- il y a 9 mois
Chaque soir, Julie Hammett vous accompagne de 22h à 00h dans BFM Grand Soir.
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00:00On a désormais la date des obsèques de Brigitte Bardot. Elles auront lieu le 7 janvier prochain à 11h à Saint-Tropez.
00:06Elle sera ensuite inhumée au cimetière marin de la ville. On va tout de suite aller retrouver Lola Baille.
00:10Bonsoir Lola, vous êtes notre journaliste à Saint-Tropez. Vous avez passé la journée à Saint-Tropez.
00:16Qu'est-ce que vous retenez de cette journée ? Que vous ont raconté les habitants ?
00:22Que pouvez-vous nous dire de l'atmosphère au lendemain de sa mort ?
00:25Écoutez, Julie, on sent ici qu'il y a une véritable tendresse et affection importante envers Brigitte Bardot.
00:34On a croisé un peu plus tôt des commerçants qui nous racontaient l'avoir vue danser pieds nus sur le Vieux-Port
00:39avec sa frange, la frange Bardot, la frange ouverte, ou avec le chignon choucroute,
00:44ou certains qui nous disaient « Ah, moi, en fait, j'étais petit et je l'ai dépannée parce qu'elle a été tombée en panne avec la 4L, avec ses parents. »
00:50C'était Arnaud, un photographe, qui l'avait photographiée. Donc on sent une véritable ferveur.
00:55Et ce soir, encore, alors qu'il est 22h passé, il y a des gens comme par exemple Jeanne Vacancière
01:00qui est venue ici se prendre en photo devant la statue de Brigitte Bardot.
01:05Le fait qu'il y ait ses funérailles la semaine prochaine à Saint-Tropez, est-ce que c'est un bel hommage pour Brigitte Bardot ?
01:11Oui, bien sûr, c'est important parce que c'est quand même une icône de la ville.
01:14Donc c'est important pour les tropéziens qu'elle soit enterrée ici.
01:18Jeanne, vous êtes lyonnaise, mais pour autant, Brigitte Bardot, on sent bien qu'elle est dans le cœur de tous les Français.
01:23Même à l'international. Qu'est-ce que vous retenez de Brigitte Bardot ?
01:28Ses films, déjà. Et surtout, moi, ce qui me touche particulièrement, c'est ses actions pour les animaux.
01:35Merci beaucoup, Jeanne. Merci.
01:39Donc vous l'entendez, encore beaucoup d'émotions.
01:41Tout le monde a un petit peu de Brigitte Bardot un souvenir.
01:45Et on le voit au pied de cette statue qui a été érigée en 2017.
01:49Cette statue, cette Vénus en bronze, 700 kilos, de Milo Manara.
01:54Pour rendre hommage et rendre cette Brigitte Bardot encore plus éternelle,
01:57il y a eu plusieurs bouquets déposés avec des mots.
01:59de tropéziens, de vacanciers, de gens qui la connaissaient de près ou de loin.
02:04Et je voulais finir en vous lisant un mot, Julie.
02:08C'est celui de Jackie.
02:10Jackie qui dit, Brigitte, tu vas nous manquer.
02:12Merci de nous inspirer tous les jours.
02:15J'espère te voir un jour à Saint-Tropez et pouvoir finir comme toi.
02:19Repose en pied, Jackie.
02:20Merci beaucoup, Lola, avec Valentin Rib.
02:24À la caméra, j'accueille sur le plateau Fabrice Leclerc,
02:28journaliste cinéma pour Paris Match.
02:30Merci d'avoir accepté notre invitation.
02:33Adriana Ancea-Negro, vous êtes directrice des Affaires publiques de la Fondation Bardot.
02:37Merci également.
02:38On est également en plateau avec Victor Hérault, avec Dylan Slama, avec Guillaume Tabard.
02:43Bonsoir.
02:44Avec Aurore Malval.
02:45Bonsoir à tous les six.
02:46Fabrice Leclerc, elle voulait initialement reposer à la Madrague.
02:49Ce sera finalement donc au cimetière marin de Saint-Tropez.
02:52Oui.
02:52Elle avait demandé en 2019 à pouvoir être enterrée à l'intérieur de la Madrague.
02:58La préfecture avait autorisé cette demande.
03:01Et finalement, on a appris ce matin qu'elle serait inhumée dans le cimetière marin de Saint-Tropez.
03:07D'après les informations qu'on avait hier soir, il n'y avait encore pas vraiment de date.
03:10On en a une et tout n'était réellement pas vraiment organisé.
03:14Donc je pense que c'est en train de s'organiser.
03:16Pour se mettre en place le 7 janvier à 11h, est-ce qu'on a une idée de à quoi va ressembler cette cérémonie ?
03:25Est-ce qu'il y aura son fils ? Est-ce qu'on a plus d'informations sur ces obsèques le 7 janvier prochain ?
03:32Alors pour l'instant, non. On aura d'autres informations demain.
03:35C'est le 7 janvier à 11h, dans le cimetière où reposent également ses parents.
03:40Mais on aura d'autres informations demain sur le déroulé exact de la cérémonie.
03:46Et Roger Vadim ? Roger Vadim repose aussi dans ce cimetière marin.
03:53Je voulais qu'on écoute ses différentes réactions.
03:57Faut-il rendre un hommage national ?
03:59C'est la question qui commence à monter un peu dans la classe politique.
