd'hui
32:38ils laissent tout filer
32:39donc on verra
32:40ce qu'ils sont capables
32:41de proposer
32:41et puis on se déterminera
32:43et on verra bien
32:44si c'est plutôt une loi spéciale
32:45ou si c'est plutôt une censure
32:46il y aura plusieurs
32:47en tous les cas
32:48ce gouvernement
32:48aujourd'hui
32:49ne se remet pas en cause
32:50c'est d'ailleurs
32:51aussi l'un des marqueurs
32:52de la Macronie
32:53enfin
32:53ils n'ont jamais été capables
32:54de se remettre en question
32:56Maurice Boichot
32:57si demain
32:58une motion de censure
33:00était déposée par la gauche
33:01est-ce que vous voteriez
33:02cette motion de censure
33:03je rappelle que vous avez
33:04participé à faire tomber
33:05les deux prédécesseurs
33:06de Sébastien Lecornu
33:07Michel Barnier
33:08et François Bayrou
33:09en soutenant
33:11ces censures
33:13portées et défendues
33:14par la gauche
33:14est-ce que
33:15si demain
33:15une motion de censure
33:17de ce type-là
33:17était déposée
33:18vous la voteriez ?
33:19alors est-ce que
33:19nous sommes encore
33:20dans le temps de la censure
33:21est-ce qu'il y aurait
33:22des conséquences
33:23en termes
33:23parce que nous
33:23on voulait censurer
33:24quand on a censuré
33:25on voulait que ça ait
33:26des effets politiques
33:27c'est-à-dire pouvoir
33:27faire changer le cours
33:28des choses
33:29c'est-à-dire derrière
33:29une dissolution
33:30est-ce que là
33:31on est dans ce temps-là
33:32je l'ignore
33:33peut-être
33:34parce que techniquement
33:35il n'empêcherait
33:36le président de la République
33:37de dissoudre
33:38si son gouvernement tombait
33:39donc il faudrait regarder
33:40sur la base de quoi
33:40de quel texte
33:41une censure sur quoi
33:42pourquoi pas
33:43mais je vous le rappelle
33:44on est toujours
33:45dans le même état d'esprit
33:46nous ne nous interdisons rien
33:48à partir du moment
33:49où nous pensons
33:50que ça peut faire bouger
33:51les lignes
33:51et donc changer la politique
33:53au bénéfice des Français
33:54on comprend que vous n'êtes pas
33:55dans une volonté ardente
33:56aujourd'hui
33:57ces jours-ci
33:57de faire tomber
33:58non mais nous
33:58on veut changer la politique
33:59au bénéfice des Français
34:01donc si ça doit passer
34:02par une censure
34:03et qu'on considère
34:04qu'il y a la possibilité
34:04de déclencher
34:05des législatives anticipées
34:07pourquoi pas
34:07on ne s'interdit rien
34:09mais est-ce que c'est aujourd'hui
34:10le meilleur outil
34:10on arrive vers la présidentielle
34:12difficile de le dire
34:13dans l'actualité à venir
34:15les députés
34:15qui ont participé
34:16à la commission d'enquête
34:17sur l'audiovisuel public
34:18vont devoir voter
34:19sur le rapport
34:20après tous ces échanges
34:22houleux
34:22parfois des fake news
34:23relayés dans des tweets
34:24la mésentente aussi
34:25avec le président
34:26de la commission d'enquête
34:27est-ce que par ses méthodes
34:29et son style
34:30Charles Laloncle
34:31le rapporteur
34:32de cette commission
34:33n'est-il pas finalement
34:34le meilleur avocat
34:35d'audiovisuel public ?
