- il y a 9 mois
SMART TECH du 15 janvier 2026, Le magazine quotidien de l’innovation
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00:00Bonjour à tous, bienvenue dans Smartech, on est en direct comme tous les jeudis
00:11matin, on est ensemble pour le grand débrief de l'ActuTech avec mes présentateurs, mes
00:16présentateurs, mes commentateurs, je vous présente les sujets juste après.
00:25C'est parti pour le grand débrief de l'ActuTech de Smartech, on est en direct sur la chaîne
00:29Bsmart comme tous les jeudis matins et aujourd'hui autour de la table, j'ai le grand plaisir
00:33de réunir Olivier Morel, directeur général de Snowpack et trésorier d'Exatrust, donc
00:38expert en cybersécurité, bienvenue Olivier dans ce débrief.
00:43Henri Dagrin, bonjour, bienvenue également en 2026 sur le plateau de Smartech, je rappelle
00:48que vous êtes le délégué général du CIGREF, donc on a les DSI, des grandes organisations
00:53qui sont là, qui nous parlent, et Julien Pillot, enseignant-chercheur en économie à l'INSEC.
00:58Bonjour Julien, bonjour Delphine, bonne année.
01:00Et bienvenue aussi en 2026 dans Smartech, bonne année à tous.
01:04Alors on va parler aujourd'hui de la cybercriminalité puisqu'on a l'occlusive qui nous révèle son
01:09panneau crime annuel, ça va nous permettre de voir quel est le bilan de l'année 2025
01:13mais aussi de se placer dans ce contexte 2026.
01:16On va parler aussi retail, on va parler du nouveau commerce, du nouveau e-commerce
01:20avec l'arrivée de l'universal commerce protocole accepté, signé entre Google et Carrefour.
01:29C'est une annonce importante puisque Carrefour est le premier finalement commerçant français
01:34à faire ce deal en France et même je dirais en Europe.
01:38Mais on commence avec une remise de prix, une remise du prix Marius Lavey, inventeur ingénieur
01:442026, ça a été remis hier soir, donc 14 janvier 2026.
01:50Pour lancer cette discussion, nous sommes connectés avec Amaury Fievès.
01:53Bonjour Amaury.
01:55Bonjour.
01:56Alors, vous êtes évidemment membre du jury de ce prix mais vous êtes aussi le membre fondateur
02:01de l'IESF, la Société des ingénieurs et scientifiques de France.
02:05Le prix Marius Lavey va célébrer, enfin il célèbre aujourd'hui et cette année
02:09toute cette ingéniosité, cette innovation française.
02:13Il salue le travail des ingénieurs et ça me semblait important de le faire aussi ici
02:16dans Smartech, de rappeler l'importance de leur rôle dans la société.
02:21Et alors il a été attribué à, ta ta ta ta, Julie Grolier, une femme, on est ravis,
02:25physicienne, directrice de recherche CNRS au laboratoire Albert Fert,
02:29où on retrouve donc l'université Paris-Saclay, le CNRS et Thalès.
02:34C'est une spécialiste de la spin-tronique, donc que l'on retrouve dans de nombreux
02:38équipements numériques comme les mémoires qu'on a dans nos ordinateurs.
02:43C'est aussi une spécialiste en intelligence artificielle, elle consacre ses recherches
02:47au développement de puces neuromorphiques qui reproduisent physiquement un réseau de neurones.
02:52Elle est aussi déjà médaille d'argent 2018 du CNRS, également lauréate du prix
02:58Irène Joliot-Curie 2021 de la Femme scientifique de l'année pour ses travaux.
03:03Bon, je dirais qu'elle avait quand même tout pour nous plaire, mais qu'est-ce qui vous a plu
03:06et convaincu à vous, jury, précisément cette année ?
03:11Alors déjà, ce qu'on peut dire, c'est qu'on arrive dans un jury où les cinq finalistes
03:16sont toutes et tous des personnes avec un parcours qui est exceptionnel.
03:19Donc, différencier ces personnes est une tâche qui est très compliquée, surtout pour un jury
03:26comme nous qui est jeune.
03:28Donc, je ne vous cache pas qu'il y a eu de nombreux débats.
03:32On peut peut-être citer d'ailleurs les quatre autres finalistes.
03:35Donc, on avait notamment Éric Carel de Wising, André-Jacques Auberton qui est le
03:40cofondateur de Swatec, donc les matériaux des semi-conducteurs.
03:43Luc Julia qu'on ne présente plus sur les interfaces en machine et l'IA appliquées.
03:49Pascal Sennelart aussi cofondatrice de Candela, donc dans l'informatique quantique.
03:53Oui, c'est vrai qu'on avait du beau monde là.
03:56Absolument, comme chaque année d'ailleurs.
03:58Et donc, pour répondre à la question de pourquoi Julie Grelier et pourquoi pas les autres,
04:04on dirait que c'est plutôt son parcours qui s'est démarqué et notamment cette jonction
04:09entre sa vie académique en tant que chercheuse au CNRS et puis aussi ses liens avec le
04:14monde privé et son travail avec différentes équipes de différentes sociétés.