04:03Il y a des voix déjà qui s'élèvent pour le demander.
04:06Éric Sautier était l'invité de BFM TV ce soir.
04:08Écoutez ce qu'il a à dire là-dessus.
04:09C'est qu'il y a un geste, c'est qu'il y a une reconnaissance de la nation
04:15envers une femme qui aura marqué un siècle, qui aura marqué notre pays,
04:21qui aura apporté pour la France un engagement international extraordinaire
04:28qui aura tant donné pour la liberté de la femme.
04:31Je crois que peu d'hommes et de femmes français engagés dans la culture
04:37ou engagés dans la vie publique auront tant apporté pour le rayonnement de notre pays.
04:43Je crois que c'est bien le moins qu'on lui rende aujourd'hui ce légitime hommage.
04:48Éric Ciotti, député UDR de Nice, allié du RN dont Brigitte Bardot était proche.
04:53Lui-même a d'ailleurs lancé une pétition.
04:55On a regardé vers 19h.
04:56Le chiffre n'était pas énorme mais ça montait.
04:5813 380 signatures en début de soirée.
05:01Guillaume Tabard, faut-il rendre un hommage national à Brigitte Bardot ?
05:05Écoutez, quand on voit l'histoire récente et notamment la présidence d'Emmanuel Macron,
05:09on voit que régulièrement on a rendu hommage sous différentes formes.
05:14Johnny Hallyday c'était à la Madeleine, Charles Aznavour c'était aux Invalides,
05:18Jean-Dorme Meusson également.
05:20Plusieurs figures culturelles qui ont marqué la France de leur empreinte
05:26ont eu droit à une cérémonie, quelle que soit la nature de cet hommage,
05:30en tout cas un hommage de la nation tout entière.
05:33Je pense qu'il y a peu, pour ne pas dire pas, d'actrices,
05:38en tout cas dans l'histoire du XXe siècle français,
05:40qui a à ce point marqué la France,
05:43qui a à ce point eu un rayonnement international comme l'a eu Brigitte Bardot.
05:47Donc que cette nation à laquelle elle a finalement tant apporté,
05:52y compris pour son rayonnement international,
05:55exprime à son tour ce qu'elle lui doit,
05:57ça me paraît être de l'évidence.
05:59Sauf que vous comparez Guillaume Tabard à Johnny Hallyday, à Charles Aznavour,
06:04qui ont eu, j'allais dire, un parcours plus lisse.
06:06Alors, on sait...
06:07Non, non, ils n'ont pas eu un parcours plus lisse.
06:09Ils ont simplement fait des cheveux...
06:10Non, non, on n'enlève rien à l'icône cinématographique qu'elle représente.
06:14Elle a aussi un parcours controversé.
06:16Enfin, controversé par qui ?
06:17La justice, cinq condamnations à l'aide raciale notamment.
06:22Des acteurs qui ont été condamnés, malheureusement, il y en a beaucoup.
06:25Oui, mais qui n'ont pas d'hommage national.
06:27Non, mais ne tournons pas autour du pot.
06:30Qu'est-ce qu'on reproche à Brigitte Bardot ?
06:31En tout cas, qu'est-ce que la gauche qui refuse un hommage national reproche à Brigitte Bardot ?
06:37C'est d'être, d'avoir été l'ennemi de Jean-Marie Le Pen.
06:40On ne lui reproche même pas d'avoir eu personnellement un engagement politique marqué au Front National à l'époque.
06:47Simplement d'avoir eu pour amie Jean-Marie Le Pen.
06:50Elle aurait eu pour amie François Mitterrand ou je sais qui d'autre,
06:54les mêmes qu'aujourd'hui critiques, auraient exigé un hommage national.
06:57Il ne faut pas être dupe.
06:58Je veux dire que simplement, elle a eu le tort de ne pas avoir des amitiés politiques
07:03qui correspondent à ce qu'on aurait aimé de la part de la justice.
07:05Mais est-ce qu'elle n'a pas eu aussi, pardon, et après je vais faire tourner la parole,
07:08mais est-ce qu'elle n'a pas eu aussi tort de tenir certains propos condamnés par la justice ?
07:13Ce n'est pas avoir eu tort.
07:14Elle a eu commis des dérapages verbaux qui ont été condamnés par la justice.
07:19Donc c'est plus qu'avoir eu tort, c'est d'avoir commis un délit.
07:22Mais je vais au bout de votre raisonnement, malgré tout, elle a le droit à un hommage national.
07:26Pour cela, elle a été condamnée, elle a plusieurs cépènes, elle a payé les amendes.
07:30Mais au regard de l'histoire, de l'histoire culturelle et de l'histoire nationale,
07:35je pense que ce qu'elle a laissé et ce qu'elle a apporté au pays mérite cet hommage national.
07:42Et en tout cas, je trouve ce que je trouve frappant de cette polémique,
07:45c'est que ceux qui s'érigent aujourd'hui en perd la vertu, en perd de la bonne pensée politique, etc.,
07:52sont bien peu de choses et apportent bien peu de choses au pays
07:55comparé à ce que Brigitte Bardot a représenté et a apporté à la France.
08:00– Alors, moi, je pense que la gauche, ce qu'elle reproche surtout à Brigitte Bardot,
08:04et d'ailleurs, ça fait polémique même à l'intérieur de la gauche,
08:07parce qu'on a vu certaines figures, notamment Aymeric Caron,
08:09qui met son combat en faveur des animaux au-dessus, justement,
08:13des propos pour lesquels elle a été condamnée.