34:37Non je crois que
34:37Charles Laloncle
34:38l'a mené avec
34:40talent
34:40avec abnégation
34:41avec sérieux
34:42une mission
34:43il y a eu 234 auditions
34:45ça a duré 6 mois
34:45des milliers d'heures
34:47d'auditions
34:48et aujourd'hui
34:49on doit voter
34:49les parlementaires
34:50doivent voter un rapport
34:51je vous rappelle
34:51qu'en général
34:52les commissions d'enquête
34:53votent ces rapports
34:54il y en a eu un qui n'a pas été voté
34:55il y a longtemps
34:56c'était un rapport
34:57je crois sur le financement
34:59des syndicats
34:59qui n'avait pas été voté
35:00parce que je crois
35:01qu'à l'époque
35:02la droite avait reculé
35:03avait un peu peur
35:05donc si ce rapport
35:06n'était pas voté
35:07il ne serait donc pas rendu public
35:08et les choses s'arrêteraient
35:10moi je pense qu'il sera voté
35:11je rappelle que vous dites
35:11qu'il ne s'entendait pas
35:12que le président
35:13le président Jérémy Patrie
35:14qui vient de chez Edouard Philippe
35:15a indiqué qu'il souhaitait
35:16que ce rapport soit voté
35:17avec un certain nombre
35:18de recommandations
35:19qu'est-ce qu'on a vu
35:20dans le cadre
35:21de ces auditions
35:22est-ce que vous y avez vu
35:23d'importantes dérives
35:25comme le dit Charles Allon
35:26oui oui
35:26on a vu un audiovisuel public
35:28d'ailleurs
35:28assez mal géré
35:29je regardais les chiffres
35:31avec un déficit
35:32de 81 millions d'euros
35:33on a vu des influences politiques
35:35on peut parler
35:36de monsieur Sid
35:36bon mais je ne vais pas
35:37refaire la commission
35:38on a vu un audiovisuel public
35:39qui roule la carrosse
35:41en ce qui concerne ses dirigeants
35:42les chambres d'hôtels
35:44etc
35:44et puis on a vu aussi
35:46un audiovisuel public
35:46qui faisait beaucoup
35:48d'externalisation
35:50vers le privé
35:50vers des boîtes
35:51qui quand même
35:52gagnaient beaucoup d'argent
35:53à travers l'audiovisuel public
35:54des boîtes privées
35:55qui gagnaient beaucoup d'argent
35:56et puis on a vu
35:57un audiovisuel public
35:58qui pratiquait parfois
35:59le pantouflage
36:00parfois le conflit d'intérêts
36:01il y a eu énormément
36:03d'échanges parfois rugueux
36:04moi j'étais très choqué
36:05d'ailleurs de voir
36:06un certain nombre de stars
36:07de la télévision
36:07venir je pense à Nagui
36:09avec une espèce
36:09de certaine arrogance
36:12parfois teinté de mépris
36:13dire à la représentation nationale
36:15qu'il n'avait rien
36:16à se reprocher
36:16que rouler
36:17circuler
36:18il n'y a rien à voir
36:18non l'audiovisuel public
36:20doit effectivement
36:21profondément
36:22largement se réformer
36:23il doit même probablement
36:24être en partie privatisé
36:25est-ce que Charles Aloncle
36:26doit l'écrire ça
36:27qu'il faut privatiser
36:28le service public
36:28est-ce que ça doit faire
36:29partie des recommandations
36:31le rapporteur
36:32je ne vais pas lui tenir
36:32la plume
36:33mais il pourra en déduire
36:34un certain nombre de choses
36:35en tous les cas
36:37vous c'était votre conclusion
36:38personnelle en voyant
36:39la rémission d'enquête ?
36:40ça fait longtemps
36:41qu'on considère
36:41que les dérives
36:42de l'audiovisuel public
36:43même si elles apparaissent
36:43au grand jour
36:44à travers cette commission
36:45elles existent
36:47ça fait longtemps
36:47qu'on considère
36:48que l'audiovisuel public
36:49c'est souvent opaque
36:51que l'audiovisuel public
36:52c'est souvent aussi
36:53un audiovisuel public
36:54qui fait travailler
36:55un certain nombre
36:56de copains
36:58est-ce qu'il n'y a pas
36:58de grands professionnels
36:59en audiovisuel public ?