04:21Et on trouvait ça intéressant, le fait qu'elle ait amené des sujets de recherche
04:27qui sont quand même très complexes dans le monde de l'entreprise, de l'industrie.
04:33Appliquée finalement.
04:35Elle est aussi l'autrice d'un livre pour enfants.
04:37Estelle et Noël à Découverte de l'IA qui est paru aux éditions 1000 pages.
04:41L'intelligence artificielle, c'était quand même aussi un gros thème sous-jacent de la
04:45sélection du jury, j'ai l'impression.
04:47Absolument.
04:48Et ce qui est assez étonnant, c'est de voir l'évolution déjà en un an, puisque l'an
04:51dernier, on n'avait pas des finalistes qui étaient toutes et tous sur l'intelligence
04:55artificielle, contrairement à cette année.
04:57Donc l'an dernier, on avait des sujets sur l'agriculture, on avait des sujets sur
05:01de la mécanique industrielle.
05:03Cette année, toutes les personnes travaillaient directement ou indirectement sur les sujets
05:07d'intelligence artificielle.
05:09Personnellement, ça m'a marqué.
05:10Oui.
05:11Alors, vous parliez de la jeunesse du jury.
05:12C'est vrai qu'on retrouve dans le jury des élèves du lycée, on retrouve des étudiants
05:16de grandes écoles.
05:18Enfin voilà, vous avez des parcours très riches, jusqu'à évidemment des professionnels,
05:22des ingénieurs dans le privé ou le public.
05:25C'est important de rappeler, je le disais, le rôle central aujourd'hui des ingénieurs
05:29face au grand défi finalement de notre époque.
05:32Quelle est votre perception ? Je voulais faire un tour de table d'ailleurs, pas que vous
05:35posez la question qu'à vous, Amaury, mais un tour de table ici sur la manière dont
05:39vous voyez que les ingénieurs tiennent une place, un rôle plus ou moins important dans
05:43la société.
05:44Est-ce que vous donneriez un carton rouge ou un carton vert ?
05:47Sur leur place ?
05:48Est-ce que vous avez l'impression qu'ils sont aujourd'hui reconnus à leur juste
05:58place, les ingénieurs, est-ce qu'on leur donne une visibilité suffisante, est-ce qu'on
06:02les écoute assez dans la société actuelle française ?
06:06Carton rouge.
06:06Eh ben voilà, j'étais sûre qu'on allait changer de couleur.
06:09Je veux voir d'autres cartons là, alors ?
06:12Donc on a un carton rouge.
06:13Un orange.
06:14Un orange.
06:15Je vais être un peu sur la même position pour différentes valeurs.
06:17D'accord.
06:18Et on va poser la question à Amaury, qui est avec nous.
06:21Vous avez l'impression qu'aujourd'hui, ils sont reconnus, ils sont à leur juste
06:24place, les ingénieurs en France ?
06:27Non, pas vraiment.
06:29Je ne pense pas que le point de vue des ingénieurs est justement représenté dans
06:34le débat public et dans les politiques publiques.
06:38Donc c'est pour ça que ce prix, justement, Marius Slavé, a son importance, puisque
06:42permet de mettre en avant des ingénieurs qui ne seraient pas forcément connus du grand
06:46public autrement, puisqu'on reste quand même sur des communautés.
06:48qui sont relativement fermées.
06:50Et c'est également l'émission qu'on porte au sein de l'USF, ingénieurs et scientifiques
06:53de France, de mettre en avant cette parole des ingénieurs en France, donc auprès
06:58des institutions décisionnelles et également à l'international.
07:01Moi, j'ai mis aussi ce carton rouge, comme vous finalement, Amaury, parce que je trouve
07:08qu'on manque finalement de techniciens, d'experts aujourd'hui dans les places les plus importantes,
07:13y compris dans les administrations, pour éclairer les décideurs publics, par exemple.
07:19Aujourd'hui en France, on ne forme pas assez d'ingénieurs et singulièrement en matière
07:24de technologies numériques.
07:25On est en déficit systémique d'ingénieurs.
07:30Ces filières de formation d'excellence n'attirent pas assez et singulièrement n'attirent pas
07:35assez les femmes.
07:36C'est un vrai sujet de préoccupation qui est aujourd'hui dans la tête notamment
07:42de tous les décideurs publics, sans que l'on voit véritablement se mettre en place les
07:48dispositions qui permettraient de résoudre ce sujet.
07:51Et puis, le prix Marius Slavé, et ça c'est intéressant, nous montre deux choses.
07:57C'est que les ingénieurs, notamment en France, sont particulièrement bien formés pour
08:02résoudre des problèmes sous contraintes fortes, et nous sommes confrontés à de multiples
08:06contraintes, pas uniquement écologiques, mais en matière d'accès aux ressources,
08:11en matière d'accès à l'énergie, et ainsi de suite.