08:16– On va l'avoir la réaction d'Aymeric Caron, d'ailleurs.
08:18Aujourd'hui, je laisse de côté les déclarations polémiques,
08:20je ne retiens que son engagement précurseur.
08:22– Effectivement, alors Aymeric Caron, on lui reproche de ce père,
08:25de se permettre, lui, de pouvoir laisser de côté les propos polémiques
08:30et de dire, effectivement, les réunionnais qui ont été insultés,
08:33traités de sauvages par Brigitte Bardot,
08:35eux, ils n'ont pas le loisir de faire la part des choses, finalement,
08:38puisqu'ils ont été directement insultés.
08:40Et effectivement, moi, je pense qu'au-delà de la question de l'amitié
08:44avec Jean-Marie Le Pen, ce que la gauche reproche à Brigitte Bardot,
08:47c'est ses paroles qui ont été condamnées par la justice
08:51pour incitation à l'âne raciale.
08:53Et par rapport à l'hommage, je pense que, d'ailleurs,
08:56Brigitte Bardot, qu'on peut dire, en tout cas,
08:59qu'on peut qualifier de réactionnaire, elle le revendiquait elle-même.
09:01Je disais, il n'y a pas très longtemps, une interview que Libération a republié,
09:05en 1988, Brigitte Bardot disait déjà,
09:08« Cette société me dégoûte, elle est décadente,
09:10il faut absolument mettre des limites à tout ça,
09:12et on est en train de... »
09:13Oui, c'était assumé.
09:15C'était totalement assumé.
09:16Et je dirais, dernière chose,
09:17Brigitte Bardot ne souhaitait pas d'hommage national.
09:20C'est-à-dire qu'en fait, à chaque fois qu'il y a des gens comme ça,
09:22je vois des commentateurs sur des plateaux
09:24rendre hommage à la grande figure féministe qu'elle aurait été, etc.
09:27Brigitte Bardot ne s'en est jamais revendiquée,
09:30et finalement, revendiquait cette liberté,
09:33elle a refusé la Légion d'honneur que Mitterrand lui avait proposée.
09:35Donc, je dirais que ça ne colle même pas avec la personne qu'elle était,
09:38et ce qu'elle aurait peut-être...
09:40Vous le confirmez, Adrienne Ancien-Negro,
09:41elle ne souhaitait pas d'hommage national ?
09:43Alors, au-delà des critiques de certains
09:46et des passions tristes que certains aiment bien cultiver,
09:50moi, je dirais que ce qui compte aussi,
09:52c'est en plus de ce que Brigitte Bardot a apporté à la France,
09:56au rayonnement de la France,
09:58il faut prendre en compte sa volonté.
10:00C'était une personne qui vivait simplement,
10:02qui aurait voulu peut-être un hommage populaire,
10:06mais quelque chose de simple.
10:08Et là, c'est bien au-delà des polémiques de certains.
10:13Moi, je suis assez étonné, moi, journaliste cinéma,
10:16de voir en 24 heures la récupération de la mort de Brigitte Bardot
10:20entre Éric Ciotti et Olivier Faure.
10:23Je ne pensais pas que ça arriverait.
10:25Deuxième chose...
10:25Olivier Faure qui a répondu,
10:27en disant, effectivement,
10:29que pour lui, elle ne méritait pas un dommage national.
10:31Deuxième chose, oui, elle ne voulait pas d'hommage national,
10:35donc moi, je ne sais pas si on ne doit pas respecter
10:37la volonté des gens avant leur mort,
10:39quand ils en ont parlé.
10:41Et troisième chose, il y a des grands acteurs
10:42connus dans le monde entier,
10:44je pense notamment à Delon ou à Belmondo,
10:46qui n'ont pas eu d'hommage national.
10:48Delon n'était pas réputé pour être un acteur de gauche.
10:51Et voilà, pourquoi là, il y a cette polémique qui sort ?
10:54Alors, il n'y a peut-être pas beaucoup d'actu en ce moment,
10:56d'accord, mais là, franchement, j'ai...
10:59Non, mais c'est vrai que c'est une question.
11:01Pourquoi Brigitte Bardot plus qu'en Alain Delon, dans ce cas ?
11:03Que ça prenne autant d'importance.
11:05Parce qu'il y a, bien sûr, une récupération,
11:08et je pense, hélas, que la gauche ne s'honore pas
11:10en politisant le cas Brigitte Bardot.
11:14Parce que ce qui domine chez les Français,
11:16ce n'est pas tant...
11:18Alors, on parle de dérapage,
11:19j'ai un peu de mal avec ce mot,
11:21mais disons, c'est condamnation,
11:24que l'image, l'icône qu'elle est
11:26est son engagement en faveur des animaux.
11:29C'est ça qui reste chez les Français, très clairement.
11:31C'est ça que les gens retiennent
11:32quand ils pensent à Brigitte Bardot,
11:34et pas forcément à ses phrases.
11:36C'est même pas forcément un engagement politique,
11:38parce qu'elle n'était quand même pas extrêmement militante politique,
11:40mais on va dire ses amitiés,
11:41ou son affect politique.