37:00incontestablement
37:01il y a des gens
37:01de grande qualité
37:02dans l'audiovisuel public
37:03je ne mets pas tout le monde
37:04dans le même sac
37:05en revanche je pense
37:06qu'il y a une direction
37:07de l'audiovisuel public
37:08qui est colorée politiquement
37:10qui n'est pas à la hauteur
37:11que Mme Ernot
37:12n'est pas à la hauteur
37:13de sa fonction
37:13Érine Tarnot
37:14après le départ
37:16d'Olivier Nora
37:16patron depuis 26 ans
37:18de Grasset
37:19246 auteurs
37:20ont quitté
37:20la maison d'édition
37:23est-ce que
37:23vous craignez
37:24que le pluralisme
37:25dans le monde de l'édition
37:26soit aujourd'hui
37:27non pas du tout
37:28ils trouveront probablement
37:29d'autres éditeurs
37:31pour se faire éditer
37:31ce sont des gens talentueux
37:32donc je n'ai aucun doute
37:33sur ça
37:35maintenant
37:35M. Bolloré
37:36puisque en fait
37:36c'est ça derrière
37:37M. Bolloré a repris
37:38tous ses auteurs
37:39dans une lettre commune
37:40la brutalité
37:40de M. Bolloré
37:41il a repris cette maison d'édition
37:43vous savez il y a
37:43Pierre Berger
37:44qui était à l'opposé
37:45politiquement de Vincent Bolloré
37:46qui disait
37:47lorsqu'il a racheté Le Monde
37:48c'est celui
37:50qui paye l'orchestre
37:51qui choisit la musique
37:52donc M. Bolloré
37:54il n'a pas tellement fait
37:56voilà un peu la philosophie
37:57de Pierre Berger
37:58M. Bolloré
37:59c'est un acteur privé
38:00il souhaite avoir
38:01une maison d'édition
38:02pour éditer
38:03un certain nombre
38:03d'auteurs
38:05peut-être des auteurs
38:05qui ont plus de mal
38:06à se faire éditer
38:07j'en sais rien
38:08mais en tous les cas
38:08ça lui appartient
38:10je veux dire
38:10c'est pas de l'argent public
38:12il fera bien
38:13ce qu'il voudra
38:14et puis
38:15les écrivains de grand talent
38:16trouveront d'autres
38:17maisons d'édition
38:18puisqu'ils ont beaucoup de talent
38:19Sébastien Chenu
38:20est-ce que vous considérez
38:20que les écrivains
38:21sont une petite caste
38:22qui se croit
38:23au-dessus de tout
38:24et qui fait peur à beaucoup
38:25Vincent Bolloré
38:26dans le texte
38:26certains se croient
38:28au-dessus de tout
38:29et d'autres sont
38:30beaucoup plus humbles
38:31et modestes
38:31sur la qualité
38:32de leur oeuvre
38:34il y a de tout
38:35chez les écrivains
38:36mais moi je suis persuadé
38:37que lorsque
38:37on est talentueux
38:39on trouve une maison d'édition
38:40ils trouveront
38:41tout ce qui râle aujourd'hui
38:48avec toujours des réponses
38:49oui ou non
38:50pour ou contre
38:50faut-il placer
38:52Sébastien Chenu
38:53le protoxyde d'azote
38:54comme stupéfiants
38:55pour en interdire
38:55la vente
38:57j'ai du mal
38:57à vous répondre
38:58pour ou contre
38:58mais moi je suis très hostile
38:59effectivement à l'utilisation
39:00de ce type de produit
39:01est-ce que ça rentre
39:02si il y a un côté scientifique
39:03dans la catégorie des stupéfiants
39:04je suis incapable de le dire
39:05de façon médicale
39:06mais en tous les cas
39:07en interdire
39:09la consommation
39:09probablement oui
39:11si vous étiez maire
39:12si vous étiez maire d'une commune
39:12est-ce que vous retiriez
39:13du fronton de votre mairie
39:15le drapeau européen
39:17on a vu que plusieurs élus
39:18du rassemblement
39:18à titre personnel
39:20je ne suis pas fan
39:21qu'il y ait autre chose
39:22que le drapeau français
39:22au fronton des mairies
39:24à titre personnel
39:25je serais favorable
39:26à ce qu'il n'y ait
39:27que le drapeau français
39:28mais encore une fois
39:29chaque maire
39:30fait comme bon lui semble
39:31fait comme il veut
39:32c'est aussi ça
39:32la liberté des maires
39:33Emmanuel Macron
39:34a reçu des maires jeudi
39:35il a annoncé devant eux
39:37un projet de loi
39:37pour protéger
39:38les élections françaises
39:39contre les ingérences étrangères
39:41est-ce que vous pourriez voter
39:42un tel projet de loi ?