08:13Et puis, les ingénieurs, et notamment sur les sujets qui intéressent le prix Marius
08:18Slavé, c'est le temps long.
08:22Parce que pour développer, industrialiser, et puis diffuser des technologies de cette
08:29nature, que ce soit dans l'électronique, dans le quantique, et ainsi de suite, et
08:33bien c'est 10, 15 ans, 20 ans d'efforts de recherche, de recherche fondamentale, de
08:39recherche et développement, de recherche appliquée, pour ensuite permettre à notre
08:44société de bénéficier de ce type de produit.
08:47C'est vachement important.
08:48Et puis, on voit qu'on en a des ingénieurs, qu'on les a, ces talents, et c'est très important
08:53de les mettre en avant.
08:55Alors, pourquoi vous étiez dans le carton rouge, carton vert, là, tous les deux ?
08:58Alors, moi, le carton rouge, c'est un peu pour les mêmes raisons.
09:01Le carton vert, c'est pour donner quand même, voire quand même une note d'espoir.
09:04Alors, sur le carton rouge, je suis complètement d'accord.
09:06Ce qu'on voit aussi, c'est que, en tout cas, les cinq finalistes qu'on a là, sur le
09:10quantique, l'IA, la santé connectée, tout ça dans un contexte de souveraineté, on
09:14voit qu'on est quand même au cœur des enjeux stratégiques et géopolitiques et
09:19technologiques.
09:20Donc ça, c'est bien pour ce prix de mettre en avant le fait que derrière tout ça, il
09:24y a des ingénieurs, et que l'innovation, c'est du temps long, et que l'innovation,
09:28ça ne vaut que quand ça se traduit à la fin par des éléments concrets qui
09:31fonctionnent et qui sont vraiment au cœur de la stratégie industrielle européenne.
09:36Donc, effectivement, ce prix, il est excellent.
09:38Et alors, pour le coup, bravo, en tout cas, aux lauréats et à l'organisation.
09:43Et à Julie Groulier.
09:44Voilà, absolument.
09:44Il y avait deux femmes sur cinq, absolument.
09:46Et sur le carton vert, moi, je vois quand même que sur les filières, aujourd'hui,
09:50il y a quand même, alors je n'ai pas de statistiques là-dessus, mais dans les
09:52écoles d'ingénieurs, j'ai un fils lycéen, il y a beaucoup de salons, il y a beaucoup
09:57de buzz qui sont faits autour de ça, et les parcours ingénieurs sont quand même
10:00garants d'une certaine forme de sécurité à l'embauche.
10:04Et nous-mêmes, quand on est, en tout cas, nous, chez Axe Trust, nos adhérents, un profil
10:07ingénieur, c'est un profil pour lequel il n'y aura pas trop d'inconnus.
10:10C'est-à-dire que c'est des profils qui sont très intéressants pour travailler sur
10:13de l'innovation dans des boîtes avec de haute technicité.
10:15Donc là, le vert, c'est plutôt pour continuer d'encourager ça, de donner un vert à moitié
10:20plein quand même sur ces profils.
10:22Et alors ?
10:23Sans un enlève à tout ce qui a été dit par Olivier et par Henri, je voudrais juste
10:28rappeler quand même que la France reste un petit pays en termes de nombre d'habitants,
10:31mais avec une très grande culture historique de l'ingénierie, des sciences, qui remonte
10:35au moins au XVIIIe siècle avec l'école des ponts et des chaussées, avec Polytechnique,
10:39ce genre de choses, que dès qu'on ne regarde pas totalement le sommet de la pyramide,
10:42on va regarder un petit peu les ramifications, notamment dans les agences de l'État, on a souvent
10:46des ingénieurs qui sont très bien placés et donc, a priori, influents et un petit
10:49peu écoutés.
10:50Et je dirais juste qu'effectivement, aujourd'hui, si la France veut tenir son rang, et à travers
10:54la France, peut-être aussi l'Europe, il va falloir se poser la question à la fois
10:57de la formation d'un nombre suffisant d'ingénieurs extrêmement qualifiés dans une compétition
11:00internationale qui est aujourd'hui extrêmement âpre, mais aussi la question de pouvoir les
11:05retenir.
11:06Le fait de les former, c'est une chose.
11:08De pouvoir les retenir ou de les attirer depuis l'étranger pour qu'ils travaillent
11:10pour des intérêts français et ou européens, c'est une vraie problématique, là
11:14pour le coup, stratégique.
11:15Et si on veut tenir notre rang, il va falloir le faire.
11:18Et puis, pour terminer sur une petite note d'espoir, le fait que le lauréat de cette
11:20année ait été attribué à une dame, je trouve que c'est plutôt intéressant.
11:24C'est un bon signal.
11:25Oui, c'est un très bon signal.