11:45L'hommage national, en effet,
11:47certainement pas, si elle ne le voulait pas,
11:48c'est un peu difficile,
11:49de l'imposer.
11:51Mais un hommage populaire, certainement,
11:52en tout cas, je pense que bon nombre de Français
11:54ne comprendraient pas qu'il n'y ait pas
11:55une forme d'hommage populaire
11:57qui lui soit rendue.
11:59Et qu'à moins, il va falloir aussi dépasser...
12:01Il y aura la possibilité,
12:03après l'inhumation qui sera faite
12:05dans un cadre privé,
12:07il y aura pour la possibilité...
12:09Pardon, la possibilité sera donnée
12:10pour les Français d'aller rendre
12:11un hommage plus populaire à Brigitte Bardot.
12:13Ça peut prendre plein de formes.
12:15On l'a vu avec Johnny Hallyday, par exemple,
12:16n'a pas eu d'hommage national,
12:18il a eu un hommage populaire.
12:19Ça peut prendre énormément de formes.
12:21Mais vous, et que dit l'Elysée là-dessus ?
12:23Est-ce qu'on a des informations ?
12:24Non, pour l'instant, il y a eu le communiqué
12:26d'Emmanuel Macron en hommage à Brigitte Bardot,
12:30mais comme l'Elysée en fait,
12:32à chaque disparition d'une personnalité
12:35ayant un peu de notoriété.
12:36Donc, ce communiqué en soi
12:37ne tient pas lieu d'hommage national.
12:41Pour l'instant, l'Elysée n'a pas encore exprimé
12:43d'intentions particulières.
12:47Mais une fois encore, je pense que la question
12:48de la forme est secondaire.
12:51Quand on dit un hommage national,
12:52ça ne veut pas forcément dire
12:53cérémonie officielle avec drapeau
12:56dans la cour des invalides, etc.
12:57Il y a différentes manières de rendre hommage
12:59à quelqu'un.
13:01Rediffuser ses films, c'est aussi une manière
13:03de lui rendre hommage.
13:05Je pense que c'est ça aussi que ça veut dire.
13:08Ensuite, vous avez raison de rappeler
13:11ses intentions, sa volonté,
13:12qu'il n'y ait pas d'hommage particulier.
13:15Mais je pense qu'on peut aussi distinguer
13:19la volonté d'une personne
13:22et que ses obsèques se déroulent
13:24dans le strict cadre souhaité par la personne.
13:27Donc là, en l'occurrence,
13:28il y aura une messe qui sera célébrée
13:31dans l'église de Saint-Tropez
13:32le 7 janvier à 11h.
13:35Et ensuite, l'inhumation dans le cimetière.
13:38Ça, c'est un cadre privé
13:39qui correspond sans doute
13:40à ce qu'elle a souhaité.
13:41Mais je prends par exemple
13:43l'exemple récent d'un certain nombre
13:44de panthéonisation.
13:47Il y a beaucoup, alors,
13:49soit de personnes qui, de leur vivant,
13:51soit des familles de ces personnes
13:52qui ont dit non mais,
13:54elles ne souhaitaient pas
13:54ou ne souhaitent pas
13:55que leur dépouille
13:56soit transférée au Panthéon.
13:59Cette volonté a été respectée.
14:01Je crois que c'est le cas de Robert Badinter.
14:02Et je crois également,
14:03je ne voudrais pas me tromper,
14:03mais pour Simone Veil aussi,
14:04je crois que ce n'est pas
14:05sa dépouille qui est au Panthéon.
14:08Donc, ça veut dire que
14:10les autorités nationales
14:13ont reçu trouver le moyen
14:14de rendre un hommage national
14:16à travers ces cérémonies au Panthéon
14:18sans pour autant trahir
14:20la volonté des personnes
14:21qui ne souhaitaient pas
14:22être enterrées physiquement,
14:24si j'ose dire, au Panthéon.
14:26Là, je pense que c'est pareil.
14:26Il peut y avoir une inhumation
14:28probablement dite
14:28qui respecte la volonté
14:29et puis d'une manière ou d'une autre
14:31qui restera à définir,
14:33qu'on exprime quand même.
14:36Pourquoi plus Bardot que Dedon ?
14:38Non, mais c'est la question que je pose.
14:41Les personnalités étaient certes
14:42très différentes,
14:43ils étaient très amis,
14:44ils avaient des choses en commun
14:45et des amitiés en commun.
14:48Pourquoi Dedon,
14:48ça n'a pas posé de problème
14:49et que ce soir,
14:50là, il y a un questionnement ?
14:52Il y a une récupération
14:54aussi assez opportune
14:55lorsqu'Éric Ciotti propose
14:57cette pétition
14:58pour un hommage national.
15:00Attention, on est sur une pétition.
15:02D'ailleurs, je pense que la CNIL
15:03pourrait jeter un coup d'œil
15:04parce qu'il y a des cases
15:05qui sont cochées
15:06pour accepter d'être contacté,
15:07de laisser son adresse mail
15:08qui normalement ne devrait pas
15:09être cochée au préalable
15:11sur ce genre de formulaire.
15:12Donc, c'est aussi
15:13un an et demi
15:13d'une élection présidentielle.
15:15On récupère des contacts
15:16et des listes.
15:17Ah oui, vous pensez
15:18qu'il y a ça derrière ?