39:43qu'est-ce qu'il y aura dedans ?
39:44c'est toujours fumeux
39:45avec Emmanuel Macron
39:46on n'a pas
39:47je ne sais pas
39:48quels sont les tenants
39:49et les aboutissants
39:50ce qu'il veut dire
39:50est-ce qu'effectivement
39:51les ingérences chinoises
39:53américaines, russes
39:55Emmanuel Macron
39:56sait nous en protéger
39:57je ne suis pas persuadé
39:58qu'en tous les cas
39:58ce gouvernement
39:59soit le plus capable
40:00de protéger la France
40:01des ingérences étrangères
40:02une dernière question
40:03la disparition de Nathalie Baye
40:04a été annoncée hier
40:05un film de l'actrice
40:07que vous préférez
40:08ou qui résume
40:08sa carrière à vos yeux
40:09moi j'ai beaucoup aimé
40:10La Balance
40:12il y a très longtemps
40:13c'est une des années 80
40:15Nathalie Baye
40:16était une formidable comédienne
40:17j'avais eu le plaisir
40:18d'aller écouter
40:18l'écouter lire
40:20des textes d'Hervé Guibert
40:21il y a une quinzaine d'années
40:23de cela au théâtre du Rond-Point
40:24c'était une interprète
40:26extraordinaire
40:29Le Grand Jury
40:302027
40:31c'est demain
40:32et on en revient
40:33à nos histoires politiques
40:34Jordan Bardella
40:35a tenu un meeting
40:35hier avec ses alliés européens
40:37selon la tribune dimanche
40:38le meeting a été ouvert
40:39par un animateur italien
40:41Mario Giordano
40:42qui a fustigé
40:43la propagande LGBT
40:45il a évoqué
40:46la remigration
40:47soit le retour forcé
40:48des personnes
40:48d'origine étrangère
40:49dans leur pays d'origine
40:51est-ce que ce sont
40:52vraiment vos amis
40:53ces gens-là ?
40:53Non mais encore une fois
40:54nous nous le disons
40:56à chaque fois
40:57nos alliés au Parlement européen
40:59nous aident à quoi ?
40:59à contester
41:00l'hégémonie
41:02de Madame Van der Leyen
41:03sa volonté de dépouiller
41:05les nations
41:05de leurs prérogatives
41:06Donc quoi qu'ils pensent ?
41:07Ils mènent les politiques
41:08qu'ils veulent dans leur pays
41:09et ce sont les Italiens
41:11comme hier les Hongrois
41:12qui choisissent
41:13les dirigeants
41:13qu'ils veulent
41:14nous on n'est pas
41:15pour la remigration
41:16ça ne fait pas partie
41:17de notre programme
41:18donc là encore
41:19chacun fait ce qu'il veut
41:20dans son pays
41:21et lorsqu'on se retrouve
41:22au Parlement
41:23c'est pour contester
41:23l'hégémonie
41:24d'Ursula Van der Leyen
41:25Donc vous n'êtes pas unis
41:26par une vision commune
41:28de l'Europe ?
41:28Sur l'Europe si
41:29l'Europe des nations
41:29on souhaite que chaque nation
41:31que chaque nation
41:32soit libre
41:34indépendante
41:34mène des partenariats
41:36entre elles
41:36mais que nous ne soyons pas
41:37sous tutelle
41:38qui sont animés
41:39par des sentiments
41:39pro-russes
41:40pro-Trump
41:41anti-LGBT
41:41ça dépend
41:42tout ça vous a des riches ?
41:43Mais ça dépend lesquels ?