11:26C'est une lueur d'espoir aussi qui a dit que la tech était un domaine réservé
11:28aux hommes.
11:29Ce que ne dit pas forcément le plateau d'aujourd'hui, d'ailleurs.
11:31Oui, mais bon, on salue et on félicite Julie Gourlier.
11:35Oui, juste, il faut regarder à nouveau, pour ceux qui ne l'ont pas fait, l'audition
11:41du PDG de Safran il y a quelques semaines au Sénat, où lui-même lance un signal d'alerte,
11:49notamment sur l'enseignement des maths en France, qui, selon lui, nous fait courir
11:54à la catastrophe, non pas uniquement pour les domaines d'ingénieur, mais globalement
11:58pour la compétitivité de l'économie française.
12:02Et moi, je trouve que ça, il faut réécouter, il faut prendre en compte ce type de signal.
12:06Mais c'est vrai qu'il ne faut pas s'arrêter à la formation, il ne faut pas s'arrêter
12:09non plus à la recherche, il faut effectivement pouvoir les conserver.
12:13Et moi, j'ajouterais qu'il faut aussi leur faire confiance pour les mettre à des postes
12:16plus stratégiques, pour nous conseiller dans, aujourd'hui, nos politiques publiques
12:20numériques.
12:21Merci beaucoup, Amaury, d'avoir porté avec nous ce prix Marius Lavey.
12:27Merci encore et bonne continuation pour tous vos travaux.
12:31Alors nous, on enchaîne avec la cybersécurité, puisque le Cusif dévoile aujourd'hui, 15
12:36janvier, la 26e édition de son panneau crime.
12:38C'est un bilan assez précis des attaques marquantes de 2025.
12:43On y trouve les modes opératoires observés, une cartographie des groupes de cybercriminalité,
12:48de cybercriminels, ça c'est, j'ai envie de dire, chaque année.
12:51Là, en plus, est intégrée beaucoup plus, de manière beaucoup plus forte, la composante
12:56sur la désinformation, puisqu'il y a une intervention de la Viginum, du service Viginum,
13:02mais aussi du service de renseignement du ministre des Armées.
13:05On voit que l'approche géopolitique, aujourd'hui, elle fait partie, en fait, de la question cyber.
13:11Est-ce que vous avez l'impression, déjà, question globale pour les cartons bouches, cartons
13:14verts, qu'on a une bonne approche, aujourd'hui, en France, de la question de la cybersécurité ?
13:18Allez, moi, je me lance.
13:22Je dirai.
13:23On progresse.
13:25Ouais ?
13:25Ah, ça y est, on va modérer.
13:29Julien, c'est quoi, c'est un verre ?
13:30C'était un verre, parce que je veux souvenir des efforts accomplis.
13:35Nous, on travaille énormément à tout ça, dans ce qu'on fait à Exatrust,
13:38et c'est largement pas suffisant à l'échelle européenne, pour ce qui est fait aujourd'hui,
13:42puisque l'occlusif et le panorama de la cybercriminalité, le panocryme,
13:47c'est un excellent, c'est sa 26e édition, tout ira bien le jour où il n'y aura plus de panocryme.
13:52Parce qu'on fait quand même une rétro de tout ce qui se passe.
13:56Moi, je suis intervenu sur le panocryme en 2019 et 2020, sur le sujet des fuites de données,
14:01et sur le panocryme 2019, et sur le 2020, sur les sanctions RGPD apportées par la CNIL,
14:07dont le temps de la pédagogie était terminé.
14:10Et en fait, 2019-2020, cette année, on est numéro 1 en Europe sur les fuites de données, en France.
14:17Donc l'actualité...
14:17Triste record, oui.
14:18Et j'ai re-regardé les interventions 2019-2020 pour savoir ce que j'ai raconté avec le groupe de travail.
14:24Cette année, les fuites de données, Bage Emploi, les grandes fédérations sportives,
14:29le tir, etc.
14:31Les opérateurs télécoms, il y a eu énormément de fuites cette année.
14:34Des sanctions de la CNIL, Nex Publica, il n'y a pas longtemps, Free, hier ou avant-hier.
14:39Donc en fait, on ne progresse pas, en fait, sur l'état des lieux.
14:42On ne progresse pas ou la menace augmente ?
14:44La menace augmente.
14:45Ce que je veux dire, c'est que la menace n'a jamais été aussi élevée.
14:48Elle augmente.
14:49Et pourtant, nous, depuis deux ans, les investissements n'ont pas augmenté.
14:53Donc ça, c'est quand même un point clé.
14:54C'est qu'on est de plus en plus menacés et on n'investit pas de plus en plus.
14:58Et nous, on le voit sur nos adhérents chez Exatrust,
15:00les chiffres ne sont pas du tout à la hauteur de la menace, en quelque sorte.
15:05Elle change ?
15:06Oui, elle change de nature.
15:07La menace ?
15:08Il y a encore quelques années, nous avions affaire essentiellement à une cybercriminalité
15:13avec des visées financières.