15:19Je pense qu'en tout cas,
15:20quand on voit ces pétitions,
15:21c'est jamais anodin
15:22et c'est un bon moyen
15:23pour récupérer une certaine base
15:25de se constituer,
15:26une base de données.
15:26Sur l'avis de l'avocat
15:27sur ce plateau,
15:28on parle des condamnations aussi.
15:31Vous avez vu la une de Libé
15:32aujourd'hui,
15:32face A, face B.
15:33La face B, c'était ça aussi,
15:34il faut les oublier,
15:36les mettre de côté.
15:37Ça fait 24 heures
15:37que cette femme est décédée
15:38et je suis stupéfait
15:39par l'indécence,
15:41très honnêtement,
15:42d'un certain nombre de personnes
15:43qui vont aujourd'hui polémiquer
15:44sur le corps d'une personne
15:45qui vient de décéder.
15:46On peut l'aimer,
15:47on peut ne pas l'aimer.
15:48Il ne s'agit pas de la canoniser.
15:49Il ne s'agit pas de dire
15:50que c'est une sainte.
15:51Évidemment qu'elle n'est pas parfaite.
15:52C'est une femme,
15:53c'est un être humain.
15:53Elle n'est pas parfaite,
15:54elle avait des défauts.
15:55Je crois qu'on en a tous.
15:56Alors, elle a commis des délits,
15:57enfin des délits,
15:58excusez-moi,
15:59on va en parler ce soir.
16:00Les excès de vitesse,
16:00ça peut être des délits bientôt.
16:02Donc honnêtement,
16:02allez...
16:03Ça sera l'objet d'un autre sujet.
16:04Exactement.
16:04Non mais voyez,
16:05ce que je veux dire,
16:05c'est qu'aujourd'hui,
16:0624 heures après le décès d'une femme,
16:09aller chercher les défauts
16:10et dans toute sa vie,
16:11quatre paroles maladroites
16:12qui devraient remettre en question
16:13ce qu'elle a incarné,
16:14ce qu'elle est.
16:15Et quand même,
16:15excusez-moi,
16:16on parle de Brigitte Barbeau.
16:17Enfin, je veux dire...
16:18En tant qu'avocat,
16:25je peux vous dire
16:26que je crois...
16:27Non mais en tant qu'avocat,
16:28bien sûr que la justice
16:29parfois condamne
16:29et bien sûr qu'à un moment,
16:31on a le droit d'être réinséré aussi
16:32et qu'on n'est pas un casier judiciaire.
16:33Et Brigitte Bardot
16:34ne saurait être réduite
16:35à un casier judiciaire
16:36ni quiconque d'ailleurs.
16:37Personne ne doit être réduit
16:38à un casier judiciaire
16:39et à des infractions
16:40qu'il a pu commettre.
16:41Brigitte Bardot
16:41ni plus ni moins qu'un autre.
16:43Mais encore une fois,
16:43excusez-moi,
16:45je reviens à ça,
16:46elle vient de décéder.
16:47On parle d'une personne
16:47qui vient de décéder.
16:48Est-ce qu'on est obligé
16:49dans ce contexte-là
16:51de rappeler tout de suite
16:52sur une vie quand même
16:53qui a été multiple,
16:54qui a été brillante
16:55et qui a fait briller la France ?
16:57La femme la plus belle du monde
16:58disait Valérie Giscard-Distin
17:00qui a fait rêver la France.
17:01Est-ce qu'on est obligé
17:02maintenant d'aller essayer
17:03de salir sa personne ?
17:05Il y a un temps pour tout.
17:06Il y aura des biographes,
17:06il y aura des reportages,
17:08il y aura des documentaires,
17:09il y aura tout un tas de choses
17:09qui permettront de revenir
17:10sur Brigitte Bardot
17:11et si vous voulez
17:13de devenir une histoire
17:13sur cette personne-là.
17:14Certaines figures politiques
17:16évoquent la question
17:17d'un hommage national
17:18qui va sûrement se poser
17:19ces prochaines heures
17:21sur la question de l'hommage national.
17:22Il faut constater
17:23que ça rentre dans le débat.
17:24Moi, sur la question
17:25de l'hommage national,
17:26j'entends qu'il faut
17:26effectivement respecter sa parole.
17:27Je remarque,
17:28et parce que je vous ai entendu
17:28attentionment,
17:29qu'on n'a pas écouté sa parole
17:30puisqu'elle ne sera pas inhumée
17:31à la madrague
17:32alors que ça avait été prévu pour
17:33que les autorisations
17:34avaient été faites.
17:34Alors, je n'ai pas la réponse.
17:36On n'a pas l'information,
17:37il y a peut-être eu
17:38un changement
17:38dans ses dernières volontés
17:40avant sa mort.
17:42On ne peut pas savoir.
17:43Vous le savez, vous ?
17:45Oui, c'est un changement
17:46dans ses dernières volontés.
17:48Je remercie mon confrère
17:49puisque j'étais moi-même avocate
17:50il n'y a pas très longtemps
17:52de rappeler que quelqu'un
17:54qui a été condamné,
17:55qui a payé sa dette à la société,
17:56qui a payé ses amendes,
17:57qui a refusé de faire appel
17:58donc a le droit
18:00d'être réinséré dans la société.
18:01Il y a beaucoup de personnes
18:02qui ont été condamnées
18:03pour des actes très graves
18:05et à qui on donne
18:06une seconde chance.