41:44Non moi je ne suis pas du tout
41:44évidemment ni anti-LGBT
41:46ni pro-russes
41:47pas du tout
41:48mais en revanche
41:49je suis très contestataire
41:50de l'Union Européenne
41:52vous savez qu'on passe notre temps
41:53à nous dire
41:53il faudrait dire merci
41:54à l'Union Européenne
41:55pour ce qu'elle nous donne
41:56alors qu'en réalité
41:57c'est l'argent des Français
41:58qui est redistribué
41:58et qu'on en perd beaucoup
41:59au passage
42:00donc tout à l'heure
42:01je vous ai parlé de Stellantis
42:02non je ne suis pas très satisfait
42:03c'est moins qu'on puisse dire
42:04de la façon dont l'Union Européenne
42:05s'occupe de l'industrie française
42:06puisqu'elle est en train
42:07de la couler
42:08en confiant d'ailleurs
42:09un certain nombre de marchés
42:10à d'autres pays européens
42:11que ceux de la France
42:12donc effectivement
42:13il y a beaucoup à dire
42:13sur l'Union Européenne
42:15c'est pas pour ça
42:16que je suis en accord
42:17avec des politiques intérieures
42:18Quand Marie-Léon se déplace par exemple
42:19en Hongrie avant les élections
42:20pour soutenir Victor Orban
42:22elle y va quoi ?
42:23Pour soutenir la politique
42:24menée par Orban en Hongrie ?
42:25Elle y va pour soutenir
42:26une vision européenne ?
42:27Elle y va pour soutenir d'abord
42:28un allié au Parlement européen
42:33une fois la politique
42:34qui est menée par Mme von der Leyen
42:35et les attributions
42:36qu'elle essaye de s'octroyer
42:38sur le dos des peuples
42:39personne ne lui a donné mandat
42:40à Mme von der Leyen
42:41pour s'occuper d'immigration
42:43pour s'occuper de diplomatie
42:44pour s'occuper de défense
42:45donc tout ça
42:46ce sont des prérogatives nationales
42:48et quand Marine Le Pen
42:49va soutenir Victor Orban
42:50elle va soutenir finalement
42:51ce discours de l'Europe des nations
42:53Donc, Maurice Boachot
42:54Et est-ce qu'elle va aussi soutenir
42:55dans ce cadre-là
42:56la politique menée par Victor Orban
42:58donc des faits dimanche dernier
43:00il avait mis les médias au pas
43:01il avait réduit la visibilité
43:02des oppositions
43:04des oligarques
43:05et entreprises proches de lui
43:07avait remporté des contrats publics
43:08et c'était enrichi
43:09il avait aussi bloqué
43:11le prêt de 90 milliards d'euros
43:13pour l'Ukraine
43:13est-ce que vous pourriez dire
43:14que c'est une telle politique
43:15que vous pourriez mener ?
43:17Alors, il y a plusieurs choses
43:18dans tout ce que vous dites
43:18d'abord, pour rebondir
43:20sur ce que vous nous disiez
43:21tout à l'heure
43:21on n'aime pas beaucoup
43:22les ingérences des pays étrangers
43:23dans nos affaires intérieures
43:25donc pas davantage
43:26nous essayons de nous ingérer
43:28dans les affaires politiques
43:29des autres pays
43:30dans les affaires intérieures
43:32c'est quelque part une présence inagérance
43:33Pour le reste, je vous explique
43:34pourquoi Marine Le Pen
43:36allait soutenir Victor Orban
43:37parce qu'il était un allié
43:38dans le cadre de l'Europe des Nations
43:40sur l'Ukraine
43:41c'est un prêt
43:42vous faites allusion
43:42à un prêt de 90 milliards d'euros
43:44auquel nous nous sommes opposés
43:45parce que nous considérons
43:46qu'il n'y a pas de garantie
43:47à ce qu'il soit un jour remboursé
43:49c'est quand même
43:49l'argent des Français
43:50à chaque fois
43:51je veux dire
43:52on peut tout signer
43:53tout valider
43:53les yeux fermés
43:54et à la fin
43:55les Français n'arrivent plus
43:56à rouler
43:56avec leur bagnole
43:57Ce que vous nous dites
43:58c'est qu'il faut arrêter
43:59de soutenir l'Ukraine
43:59Non, non, non
43:59c'est pas ce que je vous ai dit
44:00je vous ai dit qu'effectivement
44:01il fallait continuer à aider l'Ukraine
44:03comme nous le faisons
44:03Nous le faisons d'ailleurs
44:05de bien des façons
44:06à travers la formation
44:07à travers l'aide
44:09de façon défensive
44:10à l'Ukraine
44:10bien sûr
44:11qu'il faut continuer
44:12mais un prêt
44:14qui ne sera jamais remboursé
44:15est-ce qu'on en a encore
44:17les moyens ?