15:15Aujourd'hui, nous sommes rentrés dans des schémas de guerre hybride
15:19et de tentatives de déstabilisation par le bloc qui est bien connu.
15:24C'est Russie, Chine, Corée du Nord, Iran qui lancent des attaques
15:31et contre les intérêts occidentaux ou des intérêts qui représentent, en fait, le monde occidental.
15:37On en a eu plusieurs exemples.
15:39C'était les attaques qui ont eu lieu au cours de l'année 2025
15:43contre les applications tierces des environnements Salesforce
15:49où c'était, en plus, lié avec de l'utilisation de l'intelligence artificielle
15:54pour mener des activités d'ingénierie sociale relativement peu complexes
16:00pour recueillir des droits d'administrateurs sur ces environnements
16:04et qui visaient de manière explicite des intérêts très représentatifs occidentaux
16:11et notamment l'industrie du luxe
16:13ou encore les attaques en 10 doses contre la Poste au cours du mois de décembre
16:17qui ont été revendiquées comme des attaques contre des intérêts occidentaux
16:22et notamment avec des mafias liées aux intérêts russes.
16:27Justement, on a parfois du mal à comprendre ces attaques,
16:30celles de la Poste à Noël qui a duré quand même extrêmement longtemps
16:34et qui montrent un peu la force de frappe contre des intérêts français
16:39parce que là, on parle d'un service public.
16:41Déstabilisation.
16:42Déstabilisation, c'est ça.
16:43C'est un autre type de menace, c'est vraiment très géopolitique.
16:47Ce qui fait que quand la menace change de nature,
16:51eh bien, il faut peut-être que l'on repense toute l'organisation
16:54et dans une démarche de coopération publique-privée
16:58sur la façon dont on lutte contre cette menace
17:01et pas uniquement à l'échelle nationale mais également à l'échelle européenne.
17:04Est-ce qu'on est armé contre ça, contre ces déstabilisations ?
17:06En tout cas, juste une précision, c'est qu'il y a aussi un temps
17:09qui doit être sur l'analyse, c'est-à-dire que la taxe sur le groupe La Poste,
17:12elle est quand même très récente.
17:14On n'a même pas encore le post-mortem détaillé de celle sur Jaguar Land Rover
17:17et qui a vraiment impacté plus de 2 milliards d'euros l'entreprise en septembre,
17:22septembre octobre.
17:23Il y a impacté 5 000 sociétés en Angleterre avec des aides de l'État, etc.
17:28Donc la constituante géopolitique au panneau crime du Clusif,
17:32ça fait 15 ans que ça existe.
17:33Si vous regardez les 15 ou 20 dernières éditions,
17:36il y a tout le temps eu une entité géopolitique,
17:38donc c'est hyper intéressant.
17:39C'est en ce sens-là que je parlais tout à l'heure sur l'évolution,
17:42c'est que c'est un peu comme dans The Groundhog Day,
17:44le jour de la marmotte, on revit quand même toujours un peu.
17:46L'événement, il est absolument génial.
17:48Moi, j'adore cet événement, le panneau crime du Clusif,
17:50il faut absolument le regarder.
17:51Alors on devient complètement parano quand on est un petit peu nouveau dans le domaine,
17:54mais quand on ne l'est pas, on devient blasé.
17:55Ça permet d'un peu mieux se protéger.
17:57Absolument, absolument.
17:58Et c'est un très bel événement qui a lieu tous les ans.
18:00Mais oui, la composante géopolitique,
18:02ce qui va y avoir de très nouveau cet après-midi,
18:03c'est évidemment un focus sur les infrastructures critiques.
18:07Jaguar et l'Annecy avaient déjà en début d'année alerté
18:10sur les ciblages sur les industries critiques.
18:12Et puis forcément, une grosse composante IA sur l'IA comme vecteur d'attaque
18:17et comme vecteur de défense aussi.
18:19Et donc là, nos amis Jérôme Bilois, Loïc Guézo et compagnie
18:23seront excellents dans l'exercice.
18:24Ok.
18:25Un mot, je viens là-dessus,
18:27ou on enchaîne sur notre sujet très business ?
18:29Peut-être dire un mot quand même, malgré tout,
18:31pour dire que déjà, lueur d'espoir,
18:34notre secrétaire d'État au numérique, Anne-Lénaf,
18:36en a fait une cause nationale dans ses voeux de Nouvel An.
18:39C'est pour moi déjà le signe d'une évolution qui va dans le bon sens.
18:43Elle a une culture très cyber, de toute façon.
18:45Absolument, absolument.
18:47Il y a aussi, sur le plan purement macroéconomique,
18:50des signaux qui sont plutôt positifs,
18:51notamment l'augmentation des dépenses,
18:53peut-être plus privées que publiques au niveau global,
18:55en matière de cyber défense,
18:56ce qui veut dire qu'il y a quand même une prise de conscience des risques.