18:07Et là, la question,
18:08elle est au-delà.
18:09Ce qu'elle aurait voulu,
18:11c'est le seul hommage,
18:13c'est de continuer son combat
18:15en faveur des animaux.
18:16Et ce qui comptait pour elle,
18:18c'était le travail
18:20de sa fondation,
18:21sa fondation qui a représenté
18:23plus de la moitié de sa vie.
18:25Et donc, c'est ça,
18:25l'hommage qu'on peut lui rendre.
18:28C'est ça, c'est continuer
18:28à parler de la cause animale,
18:30des combats qui lui tenaient à cœur,
18:32des combats qu'elle voulait
18:33continuer à mener.
18:36Et voilà.
18:37Et sa fondation
18:38va continuer à vivre.
18:40On est très bien organisés.
18:41Nous sommes 300 salariés.
18:44Et voilà.
18:45Elle va vraiment continuer à vivre ?
18:46Ça, c'est une...
18:48Bien sûr.
18:48Vous avez les financements nécessaires ?
18:50Vous avez...
18:50Tout à fait.
18:51D'ailleurs, nos comptes sont en public.
18:53On est une fondation reconnue
18:54d'utilité publique.
18:55Même sans Brigitte Bardot,
18:56ça va perdurer ?
18:57Bien sûr, même sans Brigitte Bardot.
18:58Nous avons 12 000 animaux
18:59sous notre protection,
19:014 refuges,
19:02300 salariés.
19:04Voilà.
19:05Tout est très solide,
19:06très structuré.
19:06elle a fait en sorte
19:08que ça continue
19:10même après son décès.
19:12Donc, il est hors de question
19:13de baisser les bras.
19:14Et la question ne se pose même pas.
19:16Que vont devenir ces animaux
19:18à Brigitte Bardot ?
19:19Elle en avait beaucoup.
19:20Non, mais c'est une vraie question
19:21parce que je voulais dire
19:21que j'étais au restaurant ce week-end
19:23et j'entendais la table d'à côté
19:24se poser la question.
19:25Mais elle en avait beaucoup.
19:26Elle en avait beaucoup,
19:27mais ils vont tous rejoindre...
19:28On a 4 refuges répartis
19:30un petit peu partout.
19:312 en Normandie,
19:321 dans le 78
19:33et 1 en Dordogne.
19:34Et donc,
19:35ces animaux vont être répartis
19:36sur nos 4 refuges.
19:40Et tous les chats
19:42et les chiens
19:42qui font partie de nos refuges
19:44sont à l'adoption.
19:45Pas les animaux de ferme,
19:46évidemment,
19:47mais pour les animaux
19:48de Brigitte Bardot,
19:49je ne pense pas
19:50qu'ils seront mis à l'adoption,
19:51mais ils vont rejoindre
19:52nos refuges
19:54et on va en prendre soin
19:55comme on prend soin
19:56de nos 12 000 autres animaux.
19:58Et vous n'avez jamais craint
20:00que les déclarations polémiques,
20:02que les condamnations
20:03n'entachent votre combat à vous,
20:06à la fondation Brigitte Bardot ?
20:08Alors,
20:08le camp de Brigitte Bardot,
20:10c'était toujours
20:10le camp des animaux,
20:11en fait.
20:12Et elle ne s'est pas engagée
20:14en politique.
20:15La dernière fois
20:15qu'elle a donné
20:16des consignes de vote,
20:17c'était en faveur
20:17du parti animaliste.
20:19Et donc,
20:20voilà,
20:20le parti animaliste
20:21qui est,
20:22comme nous,
20:22transpartisan
20:23et apolitique.
20:24Et elle a voulu marquer...
20:26Et d'ailleurs,
20:27elle avait aussi
20:28eu quelques relations
20:30avec Jean-Luc Mélenchon.
20:32Elle avait apprécié
20:33certaines de ses positions.
20:34Elle avait dit
20:35pourquoi pas
20:35prendre un verre
20:36un jour avec lui.
20:37Donc,
20:37elle n'était pas fermée.
20:38Son camp,
20:39vraiment,
20:39je tiens à le rappeler,
20:40c'était le camp des animaux.
20:42Et elle pouvait en vouloir
20:44à tout le monde,
20:45quelle que soit cette personne.
20:47Donc,
20:47il ne s'agit pas
20:48des réunionnais
20:49ou des Espagnols
20:50ou des Alsaciens
20:52en particulier.
20:52et quiconque
20:53s'en prend aux animaux
20:54pouvait s'attirer
20:56sa colère,
20:58son courroux.
20:59Vous comprenez ça,
21:00ne se souvenir
21:00que des belles choses ?
21:02C'est un peu
21:02ce que disent
21:05certains autres
21:05sur ce plateau.
21:06Voilà,
21:07il y avait une face B
21:07mais il y avait aussi
21:08la face A
21:08et peut-être qu'il ne faut
21:09se souvenir que de ça.
21:10Moi,
21:11je considère
21:11qu'il faut se souvenir
21:12des deux.
21:13Brigitte Bardot,
21:13c'était une histoire
21:15aussi de la Ve République.
21:16Elle a connu
21:17tous les présidents,
21:18elle a traversé
21:18ces époques
21:19avec effectivement
21:20la complexité
21:21d'une personne
21:22et ça,
21:22je ne l'unis pas du tout
21:24mais personnellement,
21:25en tout cas,
21:25je ne me vois pas
21:26me lancer
21:27dans des hommages
21:28B.A.