44:17Je veux dire
44:18moi je veux bien
44:18qu'on dilapide
44:19l'argent des Français
44:21aux quatre coins du monde
44:22est-ce que nous en avons
44:23les moyens ?
44:24Visiblement nous n'en avons plus
44:25les moyens puisque notre pays
44:26est ruiné
44:27Mais après une fin de guerre
44:29l'Ukraine a quand même
44:30été une puissance
44:31et on peut également
44:32aller investir ensuite
44:33en Ukraine
44:33ça vaut le coup
44:35Oui, il faudrait
44:36qu'on ait des garanties
44:36pour cela
44:37parce que la reconstruction
44:38de l'Ukraine
44:39qui j'espère
44:40sera évidemment
44:41le plus rapidement possible
44:43moi j'ai
44:45du sentiment
44:46pour les Ukrainiens
44:47qui sont un peuple
44:48qui a été
44:50abîmé
44:51persécuté finalement
44:52par l'invasion russe
44:55donc il faudra
44:56que leur pays
44:56soit reconstruit
44:57mais pour l'instant
44:57A ce moment précis
44:57de la guerre
44:58couper des aides
44:59enfin refuser
45:00plus précisément
45:00des aides
45:01à l'Ukraine
45:02c'est quand même
45:04les projeter
45:05vers une défaite
45:06non ?
45:06Mais monsieur Bost
45:06si je vous demande
45:07de m'aider
45:08en vendant votre maison
45:09pour m'aider
45:11à moi en acheter une
45:11est-ce que vous allez
45:12pouvoir le faire ?
45:13Nous n'avons plus
45:14forcément les moyens
45:15d'aider de cette façon-là
45:16est-ce que ça veut dire
45:16qu'on coupe tout ?
45:17Pas du tout
45:17je vous ai dit
45:18il y a un certain nombre
45:19d'aides qu'il faut
45:19continuer à avoir
45:20notamment des aides matérielles
45:21nous continuons
45:22à les avoir
45:23mais il y a des limites
45:24Mais au de la l'Ukraine
45:24est-ce qu'il n'y a pas
45:25une menace russe
45:26en Europe
45:26quand on écoute
45:27les propos du chef
45:27d'état-major des armées
45:29le général Fabien Mandon
45:30il a dit devant
45:31la commission de la défense
45:32de l'Assemblée nationale
45:33que sa préoccupation
45:34en première
45:34était la perspective
45:35d'une guerre ouverte
45:36avec la Russie
45:38est-ce que vous partagez
45:38vous cette préoccupation ?
45:40Mais bien sûr
45:40que la Russie
45:40est une menace
45:42multidimensionnelle
45:42bien sûr que la Russie
45:43est une menace
45:44et qu'il faut en avoir
45:45pleinement conscience
45:46Est-ce qu'il y a une défaite
45:46de l'Ukraine ?
45:47Est-ce que nous ne sommes pas
45:48les prochains
45:48sur la liste des Russes ?
45:50Je ne crois pas non
45:50mais raison pour laquelle
45:52nous devons aujourd'hui
45:53nous armer
45:54et en tous les cas
45:55continuer à avoir
45:55une politique de défense
45:57on ne peut compter
45:58sur personne d'autre
45:58que nous-mêmes
45:59dans ces moments-là
46:01et nous nous l'avons souvent dit
46:02on a voté d'ailleurs
46:03les lois de programmation militaire
46:05on a souvent dit
46:06qu'elles étaient mal calibrées
46:07qu'elles n'étaient pas au niveau
46:08on va continuer
46:09ils sont en train
46:09de les revoir finalement
46:10le gouvernement est en train
46:11de les réajuster
46:12et bien nous
46:13nous les soutiendrons
46:14sans aucun problème
46:15parce qu'en matière de défense
46:16nous ne pouvons compter
46:17que sur nous-mêmes
46:18Sébastien Chenu
46:19si Marine Le Pen
46:19voit sa peine d'inéligibilité
46:21confirmée
46:22le 7 juillet
46:23en appel
46:24quel rôle
46:24est-ce que vous lui voyez
46:26jouer dans l'avenir ?
46:28Est-ce qu'elle pourrait être
46:28conseillère spéciale
46:30d'un éventuel président
46:31de la République
46:31qui pourrait s'appeler
46:32Jordan Bardella ?