18:58Néanmoins, les problématiques occasionnées par la cybercriminalité
19:02augmentent plus vite que les dépenses occasionnées pour la cyber défense.
19:07Ce qui montre quoi ?
19:07Ce qui montre en vérité que la tendance est durable.
19:10Pourquoi ?
19:11Parce que les coûts d'accès aux technologies
19:13qui permettent de mener des cyberattaques
19:15n'ont jamais été aussi faibles,
19:17que la disponibilité technique de ces outils
19:19n'a jamais été aussi simple.
19:21Et en vérité, c'est de plus en plus préoccupant,
19:23notamment dans une matière que je qualifierais
19:25de floutage absolu de la frontière
19:27entre ce qui relève du réel et du fabriqué.
19:30Il y a une vidéo qui tourne actuellement sur X en boucle
19:32qui est générée par l'IA,
19:33une vidéo deepfake qui est criante de réalisme.
19:37Et quand on voit ce qu'on a réussi à extorquer
19:39avec des fausses photos de Brad Pitt en 54p,
19:43déjà, on peut se dire que lorsque ces technologies
19:45vont être mises entre de mauvaises mains,
19:47ça va faire des ravages sur toutes les personnes
19:50qui ne sont pas bien formées.
19:51Donc deux choses,
19:52l'investissement dans la pédagogie,
19:54ce que disait Olivier tout à l'heure,
19:55c'est essentiel parce que les failles sont souvent
19:57d'origine humaine quand même malgré tout.
19:59Et puis derrière, effectivement,
20:01démission extrêmement urgente
20:02sur les infrastructures techniques
20:03et puis aussi sur les moyens de contrôle,
20:05d'identification et de sanctions
20:07vis-à-vis de la cybercriminalité.
20:09Ça me paraît essentiel.
20:09Moi je vais aussi vous faire réagir quand même sur un point,
20:11alors on ne va pas dévoiler tout le panneau crime
20:12parce que c'est cet après-midi
20:13et nous on est un petit peu en avance.
20:15C'est sur la fragilité des chaînes logicielles
20:18qui fait partie des grands sujets
20:21qui vont être abordés
20:22et des services,
20:23en quoi justement ces services aujourd'hui nous fragilisent ?
20:27En fait, aujourd'hui,
20:28la surface d'attaque de l'entreprise
20:31elle s'est considérablement étendue
20:32et aujourd'hui,
20:34la sécurité de vos applications
20:36et parfois critique,
20:38elles sont dans des clinches
20:39qui sont opérées par d'autres.
20:41On se disait que ça allait créer
20:43une sécurité supplémentaire ?
20:44Eh bien non.
20:45Aujourd'hui, c'est donc
20:47les entreprises,
20:49notamment les grandes entreprises,
20:51doivent s'assurer
20:54de la sécurité numérique
20:57de toute la chaîne de valeur IT
20:59et de toute la supply chain IT
21:01auxquelles ils doivent aujourd'hui avoir accès.
21:05Et en plus,
21:07de plus en plus,
21:07c'est une responsabilité
21:09qui leur incombe directement
21:10à travers notamment
21:11des régulations telles que Dora
21:13pour les organismes financiers.
21:15Absolument.
21:15Oui, absolument.
21:16Sur la supply chain,
21:18de toute façon,
21:18c'est moi et mes fournisseurs.
21:20Donc là,
21:21Nice 2, Dora,
21:22mettent quand même
21:22beaucoup d'éléments,
21:23enfin résilience,
21:24sur ce sujet-là,
21:25sur le fait de garantir
21:26que notre supply chain est correct.
21:28Le SaaS,
21:28c'est un exemple de supply chain aussi
21:30où là,
21:30c'est un logiciel.
21:31Le problème aussi,
21:32c'est que tout ça est basé
21:32sur la confiance,
21:33c'est-à-dire que là
21:34où je mets mes données,
21:34je fais confiance à mon fournisseur.
21:36Mon fournisseur,
21:37il n'y a pas forcément
21:37des méchants attaquants
21:41de la qualité des lois
21:42qu'on connaît
21:42pour exfiltrer de la donnée
21:44et pour l'écouter.
21:45Donc, l'enjeu clé,
21:46il est où sont mes données clés,
21:47où sont mes infrastructures critiques,
21:48est-ce que je les maîtrise,
21:49quid de mon degré de souveraineté
21:51dans ces enjeux-là ?
21:52Parce que ce qu'on voyait
21:54il y a 5 ans, 10 ans
21:55au panneau crime,
21:55on le revoit encore aujourd'hui.
21:57On arrête de déléguer
21:58notre sécurité.
21:59On comprend vite,
21:59mais il faut nous expliquer longtemps,
22:00j'ai l'impression.
22:01C'est ce que tu disais tout à l'heure
22:02sur la pédagogie.
22:03Et en tout cas,
22:04cette supply chain,
22:04elle est absolument critique.