21:28en ne parlant
21:29que de l'actrice
21:31magnifique
21:31du Mépris
21:32par exemple
21:32ou d'autres films
21:34qu'on a pu aimer
21:35ou même de son oeuvre.
21:37Je pense qu'une personnalité
21:38lorsqu'on en parle
21:39comme ça sur des plateaux
21:40et que ça devient
21:40un sujet politique
21:41parce que Brigitte Bardot
21:42était aussi une figure
21:43quelque part
21:45même si elle n'a pas eu,
21:46elle n'était pas
21:47une femme politique
21:47évidemment
21:48mais elle a eu
21:48des engagements
21:49qui ont été très politiques.
21:50D'ailleurs,
21:51son amitié,
21:52les relations
21:53qu'elle entretenait
21:54avec les présidents
21:54ont permis en 1964
21:56de faire évoluer
21:57la législation
21:58concernant
21:59l'abattage des animaux.
22:00Ensuite,
22:01pareil avec Valérie Giscard d'Estaing
22:02sur la question
22:03des bébés phoques.
22:04Elle avait été
22:05beaucoup moquée d'ailleurs.
22:06Elle a été parfois
22:07très isolée dans ce combat.
22:08Donc effectivement,
22:09je pense qu'il faut
22:09la prendre de façon globale.
22:11Par contre,
22:11dire que ce serait juste
22:13des paroles malheureuses
22:14quand on a été condamné
22:15cinq fois pour incitation
22:16à la haine raciale
22:17qu'on a tenu
22:18des propos racistes.
22:19Voilà,
22:19ça fait partie
22:20de sa personnalité.
22:21Et je trouve
22:22qu'il y a peut-être,
22:23je vois en tout cas
22:24dans la façon
22:26dont elle est honorée
22:27aujourd'hui,
22:28notamment à droite
22:29et à l'extrême droite,
22:30une sorte
22:30un petit peu
22:31de revanche
22:31sur justement
22:32ces années 90
22:33où on avait l'impression
22:36qu'on ne peut plus rien dire.
22:38C'est dans ces années-là
22:38justement
22:39qu'on a commencé
22:40qu'on a commencé
22:40à condamner
22:41pour ses propos,
22:42pour ses incitations
22:43à la haine raciale.
22:44Et un peu
22:45cette idée
22:46de dire
22:46aujourd'hui
22:47la parole
22:48est peut-être plus libre
22:49par rapport
22:50à certains sujets
22:50et donc
22:51on célèbre
22:52Brigitte Bardot
22:53en finalement
22:53en disant
22:54bon ça
22:54c'est à laisser de côté.
22:55C'est aussi
22:56pour le RN
22:57une manière
22:57de monter
22:58sur
22:59ce genre
23:00de sujet ?
23:02C'est sûr
23:03qu'il n'y a que
23:04des points engrangés
23:05parce que
23:06la figure
23:06quoi qu'on pense
23:07d'elle
23:08encore une fois
23:08aujourd'hui
23:09c'est une figure
23:10profondément populaire
23:11qui parle
23:12à bon nombre
23:12de français
23:13qui retiennent d'elle
23:14encore une fois
23:15son engagement
23:15auprès des animaux
23:16c'est cette icône
23:17cette figure
23:18absolument incroyable
23:20d'une femme libre
23:21même si elle
23:22mettait une distance
23:23avec ça
23:24mais en tout cas
23:24c'est l'image
23:25qu'elle a reflétée
23:26qui peut-être
23:26parfois l'a dépassée
23:27d'ailleurs
23:28ceci étant dit
23:29en effet
23:30le travail journalistique
23:31c'est donner
23:32l'ensemble des facettes
23:33d'une même personne
23:34et même la part
23:35un peu plus sombre
23:36maintenant
23:38il faut faire attention
23:38à ne pas réduire
23:39comme le font
23:40certains politiques
23:41la figure
23:43de Brigitte Bardot
23:44soit en effet
23:46à une espèce
23:46d'icône
23:47fantasmée
23:48qui n'aurait aucun défaut
23:49ou au contraire
23:50à une espèce
23:50de diable
23:52d'extrême droite
23:54avec cette étiquette
23:55avilissante
23:56en ce sens
23:57c'est aussi le travail
23:58du journaliste
23:59de montrer
23:59ces différentes facettes
24:01sans essentialiser
24:02la personne
24:02parce qu'encore une fois
24:04de toute façon
24:04ça ne fonctionnera pas
24:05ça ne fonctionnera pas
24:07auprès des français
24:08et d'ailleurs
24:09les français
24:09on peut peut-être
24:09les écouter
24:10les français
24:11avec qui on attendu
24:11le micro
24:12Loulabaye
24:13qui leur demandent
24:13faut-il un hommage
24:14national ou pas
24:15en tout cas
24:15ceux qu'elle a rencontré
24:16étaient plutôt pour
24:17on regarde
24:17rien que Saint-Tropez
24:19n'existerait pas
24:20sans Brigitte Bardot
24:21elle a amené ici
24:22toute une ambiance
24:24tout un
24:25je ne sais pas
24:26vraiment
24:26c'est l'emblème
24:29de la femme
24:30de la beauté
24:31de la liberté
24:33elle a lancé
24:35toute une génération
24:37qui a suivi
24:38franchement
24:38ça mérite