46:33Est-ce qu'elle pourrait être ministre ?
46:35Ça c'est à elle
46:36d'en décider
46:37déjà il faut gagner
46:38les élections
46:38avant de savoir
46:39qui sera ministre
46:40mais Marine Le Pen
46:41exerce un magistère
46:44moral
46:46une influence politique
46:49centrale
46:49dans notre famille politique
46:50et je pense
46:51qu'elle aura à cœur
46:52de faire en sorte
46:52elle a toujours fait
46:53comme ça Marine Le Pen
46:53elle a toujours fait primer
46:55l'intérêt de nos idées politiques
46:56et de notre mouvement
46:57sur son propre intérêt
46:59je vous rappelle
46:59qu'elle s'est séparée
47:00à une époque de son père
47:01pour que le mouvement
47:02puisse continuer
47:02à se développer
47:03à vivre
47:03et ne soit pas entravé
47:05par les déclarations
47:06à l'époque
47:06de Jean-Marie Le Pen
47:07Vous souhaiteriez qu'elle soit
47:08ministre par exemple ?
47:09Marine Le Pen
47:10prendra la part
47:11qu'elle voudra prendre
47:11je sais qu'elle sera centrale
47:13dans l'action
47:14que nous mènerons
47:15est-ce que ça doit être ministre
47:16ou autre chose ?
47:18Franchement
47:18ça lui appartient
47:19en tous les cas
47:20Marine Le Pen
47:21ne rentrera pas chez elle
47:22en laissant le pays
47:23à l'abandon
47:24Elle n'arrêtera pas la politique
47:25en clair ?
47:26Il y a plusieurs façons
47:26de faire de la politique
47:27elle l'arrêtera peut-être
47:29de façon élective
47:29si elle en était privée
47:30mais il y a plein d'autres façons
47:32Elle ne serait pas
47:33première ministre de Jean-Marie
47:34Elle a dit qu'elle ne voulait pas le faire
47:36il y a d'autres options
47:37pour faire de la politique
47:38dans notre pays
47:38Si on reçoit sur 2027
47:40les Républicains
47:41le parti vote ce week-end
47:42pour désigner leur président
47:43Bruno Retailleau
47:45comme leur candidat
47:45à la présidentielle
47:47ou alors opter
47:48pour une primaire
47:49semi-ouverte
47:50Est-ce que ce résultat
47:51vous intéresse ?
47:53Oui, oui
47:54je crois que c'est
47:55Laurent Wauquiez
47:55qui disait
47:56que c'était un peu
47:57un marché de dupe
47:58donc Bruno Retailleau
47:58organise un scrutin
47:59pour essayer de s'auto-désigner
48:02ça montre encore finalement
48:03le peu de crédibilité
48:04comme sur Retailleau
48:05Il en avait peu
48:06lorsqu'il était aux affaires
48:06je vous rappelle son bilan
48:07assez consternant
48:08de ministre de l'Intérieur
48:09avec les délivrances
48:11de visas
48:12le nombre
48:13d'OQTF expulsés
48:14proche du néant
48:16je vous rappelle
48:17qu'il a validé
48:17la hausse de la CSG
48:18du budget
48:20Le Cornu
48:21la hausse de 10 milliards
48:22d'impôts
48:22du budget Le Cornu
48:23aujourd'hui
48:24c'est une élection
48:25Sur la sécurité
48:25la réforme de la constitution
48:26ce n'est pas un candidat
48:27qui peut être gênant
48:28pour vous
48:28Non, je lui prédis
48:31d'habitude
48:32je n'ai pas de boule de cristal
48:33mais je lui prédis
48:33à peu près le même score
48:34que Mme Pécresse
48:35peut-être un peu moins
48:36Donc sous la barre des 5%
48:37Voilà
48:38Et j'invite ces électeurs
48:40à plutôt se tourner vers nous
48:41s'ils veulent des réponses
48:42en matière régalienne
48:43en particulier
48:44On va parler d'un autre
48:45candidat potentiel
48:46Gabriel Attal
48:47qui publie
48:47En oeuvre libre
48:48c'est un livre
48:49programmatique et personnel
48:51qui lance
48:51sa candidature probable
48:53à la présidentielle
48:54qui livre également
48:55un bilan du macronisme
48:57dont il entend se détacher
48:58Est-ce qu'il y a
48:59un espace politique
49:00pour Gabriel Attal ?