22:05Donc, il y a des organismes
22:06de notation,
22:07il y a des programmes
22:08de certification,
22:09mais il y a aussi
22:09un enjeu fort,
22:10c'est où sont mes données,
22:11qu'est-ce qui est critique,
22:12où est-ce que je suis souverain,
22:13où est-ce que je suis dépendant
22:14et où est-ce que je suis indépendant.
22:15Et cette indépendance
22:16et cette souveraineté,
22:17elle est clé aussi
22:17dans le discours de Anne-Léon,
22:18c'est son audition
22:19hier ou avant-hier
22:20qui est publique.
22:22Et sa feuille de route,
22:23tout à fait.
22:24Allez, on termine
22:25avec notre sujet
22:25sur le commerce par IA
22:27avec l'annonce
22:27d'un partenariat
22:28entre Carrefour et Google.
22:31Donc, Carrefour,
22:31premier commerçant
22:33en France et en Europe
22:34à entrer dans ce commerce agentique
22:36en adoptant, finalement,
22:39un protocole
22:40que Google appelle universel,
22:42l'Universel Commerce Protocol,
22:44UCP,
22:45donc standard qui est ouvert,
22:46qui permet aux agents
22:47de réaliser des achats
22:48directement en communiquant
22:51avec les systèmes
22:52des distributeurs.
22:54Ça va transformer complètement
22:55l'expérience d'achat,
22:56oui ou non.
22:58D'ailleurs, je voulais vous poser
22:58des actions.
22:59Est-ce que vous pensez
22:59qu'on va tous adhérer,
23:02finalement,
23:02à cette nouvelle façon d'acheter
23:03où on va laisser les agents
23:04cliquer jusqu'à donner,
23:07finalement,
23:07nos coordonnées bancaires
23:08et réaliser l'achat ?
23:09On est tous, d'accord ?
23:12On est des progressistes.
23:13C'est ça.
23:14En tout cas,
23:15c'est pas tout de suite, quoi.
23:16C'est horrible.
23:17Julien,
23:17un regard de l'économiste
23:19sur cette transformation-là
23:20du commerce.
23:21Mais ces transformations,
23:22effectivement,
23:22elles sont hypothétiques
23:23et elles prennent de toute façon
23:24beaucoup plus de temps
23:25que ce que ces promoteurs
23:26voudraient bien l'entendre.
23:27Netflix est dans la place
23:30depuis 2007.
23:31Netflix n'a pas encore tué
23:32la télévision traditionnelle,
23:34linéaire,
23:34ce genre de choses.
23:35Tout le monde n'a pas
23:36complètement arrêté
23:37de regarder les émissions
23:38de la télévision linéaire
23:39pour prendre abonnement
23:40Netflix,
23:40Amazon Prime,
23:41Disney+,
23:41et tous les autres.
23:43Ou de lire des livres papiers.
23:45Par exemple.
23:46Donc, ces transformations
23:47prennent du temps.
23:48Il n'en débat pas moins
23:49que dans le cas de Carrefour,
23:50c'est assez intéressant
23:51de préempter ce type d'usage
23:53pour voir déjà,
23:53faire des expériences.
23:54On espère juste pour eux
23:55qu'ils ne seront pas trop
23:56en avance de phase
23:57au risque d'avoir
23:57une petite désillusion
23:58telle qu'ils l'ont eue
23:58dans le métavers,
23:59par exemple.
24:01Et pour Google,
24:01le challenge est beaucoup
24:02plus intéressant
24:03sur le plan stratégique
24:03parce que Google
24:04gagne sa vie
24:04en étant une super régie
24:05publicitaire du web
24:06de type search.
24:08Le fait de rajouter
24:09cette brique
24:10à son écosystème
24:11peut d'une certaine façon
24:12cannibaliser
24:14ses rentes actuelles.
24:16Donc, il faut qu'il arrive
24:16à recréer un écosystème
24:18semi-ouvert,
24:19semi-fermé,
24:19mais qui pointe quand même
24:20de façon préférentiellement
24:21vers ses services,
24:22notamment Google Pay.
24:23C'est un standard ouvert
24:24que tout le monde peut adopter
24:25mais pour l'instant,
24:26les achats,
24:26ils ne se font que via son IA.
24:28Absolument.
24:29Donc, ces outils d'IA,
24:30ces outils de paiement aussi
24:31pour prendre des commissions
24:33sur les transferts monétaires
24:35et puis derrière,
24:36effectivement,
24:37faire vis ce qu'on appelle
24:38nous en économie
24:38le dilemme de l'innovateur,
24:39c'est-à-dire que là,
24:40Google se trouve
24:41dans une situation
24:41dans laquelle
24:42il peut prendre le risque
24:43de cannibaliser
24:44son propre business
24:45mais s'il ne le prend pas,
24:46il risque de laisser
24:47le champ libre
24:47à des concurrents
24:48pour qu'il prenne sa place.