24:40un hommage national
24:40à mon avis
24:41elle a un impact
24:42tellement important
24:44elle a tellement
24:45modifié
24:46et remodelé
24:47toute cette région
24:48qu'elle a certainement
24:49droit à un hommage national
24:50nous nous sommes ici
24:51depuis 14 ans
24:52et c'est vrai
24:52que Saint-Tropez
24:53ne serait pas
24:53Saint-Tropez
24:54sans elle
24:54c'est certain
24:55Guillaume Tabard
24:57en tout cas
24:58les français
24:59qu'on a pu interroger
24:59sont plutôt pour
25:00bien sûr
25:01oui
25:01parce qu'on a entendu
25:02les gens
25:03qui parlaient
25:04si on venait
25:04exprimer
25:05leur émotion
25:06moi je voudrais
25:07rebondir sur le terme
25:08de vengeance
25:09que je crois
25:09qu'il n'y a pas
25:09de vengeance
25:10d'un camp
25:11qui serait retenu
25:13pendant des années
25:13etc
25:14par définition
25:16toute personne
25:17est complexe
25:18toute personne
25:19a sa part de lumière
25:21sa part d'ombre
25:22etc
25:22moi le seul point
25:23qui me gêne
25:24dans la polémique
25:25qui est démarrée
25:25et comme vous l'avez rappelé
25:26elle est morte
25:28depuis quelques heures
25:31et on a déjà basculé
25:32dans la polémique
25:32moi ce qui me gêne
25:34c'est précisément
25:35que
25:35en général
25:36lorsqu'il y a
25:37disparition
25:38d'une grande figure
25:39emblématique
25:40qui a marqué
25:41la vie d'un pays
25:42il y a toujours
25:43ce moment
25:44d'émotion
25:45qui se traduit
25:45par une relative
25:47unanimité
25:47dans l'hommage
25:48etc
25:48et ensuite
25:49bien sûr
25:49il y a ce travail
25:50un peu
25:51on décante les choses
25:52et on met en avant
25:55d'autres aspects
25:56or là
25:57ce qui me gêne
25:57c'est cette volonté
25:58d'une partie des gens
25:59d'avoir d'emblée
26:00même honnêtement
26:01la ligne de Libé
26:02face A face B
26:03voilà
26:03les deux faces sont égales
26:04je regrette
26:06pour vous non
26:06il y en a une
26:07qui est plus importante
26:07que l'autre
26:08ensuite ce travail
26:09on n'a pas attendu
26:10pour le faire
26:11tout le travail
26:12de biographie
26:13qui a été fait
26:14sur Brigitte Bardot
26:15j'ai le souvenir
26:16d'une remarquable série
26:17qui avait été
26:18je parle sur votre contrôle
26:19qui avait été écrite
26:19par Samuel Blumenfeld
26:20dans le monde
26:22il y a quelques années
26:22qui était absolument remarquable
26:23mais vous en avez fait aussi
26:25dans Paris Match
26:26etc
26:26toutes ces parts
26:28enfin ces parts d'ombre
26:31ou ces parts de difficultés
26:32ont été dites racontées
26:34donc il n'y a aucun
26:35on n'entretient pas
26:36une image iconique
26:38déconnectée de la réalité
26:39on a toujours su
26:40qu'elle avait
26:41c'est un côté aussi
26:42dès hier sur le plateau
26:43moi j'étais là
26:44toute la journée
26:45on en a parlé
26:46dès le début
26:46et je trouve d'autant plus paradoxal
26:48vous avez dit
26:48que c'était pas une féministe
26:49vous avez raison
26:50elle ne s'est jamais
26:51voulu féministe
26:52mais parce qu'elle a été
26:53par sa vie
26:54par ses films
26:55s'il y a quelqu'un
26:56qui symbolisait
26:58la liberté
26:59l'émancipation de la femme
27:00c'est bien elle
27:01et donc je trouve
27:02que Bardot
27:03est le symbole de
27:04il y a des combats
27:05qui se mènent
27:05par ce qu'on est
27:06sans avoir besoin
27:08de signer des pétitions
27:10et elle a défendu
27:11l'avortement
27:12avant la loi Veil
27:14juste
27:14une jolie une
27:16la une de Varmatin
27:18et Dieu rappela la femme
27:19en écho au film
27:22et Dieu créa la femme
27:23la une de Paris Match
27:24vous êtes en train
27:25de travailler dessus
27:26ah non non
27:27le journal est sorti
27:28ah il est sorti là
27:29pardon
27:29et demain il a été imprimé
27:31et alors c'est quoi la une ?
27:32je n'ai pas vu
27:33alors on a fêté
27:34notre numéro 4000
27:35la semaine dernière
27:36numéro 4000 de match
27:38où on a mis
27:38Brigitte Bardot
27:39jeune en couvre
27:40parce qu'elle était
27:40un peu le symbole
27:42de la France
27:43des 4000 de Paris Match
27:45et puis d'un certain
27:46girl power
27:48et donc là
27:48nouveau numéro
27:49la numéro hommage
27:51à Bardot
27:51qui est en course
27:52que demain
27:52dans toute la France
27:54et c'est une belle photo
27:55d'elle jeune
27:56merci
27:56merci beaucoup
27:58merci beaucoup
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