49:01Je ne crois pas
49:02Je disais en début
49:03de nos échanges
49:04que tous ceux
49:05qui ont œuvré
49:07aux côtés
49:08d'Emmanuel Macron
49:09pour mettre le pays
49:10dans cet état-là
49:11sont disqualifiés
49:12durablement
49:12Et Gabriel Attal
49:13en premier lieu
49:14Je me rappelle
49:15que Gabriel Attal
49:16voulait désmicardiser
49:17la France
49:18Entre son arrivée
49:20et son départ
49:20le nombre de smicards
49:21avait augmenté
49:22Donc ces gens
49:23n'ont évidemment
49:23aucune crédibilité
49:24Ils ont eu les manettes
49:25Ils avaient tous les pouvoirs
49:26en 2017
49:27Ils avaient une majorité
49:28Ils ont les pouvoirs
49:30au sein de l'État profond
49:31Ils ont tous les relais
49:32Ils n'en ont rien fait
49:33Ils ont abîmé notre pays
49:34Aujourd'hui
49:35écrire des bouquins
49:35pour nous dire
49:36qu'ils ont toutes les solutions
49:37fait d'eux des gens
49:38assez peu crédibles
49:39en réalité
49:39Une dernière question
49:40c'est la question
49:41People
49:42Faut-il y voir
49:43un signe de normalisation ?
49:45J'ai bien sûr
49:46vous parlé de Jordan Bardella
49:47qui a officialisé
49:48dans une séquence photo
49:50avec Paris Match
49:50sa relation
49:51avec la princesse
49:52Maria Carolina
49:53de Bourbon
49:53des deux Siciles
49:55D'abord
49:56c'est une étape obligée ?
49:57Quand on est harcelé
49:58par la presse
49:59sur sa vie privée
49:59oui à un moment
50:01c'était le cas
50:01de Jordan Bardella
50:02il est obligé
50:03de rendre publique
50:05la personne
50:06qui l'accompagne
50:07dans la vie
50:08Vous connaissez
50:08la critique
50:09qui a été émise
50:10c'est que
50:11où est le parti
50:12anti-système
50:12anti-élite
50:14quand vous êtes
50:15Je veux dire
50:16le fait
50:16de tomber amoureux
50:19vous pouvez tomber amoureux
50:20d'une princesse
50:21comme vous pouvez
50:22tomber amoureux
50:22de quelqu'un
50:23qui est peut-être
50:24beaucoup plus modeste
50:24ça ne fait pas de vous
50:25un adhérent à la monarchie
50:27Tout d'un coup
50:27vous fréquentez
50:28un milieu
50:29qui est quand même
50:29celui de la jet set
50:30un milieu très international
50:31très riche
50:32qui est quand même
50:33loin
50:33On peut fréquenter
50:34des milieux
50:35sans en adopter les codes
50:36On peut fréquenter
50:37des milieux
50:37sans en adopter les codes
50:38Est-ce que vous faites partie
50:39de ceux qui disent
50:40que les français
50:40adorent les histoires
50:42de princesse ?
50:43On a lu comme commentaire
50:45Moi j'aime bien d'ailleurs
50:46De quoi aller ?
50:47L'histoire de princesse
50:48je trouve ça plutôt charmant
50:49D'accord
50:51Je trouve ça plutôt charmant
50:52et sincèrement
50:53moi j'aime bien
50:54le duo qu'ils font
50:55Je trouve que c'est un duo
50:56qui est assez valorisant
50:58Ce sont des jeunes gens doués
51:00des jeunes gens sympathiques
51:02des jeunes gens
51:03je crois que cette demoiselle
51:05parle six langues
51:06Je trouve ça plutôt sympa
51:07Merci beaucoup Sébastien Chenu
51:09Je rappelle que vous êtes
51:09vice-président du Rassemblement National
51:11député du Nord
51:13et vice-président de l'Assemblée Nationale
51:14Merci pour ce grand jury
51:15Bon dimanche à tous
51:17On se retrouve la semaine prochaine
51:18À midi
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