24:49Donc, c'est plutôt
24:50sur ce vecteur-là
24:53que je vais focaliser
24:55mes recherches
24:56dans les prochains mois.
24:56Et alors, moi,
24:57je me demandais
24:57que vont faire les banques ?
24:59Est-ce qu'elles vont
24:59rembourser
25:01quand l'agent
25:01commet une erreur
25:03dans son achat ?
25:04Quand on constate une fraude
25:05mais finalement,
25:05ce n'est pas nous
25:05qui avons cliqué directement ?
25:07C'est une question
25:07de la responsabilité.
25:09Grande question, là.
25:10Bien sûr,
25:11la responsabilité,
25:12on ouvre une porte énorme.
25:13Moi, personnellement,
25:14je trouve cette innovation
25:15assez horrible aujourd'hui
25:17parce qu'il y a
25:19pour plein de raisons
25:20effectivement
25:20déjà ceux qui ne vont pas y aller,
25:22ils vont devenir quoi ?
25:23Parce que le parcours d'achat,
25:25il va forcément être influencé
25:26par l'agent IA
25:27si on est un petit peu parano.
25:28En tout cas,
25:29par les technologies
25:30qui auront raconté tout ça.
25:31C'est le truc quand même.
25:31Bien sûr, bien sûr.
25:33Mais en fait,
25:34on va gérer
25:34un tel flux de données.
25:35Là, le RGPD,
25:36on oublie ce que c'est
25:37et on oublie ce que ça veut dire.
25:38Et pour l'anecdote,
25:39Carrefour,
25:39ils ont été condamnés
25:40dans le panneau crime 2020
25:41que j'évoquais tout à l'heure.
25:42En 2020,
25:442 200 000 euros Carrefour France
25:46et 800 000 euros Carrefour Banque
25:48pour non-conformité,
25:50oui, non-conformité au RGPD.
25:52Et donc, aujourd'hui,
25:53ça, c'est vraiment
25:53la boîte de Pandore
25:54sur le volet des données personnelles,
25:56de la sécurité,
25:57de la responsabilité.
25:58Je ne vois pas
25:58comment on va pouvoir réguler
25:59un truc pareil.
26:00Donc, oui,
26:01c'est un protocole.
26:02Oui, il y a plein de belles sociétés
26:03qui vont dedans.
26:04Et oui,
26:04ça va être open source
26:05et ça va être un standard.
26:06Mais tout ça
26:07ne veut pas dire
26:08que ça va être bien.
26:08Justement,
26:09il y en a beaucoup
26:09qui espèrent quand même,
26:10parce qu'il y a quand même
26:11une philosophie libérale
26:12derrière tout ça,
26:13que ces pratiques-là
26:13ne seront jamais régulées.
26:15Oui, évidemment.
26:17C'est un beau nouveau défi
26:18pour les DSI, ça.
26:19Non, mais c'est un défi.
26:21C'est un défi d'abord
26:21pour les entreprises
26:22qui vont adhérer
26:24à ce protocole
26:25parce que c'est comme
26:26avec Booking
26:29et d'autres.
26:31C'est un coin
26:33qui est inséré
26:34entre le client
26:36et son fournisseur.
26:39Et donc,
26:40dès qu'il y a
26:40cette désintermédiation,
26:43eh bien,
26:43ça se fait toujours
26:44au profit du désintermédiatère.
26:46Et puis,
26:47évidemment,
26:49qui va capter la valeur ?
26:51Donc,
26:51c'est la première bonne question
26:53à se poser.
26:54Deuxièmement,
26:56il y aura,
26:57derrière le protocole,
26:59il n'y aura pas que Carrefour.
27:01Et donc,
27:01à quel moment ?
27:02Eh bien,
27:02effectivement,
27:03ça va être
27:03l'outil
27:05qui va dire
27:05« Attends,
27:07je vais plutôt
27:07privilégier les autres
27:08sur la concurrence »
27:11et une mise en concurrence.
27:13Et puis,
27:13troisième chose,
27:14c'est que
27:15la messe n'est pas dite
27:16avec UCP
27:17parce qu'il y a
27:17d'autres protocoles
27:19qui sont aujourd'hui
27:19en cours de réflexion,
27:21notamment Open&Eye
27:22qui réfléchit
27:23à son propre protocole.
27:24Et je crois également
27:25que Mistral
27:26n'est pas étranger
27:27à ce genre de réflexion.
27:28Eh bien,
27:29vous reviendrez
27:29pour en parler
27:30parce que ce n'est
27:31que le début
27:33de l'histoire.
27:34Absolument.
27:34Merci beaucoup
27:35à vous d'être venus
27:36commenter l'actu
27:37dans Smartech.
27:38Merci à vous
27:39de nous suivre
27:39avec une grande régularité.
27:40On se retrouve
27:40dès la semaine prochaine
27:42en direct
27:42le jeudi matin
27:4310h45.
27:44Sous-titrage Société Radio-Canada
27:44Sous-titrage Société Radio-Canada